Comdanation de la democratie

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Comdanation de la democratie

  1. 1. 1
  2. 2. 2 Remarque concernant la diffusion : At-Tibyân Publications réserve les droits de ce document. La diffusion est autorisée à condition que rien ne soit ajouté, enlevé ou modifié. Cela inclut la référence à l’éditeur. De plus, aucun profit ne doit être fait, à moins qu’il ne soit utilisé pour reproduire plus de documents pour la da'wah.
  3. 3. 3 Préface du traducteur Toutes les louanges sont à Allâh, et que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur le sceau des prophètes, Muhammad Ibn ‘Abdillâh, et sur tous ceux qui suivent sa guidance, jusqu’au Jour de la Rétribution. Ensuite, Nous, At-Tibyân Publications, sommes heureux de vous présenter un moment de questions- réponses enregistré avec notre Shaykh, Abû Qatâdah ‘Umar Ibn Mahmûd Abû ‘Umar Al- Filastînî, qu’Allâh le libère. L'arrangement de ces périodes de questions a été initialement mis en place afin d’obtenir une quarantaine de questions-réponses, et il était prévu de faire cela sur un certain nombre de sessions. Le Shaykh a terminé la première session et n'a pas été en mesure de terminer le reste étant donné qu’il a été arrêté et n'a pas encore été libéré. Cette traduction est mise à disposition avec la version enregistrée de la session, ce qui donnera l'avantage des réponses originales audio à tous les lecteurs arabophones. Avec la traduction de l'enregistrement, nous avons également ajouté des notes de bas de pages précédées par "Trans. Note:". Comme c'est la traduction d'un enregistrement audio, et non un article, il y a de nombreux cas dans lesquels le shaykh dit un mot ou commence une phrase, puis change pour une phrase différente. Nous avons traduit ceci mot pour mot au mieux de nos capacités. En conséquence, il y a des parties de cet article qui pourrait sembler hors de propos, surtout au début de certaines phrases. Nous demandons à Allâh تعالى de libérer le Shaykh et tous les prisonniers musulmans, et de le récompenser pour le temps et l’effort qu’il a mis en répondant à ces questions, ainsi que tous ceux impliqués dans la diffusion de ce document et appelant à Allâh.
  4. 4. 4 Je demande la protection d’Allâh contre Shaytan le maudit, Au nom d’Allâh, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Toutes les louanges sont à Allâh, des louanges abondantes, pures et bénies, et que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur la meilleure des créatures, Muhammad, et sur sa noble et pure famille et sur ses compagnons ; Al-Ghurr Al-Mayâmîn1, et quiconque les suit dans la bonté et la guidance, jusqu’au Jour de la Rétribution. Ensuite : Nos frères de « Dar At-Tibyan » sont venus à moi avec quelques questions, ils ont demandé au pauvre esclave de leur répondre oralement, et cela a été retranscrit sur des documents qui m’ont été remis. Donc je demande à Allâh سبحانه و تعالى de m'aider à clarifier la vérité les concernant, et à réaliser ce qu’Allâh سبحانه و تعالى aime et agrée. Et je demande à Allâh سبحانه و تعالى de récompenser les frères avec la meilleure des récompenses, et de leur pardonner en raison de ce qu’ils ont espéré de leur frère et de ce qu’ils ont pensé de lui. Je dis dans une première question, ils disent : Notre noble Shaykh, pour commencer, certains de ceux qui répandent (l’idée) que les élections parlementaires sont autorisées sont venus avec une nouvelle ambiguïté sur laquelle ils se sont appuyés. Et cette ambiguïté est basée sur un Hadîth, dont le texte est le suivant : Umm Salama Bint Abî Umayya Ibn Al-Mughîrah, la femme du Prophète - صلى الله عليه و سلم - a relaté ceci : « Quand nous sommes arrivés dans le pays d'Al Habashah [Abyssinie], on nous a donné la protection du meilleur voisin, An Najâshi [Le Négus]. » Jusqu'à ce qu’elle dit : «Ainsi par Allâh ! Nous étions sur cela (la paix et la sécurité) jusqu'à ce qu'une personne se heurte à lui –ce qui signifie quelqu’un qui le contesta dans son royaume. » Elle dit: « Donc, par Allâh ! Nous n’avions pas connu de chagrin aussi fort que la peine qui nous affectait à ce moment- là, de peur que cette personne triomphe d’An Najâshi, et donc [que remporte] un homme qui ne reconnaîtrait pas nos droits reconnus par An Najâshi. » Elle dit : « Et An Najâshi alla en 1 Trans. Note : Cette phrase signifie littéralement « Bienheureux ceux resplendissants (blancs) ». Le « …blancs » fait référence au hadith d’Abû Hurayrah رضي الله عنه rapportant que le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a dit : «Ma communauté sera appelée le Jour de la Résurrection, le visage et les membres resplendissants (blancs) sous l'effet du wudhû'. » Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim, et d’autres. « Ghurran » fait référence à la brillance et à la blancheur apparaissant sur les têtes des chevaux, et « ‘Muhajjilîn » fait référence à la brillance et à la blancheur apparaissant sur les membres des chevaux.
