Qu est ce qu un OGM (partie 2 / 3)

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Une réflexion sur les origines des OGM et les débats que cela ouvre.

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Qu est ce qu un OGM (partie 2 / 3)

  1. 1. Qu’est ce qu’un O.G.M (deuxième partie)De quoi nous parlent la génétique et les O.G.M ? Quels enjeux à l’échelle planétaire ? Quenous apprennent-ils sur le règne végétal qui nous intéresse plus particulièrement maisaussi, au-delà, sur le règne animal et sur nous-mêmes ?Voici ce que nous nous demandions en conclusion de notre première partie consacrée auxO.G.M.La génétique, science très récente - comme nous l’avons observé - nous parle de nous auplan biologique, en finesse, en profondeur et de façon inédite. Nous, hommes et femmes,« homo sapiens » ou « homme moderne », espèce de la famille des hominidés appartenant àl’ordre des primates et au règne animal. En étudiant de près nos gènes, la génétique nousraconte une histoire que nous ne connaissions pas, dont nous n’avions pas même idée etque nous découvrons avec une forme de curiosité parfois un brin inquiète comme tout cequi est nouveau. Elle nous fait d’une certaine façon voir le monde autrement, sous un angleinsolite, nous conduisant, suivant en cela un raisonnement logique, à des déductions etcomparaisons entre espèces qui nous laissent pantois.Ainsi ne sommes nous dotés d’un nombre de gènes bien inférieur à celui imaginé : autour de30 000 au total alors que nous pensions en avoir entre 60 000 et 150 000 !
  2. 2. Ainsi avons-nous bien moins de gènes que le blé ou le crapaud, 99 % de gènes communsavec le chimpanzé, 80 % avec la souris et 50 % de gènes communs avec les levures ! Issues de la phylogénie ou phylogénétique, branche de la génétique qui étudie les relations de parenté entre les êtres vivants en vue de comprendre leur évolution, ces comparaisons « improbables » nous renvoient à notre origine la plus lointaine, à ce qui a présidé à la naissance de la vie et au « mécanisme du vivant » dans toute sa complexité et dans toute son étrangeté aussi. De la même façon, la génétique étudie avec précision etminutie, le règne végétal, c’est-à-dire les plantes, êtres multicellulaires formant l’une desdivisions (ou règne) des eucaryotes. Historiquement, les plantes sont avec les algues et leschampignons l’objet d’étude de la botanique. Le nombre de plantes sur terre est difficile àdéterminer tant les variétés sont nombreuses. En 2010, les plantes ont été évaluées à300 000/315000 espèces connues ! La majorité d’entre elles étant des spermatophytes(c’est-à-dire des plantes produisant des graines qui assurent leur pérennité). L’étude desplantes requiert un travail colossal, infini, dont même cent vies de botaniste averti nesauraient venir à bout !Du fait de leur cohabitation millénaire, de leur complémentarité naturelle et « obligée »,l’histoire des plantes et celle de l’Homme sont étroitement, « viscéralement » liées : depuisla cueillette pratiquée par les populations nomades (dès le paléolithique durant lapréhistoire) jusqu’à l’époque moderne récemment marquée par la mise en place de culturesintensives savamment orchestrées au plan technique et plus récemment au planbiotechnologique.C’est que l’enjeu est de taille : pour subsister, quelle que soit son époque ou son degréd’évolution, son intelligence ou sa capacité à raisonner, à anticiper, homme agreste ethomme urbain doivent se nourrir !L’augmentation de la population mondiale en forte évolution donne à cette « vérité »incontournable un relief tout particulier en ce début de 3ème millénaire : de 600 à 679millions d’habitants vers 1700, la terre a compté de 1,55 à 1,76 milliards d’hommes en 1900pour passer à 6,1 milliards en 2000. Elle compte à ce jour (au 31/10/2011 selon les NationsUnies) 7 milliards d’habitants. C’est ainsi que tout naturellement, l’homme s’est très tôt intéressé aux plantes, à la façondont il pouvait au mieux les « domestiquer », les rendre propres à sa consommation, lesmultiplier. Il en allait de sa subsistance, pour ne pas dire de sa survie.L’Homme commence à améliorer les plantes lorsqu’il se sédentarise, c’est-à-dire il a 10 000ans, c’est le début de l’agriculture. En cultivant des plantes pour son alimentation, il pratiqueune forme de sélection : il choisit en effet de manière empirique de ressemer les plus beaux
  3. 3. grains parmi celles qui l’intéressent. A la fin de 19ème, apparaissent les tout premierscroisements de plantes issus des lois de Mendel sur l’hérédité. Les travaux du célèbrebotaniste sur le croisement de deux variétés de petits pois définissent les règles de base dela génétique, marquant la naissance de la sélection des plantes. L’objectif de l’Homme depuis la préhistoire : améliorer sespratiques culturales et ses modes de sélection pour produiretoujours plus, toujours mieux.Mais quid des O.G.M dans cette longue histoire qui unitHomme et végétaux depuis l’aube de l’humanité ? C’est ceque nous verrons dans notre troisième et dernière partie ! NP www.agriculture-nouvelle.frL’atelier des curieux de l’agriculture : les nouveaux intrants : engrais, semences, plants, phyto ; lespratiques culturale, les O.A.D. …

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