Plan de Développement
de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi
et des Compétences
2016 - 2020
Agence Nationale de Pr...
Extrait du discours de S.M. le Roi Mohammed VI
à l’occasion du 59e
anniversaire de la Révolution
du Roi et du Peuple, Tang...
La vision ANAPEC 2020
A l’horizon 2020, l’ANAPEC se veut être un service public
en phase avec son environnement, résolumen...
3anapec
Le Plan de développement de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des
Compétences pour la période 2016-20...
4
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
L i s t e d e s a c r o n y m e s
	 ADS	 Agence de d...
5
Plan de développement 2016-2020
anapec
S o m m a i r e
6 Préambule
	
	 9	 Partie 1
		L’emploi au Maroc : état des lieux ...
6 anapec
P r é a m b u l e
L
’Agence nationale de promotion de l’emploi et
des compétences est aujourd’hui engagée dans
un...
7
Plan de développement 2016-2020
anapec
Pour ce faire, cette vision s’appuiera sur les axes de
développement suivants :
–...
8 anapec
9
Plan de développement 2016-2020
anapec
Partie 1
L’EMPLOI AU MAROC
ETAT DES LIEUX ET
PERSPECTIVES
DE DEVELOPPEMENT
La sit...
10
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec10
2. Leviers de promotion de l’emploi
Pour promouvo...
11
Plan de développement 2016-2020
anapec 11
domicile, le travail à temps partiel, les contrats de très
courte durée…
•  P...
12
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
Récapitulatif des réalisations de l’ANAPEC en matiè...
13
Plan de développement 2016-2020
anapec
Bilan des programmes et prestations d’amélioration de l’employabilité (2007-2014...
14
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
Répartition des créateurs de TPE
selon le genre
Hom...
15
Plan de développement 2016-2020
anapec
Une étude, menée par l’ANAPEC en 2011 sur le
programme Moukawalati, a identifié ...
16
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
Promouvoir
l’emploi productif
et décent
Promouvoir ...
17
Plan de développement 2016-2020
anapec
•  le développement des dispositifs d’amélioration
de l’employabilité dans le bu...
18
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
III. PROGRAMMES ACTIFS D’EMPLOI
PROGRAMMES ACTUELS ...
19
Plan de développement 2016-2020
anapec
Nouvelles mesures à mettre en place progressivement
Mesures entrant en vigueur f...
20
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
2. Mise en œuvre des programmes actifs
d’emploi
Les...
21
Plan de développement 2016-2020
anapec
Partie 2
LE PLAN
« ANAPEC 2020 »
I. LA VISION « ANAPEC 2020 »
La vision de l’ANA...
22
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
Le plan de développement de l’ANAPEC vise l’amélior...
23
Plan de développement 2016-2020
anapec
Pour finaliser ce déploiement au cours de la période
2016-2020, l’ANAPEC devra :...
24
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
Les actions à mener en vue du renforcement des
stru...
25
Plan de développement 2016-2020
anapec
La valeur ajoutée du « cross canal » pour l’ANAPEC :
• augmenter le nombre de bé...
26
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
7.  Consolider l’intermédiation à
l’international
L...
27
Plan de développement 2016-2020
anapec
Développer les prestations Améliorer la qualité des prestations
•  Mettre en pla...
28
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
3.  Faciliter l’accès au premier emploi pour les
je...
29
Plan de développement 2016-2020
anapec
internationaux. Leur assurer une meilleure préparation
contribuera fortement à c...
30
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
8.  Mettre en place une offre de services
adaptée a...
31
Plan de développement 2016-2020
anapec
9.  Assurer un accompagnement de proximité
aux bénéficiaires de l’indemnité pour...
32
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
11.  Prendre en charge les personnes en situation
d...
33
Plan de développement 2016-2020
anapec
agences régionales et locales dans l’élaboration de leurs
plans d’action trienna...
34
Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
anapec
• Sensibiliser à l’intérêt des partenariats locaux ...
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Plan de Développement "ANAPEC 2020"
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Plan de Développement "ANAPEC 2020"

923 vues

Publié le

A l’horizon 2020, l’ANAPEC se veut être un service public
en phase avec son environnement, résolument engagé
dans la régionalisation, assurant à tout chercheur d’emploi
un accompagnement de proximité à réelle valeur ajoutée
lui facilitant l’accès au travail salarié ou à l’auto-emploi
et fournissant un appui sur mesure aux secteurs et aux
entreprises, contribuant ainsi au renforcement de la
compétitivité de l’économie marocaine.

Publié dans : Carrière
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
923
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
26
Actions
Partages
0
Téléchargements
47
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Plan de Développement "ANAPEC 2020"

  1. 1. Plan de Développement de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences 2016 - 2020 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences 4, lotissement la Colline, Sidi Maârouf • BP 188, Casablanca 20190 Tél. : 05 22 78 94 50 • Fax : 05 22 78 61 34 site web : www.anapec.org
  2. 2. Extrait du discours de S.M. le Roi Mohammed VI à l’occasion du 59e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, Tanger, 20 août 2012. « Nos jeunes souhaitent l’émergence des conditions optimales à leur plein épanouissement et leur aptitude à prendre en charge les responsabilités. Ils ambitionnent légitimement une meilleure insertion sociale et professionnelle, notamment par un accès privilégié à l’emploi. »
  3. 3. La vision ANAPEC 2020 A l’horizon 2020, l’ANAPEC se veut être un service public en phase avec son environnement, résolument engagé dans la régionalisation, assurant à tout chercheur d’emploi un accompagnement de proximité à réelle valeur ajoutée lui facilitant l’accès au travail salarié ou à l’auto-emploi et fournissant un appui sur mesure aux secteurs et aux entreprises, contribuant ainsi au renforcement de la compétitivité de l’économie marocaine.
  4. 4. 3anapec Le Plan de développement de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences pour la période 2016-2020 que nous présentons inaugure une nouvelle étape dans notre engagement pour l’accès à la recherche d’emploi, à l’accompagnement à l’auto-emploi et à l’appui aux entreprises à même de contribuer, à terme, au renforcement du bien-être social et de la compétitivité de l’économie nationale. Ces défis, que nous ambitionnons de relever collectivement pour les cinq années à venir, interviennent dans un contexte favorable, qui a notamment pour références : – la nouvelle Constitution du Royaume du Maroc adoptée en 2011, qui garantit aux Marocains l’égal accès aux conditions leur permettant de jouir du droit à l’appui en matière de recherche d’emploi et d’auto-emploi ; – les Orientations Royales en matière de promotion et de développement de l’emploi ; –  la stratégie nationale pour l’emploi à l’horizon 2025. Ce contexte se trouve conforté par le nouveau processus de régionalisation avancée, qui nous offre l’opportunité de mettre en œuvre une politique et des programmes mieux adaptés aux nouvelles vocations de développement économique et social des territoires. Ce Plan de développement, véritable feuille de route de l’ANAPEC, se base sur les acquis accumulés depuis 2001 à travers ses nombreuses missions, notamment en matière d’amélioration de l’employabilité, d’intermédiation et de contribution à la transparence du marché de l’emploi et de promotion de l’auto-emploi. Il est porteur de valeurs qui en constituent le fil conducteur et qui reposent sur : 1. l’équité, notamment en matière de réduction des disparités territoriales et d’égalité entre les catégories ; 2. la proximité, pour un ciblage optimal de la demande et la facilité d’accès aux services ; 3. la transparence, pour une gouvernance effective des projets et plus de redevabilité ; 4. la performance, pour un meilleur rendement et l’atteinte d’objectifs quantifiables ; 5. l’efficience, pour la rationalisation et l’optimisation de l’ensemble des ressources. Ces valeurs intègrent aujourd’hui la vision qu’ambitionne l’ANAPEC à l’horizon 2020, celle d’un service public en phase avec son environnement, engagé dans la régionalisation, à même d’assurer à tout chercheur d’emploi un accompagnement de proximité à valeur ajoutée, lui facilitant l’accès au travail salarié ou à l’auto-emploi et fournissant un appui adapté aux secteurs et aux entreprises. C’est autour de cette vision partagée que seront conduites les missions de l’ANAPEC pour les prochaines années, en réponse aux attentes et aux besoins des citoyens, hommes, femmes et jeunes, pour un meilleur accès à l’emploi et à un travail décent. Dans cette entreprise ambitieuse, nous savons pouvoir compter sur l’engagement des femmes et des hommes de l’ANAPEC et sur celui de l’ensemble de nos partenaires. Anass Doukkali Directeur général de l’ANAPEC
  5. 5. 4 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec L i s t e d e s a c r o n y m e s ADS Agence de développement social ALDE Association locale de développement de l’emploi AMC Association de micro-crédit AMSEP Association mondiale des services d’emploi publics ANAPEC Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences API Application Programing Interface ARE Atelier de recherche d’emploi BTP Bâtiment et travaux publics CDI Contrat à durée indéterminée CI Contrat-insertion CNSS Caisse nationale de sécurité sociale CRI Centre régional d’investissement HCP Haut Commissariat au Plan INDH Initiative nationale pour le développement humain IPE Indemnité pour perte d’emploi LMD Licence Master Doctorat OFPPT Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail PME Petite et moyenne entreprise RAMED Régime d’assistance médicale REC Référenciel emploi compétence REM Répertoire emploi métier SARL Société à responsabilité limitée SIGEC Système d’information pour la gestion de l’emploi et des compétences SMIG Salaire minimum interprofessionnel garanti SMS Short message service SNC Société en nom commun SNE Stratégie nationale pour l’emploi SPS Socle de protection sociale TIC Technologie de l’information et de la communication TPE Très petite entreprise
  6. 6. 5 Plan de développement 2016-2020 anapec S o m m a i r e 6 Préambule 9 Partie 1 L’emploi au Maroc : état des lieux et perspectives de développement 9 I. ETAT DES LIEUX 9 1. Eléments de contexte 10 2. Leviers de promotion de l’emploi 12 3. Programmes de promotion de l’emploi : analyse de l’existant 16 II. PERSPECTIVES DE L’EMPLOI AU MAROC : STRATEGIE NATIONALE DE L’EMPLOI A L’HORIZON 2025 18 III. PROGRAMMES ACTIFS D’EMPLOI. PROGRAMMES ACTUELS ET MESURES A DEVELOPPER 18 1. Les programmes actifs d’emploi : tableau synoptique 20 2. Mise en œuvre des programmes actifs d’emploi 21 Partie 2  Le plan « ANAPEC 2020 » 21 I. LA VISION « ANAPEC 2020 » 21 Des cadres de référence stimulants 21 Les valeurs d’une agence en prise sur le monde de l’emploi 21 Vision « ANAPEC 2020 » 22 II. LES 5 AXES DE DEVELOPPEMENT 22 Axe 1 : Développer et professionnaliser l’intermédiation en emploi au Maroc 27 Axe 2 : Déployer des offres de services adaptées et de qualité au profit de toutes les catégories de chercheurs d’emploi 32 Axe 3 : Promouvoir les initiatives territoriales pour l’emploi et œuvrer au développement de l’auto-emploi 36 Axe 4 : Développer l’ouverture de l’ANAPEC, améliorer la transparence du marché de l’emploi et assurer un appui sur mesure aux secteurs et aux entreprises 40 Axe 5 : Renforcer les capacités organisationnelles, managériales et professionnelles de l’agence 44 III. OBJECTIFS ET INDICATEURS DE SUIVI ET DE PERFORMANCE  44 1.  Objectifs et indicateurs de suivi et d’évaluation des prestations et programmes actifs d’emploi 46 2.  Objectifs et indicateurs de suivi et de performance
