LOUIS LONG      PROFESSEUR AGRÉGÉ DE L’UNIVERSITÉ    DOCTEUR ES SCIENCES - HOMME DE LETTRES         DÉCROCHEZ         TOUS...
SOMMAIREPREMIERE PARTIE _____________________________________ 3L’ENTRAINEMENT PHYSIQUE DE L’ETUDIANT______________ 3INTROD...
PREMIERE PARTIEL’ENTRAINEMENT PHYSIQUE     DE L’ÉTUDIANT             3
INTRODUCTIONPartout, des multitudes de jeunes ont à passer sous deredoutables Fourches Caudines. A deux époques de l’année...
le cri du coeur du recalé » : « II n’y a de la veine que pour lacanaille !... »Mais oui... un camarade peu coté a « passé ...
C’est par des apports de ce genre que se font la plupart destransformations dans la nature : croissance, entre autres. Leb...
importantes : lire le journal fumer une cigarette, aller aucinéma ne s’y opposent pas, il ne songe nullement às’imposer un...
CHAPITRE PREMIERLa force, la santé et la capacité de travailPour être en mesure « d’enlever », vos examens et concours,vou...
alimentation particulièrement riche et digestible, dans le but dese refaire le système nerveux, même s’il ne se sent pasvr...
Ce qui précède suffit à justifier largement la longueur desvacances consenties aux étudiants.                             ...
exceptionnel, mais parce que, s’il arrivait à ces amateurs des’y aventurer, c’était, vous l’avez deviné, uniquement pourtr...
CHAPITRE IIL’alimentation de l’étudiantPour conserver la santé, l’accroître, et multiplier ses forces, ilfaut soigner la C...
avec le temps, d’être grandement améliorées, puis gué (ries,par une alimentation appropriée. C’est ce qu’a exprimé unsavan...
Ainsi, la GUERISON de toutes les maladies ne peut seproduire et persister qu’en détectant les fautes de régime etd’hygiène...
En hiver, remplacez l’infusion par une soupe aux légumes ouaux céréales (porridge ou farineou pâtes cuites à l’eau sucrée ...
2° Un plat de résistance consistant en un aliment azotéd’origine animale : viande plutôt légère.3° Des aliments combustibl...
1° Un potage peu abondant (pour éviter la distension de laparoi stomacale, les dilatations et dyspepsies atoniques avecfer...
l’autorise à « se mettre » à l’huile de foie de morue,         cepuissant accumulateur d’énergies,       qui fait du corps...
appauvrissement en substances inorganiques se traduit leplus souvent par des maux de dents ou des sueurs abondantese produ...
viandes lourdes ou échauffantes : porc, gibier. Celui quiprépare un examen étant jeune et généralement doué d’unbon estoma...
signaler l’effet astringent des noix : elles tendent à produire dela constipation. Si l’on redoute cette incommodité,     ...
Les fruits frais notamment les pommes et les fraisescontiennent de l’acide phosphorique. S’ils sont bien mûrs etnon acides...
la théobromine.Une expérience formelle a prouvé que l’alcool                            est toutparticulièrement nuisible ...
la tuberculose dans les sanatoria). Importance que l’on saisira,si l’on songe que tout résultat intellectuel n’est qu’une ...
CHAPITRE IIIHygiène de l’étudiantLiberté... Egalité... Fraternité... Trois mots sublimes de laDéclaration des Droits de l’...
bacillose, astreignant sa victime à prendre de grandesprécautions, sera peut-être pour elle un brevet de longue vie...    ...
expédiant au loin leurs barriques d’excellent vin et buvant une« piquette » mal faite, acide et nuisible à la santé !Combi...
- Commerçant, rencontrez-vous le «bonhomme » avec quivous avez à traiter ? Avisez-vous donc de ne pas le suivre aubar pour...
d’un emploi du temps surchargé est illusoire :on étudie moinsbien moins vite, et on assimile très mal les connaissances,pe...
Les animaux, dont le merveilleux instinct est le plus finhygiéniste, se couchent dès qu’ils ont mangé. Attendez aumoins un...
mêmes risquent d’être atteints, surtout si l’on n’a pas soind’aérer amplement son studio.                                 ...
aux divers désagréments qu’elle vous ménage non pour lamaudire, mais pour essayer, en pythonisses — disons, pourêtre à la ...
anomalie de l’oeil :myopie par exemple, ou différence depuissance entre les deux organes visuels. Se rend-on comptede la f...
Orientez votre lit dans la direction nord-sud (tête au nord,pieds au midi). Sans qu’on ait pu encore déterminer trèsexacte...
2° Faire tourner la tête de gauche à droite et de droite àgauche autour de l’axe vertical du corps (comme si l’oncherchait...
Ces procédés peuvent ne pas donner tout leur effet lespremières fois. A chaque nouvelle application, leur réussites’affirm...
l’inconvénient du ronflement qui se produit souvent dans cetteposition. Cette posture est la seule qui ne comprime aucunor...
Autant un exercice pondéré est utile, autant un sport violentnuit à l’entraînement de l’intellectuel. Tout effort physique...
intellectuel. Non seulement l’usage démesuré de ce jeucontrarie sérieusement les études, mais il conduit à labacillose les...
*                               **.Il est un point CAPITAL que l’étudiant doit viser avant tout :acquérir une excellente R...
L’hyper-respiration,   particulièrement   précieuse   chez    lessédentaires et les constipés donc chez l’immense majorité...
inspirations très amples. A la fin de la journée, on se trouveraavoir effectué, presque sans s’en être aperçu, une soixant...
action tonique, en particulier, sur le COEUR. Aussi nesaurions-nous trop vous recommander, dès la sortie de l’hiveret dès ...
Nous ne citerons que pour mémoire la « grande faucheuse » :la tuberculose (puisqu’il faut l’appeler par son nom) qui faitt...
dont certaines peuvent devenir chroniques. Il devra doncs’entraîner à faire front au général Hiver, en aérant bien sachamb...
mal connu, qui a souvent produit des accidents par foisMORTELS, mais au DOLCIN. Ce produit, qui a déjà fait sespreuves et ...
écorchures ou à des infections, formées d’une double lanièreen caoutchouc, elles se signalent par leur pelote, qui se gonf...
Pour les prévenir, on usera de l’huile de foie de morue, encorrigeant son trop considérable apport de vitamines A par duju...
*                                **Nous ne saurions clore cet important chapitre sans signaler àl’étudiant une pratique tr...
DEUXIEME PARTIEL’ENTRAINEMENT MENTAL           50
CHAPITRE PREMIERDéveloppement de la volontéPenchez-vous sur les biographies de tous ceux qui ont réussidans la vie, qui on...
était venu échouer dans notre classe d’Elémentaires. Il avaitplusieurs fois affronté en vain les épreuves de la deuxièmepa...
Etes-vous décidé à entreprendre le développement de votrepersonnalité, en vue de REUSSIR A TOUS VOS EXAMENS ?Alors astreig...
1a volonté augmente, et, chose curieuse, il en est de mêmede l’intelligence On pige plus vite, les idées éclosent en plusg...
Or, cette subconscience est très impressionnable. Si nousvoulons fortement une chose, elle agit énergiquement sur1’organis...
Un sujet suggestionné boit, avec toutes les marques d’uneexquise délectation, un verre à liqueur d’huile de ricin qu’ilpre...
va vous permettre d’accroître en un temps éclair toutes vosfacultés et de corriger de graves défauts.Aussi n’hésitons-nous...
entraînement qu’on peut réussir à se libérer de toute idéepréalable.Alors, vous introduisez avec force 1’IDEE faisant l’ob...
*                               **Il est une loi psychologique très importante, déduite del’expérience : TOUT SUCCES RENFO...
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES

2 881 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 881
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
11
Actions
Partages
0
Téléchargements
9
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

COMO TER EXITOS E SUCESSOS NOS EXAMES

  1. 1. LOUIS LONG PROFESSEUR AGRÉGÉ DE L’UNIVERSITÉ DOCTEUR ES SCIENCES - HOMME DE LETTRES DÉCROCHEZ TOUS VOS EXAMENS .. « Le génie n’est qu’un longue patience » Napoléon EDOUARD AUBANEL, ÉDITEUR, AVIGNON 1
  2. 2. SOMMAIREPREMIERE PARTIE _____________________________________ 3L’ENTRAINEMENT PHYSIQUE DE L’ETUDIANT______________ 3INTRODUCTION ___________________________________________ 4CHAPITRE PREMIER _______________________________________ 8 La force, la santé et la capacité de travail _____________________ 8CHAPITRE II _____________________________________________ 12 L’alimentation de l’étudiant_______________________________ 12CHAPITRE III _____________________________________________ 25 Hygiène de l’étudiant ____________________________________ 25DEUXIEME PARTIE ____________________________________ 50L’ENTRAINEMENT MENTAL ______________________________ 50CHAPITRE PREMIER ______________________________________ 51 Développement de la volonté ______________________________ 51CHAPITRE II _____________________________________________ 68 L’ordre et la méthode ____________________________________ 68CHAPITRE III _____________________________________________ 78 Le développement de l’attention ___________________________ 78 et de la mémoire_________________________________________ 78CHAPITRE IV _____________________________________________ 97 Le développement _______________________________________ 97 de l’imagination créatrice :________________________________ 97 méthode pour faire éclore des idées_________________________ 97CHAPITRE V ____________________________________________ 112 Le bon sens____________________________________________ 112CHAPITRE VI ____________________________________________ 132 Le «trac» et la timidité __________________________________ 132TROISIEME PARTIE___________________________________ 141PREPARATION DIRECTE D’UN EXAMEN __________________ 141CHAPITRE PREMIER _____________________________________ 142 Comment organiser son plan de travail ____________________ 142CHAPITRE II ____________________________________________ 153 Préparation des différentes matières_______________________ 153CHAPITRE III ____________________________________________ 179 Face à l’examen ________________________________________ 179 2
  3. 3. PREMIERE PARTIEL’ENTRAINEMENT PHYSIQUE DE L’ÉTUDIANT 3
  4. 4. INTRODUCTIONPartout, des multitudes de jeunes ont à passer sous deredoutables Fourches Caudines. A deux époques de l’annéebien connues, la société se divise en deux groupes destinés àse faire face :les candidats, et les examinateurs. Si, dans telles contrées,notamment chez les Allemands et les Anglo-Saxons, lesrésultats brutaux des compétitions annuelles ou bisannuellessont amplement amendés par les notes obtenues au cours del’année, et si ces tests, assez fréquents, ne sont pas toujoursd’un niveau extrêmement élevé, l’examen français est quelquechose de dur, de solennel, d’omnipotent, de définitif.Soit, par exemple, l’Agrégation. Y réussissez- vous ? Vousvoilà arrivé au port. Plus de compétition à craindre, mais unesituation transformée, assise, qui s’améliorera à peu prèsautomatiquement, par périodes bien déterminées, jusqu l’âgede la retraite. Dans maints autres Etats, il n’en est pas ainsi.Les positions sociales s’étagent par examens fractionnés.Vous ne serez jamais au bout de votre rouleau. A n’importequel stade de votre carrière, un nouveau Concours peut vousfaire encore progresser.Un labeur tenace n’a-t-il pas le don de vous sourire? Vousvégéterez. Par contre, le « bûcheur qui, au départ, en était aumême point que vous, fera son petit bonhomme de chemin,vous laissant bien loin derrière lui.On est peut-être un peu trop tenté, dans notre pays, de tenirl’issue d’un examen pour l’arrêt de la fatalité. Aussi connaît-on 4
