Underground - indépendant - alternatif

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''Underground-Indépendant-Alternatif'', une brève analyse des thermes appliqués en musique.

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Underground - indépendant - alternatif

  1. 1. Underground-Indépendant-Alternatif Analyse des termes appliqués en musique par Antonio Coelho de Melo Vales Montréal 13 Aout 2014
  2. 2. Underground-Indépendant-Alternatif J'ai toujours été en contact avec la musique. J’ai grandi en écoutant d’abord les disques de mes parents et beaucoup de radio. La musique a été pour moi le meilleur langage, la meilleure forme de communication au point d’entreprendre des études de musique pour exprimer et manifester mes sentiments, mes idées et pour la partager. À l’âge de 15/16 ans je suis devenu un consommateur de disques et de livres. Grâce à de petits boulots qui m’ont permis d’être un peu "indépendant" économiquement, j’ai commencé à acheter mes premiers disques. Pendant cette période j’écoutais la musique punk, mais comme on était à la fin des années 80, c’était plutôt du Post-punk, du Gothic- rock et du New-wave, des genres regroupés à ce moment-là dans la musique dite "indie" qui provenait principalement d’Angleterre. Au début des années 90, une nouvelle vague arrive des États-Unis : le rock alternatif. J’écoutais la musique alternative, je suivais la tendance alternative. Mais ça voulait dire quoi "être alternatif" ? Pour moi "Alternatif" et également "l’Underground" et "l’Indie" étaient des genres de musique. Jusque au jour que ma curiosité s’est questionnée sur les origines et les possibles définitions de ces termes. "L’underground", dans le contexte musical, est un mouvement socioculturel d’artistes en opposition à un système ayant une structure commerciale dominée par le pouvoir industriel qui voit l’art avant tout comme un produit d’exploitation et de consommation, qui impose et détermine les règles et les rôles de la créativité et de la production des œuvres. D'où le besoin de trouver une voie "Alternative" pour s’autoproduire et être "Indépendants" de la politique imposée par les premiers producteurs du disque qui étaient des Majors Corporatives. Pour comprendre ces termes, il faut remonter dans le temps jusqu’au début de l’industrialisation et de la commercialisation de la musique en occident, quand des artistes, considérés comme ayant un comportement de vie et des principes immoraux et transgressifs, étaient ignorés et bannis des médias de diffusion. 1
  3. 3. Premiers enregistrements sonores  1857 - Édouard-Léon Scott de Martinville, typographe français, dépose le brevet du phonautographe, mais ne parvient pas à reproduire aucun son. La confirmation de sa réussite arrive en mars 2008 : une équipe de chercheurs ayant retrouvé ses enregistrements, parvient à restituer le son de dix secondes d’une voix chantant "Au clair de la lune" à partir de son phonautographe.  1877 - Charles Cros, savant et poète français, déposa à l'Académie des Sciences de Paris un mémoire décrivant le principe d'un appareil de reproduction du son, qu'il nomme "paléophone", le prototype du phonographe, destiné à enregistrer et reproduire les sons sur le principe de la gravure latérale. Mais avant qu’il puisse présenter son prototype, il est devancé par Thomas Alva Edison.  1877 - Thomas Alva Edison présente le phonographe, capable non seulement d'enregistrer, mais de rediffuser la voix humaine et toute autre forme de sons sur un support de cylindre en cire. Edison sera aussi le premier à utiliser son phonographe et ses cylindres de cire à des fins commerciales. Nous pouvons dire qu’il aura été le premier producteur à commercialiser la musique populaire.  1885 - Alexander Graham Bell et Charles Summer Tainter présentent le graphophone, une amélioration du phonographe d’Edison. Emil Berliner invente le microphone et Bell l’emploie au "Volta Laboratory" où il contribuera aussi au développement du graphophone.  1888 - Emil Berliner présente le gramophone, évolution du phonographe de Thomas Edison, en utilisant le support "disque plateforme" et invente aussi la matrice pour imprimer les disques. Avant la production des disques par presse, invention de Emil Berliner, les musiciens étaient obligés d’enregistrer devant des murs d'appareils pour faire un maximum de copies et graver ainsi un grand nombre de cylindres en cire et de disques. Le chanteur français, Charlus, pionnier de l’enregistrement, rapporte qu'il enregistrait 40 disques le matin et autant l'après-midi, chaque disque étant unique ! 2