  7. 7. 6 anapec P r é a m b u l e L ’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences est aujourd’hui engagée dans une troisième phase de développement depuis sa création en 2001, qui peut être qualifiée de phase de consolidation de ses acquis et de confirmation de ses savoir-faire. Pour rappel, la première phase (2001-2005) était caractérisée par le lancement du projet ANAPEC, par la mise en œuvre des premières offres de services et du premier système d’information, la constitution des équipes de managers, conseillers en emploi et cadres, l’ouverture au public d’une trentaine d’agences – dont quatre interrégionales – et l’atteinte du seuil de 25 000 insertions par an. La deuxième phase (2006-2015) a vu la modernisation de l’agence par l’implantation d’infrastructures aux normes internationales, par des offres de services et un système d’information aux standards de qualité internationaux, la mise en œuvre d’une nouvelle génération de mesures pour l’emploi (Idmaj, Taehil, Moukawalati), la professionnalisation de l’action de l’agence, le renforcement de l’ouverture aux plans national et international et l’atteinte du seuil de 60 000 insertions par an. La troisième phase, qui doit couvrir la période 2016- 2020, est consacrée à la consolidation des acquis de l’agence. Elle sera marquée par : 1. la confirmation des missions qui lui ont été confiées ; 2. son engagement et sa contribution à concrétiser le droit constitutionnel qui revient à tout Marocain en termes d’appui à la recherche d’un emploi et d’accompagnement à l’auto-emploi ; 3. le dépassement du palier des 120 000 insertions annuelles à l’horizon 2020, considéré comme un seuil de maturité. Cette confirmation et cette maturité se traduisent dans ce quatrième projet de développement de l’ANAPEC pour la période 2016-2020, dont les objectifs à atteindre feront l’objet d’un contrat-programme avec le gouvernement, chargé d’arrêter les différentes mesures d’accompagnement afférentes à ce nouveau processus. Il est à rappeler que le présent plan de développement de l’ANAPEC 2016-2020 intervient dans un environnement propice aux mutations économiques et sociales, en particulier en matière d’emploi et de travail et ce, à travers : –  la stratégie nationale pour l’emploi à l’horizon 2025, qui a notamment pour objectifs de promouvoir : 1. l’emploi décent grâce à une croissance riche en emplois productifs et de qualité ; 2. l’accroissement de la participation des jeunes et des femmes au marché du travail ; 3. le renforcement de l’égalité dans l’accès à l’emploi ; 4. la réduction des disparités territoriales d’emploi ; –  la loi instituant la création de l’ANAPEC, en particulier les dix missions qui lui ont été confiées en matière d’amélioration de l’employabilité, d’intermédiation, d’appui aux chercheurs d’emploi, aux employeurs et aux porteurs de projets d’auto-emploi, et de contribution à la professionnalisation et à la transparence du marché de l’emploi. Pour accompagner ces mutations, l’ANAPEC inscrit sa démarche dans une vision qui consiste, à l’horizon 2020, à développer son savoir-faire et à renforcer la culture de l’excellence et de l’innovation, par l’ouverture sur son environnement, en privilégiant le partenariat territorial et les nouvelles niches d’emplois. Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences
  8. 8. 7 Plan de développement 2016-2020 anapec Pour ce faire, cette vision s’appuiera sur les axes de développement suivants : – développer et professionnaliser l’intermédiation en emploi au Maroc ; – déployer des offres de services adaptées et de qualité au profit de toutes les catégories de chercheurs d’emploi ; –  promouvoir les initiatives territoriales pour l’emploi et œuvrer au développement de l’auto-emploi ; – développer l’ouverture de l’ANAPEC, améliorer la transparence du marché de l’emploi et assurer un appui sur mesure aux secteurs et aux entreprises ; – renforcer les capacités organisationnelles, managériales et professionnelles de l’agence. Au plan quantitatif, le plan de développement de l’ANAPEC vise une évolution annuelle de 10 à 15 % de ses réalisations entre 2016 et 2020, selon le programme ou la prestation, sur la base des objectifs suivants : –  emploi salarié : 445 000 personnes placées sur des contrats de droit commun ou des contrats exonérés ou aidés ; –  amélioration de l’employabilité : 554 000 bénéficiaires des différents programmes de formation mis en œuvre directement par l’ANAPEC dans le cadre de partenariats (Taettir, formation qualifiante partenariale, OFPPT, Entraide nationale, établissements d’agriculture, d’artisanat, INDH…) ou d’ateliers de recherche d’emploi ; –  orientation professionnelle : 510 000 bénéficiaires ; –  auto-emploi : plus de 20 000 porteurs de projets accompagnés, avec la création de 10 000 TPE/AGR et la génération de plus de 30 000 emplois au total. Il est enfin à souligner que cette démarche, innovante à maints égards, concerne l’ensemble des membres de l’ANAPEC. Projet tout aussi collectif que partagé, il appartiendra à chacun des membres de l’Agence – hommes et femmes – d’y apporter tant ses compétences que sa mobilisation. C’est en particulier à partir de ces deux conditions, essentielles, que se construira ce nouveau programme, au service de l’ensemble des parties prenantes au grand chantier de l’emploi et de sa promotion au Maroc.
  9. 9. 8 anapec
  10. 10. 9 Plan de développement 2016-2020 anapec Partie 1 L’EMPLOI AU MAROC ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT La situation de l’emploi au Maroc se caractérise par une segmentation prononcée du marché du travail : un taux de chômage cachant des écarts quantitatifs et qualitatifs (disparités territoriales, âge, genre, emploi informel…), prépondérance de l’emploi privé, un système d’éducation et de formation insuffisamment adapté, une réglementation du travail à portée limitée… Face à ces disparités, le défi sera de créer des emplois décents en quantité suffisante, professionnaliser davantage le système éducatif et de formation, adapter la réglementation du travail et développer les programmes de promotion de l’emploi. 1. Eléments de contexte •  Disparités du taux de chômage Depuis 2010, le taux de chômage se situe, bon an mal an, aux alentours de 9 %. Il cache, cependant, de grandes disparités aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif. En milieu urbain, il est de 14,8 %, mais il reste supérieur à 16 % dans la région de l’Oriental. Il atteint, par ailleurs, 20,1 % chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans et dépasse 22 % et 24 %, respectivement chez les détenteurs d’un I.  L’EMPLOI AU MAROC : ETAT DES LIEUX diplôme spécialisé et les diplômés de l’enseignement supérieur ayant suivi les formations générales dispensées par les facultés. •  Prépondérance de l’emploi privé Le secteur public fournit, actuellement, moins de 10 % des emplois au Maroc, contre plus de 90 % pour le secteur privé, dont 45 % en emplois salariés, en évolution par rapport à 2000 (38 %). L’auto-emploi y occupe 30,2 % des actifs répartis en indépendants (27,7 %) et employeurs (2,5 %) ; les aides familiaux atteignent un taux de 22 %, les apprentis 0,5 % et « autres situations » 2,3 %. •  Sous-qualification et poids de l’informel 62 % des actifs n’ont aucun diplôme, 26,6% ont un diplôme de niveau moyen alors que 11,4% seulement ont un diplôme de niveau supérieur. L’emploi informel concerne, hors secteur agricole, 37 % des actifs, dont plus de 62 % exercent sans contrat de travail. Selon le HCP, près de 80  % des actifs ne bénéficient pas de la couverture médicale, avec une pointe de près de 95 % en milieu rural. L’emploi non rémunéré représente 22,5 % au niveau national et 41,6 % en milieu rural, touchant particulièrement les jeunes et les femmes.
  11. 11. 10 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec10 2. Leviers de promotion de l’emploi Pour promouvoir l’emploi, quatre principaux leviers doivent être actionnés de manière coordonnée et synchronisée : – l’économie et sa capacité à créer des emplois en quantité et qualité suffisantes ; – le système éducatif et de formation pour accompagner la croissance de l’économie et en tant que facteur d’appel à l’investissement ; – la législation du travail et son caractère incitatif pour le recrutement ; – les programmes actifs d’emploi et l’intermédiation devant fluidifier la mise en relation et « booster » l’insertion professionnelle. Le profil-type du demandeur d’emploi Citadin 80,0 % Jeune (âgé de 15 à 29 ans) 62,6 % En chômage depuis plus d’une année 59,2 % Primo-demandeur d’emploi 45,5 % Chômeur suite à un arrêt d’activité ou un licenciement 29,2 % Titulaire d’un diplôme supérieur 27,6 % Source : HCP. Profil-type dégagé à partir des 1 167 000 demandeurs d’emploi recensés par le HCP en 2014. •  Des mutations socio-économiques particulières La stratégie nationale pour l’emploi à l’horizon 2025 intervient dans une conjoncture marquée par de fortes attentes de la population exprimées dans la Constitution de juillet 2011, une ouverture commerciale après la signature d’une série d’accords de libre-échange et une croissance dynamique qui a permis d’améliorer le pouvoir d’achat de la population et la capacité d’investissement du pays. Mais cette ouverture est de moins en moins riche en emplois, alors que, sur le plan démographique, on assiste à des arrivées massives sur le marché du travail, offrant au pays une aubaine démographique pour assurer son décollage économique et préparer le vieillissement futur de sa population. Evolution du taux de chômage entre 2000 et 2014 (en %) 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 16 14 12 10 8 6 4 2 0 13,4 11,3 10,8 9,7 9,6 9,1 9 9,9 Source : HCP. Une régression due à la dynamique économique (amélioration du climat des affaires, chantiers structurants, stratégies sectorielles…) qu’a connue le Maroc et à la baisse du taux d’activité qui est passé de 54,5 % à 48 % entre 1999 et 2014, avec une forte baisse de l’activité féminine dont le taux ne dépasse pas 23 %. •  Economie et création d’emplois Malgré un taux de croissance moyen de plus de 4 % sur les cinq dernières années, la création brute et nette d’emplois a connu des fluctuations dues, à la fois, à la pluviométrie et son impact sur les emplois agricoles, à l’ouverture des marchés marocains et ses conséquences sur l’emploi dans certains secteurs industriels et aux difficultés conjoncturelles que connaît souvent le secteur du bâtiment avec les pertes d’emplois qui s’ensuivent. Au niveau des investissements réalisés par le Maroc, la quantité et la qualité des emplois que permet de générer le modèle en vigueur ont rapidement été dépassées par l’arrivée massive des demandeurs d’emploi sur le marché du travail, notamment celle, en nombre croissant, des diplômés. •  Système éducatif et de formation La généralisation de la scolarisation n’a pas stoppé l’abandon scolaire Selon le rapport du Conseil économique, social et environnemental, 17 % des élèves abandonnent au niveau du primaire, et 43 % au niveau du collège. Ces chiffres, très élevés comparés aux standards internationaux, concernent des cycles d’enseignement qui sont décisifs pour la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul, fondements de toute formation ultérieure. Une professionnalisation encore insuffisante Programme des 10 000 ingénieurs, système LMD, développement des licences professionnelles… des réformes et des initiatives notables ont été menées depuis une vingtaine d’années afin d’assurer la satisfaction des besoins des entreprises en matière de ressources humaines. Cependant, les lauréats ayant suivi une formation professionnalisante ne dépassent pas 30 %, établissements universitaires publics, privés et écoles de cadres confondus. Sur le plan qualitatif, ces lauréats présentent, peu ou prou, des lacunes notables en matière de pratique, d’habileté (soft skills) et de comportement (life skills) nécessaires à toute réussite dans la vie professionnelle.
