©no.00052966-1 A.d. Sorel, 2013
1 Le chéri
Etendu sur son lit, Adrien attendait que sa mère rentre du travail. Elle
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avait peur de son père, il avait peur de passer devant lui, peur de son regard
noir de meurtrier.
Mais il avait faim. Il a...
 Pff tu n’en fais qu’à ta tête tu vas encore créer une “crise”.
C'était comme cela qu'ils avaient qualifié les régulières...
— Bon très bien.
— Tu diras à ton «chéri» de remettre la poignée de la porte du cellier!
interrompit son père. Le ton de c...
— Din mouk arrête de gueuler comme ça, les voisins vont entendre,
ordonna son père d’une voix plus basse.
— Haha! Tu me fa...
— Mais j’allais le faire, rétorqua Adrien.
— C’est ça et pourquoi tu ne l’as pas fait avant? Il n’y aurait pas eu toutes
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— Comment ça?… ah oui il l’a mise à l’envers.
— Il fait exprès pour me provoquer!
— Oui mais c’est pas nouveau.
— Comment ...
— T'as entendu tu dégages de chez moi! rugit-il.
Son père tourna de nouveau la poignée mais cette fois-ci la pression sur ...
— Bonjour monsieur, Bonjour madame dit le policier toujours aussi
cordialement.
— On nous a appelé dit une femme d’un ton ...
— C'est là, indiqua sa sœur.
Les pas des policiers s’avancèrent jusqu’à sa chambre. Leurs chaussures
couinaient et une mai...
— Bon alors monsieur on a parlé avec votre fils et il est d’accord, dit le
policier.
— Cependant nous voudrions vous propo...
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Chapitre1jeunessesglorieuses

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Les débuts de l'aventure d'Adrien.

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Chapitre1jeunessesglorieuses

  1. 1. ©no.00052966-1 A.d. Sorel, 2013 1 Le chéri Etendu sur son lit, Adrien attendait que sa mère rentre du travail. Elle travaillait dans l’administration de l’hôpital et rentrait vers 18h, heure à laquelle Adrien devait aller promener leur chien. Un adorable yorkshire de deux ans qui s’appelait Max. Il attendait qu’elle rentre car il n’osait pas descendre au rez-de-chaussée en son absence à cause de son père qui était là. Son père était toujours à la maison. En effet, il était informaticien et travaillait la plupart du temps à son domicile au grand dam d’Adrien. Il s’installait toujours sur la grande table du salon accompagné de sa radio à fond. Le salon étant la pièce centrale de la maison, il pouvait ainsi contrôler toutes les allées et venues de ses occupants mais aussi ceux de l’extérieur. Il adorait espionner les voisins comme le lui reprochait sa fidèle épouse. Il savait donc tout de ses voisins, enfin, c’est-ce qu’il croyait. Quoiqu’il en soit; pour aller promener Max, il fallait aller dans le cellier et cette pièce était parallèle à la cuisine, elle-même perpendiculaire au salon. Si Adrien voulait sortir, il était donc inévitable qu’il passe devant son père. Chose qu’Adrien détestait. Pourquoi? Son père n’était pas quelqu’un d’effrayant à première vue. Il n’était pas très grand et mince. Hors de la maison, il était même plutôt apprécié. Il était souriant, s’intéressait aux autres et serviable. Cependant dans sa maison il était différent. Il y menait une politique de répression. Chaque parole, chaque geste devaient être contrôlés sous peine de remarques blessantes ou de coups de ceinture. A tel point qu’Adrien avait perdu toute confiance en lui devant son père. Adrien
  2. 2. avait peur de son père, il avait peur de passer devant lui, peur de son regard noir de meurtrier. Mais il avait faim. Il avait toujours eu l’habitude de prendre un encas en fin d’après-midi, or les gâteaux se trouvaient dans le placard de la cuisine. Il était donc impossible qu’Adrien en prenne sans que son père le sache d’autant plus que la porte de ce placard grinçait horriblement. Quand Adrien ouvrirait la porte du placard et trifouillerait hâtivement les paquets de gâteaux achetés par sa tendre mère, une remarque désobligeante s’échapperait de la bouche de son père telle un ruminement. Son père n’arrêtait pas de dire «pense qu’à la bouffe». Il y avait beau ne pas y avoir de sujet dans cette phrase, Adrien savait très bien qu’elle lui était destinée. Pour lui c’était difficile car il en était venu à se sentir coupable de manger. Il n’était pourtant pas gros bien au contraire même. D'autant plus qu'il ressentait un sentiment d’injustice car c’était plutôt son père qui ne «pensait qu’à la bouffe» puisqu’il passait son temps à dire cette phrase et à regarder ce qu’il y avait dans le réfrigérateur. Adrien attendait donc, affamé et faible que sa mère rentre. Il se sentait mieux quand elle était là, non pas parce qu’elle le protégerait, mais plutôt parce qu’elle faisait une sorte de diversion. En effet, l’esprit de son père serait tourné vers elle. Ce serait à elle d’être contrôlée. Adrien regarda l’heure sur son réveil électronique : il était 17h56. Il était un peu anxieux par le retard de sa mère. A chaque fois qu’elle rentrait “en retard” selon son père, cela se terminait mal. Elle avait le droit à une scène d’insultes et de portes qui claquent violemment. Adrien regarda encore l’heure, il était 18h04. Sa grande sœur Lydia passa devant sa chambre un livre à la main. — Qu’est-ce que tu fous? lui demanda-t-elle agressivement. — Comment ça? — Comment ça? répéta-t-elle d’un ton méprisant. Je te rappelle que tu dois sortir le chien à 18h00! — Je vais le faire, laisse-moi tranquille, se défendit Adrien en allant pousser la porte de sa chambre.