  5. 5. 5 avant (s’engagea dans une bataille contre lui) tandis qu’entre eux était la largeur du Nil.» Elle dit : « Les compagnons du Prophète - صلى الله عليه و سلم - dirent : « Quel homme s’en ira et observera ce qu’il se passe entre les personnes, puis viendra nous apporter des nouvelles ? » Elle dit : « Ainsi Zubayr Ibn Al ‘Awwâm dit : « J’irai. » Elle dit : « Et il était parmi les plus jeunes [d’entre eux] ». Elle dit : « Ils [les compagnons] soufflèrent dans une outre d’eau pour lui, il la plaça sur sa poitrine, puis il nagea sur elle jusqu’à ce qu’il arriva à l’endroit du Nil où se trouvait le lieu du combat. Il s’approcha jusqu’à ce qu’il fut témoin d’eux [de la rencontre]. » Elle dit : « Alors nous faisions des du’as [invocations] à Allâh pour An Najâshi, afin qu’il domine sur son ennemi, et consolide sa place dans son pays. Et la question d’Al- Habashah était de chercher à être stable grâce à lui. Ainsi nous étions, avec lui, dans le meilleur des foyers, jusqu’à ce que nous revînmes au Messager d’Allâh - صلى الله عليه و سلم -, et qu’il - صلى الله عليه و سلم - fut à La Mecque. » Le questionneur a dit : « Ahmad et Al Bayhaqî ont rapporté ceci, et cette formulation est celle d’Ahmad, venant d’Ibn Is'hâq, qui dit : « Az Zuhrî nous l’a rapporté (haddathana) de Abi Bakr ibn Abdir-Rahmân Ibn Al-Hârith Ibn Hishâm, de Umm Salama. »2 Ainsi la méthode d’utiliser ceci comme preuve selon eux, est qu’ils firent des du’as à Allâh afin de donner une consolidation à An Najashi dans son royaume, et il (An Najashi) était mécréant [kâfir] à ce moment-là, d’après leur dires. Et si l’invocation en sa faveur constitue le plus haut degré de soutien, alors tout ce qui est en dehors d’elle comme le vote l’est à plus forte raison. Puis, ils disent : Si vous interdisez la participation aux élections, vous est-il alors permis d’invoquer Allâh afin de consolider le siège d’un homme au parlement, au lieu de voter pour lui ? Donc quelle est votre opinion vis-à-vis de la façon dont la preuve [citée] est utilisée ? Et quelle est la position correcte que l’on doit adopter envers ceux qui sont de l'avis de la licéité du vote dans les élections législatives en général ? Et qu’Allâh vous récompense. Je dis, et auprès d'Allâh est l'octroi de la réussite, comme il est connu, la question des élections est une question nouvellement inventée, moderne et provient de nouvelles occurrences. Pour toute affaire, il est obligatoire avant qu’une Fatwâ soit élaborée, de comprendre l’affaire et de la renvoyer à son origine correcte (Asl), de la traiter telle qu’elle est dans la posture de son détenteur, et non selon les suppositions du Muftî ou d’un interlocuteur. 2 Trans. Note : Ce Hadîth a été rapporté par Ahmad dans son « Musnad », et a été déclaré « Hasan » par Al- Wâdi’î dans « Sahîh Al-Musnad », #1672 et une formulation presque identique a été déclarée « Sahîh » par Ahmad Shâkir dans son « Takhrîj » du « Musnad d’Ahmad », Vol. 3/180.
  6. 6. 6 Premièrement, il faut que nous sachions en quoi consistent les élections auprès de ceux qui l'ont inventé et de ceux qui y oeuvrent, puis après cela, c’est à nous de connaître le jugement d'Allâh عز وجل au sujet des élections par la méthode de l'Ijtihâd [effort de réflexion] que les Gens de Science connaissent, ou sur les méthodes des Gens de Science. Donc, comme nous le voyons, le sujet des élections a été longuement abordé, et chaque jour apparaît une ambiguïté à la personne ayant des ambiguïtés ; et en réalité, il est connu que les ambiguïtés ne cessent jamais [d’assaillir les gens].3 Les gens ont beaucoup parlé à leur propos, et il est clairement apparu à celui qui possède deux yeux que le sujet des élections n’est pas regardé via son plus haut sommet ou tel un moyen, [mais] on le regarde plutôt à travers sa base, à partir de laquelle a jaillit ce moyen. La signification des élections est l'application pratique d'une ‘Aqîdah et d’un fondement [Asl] qu’ils nomment « idéologie ». Voilà la question. Donc, si nous avons compris le fondement, alors à ce moment-là, le jugement sur la [question] subsidiaire nous est facilité. Quant aux paroles, comme nous en entendons beaucoup [qui portent] uniquement sur les élections séparant sa condition loin de sa réalité et loin de son origine : alors ceci est de la dissimulation ainsi qu’un mal, c’est plutôt un détournement du bon sens. Les élections sont un moyen, oui, mais un moyen pour quoi ? Un moyen jaillit de quoi ? Ce qui est connu, c'est qu’il existe des systèmes qui sont appelés des systèmes démocratiques qui donnent le droit de Siyâdah (autorité souveraine, commande, maîtrise, seigneurie, souveraineté, suprématie, pouvoir [autorité]) au peuple. Il est connu que la Siyâdah, dans la science constitutionnelle ou [dans] la science politique, est une haute autorité, absolue : il n'y a aucune autorité au-dessus d’elle. Elle a le droit de promulguer des lois. C’est cela la Siyâdah. Ils disent que la Siyâdah appartient au peuple, la Siyâdah appartient à la Nation [Ummah]. Cette Siyâdah, de laquelle jaillissent le droit de légiférer, l'autorité de la législation, l'autorité judiciaire et l'autorité d'exécution, doit être fondée sur la volonté du peuple, sur ce que le peuple veut et sur ce que le peuple approuve. Et la démocratie est établie sur deux bases : 1/ la majorité et 2/ la minorité. Il est du droit de la minorité de lutter et de contester pour atteindre la majorité. Et il est du droit de la majorité de gouverner, de légiférer, d'exécuter les ordres et d’appliquer les jugements. Voici le principe de la démocratie. Comme nous le voyons, la question retourne à la compréhension de la Siyâdah. 3 Trans. Note : Pour une discussion complète et la réfutation des ambiguïtés les plus populaires utilisés pour promouvoir la démocratie, [il est conseillé de] se tourner vers le livre suivant d’At-Tibyân Publications: « Ambiguïtés Concernant le Jugement de la Démocratie en Islâm ».
