Chap 16 la priere de la demande pluie (al istisqa)

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Chap 16 la priere de la demande pluie (al istisqa)

  1. 1. CHAPITRE 16 : LA PRIÈRE DE « AL ISTISQ° » (DEMANDE DE PLUIE) Après que l’auteur ait cité le chapitre de l’éclipse qui a pour cause le fait de faire peur aux gens de la punition d’Allah, il a cité (ra) la prière de la demande de pluie qui a pour cause la sécheresse c'est-à-dire l’absence de pluie, ou la stérilité de la terre. Car il est possible qu’Allah fasse descendre la pluie mais qu’elle ne soit pas « ghaythane » (une pluie salvatrice) et donc la terre n’en profite pas comme cela a été rapporté dans le hadith authentique : لَيْسَ السَّنَةُ أَلا تُمْطَرُوا ، وَلَكِنَّ السَّنَةَ أَنْ تُمْطَرُوا ثُمَّ لا تُ نْبِتُ الأَرْضُ شَيْئًا → « la disette (stérilité), ce n’est pas que la pluie ne descende pas sur vous, mais la disette (stérilité) c’est que la pluie descende sur vous et que la terre ne fasse rien pousser ». Et ceci arrive parfois : il y a beaucoup de pluie mais il n’y a rien qui pousse ; et parfois il y a peu de pluie et la terre fait pousser. Si quelqu’un demande « quelle est la cause de l’absence de pluie et la stérilité de la terre ? La réponse est que la cause ce sont les péchés d’après la parole d’Allah : وَلَوْ أَنَّ أَهْلَ الْقُرَى آمَنُوا وَاتَّ قَوْا لَفَتَحْنَا عَلَيْهِمْ بَ رَكَاتٍ مِنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ وَلَكِنْ كَذَّ بُوا فَأَخَذْنَاهُمْ بِمَا كَانُوا يَكْسِبُونَ → « Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordés des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu’ils avaient acquis ». Donc les péchés sont la cause du mal, des calamités, des fitan (épreuves), de la pauvreté et la maladie et autres choses qui font du mal aux serviteurs. Donc si les gens reviennent à l’adoration d’Allah, à Son obéissance, Allah est alors plus généreux que Ses créatures, Il leur donne des bienfaits qui sont plus grands que ce qu’ils ont fait. Alors s’il se produit une sécheresse ou une disette, il est légiféré pour les musulmans de demander la pluie à Allah. Et le prophète عليه الصلاة والسلام a demandé à Allah la pluie, alors Allah a fait descendre la pluie sur place comme cela est rapporté dans le hadith de Anas Ibnou Malik (Ra) : un homme est entré alors que le prophète عليه الصلاة والسلام faisait la khoutba du djoumou’ah, alors il s’est plaint au prophète عليه الصلاة والسلام de ce qui atteignait les gens à cause de l’absence de pluie, alors il a levé les mains عليه الصلاة والسلام et a dit : « Allahoumma aghithnâ » 3 fois (Oh Allah ! Fait descendre sur nous une pluie salvatrice), alors Allah a fait descendre la pluie, et comme cela est rapporté dans les ahâdith dans ce chapitre. Et la descente de la pluie après la dou’â du prophète عليه الصلاة والسلام est une preuve qu’il est véritablement l’envoyé d’Allah car Allah a accepté son invocation et a secouru les musulmans et les a abreuvés. Et ce miracle était un miracle « ma’nawiyy » (moral, indirect) qui montre l’acceptation d’Allah des invocations de son envoyé عليه الصلاة والسلام . Et le secours (par la pluie) des banî isrâ-îl s’est fait par un miracle « hissiy » (physique). Si la pluie ne descendait pas Moussa عليه السلام demandait la pluie à son Seigneur, alors Allah lui ordonnait de frapper la pierre et il en jaillissait des sources d’eau, que les gens voyaient. Et ceci parce que les banî isrâ-îl étaient plus durs de nature et plus durs à se soumettre à la vérité et donc les miracles indirects ne faisaient pas effet sur eux, alors Allah leur a montré les miracles directs ; mais malgré cela ils étaient les créatures les plus stupides, comme Allah a dit : مَثَلُ الَّذِينَ حُمِّلُوا التَّ وْرَاةَ ثُمَّ لَمْ يَحْمِلُوهَا كَمَثَلِ الْحِمَارِ يَحْمِلُ أَسْفَارًا → « Ceux qui ont été chargés de la Torah mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres ». Hadith 406 : On rapporte de Ibni ‘Abbâs - رضي اللّ تعالى عنهما – qu’il a dit : « Le prophète - صلى الل عليه و سلم – est sortie plein de modestie, habillé simplement, plein de dévotion, marchant calmement, plein d’humilité, alors il pria 2 rak’at comme il prie lors du ‘îd, et il n’a pas fait ce sermon que vous faites ». [Hadith rapporté par les cinq et qualifié d’authentique par Attirmidhiy et Aboû ‘awânah et Ibnou Hibbâne].
  2. 2. خَرَجَ النَّبُِِّ صلى الله عليه وسلم مُتَ وَاضِعًا, مُتَبَ ذ لً , مُتَخَ شعًا, تَ رَ سلً , « : عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْ هُمَا قَالَ رَوَاهُ الَْْمْسَة , وَصَحَّحَهُ الت رْمِذِيُّ , .» مُتَضَ رعًا, فَصَلَّى رَكْ عَتَ يِْ , كَمَا يُصَل ي فِِ الْعِيدِ , لََْ يََْطُبْ خُطْبَتَكُمْ هَذِهِ وَأَبُو عَوَانَة , وَابْنُ حِبَّانَ 1. Pour la prière d’al istisqâ°, les gens se rendent à la mousallâ du ‘îd, mais ils s’y rendent en toute humilité, en toute crainte, en toute modestie, sans être parfumée ni en portant de beaux vêtements, pour faire apparaître leur pauvreté et leur besoin. Et la différence entre cette prière et celle du ‘îd, c’est que pour la prière du ‘îd, il recommandé de s’embellir et de se parfumer (pour les hommes) car la prière du ‘îd est une prière de joie et de remerciement (choukr), mais cette prière est une prière d’humilité et de résignation et donc il convient d’y venir en état d’humilité et sans embellissement. Sinon elle se fait de la même façon que la prière du ‘îd. 2. L’imam prie avec 2 rak’at comme pour le ‘îd (donc avec les takbîrât en plus), puis invoque Allah, et s’il veut, il fait d’abord l’invocation puis prie : tout ceci a été rapporté dans la sounnah. 3. Pour la prière du ‘îd, la khoutbah se fait après la prière. Mais pour al istisqâ°, il est permis que la khoutbah se fasse avant la prière ou après. Et ici Ibnou ‘Abbâs (Ra) n’a pas dit que le prophète عليه الصلاة والسلام ne faisait pas de khoutbah mais il a dit qu’il ne faisait pas une khoutbah comme celle qui était faite par les gens à l’époque d’Ibnou ‘Abbâs (qui était probablement trop longue ou différente de celle du prophète عليه الصلاة والسلام ). 