  5. 5. le cri du coeur du recalé » : « II n’y a de la veine que pour lacanaille !... »Mais oui... un camarade peu coté a « passé ». Ce pauvre type», bien meilleur, n’est-il pas resté sur le pavé ? Celui-ci n’est-ilpas tombé sur la seule composition qu’il eût spécialementétudiée? Cet autre malin n’avait-il pas de petites notes dont ila su se servir « en douce »Nous allons tenter, au cours de cet ouvrage, de montrer quecette conception demande à être révisée. Un candidat quiVEUT et qui SAIT s’y prendre peut compter presque sûrementen lever la palme de haute lutte. Car il est des principes, trèssimples mais inflexibles, DONTDEPEND IRRESISTIBLEMENT LE SUCCES.De puissants efforts sans lendemain, feux de paille,n’atteignent pas le but. Voués à L’ECHEC, le lièvre partantcomme un trait, le roi de l’Atlas s’agitant furieusement dansses rêts ! Par contre, une activité d’apparence modeste sanspanache, mais poursuivie régulièrement finalement à desubstantiels résultat. La tortue gagne la course. Le rat délivrele lion. La grand’mère, tricotant tout l’hiver au coin du feu,présentera un jour une paire de bas de laine bien chauds. Unfruit hâtivement mûri a-t-il la saveur sucrée de la mignonnefraise des bois, tardivement arrivée à maturité ?Nous allons bien vous surprendre en vous faisant remarquerque tous ces processus très, patients qui font éclore dutangible et du solide, peuvent être considérés commeéléments fondamentaux d’une branche relativement récentedes mathématiques : le CALCUL INTEGRAL. En voici leprincipe, génial dans sa simplicité : UNE SOMME DE TRESPETITS NOMBRES, DE MINUSCULES RESULTATSEXTREMEMENT NOMBREUX N’EST PAS NEGLIGEABLE. 5
  6. 6. C’est par des apports de ce genre que se font la plupart destransformations dans la nature : croissance, entre autres. Lebanquier érige sa fortune par de menus prélèvements sur lesopérations de ses clients. Celles-ci étant innombrables, il finitpar s’assurer un bénéfice substantiel. Il en est de même pourtout commerçant qui, en dernière analyse, se trouve pratiquerle calcul intégral, tout comme M. Jourdain faisait de la prose :sans le savoir.( Celui qui emploie cette méthode : travailler chaque journormalement, travailler régulièrement, travailler longtemps, ades chances véritablement exceptionnelles de maîtriser unexamen, et, plus généralement, d’atteindre n’importe quel but.Dédaigner cette peu reluisante façon de dispenser vos sueurspour procéder, aux approches de la redoutable compétition, àun labeur spectaculaire et cyclopéen, fera de vous, tout auplus, un candidat « tangent » . Pour vous et vos pareils — quisont légion — les épreuves seront UNE LOTERIE.Si un examen doit être mûri lentement comme un fruit, onpeut, à un point de vue différent, l’assimiler à un championnat.Or, comment se prépare, par exemple, un Joë Louis ou unRandolph Turpin ? Par 1’ENTRAINEMENT, suite de pratiquesminutieuses consenties chaque jour, pendant de longuessemaines, sous la direction d’un spécialiste (manager). Cetentraînement comprend une partie touchant à la physiologiegénérale : hygiène, choix de l’alimentation; une partieéducative, ayant pour but de développer harmonieusementtels groupes de muscles; enfin, une organisation techniqueamenant le boxeur à être « fin prêt » au moment de « labagarre ».Or, que fait généralement celui qui vise un examen? Il«potasse » couci-couça suivant l’inspiration, et, s’il se prépareseul, aux heures où il a le temps, et si des occupations plus 6
  7. 7. importantes : lire le journal fumer une cigarette, aller aucinéma ne s’y opposent pas, il ne songe nullement às’imposer une discipline rigoureuse au moment de faire sespreuves, verra-t-il son frêle esquif ballotté sur une mer plus oumoins démontée, sans espoir sérieux d’atteindre au but qui luitau loin comme un phare.Pour songer à un examen, il faut absolument : un entraînement PHYSIQUE, qui décuple les forces, et, en particulier, réduit au minimum les risques de carence physiologique au jour J; un entraînement MENTAL, pour éduquer ses facultés et tremper son esprit de ténacité; une méthode rationnelle d’entraînement TECHNIQUE.Cet entraînement doit durer un temps variant de quelquesmois à plusieurs années.Tous les as des Concours ont attaqué ainsi la difficulté. Plusgénéralement tous ceux qui ont « percé », depuis Victor Hugojusqu’à Einstein, en passant par Edison et Vanderbilt, se sontpoussés suivant le même processus. Et, au fond, la destinéede l’homme est-elle autre chose qu’une compétitionpermanente, dont le Jury, implacable entre tous, a pour nomLA VIE? 7
  8. 8. CHAPITRE PREMIERLa force, la santé et la capacité de travailPour être en mesure « d’enlever », vos examens et concours,vous devez vous montrer capable de travailler énergiquementet longtemps. Suivant une expression chère à notreprofesseur de sciences de l’Ecole Normale, les chances deréussite sont proportionnelles à la somme de travail fourni, àla quantité et à la qualité des connaissances,non ingurgitéescomme dans un repas de glouton générateur d’indigestions,mais réellement assimilées. Une robuste santé estabsolument indispensable. Vous veillerez donc de très près àmaintenir et à renforcer l’intégrité de vos organes et de leursfonctions, et à accroître progressivement vos forces jusqu’à ladate fatidique. Rien de possible sans cela. * **Celui qui se livre à des études prolongées doit, chaque année,réserver plusieurs semaines à un repos intellectuel ABSOLU— et à un repos physique relatif — combiné avec une 8
  9. 9. alimentation particulièrement riche et digestible, dans le but dese refaire le système nerveux, même s’il ne se sent pasvraiment fatigué. II faut, en effet, ne pas oublier que lasensation de fatigue n’est pas un critérium très sûr. Si,invariablement, l’étudiant trouve pénibles les premièresséances de travail, correspondant à la période d’adaptation,on remarque, au contraire, qu’il n’éprouve, par un dangereuxparadoxe, aucune sensation de lassitude aux époques desurmenage intense.Illusion périlleuse...Comment l’usure physiologique n’existerait- t-elle pas?Forcément, les « cellules grises » — pour employer le langaged’Hercule Poirot — sont de plus en plus secouées par lasomme considérable de travail effectuée durant l’annéescolaire; et, de surcroît, cet état alarmant ne peut qu’êtreaggravé par les chaleurs de l’été, saison des examens parexcellence. Seulement, l’organisme est surchauffé parl’entraînement les nerfs sont sous pression ».- Si, à ce moment, l’étudiant dort peu; si, sa main étantallongée et les doigts rapprochés, ceux-ci sont affectés d’unléger tremblement, et surtout si l’auriculaire s’écarte del’annulaire si, enfin, le sujet éprouve une secoussedouloureuse à l’audition brusque d’un bruit très fort (sirène,trompe d’auto, explosion de mine), aucun doute n’est permis ily a surmenage accusé et usure dangereuse. Sous peine dedésordres graves, l’élève doit modérer sur-le-champ sonactivité. Une prostration morbide va s’abattre sur lui pendantles vacances, au bout d’une semaine de repos, alors qu’ilcommencera à se détendre. Il se sentira abattu, courbaturé, etmaigrira, en dépit d’une excellente nourriture. Au bout dequelques semaines seulement et à la faveur des journées plusfraîches de septembre, il se mettra à « récupérer ». 9
  10. 10. Ce qui précède suffit à justifier largement la longueur desvacances consenties aux étudiants. * **On a beaucoup médit du travail intellectuel, relativement à sesfâcheuses répercussions surl’état de la santé. Exagération... Ce qui, à notre humble avis,s’avère véritablement néfaste, serait plutôt l’excès des sportsviolents, en vue trop souvent — circonstance aggravante —de la PERFORMANCE, auxquels il est devenu de bon ton devoir s’adonner les jeunes piliers d’Université. Que telle Facultépuisse faire état de plus de succès que telle autre en ce quiconcerne les examens de Licence, bagatelle... Mais quel’équipe de football de ses étudiants vienne de l’emporter dansun match régional : voilà un titre de gloire que, de nos jours,rien ne saurait égaler!Il y a là une source d’épuisement qui fait, hélas! monter lacourbe tracée avec autorité par le bacille de Koch. Par contre,de nombreux savants : Hippocrate, Chevreul, Fontenelle, legrand poète persan Saadi, ont atteint un âge fort avancé.C’est que le travail intellectuel régulier, par la discipline àlaquelle il soumet les leviers de l’organisme et parce qu’ilpréserve d’excitations malsaines, comporte des chances desanté de tout premier ordre.Au cours de notre passage à l’Université de Montpellier, nousavions repéré des « numéros» paresseux et — lâchons le mot— débauchés, que les maîtres remarquaient rarement àl’amphi théâtre. Nous disons à dessein « remarquaient » ,non point tant que l’apparition à éclipses de ces silhouettespeu connues fût sensationnelle par son caractère 10
  11. 11. exceptionnel, mais parce que, s’il arrivait à ces amateurs des’y aventurer, c’était, vous l’avez deviné, uniquement pourtroubler le cours. Ces garçons — on le croira sans peine — nese torturaient nullement les méninges à étudier...A la rentrée de Pâques, ils se souvenaient soudain quel’année scolaire se terminait par un redoutable... test, et sedécidaient à « démarrer ». Fouettés — et pour cause — par lapeur de l’échec, ils « y allaient » alors, durant de longuesheures de jour et même de nuit, d’un formidable coup deboutoir. Les copains se regardaient stupéfaits au spectacleimprévu d’un labeur si intense de la part de fumistes » qui n’yétaient nullement entraînés; mais leur étonnement devenaitsans bornes à les voir, à cette existence d’enfer, engraisser àvue d’oeil, et présenter, à la veille du concours, tous les signesd’une santé florissante. C’est que le travail, entre autres effetssalutaires, avait l’avantage de stopper leur vie irrégulière, etleur état physique en profitait. * **En dosant ses efforts journaliers, à l’instar du championcycliste qui s’entraîne, en absorbant une nourritureconvenable, en se conformant aux règles de l’hygiènebonifiées par de récents et retentissants perfectionnements,en pratiquant quelques exercices très simples, l’étudiant, aulieu de courir, de mois en mois, à un effondrement physiqueprécurseur d’un, rendement de plus en plus médiocre, verrasa santé se raffermir, ses forces doubler, sa capacité detravail tripler, et — ce qui ne gâte rien — son entrain, sonenthousiasme pour sa préparation s’accroître de décade endécade. 11
  12. 12. CHAPITRE IIL’alimentation de l’étudiantPour conserver la santé, l’accroître, et multiplier ses forces, ilfaut soigner la CELLULE. Cette cellule est rénovée,galvanisée et constamment débarrassée de ses poisons parun liquide nourricier : le SANG. Or, le ravitaillement véhiculépar le sang VIENT DE L’ALIMENTATION.L’alimentation doit fournir, dans des proportions déterminées,des substances albuminoïdes pour nourrir et réparer et desprincipes carbonés pour brûler, sous l’influence de l’oxygèneCette combustion détruit les toxines, et produit la chaleuranimale qui est une des formes de L’ENERGIE. Il faut veiller àce que des sels et des vitamines arrivent en quantitésuffisante. Une nourriture distribuée au petit bonheur, malproportionnée, insuffisante ou trop copieuse détériore ce qu’enmédecine on nomme le « terrain », et on devient vulnérableaux attaques de ces petites bêtes que Pasteur nous a appris àconnaître.On commence enfin à réaliser — après l’avoirsystématiquement et dédaigneusement ignoré pendant dessiècles, en dépit des avertissements d’Hippocrate, qui vécutcent dix ans — que (toutes les maladies sont susceptibles, 12
