Addictions generalites

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  • L’hypoactivité de la voie dopaminergique mésocorticale conditionnerait certaines expressions déficitaires de la schizophrénie, lesquelles pourraient sous-tendre une souffrance psychologique à la période de l’adolescence. La rencontre avec le cannabis, le THC stimulant les R CB1qui augmentent l’activité électrique de neurones mésocorticaux, relancerait la transmission dopaminergique corticale, suscitant un mieux-être manifeste, révélant un effet appétitif majeur, similaire à la plupart des utilisateurs. Cette stimulation de la voie mésocorticale serait associée à une hyperactivité de la vois dopaminergique mésolimbique qui, par stimulation excessive des R dopaminergiques du collectif D2 (D2 et/ou D3 et/ou D4), déclencherait l’émergence de délires et d’hallucinations.
  • Bien détailler
  • From this research we are now showing that addiction is a complex behavioral, neurobiological and genetic Disorder.
  • PROPRIETES EXCITANT/STIMULANT : AMPHET-METAMPHETAMINE EUPHORISANT : MDMA, MDEA, MDA, MDE… HALLUCINOGENE : PMA, 2C-B, TMA-2… CONCENTRATION MOYENNE EN MDMA / CP : 66 Mg (1-268) CONCENTRATION EN PRINCIPE ACTIF VARIABLE POUR UN MEME LOGO MELANGE AVEC CHLOROQUINE, BZD, CAFEINE, PARACETAMOL, AINS, COCAINE (5% POUDRES), KETAMINE, GHB, ASPIRINE, BARBITURIQUES AMIDON, GLUCOSE CONSOMMATION ASSOCIEE A CANNABIS 77%, ALCOOL 8%, AMPHET. 19%, LSD 18%, COCAINE 17% HEROINE 4%, MEDICAMENTS 4% 1- OFDT Ecstasy et autres produits de synthèse en France . Tendances N° 32 septembre 2003
  • Addictions generalites

    1. 1. Adolescence et Addictions Etat des lieux Dr Amine Benjelloun 1
    2. 2. Recherchez de préférence, non le plus facile, mais le plus difficile Non ce qui plaît, mais ce qui déplaîtNon ce qui console, mais ce qui affligeNon ce qui repose, mais ce qui fatigue Non le plus, mais le moins. » Saint Jean de la Croix 2
    3. 3. 3
    4. 4. • Presque toutes les addictions débutent: – Durant l’adolescence, période particulièrement importante pour l’identité – Avec les « pairs », – Corrélées avec l’installation du tabagisme: la première toxicomanie qui s’installe, la dernière qui reste 4
    5. 5. • Une très grande proportion d’adolescents « essayent » les produits, surtout tabac, alcool et cannabis…• Très peu vont devenir dépendants ou évoluer vers une poly addiction – (Selon les études seulement 5 à 10% des personnes consommant du cannabis)• Excepté pour le tabac 5
    6. 6. ADOLESCENCE PROCESSUS DE REMANIEMENTSUSAGE NOCIF ABUS Produit ’’drogue’’ EFFETS COMPLICATIONS VULNERABILITE SOMATIQUES SOMATIQUESPSYCHOLOGIQUES PSYCHIATRIQUES 6 DEPENDANCE
    7. 7. UN PEUD’EPIDEMIOLOGIE: 7
    8. 8. Estimation du nombre de consommateurs desubstances psychoactives en France métropolitaineparmi les 18 - 75 ans, 2002(Nombre d’individus de 18 à 75 ans en 2001, environ 41,7 millions) Alcool Tabac Médicaments Cannabis Héroïne Cocaïne Ecstasy psychotropesExpérimentateurs 40,7m 34,2m // 9,5m 300.000 850.000 350.000Occasionnels 38,6m 14,2m 8,3m 3,1m // 150.000 150.000Réguliers 12,9m 11,9m 3,8m 600.000 // // //Quotidiens 7,8m 11,9m 2,4m 350.000 // // //Expérimentateurs: personnes ayant déclaré avoir consommé au moins une fois au cours de la vieOccasionnels: consommateurs dans l’annéeRéguliers: au moins trois consommations d’alcool dans la semaine, tabac quotidien, somnifère outranquillisant dans la semaine, 10 consommations de cannabis dans le moisQuotidien: usage quotidien dans le mois (Sauf médicaments: usage quotidien ou presque) 8
    9. 9. Les consommations des jeunes Fréquence de l’expérimentation de produits psychoactifs chez les jeunes à 18 ans, en 2001 % 100 91,9 93,3 90 80,7 78,7 80 70 60 55,7 50 45,2 40 31,1 30 20 12,4 10 0 Alcool (boisson Tabac Cannabis Médicaments alcoolisée) Filles Garçons psychotropes*Source : ESCAPAD 2001 (OFDT) n=12 512* Intitulé utilisé dans le questionnaire : « médicaments pour les nerfs, pour dormir » 9
    10. 10. Comorbidités addictives 10
