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  1. 1. UNIVERSITÉ SAINT-ESPRIT DE KASLIK - FACULTÉ DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUÉS HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ARCHITECTURE I 04-L’ÉGYPTE 201220/04/ÉGYPTE 14/04/2013
  2. 2. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La vallée du Nil, un berceau de la civilisation analogue à celui de la Mésopotamie
  3. 3. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’historien grec Hérodote écrivait en 450 av. J.-C. : « l’Égypte est un don du Nil » La Civilisation de l’Égypte ancienne se développe en 3200 av. J.-C. sur les rives du Nil.
  4. 4. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oL’architecte français Hector Horeau publia en 1838 une représentation en perspective du Nil avec quelques-uns des édifices les plus importants .
  5. 5. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTELes crues annuelles du Nil ont créé un écosystème favorable à l’agriculture et à lasédentarisation.Le passage de la vie néolithique aux communautés organisées est réalisé grâce: •Au contrôle des crues •Aux techniques d’irrigation → L’abondance de nourriture L’approvisionnement permettra la naissance des civilisations 3000 av. J.-C.: Début de l’histoire de l’Égypte pharaonique. Unification politique de la Basse-Égypte (au Nord) et de la Haute-Égypte (au Sud) due à la nécessité d’une distribution et d’une canalisation des eaux. Fondation de l’État par le roi Narmer (Ière dynastie), administration, calendrier, découverte de l’écriture.
  6. 6. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le contexte religieux• L’origine du monde: Une butte avait surgi des eaux sombres du Noun, l’océan primitif du chaos et les dieux y avaient créé la vie. Le dieu du soleil (ou « le créateur »), est issu comme le premier lever de soleil, d’une fleur de lotus éclose sur la butte. C’est lui qui a donné naissance aux autres divinités qui représentent les éléments naturels (l’Atmosphère, l’Humidité, la Terre, le Ciel, le fleuve, …).• Seuls les divinités et leur représentant sur Terre, le roi, étaient capables de maintenir l’équilibre entre l’ordre et le chaos. →Nécessité d’adorer les forces divines par des rites quotidiens pour assurer la continuité de l’équilibre cosmique.• Les temples sont le « foyer » du pouvoir divin, que le clergé doit entretenir afin d’inciter cet esprit divin à y demeurer. Le grand prêtre (par délégation du roi) : seul intermédiaire entre le monde divin et celui des mortels.• Le roi : être divin - le fils des dieux.
  7. 7. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•La trinité de l’esprit: - Le ka, force vitale de l’univers, accompagne les corps dans la vie et dans la mort - Le ba, comme un fantôme qui après la mort rentre et sort du corps (« Dans un langage plus abstrait, on pourrait définir le ba égyptien comme la relation des deux mondes, sensible et imaginaire, et le signe de leur interaction » Philippe Derchain) - L’akh, la personnalité effective de l’homme, l’âme qui quitte le corps pour aller vivre dans les cieux. À la mort, le ba (âme) rentre dans le corps et en sort pour aller rejoindre Râ, afin qu’il la conduise dans la dwat (le monde des étoiles). Le pharaon ressuscité devient un akh et se dirige vers le ciel comme le faucon. Pour les Égyptiens, le défunt continuait à vivre dans l’au-delà, il avait besoin de son enveloppe charnelle. « Accroche ta tête à tes os et accroche tes os à ta tête » afin que son « âme » dispose d’un support, et d’offrandes pour se nourrir outre-tombe et habiter des lieux dignes d’un roi. oMomie de Ramsès le Grand
  8. 8. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La perception d’un monument égyptien est déroutante. La raison est impuissante à comprendre les dimensions. Architectures imposantes et immuables qui déstabilisent les perceptions ordinaires. Pourquoi? Peut-être est-ce le moyen de donner l’accès au monde de l’éternité souriante ou impassible des dieux et des pharaons que les statues ont figés dans une jeunesse sereine? L’Égypte fut hantée par le divin qui se reconnut à la perfection de l’apparence. La terre devait attirer l’esprit des dieux pour prospérer. Elle y parvenait en leur proposant des temples et des statues parfaites, en offrant « la Maison à son Maître ».oThoutmosis III, statue de basalte gris provenant de Karnak, h=90 cm, Musée de L’œuvre d’art est le réceptacle de l’esprit du dieu. Elle Louxor maintient l’équilibre du cosmos. L’art est médiation entre ciel et terre, il met en contact l’humain et le divin.