4. Les gens de science doivent obligatoirement corriger les gens lorsqu’ils font le contraire de la sounna comme l’a fait Ibnou ‘Abbâs. Et si ça n’est pas fait les gens vont ignorer la sounna puis cela va empirer au point que de nombreuses sounna vont disparaître. Hadith 407 : On rapporte de ‘Âicha - رضي اللّ تعالى عنها – qu’elle a dit : « Les gens se sont plaints au prophète - صلى الل عليه و سلم – du manque de pluie. Alors il ordonna qu’on amène un minbar, il fut posé dans la mousallâ, il fixa un jour de rassemblement. Il sortit (vers la mousallâ) lorsque le soleil commença à apparaître, il s’assit sur le minbar, il fit le takbîr (dire « Allahou akbar ») et loua Allah, puis il dit : « Vous vous êtes plaints de l’aridité de vos terres, et Allah vous a ordonné de l’invoquer, et Il vous a promis de vous exaucer ». Puis il dit : « Louange à Allah Seigneur de l’univers, Le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, Maître du jour de la rétribution, il n’y aucune vrai divinité en dehors d’Allah, Il fait ce qu’Il veut, Ô Allah ! Tu es Allah, il n’y aucune vrai divinité en dehors de Toi, c’est Toi Le riche et nous sommes les pauvres, fait descendre sur nous la pluie salvatrice, et fait de ce que Tu as descendu une force et qui nous permette de vivre jusqu’à un terme fixé ». Puis il leva les mains haut au point que la blancheur de ses aisselles apparut, puis il tourna le dos au gens et retourna son ridâ° (vêtement qui couvre la partie supérieure du corps) et garda les mains levées, puis il se tourna vers les gens et descendit et pria 2 rak’at. Allah fit naître un nuage duquel émana le tonnerre, l’éclair, puis il plut ». [Hadith rapporté par Aboû Dâwoûd qui a dit que sa chaîne de transmission est bonne ». Et le fait de retourner son vêtement est rapportée dans « le sahih » (Al Boukhâriy) par Abdoullah Ibnou Zayd - رضي اللّ تعالى عنه – et on y trouve : « Il se dirigea vers la qibla, puis il pria 2 rak’at en y récitant à voix haute ». Addâraqoutniy rapporte du « moursal d’Aboû Dja’far Al Bâqir » : « Et il retourna son vêtement afin que la sécheresse disparaisse ». شَكَا النَّاسُ إِلََ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قُحُوطَ الْمَطَرِ , فَأَمَرَ « : وَعَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْ هَا قَالَتْ بِِِنْ ب, فَ وُضِعَ لَهُ فِِ الْمُصَلَّى, وَوَعَدَ النَّاسَ ي وَْمًا يََْرُجُونَ فِيهِ , فَخَرَجَ حِيَ بَدَا حَاجِبُ الشَّ مْسِ , فَ قَعَدَ عَلَى ا لْمِنْ ب, فَكَبَّ رَ وَحََِدَ اللَّه , ثَُُّ قَالَ : "إِنَّكُمْ شَكَوْتُُْ جَدَبَ دِ يَارِكُمْ , وَقَدْ أَمَرَكُمْ اللَّهُ أَنْ تَدْعُوَه , وَوَعَدَكُمْ أَنْ يَسْتَجِيبَ لَكُمْ , ثَُُّ قَالَ : اَلَْْمْدُ لِلَّهِ رَ ب الْعَالَمِيَ , ال رَّحََْنِ الرَّحِيمِ , مَالِكِ ي وَْمِ ال دينِ , لَ إِلَهَ إِلَّ اللَّهُ ي فَْعَلُ مَا
  3. 3. يُرِيدُ , اللَّهُمَّ أَنْتَ اللَّه , لَ إِلَهَ إِلَّ أَنْتَ , أَنْتَ الْغَنُِِّ وَنََْنُ الْفُقَرَاء , أَنْزِلْ عَلَيْ نَا الْغَيْثَ , وَاجْعَلْ مَا أَنْ زَلْتَ ق وَُّةً وَبَلَ غًًا إِلََ حِيٍ " ثَُُّ رَفَعَ يَدَيْهِ , فَ لَمْ ي زََلْ حَتََّّ رُئِيَ ب يََاضُ إِبِطَيْهِ , ثَُُّ حَوَّلَ إِلََ النَّاسِ ظَهْرَه , وَقَ لَبَ رِدَاءَه , وَهُوَ رَوَاهُ .» رَافِعٌ يَدَيْهِ , ثَُُّ أَقْبِلَ عَ لَى النَّاسِ وَن زََلَ , وَصَ لَّى رَكْعَتَ يِْ , فَأَنْشَأَ اللَّهُ سَحَابَة , فَ رَعَدَتْ , وَب رََقَتْ , ثَُُّ أَمْطَرَتْ أَبُو دَاوُدَ وَقَالَ : "غًَرِيبٌ , وَإِسْنَادُهُ جَي دٌ " . وَقِصَّةُ ال تَّحْوِيلِ فِِ "الصَّحِيحِ " مِنْ فَ تَ وَجَّهَ إِلََ الْقِبْ لَةِ , يَدْعُو, ثُُ صَلَّى رَكْعَتَ يِْ , « : حَدِيثِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ، وَفِيهِ .» جَهَرَ فِيهِمَا بِالْقِرَاءَةِ .» وَحَ ولَ رِدَاءَهُ؛ لِيَتَحَوَّلَ الْقَحْطُ « : وَلِلدَّارَقُطْ نِ مِنْ مُرْسَلِ أَبِِ جَعْفَرٍ الْبَاقِرِ 1. Il est bien que l’imam fixe un jour précis pour se rendre à la prière de demande de pluie. Et d’après l’avis le plus juste, il ne leur dit pas de jeûner. 2. Il est bien que l’imam fasse la khoutbah d’al istisqâ° sur un minbar contrairement à la khoutbah du ‘îd. 3. Il est bien que la prière de al istisqâ° se fasse à l’endroit où se fait celle du ‘îd, c'est-à-dire à la mousallâ. 4. Il est bien que la prière d’al istisqâ° se fasse en début de journée mais il est permis de la faire à un autre moment tel que le dhohr ou la nuit, mais la sounna et le mieux c’est qu’elle se fasse en début de journée comme l’a faite le prophète عليه الصلاة والسلام . 5. Il est bien de répéter le tawhîd et surtout lorsque l’on fait l’invocation car c’est ce qu’a fait le prophète عليه الصلاة والسلام ici, car dans l’invocation il est bien d’allonger et de répéter. Exemple : اللَّهُمَّ اغْفِرْ لحَيِّ نَا وَمَيِّتِنَا وَشَاهِدِنَا وَغَائِبِنَا وَصَغِيرِنَا وَكَبِيرِنَا وَذكََرِنَا وَأُنْ ثَانَا → « Ô Allah pardonne à nos vivants et nos morts, et nos présents et nos absents, à nos petits et nos grands, à nos hommes (mâles) et nos femmes (femelles) ». Il suffirait de dire « Ô Allah pardonne à nos vivants et nos morts », mais il est bien de répéter. 6. Il est bien que celui qui fait une invocation de faire « attawassoul ilallâh » (imploration d’Allah) pendant son invocation avec Ses noms et Ses attributs et en citant sa situation à lui (celui qui invoque) comme l’a fait le prophète عليه الصلاة والسلام . 7. Il est bien de lever les mains dans la dou’â de al istisqâ° car le prophète عليه الصلاة والسلام a levé les mains. 8. On ne lève pas les mains dans la khoutbah (sermon) sauf pour la demande d’al istisqâ°. 9. Il est bien de lever haut les mains dans al istisqâ° car le prophète عليه الصلاة والسلام a levé ses mains jusqu’à ce qu’on voit la blancheur de ses aisselles. 10. Il est bien dans la khoutbah d’al istisqâ° que l’imam se mette dans la direction de la qiblah et retourne son ridâ° (vêtement qui cache le haut du corps). 11. La prière d’al istisqâ° se fait après la khoutbah car c’est ce qu’a fait ici le prophète عليه الصلاة والسلام . Et l’avis le plus juste c’est que parfois le prophète عليه الصلاة والسلام a commencé par la prière avant la khoutbah et parfois il a commencé par la khoutbah ou la dou’â puis il a prié عليه الصلاة والسلام . 12. Il y a ici la preuve de la puissance d’Allah car des nuages se formèrent, il y eu le tonnerre et l’éclair puis il plut.