  4. 4. "Les Majors" Une major est une entreprise corporative qui peut avoir plusieurs investisseurs et associés, formée de grands groupes et de plusieurs filiales. Elle dispose ainsi d’un grand pouvoir de diffusion. Les premiers labels du disque sont créés directement par les inventeurs d’appareils d’écoute sonore qui ont débuté la production et la commercialisation de la musique pour un large public. Et la première major fut... "Columbia Records". Columbia Records "Washington District of Columbia" Elle est le résultat de la fusion des compagnies d’Edison "North American Phonograph Company" et des cousins Bell & Tainter "American Graphophone Company". Edward Easton et "associés" en prendront la direction. Columbia Phonograph Co. Cylindres est la première Major à éditer et à vendre de la musique gravée sur cylindres de cire et à produire les phonographes de Thomas Alva Edison et les graphophones de Graham Bell. Plus tard, Columbia Records livrera une bataille juridique contre Emil Berliner et obtiendra les droits absolus de production et de vente des gramophones et des disques 78 tours aux États-Unis. Berliner Gramophone Company "His Master voice" Emil Berliner, premier producteur de disques plateforme et gramophones, crée la "United States Gramophone" aux États-Unis avec Fred et Will Gaisberg, anciens employés de Columbia Records qui possédaient déjà une certaine expérience de l’enregistrement. Après la perte des droits de ventes du "Gramophone" aux États-Unis, Berliner s’établit à Montréal, ouvre une usine de production et un magasin de vente dans la rue Ste- Catherine et obtient les droits exclusifs de ventes au Canada. Il constitue d’autres compagnies et des filiales en Europe. Il trouve une stratégie pour commercialiser ses gramophones aux États-Unis. Berliner vend les droits de son brevet enregistré aux États- Unis à Eldridge R. Johnson et ils créent la "Victor Talking Machine Co" pour pouvoir produire le gramophone sous un autre nom. E.M.I. (Electric & Musical Industries) "Columbia Graphophone", "Gramophone Company" et "RCA Victor" Edison, Graham Bell et Emil Berliner seront les personnages qui vont contribuer au développement et à la commercialisation des supports sonores. Ils vont être amis, collaborateurs puis deviendront ennemis jusqu’à en arriver à des batailles judiciaires pour les brevets. En conclusion, les trois premiers producteurs de disques de l’histoire associés à des investisseurs, ouvriront des filiales en France, en Allemagne et en Angleterre. Ils se partageront le marché international. En 1931, à Londres, ils créeront la première grande multinationale de l’histoire du disque, l’E.M.I. Group. 3
  5. 5. "Les Indépendants" - L’alternative aux Majors – Les premières étiquettes de disques "Indépendantes" sont nées du besoin d’autonomie et donnaient une voix alternative pour se faire produire par opposition aux Majors du disque qui avaient le monopole de l’industrie de la musique. Aussi, dans une période où les discriminations raciales étaient présentes vers les musiciens Afro-Américains du genre Blues et Jazz, la société de l’époque dénigrait et jugeait cette musique immorale et même diabolique. Les Majors commercialisaient plutôt des disques de musique classique, folklorique, fanfare et marche militaire, la plupart du temps enregistrée par des musiciens Blancs. Il y a encore aujourd’hui des polémiques à savoir, qui c’est le père du Jazz. D’abord, le Ragtime se manifeste autour de 1890 dans la communauté Créole dite aussi colored ou métisse libre qui avait la possibilité de suivre des cours de musique classique et de pratiquer le Blues et le Gospel dans les églises. Puis le Jazz est l’évolution de cette fusion entre la structure harmonique de la musique classique occidentale et le blues en suivant les rythmes africains. Herbert Berliner, fils d’Emil Berliner, est une des figures les plus importantes du début de la production "Alternative" aux Majors pour la musique "Indépendante". Alors qu’il est encore à la direction de la "Victor Records" il produit le premier musicien Afro- Américain, George Washington Johnson en 1896, "The Laughing Song". Cette chanson est considérée comme le premier enregistrement du précurseur du Jazz, une combinaison entre le blues et le Ragtime. Bien plus tard, les musiciens de