  7. 7. 7 Lorsque les élections sont l’expression de la volonté du peuple, comment connaissons-nous la volonté du peuple ? Ils disent : par la voie des élections et du vote. Par conséquent, le vote est un moyen de connaître la volonté du peuple, ce peuple ayant lui-même le droit de la Siyâdah dans la législation de nos jours, à l’exemple du parlement. Ainsi, le Parlement est l'organe d'où provient de nombreuses affaires, mais avant tout, ce qui provient du Parlement est la législation, c’est-à-dire nommer [rendre] une chose licite en lui ôtant la sentence de prohibition qui était portée sur elle [par Allâh] : ceci est la signification de la législation (Tashrî’). La signification de la législation est le fait de nommer une chose licite [Halâl] en lui ôtant le jugement de prohibition qui lui été donnée [par Allâh], et nommer une chose illicite [Harâm] en lui ôtant le jugement de licéité qui lui a été donnée [par Allâh]. Le fait de légiférer relève du droit de ce corps législatif élu par le peuple. Et c'est une chose, comme nous le voyons, qui conteste le droit d'Allâh عز وجل dans ce qui Lui appartient et qui fait partie de Sa divinité et de l’adoration qui Lui est vouée (Al Ulûhiyyah). Parce qu’Al Ulûhiyyah n'est complète qu’avec le sens du commandement, comme Allah عز وجل l’a déclaré : أَلََ لَ هَ الْخَلْ قَ « Certainement, à Lui appartiennent la Création… » Ceci est la Seigneurie – Ar Rubûbiyyah, وَالأَمْ رَ « …et le Commandement. »4 Et Telle est Al Ulûhiyyah. Et Allâh est Celui qui légifère. Donc si nous décrivons quelqu’un comme ayant le droit d’émettre des lois de manière indépendante, il est alors As-Sayyid al-Mutâ’, comme l’a expliqué Ibn ‘Abbâs رضي الله عنه , Allâh تعالى dit dans Sa parole : « Dis : Il est Allâh, l’Unique »5 Il dit qu’Il est As-Sayyid al-Mutâ’ (l’Unique auquel on doit obéissance), As-Sayyid dont aucun de Ses commandements ne sont rejetés. Al Muta’ dont aucun de Ses ordres ne sont rejetés.6 4 Trans. Note : Sourate Al-A’râf, V. 54. 5 Trans. Note : Sourate Al-Ikhlâs, V. 1. 6 Trans. Note : Cette phrase se trouve dans le Tafsîr de cette sourate qui a été rapporté par ‘AbduLlâh ibn ‘Abbâs, ‘AbduLlâh ibn Mas’ûd, Abû Wâ’il, Shaqîq ibn Salamah et Abû Ja’far comme l’a mentionné Ibn Jarîr At- Tabarî ; et Ibn Kathîr l’a également rapporté de Zayd Ibn Aslam. Al-Quturbî l’a également rapporté de Sufyân. Les narrations provenant d’ibn ‘Abbas ont été rapporté comme étant faible par Ibn Taymiyyah dans « Majmû’ Al-Fatâwâ », Vol. 8/150, mais il a ensuite cité que des faits semblables ont été confirmés par les Salaf. Ash- Shawkânî a lui aussi rapporté l’un d’eux comme étant faible dans « Fat’h Al Qadîr », Vol. 5/754. Al-Albânî a déclaré que la narration provenant de ibn Mas’ûd est « Hasan », dans son Takhrîj de « Kitâb As-Sunnah », par
  8. 8. 8 Nous avons compris que le Parlement est As-Sayyid, en d’autres termes, une divinité et que la signification des élections et de ce qu’elles représentent est l’élection d’un Sayyid. C’est sa signification : l’élection d’une divinité. Elles sont telle une conception qui concorde avec la compréhension de ses enfants ou par laquelle elle est reconnue par ses partisans. Elles ne sont pas comme certains se l’imaginent : [une voie permettant] la réalisation de profit (ou de ce qui y ressemble), ou [une voie] pour élire un dirigeant qui gouvernera avec la Sharî’ah, face aux opposants, suivant des programmes d’application de leader, et faisant des choses telles que cela. Le Parlement n’est-il pas l’organe législatif, l’organe de surveillance ? Et il a encore d’autres pouvoirs comme par exemple : dans certains systèmes, il est du droit de la majorité d’avoir des ministres et d’avoir le pouvoir exécutif. Telles sont les éléments découlant de la première affaire qui est le droit de légiférer. [Il s’agit ainsi de] ceux ayant le droit de promulguer une loi, de légiférer, comme ce qui a été développé dans les propos [qui ont été tenus]. Donc, qu’est-ce que l’élection ? La signification de l’élection est que j’ai agréé celui-ci en tant que représentant de l’expression de ma volonté par la déclaration d’une chose comme étant Halâl ou Harâm, ceci est la législation. Et ce qui est très clair c’est que ceci s’oppose à la parole : Lâ ilâha illa-Llâh. Cela s’oppose à la volonté du musulman qui dit : « Je me soumets entièrement à Allâh عز وجل par la Ulûhiyyah ». En d’autres termes je n’accepte personne dans cette affaire de législation, je n’accepte aucun législateur excepté Allâh. Je n’accepte (pour moi-même) personne comme dirigeant : un dirigeant non pas dans le sens de celui qui exécute, mais un dirigeant dans le sens de celui qui ordonne, excepté Allâh. C’est ce que certains contemporains ont nommé en une nomination juste : Al Hâkimiyyah. Par conséquent, pourquoi contestent-ils cette affaire ? A partir de quel point cette affaire est contestée ? Sommes-nous en train de discuter au sujet de la permission de porter secours à un mécréant? Ibn Abî ‘Âsim, #666. Al-Albânî a également cité une phrase similaire de ‘Alî ibn Abî Tâlib, dans « Tas’hîh al ‘Aqâ’id », 119, mais il a mentionné qu’il y a une faiblesse et une coupure dans la chaîne de transmission. La narration de Abû Wâ’il a cependant été déclaré « Sahîh » par Al-Albânî dans son Takhrîj de « Kitâb As-Sunnah », #671. D’autant plus fort que cela est l’attribution de As-Sayyid qui a été donné à Allâh تعالى dans le hadith du Prophète - صلى الله عليه و سلم - selon ‘AbduLlâh ibn Ash-Shikh’khîr qui dit : « Je suis sortie avec la délégation des Banî ‘Âmir vers le Messager d’Allâh - صلى الله عليه و سلم - et nous avons dit : « Tu es notre Sayyid », il - صلى الله عليه و سلم - nous a répondu : « Allâh est As-Sayyid »… Ce hadith est rapporté par Abû Dâwûd, Ahmad, Al Bukhârî dans « Al-Adab Al-Mufrad », et d’autres. Le hadith a été déclaré « Sahîh » par Ash-Shawkânî dans « Fat’h Al Qadîr », Vol.1/336 et Vol.11/5646. Il a également été déclaré « Sahîh » par Al-Albânî dans « Sahîh Abî Dâwûd » #4806, « Sahîh Al-Adab Al-Mufrad » #155, « Mishkât Al-Masâbîh » #4826, et « Islâh Al-Masâjid », 139. De même qu’il a été reconnu « Sahîh selon les conditions de Muslim », par Al-Wâdi’î dans « As Sahîh Al-Musnad » #578. Le récit de Abû Wâ’il a aussi été reconnu « Sahîh » par Al-Albânî dans son Takhrîj de « Kitâb as-Sunnah » #671.