  4. 4. 13. Allah a relié les effets à leurs causes et ceci par Sa grande Sagesse, sinon Il est capable de faire descendre la puis sans nuage ni tonnerre ni éclair, mais Allah a rattaché toute chose à sa cause. Et parfois, il arrive des choses sans cause ordinaire comme le fait qu’Allah ait créé ‘Îssa عليه السلام sans père, et Il a créé Hawwâ° sans mère. 14. Le prophète عليه الصلاة والسلام a récité à voix haute dans la prière d’al istisqâ°. Et nous voyons que la voie du prophète عليه الصلاة والسلام c’est que la prière de jour se fait à voix basse sauf s’il s’agit d’un grand rassemblement comme la prière du djoumou’ah, la prière des 2 ‘îd, la prière de l’éclipse, la prière d’al istisqâ° car elles réunissent tout le monde. 15. La sagesse du fait de retourner le ridâ° c’est que la disette se transforme (en bonne situation), et le prophète عليه الصلاة والسلام faisait cela pour faire apparaître à Allah son optimisme. La 2ème sagesse, c’est que comme on retourne le vêtement extérieur on montre que l’on va retourner le vêtement intérieur qui est le vêtement de la piété (« libâsouttaqwâ ») en revenant des péchés vers l’obéissance, car ce qui arrive comme calamités telles que la sécheresse a pour cause les péchés. Et pour nous la 3ème sagesse, c’est le suivi de la sounna et du prophète عليه الصلاة والسلام . Hadith 408 : On rapporte de Anas - رضي اللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Un homme est entré dans la mosqué le jour du djoumou’ah alors que le prophète - صلى الل عليه و سلم – se tenait debout, prononçant le sermon. Alors il dit : « Ô messager d’Allah ! Les biens ont péris et les routes sont coupées, alors invoque Allah – glorifié et exalté – qu’il nous accorde la pluie. Il leva les mains puis dit : « Ô Allah accorde-nous la pluie ! Ô Allah accorde-nous la pluie ! …) ». Il cita le reste du hadith qui comprend également l’invocation pour que la pluie cesse. [Hadith agréé]. أَنَّ رَجُلً دَخَلَ الْمَسْجِدَ ي وَْمَ الُْْمُعَةِ , وَالنَّبُِِّ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ « : وَعَنْ أَنَسٍ رضي الله عنه يََ طُبُ . فَ قَالَ : يَا رَسُولَ اللَّهِ , هَلَكَتِ الَْْمْوَالُ , وَانْ قَطَعَتِ السُّبُل , فَادْعُ اللَّه عَزَّ وَجَلَّ يُغِيث نَُا, ف رَفَعَ يَدَيْهِ , ثَُُّ قَالَ : "اَللَّهُمَّ فَذَكَرَ الَْْدِيثَ، وَفِيهِ الدُّعَاءُ بِإِمْسَاكِهَا مُتَّ فَقٌ عَلَيْهِ .» "... أَغًِثْ نَا, اَللَّهُمَّ أَغًِثْ نَا Anas (ra) le rapporteur a dit : « Par Allah, on ne voyait pas dans le ciel de nuage (le ciel était bleu) alors Allah a envoyé un nuage de derrière « sal’ » (une montagne connue à Médine) qui était comme « attours » (un bouclier), c'est-à-dire qui était petit, et il s’est répandu, et il y eut le tonnerre et l’éclair, et il plut alors que le prophète عليه الصلاة والسلام n’était pas descendu de son minbar », au point que la pluie s’égouttait de la barbe du prophète عليه الصلاة والسلام . La pluie dura une semaine complète et il pleuvait de jour comme de nuit, jusqu’à ce qu’un homme entra le djoumou’ah suivant, ou le même homme, et il dit : « Oh messager d’Allah, les constructions se sont détruites et les biens sont inondés, invoque Allah pour qu’Il l’arrête (la pluie) ». Alors le prophète عليه الصلاة والسلام leva les mains et dit : اللّهُمَّ حَوالَيْنا وَلا عَلَيْ نا، اللّهُمَّ عَلى الآك امِ وَالظِّ راب، وَبُط ونِ الأوْدِية، وَمَن ابِتِ الشَّج ر → "Ô Seigneur ! Fais tomber la pluie aux alentours et pas sur nous. Ô Seigneur ! Dirige-la vers les pâturages (collines), les montagnes, les creux des rivières (vallées) et les plantations." Et il montra le ciel avec sa main, et chaque partie du ciel qu’il montrait s’éclaircissait (c'est-à-dire que le soleil la traversait) par l’ordre d’Allah, alors les gens sortirent et ils marchèrent sous le soleil. Il y a plusieurs profits immenses dans ce hadith : 1. La puissance d’Allah et lorsqu’Il veut quelque chose Il dit « koun » (soit) et elle est, une seule parole et rien de plus, et la chose est comme Allah l’a voulue. 2. Un signe de la véracité du prophète عليه الصلاة والسلام , car le fait qu’Allah réponde à son invocation immédiatement montre sa véracité et qu’il est véritablement l’envoyé d’Allah, car si c’était un menteur, Allah n’aurait pas répondu à son invocation, car le menteur n’est pas soutenu (lâ younsar), mais plutôt son aboutissement c’est la perte, l’échec et l’abandon. Ainsi Allah a accepté sa dou’â dans « al istisqâ° » et dans « al istishâ » (demande de l’arrêt de la pluie).