  9. 9. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTELes Maisons sont des logements temporaires, alors que les tombes sont des demeures.La pyramide est un monument funéraire dédié à un homme illustre, une divinité. C’est le templedu dieu-souverain.Sa monumentalité s’exprime par la robustesse de sa maçonnerie et par sa figure stéréométriquelinéaire et reproductible.Sa forme, éternelle, ne répond pas à une nécessité de statique mais à un parti pris historique.Elle est porteuse de signes. Symbole de la colline primordiale de la créationCe symbolisme est issu de la croyance des Égyptiens quant à l’origine du monde. Rien de plusfamilier aux Égyptiens que le spectacle de la terre émergée: ils le voyaient tous les ans après lacrue du Nil. Les pyramides leur rappelaient la toute première fois où la terre s’était levée au-dessus des eaux du chaos primitif.
  10. 10. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide comme escalier menant au cielLa pyramide liée aux profondeurs et aux eaux des origines, l’était aussi au ciel. Elle traduit lesétapes et le sens du voyage qu’effectuent les rois après leur mort. Elle signifie cet escalier quidevait faciliter l’ascension du pharaon au monde des étoiles.Les autres dieux « te soulèvent dans leurs bras » dit un des Textes des Pyramides, « et tu montes,ô Roi, vers le Ciel et tu grimpes vers lui comme sur une échelle ».« On lui a fabriqué un escalier vers le ciel, pour qu’il monte au ciel… » oLa pyramide à degrés de Djoser - Saqqarah
  11. 11. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide comme faisceau des rayons du disque solaire Avec Aménophis IV (Akhénaton – XVIIIe dynastie), la pyramide à degrés devient une pyramide à faces géométriques, le symbole se transforme, la pyramide est faisceau des rayons du disque solaire Aton (monothéisme : culte du disque solaire Aton). Le pyramidion de bronze poli du sommet de la pyramide se rapporte à l’image du Râ (dieu solaire représenté sous la forme d’un homme à la tête de faucon, portant un disque en guise de coiffure), qui illumine le monde de la cime d’un sycomore bleu (Ficus). Cet arbre est le lieu où le ba, représenté par un oiseau se régénère en buvant l’eau d’un vase nw.
  12. 12. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Évolution du tombeau: du mastaba à la pyramide
  13. 13. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le mastaba•Première structure funéraire construite au dessus de la terre – début de l’Ancien Empire – Ièredynastie. (3200 – 2680 av. J.-C.)•Dabord faits de briques crues, la pierre et notamment le calcaire les ont remplacéesprogressivement au cours des périodes plus récentes
  14. 14. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•Durant la 1ère dynastie: Croyance que seul le roi va vivre avec les dieux, les nobles habitentaprès leur mort les tombes elles-mêmes.•Destiné au début pour les rois, il sera ensuite utilisé par les nobles et les membres de la familleroyale. oTombeaux des notables et des membres de la famille royale à côté de la pyramide de Khéops
  15. 15. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•Tombeau en forme de trapèze comprenant:-Salle destinée au cercueil-Chambres où le défunt pouvait séjourner contenant des provisions, des ustensiles de chasse, …-Un espace pour les tables à offrandesLes mastabas sont souvent des tombes familiales. On y trouve donc plusieurs puits, et mêmeparfois plusieurs caveaux, dans un même puits, creusés à différentes profondeurs. Laprofondeur du caveau était un signe de puissance.
  16. 16. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•Le mastaba est à la fois une sépulture pour lenveloppe charnelle du défunt et le lieu derésidence de son ka. Cest pour cette raison que sa forme rappelle celle dun palais. oMastaba de Mérésankh III à Gizeh•On y accumulera la nourriture.•On y aménagera de fausses portes à travers lesquelles l’esprit du mort est censé pouvoirrentrer ou sortir.
  17. 17. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide à degrés •Le mastaba destiné au corps du roi Djoser, fondateur de la IIIe dynastie, fut construit, pour la première fois en pierre, et surélevé en gradins jusqu’à atteindre 62m de haut. •Pyramide à degrés dont la base est rectangulaire et non carrée comme celle des pyramides ultérieures. Dimensions 109 x 125 mètres à la base. •Elle sera entourée de lieux de culte. •Les constructions seront cernées d’une enceinte haute de 10m. oLe complexe funéraire de Djoser - Saqqarah - 2680 av. J.-C.