    11. 11. ADDICTION :Quelques définitions 11
    12. 12. "Pratiques addictives" : intérêts du concept• Concept fédérateur indispensable pour dépasser les conséquences cliniques, sociales et organisationnelles négatives dues aux clivages entres les différentes addictions• Permet un abord commun, plus objectif et comparatif, des troubles liés à labus et à la dépendance• Sortir du piège des vocables stigmatisants : "alcoolisme", "toxicomanie", et pouvoir réfléchir sur les conduites dabus. 12
    13. 13. Définition de laddictionLaddiction se caractérise par :• Limpossibilité répétée de contrôler un comportement de consommation de substance• La poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négativesSources : Pecle 1985 - Goodman 1990 13
    14. 14. Remarques : Pondération….!• Une même clinique mais des prises de positions différentes: problématiques vues et explorées différemment (ce qui pourrait constituer une force…mais...)• La marginalisation, voie finale du processus, a impose des « solutions thérapeutiques » : – « Rapidement efficaces »; – « Peu cher »; « Plutôt qu’inventer une nouvelle clinique, on invente une nouvelle phraséologie ,une nouvelle grammaire, plaque sur une clinique de base …on favorise les approches mécanistes au détriment de la psychopathologie ». Loas. 14
    15. 15. Débats:• Matysiak, 2002:« Le regroupement en un vaste ensemble d’entités diverses sous le terme générique d’addictions est en fait de moins en moins discuté donnant ainsi une valeur transnosographique et non plus seulement une valeur pharmacologique » . 15
    16. 16. Débats (suite)Rigaud (2000):« On mesure à ces divergences combien le référence sous jacente à la définition du modèle conditionne jusquau territoire clinique de l’addiction, et combien à partir de là, le concept, à la croisée de différents champs sémantiques et épistémologiques, cherche toujours sa place et s’avère plus une voie de recherche et de remise en question qu’une entité bien établie .» 16
    17. 17. Débats (suite)• Juillet (2000): « …une dépendance à une substance, mais aussi à un comportement ou à une situation (boulimie, jeu pathologique, TS répétées, anorexie, conduites sexuelles, kleptomanie), voire à une relation affective même, si sont souvent ressenties une souffrance, une fréquente culpabilité, et des tentatives répétées de maitrise ou d’interruption. » 17
    18. 18. Débats (suite)• Goodman: »Un processus par lequel un comportement, qui peut fonctionner à la fois pour produire du plaisir et pour soulager un malaise intérieur, est utilisé sous un mode caractérisé par l’échec répété dans le contrôle de ce comportement (impuissance) et la persistance de ce comportement en dépit des conséquences négatives significatives »• DSMIV:« Une dépendance compulsive à une action extérieure (auto initiée et auto contrôlée) dans le but de réguler l’état interne » 18
    19. 19. Débats (suite et presque fin)• Pédinelli (1997):« …la recherche avide d’un objet, la répétition, l’apparente dépendance, l’utilisation risquée du corps, la recherche de satisfactions immédiates et la proximité de la mort et de la destruction. » 19
    20. 20. Débats (fin)• Corcos et Jeammet (2002):« Les addictions sont certainement parmi les conduites qui concernent la psychopathologie celles qui interrogent le plus le clinicien sur les frontières du normal et du pathologique (…).C’est probablement parce que ce sont celles qui apparaissent le plus intimement liées a cette capacité propre à l’espèce humaine de détourner de leur finalités naturelles un certain nombre de ses fonctions physiologiques: la faim, la soif, la sexualité, la régulation du plaisir et de l’alternance tension/détente, ou la recherche de sensations » 20
    21. 21. Les comportements de consommation de substances psychoactives Lusage Labus (DSM) ou lusage nocif (CIM) de substances psychoactives La dépendance 21