  3. 3.  Pff tu n’en fais qu’à ta tête tu vas encore créer une “crise”. C'était comme cela qu'ils avaient qualifié les régulières sautes d'humeur de leur père. Adrien retourna s’étendre sur son lit et tendit l’oreille pour surveiller l’arrivée de sa mère. Il entendit des pas lourds sur le parquet de la chambre de Hanna, sa sœur de dix ans. Des tiroirs claquèrent puis un autre claquement retentit mais cette fois-ci sourd et venant de l’extérieur. Ca y est! C’est le signal pensa Adrien, la voiture de sa mère était là. Il entendit les chaussures à talon de sa mère s’approcher de la porte d’entrée puis la vieille sonnette stridente sonna. Des tiroirs claquèrent encore un court moment dans la pièce à coté. — Il glande toute la journée et il peut pas aller ouvrir? râla sa grande sœur. Des pas se précipitèrent dans l’escalier qui craqua bruyamment . Le verrou coulissa dans un couinement et des pas remontèrent rapidement l’escalier. Adrien alla s’asseoir sur la vieille moquette bleue derrière la porte pour mieux écouter ce qu'il se passait en bas. — Un vrai bunker ici et personne peut venir m’ouvrir, commenta sa mère d’un ton enjoué. Ses talons claquèrent encore un peu et cessèrent brusquement de faire du bruit comme pour laisser la parole à la radio. — Bonjour Hanna! salua sa mère avec gaité. La radio s’arrêta. — Salut, répondit Hanna sèchement. — C’était bien l’école aujourd’hui? — Oui.
  4. 4. — Bon très bien. — Tu diras à ton «chéri» de remettre la poignée de la porte du cellier! interrompit son père. Le ton de ces paroles interpella Adrien. Non pas à cause du mot «chéri» qui avait été appuyé d’une manière méprisante mais parce qu’il s’agissait d’un ordre. Mince je ne l’ai pas remise! songea Adrien. La porte du cellier était cassée depuis déjà au moins six mois, et la seule façon de la fermer maintenant était d'emmener la poignée avec soi. Comme chaque fois que quelque-chose était cassée dans cette maison, son père la laissait dépérir comme une punition, persuadé que quelqu'un l'avait cassée par négligence alors qu'il s'agissait d'usure naturelle. Adrien entrouvrit la porte de sa chambre pour mieux entendre et vit sa sœur en train d’écouter aussi à l’entrée de la sienne. Elle le regarda et tendit les mains en faisant la mou en signe d’évidence. — Fermes-là, chuchota Adrien agacé. Sa sœur fit mine de l’ignorer, elle avait le don de savoir comment l’énerver. La voix harmonieuse de sa mère reprit en bas. — Tu peux pas lui dire toi-même? — Nal din mouk*, elle va faire la pute dehors et elle défend toujours son chéri, reprit son père avec dédain. (maudite soit la religion de ta mère) — Mais c’est vrai pourquoi t’attends que je rentre pour me dire ça? — Kharba*. (pute) — «Craba», «craba» tu sais dire que ça. — Me cherche pas là, tu sais quand je vais te choper tu vas le regretter, menaça son père. — Bon Adrien viens remettre la poignée du cellier! cria sa mère. Adrien ne bougea pas, trop effrayé.