la formation "The original Dixieland jazz band" se sont proclamés les créateurs du Jazz et ont été considérés comme tels. On leur a même attribué la réalisation du premier enregistrement du genre Jazz réalisé en 1917 chez "Victor Talking Machine Co". Mais avant eux, "That Funny Jas Band From Dixieland" avait déjà été produite par Edison à la Blue Amberol en 1916. Pendant la même période, Herbert Berliner quitte la direction de la "Victor Records" qui devient la "Victor Talking Machine Co". En 1918 il fonde la "Compo Company Limited" à Lachine (QC) et une série de labels et de sous labels pour survivre au contrôle des Majors et aider les premiers étiquettes de disques "Indépendantes", et notamment les artistes Canadiens et les Afro-américains, à commercialiser leurs musiques au Canada et aux États-Unis. Donc, la production alternative aux Majors par des labels indépendants a débuté à Montréal. La "Compo Company Limited" sera en 1929 absorbée par son plus grand concurrent, la "RCA Victor USA". Les premiers labels "Indépendants" : Compo Company Limited, Herbert Berliner - 1918, CA Apex Records - Herbert Berliner Ajax Records - Herbert Berliner Race records - Herbert Berliner Brunswick, (Aelio et Vocalion Records) (USA) Black Swan Records - Harry Herbert Pace, 1921 (USA) Blue Note Records - Alfred Lion, Francis Wolff, Max Margulis, 1939 La Grande Dépression/ la Seconde Guerre Mondiale Entre la "Grande Dépression" et la "Seconde Guerre Mondiale" qui durent de 1929 à 1945, de très nombreux labels indépendants vont faire faillite et disparaitre ou, dans la plupart des cas, seront rachetés par les grands groupes et les Majors. 4
  6. 6. "Les Indépendants d’après-guerre" La renaissance économique Après la deuxième guerre mondiale, il y a un nouvel essor de la croissance économique et industrielle et de nouveaux supports et médias apparaissent : le magnétophone, le vinyle microsillons 33 et 45 tours, la radio, la télévision, le drive-in movie, le jukebox, le Rock & Roll. "Les années 50" Début de la musique Rock Aux États-Unis, dans les années 50, un nouveau genre voit le jour, le Rock & Roll. Rapidement apprécié par les jeunes, il est considéré comme la musique des "Rebel Teenagers" que la société conformiste américaine considère transgressive. Le Rock & Roll manifeste la liberté d’expression et donne l’envie de bouger. Ce genre est l’évolution du Boogie-woogie, du Jazz, du R&B et du Bluegrass (le Country- Blues). Cette fusion entre la musique noire et blanche deviendra populaire grâce aux soirées rock organisées dans les salles de bal qui étaient retransmises directement par la radio. C’est grâce avant tout à Alan Freed, DJ puis animateur de télévision avec le show "Moondog Rock’n’roll party", que le mot Rock devient connu du grand public et que les jeunes blancs et noirs oublient les discriminations raciales. Sam Phillips, Dj et ingénieur du son, lance le studio d’enregistrement Sun records où seront enregistrés les premiers artistes du Rock & Roll et en collaboration avec la Chess Records, le rock prend sa place sur les rayons des disquaires. Sun records - Sam Phillips Chess Records - Leonard Chess et Phil Chess. Dot Records - Randy Wood Chance Records Vee-Jay Records "Les années 60" La British invasion/Le D.I.Y./La cassette audio Les années 60 seront marquées par de nouvelles sonorités dues à la présence en premier plan des guitares électriques et par une grande utilisation des effets comme la reverbe et la pédale "Fuzz". Le Surf-rock, le British-pop, le Garage-rock, le Rock-psychédélique et le Ska sont les genres de cette époque. D’une part, la musique populaire du moment est dominée par la Beatlemania avec la British invasion et d’autre part, un nouveau genre prend forme entre les États-Unis et le Canada. Les jeunes de l’époque répétaient dans leurs garages, avec un équipement médiocre, un volume élevé des amplificateurs, un manque d’expérience en tant que musiciens et techniciens, mais avaient la possibilité de faire les premiers enregistrements en utilisant le magnétophone et la cassette audio. Ce "Do it yourself" a provoqué un nouveau son, le Garage-Rock, considéré comme le précurseur du Proto-punk. Nous pouvons donc commencer à parler d’autonomie de la musique "Indépendante" concernant la créativité et l’organisation des concerts dans de petites structures. La Beat génération est "On the road". Elektra Records - fondateur, Jac Holzman Stax Records - fondé par Jim Stewart et Estelle Axton Tamla Records - fondateur, Berry Gordy Island Records - fondateur, Chris Blackwell 5