  13. 13. avec le temps, d’être grandement améliorées, puis gué (ries,par une alimentation appropriée. C’est ce qu’a exprimé unsavant Esculape en ces termes« La meilleure de toutes les drogues, c’est une bonnealimentation. » Un autre claironnaitQuand l’estomac va, tout va; quand l’estomac ne va pas, rienne va. » Enfin, le héros d’Arcole ne proclamait-il pas : « Messoldats gagnent les batailles avec leurs jambes, et ilsmarchent avec leur estomac » * **D’une façon générale, la maladie résulte de violationsmultiples des lois de la biologie. Du reste, ne nous leurronspas : les microbes sont toujours présents autour de nous, etprêts à envahir notre organisme. Mais que peuvent-ils si notrecorps est blindé, si le TERRAIN est résistant ? Ainsichuchotait à son lit de mort— peut-être, tout de même, avecune pointe d’exagération — le grand homme qui avait sauvé lepetit Jupille de la rage : « Claude Bernard avait raison leMICROBE n’est rien; le TERRAIN est tout. »Eléments monocellulaires nocifs et virus prolifèrent seulementsur les êtres dont le sang est vicié, intoxiqué, affaibli. Or,comme le dit si bien le Dr Carton, la pureté et la vigueur dusang, des plasmas et des organes dépendent uniquement desmatériaux employés pour les constituer. Aussi importe-t-ilavant tout, pour être fort et bien portant, de suivre un régimealimentaire RATIONNEL, de respirer un air pur, suffisammentsec et ensoleillé, de se donner un exercice régulier etraisonnable et d’éliminer chaque jour, par la peau, lespoumons, les reins et les voies intestinales, les déchets de lanutrition et les toxines du corps. 13
  14. 14. Ainsi, la GUERISON de toutes les maladies ne peut seproduire et persister qu’en détectant les fautes de régime etd’hygiène antérieures, et en modifiant radicalement ce régimeet cette hygiène. * **Nous sommes tout à fait d’accord avec le Dr Carton pour lacomposition moyenne d’un menu rationnel.Le petit déjeuner du matin peut comprendre d’abord uneboisson un peu excitante et tonique : le thé par la théine, lecafé par la caféine, le chocolat par la théobromine, sans lait ouavec très peu de lait. Le lait en excès en effet, peut secoaguler en un gros bloc, dans l’estomac, surtout s’il est avaléd’une seule gorgée d’où constipation opiniâtre .Mettre, dans latasse, un tiers de lait au maximum. Chez les sujets nerveux,l’absorber sous forme de lait concentré Sucré ( par exemple).Dose : trois-quarts d’une cuillerée à café diluée dans l’infusion.Ce lait-là se digère mieux que le lait frais.On prendra des aliments d’une teneur médiocre en azote,donc en albuminoïdes mais avant tout combustibles :paingrillé (le charbon jouant, dans l’organisme, le rôle d’unpuissant filtre anti-microbien, antiseptique, antiputride etabsorbant des gaz, donc par là éminemment digestif); ouencore, biscottes ou pâtisserie légère : biscuits secs ou à lacuillère, brioche .On ajoutera du beurre , frais et naturel àl’exclusion de la margarine; ou du miel ou du fromage ou de laconfiture —A ce repas matinal, il faudra toujours se garder de consommerun oeuf nature, de la viandeou du poisson, contrairement à ce que font les naturelsd’Outre-Manche. 14
  15. 15. En hiver, remplacez l’infusion par une soupe aux légumes ouaux céréales (porridge ou farineou pâtes cuites à l’eau sucrée et au beurre presque sans lait). * **Sentez-vous votre estomac embarrassé pour avoir un peu tropmangé ? Le jeûne matinal, de temps à autre, sera excellent :vous vous contenterez d’un grand verre d’eau NON SUCREEElle purifie le sang et minéralise merveilleusement. Au lieu devous affaiblir à cause de la privation d’aliments plussubstantiels, cette diète vous confère paradoxalement uneeuphorie spéciale qui vous rend apte au travail intellectuel. * **Que comprend un repas midi bien combiné?1° Des aliments minéraux et riches en VITAMINE qu’il est utilede s’administrer au début comme hors-d’oeuvre : quelquesfeuilles de salades (mâche en hiver, romaine en été,pissenlitaux époques d’équinoxes, cette dernière salade étant en outrediurétique, tonique et stomachique). On y joindra des légumescrus en très petite quantité : petits pois,radis, pommes deterre, artichaut, carotte, chou et une cuillerée à café de blécuit, une pincée de sel FRAIS, un peu de beurre CRU et unepomme de terre cuite dans le four ou sous la cendre en robedes champs. 15
  16. 16. 2° Un plat de résistance consistant en un aliment azotéd’origine animale : viande plutôt légère.3° Des aliments combustibles : pain De plus, en hiver un oudeux féculents : pommes de terre à discrétion ; semoules,flocons de céréales, pâtes , riz.Des corps gras : beurre naturelou huile d’olive pour la préparation des plats ( l’huile de noixserait excellente, si elle ne constipait un peu et ne rancissaitrapidement).4° Un aliment diastasé : un peu de fromage fermenté, cru oucuit : tomme de Savoie, Saint-Nectaire, Hollande, Gruyèreordinaire, Coulommiers, Bondon de Neufchâtel, Camembert.Chacun de ces mets précieux aide à la synthèse alimentairecorrecte. Tant pis pour Louis XIV que l’on sevrait de fromage,sous prétexte que ce produit était par trop vulgaire. En faireparaître sur la table du Roi-Soleil eût constitué un crime delèse-majesté5° Des aliments sucrés et vitaminés (vitamine C : fruits desaison, plus dessert sucré : confiture, miel ou pain d’épice.6° Des produits excitants pour stimuler l’appétit et favoriser lessécrétions digestives : sauces légères , sel, condimentsvégétaux, rissolement, vin coupé de beaucoup d’eau, thé,café. * **Le goûter sera extrêmement sobre : pain avec beurre ouchocolatQuant au repas du soir il comprendra : 16
  17. 17. 1° Un potage peu abondant (pour éviter la distension de laparoi stomacale, les dilatations et dyspepsies atoniques avecfermentations intestinales), peu chargé en légumes, épaissiavec du vermicelle ou une pomme de terre râpée CRUE.Jamais de bouillon de viande2° Un plat de résistance azoté mais, ici, pas sous forme deviande : un oeuf nature, à la coque(très digestible ou dur avecun peu de vinaigre ou sur le plat ou sous forme d’omelette oudu fromage fermenté.3° Des aliments - combustibles à digestion facile : pain et unféculent l’été, deux l’hiver :semoules, pâtes, pommes de terre.4° Un aliment minéralisé absolument nécessaire le soir pouraider à la récupération nocturne des sels minéraux, fournir desdéchets susceptibles d’exciter les contractions péristaltiquesde l’intestin, et empêcher ainsi la constipation, cet ennemimortel de l’intellectuel et de l’étudiant : légumes verts desaison CUITS.5° Un aliment diastasé : fromage doux ou lait caillé6° Des aliments sucrés et à vitamines C : fruits de saison etdessert sucré confiture etc.). * **L’étudiant qui, le plus souvent, est un jeune homme ou unadolescent, devra faciliter sa croissance, affermir son systèmeosseux et nerveux. Nous ne saurions trop lui recommander,en automne et en hiver, de demander à son médecin s’il 17
  18. 18. l’autorise à « se mettre » à l’huile de foie de morue, cepuissant accumulateur d’énergies, qui fait du corps unevéritable bouteille de Leyde. Dose : une cuillerée à soupe aurepas de midi et une au repas du soir. Ceux qui se figurent nepas supporter ce merveilleux aliment procéderont de la façonsuivante : ils dilueront l’huile dans leur premier mets et boirontde l’eau contenant du jus de citron et un peu de bicarbonatede soude Ainsi sera contrebalancé l’excès de vitamines A quipourrait donner lieu à une inflammation des muqueusesbuccale et intestinale, et prédisposer au scorbut. Du reste, ilexiste en France de nombreuses autres préparationsparfaitement tolérées et efficaces : consulter le docteur de lafamille à cet égard.En été on remplacera l’huile de foie de morue par le glycéro-phosphate de chaux granulé ou en cachets toujours aprèsavis du « toubib » familial. * **Voyons maintenant à serrer d’un peu plus près la façon dontle candidat à un examen doit adapter son régime alimentaire àses besoins particuliers.Des expériences physiologiques absolument concluantes ontprouvé depuis longtemps que l’effort intellectuel accélère ladénutrition de la cellule nerveuse, et, notamment par la suite,la perte d’acide phosphorique par les urines et la sueur. Cettefuite s’exagère-t-elle? Elle entraîne rapidement une diminutiontrès nette des facultés, qui se traduit par une fatigueconsidérable sous l’action de l’étude. Elle conduit, en passantpar l’insomnie, à des troubles neurasthéniques. De plus, letravail de l’esprit intensifie la déminéralisation, c’est-à-direl’élimination anormale de divers sels indispensables àl’organisme, notamment de la chaux et de la magnésie. Cet 18
  19. 19. appauvrissement en substances inorganiques se traduit leplus souvent par des maux de dents ou des sueurs abondantese produisant de préférence la nuit : il mène droit à la névroseet à la tuberculose .Enfin, les étudiants laissent échapper uneforte proportion d’azote.Il est donc de toute nécessité, non seulement au point de vuestrict de la santé, mais encore pour maintenir l’esprit dans unétat constant de vigueur indispensable au succès des études,que l’intellectuel fasse choix d’une alimentation capable dereconstituer l’organisme d’après les indications précédentes.Compte tenu des menus types sus-mentionnés, et quis’appliquent à l’homme moyen, l’étudiant devra veiller àprendre une nourriture plus azotée que carbonée. Celle-ci,d’ailleurs, proscrira les substances lourdes : graisses, huiles,dont la digestion, déjà laborieuse chez le travailleur manuel,réclame avant tout un exercice très énergique. (Nous avonsvu plus haut les précautions à prendre pour assimiler l’huile defoie de morue). Ces aliments seront remplacés par le beurrenaturel et le sucre non travaillé (sucre coloré, miel, fruits trèssucrés, à l’exclusion du sucre blanc cristallisé industriel). * **En ce qui concerne les matières azotées ou protéines, laquestion est assez délicate. Les viandes, qui passent pour letype des ces aliments, sont en général d’une assimilationplutôt ardue pour un étudiant, qui est une personnesédentaire. Dans ces conditions, elles déposent dans l’intestindes résidus, véritables poisons (toxines) prédisposant àdiverses affections, et, avant tout, amenant très vite l’insomnieet l’entérite. Nous avons déjà retranché du régime moyen les 19
  20. 20. viandes lourdes ou échauffantes : porc, gibier. Celui quiprépare un examen étant jeune et généralement doué d’unbon estomac, pourra se permettre d’user de la viande deboeuf qui est extrêmement reconstituante. Une faveurspéciale sera réservée au poisson. Outre sa parfaitedigestibilité quand il est très frais, il possède le précieuxavantage de contenir de fortes proportions de phosphore, cetaliment vital du système nerveux. * **Nous ne saurions trop insister sur ce point :Sans astreindre l’étudiant à un régime végétarien sévère,mettons-le en garde contre l’abus de la viande déjà exclue lesoir de tous les régimes.Il aura, au contraire, tout intérêt à accorder quotidiennementune place importante à alimentation azotée végétale. Pois,lentilles, fèves et même haricots (dont les effets defermentation seront « contrés » par le bicarbonate de soude etle charbon de Belloc), contiennent une plus forte proportiond’azote que la chair et seront mieux supportés, si l’on a soinde faire usage de ces légumineuses sous forme de farines,c’est-à-dire sans les peaux qui sont d’une digestion presqueimpossible. On insistera surtout sur les lentilles, quicontiennent beaucoup d’acide phosphorique et une notablequantité de fer.Noix, amandes, noisettes et noix du Brésil sont fortrecommandables à titre de dessert. Ces fruits si savoureux sedigèrent bien, en général; sous leur apparence modeste, ilssont très nourrissants, contenant — le croirait-on? — plusd’azote que la viande elle-même ! Il convient toutefois de 20