  18. 18. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  19. 19. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oPeter Behrems, halle des turbines de lusine AEA, 1909 oLes chapelles de la cour de la fête, Saqqarah - 2680 av
  20. 20. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe tombeau sud et sa chapelle oLe mur d’enceinte
  21. 21. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe portique d’entrée oLes chambres bleues
  22. 22. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLes chambres bleues
  23. 23. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Cet ensemble funéraire était à cette époque le plus grand jamais édifié. Pourquoi? • Djoser fut le premier pharaon aussi puissant et c’est sous son règne que l’Empire fut définitivement unifié. Son tombeau devait manifester l’importance qu’il a eu durant sa vie. • Imhotep, vizir, le plus haut fonctionnaire de Djoser est l’architecte de la pyramide. • Son nom restera étroitement lié aux nouvelles formes et dimensions des ensembles funéraires royaux. Il fut ensuite considéré somme le fils du dieu Ptah, le maître de tous les architectes, et il était encore vénéré sous le Nouvel Empire. oSarcophage d’Imhotep
  24. 24. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide à degrés de Meidoum – Première pyramide de Snéfrou
  25. 25. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide rhomboïdale – Deuxième pyramide de Snéfrou •Les générations qui suivirent comblèrent les degrés des tombeaux royaux, égalisèrent les parois obliques jusqu’à les rendre lisses et commencèrent à travailler à partir d’un plan carré. La forme géométrique de la pyramide était née. •Des expériences furent nécessaires avant de trouver l’angle parfait. •La pyramide rhomboïdale du roi Snéfrou en témoigne. oLa Rhomboïde, deuxième pyramide de Snéfrou
  26. 26. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE- Début de la pyramide à 54o - Changement abrupte à 42o.Il semble que la pyramide a commencé à 60o quand des graves problèmes structurelscommencent à apparaître. On élargit la base pour qu’elle devienne de 188.98m et on changel’angle à 54o jusqu’à une hauteur de 49.38m.
  27. 27. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•Elle garde son enveloppe (la plus intacte de toutes les pyramides) faite en pierres blanchesbrillantes.
  28. 28. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Deux ouvertures (Nord et Ouest) - Chaque ouverture mène vers un complexe de chambres et de tunnels - Connectés entre eux par un tunnel
  29. 29. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les pyramides de GizehÀ ce jour, on a recensé en Égypte plus de 80 pyramides, qui ont été bâties sur une période de1000 ans. Celles de Gizeh, qui sont les plus hautes, figurent parmi les mieux conservées grâce àla qualité de la construction. Elles sont l’œuvre de trois pharaons de la IVe dynastie: Khéops(Khoufou en égyptien), Khéphren (Khafrê) et Mykérinos (Menkaourê).
  30. 30. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Quelques informations: - La pyramide de Khéops (la plus grande) a 146m de haut (elle dépasse la Statue de la Liberté (92m) à New York, le Taj Mahal en Inde (95m) et Saint-Pierre de Rome (139m). - Les Grecs la considéraient comme l’une des Sept Merveilles du monde. - Napoléon a calculé que le volume de pierres de la pyramide de Khéops et des deux pyramides plus petites à côté d’elle suffirait pour élever tout autour de la France un mur de 3m de haut et de 50cm d’épaisseur. « Soldats, » aurait-il crié à son armée, « du haut de ces pyramides quarante siècles vous contemplent ».
  31. 31. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEPlan du complexede Gizeh
  32. 32. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  33. 33. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEPyramide de Khufu (Khéops): 230.364m sur la base, 137.18m (146m avec enveloppe) Inclinaison de 51.52oPyramide Khafre (Khephren) 215.8m sur la base, 136.5m de hauteur 53o d’inclinaisonPyramide de Mykérinos (Mycerinus): 108.5m sur la base, 66.5m de hauteur 51o d’inclinaison
  34. 34. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE De Khéops, qui fit édifier la grande pyramide, n’existe plus qu’une petite statuette en ivoire haute de 5cm au Musée Égyptien du Caire
  35. 35. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  36. 36. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La chambre funéraire, pillée au Moyen Age, se trouve en haut de la Grande Galerie. Elle n’abrite plus qu’un sarcophage en granit rose qui contenait le cercueil de bois du roi embaumé.
  37. 37. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Remarquez l’effet extraordinaire qu’exerce la Grande Galerie, un corridor ascendant de 47m de long, dont le plafond est scellé par plusieurs rangées de blocs de pierre formant une voûte en gradins. Dans La Description de l’Égypte, rédigée par les savants ayant accompagné l’expédition de Napoléon, elle est reproduite deux fois, vue d’en haut et d’en bas.