  12. 12. 11 Plan de développement 2016-2020 anapec 11 domicile, le travail à temps partiel, les contrats de très courte durée… •  Programmes de promotion de l’emploi  Ces programmes visent l’amélioration de l’employabilité (formation qualifiante, formation à la carte, dispositifs d’appui aux secteurs émergents), la promotion de l’emploi salarié (contrat-insertion, contrat d’intégration professionnelle) et l’incitation à l’auto-emploi (Moukawalati). Les objectifs et les bilans de ces programmes actifs seront développés ci-après. •  Législation du travail Le marché du travail au Maroc est caractérisé par deux situations extrêmes : un secteur formel avec une réglementation qui n’incite pas, selon les entreprises, au recrutement et un secteur informel où le minimum des droits du travail universels n’est pas garanti (absence de contrat de travail, absence de couverture sociale…). D’autres formes de travail de plus en plus répandues au Maroc et au niveau mondial ne sont pas prises en charge par les législations du travail et de la prévoyance sociale, à savoir le travail indépendant, le travail à Evolution de la création d’emplois (2009-2014) Créations nettes Créations brutes 2009 2010 2011 2012 2013 2014 113 900 134 000 162 000 127 000 164 000 120 000 105 000 1 000 114 000 58 000 95 100 21 000
  13. 13. 12 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec Récapitulatif des réalisations de l’ANAPEC en matière d’emplois salariés (2001-2014) * Selon une étude menée par le Ministère de l’Emploi et des Affaires sociales. Bilan Acquis * Insuffisances * Recommandations * 540 730 insertions avec plus de 40 % pour des contrats de droit commun et 7% des CDI •  L’impact direct du dispositif CI est positif : 75 % des chercheurs d’emploi bénéficiaires de contrats exonérés ou aidés ont réussi une insertion durable (63 % sur un CDI). •  24 % des employeurs ont déclaré que le dispositif CI les a incités à recruter plus de candidats. •  31 % des employeurs pensent que le dispositif CI leur a permis d’anticiper le recrutement. •  Absence de couverture sociale pour les bénéficiaires des CI. •  Durée trop longue pour un contrat de stage (24 + 12 mois). •  Risque d’utilisation abusive par certaines entreprises. •  Exclusion des non- diplômés. • Rémunération minimale inférieure au SMIG. •  Amélioration de la couverture sociale du CI •  Réduction de la durée du stage dans le cadre du CI. •  Diversification des mesures incitatives à l’emploi salarié sur la base d’un ciblage des différentes populations (diplômés universitaires en chômage de longue durée, non-diplômés, population à besoins spécifiques…). •  Appui à la mobilité géographique dans le cadre de l’intermédiation en emploi. 3. Programmes de promotion de l’emploi : analyse de l’existant Il s’agit de contrats de stage ou de travail exonérés et/ou aidés relatifs à l’emploi salarié, de programmes et de prestations pour l’amélioration de l’employabilité et de programmes concernant l’accompagnement des porteurs de projets d’auto-emploi. Leur mise en œuvre est assurée totalement ou partiellement par l’ANAPEC depuis sa création en 2001. •  Programmes de promotion de l’emploi salarié La promotion de l’emploi salarié par l’ANAPEC se déploie selon les termes du contrat-insertion (CI) et des contrats de droit commun (CDI et CDD) régis respectivement par la loi 16-93 et le code du travail : – en appuyant les entreprises dans le processus de recrutement (définition des compétences nécessaires pour les postes à pourvoir, sourcing des candidatures, présélection des candidatures) ; – en préparant les chercheurs d’emploi par une orientation professionnelle, une amélioration de l’employabilité et par la mise à leur disposition des offres d’emploi recueillies ; – en mettant en œuvre des programmes actifs d’emploi salarié et leur promotion, l’information et la formation des responsables du recrutement au sein des entreprises, l’instruction des dossiers du bénéfice (engagements) et le traitement des dossiers de paiement. •  Programmes d’amélioration de l’employabilité L’amélioration de l’employabilité consiste à renforcer les capacités des chercheurs d’emploi, selon leurs besoins spécifiques, sur les plans technique, comportemental et méthodique. L’ANAPEC y contribue à travers plusieurs programmes et prestations : –  la formation contractualisée pour l’emploi ; –  la formation qualifiante ; –  le dispositif d’appui aux secteurs émergents ; –  les ateliers de recherche d’emploi.
  14. 14. 13 Plan de développement 2016-2020 anapec Bilan des programmes et prestations d’amélioration de l’employabilité (2007-2014) Bilan (hors ARE) Acquis Insuffisances Recommandations 122 878 bénéficiaires •  Formation contractualisée pour l’emploi : mesure appréciée par les entreprises (adéquation des profils aux exigences du poste), avec un taux d’insertion à l’issue de la formation entre 70 % et 80 %. •  Formation qualifiante ou de reconvention : dispositif apprécié par environ 70 % des jeunes diplômés qui estiment avoir amélioré leur employabilité. •  Dispositifs d’appui aux secteurs émergents : mesure ayant conforté l’offre Maroc au niveau des ressources humaines. L’insertion est opérée avant la mise en place de la formation. •  Ne bénéficie pas aux non- diplômés. •  Faible taux d’insertion pour la formation qualifiante : entre 35 % et 45 %. •  Présence limitée aux grandes villes des opérateurs de formation de référence. •  Difficulté de mobilité des chercheurs d’emploi pour suivre la formation en dehors de leur ville de résidence. •  Difficulté de gestion des formations individuelles. •  Ouverture du programme aux non-diplômés. •  Amélioration de la mise en œuvre de la formation à la carte et de la formation qualifiante (simplification des procédures, paiement de l’encadrement des stages, gestion des formations individuelles…). •  Développement des formations partenariales pour augmenter le nombre des bénéficiaires qui reste très modeste au regard des chiffres du chômage. •  Appui à la mobilité géographique pour les bénéficiaires des formations.
  15. 15. 14 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec Répartition des créateurs de TPE selon le genre Hommes 78 % Femmes 22 % Source : ANAPEC. INDH 9 % Autre financement 5 % Autofinancement 52 % Financement Moukawalati 34 % Répartition des entreprises créées par type de financement •  Programmes d’appui à l’auto-emploi Plusieurs programmes d’appui à l’auto-emploi ont été mis en œuvre au Maroc depuis 1994, avec plus ou moins de succès. Leur évaluation a permis une amélioration continue et la naissance de nouveaux dispositifs, mais les principaux programmes restent le programme « crédit jeunes entrepreneurs et crédit jeunes promoteurs », le programme « Moukawalati » et l’actuel programme d’appui à l’auto-emploi. Globalement, entre 2007 et 2014, 6 183 TPE ont été créées, générant 16 512 emplois. La répartition de ces créations par source de financement et par genre se présente respectivement comme suit : Les principales mesures publiques d’appui à l’auto-emploi Date Programme Bilan 1994 Crédit jeunes entrepreneurs et crédit jeunes promoteurs 12 000 projets accompagnés de création d’entreprise 2006 Programme Moukawalati 3 993 TPE créées 2012 Programme auto-emploi 2 190 TPE créées Source : ANAPEC L’ouverture sur le dispositif AGR/INDH a connu, en plus de l’accompagnement des TPE (formes juridiques : SARL, SNC et personne physique), l’accompagnement en vue de la création ou du développement de 1 419  coopératives et associations.
  16. 16. 15 Plan de développement 2016-2020 anapec Une étude, menée par l’ANAPEC en 2011 sur le programme Moukawalati, a identifié particulièrement une certaine incompréhension chez les porteurs de projet quant au financement, ceux-ci estimant avoir droit à un financement bancaire une fois leur projet sélectionné par la commission régionale. Les résultats de l’étude ont été à l’origine de la refonte du programme sur la base des décisions suivantes : •  la séparation du financement et de l’accompa­gnement, pour éviter toute confusion dans les attentes des porteurs de projet et pour plus de clarté dans les objectifs des prestations offertes ; •  la reconfiguration de l’offre d’accompagnement des porteurs de projet en : – élargissant l’accompagnement à tout porteur de projet d’auto-emploi indépendamment de son niveau scolaire, du coût de l’investissement, du nombre des actionnaires ou du lieu d’implantation de l’activité (urbain ou rural), – personnalisant les prestations offertes selon les besoins et les attentes du porteur du projet (abandon du parcours standard pour tout le monde), – responsabilisant le porteur du projet par un contrat d’engagement avec le conseiller encadrant ; •  le développement de partenariats et de réseaux au niveau territorial pour une meilleure information et orientation concernant les formalités administratives et pour l’identification de plus de sources de financement.