  21. 21. signaler l’effet astringent des noix : elles tendent à produire dela constipation. Si l’on redoute cette incommodité, on leurpréférera les amandes, qui jouissent, au contraire, depropriétés plutôt laxatives.Soigneusement cuits, les épinards sont excellents. Outre leurvertu dépurative et légèrement purgative, très favorable entoute saison, et tout particulièrement au printemps et àl’automne, ils exercent une action reconstituante par le ferqu’ils contiennent.Les pâtes de bonne qualité sont nourrissantes et de digestionfacile. Ces aliments — ainsi que le riz — jouissent depropriétés astringentes qui en rendent l’usage précieux en été,à titre de précaution contre les diarrhées.Le pain bien cuit est recommandable, pris en quantitémodérée : deux à trois cents grammes par jour, et non unelivre et demie à deux livres, suivant l’usage blâmable desFrançais avant la « drôle de guerre ». Mais si la cuisson laisseà désirer ou s’il est absorbé en excès, il présente de gravesinconvénients. Ainsi que l’ont prouvé les travaux du Dr Ferrier,il provoque dans le tube digestif des fermentations très activesgénératrices d’acides qui dissolvent les minéraux del’organisme, dont elles entraînent une ruineuse élimination.A raison d’un à trois par jour à la coque ou incorporés àd’autres aliments, les oeufs frais (et non congelés) sontexcellents, et d’une digestion très facile. Le blanc est unesubstance albuminoïde riche en azote, et le jaune contient untonique puissant, la lécithine. Si, aux approches de l’examen,vous éprouvez le besoin de galvaniser vos forces par un peude suralimentation, vous pouvez y recourir sans danger àl’aide des oeufs. Augmentez alors la dose sus indiquée maisen évitant de consommer les blancs dont l’excès produiraitdans l’intestin des toxines extrêmement actives. 21
  22. 22. Les fruits frais notamment les pommes et les fraisescontiennent de l’acide phosphorique. S’ils sont bien mûrs etnon acides, les prendre crus en petite quantité. Sinon, chasserau préalable l’acidité par la cuisson qui, il est vrai, tuemalheureusement les vitamines.Les confitures sont excellentes. Celles de rhubarbe, enparticulier, sont intéressantes par leurs propriétés laxatives.Eviter le plus possible les conserves. Même en hiver,cherchez légumes et fruits FRAIS. Malgré les plus savantesmanipulations, les conserves ne sont pas saines, à cause deleur manque de vitamines. Leur abus altère rapidement lesang, et cette altération se traduit à l’extérieur par deséruptions et de l’urticaire.Si l’abus du café — le soir en particulier — produit del’insomnie, abstraction faite de troubles possibles dans larégion du coeur, un usage modéré de cette délicieuse boissonStimule le système nerveux par la caféine qu’elle contient, etfacilite très sensiblement le labeur intellectuel. Honoré deBalzac, l’auteur de « la Comédie humaine », arrivait àtravailler ses quinze heures par jour en se « dopant » à jetcontinu de café. Bien entendu, il exagérait. Quoi qu’il en soit,le café aide beaucoup à supporter les chaleurs de l’été. Acette époque critique de l’année qui sonne le branle-bas desexamens, il est très hygiénique d’absorber, pendant et mêmeentre les repas, de l’eau contenant quelques traces de café.Le chocolat est une boisson tonique, mais un peu échauffante.Ce produit, introduit en France au XVIIe siècle par Marie-Thérèse d’Espagne, renferme, outre le beurre de cacao qui aune réelle valeur nutritive, une substance tonique pour lesnerfs que nous avons déjà nommée : 22
  23. 23. la théobromine.Une expérience formelle a prouvé que l’alcool est toutparticulièrement nuisible à l’entraînement intellectuel (commele tabac, du reste, et ceci pour n’importe quel entraînementsportif)Si, de peur de passer pour une... femmelette, encore que lesexe aimable ait beaucoup évolué sous ce rapport — vous nevoulez pas vous astreindre à boire de l’eau pure, faites usage,aux repas, de vin d’excellente qualité largement coupé. Il y a,dans le vin ROUGE notamment, du tartre et du taninsubstances toniques de premier ordre, ainsi que des éthers etdes aldéhydes qui facilitent la digestion le sommeil. Onpourra, si l’on préfère, prendre de la bière copieusementadditionnée d’eau :cette boisson amère stimule l’appétit etfouette l’organisme.Enfin, il peut être utile, surtout pendant le dernier trimestre, defaire usage de comprimés de sels calciques autorisés par ledocteur, si on les supporte bien. Ces alimentssupplémentaires, au contraire, accroissent-ils la sueur ? C’estqu’ils ne sont pas complètement assimilés; l’organisme sedébarrasse par la peau de la portion non absorbable, et c’estune fatigue de plus en un bien mauvais moment... En ce cas,diminuer la dose jusqu’à disparition complète de latranspiration. * **Si nous avons insisté sur la partie alimentaire del’entraînement de l’intellectuel, c’est qu’elle présente uneimportance CAPITALE et cependant, naguère encore,combien insoupçonnée Importance telle, que nombred’illustres « hommes de l’art » comptent exclusivement sur lespuissants effets d’une nourriture rationnelle pour la guérisondes maladies chroniques (exemple frappant du traitement de 23
  24. 24. la tuberculose dans les sanatoria). Importance que l’on saisira,si l’on songe que tout résultat intellectuel n’est qu’une formed’énergie transformée, et que c’est de la nutrition seule quedépend la somme d’ENERGIE se trouvant en nous (sousforme d’énergie calorifique TRANSFORMEE EN ENERGIEELECTRIQUE comme on vient de le découvrir); si l’onréfléchit que les cellules du corps sont en incessantrenouvellement (sauf les cellules nerveuses QUI NE SERENOUVELLENT JAMAIS : aussi faut-il en prendre soincomme de la prunelle de ses yeux...), et qu’il dépend du...ravitaillement individuel de remplacer toute cellule déficientepar une plus forte puisque la substance même des cellules nepeut provenir d’une autre source. Importance enfin quiapparaîtra d’une éclatante évidence si l’on aperçoit, planantsereinement bien au-dessus des raisonnements précédents,l’éternelle et majestueuse loi de la CONSERVATION DEL’ENERGIE! 24
  25. 25. CHAPITRE IIIHygiène de l’étudiantLiberté... Egalité... Fraternité... Trois mots sublimes de laDéclaration des Droits de l’Homme... Au fait, le principed’EGALITE est-il une loi de nature ? Qui oserait le soutenir ?Tel enfant naît vigoureux, doté d’organes sains et forts; cetautre vient au monde débile et le restera probablement jusqu’àson dernier soupir. C’est que l’hérédité joue un rôleprépondérant dans la robusticité initiale de l’être vivant.Les astrologues proclament que le fait de voir le jour à telle outelle époque de l’année, à telle ou telle heure de la journée, aaussi sa petite influence. Longtemps, les pontifes ont fait desgorges chaudes de ces affirmations, taxées de superstitionsdues à l’ignorance et à la bêtise. Mais on a beau dire : il y ararement fumée sans feu. Se risquera-t-on, de nos jours, ànier « mordicus » toute action émanée des régions éthérées,alors que l’on commence à se douter des effets des rayonscosmiques sur l’évolution du nouveau-né?Quoi qu’il en ‘soit, les Spartiates sacrifiaient impitoyablementles déficients, les « mauvais sujets » . On les jetait à l’Eurotas,et tout était dit. C’était peut-être aller un peu vite. En effet, parl’observation stricte et persévérant des règles de l’hygiène, unindividu peut agir sur sa constitution. Tel hercule, qu’uneconfiance illimitée en sa résistance, en son invulnérabilité rendfollement imprudent, décédera prématurément, alors qu’une 25
  26. 26. bacillose, astreignant sa victime à prendre de grandesprécautions, sera peut-être pour elle un brevet de longue vie... * **Qui ne connaît sur le bout du doigt les règles de l’hygiène,ânonnées dès la plus tendre enfance sur les bancs de l’école? En les mettant en pratique à la lettre, on s’assurerait les plusgrandes chances de narguer la Camarde jusqu’aux approchesde la centaine. Or, chose stupéfiante, personne, en réalité, n’acure de se plier à l’observation de ses préceptes.Le paysan, répète-t-on comme un leitmotiv, est extrêmementrobuste. La vie à la campagne ? Garantie de force, de santé,de longévité... Hum... Du moins jusqu’à ces dernières années,avant que la machine ne fût venue seconder le muscle, letravail était dur, surtout dans les terrains rocailleux. Exposé àtoutes intempéries, on était sur la brèche jusqu’à dix-huitheures par jour durant la « belle » saison ! Comment songer àla semaine de quarante heures quand les récoltes sont là,réclamant des soins de tous les instants, et doivent êtrerentrées en un clin d’oeil si un orage pointe à l’horizon !En fait, ce métier était des plus meurtriers. C’est par sélectionnaturelle que quelques-uns sont restés : debout LES FORTS !Et les autres ? Ils peuplent les cimetières.Aujourd’hui, certes, les instruments agricoles viennent vousépauler. Cependant, que de fermiers se contentent encored’une alimentation distribuée à la diable, sans aucun principescientifique; emportent au marché leurs poulets et leurs lapins,gardant pour eux un mauvais lard sans maigre, bien qu’ils ledécorent pompeusement du nom de « viande » ; vendantleurs oeufs frais et en achetant de vieux pour les consommer ; 26
  27. 27. expédiant au loin leurs barriques d’excellent vin et buvant une« piquette » mal faite, acide et nuisible à la santé !Combiennégligent d’aérer leur chambre, de chauffer décemment leurmaison, et contractent une grippe « carabinée » qui les cloueau lit pour un mois chaque hiverDans les villes, n’est-ce pas encore pire ? Entassés dans destaudis, on fume, on se réfugie au café pour y commander desboissons alcooliques, si l’on ne va pas chercher desdistractions dans les lieux pires.Quel est le but de l’hygiène ? Se préserver des maladies, ettout particulièrement des affections contagieuses. Soins depropreté, choix des vêtements, disposition de l’habitation, etc.,sont de son ressort.Il faut tout d’abord avouer que, pour des rai sons de snobismemasquant des intérêts commerciaux plus ou moinsrecommandables, bien des choses entrant dans la catégoriede « ce qui se fait » ne brillent pas particulièrement par leurvaleur hygiénique— Voyez-vous souvent, dans le rayon de la cordonnerie, deschaussures s’élargissant par l’avant, pour épouser exactementla forme des pieds ? Allons donc ! ce serait anti-esthétique...Aussi, presque tous les souliers.., bottines.., sandales... etc.,s’inspirant de la mode chinoise, se terminent-ils en pointe, augrand dam des orteils, qui, comprimés, torturés, écrasés, sedéforment, se couvrent de cors et d’ampoules, et des dessousde pieds où s’épanouissent d’inextirpables durillons.Et que dire de cette mode des souliers bas, éclose vers la finde la « der des der » pour s’imposer partout depuis la « drôlede guerre ? On se fatigue plus vite à pied et à bicyclette, lacheville n’étant plus soutenue, ni, du reste, plus protégée enhiver contre les morsures du froid. 27
  28. 28. - Commerçant, rencontrez-vous le «bonhomme » avec quivous avez à traiter ? Avisez-vous donc de ne pas le suivre aubar pour discuter devant deux « fines » ou deux « demis »bien tassés : vous êtes sûr de rater une occasion qui ne serenouvellera pas.- Etes-vous facteur rural? Essayez de faire fi du petit verre qui,au cours de vos tournées, vous est offert dans mainte maison.Vous offenserez de braves gens et passerez pour un goujat.Choisissez : vous confectionner un solide ulcère d’estomac,ou voir, au jour de l’an, vos étrennes vous passer sous le nez.—Vous n’êtes, il est vrai, ni commerçant ni facteur. VOUSETES ETUDIANT. Cela ne change rien. Ah ! vous ne vouslaissez pas en traîner à « vadrouiller » avec les copains? Ah !vous préférez étudier au lieu de renchérir sur leurs fredaines ?Ah ! après dîner, vous décidezde dormir vos neuf heures et de récupérer normalement desforces dont vous avez besoin,au lieu d’errer de dancing en boîte de nuit ? Vous n’êtes, auxyeux de ces messieurs, qu’un ours doublé d’un crétin ! * **L’étudiant se doit de ne pas négliger certaines précautions .Lelabeur intellectuel astreint à une existence non exempte dedangers, à un âge où il faut circuler. En particulier, il tend àproduire une atonie génératrice de graves désordresstomacaux et intestinaux Aussi faut-il veiller toutparticulièrement à manger lentement, à mâcherconsciencieusement les aliments et à faire durer au moinstrois quarts d’heures chacun des deux principaux repas. Riende funeste comme cette déplorable habitude qui s’estintroduite dans les pensionnats de bâcler déjeuner et dîner enune vingtaine de minutes. L’excuse provenant des exigences 28
