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Market 119 Novembre 2014 Chronique Antoine PRAZ

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Market 119 Novembre 2014 Chronique Antoine PRAZ

  1. 1. GESTION ALTERNATIVE : TOUS COUPABLES ? DOSSIER SPÉCIAL MÉDIAS L’AVENIR RADIEUX DE LA PRESSE ÉCRITE 9 771661 934966 19 9 771661 934966 20 8 CHF FINANCE INVITÉ MICHEL DE YOUGOSLAVIE PHILANTHROPIE(S) LA MAISON DE SAVOIE : UNE CULTURE DU DON CULTURE(S) PETITE PHILOSOPHIE DE L’ODORAT MARCHÉ DE L’ART LA RUÉE SUR L’ART CONTEMPORAIN INVESTIR 2015 SELON LES STRATÉGISTES DE GENÈVE INDEX MÉDIAS ROMANDS : LES ACTEURS D’INFLUENCE
  2. 2. chroni que / la vie des entre preneurs De la fiscalité et de la loi 18 gie quand tu nous tiens…), soit une augmen-tation de 34,25 %. En près de 50 ans, avouez que ce n'est pas mal du tout, tout ça pour vivre bien évidemment plus de 30 % mieux qu'avant… Toujours selon les statistiques de l'OCDE, qu'en est-il de la Suisse, cet élève modèle studieux et appliqué, dont la parcimonie est vantée aux quatre coins de la planète. Eh bien, si nous n'étions qu'à un taux de prélèvements de 17,5 % du PNB en 1965, nous sommes hélas bien passés à 28,2 % en 2012, soit une augmen-tation de 61,15 %... Tout de même, bel effort de rattrapage pour l'élève modèle… À notre décharge, et par honnêteté intellectuelle, je préciserais que ce pourcentage est resté « rela-tivement » stable depuis la moitié des années 1970, oscillant entre 25 et 29 %. Pourvu que ça dure et j'appelle de mes voeux pieux, à faire mieux encore. Qu'en est-il alors des prélèvements fiscaux infligés aux citoyens ? Eh bien il en va de ces derniers comme des revenus fiscaux totaux. Si l'on compare les prélèvements moyens par le biais des impôts et des charges sociales sur les revenus des individus, la Suisse occupe une bonne place avec 22 % de prélèvement sur le revenu moyen, et comme vous vous en doutez bien, largement plus de 50 % pour la plupart de nos voisins. Ceci vaut bien entendu pour 2013. Ces chiffres sont restés, heureusement, relativement stables depuis 2000, première année disponible dans la base de données de l'OCDE. La Suisse, c'est bien connu, est peuplée de fourmis laborieuses, appliquées et perfec-tionnistes. Nous sommes cités en exemple pour notre réussite économique que l'on ose souvent qualifier de miraculeuse. L'herbe étant toujours plus verte dans le pré de son voisin, il serait bon de faire un peu d'introspection et d'analyser ce miracle à la lumière de quelques chiffres qui m'inter-pellent et qui me font m'interroger réguliè-rement sur la réalité de ce miracle. Puisque nous allons prochainement prendre des décisions importantes sur la fiscalité pré-tendument privilégiée de quelques brebis égarées dans nos alpages verdoyants ou au bord de nos lacs cristallins, penchons-nous sur la douceur réelle de notre pays, à l'aune de la fiscalité. Selon les dernières statistiques de l'OCDE, et pour cette dernière, les revenus des divers impôts représentaient en moyenne du Pro-duit National Brut, 34,1 % en 2011 (derniers chiffres disponibles) et 25,4 % en 1965 (nostal- Antoine Praz Elena Budnikova Notre taux de prélèvements du PNB a aug ment é de 61,15 % entre 1965 et 2012
  3. 3. chroni que / la vie des entre preneurs Peut-être pourrions-nous bien attribuer à la relative modestie des prélèvements effectués en Suisse, en comparaison internationale, une partie de notre prospérité, le citoyen moyen disposant ainsi de revenus plus élevés pour sa consommation et ses investissements. Osons maintenant des comparaisons plus hasardeuses. Il est très difficile de trouver des statistiques fiables et surtout exhaustives sur l'inflation législative qui englue le fonctionnement de nos sociétés modernes, mais la littérature ne manque pas de références, et il n'est pas rare que des parlementaires s'insurgent contre le nombre de lois et de règlements qui voudraient faire de nous des individus normés des pieds à la tête, du jour de notre naissance à notre mort, en régulant toutes les activités humaines. Tous ces efforts semblent toutefois rester vains, puisque bon an mal an, des milliers de pages rejoignent le recueil systématique des lois fédérales, au bonheur du législateur et au désespoir du légiféré. Si le gouvernement reste discret sur sa production législative, le World Economic Forum par contre, publie chaque année son « Global Com-petitiveness Report », dans lequel il classe les pays, du plus compétitif, au moins bien entendu, en agrégeant de nombreux critères, dont celui du « poids de la réglementation ». Si la Suisse se classe avec régularité première de ce classement général de la compétitivité, sur 144 pays, elle n'est largement pas en tête pour ce qui est du critère du « poids de 19 la réglementation ». Un 17e rang seulement pour la dernière année disponible, 2013-2014. Pour ce qui est du taux d'imposition des profits, la modestie reste de mise, puisque nous ne sommes qu'au 35e rang. Il existera certainement de nombreuses expli-cations objectives de ce classement modeste, mais ici n'est pas le lieu de se justifier, alors j'appelle de mes voeux la Suisse à récupérer rapidement la 1ère place au classement du poids des réglementations ainsi qu'à celui du taux d'imposition. Et je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la possibilité que le poids desdites réglementations ait une influence néfaste sur le taux d'imposition. Vous m'aurez compris, vive les forfaits fis-caux, non à l'imposition des successions, et bienvenue à mes congénères européens, qu'ils prospèrent et vivent heureux à l'abri de nos cimes enneigées. Il n’y a pas qu’une seule équipe. Il n’y a pas qu’une seule PME. Assurance Comme chaque entreprise est unique, nous vous offrons des solutions d’assurance sur mesure afin de vous prémunir contre les conséquences financières des absences dues à la maladie ou à un accident. Pour tout renseignement, téléphonez au 058 277 18 00 ou rendez­vous sur www.css.ch/entreprise. En tous points personnelle. CSS_INS_HALTKAMP_UG_Market_Lift_180x125_f_RZ2.indd 1 08.09.14 10:59

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