    22. 22. Les comportements de consommation de substances psychoactives Lusage • Non consommation • Consommation socialement réglée • Consommation à risque : – Risques potentiellement aigusConsommation de substances • Conduite auto, machines-outilspsychoactives nentraînant ni • Tâches nécessitant une coordinationcomplications somatiques, ni psychomotricedommages • Sujets présentant des troubles du Ne relevant pas dune problématique comportement pathologique • Grossesse Substance illicite ≠ critère de – Risque peut être statistique sur le long pathologie terme Sources DSMIV - CIM10 22
    23. 23. Les comportements de consommation de substances psychoactives Labus (DSM) ou lusage • Caractèrenocif (CIM) de substances pathologique de cette consommation psychoactives défini à la fois par – la répétition de la consommation• Consommation répétée induisant – la constatation de des dommages dans les domaines dommages induits somatiques, psychoaffectifs ou sociaux – soit pour le sujet lui-même – soit pour son environnement proche – ou à distance, les autres, la société 23
    24. 24. Les comportements de consommation de substances psychoactives • Dépendance psychique ou "craving" : La dépendance – dysfonctionnement durable des systèmes dopaminergiques, mésolimbiques et opioïdes. • Dépendance physique ou syndrome de sevrage• "Limpossibilité de sabstenir – lié au dysfonctionnement de consommer" dautres systèmes – Existence dune tolérance neurobiologiques. – Existence dun syndrome de sevrage Sources DSMIV - CIM10 24
    25. 25. ADDICTION :de quelques autres notions 25
    26. 26. Usage nocif et dépendanceInteractions : Produit (P) x Individu (I) x Environnement (E) P = Facteurs de risque liés au I = Facteurs Individuels (de Produit vulnérabilité et de résistance) • dépendance • génétiques • complications sanitaires • biologiques psychologiques et • psychologiques sociales • psychiatriques • statut social du produit E = Facteurs d ’Environnement • familiaux : fonctionnement familial, consommation familiale • sociaux exposition : consommation nationale (par âge, sexe, groupe social) et marginalité 26
    27. 27. Les déterminants de vulnérabilité Produit Fragilisation Situation personnelle déclenchante • Satisfaction éprouvée • Evitement souffranceAugmente • Evitement sentiment dincompétence Conséquences cognitives, émotionnelles, comportementales et sociales Augmente Addiction 27
    28. 28. Les déterminants de vulnérabilitéDes phénomènes invariants constitueraient le "noyau dur" de laddiction INITIATION REPETITION INSTALLATION Phase dinstallation de la dépendance La répétition de ce comportement avec lutilisation de laddiction comme solution à tous les Une initiation problèmes à lorigine de ce comporteme nt 28
    29. 29. Pour devenir « addict » il faut donc la rencontre entre:• Une prédisposition individuelle: – En partie génétiquement programmée – En partie d’origine éducationnelle, essentiellement issue des « modèles parentaux »• & Un produit 29
    30. 30. • Il n’y a pas « d’égalité»entre les personnes: certains sont plus prédisposés que d’autres• Les produits n’entraînent pas tous le même type de dépendance – Certains produits sont très addictogènes: • Le tabac, la cocaïne, l’héroïne, les amphétamines, – D’autres moins: • Le cannabis, l’alcool 30
    31. 31. Moins deproblèmespsychiatriques Tabac Tabac + Alcool Tabac + autres produitsPlus de licites et illicitesproblèmespsychiatriques 31
    32. 32. PHYSIOPATHOLOGIE 32
    33. 33. Developpement du cortex (SG)de l’enfance à l’age adulte.Gogtay et al., PNAS May 25, 2004 vol. 101 no. 21: 8174-8179 33
    34. 34. L’addiction est un comportement complexe neurobiologique ,avec une fragilité génétiqueENVIRONMENT & DRUG GENETIC SYNAPTIC BRAIN EXPOSURE VARIANTS PLASTICITY CHANGES 34
    35. 35. NEUROBIOLOGIE 35
    36. 36. MODELE PSYCHOPATHOLOGIQUE DES ADDICTIONS Evitement Impulsivité du danger Vulnérabilité au stress recherche recherche de sensation du plaisir axe corticotrope dopamine noradrénaline sérotonine HYPOTHESE ADDICTION = DYSREGULATION DE CES SYSTEMES 36
    37. 37. QUID DU CANNABIS? 37