  29. 29. d’un emploi du temps surchargé est illusoire :on étudie moinsbien moins vite, et on assimile très mal les connaissances,pendant une digestion laborieuse.Une avalanche d’aliments ingurgités à la hâte et tombant dansl’estomac après une mastication et une insalivationinsuffisantes, impose à cet organe un labeur extrêmementpénible. A vrai dire, les élèves ont, à peu près partout,parfaitement le temps de jouer tranquillement des mandibules,mais ils sont impatients de retourner s’amuser, la durée de larécréation était sévèrement mesurée. Si, après un repas ainsiprécipité, ils se livrent par surcroît à un sport violent, ilspeuvent être certains que leur digestion va se trouver presquecomplètement entravée.Napoléon, ce génial intellectuel, ce géant du travail quiconsacrait à l’élaboration de ses vastes plans quinze heurespar jour, s’accordait à peine le temps de se sustenter. Ilregrettait les dix minutes qu’il passait à table : du temps perduà son sens... Il exigeait que tous les plats fussent apportés àla fois, avant qu’il ne se présentât.Puis, une fois assis, il allongeait fébrilement la main, et le metsle plus rapproché avait d’abord ses faveurs. Il n’était pas rarede le voir commencer par le dessert et terminer par le potage.Cette négligence — désespoir de son Esculape Corvisart luivalut un ulcère à l’estomac qui devait, en dépit de sa belleconstitution, le terrasser à l’age de cinquante-deux ans. * **Evitez tout travail intellectuel immédiatement après le repas;abstenez-vous même de tout exercice physique un peu actif. 29
  30. 30. Les animaux, dont le merveilleux instinct est le plus finhygiéniste, se couchent dès qu’ils ont mangé. Attendez aumoins une heure avant de vous livrer un labeur intense de lapensée. * **Il est salutaire, au cours de la journée, de faire de fréquentespromenades sans fatigue, en pleine campagne de préférence.Au cours de l’étude, on se lèvera fréquemment de sa table detravail pour allonger ses membres engourdis. Quelquesmouvements de gymnastique très correctement exécutés, etdont chacun sera séparé du suivant par QUATRESECONDES pour faciliter la circulation dans les musclesintéressés: CECI EST TRES IMPORTANT — serontexcellents pour rectifier les positions vicieuses précautions fortsimples, dont la pratique, croyons-nous, évitera bien desmalaises. Il est vrai que les choses limpides, souvent si utiles,sont trop fréquemment celles qu’on dédaigne de faire. Il nesera donc pas superflu, pour se décider à consacrer quelquesminutes par jour à ces exercices, de prendre la peine deréfléchir, à leur importance et de se convaincre fermementque ce n’est pas là du temps niaisement gaspillé.Durant des heures d’un labeur assidu, on demeure écrasé surun bouquin. Qui ne comprendrait que la poitrine, l’estomac,l’intestin, le foie, se trouvent comprimés et se congestionnent?La circulation se ralentit dans ces organes, et les fonctionsperdent de leur activité. La désassimilation est gênée, lesdéchets sont expulsés avec moins d’énergie, les boyauxperdent de leur élasticité. Si, par suite, se produit uneconstipation tenace, - ce qui est trop fréquent — l’organismes’intoxique peu à peu. On marche vers la dyspepsie, lagastrite, l’entérite, les affections hépatiques; les poumons eux- 30
  31. 31. mêmes risquent d’être atteints, surtout si l’on n’a pas soind’aérer amplement son studio. * **Vous sentez-vous fatigué? Reposez-vous AUSSITOT. Est-ceaprès une besogne d’une heure? Allongez-vous sur un lit, unechaise-longue, un fauteuil. Au besoin, restez immobile survotre chaise, les yeux clos, en vous décontractant le pluspossible et en vous efforçant de ne penser à RIEN. Cinqminutes suffiront pour vous regonfler à bloc. Après plusieursheures d’un travail ininterrompu, un quart d’heure d’un telrepos vous revigore totalement.N’ayez pas honte de vous détendre. Le repos, conséquenced’un labeur, n’a rien de commun avec la paresse. Il doit êtreconsidéré comme SACRE. Etant habituellement assidu autravail, éprouvez-vous une répugnance très nette à l’action ?Ne vous attelez pas de vive force à la tâche. La volonté d’agirnon accompagnée d’un certain PLAISIR, d’une sorte d’allant,d’euphorie, non seulement ne conduit pas à de solidesrésultats, mais risque de compromettre la santé. Demandez-vous si cette sensation de recul devant le papier blanc.., ànoircir n’est pas un avertissement salutaire qu’il serait périlleuxde mépriser... * **Car la nature ne nous prend jamais en traître : ELLEAVERTIT. Aussi convient-il d’accorder la plus grande attention 31
  32. 32. aux divers désagréments qu’elle vous ménage non pour lamaudire, mais pour essayer, en pythonisses — disons, pourêtre à la page, en apprentis-sorciers— de pénétrer ce que présagent ces augures : bobos destinésà vous protéger contre des maux plus grands qui pointent àl’horizon.Ainsi, les maux de dents sont la cloche d’alarme qui, en nousdécidant à visiter le dentiste, nous permet de conserver cespetits os précieux par plombage, ou, au pire, de les faireremplacer. Nous sommes, d’autre part, informés par là qu’il seproduit en nous une inquiétante déminéralisation et invités àrenforcer notre alimentation en sels de chaux, à l’alcaliniser, età modérer notre effort.En hiver, après quelques minutes de travail intellectuel dans laposition assise, sentez- vous des bouffées de chaleur ? Vospieds se refroidissent-ils ? Votre circulation laisse à désirer etil sera prudent de vous soumettre à l’examen d’un spécialistedu coeur.Avez-vous une pesanteur dans la région supérieure del’abdomen, du côté droit? Attention à votre foie ou à votreappendice...Eprouvez-vous des fourmillements dans les membres ? dansles doigts ? Souffrez-vous de torticolis ? de diarrhéesfréquentes ? Gare à vos reins...Et que de migraines terreur de 1’étudiant— installées depuisdes mois, parfois des années céderaient comme par magie, si— au lieu supprimer stupidement, pour un temps, l’effet par unanalgésique, sans se préoccuper de cause — on se décidaitsans ambages à aller consulter un spécialiste de l’estomac oude la vue! Certaines de ces céphalgies sont dues à unfonctionnement défectueux du tube digestif, d’autres à une 32
  33. 33. anomalie de l’oeil :myopie par exemple, ou différence depuissance entre les deux organes visuels. Se rend-on comptede la fatigue accumulée par un intellectuel, pour des yeuxanormaux, et, par suite, pour un nerf très important de la tête,du fait de lectures presque ininterrompues du matin au soir?Nous avons eu le plaisir de voir disparaître des migrainesanciennes de DIX ANS, chez une demi-douzaine depersonnes qui, à la suite d’une simple remarque de notre part,s’étaient rendues chez l’oculiste.Profitons de l’occasion pour noter que des yeux MEME TRESNORMAUX se fatiguent considérablement chez l’étudiant.Cette fatigue locale contribue POUR UNE GRANDE PART àla fatigue générale causée par l’étude. CE POINT CAPITALETAIT PASSE JUSQU’ICI A PEU PRES INAPERÇU. Aussin’hésitons-nous pas à recommander au candidat à UNEXAMEN de faire entrer définitivement les soins de l’oeil danssa toilette QUOTIDIENNE. Matin et soir, et après chaqueséance d’étude de plusieurs heures, massez-vous quelquesminutes le tour des paupières, et prenez un bain local (eautiède dans une oeillère) pendant une cinquantaine desecondes pour chaque oeil.• Si tout le monde doit absolument dormir cette règle estencore plus impérieuse chez l’homme d’étude.Se doute-t-on que l’insomnie est due à quelque maladie?Consulter son « toubib », faire analyser ses urines et sonsang, et passer à la radio.Dormez la fenêtre ouverte, votre chambre ayant, au préalable,été aérée à fond au cours de la journée, et la poussièreenlevée très minutieusement par un aspirateur électrique.Vous fermerez la croisée seulement pendant les gros froids, sivous prévoyez que la température doive s’abaisser au-dessous de + 7 degrés centigrades dans votre chambre. 33
  34. 34. Orientez votre lit dans la direction nord-sud (tête au nord,pieds au midi). Sans qu’on ait pu encore déterminer trèsexactement le rôle du magnétisme terrestre sur l’organisme,on admet que se placer suivant les grands courants du globe(dans le SENS indiqué ci-dessus, et NON dans le sensINVERSE) favorise le repos. On l’a d’ailleurs constatéexpérimentalement.• Pour une raison analogue, celui qui travaille debout ou assisa intérêt, pour l’économie de ses forces, à se fixer le dos aunord, face au sud. Lit-il ? Il s’arrangera, en outre, de façon quela lumière lui arrive obliquement du côté gauche.•Le soir, mangez légèrement restez, comme on dit sur votreappétit. Vous aurez pris un peu de charbon de Belloc pourdésinfecter le tube digestif, puis un verre d’eau pure quirincera vos viscères — nettoyage en petit des écuriesd’Augias — tout en décongestionnant le foie et les reins.• Faites quelques exercices de gymnastique, notamment desmouvements de jambes. Vous pouvez, par exemple, pratiquerla flexion et l’extension des membres inférieurs neuf foisconsécutives, ces mouvements étant exécutés lentement etavec la plus grande perfection. Vous faciliterez ainsi lacirculation, ferez avorter tout signe congestif et expédierez lesang vers la périphérie.• Frictionnez-vous énergiquement la tête, la face et le couavec une serviette un peu rude nonmouillée, surtout si vous avez beaucoup peinéintellectuellement, pour dégager la partie supérieure du corps.Ce résultat sera renforcé si fous faites ensuite NEUF fois,dans les deux sens et très lentement, chacun des troismouvements suivants1° Faire basculer la tête de droite à gauche et de gauche àdroite autour d’un axe horizontal dirigé d’avant en arrière(prendre, en quelque sorte, des airs penchés perfectionnés). 34
  35. 35. 2° Faire tourner la tête de gauche à droite et de droite àgauche autour de l’axe vertical du corps (comme si l’oncherchait à... dévisser sa tête).3° Faire mouvoir le chef de haut en bas et de bas en haut,autour d’un axe horizontal parallèle à la ligne des épaules(salutations à l’orientale, ou, si l’on veut, signes énergiquesd’approbation).• Effectuez ensuite des soins de bouche (gargarismes,lavages de dents) et prenez dans le nez une pommadelégèrement antiseptique (vaseline goménolée, par exemple).Une fois au lit, faites plusieurs mouvements consécutifd’expiration FORCEE, en visant à chasser absolument toutetrace d’air des recoins les plus exigus des alvéolespulmonaires (figurez- vous, par exemple, que vous cherchez àtirer d’un cornet à pistons une série de sons suraigus, ou quevous voulez emplir, en soufflant, un ballon d’une capacitéillimitée) ; puis exécutez quelques inspirations INTENSIVES.Mieux vaut séparer les premiers mouvements des seconds :vous réussirez ainsi les uns et les autres avec une plusgrande perfection et une fatigue sensiblement moindre.Cette technique offre le précieux avantage de renforcerinstantanément — et pour toute la durée de la nuit — lerythme de la respiration, qui tend à plonger dans le sommeilen ce qu’il constitue un véritable bercement. De plus, elleaccroît la capacité respiratoire et la masse d’air pure utiliséependant la nuit, ce qui est encore favorable au sommeil.On peut se faire ensuite une vingtaine de suggestions enrépétant : « JE SUIS SUR que je vais m’endormir. »(Voir ladeuxième partie, chapitre premier). * ** 35