  5. 5. — Din mouk arrête de gueuler comme ça, les voisins vont entendre, ordonna son père d’une voix plus basse. — Haha! Tu me fais rire comme s’ils n’étaient pas au courant! rétorqua sa mère avec ironie. Adrien entendit des pas précipités. — Mais lâche moi! s'écria sa mère. — Arrête papa, arrête papa, s'affola Hanna. Un bruit de verre cassé retentit. — Tu dis à ton petit chéri de remettre la poignée! dit son père avec véhémence. — Arrête papa, arrête papa, supplia Hanna. Adrien n’entendit plus rien pendant quelques secondes puis des pieds trainèrent et une porte cogna violement. — Tu vois tu crées que des problèmes, chuchota Lydia à son attention. Des pas pesants et rapides montèrent l’escalier et sa sœur poussa vivement la porte de sa chambre. Adrien courut s’asseoir sur son lit à pas de loup, pour qu'on ne l'entende pas. Sa mère s'arrêta devant sa chambre. — Mais qu’est-ce que t’attends? Va remettre la poignée. Adrien se leva précipitamment, attrapa la poignée sur son bureau et dévala l’escalier en signe d'obéissance. Au passage, il donna une caresse au chien, prit un petit sachet de gâteaux qu’il glissa dans la poche de son jogging -en ouvrant rapidement la porte du placard pour qu’elle grince le moins possible- puis remonta. Sa mère était dans la chambre de Hanna. — Le chien est sorti? questionna sa mère sans même se retourner. — Non! cria Lydia à travers sa porte de chambre. — Bon je vais le sortir.
  6. 6. — Mais j’allais le faire, rétorqua Adrien. — C’est ça et pourquoi tu ne l’as pas fait avant? Il n’y aurait pas eu toutes ces histoires. — Mais la poignée de la porte j’allais la remettre au moment où j’allais sortir le chien. — Bon arrête, coupa sa mère agacée. Adrien retourna dans sa chambre et ferma sa porte. Il attendit d’entendre les glapissements joyeux de Max puis la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer avant de commencer à manger. Pour éviter de faire du bruit il ouvrit le sachet de gâteaux sous sa couette. Quinze minutes plus tard, Adrien entendit un couinement du chien dans l’entrée. Il se précipita pour entrouvrir sa porte, celle de sa sœur était close. La porte du bureau de son père s’ouvrit et ses pieds trainèrent jusque dans la cuisine. — DIN MOUK ! hurla son père. — Qu’est-ce qu’il y a encore? demanda sa mère. — Ton fils! s'étrangla t-il comme s'il sagissait d'un bonbon extrêmement amer. — C’est ton fils aussi! — Kharba, viens voir! Adrien entendit les pas de sa mère s'éloigner vers le cellier. — Quoi? redemanda-t-elle. — Regarde! s'enflamma son père. — Je vois rien moi. — La poignée il l’a mise à l’envers!
  7. 7. — Comment ça?… ah oui il l’a mise à l’envers. — Il fait exprès pour me provoquer! — Oui mais c’est pas nouveau. — Comment ça c’est pas nouveau? Je veux pas! explosa-t-il. — Tu veux pas mais ce n'est pas ça qui va le faire changer, il n’arrêtera pas rétorqua-t-elle. — J’ai dit je veux pas! — Alors qu’est-ce qu’on fait? — Et bah il dégage de chez moi! s’époumona son père comme s’il s’agissait d’une évidence. — Mais il a nulle part où aller! — J’en ai rien a foutre, il sort de chez moi! Il sort de chez moi!! Un choc violent fit trembler le mur. — Ok, ok! ok! Il sort de chez toi, pas la peine de tout casser! s’exclama sa mère effrayée. — Il part maintenant! Des pas vifs montèrent l’escalier. Adrien se mit derrière la porte de sa chambre, assis les pieds contre la bibliothèque pour bloquer son ouverture. Quelqu’un tenta d’ouvrir la porte mais elle resta close. C'était la première fois qu'il se revoltait. — Tu vois je t'avais prévenu. Tu n'en as fais qu'à ta tête pendant toutes ces années. A faire le clown en classe, à ne rien faire à la maison à part me provoquer. Tu penses qu'à bouffer et chier. Et bien voilà, tu as tout gagné. Tu es un zéro, tu n'arriveras à rien dans ta vie. Et maintenant tu prépares ta valise et tu dégages de chez moi! Adrien crut reconnaitre une once de jubilation dans les paroles de son père.
  8. 8. — T'as entendu tu dégages de chez moi! rugit-il. Son père tourna de nouveau la poignée mais cette fois-ci la pression sur la porte fut beaucoup plus importante. La porte s'entrouvrit et Adrien vit la main droite de son père, celle-là même qui tenait la ceinture pour le fouetter auparavant. Adrien poussa de plus belle avec ses pieds tambourinant de rage avec ses coudes. Il vit la main de son père se retirer de justesse avant que la porte ne se referme. Le mur trembla et un livre provenant de la bibliothèque tomba sur le sol. — Din mouk ! Il a failli me coincer la main. Adrien entendit les pas de son père s’éloigner et redescendre l'escalier. Un sentiment de puissance lui parcourut le corps. Il baissa les yeux sur le livre au sol. C’était un exemplaire de L’Iliade l’épopée d’Homer sur la guerre de Troie et les exploits d’Achille. — Dis à ton fils de faire sa valise! reprit son père en bas. — Mais il la fait, il la fait, répondit sa mère extenuée. Un craquement puissant de bois se fit entendre. — Non il veut pas dit lui de... La sonnette de la porte d'entrée retentit et coupa net la voix de son père. Adrien entrouvrit la porte. — Va ouvrir! ordonna son père à sa mère. — Tu peux aller ouvrir toi-même! dit sa mère d’un ton offusqué. Adrien entendit les verrous coulisser maladroitement. — Bonjour c’est la police, vous nous avez demandé de venir, dit un homme d’une voix amicale. — C’est là-bas, dit Hanna.