  5. 5. 3. Si l’imam fait al istisqâ° dans le sermon du vendredi, il lève les mains comme cela est venu clairement dans cette version, mais ici l’auteur (Ibnou Hadjar) a cité juste une partie du hadith. Mais l’imam ne lève pas les mains pour autre chose pendant le sermon du vendredi : il ne lève pas les mains lorsqu’il fait dou’â pour les musulmans, ni pour l’amélioration de la situation. De même les gens lèvent leurs mains lors d’al istisqâ° car ils suivent leur « khatîb » (celui qui fait le sermon), alors s’il est légiféré pour la khatîb de lever les mains, cela l’est également pour celui qui l’écoute et dit « âmîn » à ses invocations, car l’invocation est pour tous. Et dans la version d’Al Boukhâriy il est rapporté que les compagnons ont levé les mains avec le prophète عليه الصلاة والسلام dans l’invocation d’al istisqâ° alors qu’ils étaient assis. 4. Il est permis de parler au khatîb si c’est pour une maslahah (intérêt), car l’homme est entré et s’est adressé au prophète عليه الصلاة والسلام et le prophète عليه الصلاة والسلام l’a approuvé (c-a-d qu’il ne lui a pas reproché). Et l’approbation du prophète عليه الصلاة والسلام fait partie de sa sounna. Mais si quelqu’un parle (avec un autre) alors que l’imam fait la khoutbah, ceci est interdit (harâm) et il ne bénéficie pas de la récompense du vendredi. 5. Il est permis d’informer à propos d’une situation difficile qui nous touche, tant que ce n’est pas pour se plaindre de ce qu’Allah a fait. Car c’est ce qu’a fait cet homme dans le but de demander au prophète عليه الصلاة والسلام d’invoquer Allah. 6. Il est bien si on demande quelque chose d’expliquer la raison pour que celui à qui on demande soit convaincu, comme l’a fait cet homme en disant « les biens ont été perdus et les chemins (ou les moyens) sont coupés » c'est-à-dire les moutons sont perdus car ils ne mangent rien et les chemins sont coupés car les chameaux sont maigres et donc ils ne peuvent plus se déplacer. 7. « Les choses apparaissent avec leur contraire » « وبِضدِّها تتبيَّنُ الأشياء ». Le bienfait d’Allah par la pluie apparaît avec la perdition des biens et la coupure des chemins à cause de l’absence de pluie. 8. Il est permis de demander à autrui qu’il fasse une invocation pour les musulmans, c'est-à-dire de demander à quelqu’un dont on espère que son invocation sera acceptée car il est pieux en disant « invoque Allah pour les musulmans pour ceci ou cela », comme l’a fait cet homme. En effet le prophète عليه الصلاة والسلام ne lui a pas reproché cela. Mais si on craint par cela qu’il soit imbus de sa personne, on ne lui demande pas de faire dou’â, par miséricorde pour lui. Mais si tu demandes à quelqu’un pour ton propre intérêt en disant « Ô untel ! Fais « dou’â » pour moi », ceci est à éviter, car il ne fait pas partie de la sounna du prophète عليه الصلاة والسلام de demander à quelqu’un de faire une invocation pour soi-même, et parce que dans cela il y a le fait de se reposer sur l’invocation de cette personne, et parce qu’il est possible que cela amène à la prétention (ghouroûr) de cette personne et qu’il pense avoir le degré nécessaire pour qu’on lui demande de faire des invocations.  Donc il ne faut demander à personne de faire dou’â pour soi, mais il faut faire dou’â soi-même, Allah dit : ادْعُونِي أَسْتَجِبْ لَكُمْ « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai », donc on invoque soi-même Allah et il n’y a pas entre soi-même et Allah de voile. • Si quelqu’un dit : « ‘Oukâchah Ibnou Mouhsin n’a-t-il pas dit au prophète عليه الصلاة والسلام invoque Allah qu’Il me fasse faire partie d’eux (les 70 000 qui entreront au paradis sans jugement ni châtiment) ?  Nous disons : « c’est vrai » mais le prophète عليه الصلاة والسلام n’est pas comme quelqu’un d’autre, le prophète عليه الصلاة والسلام a des spécificités qui n’appartiennent pas à autre que lui. • Si quelqu’un dit : le prophète عليه الصلاة والسلام n’a-t-il pas dit aux compagnons (ra) : « quiconque d’entres- vous rencontre Ouways Al Qaraniy, qu’il lui demande de lui faire "al istighfar" (demande de pardon à Allah), et celui-ci fait partie des tâbi’îne ».  Nous disons : « c’est vrai » mais ceci est spécifique à Ouways car le prophète عليه الصلاة والسلام n’a pas dit aux compagnons (ra) « Demandez à Abî Bakr (ra) d’invoquer Allah pour vous », et nous savons avec certitude que Abou Bakr (ra) est meilleur que Ouways, mais ceci est spécifique à Ouways, et les spécificités (al khasâ-is) nous ne connaissons pas leurs causes, ceci est un bienfait d’Allah qu’Il donne à qui Il veut.
  6. 6. Mais si on demande à quelqu’un de faire une invocation générale, ceci est une bonne action envers autrui, envers celui qui fait l’invocation et ceux pour qui il fait l’invocation. 9. Le fait de lever les mains fait partie des causes d’acceptation de l’invocation. Parmi les "âdâb » (politesse) de l’invocation et les causes de son acceptation, il y a le fait de lever les mains, sauf dans les endroits où il n’est pas rapporté de la sounna qu’on les lève, on ne lève pas. Exemple : entre les 2 prosternations on ne les lève pas, de même dans le dernier tachahhoud dans l’invocation, car ceci n’a pas été rapporté, mais c’est le contraire qui a été rapporté. Il n’est pas rapporté du prophète عليه الصلاة والسلام qu’il a levé les mains dans l’invocation dans la prière sauf dans le qounoût. De même le prophète ne levait pas les mains dans la khoutba du vendredi sauf pour al istisqâ°. Ainsi les compagnons ont fait le reproche à Bichr Ibni Marwâne lorsqu’il a levé les mains lors de la dou’â durant la khoutba du vendredi. 10. Il n’est pas légiféré de s’essuyer le visage avec les mains après une dou’â, car cela n’est pas cité ici. Mais les savants ont divergé sur ce point : - certains ont dit que c’est une sounna, en se basant sur des ahâdith faibles, mais certains ont dit que ces ahâdith se renforcent les uns les autres et atteignent le degré de hassen (bon), comme l’a choisi Ibnou Hadjar. - d’autres savants comme Ibnou Taymiyyah disent que les ahâdith restent faibles et donc que cet acte est une innovation. Par contre, concernant le fait d’embrasser les mains après avoir essuyé le visage avec c’est clairement une innovation, car ça n’est rapporté du prophète عليه الصلاة والسلام ni dans un hadith authentique, ni hassen, ni faible. 11. Il est permis de faire une invocation pour demander l’interruption de la pluie, mais pas de façon totale. En effet le prophète عليه الصلاة والسلام a demandé qu’elle tombe autour d’eux et pas sur eux, car si elle fait du mal à certains, elle est bénéfique pour d’autre. Hadith 409 : On rapporte de Anas - رضي اللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Lorsqu’il y avait une sécheresse ‘Oumar - رضي اللّ تعالى عنه – demandait à Allah de leur accorder la pluie par l’intermédiaire d’Al ‘Abbâs Ibni ‘Abdilmouttalib. Il disait : « Ô Allah nous te demandions la pluie par l’intermédiaire de notre prophète - صلى الل عليه و سلم – (par son invocation) et tu nous l’accordais, et à présent nous cherchons intercession auprès de Toi avec l’oncle de notre prophète - صلى الل عليه و سلم –, alors accorde nous la pluie ». Et ils étaient exaucés ». [Hadith rapporté par Al Boukhâriy]. أَنَّ عُمَرَ رضي الله عنه كانَ إِذَا قَحِطُوا يَسْتَسْ قِي بِالْعَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ . وَقَالَ : اَللَّهُمَّ إِنَّا كُنَّا « : وَعَنْ أَنَسٍ رَوَاهُ الْبُخَارِ ي .» نَسْتَسْقِي إِلَيْكَ بِنَبِي نَا فَ تَسْقِينَا, وَإِنَّا ن تََ وَسَّلُ إِلَيْكَ بِعَ م نَبِي نَا فَاسْقِنَا، فَ يُسْقَوْنَ Il est permis de faire « attawassoul ilallâh» (l’imploration d’Allah avec un intermédiaire) par l’invocation d’autrui et c’est ceci qui s’applique au hadith 409. Omar ibnoul Khattab (Ra), durant son califat, les gens ont été frappés par une très grande sécheresse. Alors ils sont venus lui demandé de faire la demande de pluie. Alors il dit : « Oh Allah, nous T’implorions avec notre prophète عليه الصلاة والسلام , alors Tu nous donnais la pluie, nous T’implorons (natawassalou ilayka) avec l’oncle de notre prophète عليه الصلاة والسلام , alors donnes-nous la pluie », alors la pluie descendait sur eux. Mais quel est le tawassoul ici ? Le tawassoul est ce qui est venu dans le hadith de Anas (ra) (408) : ils implorent Allah avec l’invocation du prophète عليه الصلاة والسلام . Et donc nous savons que les compagnons ne faisait le tawassoul avec le prophète عليه الصلاة والسلام qu’avec son invocation (dou’â°). De même ‘Omar (ra) a imploré Allah avec l’invocation de Al ‘Abbas Ibnou ‘Abdilmouttalib à cause de son lien familial avec le prophète عليه الصلاة والسلام , et donc il est rapporté dans une version de ce hadith « lève-toi Ô Al ‘Abbas, et invoque Allah (fad’oullâh) ». Alors Al ‘Abbas (ra) se leva et invoqua Allah, et la pluie descendit sur eux. Et donc le tawassoul que ‘Omar faisait avec Al ‘Abbâs était un tawassoul avec son invocation et non avec sa personne. Et ‘Omar a choisi particulièrement Al ‘Abbâs (ra) malgré qu’il avait mieux que lui dans l’assemblée, car il était le plus proche parent du prophète عليه الصلاة والسلام et celui-ci lui donnait un grand respect comme s’il était son père.
