L’ECHO MERCREDI 6 MAI 2015
Les volumes d’OLO sont au plus
bas depuis plus de six ans sur le
marché secondaire. La demande
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ECHO - 2015 05 06 -Alexandre De Groote - Les obligations belges n'attirent plus

  1. 1. L’ECHO MERCREDI 6 MAI 2015 Les volumes d’OLO sont au plus bas depuis plus de six ans sur le marché secondaire. La demande est au plus bas depuis 1998 sur le marché primaire. Les investis- seurs boudent la dette belge. PHILIPPE GaLLOY On avait rarement vu aussi peu de demande pour les obligations de l’État belge. D’après les statistiques du Fonds des rentes, les volumes mensuels des transactions sur les OLO (obligations linéaires) sur le marchésecondaire–oùs’échangent les titres émis dans le passé – sont tombés à 65,7 milliards d’euros en avril, contre plus de 150 milliards d’euros l’an dernier à la même époque. Le volume mensuel des OLO n’avait plus été aussi faible de- puisnovembre2008,d’aprèslessta- tistiques de l’Agence de la dette. «Ce sont des chiffres étonnants, c’est extrê- mement bas», analyse Alexandre De Groote, administrateur délégué de Petercam Institutional Bonds. Onobserveunphénomènesimi- laire sur le marché primaire, où l’État belge émet de nouvelles obli- gations. D’après les données de l’Agence de la dette, lors de la der- nière émission d’OLO d’une matu- rité de dix ans, le 20 avril dernier, la demande des investisseurs a dé- passéàpeine1,28foisl’offre.Ce«bid- to-cover ratio», ou taux de soumis- sionssatisfaites,n’avaitplusétéaussi basdepuisnovembre1998pourdes titres à dix ans. L’explication de cette pénurie de preneurs d’OLO est vraisemblable- mentàtrouverducôtédestauxd’in- térêt.Àlami-avril,letauxdel’OLOà dixansesttombéà0,32%surlemar- ché secondaire, un niveau histori- quementbas.«Lestauxsonttellement bas que les investisseurs ne souhaitent plus acheter des emprunts d’État mais plutôtinvestirdansd’autresobligations financièresoucorporate,àrendements plus élevés», constate Alexandre De Groote.Cespécialistedumarchése- condaire concède qu’il «traite très peu d’OLO» en ce moment. Les investisseurs se font rares aussisurlemarchéprimaire,d’après la chute du «bid-to-cover ratio». «C’estpeut-êtreunsignal»,admetJean Deboutte, directeur à l’Agence de la dette.«Lesinvestisseurssemblentvou- loir dire qu’à ce niveau-là, ça suffit commeça!Capeutd’ailleursexpliquer la récente remontée des taux d’intérêt surlemarchésecondaire.»Eneffet,de- puis une semaine, les taux des obli- gationseuropéennessetendentsen- siblement.Letauxdel’OLOàdixans est à présent revenu à 0,7%. De quoi attirer à nouveau les in- vestisseurs? «On demande à ceux qui n’achetaient pas à 0,35% s’ils achètent à0,70%:laréponseestnon»,témoigne Alexandre De Groote. À l’Agence de la dette, par contre, on se montre confiant.«Avecdestauxrevenusàdes niveaux plus réalistes, le marché sera sans doute plus en équilibre», estime JeanDeboutte.«Nousavonsencoredu succès auprès de bon nombre d’inves- tisseurs, notamment à l’étranger.» La prochaineadjudicationd’OLOalieu le 18 mai. Source: Thomson Reuters Datastream TAUX BELGE À 10 ANS en % 0,2 0,4 0,6 0,8 15 f m ma Les obligations belges n’attirent plus Lapisted’unerestructurationde ladettegrecquecrispelesmarchés «Les investisseurs semblent dire: à ce niveau de taux d’intérêt, ça suffit!»

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