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La Libre Belgique - 2015 06 09 - Alexandre De Groote - Rendements des OLO 10 ans et taux hypothécaires_Une remontée rapide et impressionnante

  1. 1. 25mardi 9 juin 2015 - La Libre Belgique Une remontée rapide et impressionnante L es “taux” de référence utilisés par les professionnels pour calculer les taux de crédit, et ceux en vi­ gueur sur les produits d’investissement sont ceux des emprunts d’État. Les banques y ajoutent leur marge qui est, elle, fonction de paramètres divers compte tenu du client et de la durée. Un client risqué paiera plus qu’un client sans risque et un emprunt à long terme coûtera plus cher qu’un em­ prunt à court terme. Une référence, plus une marge Mais la banque se base sur les obliga­ tions d’État, et c’est clairement stipulé dans les contrats d’emprunt (ou dans les prospectus des produits de place­ ment). En Belgique, on parle d’obliga­ tions d’État (les “olos”) d’un à dix ans, généralement pour les produits desti­ nés aux particuliers. Et à vrai dire, si l’on parle de taux du marché, on se ré­ fère, non pas aux taux des obligations d’État (qui ne varient pas) mais bien à leur rendement en fonction de l’état du marché. Par exemple, l’obligation d’État belge à 10 ans utilisée actuelle­ ment comme référence est un em­ prunt dont l’échéance est fixée à 2025 et dont le taux facial est de 0,8 % brut. Mais, sur le marché, le cours de cette obligation fluctue et son rendement aussi. Pour rappel, si le cours d’une obligation recule, son rendement sur base de son taux fixe augmente. Et in­ versement. Un plancher et une remontée Revenons aux obligations belges à 10 ans. Aujourd’hui, après avoir touché un plancher de 0,26 % le 16 avril dernier, les rendements à long terme sont re­ montés à 1,19 % et, forcément, ils in­ fluencent les taux demandés ou propo­ sés par les banques. L’impact sur les produits bancaires est donc naturel. Il est naturel aussi sur les obligations existantes qui avaient progressé pen­ dant la baisse des taux du marché et doivent faire marche arrière. Retour à la normale “La situation de taux au plancher était anormale”, explique le spécialiste des obligations d’État, Alexandre De Groote (Petercam Institutional Bonds). “Et elle continue d’être partiellement faussée artificiellement par la Banque centrale européenne (BCE) qui maintient les taux d’intérêt à court terme près de zéro pour cent, et achète pour plus de 50 milliards d’euros par mois d’obliga­ tions à long terme en tentant de mainte­ nir les taux à plus long terme le plus bas possible pour relancer l’investissement et la consommation. La BCE a bien vu que cette politique dite de ‘quantitative easing’ donnait de bons résultats aux États­Unis et elle a pris le relais ici, avec deux ans de retard. Mais on le voit, l’infla­ tion revient et les perspectives économi­ ques s’améliorent en zone euro. Ceci mo­ tive une demande de taux plus élevés par les investisseurs. En clair, si la BCE par­ vient à garder des taux courts près de zéro, elle ne maîtrise pas les taux à plus long terme”, reprend Alexandre De Groote. Patrick Van Campenhout 0,26 % RENDEMENT AU PLANCHER Le 16 avril dernier en fin de journée, le rendement de l’obligation d’Etat belge à 10 ans est descendu à un plancher historique avant de remonter rapidement et de tourner actuellement à près de 1,20 %. La progression relative est énorme. 20 172 REFINANCEMENTS EXTERNES Au 1er trimestre de cette année 2015, des banques et organismes de prêts ont “perdu” quelque 20 172 contrats de crédits que d’autres banques et organismes ont récupéré. Le nombre de refinancements internes n’est, par contre, pas calculé par Febelfin. 25mardi 9 juin 2015 - La Libre Belgique Une remontée rapide et impressionnante L es “taux” de référence utilisés par les professionnels pour calculer les taux de crédit, et ceux en vi­ gueur sur les produits d’investissement sont ceux des emprunts d’État. Les banques y ajoutent leur marge qui est, elle, fonction de paramètres divers compte tenu du client et de la durée. Un client risqué paiera plus qu’un client sans risque et un emprunt à long terme coûtera plus cher qu’un em­ prunt à court terme. Une référence, plus une marge Mais la banque se base sur les obliga­ tions d’État, et c’est clairement stipulé dans les contrats d’emprunt (ou dans les prospectus des produits de place­ ment). En Belgique, on parle d’obliga­ tions d’État (les “olos”) d’un à dix ans, généralement pour les produits desti­ nés aux particuliers. Et à vrai dire, si l’on parle de taux du marché, on se ré­ fère, non pas aux taux des obligations d’État (qui ne varient pas) mais bien à leur rendement en fonction de l’état du marché. Par exemple, l’obligation d’État belge à 10 ans utilisée actuelle­ ment comme référence est un em­ prunt dont l’échéance est fixée à 2025 et dont le taux facial est de 0,8 % brut. Mais, sur le marché, le cours de cette obligation fluctue et son rendement aussi. Pour rappel, si le cours d’une obligation recule, son rendement sur base de son taux fixe augmente. Et in­ versement. Un plancher et une remontée Revenons aux obligations belges à 10 ans. Aujourd’hui, après avoir touché un plancher de 0,26 % le 16 avril dernier, les rendements à long terme sont re­ montés à 1,19 % et, forcément, ils in­ fluencent les taux demandés ou propo­ sés par les banques. L’impact sur les produits bancaires est donc naturel. Il est naturel aussi sur les obligations existantes qui avaient progressé pen­ dant la baisse des taux du marché et doivent faire marche arrière. Retour à la normale “La situation de taux au plancher était anormale”, explique le spécialiste des obligations d’État, Alexandre De Groote (Petercam Institutional Bonds). “Et elle continue d’être partiellement faussée artificiellement par la Banque centrale européenne (BCE) qui maintient les taux d’intérêt à court terme près de zéro pour cent, et achète pour plus de 50 milliards d’euros par mois d’obliga­ tions à long terme en tentant de mainte­ nir les taux à plus long terme le plus bas possible pour relancer l’investissement et la consommation. La BCE a bien vu que cette politique dite de ‘quantitative easing’ donnait de bons résultats aux États­Unis et elle a pris le relais ici, avec deux ans de retard. Mais on le voit, l’infla­ tion revient et les perspectives économi­ ques s’améliorent en zone euro. Ceci mo­ tive une demande de taux plus élevés par les investisseurs. En clair, si la BCE par­ vient à garder des taux courts près de zéro, elle ne maîtrise pas les taux à plus long terme”, reprend Alexandre De Groote. Patrick Van Campenhout 0,26 % RENDEMENT AU PLANCHER Le 16 avril dernier en fin de journée, le rendement de l’obligation d’Etat belge à 10 ans est descendu à un plancher historique avant de remonter rapidement et de tourner actuellement à près de 1,20 %. La progression relative est énorme. 20 172 REFINANCEMENTS EXTERNES Au 1er trimestre de cette année 2015, des banques et organismes de prêts ont “perdu” quelque 20 172 contrats de crédits que d’autres banques et organismes ont récupéré. Le nombre de refinancements internes n’est, par contre, pas calculé par Febelfin.

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