  7. 7. Le « tawassoul ilallâh » se fait de plusieurs façons : 1) Le tawassoul avec la foi en Allah, car la foi en Allah (al îmânou billèh) est une cause de don d’Allah (‘aTâ°), une cause du pardon (al maghfirah), et une cause de la Miséricorde (arrahmah), comme Allah a dit : ِراَّنلا َ باَذَع اَنِقَو اَنَ بوُنُذ اَنَل ْرِفْغاَف اَّنَمآ اَنَّ نِإ اَنَّ بَر َنوُلوُقَ ي َنيِذَّلا → « Ceux qui disent : notre Seigneur, nous avons cru alors pardonne-nous nos péchés et protège-nous du châtiment du feu ». Donc ils ont imploré Allah avec foi. 2) Le tawassoul avec les bonnes actions, il fait également partie des causes d’al idjâbah » (l’acceptation de l’invocation). Et la preuve de cela est l’histoire des gens de la grotte qui étaient 3 : alors qu’ils s’étaient réfugiés la nuit dans une grotte, un rocher dégringola de la montagne et boucha l’entrée de la grotte. Ils étaient incapable d’écarter ce rocher, alors ils ont imploré Allah avec leurs bonnes actions : l’un avec la piété filiale (envers ses parents), le 2ème avec « al ‘iffah » (la chasteté) et le 3ème avec « al amânah » (la loyauté). Chacun d’eux disait : « Ô Allah si j’ai fait cela pour Toi alors sors nous de cette situation ». Et le rocher s’écarta et ils sortirent de la grotte. 3) Le tawassoul avec les noms d’Allah et Ses attributs. Le tawassoul avec les noms d’Allah de façon générale (âmmah) ou précise (khâssah) : • de façon générale : comme cela est rapporté dans le hadith de ‘Abdoullah Ibnou Mas’oud (ra) dans l’invocation du souci et la difficulté (al hammi wal karb) : أَسْأَلُكَ بِكُلِّ اسْمٍ هُوَ لَكَ سَمَّيْتَ بِهِ نَ فْسَكَ أَوْ أَنْ زَلْتَهُ فِي كِتَابِكَ , أَوْ عَلَّمْتَهُ أَحَدًا مِنْ خَلْقِكَ , أَوِ اسْتَأْثَ رْتَ بِهِ فِي عِلْمِ الْغَيْبِ عِنْدَكَ (Je te demande, oh Allah, avec tout nom qui t’appartient avec lequel Tu t’es nommé Toi-même..) • de façon précise : en disant par exemple « allahoumma ghfirlî innaka antal ghafoûrourrahîm » (Ô Allah pardonne-moi, tu es le Pardonneur, le Miséricordieux), donc on demande le pardon et on fait le tawassoul avec le nom d’Allah « al ghafoûr ». Et la preuve de cela est la parole d’Allah : وَلِلَّهِ الأَسْمَاءُ الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا → « C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms ». Le tawassoul avec les attributs d’Allah comme cela est rapporté dans la dou’â d’al istikhârah (consultation) : اللهم إني أستخيرك بعلمك ، واستقدرك بقدرتك → « Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T’implore de m’accorder le pouvoir de Ton pouvoir ». Le sens de ceci c’est : « Je te demande la meilleure des deux situations avec ce que Tu sais, car Tu sais et je ne sais pas. 4) Le tawassoul ilallâh avec Ses actes (les agissements d’Allah), c'est-à-dire qu’on implore Allah avec les agissements d’Allah concernant ce qu’on lui demande ; parmi cela il y a la parole du prophète عليه الصلاة والسلام dans ce qu’il a enseigné à sa communauté : « allâhoumma salli ‘alâ mouhammadin wa ‘alâ âli mouhammad kamâ sallayta ‘alâ ibrahîm wa ‘alâ âli ibrahîm », sa parole « kamâ sallayt » (comme tu as prié) est un tawassoul illallâh avec Ses agissements (bi af’âlih). 5) Le tawassoul illallâh avec l’invocation de l’homme pieux, dont on espère l’acceptation (al idjâbah) : les compagnons (ra) demandaient au prophète عليه الصلاة والسلام d’invoquer Allah pour eux, mais nous avons vu qu’il faut éviter de demander à l’homme pieux de nous faire une invocation pour un intérêt personnel, mais on lui demande d’invoquer Allah pour les musulmans. Quant au hadith où il est dit que le prophète عليه الصلاة والسلام a dit à ‘Omar (ra) « Ne nous oublie pas ô mon frère dans tes invocations », ce hadith est faible et donc on ne se base pas dessus. 6) Le « tawassoul ilallâh » avec en citant sa propre situation qui montre le besoin de celui qui invoque (comme dans le hadith 413), car lorsqu’on invoque notre Seigneur et qu’on cite notre besoin, on signifie que personne ne peut changer cette situation si ce n’est Allah. C’est le cas lorsqu’on dit اَللَّهُمَّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَ فْسِي ظُلْمًا كَثِيرًا → Ô Allah j’ai commis beaucoup d’injuste envers moi-même.  Donc il est bien de faire le tawassoul illallâh avec tout moyen qui est une cause de l’acceptation de l’invocation.