  17. 17. 16 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec Promouvoir l’emploi productif et décent Promouvoir la création d’emplois Valoriser le capital humain Renforcer les programmes actifs d’emploi et développer l’intermédiation Développer la gouvernance du marché du travail 1. Promouvoir la création d’emplois La SNE recommande une dizaine de projets structurants organisés en quatre axes : les politiques macro­ économiques et sectorielles génératrices d’emplois, l’inclusion de la force de travail qualifié, l’appui à la transition vers la formalité et le développement des emplois de proximité. L’objectif est la création de 200 000 emplois nouveaux par an, avec l’amélioration du taux d’activité féminine et la réduction des effectifs des chômeurs et des sous-employés. 2. Valoriser le capital humain du pays Pour ce faire, la SNE s’appuie sur 8 projets structurants, répartis en trois axes : –  la valorisation de la force de travail féminine ; – l’éducation et la formation de qualité tout au long de la vie ; –  la protection sociale pour tous. Il s’agit, en liaison avec les politiques engagées par les autres organismes publics et privés concernés1 , d’engager des actions pour faciliter l’accès des femmes aux emplois, de mettre en place des dispositifs pour la formation des jeunes précocement déscolarisés, de 1. Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, le ministère du Développement social, de la Famille et de la Femme, le ministère délégué chargé de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire, le ministère de la Santé. II. PERSPECTIVES DE L’EMPLOI AU MAROC : STRATEGIE NATIONALE POUR L’EMPLOI A L’HORIZON 2025 Le diagnostic de la situation de l’emploi au Maroc montre que le développement de l’emploi requiert une démarche globale et intégrée, assurant cohérence et harmonisation entre l’économie, l’éducation et la formation, la législation du travail, les programmes actifs d’emploi et l’intermédiation. La stratégie nationale pour l’emploi (SNE) à l’horizon 2025 tend vers cette cohérence et cette harmonisation entre les différents leviers de développement de l’emploi. La stratégie nationale pour l’emploi a pour finalité la promotion de l’emploi productif et décent, articulée autour des orientations stratégiques suivantes : renforcer l’employabilité des chômeurs, de développer la formation continue au profit de toutes les catégories de travailleurs, de développer la formation alternée et la formation par apprentissage et d’améliorer l’orientation dans les établissements scolaires. Au chapitre de la protection sociale, enfin, il est proposé de consolider le Socle national de protection sociale (SPS) en couvrant par le RAMED tout le public-cible et de lever tous les dysfonctionnements, réformer et étendre les régimes d’assurance sociale (en matière d’allocations familiales et de retraite), assurer une meilleure prévention des accidents du travail et leur réparation et renforcer la médecine scolaire et universitaire. 3. Renforcer les programmes actifs d’emploi et développer l’intermédiation Pour la SNE, le renforcement des programmes actifs d’emploi et le développement de l’intermédiation passent par les projets structurants suivants : •  le renforcement et le développement des mesures incitatives à l’emploi salarié afin d’améliorer la qualité des mesures (couverture médicale et sociale, durabilité de l’insertion…), de les diversifier en tenant compte des différentes cibles (jeunes diplômés, chômeurs de longue durée, diplômés universitaires de troisième cycle en chômage, personnes en situation de handicap, personnes à bas niveau scolaire…) et d’élaborer des mesures locales en complément des mesures nationales ;
  18. 18. 17 Plan de développement 2016-2020 anapec •  le développement des dispositifs d’amélioration de l’employabilité dans le but de les élargir à tout chercheur d’emploi, de couvrir l’ensemble des compétences, notamment comportementales, et de mettre en œuvre des mesures locales et des financements territoriaux ; •  le soutien à l’auto-emploi, à travers le déploiement par l’ANAPEC d’offres d’accompagnement de qualité et sur mesure portant sur l’élaboration des plans d’affaires et l’orientation pour la réalisation des formalités administratives au démarrage de l’activité, et la mise en place, dans un cadre partenarial, d’un suivi post- création et de financements adaptés (prêt d’honneur, taux d’intérêt bonifié…) ; •  l’élargissement spatial (urbain et rural) et catégoriel des prestations en les adaptant aux chercheurs d’emploi (personnes à bas niveau scolaire, femmes inactives, personnes en situation de handicap…) et aux employeurs (TPE, professions libérales, secteurs sociaux…). Cet élargissement spatial se fera en partie dans un cadre de partenariat entre l’opérateur public (ANAPEC) et les opérateurs privés et associatifs œuvrant dans le domaine de l’intermédiation en emploi et d’appui à l’insertion dans la vie active. 4. Améliorer le cadre de la gouvernance du marché du travail Pour optimiser la promotion de l’emploi et le fonction- nement du marché du travail, la SNE recommande : •  l’ajustement du cadre réglementaire régissant la relation de travail pour protéger au mieux les travailleurs en situation précaire, faciliter l’entrée des femmes sur le marché du travail et encourager l’embauche des jeunes. Ces mesures seront étayées par le projet d’élargissement de l’IPE, sans alourdir la charge pesant sur les entreprises, et par des actions prônant la concertation, la responsabilité sociale et instituant le contrôle pour pousser les entreprises vers la formalité ; •  le développement des dispositifs d’intermédiation aussi bien publics que privés ; •  l’instauration d’une gouvernance de la promotion de l’emploi simplifiée et efficace. Des comités de gouvernance seront institués pour accompagner la mise en œuvre des orientations stratégiques de la SNE aux niveaux national, régional et local. L’harmonisation des stratégies et la complémentarité des trois comités de gouvernance se font dans une logique ascendante et descendante. Composition et missions des comités de gouvernance recommandés par la SNE Intitulé du comité Composition Missions Comité interministériel de l’emploi •  Le chef du gouvernement (président) •  Les ministères gérant les questions liées à l’économie, à l’enseignement et la formation, au développement social… •  Validation des orientations et des objectifs de la SNE pour l’emploi, en matière de création d’emploi, de valorisation du capital humain, d’efficacité des politiques actives de l’emploi ainsi qu’en matière d’intermédiation sur le marché du travail. •  Mise en place d’un plan d’action pour la SNE. •  Mise en place des mesures actives nationales pour l’emploi. •  Fixation d’objectifs pluriannuels. •  Fixation des orientations générales des contrats-programmes de l’ANAPEC. •  Evaluation des réalisations des différents programmes et mesures pour l’emploi. Comités régionaux de promotion de l’emploi •  Le wali (président) ou les présidents de région •  Les collectivités territoriales, les directions et délégations régionales des départements et établissements publics en relation avec l’économie, l’éducation-formation et l’emploi, les associations •  Elaboration de la stratégie régionale de promotion de l’emploi. •  Mise en place de mesures actives régionales. •  Mobilisation de fonds pour financer les initiatives régionales et locales. •  Subvention des fonds locaux de promotion de l’emploi. •  Mise en place de conventions (contrats-programmes) avec les directions régionales de l’ANAPEC. •  Réalisation d’études et évaluation des différents programmes. Comités provinciaux de promotion de l’emploi •  Le gouverneur (président) • Les collectivités territoriales, les directions et délégations provinciales des départements et établissements publics en relation avec l’économie, l’éducation-formation et l’emploi, les associations professionnelles, les grands employeurs, les banques, les universités, les associations œuvrant à la promotion de l’emploi… •  Déclinaison de la stratégie régionale de l’emploi au niveau local. •  Identification des services de proximité à développer. •  Mise en place de mesures actives locales pour l’emploi. •  Mise en place d’associations locales de développement de l’emploi (ALDE), chargées de la mise en œuvre des mesures locales conformément à un manuel des procédures précisant les critères d’éligibilité, les montants et les modalités de bénéfice ; l’hébergement et le secrétariat de cette association seront assurés par l’agence locale de l’ANAPEC. •  Mobilisation de fonds. •    Suivi et évaluation des différents programmes et initiatives.
  19. 19. 18 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec III. PROGRAMMES ACTIFS D’EMPLOI PROGRAMMES ACTUELS ET MESURES A DEVELOPPER 1.  Les programmes actifs d’emploi : tableau synoptique Mesures incitatives à l’employabilité Objectifs Améliorer l’employabilité du demandeur d’emploi en réduisant la distance à l’emploi par : •   le renforcement de ses capacités techniques et comportementales (life skills) et ses habilités (soft skills) ; •   l’amélioration de sa recherche d’emploi. Mesures actuelles Pistes d’amélioration •  Formation à la carte •  Formation qualifiante •   Dispositifs d’appui aux secteurs émergents •  Elargissement du bénéfice de la formation à la carte et de la formation qualifiante aux non-diplômés. •  Simplification de la mise en œuvre pour plus de réactivité avec un renforcement du contrôle. •  Rétribution de l’encadrement par l’opérateur de formation ou du stage au sein de l’entreprise. •  Prise en charge des formations individuelles par le biais du chèque- formation. Nouvelles mesures à mettre en place progressivement •  Le programme TAETTIR est un programme sur le renforcement des habiletés et l’amélioration des comportements (maîtrise des langues, communication, capacité à argumenter, rédaction de rapports, bureautique, travail en équipe, empathie…). •  Le programme de développement des capacités personnelles  vise le renforcement des habiletés et l’amélioration des comportements auprès des chercheurs d’emploi qui présentent des besoins à ce niveau, indépendamment de leur diplôme. Le développement des programmes actifs d’emploi, le choix des pistes d’amélioration et leur mise en œuvre s’appuient sur : •  les résultats et recommandations de l’évaluation des programmes mis en œuvre depuis 2006 ; •  les recommandations de la stratégie nationale pour l’emploi ; •  les meilleures pratiques observées au niveau international. Mesures incitatives à l’emploi salarié Objectifs •  Faciliter l’insertion des personnes présentant des difficultés spécifiques : jeunes sans expérience professionnelle, chômeurs de longue durée, personnes en situation de handicap, titulaires de diplômes universitaires de formation générale… •  Inciter les entreprises à majorer les recrutements de 10 à 15 % par rapport à leurs besoins (anticipation de commandes, préparation des départs à la retraite…). Mesures actuelles Pistes d’amélioration Le Contrat d’intégration professionnelle, qui repose sur le contrat- insertion, cible les diplômés universitaires de formation générale (titulaires d’une licence d’un établissement à accès ouvert) en chômage depuis plus d’une année. Il consiste à organiser à leur profit une formation en entreprise (stage) et à l’école en cas de besoin pendant six à neuf mois, avant un recrutement sur un contrat à durée indéterminée (CDI). L’entreprise perçoit une prime de 25 000 dirhams. Cette mesure nécessitera une révision pour être plus attractive, compte tenu de l’obligation du CDI.
  20. 20. 19 Plan de développement 2016-2020 anapec Nouvelles mesures à mettre en place progressivement Mesures entrant en vigueur fin 2015 Mesures dont les premières versions sont élaborées et font l’objet d’une réflexion et d’une concertation élargies •  Le Contrat-insertion amélioré avec réduction de la durée du stage à 24 mois au maximum, couverture médicale au cours du stage, prise en charge de la couverture sociale (part patronale) en cas de recrutement sur un contrat de travail et appui à l’insertion durable (engagement de l’entreprise à recruter sur un contrat de travail 60 % au minimum des stagiaires). •  Le programme TAHFIZ mis en place dans le cadre de la loi de finances 2015 ; il vise la promotion de l’emploi au sein des entreprises créées entre 2015 et 2019. •  Le Programme MOUBADARA, qui figure dans la déclaration gouvernementale pour la période 2012-2016 et est recommandé par la SNE, cible l’insertion des diplômés au sein des associations œuvrant dans les activités d’intérêt public et social. •  La prise en charge dégressive de la charge sociale sur plusieurs années, notamment pour les diplômés en chômage de longue durée. •  L’appui à l’insertion des diplômés du 3e  cycle, moyennant une formation sur des emplois-métiers porteurs et un contrat subventionné (sous forme de crédit d’impôt). •  Le développement de l’emploi dans le cadre des activités d’intérêt général au profit des chercheurs d’emploi sans qualification, sur la base d’une rémunération journalière. Mesures incitatives à l’auto-emploi Objectifs : Promouvoir la création de petites entreprises Mesures qui seront affinées et mises en œuvre progressivement •  Développer l’orientation entrepreneuriale (écoles primaires, collèges, lycées, universités…). •  Confier le suivi post-démarrage à des institutions spécialisées (PME Maroc...) et adopter des approches novatrices (mentoring, réseautage…). •  Bonifier le taux d’intérêt du crédit bancaire. •  Diversifier les sources de financement (produit spécifique à la TPE « jusqu’à 150 000,00 Dh », porté par les associations de micro-crédit (AMC)…). •   Développer le prêt d’honneur à travers la mise en place de fonds locaux. •  Développer la gestion locale de l’auto-emploi, grâce à la mise en place de comités fédérant l’ensemble des intervenants pouvant apporter une contribution (financement, locaux, exposition et promotion des productions, parrainage, constitution de banques d’activités porteuses, encadrement technique…), et la création de fonds locaux avec diversification des contributions à leur financement (fonds de promotion de l’emploi, conseils de région, collectivités locales, agences de développement, grandes entreprises, coopération internationale…).