  9. 9. 9 Sommes-nous en train de discuter quant à la licéité de combattre sous la bannière d’un mécréant contre un autre mécréant ? Pourquoi y a-t-il cette déviation vis-à-vis de ce sujet ? Le problème qui se trouve devant nous est que la personne choisie sa divinité (Illâh), son maître (Sayyid), son législateur (Musharri’). Et quiconque voit la licéité de l’entrée de l’intérêt dans ce sujet, il est alors venu avec quelque chose d’immense dans la religion d’Allâh عز وجل . Car la nécessité de la religion (Dîn) est prioritaire sur toute (autre) nécessité, et il y a un consensus là-dessus. Rien n’est prioritaire sur la nécessité de la religion (Dîn), comme Ash- Shâtibi7 رحمه الله l’a dit. Car les nécessités sont différentes et la nécessité de la religion (Dîn) est placée [prioritairement] devant toute autre nécessité : devant la vie (An-Nafs), la propriété (Al-Mâl), l’honneur (Al-‘Irdh), la progéniture (An-Nasl), etc.8 La question qui se pose à nous, comme vous le voyez, porte sur la question du secours [de l’assistance] : la permission de soutenir un mécréant contre un mécréant. 7 Trans. Note : Il est Abû Is’hâq Ibrâhim ibn Mûsâ ibn Muhammad Al-Ghirnâtî Al-Andalûsî, appelé Ash-Shâtibî. Il faisait partie des imâm de la Mâlikiyyah. Il est mort en 790 de l’Hégire. Il est l’auteur de « Al-I’tisâm » et « Al Muâfaqât Fî Usûl Ash-Sharî’ah ». 8 Trans. Note : Ash-Shâtibî a dit : « La Ummah, plutôt, le reste des religions (Millahs), sont d’accord sur le fait que la Sharî'ah a été mise en place pour préserver les cinq nécessités qui sont les suivantes: la Religion (Ad- Dîn), la vie (An-Nafs), la progéniture (An-Nasl), la propriété (Al-Mâl) et la raison (Al-‘Aql). » « Al-Muwâfaqât Fî Usûl Ash-Sharî’ah », Vol. 1/38. Egalement, Muhammad Ibn Muhammad Al-Hanafî Al-Halabî, connu comme Ibn Amîr Al-Hâjj, (mort en 879 H) a dit : « Et la préservation de la Religion, parmi les nécessités, est prioritaire par rapport au reste, lorsqu'il y a conflit, car elle est le plus grand objectif. Allâh تعالى dit : « Je n´ai créé les Jinns et les hommes que pour qu´ils M´adorent. » {Sourate Adh-Dhâriyât, verset 56} Autrement c’est un objectif en raison de cela (c.-à-d. que tous les autres sont uniquement des objectifs profitant à la Religion). Et car son fruit est le plus complet des fruits, et celui-ci (son fruit) est la réalisation d'un bonheur éternel auprès du Seigneur des mondes. Ensuite, la préservation de la vie est prioritaire sur la préservation de la lignée (An-Nasab), de la raison, et de la propriété, en raison du fait que cela comprend les avantages religieux, car ils (c.-à-d. les avantages religieux) ne sont obtenus que par les actes de culte. Et leur réalisation (c.-à-d. les actes d'adoration) est tributaire la survie de l’âme. Ensuite, la préservation de la lignée est prioritaire en raison de la survie de l’âme de l'enfant. Parce qu'à travers l'interdiction de Zinâ, il n’y a pas de mélange de lignée, alors il (l'enfant) est attribué à (seulement) un individu, de sorte qu'il (le père) s’empresse à l'élever et préserve la vie de l’enfant. Sinon, il (l'enfant) serait négligé, puis sa vie serait perdue en raison de son incapacité à la préserver. Puis la préservation de la raison est prioritaire sur la préservation de la propriété, en raison de la perte de soi à travers sa perte (c.-à-d. que si l'esprit est perdu, le soi est aussi essentiellement perdu), au point que la personne est affiliée aux animaux (cela signifie que si la personne perd son esprit, elle devient comme un animal dans sa capacité à fonctionner, dans sa connaissance du bien et du mal, etc.) et la responsabilité diminue avec sa perte. Et à partir de là devient obligatoire ce qui est obligatoire avec la perte de soi. Et c'est le prix du sang complet (c.-à-d. que si quelqu’un nuit à quelqu’un d’autre et détruit sa raison, il doit payer le prix du sang complet comme s'il avait tué la personne). Enfin, la préservation de la propriété (vient en dernier). » « At-Taqrîr Wat-Tahbîr Fî Sharh Kitâb At-Tahrîr », Vol.3/231.