  8. 8. Et il y a des tawassoul qui sont interdits : - Faire attawassoul avec quelqu’un parmi les créatures, comme le fait de dire par exemple : « Ô Allah je te demande avec ton prophète ». C’est interdit car le moyen (al wasîlah) est ce qui permet d’arrivé à l’objectif, et la personne du prophète عليه الصلاة والسلام ne nous permet pas d’atteindre notre objectif. Et ce qui a été rapporté dans un hadith faible disant : « Je te demande avec ton prophète عليه الصلاة والسلام , le prophète de la miséricorde », veut dire une de ces 3 choses : - « Je te demande avec Ton envoi de ton prophète », qui est dans ce cas un tawwassoul avec les actes d’Allah qui fait partie de ses attributs (sifât fi’liyyah) - ou « Je te demande avec ma foi en ton prophète », qui est un tawassoul avec les bonnes actions, avec la foi en Allah et Son messager عليه الصلاة والسلام - ou « Je te demande avec l’invocation de ton prophète », c-a-d qu’il invoque Allah pour moi, et dans ce cas c’est un tawassoul avec l’invocation des pieux. Tout ceci si nous disons que le hadith est authentique. Et s’il n’est pas authentique alors il n’y a pas besoin de l’expliquer. - Faire attawassoul avec la place du prophète عليه الصلاة والسلام et son rang auprès d’Allah : le plus juste ce que ceci est interdit, car ceci n’est pas un moyen qui permet d’atteindre l’objectif. Il n’y a pas de doute sur le rang du prophète auprès d’Allah, qu’il a le rang le plus élevé parmi les gens auprès d’Allah. Mais son rang ne nous est pas profitable, il n’est profitable qu’à lui-même. Et donc si on fait le tawassoul avec la place du prophète عليه الصلاة والسلام dans l’invocation, cela n’est pas une cause d’acceptation de l’invocation, et le fait d’avancer dans l’invocation quelque chose qui n’est moyen valable est un dépassement des limites (i’tidâ°) dans l’invocation. Hadith 410, 411 : On rapporte de Anas - رضي اللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Nous étions en compagnie du prophète - صلى الل عليه و سلم – lorsque la pluie se mit à tomber. Il découvrit son vêtement au point d’être touché par la pluie et dit : « Elle vient d’être créée par son Seigneur ». [Hadith rapporté par Mouslim]. أَصَ اب نََا -وَنََْنُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صلى الله عليه وسلم مَطَرٌ قَالَ : فَحَسَرَ ث وَْبَه , حَتََّّ أَصَابَهُ مِنَ « : وَعَنْ أَنَسٍ قَالَ رَوَاهُ مُسْلِمٌ . .» " الْمَطَرِ , وَقَالَ : "إِنَّهُ حَدِيثُ عَهْدٍ بِرَب هِ On rapporte de ‘Âicha - رضي اللّ تعالى عنها – qu’elle a dit que lorsque le prophète - صلى الل عليه و سلم – voyait la pluie il disait : « Ô Allah fait que ce soit une pluie bénéfique ». [Hadith rapporté par Al Boukhâriy et Mouslim]. اَللَّهُمَّ صَي بًا نَافِعًا « : وَعَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْ هَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كانَ إِذَا رَأَى الْمَطَرَ قَالَ أَخْرَجَاه .» Ces 2 hadiths montrent ce que le prophète عليه الصلاة والسلام faisait et disait lorsque la pluie descendait. 1. Un jour il pleuvait, alors le prophète عليه الصلاة والسلام releva son vêtement, c'est-à-dire qu’il découvrit une partie de son corps afin qu’il soit touché par la pluie et il dit عليه الصلاة والسلام : « elle était juste avant chez son Seigneur » : en effet Allah crée ce qu’Il veut, et cette pluie, Allah l’a créée au moment de la descente et donc elle était juste avant chez son Seigneur, alors le prophète عليه الصلاة والسلام a aimé être touché par ce qui vient d’être créé par Allah. Et ceci est une « sounna fi’liyyah » (sounna par l’acte), donc il est bien si la pluie descend de découvrir une partie du corps pour qu’elle soit touchée par la pluie pour suivre le prophète عليه الصلاة والسلام . Il n’est pas précisé si c’est un vêtement qui couvre le haut du corps qu’il découvrait عليه الصلاة والسلام ou un vêtement qui couvre le bas du corps, mais ce qui apparaît c’est que c’est plutôt le haut du corps comme les épaules ou le dos (en découvrant le ridâ°), ou en découvrant une partie de la tête.
  9. 9. Puisque c’est juste un acte du prophète عليه الصلاة والسلام et non un ordre, il ne prouve pas l’obligation, mais c’est un acte recommandé. Lorsqu’il un acte du prophète عليه الصلاة والسلام et non un ordre il prouve l’aspect recommandé de cet acte lorsqu’on voit que ce qui est visé est un acte d’adoration, et cela ne prouve pas l’aspect recommandé lorsqu’il est fait par coutume ou de façon naturelle sans viser un acte d’adoration. 2. Quant à la « sounna qawliyyah » (sounna par la parole), c’est le hadith de ‘Aicha (ra) disant que lorsque la pluie descendait, le prophète عليه الصلاة والسلام disait « allâhoumma Sayyiban nâfi’â » c'est-à-dire « Ô Allah fais-en une averse bénéfique » : « assayyib » c’est ce qui descend, et « nâfi’â » c'est-à-dire qui soit profitable pour les serviteurs, elle fait pousser et elle descend dans la terre pour permettre aux gens d’en boire après cela.  Donc il est sounna lorsque la pluie descend de dire « allâhoumma Sayyiban nâfi’â », car la pluie peut descendre et ne pas être profitable (voir l’introduction de ce chapitre). Hadith 412 : Sa’d - رضي اللّ تعالى عنه – rapporte que le prophète - صلى الل عليه و سلم – a fait cette invocation dans la demande de pluie : « Ô Allah ! Recouvre-nous d’un nuage épais, rempli de tonnerre et d’éclair, duquel Tu nous accorderas une pluie fine, battante et abondante, Ô Toi le digne de majesté et de générosité ». [Hadith rapporté par Aboû ‘Awânah dans son sahîh]. اَللَّهُ مَّ جَل لْنَا سَحَابًا, كَثِيفًا, « : وَعَنْ سَعْدٍ رضي الله عنه أَنَّ النَّبَِِّ صلى الله عليه وسلم دَعَا فِِ الِسْتِسْقَاءِ رَوَاهُ أَبُو عَوَانَةَ فِِ .» قَصِيفًا, دَلُوقًا, ضَحُوكًا, تُُْطِرُنَا مِنْهُ رَذَاذًا, قِطْقِطًا, سَجْلً , يَا ذَا الَْْلَلِ وَالِْْكْرَامِ "صَحِيحِهِ " Ce hadith est faible. Hadith 413 : On rapporte de Abî Hourayra - رضي اللّ تعالى عنه – qu’il a dit que le prophète - صلى الل عليه و سلم – a dit : « Souleymâne est sorti pour la demande de pluie, alors il vit une fourmi couchée sur le dos, ayant les pattes levées vers le ciel, et disant : « Ô Allah nous sommes des créatures parmi tes créatures, nous ne pouvons nous passer de Ta pluie ». Alors il dit : « Retournez, la pluie vous sera accordée grâce à l’invocation d’un autre que vous » ». [Hadith rapporté par Ahmed et qualifié d’authentique par Al Hâkim]. خَرَجَ سُلَيْمَانُ عَلَيْهِ السَّلَمُ يَسْتَسْقِي, « : وَعَنْ أَبِِ هُرَيْ رَةَ رضي الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَ رَأَى نََْلَةً مُسْتَ لْقِيَةً عَلَى ظَهْرِهَا رَافِعَةً قَ وَائِمَهَا إِلََ السَّمَاءِ تَ قُولُ : اَللَّهُمَّ إِنَّا خَلْقٌ مِنْ خَ لْقِكَ , لَيْسَ بِنَا غًِنًً عَنْ رَوَاهُ أَحََْدُ وَصَحَّحَهُ الَْْاكِمُ .» سُقْيَاكَ , فَ قَالَ : ارْجِعُوا لَقَدْ سُقِيتُمْ بِدَعْوَةِ غًَيِْْكُمْ Souleymâne عليه سلم est le fils de Dâwoûd (David) عليه سلم et c’est un des prophètes des benî Isrâ-îl (fils d’Israêl), et donc il est arrivé après Moûsâ (Moïse). Ce hadith montre ce que dit le Coran, qu’Allah a appris à Souleymâne la langue des oiseaux et la langue de toute chose, et entre autre la langue des fourmis. C’est un des miracles qu’Allah a donné à Souleymâne, car Allah lui a donné de nombreux miracles et parmi ces miracles le royaume (al moulk) que personne n’aura après lui عليه سلم . La fourmi fait parties des insectes les plus intelligents, et ceux qui réfléchissent à long terme, car elle construit des demeures dans la terre, des trous dans le sol qui est en hauteur pour que la pluie ne les endommage pas, et elle conserve le grain (al habb) pour la période hivernale car elle ne pourra pas sortir à la surface de la terre. Et pour cela elle coupe la tête du grain pour qu’il ne se développe pas, sinon il va pourrir ; et s’il pleut beaucoup au point d’atteindre les grains, la fourmi les sort au soleil pour qu’ils sèchent et ne pourrissent pas. Souleymâne عليه سلم est sorti pour demander la pluie à Allah et il a trouvé cette fourmi allongée sur le dos car c’était la seule façon pour elle de lever toutes ses pattes cers le ciel, et elle disait « Oh Allah nous faisons partie de tes créatures… ».