  38. 38. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide fait partie d’un vaste ensemble comprenant le temple bas, relié par une rampe d’accès au temple haut, protégé par une enceinte où s’élèvent aussi la pyramide principale, les pyramides satellites et des mastabas.
  39. 39. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE•Techniques de construction: une technologie inconnueLes Égyptiens de l’Ancien et du Moyen Empire ne connaissaient pas la roue. Les blocs de pierredestinés à la pyramide ou aux sculptures monumentales étaient transportés sur des traîneaux.Des contremaîtres donnaient le rythme du travail, un des ouvriers mouillait la voie où allaitpasser le traîneau. oRestitution d’une peinture murale du Moyen Empire, aujourd’hui détruite, publiée en 1924 dans le livre Voyage à l’oasis de Jupiter Ammon du consul général prussien, le baron Heinrich von Minutoli.
  40. 40. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Différentes hypothèses de rampes pour élever les blocs vers les niveaux supérieurs des pyramides: On ignore jusqu’à ce jour comment les pyramides ont été édifiées. Les Égyptiens doivent avoir utilisé des rampes qui s’élevaient en même temps que la pyramide et étaient menées latéralement près des quatre faces de la construction ou en faisaient le tour. Autant que l’on sache, ils ne possédaient pas d’appareils de levage. Il est peu probable qu’ils aient fait hisser les charges par des bœufs sur les rampes étroites.
  41. 41. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Théorie de Hancok et Bauval: relation avec la constellation d’Orion Selon Graham Hancock et Robert Bauval, la véritable justification de la Grande Pyramide se trouve dans les étoiles.
  42. 42. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La précession, phénomène dû à la rotation de la Terre, amène les constellations à modifier leur position au cours dun cycle de 25 980 ans. A laide de calculs informatiques déterminant la position des astres au-dessus des pyramides en 2 500 avant J.-C., Bauval et Hancock constatèrent que lune des galeries sud de la Grande Pyramide était très exactement orientée vers Sirius, étoile associée à la déesse égyptienne Isis.
  43. 43. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE En revanche, laxe des autres galeries sud se prolongeait vers la plus basse des trois étoiles du baudrier dOrion. Cette constellation est censée abriter le dieu Osiris, divinité à lorigine de la civilisation de la vallée du Nil, en une époque lointaine nommée Zep Tepi, ce qui signifie « La Première Fois ». Pour Bauval et Hancock, ces orientations ne sont pas fortuites. Selon eux, les bâtisseurs ont délibérément édifié la Grande Pyramide de telle manière que ses galeries internes soient alignées sur les étoiles. La thèse de la relation entre les pyramides de Gizeh et la constellation dOrion fut renforcée lorsque Bauval remarqua que la troisième pyramide, la plus petite, nétait pas parfaitement alignée sur les deux autres.
  44. 44. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEUn lien avec OrionEn examinant de près la constellation dOrion, il constata que les trois étoiles affichaient lemême décalage entre elles. Les trois pyramides de Gizeh pouvaient donc constituer unereprésentation symbolique de ces étoiles.Toutefois, langle de baudrier dOrion ne correspondait pas exactement à la disposition despyramides de Gizeh. Retournant à leur ordinateur, Bauval et Hancock saperçurent que le seulmoment où les étoiles du baudrier dOrion coïncidaient parfaitement avec la position despyramides se situait en 10 500 avant J.-C.. Ils en déduisirent que les trois pyramides furentachevées aux alentours de 2 500 ans avant J.-C., mais que les plans du site de Gizeh remontentà quelques 8 000 ans plus tôt. Peut-être sagissait-il, à lépoque, de plans de plates-formesbasses, transmis de génération en génération, jusquà ce que des bâtisseurs soienttechniquement capables dorienter les galeries internes des pyramides vers ces étoiles.Au seuil de la découverteBauval et Hancock arrivèrent conjointement aux conclusions suivantes. Selon eux, lesconcepteurs des plans de Gizeh donnèrent aux Pyramides et au Sphinx des proportionsphénoménales dans lespoir den faire un incontournable repère historique qui inciterait lesgénérations futures à en chercher la signification.En outre, pour les deux chercheurs, lorientation des édifices est intimement liée à lasymbolique stellaire. Aussi, seule une civilisation en mesure de comprendre le mouvement desétoiles pourraient être en mesure de percer le secret des pyramides de Gizeh.