  21. 21. 20 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec 2. Mise en œuvre des programmes actifs d’emploi Les programmes actifs d’emploi seront mis en œuvre au fur et à mesure de l’adoption des différents textes réglementaires les régissant (lois, décrets, conventions, manuels des procédures) et une fois les financements mobilisés. En vertu des missions qui lui sont confiées par la loi ayant institué sa création, l’ANAPEC est chargée de l’exécution des mesures incitatives à l’emploi salarié, celles relatives à l’amélioration de l’employabilité et celles concernant l’accompagnement des porteurs de projet d’auto-emploi pour les phases d’élaboration du plan d’affaires et du démarrage de l’entreprise. Cette exécution se fait directement par l’ANAPEC ou dans le cadre de partenariats avec les administrations et institutions concernées (Direction générale des impôts, CNSS, OFPPT, ADS, Entraide nationale, universités…). En plus des manuels des procédures et des conventions, la mise en œuvre des différents programmes actifs d’emploi sera précisée dans le contrat-programme entre l’Etat et l’ANAPEC pour la période 2016-2020. Ce contrat-programme arrêtera également les engagements de l’ANAPEC en matière de prestations et d’insertions sous leurs différentes formes (emploi salarié et auto- emploi), d’une part et, de l’autre, les engagements de l’Etat en termes de mesures d’accompagnement (ressources humaines, budgets et textes réglementaires).
  22. 22. 21 Plan de développement 2016-2020 anapec Partie 2 LE PLAN « ANAPEC 2020 » I. LA VISION « ANAPEC 2020 » La vision de l’ANAPEC pour l’emploi découle de ses missions d’opérateur public, s’appuie sur l’expérience du marché de l’emploi que l’agence a pu engranger depuis 2001 et sur les mutations socio-économiques et institutionnelles qui traversent actuellement le Royaume. Des cadres de référence stimulants Le projet ANAPEC à l’horizon 2020 a pour références : •  la Constitution de 2011, qui prône la mobilisation, à tous les niveaux de l’Etat, de tous les moyens disponibles pour un égal accès de toute citoyenne et de tout citoyen aux conditions leur permettant de jouir du droit au travail et de l’appui nécessaire pour leur recherche d’emploi ou d’auto-emploi ; •  les orientations royales en faveur du développement de l’emploi ; •  les objectifs de la SNE à l’horizon 2025 visant la création d’emplois productifs, décents et de qualité, l’insertion accrue des jeunes et des femmes au marché du travail, le renforcement de l’égalité d’accès aux emplois et la réduction des disparités territoriales de l’emploi ; •  les missions de l’ANAPEC relatives à l’employabilité, l’intermédiation, l’appui aux employeurs et aux porteurs de projet d’auto-emploi, la professionnalisation et la transparence du marché de l’emploi, ainsi que les différents plans de développement de l’ANAPEC depuis sa création. Les valeurs d’une agence en prise sur le monde de l’emploi L’équité, notamment en matière de réduction des disparités territoriales et d’égalité entre les catégories. La proximité, pour un ciblage optimal de la demande et la facilité d’accès aux services. La transparence, pour une gouvernance effective des projets et plus de redevabilité. La performance, pour un meilleur rendement et l’atteinte d’objectifs quantifiables. L’efficience, pour la rationalisation et l’optimisation de l’ensemble des ressources. La vision ANAPEC 2020 A l’horizon 2020, l’ANAPEC se veut être un service public en phase avec son environnement, résolument engagé dans la régionalisation, assurant à tout chercheur d’emploi un accompagnement de proximité à réelle valeur ajoutée lui facilitant l’accès au travail salarié ou à l’auto-emploi et fournissant un appui sur mesure aux secteurs et aux entreprises, contribuant ainsi au renforcement de la compétitivité de l’économie marocaine.
  23. 23. 22 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec Le plan de développement de l’ANAPEC vise l’amélioration de la proximité, le développement de son savoir-faire en intermédiation en emploi et le renforcement de ses capacités à même de lui permettre de fournir un service de qualité et un appui adaptés aussi bien aux chercheurs d’emploi qu’aux secteurs et aux entreprises, ouvrant l’agence sur son environnement tout en œuvrant au développement de l’auto-emploi et en privilégiant le partenariat territorial et les nouvelles niches d’emploi. Pour ce faire, la vision « Anapec 2020 » est déclinée en cinq axes de développement : Axe 1. Développer et professionnaliser l’intermédiation en emploi au Maroc. Axe 2. Déployer des offres de services adaptées et de qualité au profit de toutes les catégories de chercheurs d’emploi. Axe 3. Promouvoir les initiatives territoriales pour l’emploi et œuvrer pour le développement de l’auto-emploi. Axe 4. Développer l’ouverture de l’ANAPEC, améliorer la transparence du marché de l’emploi et assurer un appui sur mesure aux secteurs et aux entreprises. Axe 5.  Renforcer les capacités organisationnelles, managériales et professionnelles de l’agence. Il s’agit de mettre à la disposition des demandeurs d’emploi une intermédiation répondant au plus près à leurs préoccupations, sous toutes les formes et avec la qualité professionnelle nécessaire, en harmonie avec les efforts déployés par tous les intervenants dans le secteur de l’emploi. 1.  Plus d’agences ANAPEC pour un meilleur maillage du territoire Pour une meilleure proximité, le réseau des agences ANAPEC devrait compter 146 agences à fin 2020. 74 agences étant déjà en service, il reste à en ouvrir 72 sur cinq ans, dans les provinces et préfectures non encore couvertes et les grandes villes, soit 14 agences par an en moyenne. A fin 2020 et sur la base du recensement national de 2014, il y aura 88 agences de type 1 (73 sont déjà II.  LES 5 AXES DE DEVELOPPEMENT ouvertes), 35 de type 2 (dont celles de Bouznika et Azrou déjà ouvertes) et 33 de type 3. Les modalités de déploiement et les actions à entreprendre Le déploiement des nouvelles agences se fera, de préférence, en partenariat avec les collectivités locales des villes concernées, qui mettront à disposition des locaux adéquats et bien situés et des ressources humaines, éventuellement. L’aménagement ou la finalisation et l’équipement de ces locaux seront assurés par l’ANAPEC, conformément à la charte spatiale d’un standard moyen. Axe 1  Développer et professionnaliser l’intermédiation en emploi au Maroc
  24. 24. 23 Plan de développement 2016-2020 anapec Pour finaliser ce déploiement au cours de la période 2016-2020, l’ANAPEC devra : • Préparer les chartes spatiales modèles (organisation des zones professionnelles au sein de l’agence) pour les superficies de 150 m², 120 m² et 100 m². • Elaborer une programmation d’ouverture des agences, priorisant celles des chefs-lieux de province et de préfecture et celles des préfectures d’arrondissement non couvertes, suivies des agences de types 1 et 2 pour lesquelles les locaux seront mis à disposition par les collectivités locales. • Anticiper l’identification des personnels des agences à ouvrir (mutation ou recrutement) et lancer les formations d’intégration une année avant le démarrage des agences pour les nouvelles recrues. 2.  Renforcer les structures partenariales pour mieux préparer à l’employabilité Ce renforcement se fera sur la base d’une collaboration entre ces structures, et l’ANAPEC et viendra en appui au développement du réseau des agences. A l’horizon 2020, il sera procédé à l’ouverture d’une quarantaine d’espaces- emploi au sein des établissements universitaires et de formation professionnelle et des institutions émanant des différentes fondations à caractère social. Les formules arrêtées pour renforcer les structures partenariales •  Les agences universitaires L’objectif est d’ouvrir, au minimum, une agence par université, sur une base contributive avec l’ANAPEC. L’établissement met à disposition un local, d’une superficie de 60 à 100 m², avec une partie des équipements et y affecte des personnes-ressources. L’ANAPEC, pour sa part, apporte une contribution financière, affecte au minimum un conseiller en emploi et assure la formation de ces personnes-ressources. A l’horizon 2020, 12 structures partenariales devraient, au total, être opérationnelles ; celles de Rabat et de Kénitra sont déjà ouvertes, celle de Casablanca est à dynamiser, et une dizaine reste à ouvrir. Les services rendus par la structure partenariale •  Inscription dans la base de données de l’ANAPEC. •  Consultation des offres d’emploi et postulation via le site web. •  Mise à disposition d’nformations sur le marché de l’emploi, notamment sur les secteurs porteurs. •  Formation sur les techniques de recherche d’emploi (mise en valeur des savoir-faire et des compétences, organisation de la recherche d’emploi, préparation des écrits professionnels, préparation à l’entretien d’embauche et prospection par téléphone). •  Sensibilisation à l’entrepreneuriat et appui à l’auto-emploi. •  Les espaces-emploi L’objectif à l’horizon 2020 est de disposer d’une trentaine d’espaces-emploi d’une superficie comprise entre 20 et 50 m² au sein des établissements universitaires et de formation professionnelle, des institutions mises en place par les différentes fondations à caractère social (Fondation Mohammed V pour la solidarité, Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des anciens détenus…), des zones industrielles… Chaque espace-emploi sera équipé par l’ANAPEC qui y assurera également l’encadrement technique, sans affectation directe de ressources humaines (sauf dans des cas exceptionnels). Type d’agence ANAPEC Collectivité territoriale Ressources humaines Type 1 (superficie supérieure à 150 m²). Province, préfecture ou préfecture d’arrondissement ; les préfectures comptant plusieurs arrondissements (Rabat, Marrakech…) peuvent compter plusieurs agences. Un directeur et deux conseillers en emploi pour assurer le service, dans le respect du référentiel de qualité exigé. Type 2 (superficie d’environ 120 m²). Ville (municipalité) de plus de 30 000 habitants. Type 3 (superficie d’environ 100 m²). Ville (municipalité) de plus de 20 000 habitants. Typologie des agences
  25. 25. 24 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec Les actions à mener en vue du renforcement des structures partenariales • Préparer des chartes spatiales modèles (organisation des zones professionnelles au sein des espaces-emploi ou des agences « cadres ») pour les superficies de 20 m², 60 m² et 100 m². • Prospecter et mettre en place des partenariats. • Elaborer une programmation d’ouverture des espaces- emploi, en donnant la priorité aux universités et aux établissements de formation professionnelle objet de conventions de partenariat (agriculture, tourisme) et accompagnant les plans d’action des fondations à caractère social. • Anticiper l’identification des personnels des espaces- emploi de l’ANAPEC et des personnes-ressources affectées par les partenaires. •  Former les personnes mises à disposition par les partenaires sur les prestations ANAPEC à déployer. • Informer et orienter les populations concernées. 3.  Des agences mobiles pour rapprocher l’emploi du monde rural L’objectif est de faire bénéficier les populations rurales d’un service minimum de prestations : information, inscription, conseil, consultation des offres d’emploi et candidatement éventuellement, ateliers de recherche d’emploi, sensibilisation, voire appui à l’auto-emploi. Les actions à entreprendre seront les suivantes. • Elaborer une offre de services adaptée aux unités mobiles. • Elaborer une charte spatiale et organisationnelle des unités mobiles à acquérir. • Acquérir les unités mobiles : une par région en moyenne. • Identifier, sensibiliser et former les conseillers en emploi des unités mobiles. • Promouvoir les unités mobiles auprès des autorités locales et des collectivités territoriales pour bénéficier de leur appui lors des tournées. • Arrêter un dispositif de gestion des unités mobiles (objectifs, planification, réservation, utilisation, maintenance, contrôle qualité...). 4.  Le « cross canal » pour adapter l’offre ANAPEC aux attentes des jeunes demandeurs d’emploi Pour coller aux habitudes des jeunes en matière d’information, l’ANAPEC décide de développer des prestations à distance à travers le « cross-canal ». Ce dispositif permettra une synergie entre différents canaux : portail d’e-intermédiation, e-mailing et newsletters, médias sociaux, chat, mobile, centre d’appel, « SMSing » et mass médias.