  9. 9. — Bonjour monsieur, Bonjour madame dit le policier toujours aussi cordialement. — On nous a appelé dit une femme d’un ton plus strict. — Je vous ai pas appelé moi? dit le père étonné. — On nous a dit que vous aviez des problèmes avec votre fils expliqua le policier. — Oui...c’est vrai mais qui... bafouilla son père. — Bon alors peu importe qui nous a appelé, on est là pour vous aider coupa la femme policier. — Alors c’est quoi ces problèmes? interrogea le policier. — Mon fils ne me respecte plus dit son père calmement. — Oui enfin c’est pas ça le problème, contredit la mère d’Adrien. — Mais laisse moi parler…commença son père. — Allez y monsieur, vous parlerez après madame, dit la policière d'un ton autoritaire. — Donc il ne me respecte plus je veux qu’il parte car il a plus de dix-huit ans. — Mais il a nulle part où aller, reprit sa mère toujours inquiète. — D’accord, je comprends la situation on peut voir votre fils? demanda le policier. — Il est à l’étage, montre leur Hanna, dit son père. Adrien referma sa porte et alla s'asseoir précipitamment sur son lit, encore une fois. Adrien entendit les pas de Hanna suivis de ceux des deux policiers dans l’escalier
  10. 10. — C'est là, indiqua sa sœur. Les pas des policiers s’avancèrent jusqu’à sa chambre. Leurs chaussures couinaient et une main toqua à sa porte. — On peut entrer? demanda le policier. — Oui, dit Adrien d’une petite voix. — Alors c’est quoi le problème? demanda la policière en ouvrant la porte. Elle était blonde, musclée et avait l’air dure. — Bah mon père veut me mettre dehors dit Adrien se sentant un peu ridicule. — D’accord et toi tu en penses quoi? demanda le policier, un homme brun à l’air très sympathique. — Je suis entièrement d’accord répondit calmement Adrien. — Mais tu as de la famille où aller? demanda le policier. — Non, dit Adrien se sentant de plus en plus gêné. Bien qu'il chérissait ses grands-parents, ces derniers habitaient trop loin et cela poserait des problèmes par rapport à ses études. — Tu irais où alors? Chez des amis? devina-t-il. — Oui je pense mais j’ai pas encore demandé, expliqua Adrien. — Bon ok alors. On va retourner voir ton père et on va essayer de discuter avec lui pour que tu aies plus de temps pour partir, ajouta la policière d’un ton qui laissait peu d’espoir. — D’accord, dit Adrien bien qu'il ait déjà décidé de partir le lendemain matin au risque de dormir dans la rue. Les deux agents de police sortirent de sa chambre et redescendirent l’escalier.
  11. 11. — Bon alors monsieur on a parlé avec votre fils et il est d’accord, dit le policier. — Cependant nous voudrions vous proposer quelque-chose, ajouta la policière. — Quoi? demanda froidement son père. — Pour l’instant votre fils ne sait pas trop où aller, donc ça serait bien que vous lui laissiez un délai pour qu’il puisse s’organiser, exposa le policier. —Je lui laisse une semaine, dit la voix de son père qui avait retrouvé toute son impériosité. — D’accord très bien, répondit la policière. — Une semaine et il part de chez moi, répéta son père. — Entendu, assura la policière. Je crois que cette affaire est résolue. — Oui on va vous laisser et si vous avez encore un problème appelez nous, conclu le policier. Bonne soirée. — Au revoir, dit son père en refermant la porte d’entrée. Bon va le prévenir Hanna. — Il part pas ce soir on est d’accord? demanda sa mère. — Oui une semaine et il dégage affirma son père. Ce soir là, Adrien ne dîna pas. Il passa son temps à préparer sa valise et il envoya un message à son meilleur ami Denis. Quand son père passa devant sa chambre pour aller souhaiter une bonne nuit à Hanna comme à son habitude, Adrien eu peur. Il entendit des pas derrière sa porte. Il se figea mais rien ne se passa. Au bout d’un long moment, il se décida enfin à aller voir et il trouva sous sa porte un morceau de papier sur lequel était écrit : «Tu vas me manquer. Hanna ».

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