  45. 45. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le Sphinx de Gizeh Sévère et inaccessible, le Sphinx se dresse, long de 73m, haut de 20m. Son corps de lion surmonté d’une tête de pharaon fait de lui une créature mythique qui a éveillé la curiosité et l’inquiétude du monde antique. L’uraeus ornant son front et la barbe postiche ont disparu, il ne reste des insignes de la dignité pharaonique que la coiffe royale.
  46. 46. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEProtecteur des pyramides, vénéré plus tard aussi comme une manifestation du dieusolaire, celui que les Arabes, plus tard encore, appelleront avec crainte « le père de l’effroi », sedresse, visible de loin dans le sable du désert.
  47. 47. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  48. 48. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les tombes des monarques et des fonctionnaires: demeure d’éternité oTombe d‘Ankhtifi – 2140 av. J.-C. oTrois tombes Beni Hassan – 1930 av. J.-C.Les personnages influents se font construire des tombeaux dans l’espoir d’être associé àl’éternité des Pharaons.
  49. 49. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oTombe Sarenpout II – 1880 av. J.-C. oTombe de Kheti – 1950 av. J.-C. La tombe égyptienne se compose généralement de deux parties: - Une partie cachée et souterraine où repose la momie dans un sarcophage, l’esprit du mort y réside; - Une partie visible et accessible qui sert de demeure à l’Osiris ressuscité et de chapelle où les vivants viennent accomplir les rites et apporter les offrandes.
  50. 50. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Une stèle fixe la limite entre les deux mondes: porte mystique, symbole du passage du seuil, union entre le monde des vivants et celui des morts. oStèle fausse porte, Ancien Empire, Musée du Caire
  51. 51. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La Substitution des images aux êtres  Les images vont remplacer les êtres vivants qui accompagnaient le défunt dans sa tombe.  Ces images se doivent de représenter la réalité aussi clairement que possible.  La représentation doit être complète avant d’être belle.  Chaque chose doit être représentée sous l’angle le plus caractéristique. oPortrait de Hesire, portail de son tombeau, vers 2778, 2723 av. J.C., bois H=115
  52. 52. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe jardin de Nebamon, vers 1400 av. J.C., peinture murale (64x74.2)
  53. 53. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La rigueur du dessin oDétail du mur peint du tombeau de Chnemhotep, vers 1900 av. J.C.: Oiseaux dans un buisson d’acacias
  54. 54. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La décoration de la partie visible de la tombe répond à plusieurs fonctions: comme décoration de la demeure du mort, elle perpétue le souvenir des activités terrestres du défunt, comme décoration de la chapelle dédiée à son culte, elle assure symboliquement la célébration des rites d’inhumation et d’animation de la momie. oTombeau de Pachédou, Thèbes No 3 , époque ramesside
  55. 55. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les pyramides immenses et impressionnantes provoquent un choc inoubliable au spectateur. Elles sont en réalité un défi pour la raison. La perception qu’elle nous procure est déroutante. C’est par ce fait même qu’elles arrivent à immortaliser le souvenir et à pénétrer le monde de l’éternité des pharaons. Cependant, ces fameuses pyramides, que l’Antiquité elle-même mit au rang des Sept Merveilles du monde, peuvent passer pour une manifestation attardée de l’esprit préhistorique et de son goût pour le gigantesque et l’énorme. Elles sont des chefs-d’œuvre de science architecturale, plutôt que des chefs-d’œuvre de l’architecture. L’art de l’Égypte Ancienne est à rechercher non seulement dans ces pyramides, mais plutôt dans les ruines de ses temples, dont aucun ne nous est parvenu intact.
  56. 56. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEEmprise de la religion sur la vie → construction de vastes temples de pierre.Nom égyptien du temple = Domaine du dieu ou Maison du dieu.Figuration formelle du mythe, le temple est le corps du dieu qui s’y incarne.Les temples s’apparentent au gigantisme deschamps de monolithes et des murailles cyclopéennes.Mais très tôt le sentiment de l’art proprement dit devientSensible. Comment?L’objectif étant toujours d’assurer l’éternité du souvenir, celui-ci est provoqué par uneexpérience de vénération au sein d’états d’âmes modifiés par des scansions spatialessuccessives: rencontre avec les colosses; montée aux terrasses (temple de la reineHatshepsout); arrivée au temple proprement dit par les voies monumentales; progression d’uneenceinte sacrée à l’autre par des pylônes et des cours, des péristyles et des salles hypostyles(complexes sacrés d’Amon, à Karnak et Louksor).