  10. 10. 10 Le fondement c’est que le mécréant n’est pas secouru [soutenu]. Si certains gens de science voient la licéité de secourir [soutenir] un mécréant contre un autre mécréant pour atteindre des intérêts pour les musulmans, c’est alors une question qui est du domaine du Fiqh, car elle n’annule pas le fondement. Contrairement à ceux qui voient la permission de secourir [soutenir] le mécréant contre un musulman, comme le voient certains égarés que je nomme parmi les Fuqahâ’ [juristes] qui ont mécru en Allâh avec cette fatwâ : ceux qui ont permis de porter secours [soutien] à l’Amérique contre les Talibans par exemple. Et ce n’est pas permis car le secours [soutien] est inclus en tout premier dans l’alliance (Al- Walâ’). Et la base c’est que l’alliance (Al-Walâ’) est pour Allâh, Son Messager, et les croyants. Et le désaveu des mécréants est obligatoire.9 Nous sommes dans une question qui a été mentionnée dans quelques ouvrages de Fiqh, comme l’a cité Al-Haytamî10. Il [Al-Haytamî] a rapporté d’Ash-Shâfi’î dans « Al Fatâwâ Al- Hadîthiyyah », la question de la licéité de soutenir un mécréant contre un mécréant pour acquérir des avantages, et il a mentionné plusieurs propos de gens de science. C’est donc une question relative au Fiqh. Une personne pourrait dire : « je me suis allié à lui ». Non. En réalité, elle ne s’est pas alliée à lui, mais elle s’est uniquement alliée à elle-même. Le musulman doit atteindre un bénéfice pour lui et pour les musulmans. L’utilisation [de ces preuves], quant aux paroles : en réalité elles posent une question et nous voyons qu’elles contiennent quelques erreurs. Ainsi sa déclaration disant que l’invocation est le plus haut niveau de soutien n’est pas correcte, car le Prophète - صلى الله عليه و سلم - fit une invocation pour ‘Umar رضي الله عنه lorsqu’il dit : « Ô Allâh rend l’Islam puissant par la conversion de l’un des deux ‘Umar », « Ô Allâh renforce l’Islam avec les deux ‘Umar » dont la base de la narration est authentique même si les phrases diffèrent.11 9 Trans. Note: Pour comprendre la discussion au sujet de la règle concernant le fait de soutenir un mécréant contre un musulman, voir les ouvrages suivant par At-Tibyân Publications: « Ad-Dalâ’il fî Hukm Muwâlât ahl al-Ishrâk » ou « La Preuve du Jugement Concernant l’Alliance Avec Les Infidèles » par l’imâm Sulaymân Ibn ‘Abdillâh Ibn Muhammad Ibn ‘Abdil-Wahhâb, « At-Tibyân fî Kufri man A’ân al-Amrikân » ou «Les Eclaircissements Concernant La Mécréance de Celui Qui Aide les Américains » par Shaykh Nâsir ibn Hamad Al- Fahd. 10 Trans. Note: Il est Ahmad ibn Muhammad Ibn ‘Alî Ibn Hajr Al-Haytamî al-Makkî Ash-Shâfi’î. Il est né en Egypte en 909H. Il étudia à Al-Azhar et mourut en 974H. Voir: «Al-Badr At-Tâli Bi-Mahâsin Man Ba’d Al-Qarn As-Sâbi » par Ash-Shawkânî, Vol. 1/109. En dehors de « Al Fatâwâ Al-Hadîthiyyah », il y a: « Al-Inâfah Fî Mâ jâ’a Fî As- Sadaqati Wadh-Dhiyâfah », « Al-I’lâm Bi-Qawâti’ al-Islâm » et «As-Sawâ’iq al-Muhriqah ‘Alâ ahl Ar-Rafdhi Waz- Zandaqah », parmi d’autres. 11 Trans. Note : Ce Hadîth a été rapporté par At-Tirmidhî, Ahmad et d’autres, avec une phrase similaire. D’après Ibn ‘Umar رضي الله عنه , le Prophète - صلى الله عليه و سلم - a dit : « Ô Allâh rend l’Islam puissant par la conversion de l’un de ces deux hommes qui est le plus aimé par Toi ; Abû Jahl Ibn Hishâm ou ‘Umar. » Il a dit : « Et le plus aimé par Lui était ‘Umar. » Ce Hadîth a été dit « Hasan Sahîh Gharib » par At-Tirmidhî après qu’il l’ait rapporté, #3681. Il a aussi été déclaré « Sahîh » par Al-Albânî dans « Sahîh At-Tirmidhî », #3681. Ahmad Shâkir l’a déclaré « Sahîh » avec la phrase supplémentaire « …Ibn Al Khattâb. » dans son Takhrîj du « Musnad d’Ahmad », Vol. 8/60, et As-Sakh’khâwî a mentionné que Ibn Hibbân a déclaré « Sahîh » dans « Al-Maqâsid Al-Hasanah », 113, une phrase avec juste l’invocation.