  26. 26. 25 Plan de développement 2016-2020 anapec La valeur ajoutée du « cross canal » pour l’ANAPEC : • augmenter le nombre de bénéficiaires des prestations. • Renforcer la proximité des services de l’ANAPEC avec ses cibles ; • complémentarité et coordination entre les différents canaux. Les actions à entreprendre pour mettre en œuvre le « cross canal ». • Développer un système d’information permettant une meilleure communication entre les différents canaux, acquérir les équipements nécessaires et adapter la connectique. • Réorganiser le portail d’e-intermédiation pour une meilleure attractivité. •  Finaliser la formalisation des parcours/clients, sur la base de l’audit réalisé. • Développer des services à forte valeur ajoutée sur les réseaux sociaux et élargir la base des bénéficiaires des prestations via ces réseaux. • Améliorer l’efficacité et la visibilité du centre d’appel pour une meilleure qualité de service (qualité des informations et de l’orientation, meilleur temps de réponse). • Développer l’utilisation de l’application mobile pour la délivrance des prestations à distance. • Construire des partenariats cross-médias avec les opérateurs spécialisés (télévision, radio…). • Renforcer l’usage du SMSing comme moyen d’information, d’orientation et d’accompagnement. • Lancer le service de « chat » pour un contact instantané et direct à distance avec la clientèle. • Enrichir le contenu multimédia et documentaire sur les sites de partage de contenus. • Créer une agence virtuelle. • Réaliser un benchmark et une veille continus pour la mise à jour et l’amélioration régulières. 5.  Poursuivre le développement du portail de l’ANAPEC Les services et prestations en ligne de l’ANAPEC ont bénéficié d’un grand nombre d’améliorations dans le cadre des plans de développement de l’agence. Le nouveau portail d’intermédiation offre, actuellement, plusieurs services et fonctionnalités avancés répondant aux besoins des utilisateurs aussi bien en externe (front office) qu’en interne (back office). Les actions à mener concerneront l’amélioration de l’existant et le développement de nouvelles fonctionnalités. • Prendre en charge les nouvelles prestations et mesures pour l’emploi. • Améliorer les services et fonctionnalités existants au niveau des volets front office et back office. • Améliorer et mettre à jour les référentiels utilisés : emplois-métiers, diplômes, secteurs… • Enrichir les conseils sur la recherche d’emploi et l’appui au recrutement. • Poursuivre l’élargissement des services du portail à d’autres supports et langues. • Interconnecter le portail de l’ANAPEC avec les sites des partenaires. • Promouvoir le portail et poursuivre son référencement pour optimiser son positionnement dans les principaux moteurs de recherche sur internet. • Développer des fonctionnalités audiovisuelles pour les non-diplômés et les personnes à besoins spécifiques. 6.  Réduire les disparités géographiques par une régulation interrégionale plus soutenue La vision « Anapec 2020 » prévoit le développement et la structuration de la régulation régionale et interrégionale. L’objectif est de permettre aux chercheurs d’emploi issus des localités à environnement économique peu développé l’accès aux opportunités d’emploi offertes par les zones économiques plus favorables. Pour cela, la vision « Anapec 2020 » préconise les mesures stratégiques suivantes. • Réviser la procédure régissant la régulation en précisant davantage les responsabilités. • Constituer des viviers de candidats au niveau des agences bénéficiaires de la régulation. • Améliorer l’attractivité des annonces d’offres massives diffusées. • Diversifier les modes de communication sur les offres massives pour plus de candidatures. • Diversifier les canaux de sourcing : partenariats avec les associations de la société civile, les autorités et les collectivités locales. • Organiser avec les entreprises des tournées-caravanes pour la sélection des candidats.
  27. 27. 26 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec 7.  Consolider l’intermédiation à l’international Le placement à l’international constitue pour l’ANAPEC une orientation stratégique à deux titres : – offrir des opportunités supplémentaires d’insertion dans la vie active ; – permettre le développement des compétences pointues et le renforcement de l’expertise des Marocains. Fort d’une expérience avérée et d’une reconnaissance internationale, le dispositif de placement à l’international connaîtra un développement via les actions ci-après. • Consolider le positionnement de l’agence sur ses marchés traditionnels (Espagne, France…). • Pénétrer de nouveaux marchés européens, notamment le marché allemand. • Arrêter une stratégie de prospection efficace en direction des pays du Golfe, particulièrement le Qatar et les Emirats Arabes Unis, liés au Maroc par des accords et des initiatives spécifiques. • Renforcer les initiatives lancées en direction du Canada et des Etats-Unis. • Déployer une stratégie de communication à l’international, basée sur l’adaptation et le ciblage. • Prospecter auprès des investisseurs marocains les opportunités d’emploi, notamment en Afrique. • Poursuivre l’amélioration du portail de placement à l’international en diversifiant les langues. • Mettre en place une organisation orientée pays d’accueil. • Identifier les agences pouvant répondre aux secteurs à potentiel de placement à l’international. • Développer le sourcing des candidatures : diversification des canaux (portails spécialisés, journaux électroniques, réseaux sociaux…) et partenariats avec les écoles et les agences privées. • Anticiper les besoins des employeurs à travers la constitution de banques de compétences. • Poursuivre l’amélioration de la qualité de l’accompagnement des employeurs étrangers (outils de recueil et de négociation des offres d’emploi, outils de sélection…). 8.  Professionnaliser le métier de conseil en emploi et développer le partenariat public-privé Les prestations en intermédiation pour l’emploi se sont diversifiées, et les intervenants dans l’appui à l’insertion dans la vie active sont nombreux. Ces prestations doivent être adaptées et de qualité et leur délivrance faite par des professionnels, compte tenu de la problématique sensible de l’emploi. D’où la nécessité de professionnaliser le métier de conseil en emploi, surtout en l’absence de formations universitaires dans ce domaine. Pour atteindre cet objectif, les actions ci-après seront réalisées. • Définir une stratégie de partenariat public-privé en matière d’intermédiation en emploi. • Identifier les prestations pouvant être sous-traitées aux agences privées ou déployées par des associations dans un cadre partenarial. • Etablir des cahiers des charges relatifs à la sous-traitance et au partenariat. • Mettre à jour le manuel des procédures relatif à la sous- traitance des prestations aux agences privées et aux établissements de formation. • Lancer un appel à candidatures en direction des agences privées et établissements de formation et un appel à manifestation d’intérêt en direction des associations. • Assurer la formation des encadrants des prestations désignés par les soumissionnaires retenus par rapport à un référentiel des compétences. • Arrêter une procédure d’orientation des chercheurs d’emploi vers les agences privées, établissements et associations.
  28. 28. 27 Plan de développement 2016-2020 anapec Développer les prestations Améliorer la qualité des prestations •  Mettre en place une veille permanente sur les meilleures pratiques et les innovations. •  Elaborer de nouvelles prestations, notamment sur les thèmes : « utiliser l’internet et les réseaux sociaux pour la recherche d’emploi », « réussir son intégration en entreprise », « se préparer aux concours de la fonction publique », « développer son habileté relationnelle »… •  Poursuivre le développement des outils didactiques et des prestations en ligne : tests d’orientation professionnelle, tests d’auto­-évaluation (psychotechniques, langues…) et capsules sur les techniques de recherche d’emploi (CV, préparation à l’entretien d’embauche…). •  Développer une information de proximité sur les mesures, les prestations et les nouveautés sur l’emploi via le e-mailing et les sms. •  Elaborer des supports audiovisuels et des prestations pour la télévision, la radio et internet. •  Réviser et améliorer, sur la base de l’écoute client, les contenus et les durées des prestations, l’approche adoptée, les supports et outils utilisés… •  Simplifier et améliorer les procédures et modes opératoires. •  Renforcer les compétences des conseillers en emploi (andragogie, dynamique de groupe...). •  Suivre régulièrement les bénéficiaires des prestations afin d’en mesurer l’impact sur l’insertion. •  Poursuivre la réalisation d’actions de contrôle qualité et d’enquêtes de satisfaction. Pour jouer pleinement ce rôle, l’ANAPEC veillera à la mise en œuvre des actions suivantes. • Développer des partenariats avec les différents départements et organismes de formation. • Capitaliser sur les expériences antérieures et encourager la mise en place de fonds régionaux et locaux pour l’amélioration de l’employabilité. •  Faciliter l’accès à l’information via le portail de l’ANAPEC, pour tous les chercheurs d’emploi, sur les différentes opportunités de formation proposées par les partenaires. • Arrêter un mode de transmission des cartes de formation et des plannings à l’ANAPEC. • Organiser un échange de données informatiques avec les opérateurs de formation, pour une prescription en temps réel éventuellement. • Organiser des débats et des rencontres aux niveaux régional et local entre les différents acteurs pour favoriser les échanges sur les différentes thématiques de formation. Adapter les services de l’ANAPEC concerne aussi bien l’offre de services transversale que les spécificités à introduire pour chacune des catégories de chercheurs d’emploi (jeunes, diplômés, non-diplômés, chômeurs de longue durée, personnes en situation de handicap, populations rurales, bénéficiaires de l’IPE…). Une série d’actions seront entreprises par l’ANAPEC à l’horizon 2020 pour favoriser l’égalité des chances et Axe 2 Déployer des offres de services adaptées et de qualité au profit de toutes les catégories de chercheurs d’emploi offrir des prestations de qualité à toutes les catégories de chercheurs d’emploi. 1.  Développer et améliorer la qualité des prestations aux chercheurs d’emploi L’enrichissement, le développement et l’amélioration de la qualité des prestations se feront à travers la réalisation des actions présentées dans le tableau suivant : L’optimisation de la charte spatiale, de l’organisation et des prestations de l’espace-emploi se fera sur la base des enseignements tirés de l’expérience des dix dernières années. L’objectif étant l’optimisation et la réponse sur mesure aux attentes des chercheurs d’emploi. 2.  Renforcer la formation qualifiante partenariale L’amélioration de l’employabilité par une formation qualifiante permet aux chercheurs d’emploi d’acquérir les compétences, techniques et comportementales, demandées par le marché de l’emploi. L’ANAPEC ne peut répondre à toutes les attentes dans ce domaine malgré les efforts qu’elle déploie dans le cadre du programme TAEHIL.