  10. 10. Profits du hadith : 1. L’invocation pour la demande de pluie était connu dans les législations précédentes. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle se fait comme la prière faite dans la législation du prophète عليه الصلاة والسلام . Ce qu’on sait c’est qu’ils sortaient à l’extérieur des villes et demandaient la pluie. 2. Allah est « fil ‘oulouww » (en haut), au-dessus de toute chose. Et les insectes, alors qu’ils n’ont pas la raison, savent que leur Créateur est au-dessus des cieux, alors ils lèvent leurs pattes vers Lui. Donc ceux qui ont renié « ‘oulouwwallâh » (le fait qu’Allah soit au-dessus), la fourmi connaît mieux Allah qu’eux, mais ceux-ci ne raisonnent pas. Allah est « bi dhâtihi » (avec Sa personne) au dessus de Son trône, au- dessus de toute chose, et ne renie que quelqu’un qui est égaré dans sa religion et stupide dans sa raison. Et ceux qui ont renié le fait qu’Allah soit au-dessus de toute chose se sont divisés en deux catégories : - certains ont dit qu’Allah « bi dhâtihi » (avec Sa personne) est partout, sur terre, dans la mer, dans les endroits respectés, dans les endroits rabaissés, dans les endroits propres, dans les endroits sales → Et il n’y a pas de doute que ceci est faut - d’autres ont dit qu’on ne dit pas qu’Allah est au-dessus, mais qu’on doit croire qu’il n’est ni au-dessus du monde, ni en-dessous, ni dedans, ni à droite, ni à gauche, ni relié au monde, ni détaché. → Ceci est le néant. Certains savants ont dit que si on voulait donner une description précise du néant, celle-ci correspond parfaitement. Quant aux gens de la sounna et du groupe qui ont suivi le chemin des pieux prédécesseurs et qui concorde avec les textes et la raison et la fitra (saine nature humaine), ils sont unanimes sur le fait qu’Allah « bi dhâtihi » (avec Sa personne) est au-dessus de toute chose et qu’il n’est pas contenu par un endroit. 3. La fourmi parle, et les fourmis se comprennent entre elles, et elle a une façon étonnante de retrouver son chemin au point que si on l’éloigne de sa demeure (son trou) elle y revient et nous y amène en prenant le chemin le plus direct. 4. Toutes les créatures parlent et évoquent Allah, mais Allah fait comprendre leur langue à qui Il veut, comme il l’a fait avec Souleymâne عليه سلم . 5. Certains savants ont déduit qu’il est bien d’emporter les enfants et ceux qui n’ont pas de péchés à la prière de demande de pluie, car ils sont plus proches de l’acceptation de l’invocation. En effet la fourmi n’est pas « moukallafah » (assujetti). 6. Ce qui est légiféré dans l’invocation, c’est que celui qui invoque lève les mains vers son Seigneur car il mendie à son Seigneur, il dit : « donne-moi, donne-moi » et ceci nécessite donc qu’il lève les mains vers Allah. Donc ce qui est légiféré dans l’invocation c’est lever les mains, sauf lorsque le texte montre qu’on ne lève pas les mains. Exemple : l’invocation dans la prière, excepté dans le qounoût : entre les 2 prosternations, de même après le tachahhoud, de même pendant le roukou’, de même dans ‘al istiftèh » (invocation après le takbir d’entrée en prière). Exemple : pendant la khoutba du vendredi, on ne lève pas les mains dans l’invocation que ce soit une invocation précise ou générale, et ce que l’on voit de la part de certains ignorants qui lèvent leurs mains pendant l’invocation du khatîb est une ignorance (djahl), il serait bon de leur faire la remarque lorsque la khoutba se termine ; à part lors d’al istisqâ°, la sounna ici est de lever les mains, si l’imam dit « allahoumma aghithnâ, allahoumma-sqinâ » ou quelque chose de semblable. L’imam lève les mains et les gens aussi, de même s’il invoque Allah pour « al istisha° » (demande d’arrêt de la pluie) en disant « allahoumma hawâlaynâ walâ ‘alaynâ », il lève également les mains comme cela est rapporté dans la sounna. Exemple : Lorsqu’on fait dou’â après avoir répété après le mou-addhin on lève les mains car rien n’est précisé et donc la règle de base c’est de lever les mains. 7. Il y a le « tawassoul ilallâh » (l’imploration d’Allah) avec la citation ou l’évocation du besoin de celui qui invoque, car lorsqu’on invoque notre Seigneur et qu’on cite notre besoin, on signifie que personne ne peut changer cette situation si ce n’est Allah. Donc la fourmi a dit « Oh Allah, nous faisons partie de tes créatures » et Allah est le Gérant de la subsistance de toutes les créatures : « wa mâ mindâbbatin fil ard illâ ‘alallâhi rizqouhâ » (il n’y a pas de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Allah). Et elle dit « nous ne pouvons
  11. 11. nous passer de Ton eau (Ta pluie) », car si la pluie tombe, la terre fait pousser les plantes et donc cette fourmi obtient une subsistance. 8. Ce qui est juste c’est que ce hadith est faible, mais nous en avons parlé pour citer les profits qu’il contient (c'est-à-dire qu’il contient des règles qui sont prouvés par d’autres textes). Mais nous ne devons pas dire que le prophète عليه الصلاة والسلام a dit ce hadith car il est faible. Hadith 414 : On rapporte de Anas - رضي اللّ تعالى عنه – qu’il a dit : « Le prophète - صلى الل عليه و سلم – a demandé la pluie (à Allah) en orientant le dos des mains vers le ciel ». [Hadith rapporté par Mouslim]. أَخْرَجَهُ .» أَنَّ النَّبَِِّ صلى الله عليه وسلم اسْتَسْقَى فَأَشَ ارَ بِظَهْرِ كَفَّيْهِ إِلََ السَّمَاءِ « : وَعَنْ أَنَسٍ رضي الله عنه مُسْلِمٌ Les savants ont divergé concernant le sens de ce hadith : - Certains ont dit que le prophète عليه الصلاة والسلام a fait l’invocation de demande de pluie en mettant les mains à l’envers, c'est-à-dire l’intérieur de la main vers le sol, et l’extérieur dirigé vers le ciel. - D’autres ont dit que ceci est une expression pour montrer « al moubâlagha » dans la levée des mains, c'est-à-dire qu’il a levé haut les mains عليه الصلاة والسلام car lorsqu’on lève les mains haut, le dos des mains (c'est-à-dire l’extérieur) est dirigé vers le ciel. De nombreux savants ont choisi le 1er avis et l’on même élargi en disant que celui qui invoque Allah pour éloigner un mal qui l’atteint, il met les mains à l’envers ; par exemple quand il dit « Ô Allah guéris-moi de ma maladie » ou « Ô Allah éloignes de moi cette pauvreté ». Et parmi les savants qui ont choisi le 2ème avis, il y a cheikhoul islam Ibnou Taymiyyah (ra) et cet avis est le plus juste.  Et donc le prophète عليه الصلاة والسلام n’a jamais fait d’invocation en mettant les mains à l’envers, que ce soit pour la demande de pluie ou autre, mais plutôt il levait haut les mains عليه الصلاة والسلام au point que celui qui le regardait pouvait penser qu’il invoquait en mettant les mains à l’envers.