  57. 57. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTELes temples sont en effet les monuments les plus importants et les mieux construits d’Égypte.Bâtis en pierre pour durer, ils ont résisté aux siècles, tandis que les villes et les palais en briquesde limon sont retournés en poussière.Ils peuvent être associés aux pyramides et comme tels, construits sur la rive occidentale du Nil,celle des morts. Les temples dédiés aux dieux se trouvent dans les villes, sur la rive orientale. oGizeh, piliers de granit rose de l’intérieur du temple bas de l’ensemble pyramidal de Khéphren oGizeh, rampe d’accès autrefois couverte en calcaire, reliant le temple bas et la pyramide de Khéphren
  58. 58. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Temples funéraires de Hatshepsout et de Mentouhotep II oLe cirque de Deir el-Bahari, Temple funéraire de la reine Hatshepsout et de Mentouhotep II - vers 1470 av. J.-C.
  59. 59. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La reine Hatshepsout marqua son style de son empreinte et utilisa l’art comme un outil de pouvoir pour souligner sa légitimité et son droit à la souveraineté. Le successeur d’Hatshepsout ne put détruire son Temple des Millions d’Années édifié à Deir el-Bahari, sur la rive gauche de Thèbes, dans un vaste paysage désertique. Un souvenir austère et viril d’un pharaon féminin.
  60. 60. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’Architecte: Senenmout, ministre de la reine. La reine l’autorisa à aménager son tombeau sous son temple de Deir el-Bahari oEsquisse de portrait de Senenmout se trouvant dans son tombeau à Deir el-Bahari oStatue de Senenmout avec sa fille Néfroué, granit noir, hauteur 60cm, Le Caire, Musée Égyptien
  61. 61. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEDans un vaste cirque rocheux ouvert sur l’Est, un désert impressionnant de sable et de pierre,l’édifice consacré aux dieux Amon, Hathor et Anubis se dresse, à moitié enfoncé dans lamontagne.Originalité et intégration au site:Avec ses terrasses bordées de colonnades et ses plans inclinés, cette œuvre est d’une grandeoriginalité, tout en puisant aux traditions du Moyen Empire.
  62. 62. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  63. 63. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEAxialité:L’axe central du temple funéraire est orienté sur le temple d’Amon à Karnak, une ligne idéaletraverse la montagne et rejoint directement la tombe dans la Vallée des Rois.
  64. 64. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEIl est surtout une démonstration pure et simple de la grandeur d’Hatshepsout. Avec satriomphale Allée des Sphinges – souvent imitée par la suite – le temple offrait un cadre idéal auxcérémonies d’une souveraine soucieuse de démontrer sa légitimité.
  65. 65. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  66. 66. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  67. 67. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Temple d’Horus à Edfou Le grand temple d’Edfou, dédié au dieu Horus, construit entre 237 et 57 av. J.-C., long de 140m et dominé par un pylône haut de 36m. Après la cour du sanctuaire, dont l’édification dura 95 ans, vinrent la grande hypostyle (de 140 à 124), le mur d’enceinte, la cour et le pylône (en 116).
  68. 68. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La disposition du temple égyptien dans un ordre parfait reflète l’image de la conception du monde. L’enceinte en mur de brique crue, évoque par ses ondulations l’état liquide du monde avant la création. Sanctuaire 2ème salle Pronaos Cour avec et Naos hypostyle ou 1ere salle colonnade hypostyle Pylône
  69. 69. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTEL’entrée du temple est ménagée dans un immense pylône précédé de deux statues d’Horus. Sesparois sont ornées de grands reliefs représentant, entre autres, le roi en train de sacrifier descaptifs → pouvoir magique de l’image
  70. 70. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oÉlévation extérieure avec les rainures destinées aux quatre mâts portant les oriflammes Les deux pylônes symbolisent Isis et Nephtys, les deux déesses qui élèvent le disque solaire dans le ciel. Bien que ne datant que du IIe siècle avant notre ère, le grand pylône est l’une des plus grandioses réalisations de l’Égypte pharaonique. Ses 36m de haut se divisent en 10 étages et donnent accès à des chambres. oCoupe et élévation côté cour
  71. 71. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La cour est décorée de scènes rituelles illustrant le couronnement et la purification du roi. La colonnade qui entoure la cour est rehaussée de scènes gravées qui représentent le « Triomphe d’Horus ». La cour donne accès au pronaos devant lequel se dressent deux statues du faucon Horus.
  72. 72. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnes, chapiteaux et plafond du pronaos du temple. Cette salle est décorée de scènes décrivant la fête de la pose de la première pierre.