    38. 38. Baudelaire, 1860« Ce que le haschisch te donne d’un côté, ilte le retire de l’autre... Il te donne le pouvoirde l’imagination mais t’enlève la possibilitéd’en profiter » 38
    39. 39. Remarques:• France : pays de l’UE à la plus forte consommation de cannabis chez les jeunes adultes (15-34 ans) avec le Royaume-Uni et l’Irlande (OEDT, 2002)• Problème de santé publique, sanitaire (psychiatrique) et socio-politico-judiciaire 39
    40. 40. Effets généraux• La substance (quantité, fréquence, mode, technique, taux de THC)• Age• L’expérience du consommateur• Attentes du consommateur• État mental (santé psychique)• Contexte de la consommation 40
    41. 41. Cannabis et fonctionnement neurocognitif Noyau caudé Hippocampe Transfert et Attention stockage de Intégration de la mémoirel’action volontaire Noyau accumbens ATV Cervelet Dysmétrie cognitive 41
    42. 42. L’addiction à une substance est un trouble développe- mental qui débute à l’enfance et à l’adolescence% in each age group who develop first- 1.6% time cannabis use disorder 1.4% 1.2% 1.0% 0.8% 0.6% Brain areas where volumes are smaller in adolescents than young adults 0.4% Sowell et al., Nature Neuroscience, 2: 859-861, 1999 0.2% 0.0% 5 10 15 18 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 Age Age at cannabis use disorder as per DSM IV 42 NIAAA National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions, 2003
    43. 43. Cannabis et scolaritéLien chez les 12-13 ans et 17-18 ans entreconsommation cannabis, démotivation scolaire etabsentéisme régulierNotion de symptôme alarme d’une souffrancepsychique 43 Espad, 2003
    44. 44. Dépistage clinique infirmière scolaire QUI ? école médecin scolaire privé médecin généraliste pédiatres foyer, centre éducateur de loisir pairsQUAND ? dès 12 ans (ou plutôt ?)COMMENT ? questionnaires de dépistage 44
    45. 45. Comprendre• Pourquoi fumer du cannabis ?• Vulnérabilité psychologique et neurobiologique de l’adolescence• Effet de groupe social (appartenance)• Représentations sociales du cannabis 45
    46. 46. Combattre les idées reçues• Le cannabis est-il une drogue douce ?• Le cannabis entraîne-t-il la consommation d’autre drogues (héroïne) ?• Le cannabis est-il dangereux pour la santé ?• Le cannabis rend-t-il fou ?• Le cannabis rend-t-il stérile ? 46
    47. 47. 47
    48. 48. NOUVELLES DROGUES (Design Drugs) 48
    49. 49. “Club Drugs” 49
    50. 50. Empathogène, entactogène, et…• « Empathogène » : • « Entactogène »  : Qui génère de Qui facilite le lempathie ( Ralph contact, (David E. Metzner 1983) . Nichols) comme• «  Enthéogène »: alternative à Qui libére un « empathogène » à qui il reprochait sentiment divin à la possible l’intérieur de soi. association avec la racine pathos. 50
    51. 51. MDMA 51
    52. 52. PROPRIETES• EXCITANT/STIMULANT : AMPHET-METAMPHETAMINE• EUPHORISANT : MDMA, MDEA, MDA, MDE…• HALLUCINOGENE : PMA, 2C-B, TMA-2…• CONCENTRATION MOYENNE EN MDMA / CP : 66 Mg (1-268)• CONCENTRATION EN PRINCIPE ACTIF VARIABLE POUR UN MEME LOGO• MELANGE AVEC: !!!• CHLOROQUINE, BZD, CAFEINE, PARACETAMOL, AINS,• COCAINE (5% POUDRES), KETAMINE, GHB, ASPIRINE, BARBITURIQUES• AMIDON, GLUCOSE• CONSOMMATION ASSOCIEE A !!!• CANNABIS 77%, ALCOOL 8%, AMPHET. 19%, LSD 18%, COCAINE 17%• HEROINE 4%, MEDICAMENTS 4%• ( OFDT Ecstasy et autres produits de synthèse en France . Tendances N° 32 septembre 2003) 52
    53. 53. GHB 53
    54. 54. Partial Recovery of Brain Dopamine Transporters in Methamphetamine (METH) Abuser After Protracted Abstinence 3 0 ml/gm Normal Control METH Abuser METH Abuser (1 month detox) (24 months detox) Source: Volkow, ND et al., Journal of Neuroscience 21, 9414-9418, 2001. 54
    55. 55. ADDICTIONSSANS DROGUES 55
    56. 56. Cyberaddiction• La cyberaddiction prend diverses formes : - l’outil informatique - jeux pathologiques, addictions sexuelles et pornographiques, achat compulsif - jeux d’argent et de hasard 56
    57. 57. PREVENTION 57
    58. 58. CONCLUSIONLes domaines classiques de la prévention sont insuffisants !!! 58
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