  36. 36. Ces procédés peuvent ne pas donner tout leur effet lespremières fois. A chaque nouvelle application, leur réussites’affirmera avec plus d’autorité.Dans les cas rebelles, on peut, durant une dizaine de minutes,se masser les épaules (ce qui n’est pas aisé), la poitrine et larégion abdominale, puis placer une main à plat sur l’estomacou sur le foie — comme le faisait probablement Napoléon —et l’y laisser. Elle se comporte comme une source de doucechaleur et accélère la digestion, ce qui porte au sommeil.En même temps, vous compterez jusqu’à MILLE de la façonsuivante : UN (et vous fermez les yeux) ; DEUX (vous lesouvrez) ; TROIS (vous les fermez); QUATRE (vous lesouvrez), et ainsi de suite, alternativement. La fatigue despaupières et le rythme de l’opération joueront le rôle d’unpuissant agent hypnotique, du reste absolument inoffensif.Vous éveillez-vous, pendant la nuit, en hiver? Recommencezles exercices précédents. Est-ce en été ? N’hésitez pas àvous lever pour vous faire une ablution à la serviette mouillée.Recouchez- vous, puis revenez aux procédés sus-indiqués.Si cela devient nécessaire, prenez, avant de vous coucher, unbain de pieds chaud puis une infusion aromatique : tilleul,camomille, ou un véritable somnifère (coquelicot). Rien deplus simple, d’ailleurs, que de demander au pharmacien unpetit flacon de potion narcotique. Mieux vaut prendre une fioleexigu : vous pourrez ainsi vous réserver de changer desoporifique, ce qui évite l’accoutumance. * **L’idéal est d’avoir une chambre exposée au sud-est. D’autrepart, se coucher sur le dos serait parfait, si ce n’était 36
  37. 37. l’inconvénient du ronflement qui se produit souvent dans cetteposition. Cette posture est la seule qui ne comprime aucunorgane. Dormir du côté gauche ? Mauvais:on gène le coeur. Tenter de reposer franchement du côté droitn’est guère meilleur : on s’appuie sur le foie. On s’étendra surles deux épaules, très légèrement à droite. * **• S’il faut absolument se reposer, il est, par contre,indispensable à l’étudiant de pallier les inconvénients d’uneexistence trop sédentaire par un exercice suffisant.Il sera utile de faire le matin, au saut du lit, un quart d’heure degymnastique, et, si l’on peut, un ou deux mouvements aprèschaque heure de travail. De temps à autre, levez-vous devotre table, redressez bien la tête et faites quelques pas dansvotre studio. Cette activité intermittente rétablit fort à proposune circulation qui tend à s’engourdir, dégage les organescomprimés et permet d’éviter les hémorroïdes.Une bonne promenade à pied — appelez-la séance de «footing » si vous tenez absolument à rester dans la ligne d’uncertain snobisme sera très salutaire. Sauf contre-indicationmédicale, un peu de cyclisme, à allure modérée et en faisantles montées à pied, sera un excellent délassement. Nenégligez jamais d’aérer votre salle de travail pendant cinqminutes toutes les heures.La méthode de gymnastique naturelle, enseignée par lecommandant Hébert (qui a souventremplacé, et plus encore complété la gymnastique suédoisemoins variée et plus fastidieuse), susceptible de s’adapter àtoutes les constitutions et ne poussant pas à la perfidePERFORMANCE, à la compétition génératrice de surmenage,mérite d’être connue et employée par les intellectuelssoucieux de maintenir et de renforcer leur santé. 37
  38. 38. Autant un exercice pondéré est utile, autant un sport violentnuit à l’entraînement de l’intellectuel. Tout effort physiqueexige une dépense supplémentaire d’énergie. Celle-ci,nécessairement distraite de celle consacrée à la tâcheprincipale, aura à être amplement récupérée par uneamélioration du sommeil et des fonctions de nutrition.Aussi cette consommation parasite de forces doit- elle êtretrès strictement limitée.Si vous vous, lancez inconsidérément dans un exercice brutalet prolongé, vous dissiperez une énorme quantité de calorieset d’influx nerveux, d’autant plus sensible que, par manqued’en traînement, vous serez très vite exténué. Le danger estflagrant s’il s’agit d’un sport collectif, où l’émulation dissimuletraîtreusement la fatigue, à moins que, par amour-propre, parsouci de paraître, aux yeux de la galerie, plus « costaud » quetel camarade, elle n’en fasse litière, purement et simplement.Le système nerveux, exaspéré, se tendra, donnant l’illusionque l’on est toujours frais et dispos. Mais après, quelleréaction !quelle courbature! quel anéantissement ! * **Nous ne saurions trop mettre en garde l’étudiant contrel’ABUS du jeu de football. De même que la boxe, c’est unexercice plutôt brutal, excellent sans doute pour des soldats,pour des adultes rompus aux occupations physiques, ou pourdes jeunes gens d’une robusticité très au-dessus de lamoyenne. Par contre, il ne convient guère, en général, à desadolescents dont l‘organisme est encore délicat, peu résistant,à plus forte raison quand ceux-ci sont en plein effort 38
  39. 39. intellectuel. Non seulement l’usage démesuré de ce jeucontrarie sérieusement les études, mais il conduit à labacillose les sujets non spécialement taillés pour les exploitsathlétiques.Etant élève de l’Ecole Normale, j’eus la fâcheuse inspiration,durant ma préparation au Brevet Supérieur, d’entrer dans uneéquipe de football. J’y fus d’abord un « avant » médiocre. Il estvrai que par la suite, — et sans me vanter,— je fis merveille dans le rôle de demi ‘. Je m’arrangeaistoujours pour faire venir à moi le ballon avec mes pieds. Mais ln’est pas la question. Le fait est que, chaque jour, aprèsdéjeuner, de midi et quart à une heure, — on se hâtaitsottement d’expédier le déjeuner en un quart d’heure pourpouvoir jouer un peu plus longtemps avant la classe — nousnous lancions à corps perdu dans une partie extrêmementdisputée où des mêlées endiablées le disputaient àd’acrobatiques dribblings. Pendant tout le reste de la journée,je me sentais déprimé, courbaturé, moulu, les jambes lourdes,et fort mal disposé pour l’étude. * **L’intellectuel se gardera de tout effort de la pensée après lerepas du soir; tout au plus se bornera-t-il à un léger travailplutôt mécanique (copie, mise en ordre), ou, mieux, à unepromenade. Il sera bien inspiré en se couchant de bonneheure, quitte, à se lever de grand matin.Le travail matinal est très efficace. Il dormira de huit heures etdemie à neuf heures.Des bains fréquents et des douches écossaises réveilleront lavigueur de son esprit et lui pro cureront un sommeil salutaire. 39
  40. 40. * **.Il est un point CAPITAL que l’étudiant doit viser avant tout :acquérir une excellente RES PIRATION Il multipliera ainsi seschances de santé. Il accroîtra ses forces par le supplémentd’oxygène qui brûlera mieux ses toxines. Par cette combustionmême, il augmentera sa chaleur animale, DONC SONENERGIE. Il galvanisera toutes ses facultés. C’est ce quesavent fort bien les fakirs hindous, — que nous vîmes àl’oeuvre lors de notre séjour de cinq années dans le Proche-Orient — et tous ceux qui se sont spécialisés dans laconcentration dela pensée tels les moines du mont Athos, en Grèce.La respiration, qui s’accomplit par les poumons, et aussi par lapeau, — ce qu’on oublie trop souvent — est une fonctiond’une exceptionnelle importance. En oxydant les poisonsorganiques et en les expulsant par la sueur, elle dépure.Respirer normalement, et pratiquer l’hygiène de la peau pardes soins de propreté, des bains, des ébats en piscine, estdéjà bien. Galvaniser l’appareil respiratoire par l’HYPER-RESPIRATION et les bains de LUMIERE et de SOLEIL, etfouetter par là les deux groupes de glandes endocrinesessentielles la glande thyroïde et les glandes surrénales,décuple la vitalité et confère un véritable rajeunissement. * ** 40
  41. 41. L’hyper-respiration, particulièrement précieuse chez lessédentaires et les constipés donc chez l’immense majorité desétudiants, consiste en une notable AMPLIFICATION desmouvements respiratoires. On sentira tout de suite l’effetd’une telle exagération, si l’on songe que la capacité moyennedes poumons d’un adulte est d’environ trois litres, alors qu’uneinspiration normale n’amène qu’un demi-litre d’air dans lacage thoracique !Maintes fois recommandés par des hygiénistes, les exercicesrespiratoires ont été souvent tentés, mais cela n’a jamaispris... Pourquoi ?Eh... mon Dieu! c’est bien simple. Quoi de plus ridicule que derespirer artificiellement ? L’allure n’y est pas : de quoi a-t-onl’air ? On se fait l’effet d’un pendu qui va trépasser, d’unsoufflet de forge troué, d’un asthmatique qui suffoque, d’unecarpe qui vient de sortir de son élément. Et l’on a l’impressionde perdre son temps. De surcroît, ces mouvements sontindiqués comme tout à fait accessoires, se greffant à la diablesur des exercices de bras. On se résigne donc à les esquissercomme des actes de gymnastique. A ce titre, on ne tarde pasà les trouver puérils, et d’un fastidieux ! Enfin, quoi de pluséreintant que de faire suivre immédiatement une inspirationtrès poussée d’une expiration désespérément longueNous conseillons de SEPARER les expirations forcées desinspirations amplifiées. Ainsi, chacun de ces mouvementssera fait avec plus de profondeur, plus de fini, plus de brio, etl’effet obtenu s’en ressentira. Il est d’ailleurs inutile d’yconsacrer un temps spécial, à distraire de quelque occupationimportante.On effectuera ces exercices à chaque sortie, dans la rue, surla route ou en plein champ, en continuant à marcher auralenti, à raison de trois expirations forcées suivies de trois 41
  42. 42. inspirations très amples. A la fin de la journée, on se trouveraavoir effectué, presque sans s’en être aperçu, une soixantainede mouvements respiratoires extrêmement efficaces.Ressentez- vous, au bout de quelques jours, un peu defatigue dans les poumons ? Cessez pendant une semaine,quitte à recommencer ensuite prudemment, et, au début, avecmoins d’intensité.Vous ne tarderez pas à vous sentir plus alerte, plus léger, plusjeune, plus vigoureux. Vous aurez envie de chanter, et serezstupéfait d’en tendre sortir de votre gorge des sons puissants,prolongés, que vous ne vous seriez jamais cru capabled’émettre avec cette intensité et cette virtuosité. Vous allezvous sentir des ailes, éprouver LA JOIE DE VIVRE. Votreappétit augmentera. Sans manger davantage, votre poids vas’accroître, faisant mentir le proverbe : « On ne vit pas de l’airdu temps... »C’est qu’en effet vous avez ainsi trouvé le moyen de doubler...de tripler la masse d’oxygène qui vient imprégner vospoumons, d’où digestion plus active, assimilation plus parfaite,combustion plus complète des résidus. En outre, cette hyper-respiration stimule les fonctions du foie (la sécrétion biliaire enparticulier), celles de l’intestin et des reins. De plus, elle animela glande thyroïde, et ceci présente une importanceexceptionnelle comme nous le verrons au chapitre VI de ladeuxième partie. * **• Les bains de soleil et de lumière activent les glandessurrénales, et, par suite, exercent une 42