  29. 29. 28 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec 3.  Faciliter l’accès au premier emploi pour les jeunes diplômés Qu’ils soient diplômés ou non, les jeunes ont plus de difficultés à trouver un emploi, par manque d’expérience. Très souvent, ils sont mal informés sur les opportunités du marché du travail et sur les mesures d’emploi et font par conséquent face à des pratiques de recrutement favorisant les plus expérimentés. La grande majorité des programmes actifs d’emploi déployés par l’ANAPEC sont destinés aux jeunes diplômés qui constituent, d’ailleurs, la grande partie des bénéficiaires des prestations de l’agence. L’objectif de ces programmes et prestations est de leur faciliter l’accès au premier emploi. • Sensibiliser sur l’importance d’une orientation scolaire et professionnelle adéquate des jeunes. • Anticiper la préparation des jeunes au marché du travail via des partenariats avec les universités et les établissements de formation (modules spécifiques, espaces-emploi…). • Sensibiliser les institutions de formation et les associations professionnelles sur l’importance des stages en entreprise et de l’apprentissage par alternance. • Renforcer et améliorer l’accès aux informations sur le marché du travail et les opportunités offertes par l’économie marocaine. • Développer les prestations de recherche d’emploi via différents canaux (agence, espaces-emploi, à distance) pour le bénéfice d’un maximum de jeunes. • Conclure des partenariats avec les cabinets d’intérim pour des stages au profit des jeunes. • Poursuivre l’amélioration des contrats-insertion qui vise la première expérience professionnelle. • Assurer une veille à l’international et proposer au gouvernement des mesures incitatives au profit des jeunes, adaptées à la situation et aux spécificités du Maroc. 4.  Mettre en place une offre de services adaptée aux populations rurales L’emploi rural reste dominé par le secteur agricole, très fragile du fait de la dominance d’une agriculture pluviale et de subsistance. Son traitement nécessite donc une approche basée sur le développement local et une offre de services spécifique. Pour mieux intégrer les populations rurales au marché de l’emploi, l’ANAPEC compte déployer les actions suivantes. • Adapter et enrichir les outils d’intermédiation en emploi au regard des attentes et des spécificités des populations rurales. • Mettre en place des programmes-pilotes d’amélioration de l’employabilité, en concertation avec les employeurs potentiels et en partenariat avec les établissements de formation (agriculture, artisanat, tourisme) et les associations œuvrant au niveau local. • Encourager le passage au secteur formel, via des partenariats avec les exploitations agricoles. • Mettre en place des prestations d’évaluation des acquis de l‘expérience en partenariat avec les ministères concernés, pour valoriser les compétences et augmenter les chances d’insertion. • Créer des cellules d’accompagnement à l’auto-emploi, en collaboration avec les associations locales et en partenariat avec les ministères chargés des secteurs à forte présence rurale : tourisme (gites ruraux...), agriculture, artisanat, énergie (solaire…). 5.  Assurer une meilleure préparation des candidats à l’émigration économique Les Marocains du monde sont des ambassadeurs du Royaume. Leur réussite aussi bien sur le plan professionnel que comportemental ne peut que renforcer le positionnement du Maroc sur les marchés d’emploi
  30. 30. 29 Plan de développement 2016-2020 anapec internationaux. Leur assurer une meilleure préparation contribuera fortement à cet objectif. Forte d’une offre de services en direction de cette population qui ne cesse de s’enrichir et de s’améliorer, l’ANAPEC veillera, au cours des prochaines années, à réaliser les actions suivantes. • Anticiper la préparation technique des candidats à l’émigration, dans des cadres partenariaux clairs, aussi bien avec les institutions marocaines de formation que les employeurs potentiels. • Inciter les candidats à l’émigration à la maîtrise des langues, particulièrement l’anglais. • Adapter la mesure « formation à la carte » aux spécificités du marché d’emploi international. • Développer la préparation à l’intégration dans le pays d’accueil, en poursuivant et en améliorant les prestations intitulées « vivre et travailler dans un pays déterminé ». • Renforcer l’information sur les conditions salariales et de travail dans les pays d’émigration. 6.  Contribuer à l’amélioration de l’activité féminine Le taux d’activité féminine est de 22 % au niveau national et de moins de 14 % en milieu urbain, l’un des plus faibles au monde. La population féminine active reste également peu qualifiée et sous-employée ; elle exerce principalement dans des filières souvent moins bien rémunérées et souffre du chômage beaucoup plus que la population active masculine. L’amélioration du taux d’activité féminine nécessite un programme global, intégré et consensuel, avec la mobilisation de toutes les parties. La contribution de l’ANAPEC se fera avec les actions ci-après. • Développer l’information des femmes sur les opportunités et les exigences du marché de l’emploi. • Intégrer l’approche genre dans toutes les prestations, outils et supports de communication. • Renforcer le partenariat avec les associations œuvrant pour la promotion de l’approche genre. • Promouvoir l’autonomie des femmes, via la création d’activités, par un appui à l’auto-emploi. • Renforcer les capacités des acteurs de la société civile par la mise à leur disposition d’informations sur le marché du travail et sur les opportunités d’emploi et de formation. •  Former, dans le cadre de partenariats, les personnes- ressources des associations sur les prestations de l’ANAPEC et développer leurs compétences par un coaching dans l’action. • Renforcer la participation de l’ANAPEC aux projets de coopération internationale visant la promotion de l’emploi des femmes. 7.  Développer l’employabilité des diplômés en chômage de longue durée Le chômage de plus d’une année touche 60 % des personnes à la recherche d’un emploi. Ce taux est encore plus élevé chez les diplômés. Cette catégorie constitue une cible prioritaire au Maroc. L’ANAPEC compte renforcer et enrichir ses prestations en direction de cette population par les actions suivantes. • Améliorer l’orientation, via des outils administrés en direct et à distance, vers les emplois-métiers correspondant au mieux aux centres d’intérêt des diplômés, à leurs capacités et aux opportunités offertes par le marché du travail, à travers la réalisation d’inventaires des compétences et habiletés acquises à l’université et à travers d’autres activités, l’identification des emplois- métiers leur correspondant le plus en se basant sur le répertoire des emplois et métiers et celui des emplois et compétences. • Développer la formation qualifiante et de reconversion pour préparer les bénéficiaires à occuper des emplois- métiers porteurs correspondant à leurs prédispositions, moyennant le renforcement du processus de régionalisation et l’information sur les formations mises en œuvre par différentes institutions avec orientation vers ces formations, dans le cadre de partenariats. • Mettre en place un pack formation « langues – bureautique – communication » et plus généralement sur les soft skills. • Dynamiser le contrat d’intégration professionnelle et proposer des mesures permettant de le rendre plus attractif pour les employeurs. • Mettre en œuvre ou contribuer à la mise en œuvre de mesures incitatives et d’initiatives adressées à cette population. • Développer les compétences des conseillers en matière d’accompagnement personnalisé.
  31. 31. 30 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec 8.  Mettre en place une offre de services adaptée aux personnes à bas niveau scolaire ou non diplômées Pour cibler cette population, l’ANAPEC a procédé : • A leur catégorisation en croisant : – Le niveau d’éducation et de maîtrise des savoirs de base : niveau lycée (sans bac et sans diplôme de formation professionnelle), niveau collège, niveau correspondant à la 4e  année du primaire au minimum et niveau allant des analphabètes à ceux qui n’ont pas atteint la 4e année du primaire. – L’expérience : significative dans au moins un emploi- métier, sans expérience mais avec une première idée du projet professionnel, sans expérience et sans projet mais souhaitant travailler. Ce « profilage » peut être enrichi par la prise en compte des différentes aptitudes ou compétences détenues, notamment les compétences comportementales et les soft skills, les aptitudes physiques et le critère de l’âge. • Des études sur leurs besoins et attentes qui, en plus de l’accès rapide à un emploi, sont axées sur l’information, l’orientation, la formation et la validation des acquis de l’expérience. • Des entretiens avec un premier échantillon d’employeurs sur la question du recrutement des non-diplômés, qui mettent l’accent sur la qualité de la présélection et la préparation des candidats pour mieux intégrer le monde de l’entreprise. A partir du profilage et des études réalisées, l’ANAPEC compte mettre en œuvre des offres de services portant sur l’intermédiation, l’appui à l’auto-emploi et la formation qualifiante. • Adapter et simplifier l’accès aux services d’information et d’orientation dans l’espace-emploi. • Concevoir et déployer des prestations visant à mieux appréhender le monde de l’entreprise. • Informer sur les emplois-métiers porteurs, via des capsules vidéo et une documentation simplifiée décrivant les emplois-métiers en termes d’activité et de compétence. • Développer des entretiens de profilage en individuel ou en collectif permettant : – d’établir un diagnostic de base sur les capacités et compétences possédées en se basant sur une grille de croisement des critères cités ci-dessus ; –  de rapprocher les résultats du diagnostic des pré- requis des cibles professionnelles correspondant à l’orientation adéquate ; –  d’identifier les actions d’information, de conseil, d’orientation et/ou de formation professionnelle qu’il convient d’engager au préalable lorsque le profil s’avère trop éloigné des cibles arrêtées. • Mettre en place une prestation d’évaluation en milieu de travail ou l’orientation vers des dispositifs d’évaluation des compétences pour valoriser les acquis de l’expérience, • Conclure des partenariats permettant d’informer et d’orienter vers les structures offrant des formations sur les savoirs de base « lecture, écriture et calcul », les soft skills ou permettant d’acquérir des compétences relatives à des emplois-métiers, notamment par apprentissage. • Orienter les personnes ayant des prédispositions entrepreneuriales vers l’auto-emploi, en informant sur les différents dispositifs existants (AGR/INDH, plateformes…). • Organiser l’appui pour candidater aux offres d’emploi via le portail de l’ANAPEC. •  Former les conseillers en emploi à l’encadrement de la population des non-diplômés. La mise en place de ces offres de services sera progressive. Six sites expérimentaux ont été identifiés.