  73. 73. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le toit pyramidal du sanctuaire divin évoque lui aussi la colline des origines. Le naos se trouve au bout de la longue chaussée ascendante qui traverse le temple, dans une pièce obscure, toujours scellée, le Saint des Saints.
  74. 74. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Comme toute création artistique égyptienne, le temple est œuvre de magie. L’art de bâtir est démiurgie. Chaque partie du temple et chaque phase de la construction possèdent une symbolique précise. - Choix du site: aire sacrée entourée d’une enceinte pour la protection des forces hostiles. - Tracé du plan au sol: symboliquement le roi et les dieux assurent l’opération. L’orientation du temple est déterminée en relation avec le dieu dédicataire. Les visées, d’une précision surprenante, se font sur les étoiles. Dans une inscription du temple à Edfou, le roi parle: « J’ai pris le pieu et le maillet par la manche, j’ai empoigné la corde (de mesure) avec la déesse Sefekht; mon regard a suivi la course des étoiles, mon œil s’est tourné vers la Grande Ourse, j’ai mesuré le temps et compté (l’heure) à la clepsydre, alors j’ai établi les quatre angles limitant le temple ». - Creusement des fondations en rapport avec la crue du Nil en rapport avec l’océan primitif. Le temple sort de l’océan comme l’avait fait le tertre des origines. - Le temple achevé est consacré au dieu. Ce rite est appelé donner la maison à son maître. Très grandes fêtes annuelles pour la commémoration de l’évènement. oLe Pharaon et Sechat, déesse de l’écriture et du calcul, délimitent avec une corde le terrain où se dressera le nouveau temple. Cette cérémonie symbolique était nommée « tendre la corde ». Ici la reine Hatchepsout, sous des traits masculins, assiste la déesse. Relief sur bloc de la « Chapelle rouge’ de Hatchepsout à Karnak
  75. 75. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Lecture du temple égyptien au niveau du parcours physique Le temple d’Horus à Edfou
  76. 76. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE En pénétrant dans le temple, l’homme vit physiquement le passage du monde extérieur au monde divin… Le niveau le plus élevé du temple, construit en pierre, représente le monde solide surgissant des eaux
  77. 77. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le Saint des Saints du Temple d’Horus à Edfou
  78. 78. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le temple d’Amon à Louqsor oLe pylône et lallée de Sphinx du temple de Louqsor
  79. 79. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Tous les temples funéraires royaux étaient bâtis sur le modèle suivant: Ils sont entourés d’une enceinte gravée de reliefs en creux. La façade est constituée en pylônes et la porte centrale donne accès à une avant-cour souvent péristyle. Se succèdent ensuite une salle hypostyle, un pronaos et un naos. Du pylône au naos, les plafonds s’abaissent, le sol s’élève, les murs se rapprochent : l’espace se rétrécit.
  80. 80. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  81. 81. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Cour de Ramsès II avec colonne en forme de papyrus fermés et statues d’Osiris
  82. 82. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnade de la cour d’Amenhotep III
  83. 83. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnade de l’entrée de la cour d’Amenhotep III (colonnes en fleurs de lotus)
  84. 84. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le temple d’Abou Simbel édifié par Ramsès II (1284 – 1264 av. J.-C.) 33 mètres de façade. Quatre statues de 20 mètres représentant Ramsès II, sculptées directement dans la pierre et autres statues plus petites représentant, sa femme Néfertiti, sa mère Tuya et quelques-unes de ses filles.
  85. 85. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Pour établir ses droits sur la Nubie, voisine de l’Égypte au sud, Ramsès II y fit édifier plusieurs temples ou les fit creuser dans le roc. Le plus célèbre d’entre eux, le temple d’Abou Simbel, se trouve au Nord d’Assouan.
  86. 86. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE le 22 février et le 22 octobre de chaque année, le soleil pénètre tout au long du temple et illumine les statues des quatre dieux
  87. 87. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les colonnes •Rarement monolithique, la colonne est plutôt formée de blocs de pierre soigneusement taillés et souvent incisés de grandes figures ou d’inscriptions. •D’ordinaire , les colonnes sont placées sur un socle servant de base, et la partie haute est travaillée de telle manière qu’elle prend la forme d’un chapiteau. •Elle supporte en principe la couverture d’un édifice. Les fûts sont de forme puissante et très rapprochés, de façon à soutenir sans risque les lourdes masses des pierres posées en linteaux. oKarnak, temple d’Amon, colonnes campaniformes de la salle hypostyle, XIXe dynastie (1294 – 1213 av. J.-C.)