  43. 43. action tonique, en particulier, sur le COEUR. Aussi nesaurions-nous trop vous recommander, dès la sortie de l’hiveret dès que la température de la chambre à coucher ou ducabinet de toilette (à chauffer, s’il le faut, avec un poêle àpétrole, qui donne à peu près instantanément la températurevoulue), approche de 15°, de faire vos ablutions et votregymnastique dans le plus simple appareil. Habitez-vous lacampagne .Travaillez ou promenez-vous en manches dechemise, de façon à profiter le plus possible des bienfaits dusoleil. Encore ne soufflons-nous mot des plages où ces curesde lumière et de soleil sont si pratiques.Toutefois, nous ne saurions prendre la responsabilité deconseiller l’exposition de la peau nue aux ardeurs de Phébus,surtout au voisinage de la canicule. A cet égard, nouslaisserons la parole à votre médecin. Il a été reconnu que denombreuses soi-disant « cures » de soleil, faitesimprudemment, — et moins par souci de santé que poursacrifier au dieu Snob en vue d’un brunissement de peau à lamode — ont réveillé ou même fait éclore des lésionspulmonaires.Les rayons solaires traversent les vêtements, mais plus oumoins suivant la couleur de ceux-ci. Portez des habits clairs,presque blancs, surtout si vous avez le coeur un peu fragile.S’habiller en noir équivaut, toutes proportions gardées, àhabiter une cave... * **II est certaines incommodités ou affections particulièrementfâcheuses chez l’étudiant. 43
  44. 44. Nous ne citerons que pour mémoire la « grande faucheuse » :la tuberculose (puisqu’il faut l’appeler par son nom) qui faittant de ravages dans l ‘université. N’insistons pas: la sociétécommence à s’organiser pour dépister la terrible maladie, etse colleter avec elle. Les étudiants ont leurs sanatoria. Notonsseulement que beaucoup d’entre eux prennent le mal ennégligeant de s’aérer, ou en respirant les poussières de leurmachine à écrire, poussières aussi meurtrières, quoiqueinvisibles, que les avions porteurs de bombe H. Ici, lesexplosifs atomiques sont les bacilles de Koch ! * **Incommodité trop fréquente et souvent préjudiciable à l’oraldes examens : une mauvaise odeur. Elle peut avoir plusieurscauses. Vient-elle de la sueur des pieds ou des aisselles ?User de bains saltratés. Le plus souvent, la bouche ou le nezen sont les responsables. Voir, en ce cas, si l’on n’a pas dedent cariée. La cause peut encore être une sinusite ou unedigestion défectueuse .S’attaquer à la cause. De toute façon,pallier, en attendant mieux, toute odeur buccale suspecte parde fréquents gargarismes d’eau tiède contenant dubicarbonate de soude (qui neutralisera les acides putrides) etdu charbon médical en poudre l’un des plus efficacesdésodorisants connus. * . **Plus que quiconque peut-être, l’étudiant est sujet à desindispositions sérieuses dues au froid 44
  45. 45. dont certaines peuvent devenir chroniques. Il devra doncs’entraîner à faire front au général Hiver, en aérant bien sachambre et en dormant la fenêtre ouverte ou entr’ouverte, —sans être au passage d’un courant d’air — tant que latempérature le permet. Chaque matin, il prendra son tub ouson ablution à la serviette mouillée à l’eau FROIDE, et sefrictionnera avec un gant de crin un peu rude, ou une brosselondonienne à manche .De temps à autre, il saupoudrera desaltrate Rodell le linge humide avec lequel il se frotte:l’oxygène ainsi dégagé débouchera ses pores dix fois mieuxque le savon.Prend-il aisément des coryzas ? Tousse-t-il facilementpendant la mauvaise saison ?Croit-il avoir contracté unesinusite ? Est-il sujet à la dyspnée à des attaques d’asthme?Qu’il essaie donc une cure d’un médicament anglais trèsrenommé, le MENDACO. N’en prendre que la moitié de ladose indiquée, et boire, chaque jour, entre les repas, sixgrands verres d’eau pour éliminer la plupart des toxines parvoie rénale. Ce médicament présente un inconvénient : il tendà constiper. Pendant son usage, manger de la confiture derhubarbe, des pruneaux et de la salade de pissenlit. Si cela nesuffit pas, consulter, bien entendu, un spécialiste. * **L’abus des jeux violents en plein air (boxe, football) amenantfréquemment de la transpiration , nombre d’étudiants seplaignent de rhumatismes. Il faut alors s’occuper de son foie etboire matin et soir un grand verre d’eau. Y joindre untraitement, non au CORTISONE, produit récemment porté auxnues par la grande presse en réalité, remède de cheval, très 45
  46. 46. mal connu, qui a souvent produit des accidents par foisMORTELS, mais au DOLCIN. Ce produit, qui a déjà fait sespreuves et n’irrite aucun organe, est très efficace dans descas invétérés et même désespérés, ce qui ne veut pas diredans TOUS les cas. En tout état de cause, le DOLCIN esttoujours inoffensif. Boire encore, pendant la cure, six grandsverres d’eau chaque jour. * **Boxe, football, lutte gréco-romaine avec ses prisesredoutables, judo, catch et ses coups trop souvent..,hétérodoxes, donnent le jour à de nombreuses HERNIESchez les étudiants. Evidemment, ils peuvent se faire opérer; etmême, s’ils sont sous les drapeaux, on les allonge sur lebillard sans leur demander leur avis ! A coup sûr, mieux vautjouer à la statue sous le scalpel à la fleur de l’âge qu’à quatre-vingts ans.Mais enfin, si vous êtes en train de « potasser » un examen,cela peut s’appeler une tuile... Allez vous sacrifier peut-être unan en vous laissant immobiliser pendant un mois ou deux, à lasuite d’une... .intervention ? Mieux vaut prendre la tangente,du moins momentanément, sauf, bien entendu, en cas dehernie étranglée. On recherchera une bonne ceinture.S’adresser à la maison britannique : BEASLEY’S LIMITED,Beasley House, à Boscombe, BOURNEMOUTH (Hampshire),qui, du reste, a des agences partout en Grande-Bretagne etdes succursales dans diverses capitales. Ses ceintures,quenous avons portées nous-même, sont peut-être, à l’heureactuelle, les meilleures qui existent. Très douces, ne sedéplaçant jamais, et, par suite, ne donnant pas lieu à des 46
  47. 47. écorchures ou à des infections, formées d’une double lanièreen caoutchouc, elles se signalent par leur pelote, qui se gonfleavec une petite pompe comme un pneu de bicyclette.De multiples hernies, au début, surtout chez les jeunes, sesont complètement, radicalement,presque miraculeusement guéries sans opération, par le portde ce bandage. Du reste, avec cette ceinture, on peut seremettre à des occupations musculaires (jardinage, cyclisme,etc.), que la hernie soit curable ou non. L’élasticité ducaoutchouc s’usant rapidement, il est sage d’en changerchaque année. Toutefois, si on soigne bien sa ceinture, ellepeut durer dix-huit mois, et jusqu’à deux ans. * **Maints étudiants, en hiver, et parfois dès le début del’automne, ont des... engelures Combien gênantes pourl’étude, ces démangeaisons extrêmement désagréables quivous portent particulièrement sur les nerfs ! Sans compter ladifficulté d’écrire, si elles s’égarent sur la main droite, ce quiarrive presque toujours... Il faut à tout prix éloigner ce petitfléau.Une engelure est un véritable GEL de la peau. La causeimmédiate semble être un trouble circulatoire. On en a faitlongtemps une manifestation d’anémie. On les attribue plutôtaujourd’hui à une carence de vitamines D. Leur remède estencore inconnu et ferait un splendide sujet de Thèse... 47
  48. 48. Pour les prévenir, on usera de l’huile de foie de morue, encorrigeant son trop considérable apport de vitamines A par dujus de citron ou d’orange, auquel on ajoutera un peu debicarbonate de soude. Plus efficace peut-être est, soit leSTEROGYL 15 français, soit l’OSTOCALCIUM britannique, encomprimés, qui vaut encore mieux. On se lavera fréquemmentpieds et mains è l’eau saltratée, et l’on aura soin de lesessuyer bien complètement : problème ardu en hiver, à ne passous-estimer. Matin et soir, on massera vigoureusement lesARTICULATIONS des membres supérieurs et inférieurs. Onveillera à ce que les bas soient très secs et BIEN AERES.Pour faciliter la réalisation de cette double condition, onchangera de chaussettes chaque fois qu’on sort, et enrentrant. On se frottera les mains avec de l’huile d’olive, — ou,à défaut, avec de la vaseline pure — et on ne sortira jamaissans gants. * **L’étudiant digne de ce nom, vrai « rond-de-cuir », est uneproie toute désignée pour les insupportables hémorroïdesavec leurs démangeaisons dans une zone qui n’a pasl’habitude de nommer. Le moyen le plus simple de les prévenirest d’éviter la constipation, et de veiller à une propreté localeABSOLUE. Dès qu’on n terminé une selle, se laver l’anusavec un petit bout de coton hydrophile trempé dans l’eau,s’essuyer avec du papier hygiénique, puis frotter l’extrémité durectum avec le doigt enduit d’un peu d’huile d’olive. Sécheralors suffisamment pour que ce corps gras ne tache pas lelinge ultérieurement. Une à deux fois par semaine, prendre unbain de siège. On pourra aussi faire un usage interne etexterne d’extraits de marrons. 48
  49. 49. * **Nous ne saurions clore cet important chapitre sans signaler àl’étudiant une pratique très simple, mais à laquelle — tel l’oeufde Colomb — PERSONNE NE SONGEAIT. Cependant, cettepratique, qui ne fait pas perdre une minute, ne coûte pas uncentime, a pour résultat de doubler la robusticité, de tripler lesforces, de quadrupler la capacité de travail intellectuel, et, endéfinitive, de DECUPLER les CHANCES DE SUCCES ATOUS LES EXAMENS. C’est le massage, TRES LENT etTRES VIGOUREUX de TOUTES LES ARTICULATIONS ducorps auquel nous avons déjà fait allusion.D’une circulation parfaite dépend l’harmonie des fonctions. Or,il est des parties déterminées où la circulation est TRESGENEE : ce sont LES ARTICULATIONS. Rétablissez cettecirculation dans ces zones : le sang est lancé plus aisémentdans les régions les plus reculées, le coeur, par surcroît setrouve soulagé. On aura soin de masser plus soigneusementencore le COU (pour que le sang irrigue la tête et le cerveausans difficulté), ainsi que le secteur du NŒUD VITAL.Ces exercices se feront au lit : avant de s’en dormir, et, lematin, au réveil. Chacun d’eux prend une quinzaine deminutes. – 49
  50. 50. DEUXIEME PARTIEL’ENTRAINEMENT MENTAL 50
  51. 51. CHAPITRE PREMIERDéveloppement de la volontéPenchez-vous sur les biographies de tous ceux qui ont réussidans la vie, qui ont « percé » : vous verrez que tous, sansexception, étaient doués d’une forte personnalité, d’une fermevolonté. Donc, vous ferez à peu près CE QUE VOUSVOUDREZ, et, en particulier, VOUSREUSSIREZ A VOS EXAMENS, si vous développez votre« moi » , si vous devenez capable de prendre d’énergiquesdécisions, d’accroître votre intelligence, de régler votreimagination.Les facultés — de même que les aptitudes physiques— sont,il est vrai, distribuées au gré d’une nature fantasque. Desesprits chagrins ont pu voir là le symbole de l’inégalité, del’iniquité.Mais, il est prouvé, heureusement, que nos dispositionsnaturelles, si embryonnaires soient-elles,sont susceptibles dese développer, de s’améliorer considérablement par unegymnastique méthodique et persévérante. Vous ne devez riennégliger pour atteindre à ce résultat CAPITAL.Enseignant les mathématiques au collège de ChâtellerauIt,nous remarquâmes, au début d’une année scolaire, un nouvelélève déjà âgé qui, à la suite d’on ne sait quelles vicissitudes, 51
  52. 52. était venu échouer dans notre classe d’Elémentaires. Il avaitplusieurs fois affronté en vain les épreuves de la deuxièmepartie du Baccalauréat. Nous eûmes une peine inouïe àobtenir de lui des réponses autres que des monosyllabes.Tout de même, à force de le cuisiner, nous finîmes par voirclair, et fûmes surpris de la somme de connaissances qu’ilpossédait réellement: elles étaient en lui, mais n’en sortaientjamais.Lui posait-on une question? Il avait immédiatementl’impression qu’il savait. L’ensemble de la réponse seprésentait à son esprit, et il se bornait, en une sténographieorale, à la résumer en un quart de phrase, comme à regret.Les devoirs étaient compris; mais la rédaction en était trèsabrégée, et la tenue matérielle absolument négligée.« D’après votre culture, lui fîmes-nous observer, vous devezréussir. Vous ne manquez que de confiance en vous. Devantl’examinateur, pensez avec netteté à l’explication à fournir,puis donnez-la résolument, complètement, d’une voix forte,assurée, en articulant bien les syllabes, en exprimantclairement votre pensée, en parlant le plus que vous pourrez,en prenant physiquement le plus de peine possible. Dans voscopies, exprimez vos idées A FOND, faites desdémonstrations parachevées. Que votre écriture soit lisible,bien formée; exécutez soigneusement, à la règle et aucompas, des figures géométriques de grandes dimensions,avec des lettres absolument calligraphiées, et bien en vue. Sivous suivez scrupuleusement ces directives, nous vousgarantissons le succès. » Nous fûmes assez heureux pour luiinspirer confiance. II observa docilement nos conseils, et, à lafin du troisième trimestre, se vit conférer le grade de bachelier. * ** 52