  32. 32. 31 Plan de développement 2016-2020 anapec 9.  Assurer un accompagnement de proximité aux bénéficiaires de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE) Depuis 2014, un dispositif d’accompagnement des bénéficiaires de l’IPE met à contribution la CNSS pour le versement d’une indemnité, l’OFPPT pour la formation et l’ANAPEC pour l’appui à la recherche d’emploi. Pour appuyer l’insertion des bénéficiaires de l’IPE, l’ANAPEC réalisera les actions suivantes. • Améliorer le dispositif d’accompagnement en partenariat avec la CNSS et l’OFPPT. •  Mettre en place un échange en ligne avec l’OFPPT pour la prise en charge des candidats à qui une formation qualifiante est prescrite à l’issue de l’entretien avec le conseiller en emploi. • Améliorer la qualité des données personnelles recueillies lors de l’inscription (lieu de résidence, numéro de téléphone, adresse mail…), en vue de les affecter aux agences ANAPEC les plus proches et de proposer aux bénéficiaires de l’IPE des services par téléphone et par mail. • Lancer une page en ligne dédiée à l’information et à l’orientation de cette population. • Prospecter la voie de l’auto-emploi pour ceux qui en ont les prédispositions et la motivation. 10.  Mettre en œuvre une offre de services adaptée aux immigrés en situation régulière Depuis 2014, l’ANAPEC développe, dans le cadre du projet Sharaka, une offre de services spécifiques au profit des immigrés en situation régulière en développant ses prestations et en formant ses conseillers en emploi sur l’empathie, l’interculturalité et la communication. Le déploiement de cette offre de services sera lancé fin 2015 dans 5 villes-pilotes connaissant une forte présence de cette population. L’ANAPEC a décidé de développer cette offre spécifique à travers les actions suivantes. • Adapter et enrichir les prestations en langues arabe et française, notamment les ateliers de recherche d’emploi (supports pédagogiques tenant compte des aspects multiculturels…). • Dresser une cartographie des associations actives dans l’accompagnement des immigrés. • mettre en place un partenariat opérationnel avec ces associations, à travers des procédures claires sur la délivrance des prestations et un échange d’informations ; • créer dans le portail de l’ANAPEC une page web dédiée à cette population. • développer des applications mobiles adaptées aux spécificités de cette population, en réponse à la préférence qu’elle a exprimée pour ce canal. • poursuivre le renforcement des compétences des conseillers en emploi et des personnes-ressources des associations sur la communication, l’écoute, l’empathie et l’interculturalité.
  33. 33. 32 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec 11.  Prendre en charge les personnes en situation de handicap en déployant une offre de services spécifique dans un cadre partenarial Le chercheur d’emploi en situation de handicap a besoin d’un accompagnement particulier qui passe par la sensibilisation et la formation de conseillers en emploi référents, l’amélioration de son employabilité, la mise en place de mesures incitatives et, surtout, la conjugaison des efforts de plusieurs intervenants incluant l’ANAPEC dans des cadres partenariaux (Entraide nationale, associations de la société civile…). Pour contribuer à l’insertion dans la vie active des personnes en situation de handicap, l’ANAPEC procédera, dans un cadre partenarial, à ce qui suit. • Conclure des partenariats avec les ministères et les institutions œuvrant dans l’appui à l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap (Entraide nationale, ADS…). • Réaliser une étude sur les emplois-métiers porteurs et les idées de projets d’auto-emploi pour chaque type de handicap et identifier les éventuelles entraves. • Informer les entreprises, à l’occasion de la prospection et des séminaires, sur les dispositifs d’encouragement à l’emploi des personnes en situation de handicap. • Identifier les points d’adaptation de l’offre de services de l’ANAPEC, pour chaque catégorie, et développer en cas de besoin des prestations spécifiques. • Développer des outils d’accompagnement, des guides simplifiés, des supports didactiques (capsule, spot avec langue des signes, vocalisation des pages web…). • Dresser dans chaque région une liste des associations actives dans le domaine de l’appui à l’insertion des personnes en situation de handicap. • Renforcer, sur la base de partenariats, les capacités des associations en matière d’appui à cette population. • Assurer l’évaluation et le suivi continus des offres de services et procéder régulièrement aux réajustements et améliorations. Axe 3 Promouvoir les initiatives territoriales pour l’emploi et œuvrer au développement de l’auto-emploi Dans le contexte de la régionalisation avancée, les acteurs régionaux et locaux sont appelés à élaborer des stratégies territoriales valorisantes axées sur le développement économique et social favorisant la promotion de l’emploi. Les régions seront également appelées à concilier les dispositifs nationaux d’appui à l’emploi et les préoccupations locales à travers une adaptation, voire des dispositifs territoriaux complémentaires. Les différents dispositifs territoriaux pour l’emploi devront être pilotés par des comités régionaux ou locaux de l’emploi. En attendant un cadre réglementaire en harmonie avec la régionalisation avancée, des versions transitoires peuvent être adoptées. 1.  Réaliser des diagnostics territoriaux partagés Un projet de développement territorial réussi passe par un diagnostic porté et partagé par toutes les parties prenantes1 . Ce diagnostic doit prendre en considération les richesses et atouts naturels, les potentialités économiques, le profil des habitants, les besoins en infrastructures et en services de proximité et aussi les aspirations des populations. Il permet également d’identifier les marges d’évolution de la région et de les traduire en projets, permettant un développement aussi bien économique que social. L’ANAPEC a développé une première génération d’outils et d’approches de diagnostic, pour outiller les 1. Autorités et collectivités locales, chambres professionnelles, ministères, associations, instituts de formation, agences de développement et services publics d’emploi.
  34. 34. 33 Plan de développement 2016-2020 anapec agences régionales et locales dans l’élaboration de leurs plans d’action triennaux. Elle s’est également engagée activement dans des projets de coopération basés sur des diagnostics, notamment le projet de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural. La contribution de l’ANAPEC se fera à travers les actions ci-après. •  Finaliser une méthodologie et des outils avec l’appui de la coopération internationale. • Constituer et former une équipe de spécialistes dans les diagnostics territoriaux. • Elaborer des programmes de sensibilisation et de formation au profit des directeurs d’agence, des conseillers en emploi et des acteurs territoriaux. • Inciter à la constitution de comités territoriaux chargés, notamment, des diagnostics territoriaux aux fins de projets de développement favorisant l’emploi et la création d’activités. • Assurer la sensibilisation et la formation des membres de ces comités territoriaux. • Contribuer, voire animer, la réalisation des diagnostics territoriaux. 2.  Assurer une veille sur les activités porteuses et les niches d’emploi L’ANAPEC doit compléter le dispositif régional de veille mis en place il y a 8 ans, permettant d’identifier les besoins en ressources humaines sur une échéance de 18 à 24 mois, pour couvrir plus de secteurs, toucher les niches d’emploi salarié et identifier les activités porteuses d’auto-emploi au niveau du territoire. Certaines initiatives-pilotes ont été menées sur deux ou trois territoires. Elles ont besoin d’être formalisées et enrichies avant une généralisation progressive. Au cours des prochaines années, les actions ci-après seront réalisées en matière de veille sur les activités porteuses et les niches d’emploi. • Elaborer une approche et des outils de veille spécifiques aux activités porteuses de création de petites entreprises ou de coopératives et compléter les outils de veille prospective annuelle pour prendre en charge les niches d’emploi salarié. • Réaliser des opérations de veille sur les niches d’emploi salarié, en complément de la veille prospective, ainsi qu’une veille périodique sur les activités porteuses d’auto-emploi. • Constituer des comités territoriaux chargés du pilotage des différentes veilles, en adaptant leur composition aux spécificités de chaque territoire. • Constituer des banques de projets d’activités porteuses d’auto-emploi et en informer les candidats à l’entrepreneuriat (portail, appels à projets, entretiens avec les conseillers ou ateliers…). • Organiser des actions de sensibilisation et de formation au profit des directeurs d’agence, des conseillers en emploi et des acteurs territoriaux concernés. 3.  Œuvrer au développement des services de proximité Les services de proximité ou les activités d’intérêt public et social constituent un important gisement d’emplois : •  activités ou services pour les diplômés : préscolaire, école de deuxième chance, enseignement des langues, culture et sport, conseil en agriculture, assistance aux personnes âgées ou en situation de handicap… ; •  activités d’intérêt général pour les non-diplômés : propreté, espaces verts, plantation d’arbres, embellissement d’artères et d’édifices publics et communaux… La contribution de l’ANAPEC se fera à travers les actions suivantes. • Animer l’identification des besoins en services de proximité, en partenariat avec les parties concernées : Education nationale, Culture, Jeunesse et Sports, Agriculture, Entraide nationale… • Identifier les mesures d’appui des ministères, autorités et collectivités locales, agences de développement (locaux, subventions, agrément, formation et assistance technique…). • Elaborer des plans d’affaires types pour chacune des activités et déterminer le seuil de rentabilité pour le cas de l’auto-emploi. • Arrêter un dispositif pour la sélection, la formation et l’accompagnement des candidats désirant créer des entreprises ou des coopératives dans les activités de services de proximité. • Mettre en œuvre les mesures incitatives pouvant être décidées à ce niveau : Moubadara, développement de l’emploi dans les activités d’intérêt public via des associations… 4.  Mettre en place des programmes territoriaux d’appui à l’emploi Les différents diagnostics et veilles territoriaux permettraient d’identifier les opportunités de création d’emplois salariés et indépendants et, en fonction du profil des ressources humaines du territoire, de mettre en place des programmes d’appui à l’emploi dans le cadre de comités territoriaux. Des expériences-pilotes ont été menées dans le cadre des initiatives locales pour l’emploi ; elles ont besoin d’être structurées et appuyées par des financements d’appoint. Dans ce cadre, l’ANAPEC veillera à la mise en œuvre des actions ci-après.
  35. 35. 34 Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences anapec • Sensibiliser à l’intérêt des partenariats locaux autour de programmes territoriaux en se basant sur les expériences. • Œuvrer à la mise en place de comités provinciaux chargés de la promotion de l’emploi et de fonds locaux d’emploi. • Sensibiliser à l’intérêt des mesures locales d’emploi : appui à l’auto-emploi « prêt d’honneur, fonds d’amorçage... », appui à la mobilité géographique, formation qualifiante pour les non-diplômés, contrats aidés pour le développement des services de proximité… •  Concevoir des packs sur les mesures locales (description/ mesure, manuel des procédures...). • Assurer la formation et l’accompagnement à la mise en œuvre des initiatives locales. • Contribuer, voire animer, l’élaboration de programmes territoriaux d’appui à l’emploi. 5.  Déployer un accompagnement sur mesure de qualité aux porteurs de projets d’auto-emploi Suite à différents diagnostics et évaluations, l’ANAPEC a reconfiguré son offre d’accompagnement des porteurs de projets d’auto-emploi. A l’avenir, l’attention devrait être portée sur les aspects qualitatifs et les spécificités des différentes cibles. Pour ce faire, les actions suivantes seront entreprises. • Adapter la pédagogie d’accompagnement, les guides et la langue des supports aux différentes cibles de porteurs de projets. • Développer une offre de services au profit des porteurs de projets d’auto-emploi à bas niveau de scolarisation ou non scolarisés (outils audiovisuels d’information et de formation adaptés). • Réaliser des ateliers d’initiation aux bases de la gestion d’entreprise. • Développer un kit d’information sur les sources de financement dédié à l’appui à l’auto emploi. • Assurer une veille sur les différentes réglementations (auto-entrepreneur…), les activités nécessitant des autorisations spécifiques, notamment par la mise en place de cellules de veille juridique et documentaire au niveau des régions. • Renforcer le suivi des porteurs de projets à travers un contact régulier. • Réaliser des actions de contrôle qualité et d’étude de satisfaction et opérer les réajustements et les améliorations nécessaires. 6.  Mettre en place un dispositif d’accompagnement à distance en auto-emploi La majorité des porteurs de projet d’auto-emploi ont déjà une expérience professionnelle ou exercent une activité au moment d’élaborer leur plan d’affaires et d’accomplir les différentes formalités. Cette situation Business

×