  88. 88. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Une série de types se sont imposés. Ils sont en relation avec des plantes comme le lotus et le papyrus. Elles évoquent le souvenir direct de constructions primitives en bois. Mais il n’est pas sûr que ces colonnes sont les plus premières qui aient évolué à partir des colonnes de bois. • En revanche, ces colonnes manifestent clairement le souci de rompre avec les masses brutes des pyramides et des mastabas. • L’architecte a cherché à impressionner l’œil par le jeu des formes massives partageant l’espace et de grandes figures et instructions, qu’on devait apercevoir dans une demi-lumière glissant entre les fûts. • Les recherches sur les formes des colonnes ont été très diverses.
  89. 89. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE De toutes les colonnes égyptiennes, ce sont les plus élégantes, et le dessin subtil du fût, qui suggère à la fois le poids et l’élan, peut se comparer aux plus belles trouvailles de l’art ogival. oLouxor, temple d’Amon, colonnes lotiformes fasciculées de la deuxième cour, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.)
  90. 90. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’art égyptien offre des formes plus simples oLouxor, temple d’Amon, colonnes campaniformes de la grande colonnade d’Aménophis III, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.) Fût taillé à facettes, base ronde, chapiteau plat, sont tous dépourvus de moulurations oDeir el-Bahari, chapelle d’Anubis, colonnes cannelées, deuxième terrasse
  91. 91. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE À l’inverse, d’autres colonnes égyptiennes touchent directement à la sculpture. La présence de ces visages rompt l’unité de l’architecture. Mais il est arrivé que les Égyptiens se plaisaient à rompre la nudité des colonnes par un décor de peintures ou même de bas-reliefs, à titre simplement esthétique. On sent la création d’une « forme » et le plaisir d’en jouer. Or cette forme allait avoir un rôle capital dans toute l’architecture jusqu’à nos oDeir el-Bahari, temple de la reine Hatshepsout, colonne hathorique représentant le visage jours… de la déesse Hathor, avec sa face humaine, ses oreilles de vache et da large perruque, XVIIIe dynastie (1478 –
  92. 92. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’obélisque Les obélisques représentent une des formes les plus caractéristiques de l’art égyptien. Ce sont de grands monolithes de section carrée, au fût légèrement effilé, terminé par un pyramidion souvent plaqué d’or. La symbolique: l’obélisque rappelle la création de l’Univers, que le soleil renouvelle à chaque aurore. Symbole d’un début et d’un cycle, il fut d’abord placé à l’entrée des tombes, puis à celle des temples. Isolé, il est la référence absolue des cultes solaires archaïques, égyptiens et autres. Dans la cosmologie égyptienne, il représente l’évènement initial, le moment où la colline primordiale émergera de la masse informe des eaux de l’océan, avec au-dessus d’elle le soleil matérialisé par une pierre plantée, son rayon pétrifié.
  93. 93. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Méthode possible de l’érection des obélisques
  94. 94. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  95. 95. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTELa plupart des constructions faites avec desmatériaux périssables (briques faites de la bouemélangée avec de la paille) ont disparu.Ne reste de l’architecture égyptienne que lesconstructions en pierre, œuvres faites pourl’éternité (temples / tombeaux).Les villes situées sur les rives du Nil ont disparu àcause des inondations répétitives. Il ne reste quequelques exceptions, Ex. village des artisansfunéraires de Deir El Medineh oLe « guetto » des artisans funéraires situé dans une vallée facile à observer – le village de Deir El Medineh
  96. 96. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE IFACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE• Superficie de 5600 m²• Contient 70 maisons abritant des familles d’artisans et d’artistes , à peu près 500 personnes• Une avenue centrale avec quelques étroites ruelles• Maisons d’un seul étage avec un toit terrasse, faites de briques séchées au soleil, crépies de blanc et aux portes rouges• Sur les montants des portes étaient tracés, en hiéroglyphes rouges, les noms de ceux qui vivaient dans la maison• Les habitants de ce village étaient les artisans spécialistes des tombeaux• Leurs tombeaux étaient creusés dans les rochers au-dessus du village et aménagés dans les règles de l’art. Souvent une petite pyramide couronnait l’entrée du tombeau – le symbole séculaire des tombeaux royaux était devenu un bien public. oEntrée restaurée du tombeau de Sennedjem oModèle en pierre d’époque gréco-romaine

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