  11. 11. 11 Est-ce que le fait de l'appeler à l'islam est considéré comme étant un soutien [porté à cette personne] ? La parole concernant le fait de dire que l’’invocation sous toutes ses formes constitue le plus haut degré de soutien est une parole fausse (Bâtil). Lorsque nous invoquons pour que la guidée soit accordée aux mécréants, nous sommes les alliés de l’Islâm avec cela. Et lorsqu’ils invoquent en faveur de ce mécréant pour qu’il vainc ses ennemis parmi les mécréants : ils l’ont seulement soutenu parce qu’ils ont cru y voir une acquisition d’avantages pour les Musulmans. Et la question, comme vous le voyez, est une question subsidiaire (Far’îyyah) reliée à des actions faisant face à une question de ‘Aqîdah : nous espérons rester sur celle-ci [‘Aqîdah]. Maintenant nous arrivons à une autre question : Si vous interdisez les élections, vous est-il alors permis d’invoquer Allâh pour renforcer le siège d’un homme au parlement, au lieu de voter pour lui ? Ceci est une duperie ! Un désir pourrait surgir dans le coeur du Musulman pour quelqu'un, et il souhaite (dans son coeur) que celui-ci soit victorieux sur celui-là en raison de ce qu’apporte la défaite de celui-là pour l’autre ou pour l'ennemi des musulmans. Donc, c'est une question qui diffère de la question [précédente] ou de l’invocation, et même s’il est dit qu’il s’est éloigné [dans cette question et] que surgisse dans ton coeur [l’envie] que celui-ci soit victorieux et qu’ensuite tu fais une invocation pour qu’Il [Allâh] donne la victoire à celui-ci sur celui-là. Mais en réalité, tout cela n'empêche pas cette conclusion : l'élection de cet homme, insérer un bulletin pour lui, est un choix, comme ils l'appellent, un choix, le vote ; le vote est un choix, vous l'avez choisi [cet homme] comme représentation divine. [Le fait que] vous espérez qu’il soit leur représentant dans la Ulûhiyyah, en raison du fait qu'il est le moins pire pour les musulmans est une chose ; mais le fait d'espérer que celui-ci soit votre représentant, un Seigneur, est une autre chose. Je vais éclaircir la discussion. Toi, lorsque tu invoques, si nous émettons l'hypothèse qu'il vous est permis de faire une invocation, et que tu as invoqué Allâh عز وجل pour qu’Il accorde la victoire à tel parlementaire sur tel parlementaire, ainsi, tu auras [basé] ton choix sur le fait que [tu auras] considéré que celui-ci est un Seigneur plus malfaisant que l’autre. Celui-ci est un législateur pour eux, [un législateur] moins pire que l'autre. Ces mots proviennent d’eux, et non de toi. Contrairement au [fait que] tu choisisses ce législateur pour toi. Je peux invoquer Allâh عز وجل : « Ô Allâh établi celui-ci car il est le moins pire pour eux [en ce qui concerne] son égarement et sa mécréance.». Par contre, le fait que tu votes pour que celui-ci soit ta divinité : cela est un autre sujet. Comme vous le voyez, c'est totalement différent.
  12. 12. 12 Il n’est pas permis [d’user] d’une autre image afin d’illustrer cette faute. Il ne t’est pas permis d'être gouverner par lui, il ne t’est pas permis d'accepter la gouvernance d'un mécréant sur toi. Il ne t’est pas permis d'accepter le gouvernement d'un mécréant. Mais, vous est-t-il permis de faire une invocation à Allâh pour qu'Il raffermisse ce mécréant qui cause le moins de mal aux musulmans ? [Et pour le fait] qu’il soit proche des musulmans et qu’il n’abandonne pas les musulmans à autre que lui ? La réponse est oui. Mais toi, dans l’invocation, tu ne le choisi pas pour qu'il soit ton dirigeant, parce que si tu le choisi pour qu'il soit ton dirigeant : tu auras alors mécru. Celui qui accepte la gouvernance d'un mécréant sur les musulmans, ne serait-ce que pour un moment, mécroit, et ceci est clairement exposé dans les livres des Gens de Science : « Al ‘Aqîdah at-Tahâwiyyah »12, « Sharh al ‘Aqîdah at-Tahâwiyyah » de Ibn Abî al-‘Izz al Hanafî.13 Mais que tu dises : « Ô Allâh, raffermi ce mécréant pour qu’il ne cause pas de tort aux musulmans, pour qu’il soit bon envers son peuple, et [que] son peuple soit bon envers les musulmans », là c'est un autre sujet. Que tu te choisisses un Seigneur est une chose différente du fait que tu espères qu’untel soit plus proche d’eux [musulmans]. Car les faux dieux constituent de la mécréance (kufr), et sont inégaux dans [leur degré de] fausseté, dans [leur degré de] fisq [perversité] et de fujûr [immoralité]. Il y a une différence entre le fait qu’une personne dise : « Mon Seigneur est Grand et est dans le ciel », en l’imaginant tel un homme, avec par exemple, une barbe ; et le fait [qu’une autre personne] dise : « Mon Seigneur est une vache ». Donc les deux divinités en question sont fausses, mais il y a une différence entre la première et la deuxième. Et les Gens de Science ont mentionné, parmi les égarements des gens de Wahdat Al-Wujûd, que les Chrétiens sont meilleurs dans leur religion que ne le sont les gens de la religion du Wahdat Al-Wujûd. Ceci car ces gens-là croient que leur Seigneur peut être du fumier, et qu’il peut être –qu’Allâh vous honore- Najâsah [les substances impures]. Alors que les Chrétiens, eux, croient que leur Seigneur est ‘Îsâ (Jésus) عليه السلام . Donc celui-ci est meilleur. Et, évidemment, cela veut-il dire que lorsque nous déclarons que cette divinité-là est meilleure que celle-ci, parmi les préférences que les mécréants [octroient à leurs divinités], cela signifie-t-il que je me suis autorisé à prendre cette divinité-là comme mon propre Seigneur ? Comme vous pouvez le voir, cette question doit avoir une présentation sincère. 12 Trans. Note: Ecrit par Abû Ja'far Ahmad ibn Muhammad Ibn Salâmah ibn Salamah ibn 'Abdil-Malik al Azdî al Hajrî al Misrî at-Tahâwî. Il est né en l'an 239 de l'Hégire et mort en l'an 321H. Parmi ses ouvrages, hormis « Al 'Aqîdah at-Tahâwiyyah », il y a : « Sharh Ma'ânî al Âthâr », « Sharh Mushkil al Âthâr » et « Mukhtasir at-Tahâwî fî al Fîqh al Hanafî ». 13 Trans. Note: Il est Sadr ad-Dîn Abul-Hasan 'Alî ibn 'Alî ibn Muhammad al-Athra'î ad-Dimashqî as-Sâlihî al Hanafî, connu sous le nom de Ibn Abî al 'Izz. Il est né en l'an 731 de l'Hégire et mort en l'an 792H. Parmi ses ouvrages hormis son Sharh de « Al 'Aqîdah at-Tahâwiyyah » il y a : « Al Itbâ » ainsi que « At-Tanbîh 'Alâ Mushkilât al Hidâyah » et « An-Nûr al-Lâmi' 'Alâ Mâ Yu'mal bihi fî al-Jâmi' » ; ces deux derniers ne se trouvent plus de nos jours.