  53. 53. Etes-vous décidé à entreprendre le développement de votrepersonnalité, en vue de REUSSIR A TOUS VOS EXAMENS ?Alors astreignez-vous à accomplir avec un soin méticuleux lesactes même les plus ordinaires de l’existence.Soyez toujours propre, bien mis. Votre dignité va s’enaccroître. Disposez tout avec le plus grand soin dans votrestudio.Venez-vous de décider une chose? Si insignifiante soit-elle,passez immédiatement à l’acte correspondant, sans arrière-pensée, sans regret. Accomplissez -1e vite et bien. Gardez-vous des mouvements physiques que réclame cetteexécution.Effectuez-en, au contraire, sans restriction, la partie purementconcrète. Ai-je besoin d’un livre se trouvant à un mètrecinquante de ma main? Au lieu d’allonger désespérément lebras d’un geste languissant et en bâillant à me décrocher lamâchoire, je me lèverai carrément, et irai prendre l’objet là oùil est.Une idée se forme-t-elle dans votre cerveau? Si elle est futile,chassez cette importune illico. Présente-t-elle de l’intérêt?Accordez-lui toute votre attention. Ne la laissez pas se mêler àdes bribes d’autres concepts plus ou moins brumeux pouvanttraîner dans votre encéphale.Donnez-lui la plus grande netteté possible; évertuez-vous à laprésenter sous une forme matérielle.A première vue, ces moyens semblent puérils. En réalité, ilsconstituent une gymnastique quotidienne féconde.L’expérience prouve que cet entraînement à la précision, à lanetteté, dans les actes les plus usuels et dans la conceptiondes idées, développe la personnalité d’une façon surprenante.On arrive très penser plus aisément et avec plus d’intensité; 53
  54. 54. 1a volonté augmente, et, chose curieuse, il en est de mêmede l’intelligence On pige plus vite, les idées éclosent en plusgrand nombre, l’imagination s’enrichit et la mémoire s’accroît àun degré insoupçonné.Un essai d’une huitaine de jours suffit à donner des résultatsparfaitement tangibles.Indépendamment de la conscience psychologique de l’individu, existe ce que, dans « La Poupée sanglante » , GastonLeroux appelait le « gouffre intérieur ». On désigne ceci, engénéral, par « subconscience » ou « inconscience ».C’est une sorte de conscience très vague, qu’à l’état normalnous ignorons profondément, mais dont l’importanceprimordiale est mise en relief, d’une manière éclatante, dansdes cas pathologiques troublants relevant de l’étude del’hypnotisme et du somnambulisme, où elle apparaît sous laforme des phénomènes du dédoublement de la personnalité.Le cadre de cet ouvrage essentiellement pratique ne sauraitnous permettre de nous appesantir sur ces faits. Mais il estune catégorie d’actes, très fréquents, parfaitement équilibrés,qui dépendent exclusivement cette seconde conscience lesactes HABITUELS. **La subconscience joue un rôle considérable dans la viephysique. Elle exerce une influence non seulement sur l’étatdu système mais sur le fonctionnement des organes.Etroitement liée à votre santé et au développement de vosfacultés mentales, elle va être d’une importance VITALErelativement A VOS EXAMENS. 54
  55. 55. Or, cette subconscience est très impressionnable. Si nousvoulons fortement une chose, elle agit énergiquement sur1’organisme pour l’adapter à l’accomplissement de notrevolonté Croyons-nous que nous sommes, ou allons êtremalade? Elle enlève aux cellules leur faculté de résistance.Ceci explique le redoutable danger des épidémies que de cas,consécutifs à la peur d’être atteint, ne se déclareraient pas sile sujet était persuadé qu’il est invulnérable ! Pourquoi lesmédecins soignant des maladies contagieuses résistent-ils sibien? Est-ce seulement à cause des soins dont ilss’entourent? Ce n’est pas sûr : les précautions les plusminutieuses sont trop souvent impuissantes à empêcherl’invasion, déclarée ou larvée, de notre corps par l’ennemisubtil, microbe ou virus filtrant. Ne serait-ce pas aussi, peut-être, parce qu’ils sont convaincus qu’ils ne contracteront, pasle mal ?Quelles conséquences allez-vous tirer de là, candidats? Que,pour REUSSIR, il faut d’abordCROIRE que vous réussirez. * **La volonté, l’imagination, la foi, l’émotion exercent sur lesubconscient une indéniable influence qu’il va être précieuxd’utiliser pour votre éducation, à l’aide des méthodes d’AUTOSUGGESTION, extrêmement efficaces en ce qui concerne ledéveloppement de votre personnalité.La SUGGESTION est une IDEE imposée avec force à un ouplusieurs sujets par une personne douée d’une ferme volonté.Cette idée, par l’emprise qu’elle exerce sur le subconscientdes gens influencés, provoque des actes et même desphénomènes physiologiques ordonnés par l’opérateur. 55
  56. 56. Un sujet suggestionné boit, avec toutes les marques d’uneexquise délectation, un verre à liqueur d’huile de ricin qu’ilprend pour du madère.On vient de vous placer un vésicatoire sur le bras , suggère-t-on à un autre. Immédiatement, l’endroit désigné rougitviolemment. Le subconscient a été impressionné et acommandé à l’organisme de se comporter comme si le révulsifavait été réellement appliqué.Il serait tout à fait erroné de croire qu’une suggestion nepuisse être efficace que pendant lesommeil hypnotique, dans l’état d’ « hypnose », comme on diten langage médical. Chaque fois que nous cherchons àpersuader quelqu’un, nous visons à lui imposer dessuggestions, d’une manière plus ou moins consciente. C’estpar suggestion que le maître agit sur ses élèves, l’orateur oule prédicateur sur les foules.Or, voici une chose tout à fait merveilleuse dans ce champ :nous pouvons nous faire ANOUS-MEME des suggestions ! Celles-ci, dans ce cas,prennent le nom d’AUTOSUGGESTIONS.Celui qui, après réflexion, s’est fixé un but, et, chaque jour, sedit avec force : « Je VEUX réussir et je réussirai », se fait desautosuggestions. II développe en lui une force croissante, unerésistance de plus en plus marquée aux obstaclessusceptibles de se dresser sous ses pas.Toutefois, il existe au point de vue des résultats, unedifférence considérable entre une autosuggestion « grossomodo » telle que la précédente et une autosuggestioneffectuée suivant une technique consommée. Celle-ci,s’imprimant dans le cerveau d’une façon presque ineffaçable, 56
  57. 57. va vous permettre d’accroître en un temps éclair toutes vosfacultés et de corriger de graves défauts.Aussi n’hésitons-nous pas à recommander l’autosuggestionsous cette forme, que nous appellerons la forme A. S’abstenirde l’emploi de cette méthode (du reste absolumentinoffensive), ainsi que les formes B et C, que nous verrons unpeu plus loin) serait, croyons-nous, se priver sciemment d’unprécieux moyen de perfectionnement et d’un merveilleuxauxiliaire DANS LA PREPARATION D’UN CONCOURS.Voulez-vous vous faire une autosuggestion efficace sous laforme A? Isolez-vous, dans une pièce à moitié obscure depréférence. Placez- vous d’abord dans un état passif ,réalisant par là, comme on dit, la « détente des nerfs » qui,déjà, présente l’avantage de reposer très vite le sujet. Unebrève promenade au grand air, sans fatigue, l’aura facilitée.Asseyez-vous sur une chaise, bien adossé, puis laissez-vousaller de tout votre poids, comme si vous faisiez le mort, en nepensant à rien. Dès que vous sentez de la lourdeur dans lesmuscles, soulevez le brasgauche avec la main droite, à titre de vérification. Puis lâchez-le brusquement. Retombe-t-il inerte ? Le résultat est atteint.Sinon, recommencez.Ce point obtenu, réalisez le vide dans votre esprit en fermantles yeux et en obturant, au besoin, les oreilles avec de l’ouatehumectée, pour ne pas être distrait par les perceptionsextérieures. Demeurez quelques minutes immobile, le cerveauvide vous écartez ainsi toute idée parasite, qui gênerait celleque vous voulez implanter d’une façon toute-puissante dans lechamp de votre conscience. De plus, vous accordez par là àvotre esprit un repos complet indispensable avant la fatiguenerveuse qui va accompagner la suggestion. Cette opérationpré liminaire est extrêmement importante; en dépit desapparences, elle est DIFFICILE. Ce n’est qu’après un certain 57
  58. 58. entraînement qu’on peut réussir à se libérer de toute idéepréalable.Alors, vous introduisez avec force 1’IDEE faisant l’objet del’autosuggestion Cette idée doit être UNIQUE, CLAIRE,NETTE. Exemple : « Je ne veux plus être timide! , Il fautvouloir fermement ce que l’on se suggère, et s’efforcer decroire qu’on réussira. Ce dernier point triple l’efficacité del’opération. Vous prononcerez haute voix, à plusieurs reprisesla phrase correspondante, en vous écoutant parler, de façon àprofiter, pour l’effet à obtenir, des éléments MOTEUR etAUDITIF.Après une volition énergique, demeurez quelques secondesdans un repos mental absolu. Puis recommencez une dizainede fois. Vous terminerez en maintenant pendant cinq minutesle champ de votre conscience absolument vide. * **Une telle séance d’autosuggestion exécutée matin et soirdurant une dizaine de jours produit des résultats déjàpalpables. En quelques mois, vous atténuerez, puis guérirezun défaut, même purement physique (tic de la face parexemple) ou développerez une faculté (mémoire, etc.) à undegré absolument remarquable.Indépendamment des effets surprenants de cette méthode surles diverses facultés, toute autosuggestion de forme A, quelqu’en soit l’objet, contribue d’une façon prodigieuse audéveloppement de la VOLONTE, si nécessaire, en particulier,A LA PREPARATION D’UN EXAMEN. 58
  59. 59. * **Il est une loi psychologique très importante, déduite del’expérience : TOUT SUCCES RENFORCE LA VOLONTE;TOUT ECHEC L’AMOINDRIT.Tel étudiant, qui vient d’obtenir son Diplôme de Licencié, selance immédiatement, plein d’ardeur, à la poursuite de ce butpourtant ardu qu’est l’Agrégation, n’ayant cure de la fatiguetrès réelle que vient de lui causer la conquête de sescertificats enlevés de haute lutte. Cet autre, découragé pardes échecs répétés, n’aura jamais assez de cran pour tenterde décrocher plus modestement le Bac. * **« A vaincre sans péril, pontifiait Don Gormas dans le Cid deCorneille, on triomphe sans gloire. » Vraiment? Vaut-il pasmieux gagner sa bataille sans « panache » que, pot de terre,se heurter à un pot de fer et se briser? «Ce n’est pas lesuccès qui importe mais l’effort , nasillera quelque pédagogueimpénitent. Il vous la baille belle, candidates et candidats !Est-il seulement logique avec lui-même ? N’a-t-il pas, le bonapôtre, fait effort lui-même et REUSSI à de nombreux etdifficiles examens? Laissant aux fervents du paradoxe le loisirde remâcher cette formule comme du chewing-gum, suivonsplutôt la tactique de la vieille Albion : « NE PAS PRENDRE DERISQUES. »Oui, Mesdemoiselles et Messieurs, vous devez vous arrangerpour REUSSIR PARTOUT A TOUT PRIX. Déduisonsimmédiatement de là un moyen très simple de se forger, peu àpeu, une volonté d’airain se créer de petits buts artificiels, de 59

×