  12. 12. Questions-Réponses tirées des fatâwâ de Cheikh Al ‘Outheymine (ra) - Quelle est la façon de faire la prière de al-istisqâ° ? Possède-t-elle une seule khoutbah ? ... ?  « Al-istisqa° » c’est la demande de pluie et elle peut se faire de nombreuses façons : on peut faire la demande de pluie en étant en prosternation, on peut la faire en étant dans une assemblée aves ses amis, elle peut être faite par le khatîb le jour du vendredi, et les gens peuvent également sortir à la moussallâ du ‘îd pour faire la prière de demande de pluie. • La prière de demande de pluie se fait comme celle du ‘îd. • On ne fait qu’une seule khoutbah alors que la prière du ‘îd comporte 2 khoutbah d’après de nombreux savants, mais l’avis le plus juste c’est que le ‘îd ne contient qu’une seule khoutbah comme le montrent les textes authentiques qui ne contiennent pas de faiblesse. Donc le ‘îd ne comporte qu’une khoutbah mais le prophète عليه الصلاة والسلام faisait d’abord le sermon aux hommes, puis il allait aux femmes et leur faisait un sermon. Pour al istisqâ°, il n’y a qu’une seule khoutbah même selon l’avis disant que la prière du ‘îd comporte 2 khoutbah. La khoutbah de al istisqâ° se fait soit avant la prière soit après, tout ceci est permis. Si l’imam, dès qu’il arrive à la moussallâ, se dirige vers la qibla et invoque, et les gens disent « amîn », ceci est suffisant, et s’il fait la khoutbah après la prière ceci est également suffisant et permis, donc ce point est vaste (il ne pose pas de problème). Et j’ai dit cela pour que personne ne soit contre (« s’enfuit ») ce que font certains imams c'est-à-dire la khoutba et l’invocation dans la prière de la demande de pluie avant la prière, celui qui fait cela on ne lui fait pas de reproche car c’est une sounna confirmée du prophète عليه الصلاة والسلام . • Si on rate la prière de la demande de pluie, je ne connais pas de sounna du prophète عليه الصلاة والسلام à pratiquer ici, mais si on prie et on invoque il n’y a pas de mal. • Quant au fait que les imams demandent aux gens d’aligner les rangs dans la prière du ‘îd et la prière de al istisqâ°, ceci est légiféré comme pour les autres prières, car si les gens ne sont pas avertis sur cela, peut-être qu’ils en seront insouciant ; donc toute prière pour laquelle le groupe est légiféré, il est légiféré pour l’imam, si les gens sont en rang, d’attirer leur attention en disant « istawoû wa’tadiloû ». Quant à la parole de certains imams « istaqîmoû », ceci n’a pas d’origine, et elle n’a pas été rapportée du prophète عليه الصلاة والسلام ; j’ai fait des recherches dessus et j’ai demandé aux frères de faires des recherches dessus, et ils ne lui ont trouvée d’origine venant du prophète عليه الصلاة والسلام , qu’il disait « istaqîmoû ». Et il n’y a pas de raison ici de dire « istaqîmoû » (soyer droits) qui veut dire (droit) sur la religion d’Allah et ceci n’est pas sa place, car ici ce qui convient c’est d’ordonner aux gens de former les rangs dans la prière, donc ce qui est légiféré c’est de dire « aqîmoû soufoûfakoum » (formez vos rangs), « souwou soufoûfakoum » (alignez vos rangs) ou quelque chose qui ressemble à cela. - Le jeûne est-il légiféré le jour choisi pour al istisqâ°, surtout si le jour choisi est le lundi ou le jeudi ?  Il n’est pas légiféré de jeûner pour al istisqâ°, car le prophète عليه الصلاة والسلام est sorti pour al istisqâ° et il n’a pas ordonné aux compagnons (ra) de jeûner et il n’est pas rapporté qu’il a jeûné عليه الصلاة والسلام . Mais si le jour d’al istisqâ° est fixé le lundi ou le jeudi, sans que ce soit fait de façon constante, afin que cela concorde avec le jeûne de certaines personnes, il n’y a pas de mal. - Si quelqu’un sort pour al istisqâ° en étant parfumé, lui fait-on le reproche ?  On ne lui fait pas le reproche car le prophète عليه الصلاة والسلام aimait le parfum, même si certains fouqaha ont dit « s’il sort pour al istisqâ°, il ne se parfume pas », et ceci ne comporte pas de preuv. Et le parfum n’empêche pas l’humiliation et la dévotion envers Allah.
  13. 13. - Celui qui est habillé avec un « chimâgh » (voile sur la tête pour l’homme) le met-il à l’envers dans la prière de demande de pluie ? Est-ce que la femme met sa « ‘abâ-ah » (grande robe noire qui couvre tout le corps) à l’envers ?  * Ce qui apparaît c’est que la femme ne met pas ses vêtements à l’envers car « assitr » (le fait de se couvrir) est meilleur pour elle, et elle ne met pas sa « rabâ-ah » à l’envers. * De même le « chimâgh » ne se met pas à l’envers car il est comme la ‘imâmah (turban) sur la tête (et il n’a pas été rapporté qu’on le mets à l’envers). Mais par contre le michlah » (la cape) pour l’homme ressemble peut- être au ridâ°. - Certains étudiants en science ne sortent pas pour la prière de al istisqâ° en argumentant que les péchés sont présents, « alors comment pouvons-nous invoquer Allah alors que nous n’avons pas changé notre société » ?  * Premièrement ceci est une erreur, car toutes les calamités peuvent avoir pour causes les péchés comme Allah dit : ٍريِثَك ْنَع وُفْعَ يَو ْمُكيِدْيَأ ْ تَبَسَك اَمِبَف ٍةَبيِصُم ْنِم ْمُكَباَصَأ اَمَو → « Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup », et elles peuvent être une épreuve d’Allah, Il éprouve avec cela Son serviteur, patiente-t-il ou pas. * Deuxièmement, si nous disons « nous avons des péchés », n’est-ce pas que cette prière fait partie des causes du pardon du péché, alors sortons vers Allah et demandons-lui la pluie et adorons-le par la prière et le dhikr et autre. - Si les gens ont convenu d’un jour pour al istisqâ°, puis ils reçoivent la pluie avant de sortir, quel est la règle à suivre ?  S’ils reçoivent la pluie avant de sortir, alors il n’y a pas de prière, mais ils doivent remercier (choukr) le Bienfaiteur (Allah) avec leurs coeurs et leurs langues et leurs membres, et demander à Allah de leur rajouter de Ses bienfaits, et qu’ils disent ce qu’a dit le prophète عليه الصلاة والسلام « allâhoumma sayyiban nâfi’â ». - Fait-on l’appel à la prière d’al istisqâ° en disant « assalâtou djâmi’ah » ?  On ne fait pas d’appel pour la prière d’al istisqâ° car ceci est contraire à la voie du prophète عليه الصلاة والسلام , le prophète عليه الصلاة والسلام a prié al istisqâ° et on n’a pas fait d’appel. - Est-ce que cela fait partie de la sounnah lorsque la pluie tombe de découvrir sa tête pour qu’elle soit touchée par la pluie ?  Effectivement il fait partie de la sounnah lorsque la pluie tombe de découvrir quelque chose de son corps pour que la pluie le touche et ceci n’est pas spécifique à la tête.

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