  13. 13. 13 Il dit : « Quelle est la position correcte à avoir à l’égard de ceux qui sont pour la licéité du vote afin de travailler [dans le domaine] législatif ? » Comme vous voyez, la question des élections législatives est, pour nous, une question liée au Tawhîd et ce n’est pas une question propre à la jurisprudence [Fiqh]. Et ceux qui contredisent ceci le contredisent pour un certain nombre de raisons se situant à différents niveaux. Parmi eux, il y a ceux qui voient la licéité du vote parce qu’ils ne voient pas que le Hukm [jugement] appartient à Allâh. Ils pensent plutôt qu’il nous est autorisé de prendre des sentences autres que celles venant d’Allâh, au sujet desquelles les hommes sont d’accord. Et nous les avons vu, même venant des Jamâ’ahs, se prétendant de l’Islâm. Ils ont dit : « nous acceptons d’être dirigés par ce qui est accepté par le peuple. » Ceux-là sont des mécréants même s’ils prétendent [suivre/appartenir à] l’Islâm. Et il y a ceux qui ne connaissent pas la réalité des élections et voient cela comme un moyen, comme nous en avons parlé. Donc la différence avec eux est légère, car ils n’ont pas compris sa réalité. Leurs Usûl [fondements] sont corrects mais ils ont divergé dans la connaissance de la réalité de l’élection. Ils ont pensé qu’il s’agit d’un moyen d’élire ce qui est le mieux pour le bon fonctionnement de l’Etat, par exemple. Et ils autorisent les élections pour le bon fonctionnement de l’Etat. Ils voient dans l’action d’Abdur-Rahmân (Ibn) ‘Awf lorsqu’il mit ‘Uthmân en avant, il dit : « Ô Alî, je n’ai vu personne égal à lui (à ‘Uthmân), personne, ni toi, ni personne d’autre par rapport à lui. »14 Donc ils voient cela comme un genre de vote. Ceci est en opposition avec eux sur ce point. Et il y a ceux qui voient cela comme permis, et avec ceci, ils considèrent qu’il est autorisé d’entrer par cette porte pour légiférer pour l’Islâm, pour mettre en avant l’image de l’Islâm, pour appeler à Allâh, pour soutenir l’Islâm. Ainsi, ceux-là sont à un moindre niveau que le premier type qui voit la permission de donner la législation au parlement, et l’autorisation donnée au parlement pour émettre des jugements. Mais ceux-là ne sont pas au troisième niveau, ils sont au milieu. Le point est que nous traitons chaque position selon ses niveaux. 14 Trans. Note : Cette histoire est comme il s’en suit : Al Bukhâri raconte dans « Le livre des vertus des compagnons (Sahâbah) » : « Chapitre : le Cas du Serment d'Allégeance (Al-Bay'ah) et l'Accord Sur ‘Uthmân Ibn ‘Affân ». Et dans ce chapitre, était (l’évènement) de ‘Umar رضي اَلله عَنه laissant le Khilâfah après lui, aux six membres (sélectionnés) de la consultation (Ash-Shûrâ). Alors trois déclinèrent (d’être le Calife) et il resta donc ‘Abdur-Rahmân Ibn ‘Awf, ‘Uthmân et ‘Alî. ‘Amr Ibn Maymûn, le narrateur du hadîth, dit : « A ce moment-là, ‘Abdur-Rahmân dit : « Et maintenant lequel d’entre vous renonce à son droit à la candidature et choisit le meilleur des deux (qui reste) sachant qu’Allâh et l’Islâm seront ses témoins. » Les deux Imams (‘Uthmân et ‘Alî) restèrent silencieux. ‘Abdur-Rahmân dit alors : « Confiez-moi cette affaire et je prends Allâh pour témoin que je ne choisirai que le meilleur ! » Ils dirent « Oui. » Alors il (‘Abdur-Rahmân) prit la main de l'un d'eux (‘Alî) et dit: « Tu as la relation du Messager d'Allâh - صلى اَلله عَليه وَ سَلم -, et tu es l'un des premiers musulmans comme tu le sais bien. Alors Allâh est sur toi (en tant que témoin) de promettre que si je te choisis en tant que chef tu feras (régner) la justice, et si je sélectionne ‘Uthmân comme chef, tu écouteras et obéiras. » Ensuite il prit l'autre (‘Uthmân) à part et lui dit la même chose. Puis, quand il (‘Abdur-Rahmân) s’assura de (leur accord pour) cette alliance (‘Ahd), il dit: « Ô ‘Uthmân, lève ta main. » Alors il (‘Abdur -Rahmân) lui donna (à ‘Uthmân) le Serment d'Allégeance, puis ‘Alî lui donna le Serment d’Allégeance puis tous les gens de la maison entrèrent et lui donnèrent le Serment d’Allégeance (Al-Bay’ah). » Hadîth #2700.
  14. 14. 14 Mais ici il y a une question, quelqu’un pourrait dire : « est-ce que vous les rendez mécréants et leur donnez-vous l’excuse de l’ignorance ? » Je dis : non. Nous ne les rendons pas mécréants à la base. Nous ne rendons pas mécréants ceux qui disent que c’est permis. Nous ne faisons pas le Takfîr [excommunication] basé sur la Fatwâ [de quelqu’un] qui dit : « je m’appuie sur la décision d’Allâh », et qui se trompe. Car parmi les caractéristiques des gens de l’innovation est qu’ils disent : « tu as mécru » si une personne les contredit, et [ceci] vient des gens de l’innovation. Plutôt, ce qui est correct est de dire : « vous vous êtes trompés.» Nous voyons que la grande majorité de ceux qui émettent des Fatâwâ sur ceci (c.-à-d. la licéité du vote, etc.) émettent seulement la Fatwâ, par ignorance de la réalité concrète [de la démocratie], et ceux-là sont nombreux. Comme lorsqu’ils disent que : « cela est autorisé mais votre intention doit être sincère ». Donc, c'est comme s’ils parlaient d'une question qui est admissible à l'origine, et [qu’ainsi] il y ait un besoin de rectifier l'intention. Parce que la purification de l'intention est discutée dans les questions admissibles, comme quand vous dites: « prie avec une sincère intention. » Nous ne disons pas d’eux qu’ils ont mécru et que nous leur avons donné l’excuse de l’ignorance car en réalité, ils sont ceux qui ont émis des Fatâwâ de licéité, ils n’ont pas émis un avis juridique de mécréance, mais ils se sont trompés dans la compréhension de la réalité du terrain. Et ceci a eu lieu tout au long de l’histoire, à plusieurs reprises. Est-il autorisé pour nous de dire que celui qui permet la consommation de certaines substances, c’est-à-dire, quand les gens ont divergé quant au Qât15, de sorte que certaines personnes ont dit [qu’il est] Halâl et d’autres personnes ont dit [qu’il est] Harâm. Ceux qui ont dit [qu’il est] Halâl ne le considèrent pas comme étant une chose enivrante. Et ceux qui ont dit [qu’il est] Harâm, c’est parce qu’ils le considèrent comme étant enivrant. En effet, l'un des deux partis a vu juste. Est-il permis à quiconque de dire : « Tu as mécru car tu as interdit ce qu’Allâh a fait Halâl ? » Et l’autre de dire : « Tu as mécru car tu as autorisé une [chose] enivrante ? » La question ici est une divergence dans le fait, alors qu’ils sont d’accord sur la question fondamentale. J'espère avoir clarifié [cela], même si je pense que la discussion est résumée, en raison de la nécessité de la situation. 15 Trans. Note : Qât, aussi connu comme Khat, Gat, Chat, et Miraa. Il s'agit d'une plante à fleurs originaire des régions tropicales d’Afrique de l’Est. Khat a été cultivé en tant que médicament depuis des siècles dans la Corne de l'Afrique et la Péninsule Arabique. Ses feuilles fraîches et hautes sont mâchées ou, moins fréquemment, séchées et consommées comme un thé, afin de parvenir à un état d’euphorie et de stimulation. Ceux qui ont mentionné l'interdiction du Qât sont les suivants: Ahmad Ibn Hajr Al-Haytamî dans son livre « Tahthîr Ath- Thuqât Min Akl Al-Kaftata Wal-Qât », Abû Bakr Ibn Ibrâhim Al-Muqrî Al-Harâzî Ash-Shâfi’î dans son livre « Tahrîm Al-Qât », Shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Ibn ‘Abdil-Latîf Âl Ash-Shaykh, Shaykh ‘Abdil-‘Azîz Ibn ‘Abdillâh Ibn Bâz, Shaykh Abul-Hasan Mustafâ Ibn Ismâ’îl As-Sulaymânî, Shaykh Muqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’î, et Shaykh Abû Nasr Muhammad Ibn ‘Abdillâh Al-Imâm.
  15. 15. 15 Il dit: « La deuxième question est : Notre Noble Shaykh, sur la base de ce que vous avez généreusement mis en avant, quelle est alors la décision au sujet de la Salât derrière celui qui dit que c’est permis ? Est-ce celui sur lequel [lorsque l’on prie derrière lui] l’on est amené à répéter sa Salât (prière), ou est-ce détesté (Makrûh) [de prier derrière lui], ou n’y a-t-il aucun mal à cela? » Tout cela revient à savoir son état. Si nous prions derrière celui qui a fait une erreur dans la compréhension des élections, il n'y a pas de mal à prier derrière lui, sans gêne, sans aucune aversion, et même sans aucune préférence, ce qui signifie que nous ne mettons pas en avant d’autres par rapport à lui, sauf pour une autre raison ; et non pour cette raison-ci. En ce qui concerne le cas où il dit que c’est permis parce qu'il croit qu'il est permis pour les gens de légiférer pour eux-mêmes et que nous devons accepter ce que le parlement dit, alors celui-là, nous ne prions pas du tout derrière lui. Et la Salât n'est pas détestée, elle est invalide (Bâtil). Nous ne prions pas derrière lui. Et il y a celui qui dit : « nous entrons dans un but de rectification, et nous savons que c’est de la mécréance, mais nous ne croyons pas en cette question, et nous ne visons pas cela », en supposant que l’affaire renvoie à la question des élections. Ainsi [il ne croit pas] à ce que le législateur met en oeuvre, et à ce que la constitution met en oeuvre. Alors concernant celui- là, en vérité, nous prions derrière lui, même si d'autres que lui méritent plus l'imâmat. Traduction et Mise en page : L'Anse La Plus Solide Source: Condemnation of The Democratic Process, Voting, and the Islâmic Stances on these Issues
  16. 16. 16 Les productions d’At-Tibyân Publications Audios ==== Condamnation du Processus Démocratique, du Vote et les Positions Islamiques sur ces Questions (une production At-Tibyân exclusive en arabe) Abû Qatâdah Al-Filastînî La Vérité et la Certitude Quant à l'Hostilité Contre les Tawâghît et les Apostats (audio anglais basé sur le livre en arabe) Shaykh Abû ‘Abdir-Rahmân Sultân Al-‘Utaybî Al-Atharî Vidéos ==== « Et Incite les Croyants » Shaykh ‘Abdullâh Ibn Muhammad Ar-Rashûd Tels Sont les Messagers Testés, Puis le Résultat Sera En Leur Faveur Commandant Abû Mus’ab Az Zarqâwî L'Expédition de Shaykh ' Umar Hadîd Al-Qâ’idah En Irâq
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