  7. 7. "Les années 70" People have de power La musique des années 70 se caractérise par la maturité des musiciens des années 60. Plus que jamais la musique était le porte parole de la contestation contre les violences et les guerres. "Peace and love", "Flower power", étaient les slogans de la période des auteurs compositeurs qui donnaient leur voix pour combattre les oppressions. La musique se fait live dans les grands festivals entre Woodstock et l’ile de Wight. Le rock prend un son plus dur avec l’arrivée de la transgression Glam-Rock. Le Reggae sort de la Jamaïque avec Bob-Marley. La fièvre de la musique Disco remplit les pistes de danse le samedi soir. Le Rap aux États-Unis se manifeste contre les injustices sociales. C’est aussi la période où plusieurs artistes, déjà bien connus du public, décident de lancer leurs propres étiquettes discographiques, appelées communément Vanity label, pour avoir une certaine autonomie à la création et à la production. Cependant, ils restent en partie liés aux labels avec lesquels ils sont sous contrat et qui s’occupent plutôt de la promotion et de la distribution. Le Punk-Rock est le courant qui prête sa voix aux manifestations anticonformistes et anticapitalistes ; il suit et adopte le principe de la musique Indépendante. Bizarre Records - Frank Zappa A&M Records - Herb Alpert and Jerry Moss Chrysalis Records - Chris Wright and Terry Ellis Factory Records - Tony Wilson and Alan Erasmus Kling Klang "Les années 80" L’Indie-Pop La musique des années 80 est Pop, peu importe les courants musicaux : Synth-pop, New- romantic, Gothic, Rock, Heavy-metal, Punk. C’est la période de la New-wave, de la transformation et de la fusion entre le son électrique et la découverte de la musique électronique, des séquencers, de la musique assistée par ordinateur, de la house- musique. Presque tous les groupes de l’époque utilisent les sons des synthétiseurs. La musique est populaire car la télévision est le grand média de diffusion qui permet à tout le monde de connaître ces artistes qui veulent apparaître sur les écrans dans les programmes télévisés dédiés entièrement à la musique. Les vidéo clips prennent la place des disques et la "Video killed the radio star". C’est aussi la période où le terme ‘’Indie-music’’ aurait été employé pour identifier une bonne partie des musiciens qui suivaient le concept de musique Indépendante. Ces mêmes artistes se rendront compte qu’à travers la télévision ils sont tombés dans le "tube cathodique" des Corporations de l’industrie de la musique. Epitaph Records 4AD Records 2 Tone Records Rough Trade Records Trax Records 6
  8. 8. "Les années 90" Le Rock Alternatif Si dans les années 80 la scène de la musique indépendante se passait en Angleterre, dans les années 90 son centre se déplace aux États-Unis. Avant que le rock alternatif soit considéré comme un genre de musique, c’est un mouvement qui tient compte des principes de la production de la musique indépendante issue de la scène underground des années 80. La production alternative vise à avoir une autonomie totale, donc sa diffusion se fait de l’intérieur des universités, par leurs propres radios, gérées par les étudiants ; sa sonorité, appelée Lo-fi, tire ses racines du Garage-rock. Le courant alternatif englobe un grand nombre de genres, comme le punk, le surf-rock, le rock-psychedelic, l’heavy-metal, le new-romantic, le twee pop, le grunge. Pendant cette période, sa voix se manifeste contre les injustices sociales mais il y a aussi du romantisme et de l’espoir dans ses paroles. Seattle sera son centre culturel et Lollapalooza, le festival pour le rendez-vous entre les artistes et leurs publics. Les labels Indépendants réussiront à se rendre totalement autonomes des majors pour la distribution et la diffusion de ces artistes qui seront connus et appréciés d’un large public. Sub Pop Révélation Records Matador Records Dick Brothers Record Company SST Records Indica Records Bella Union "Les années 2000" Indie music C’est au Canada que la production de musique Indépendante a débuté avec Herbert Berliner et les Canadiens ont gardé cet évènement ancré dans leur culture et en ont fait un idéal. La musique canadienne dans les années 90 assume sa propre identité. Elle a une sonorité entièrement nouvelle, bien difficile à décrire due au fait que le Canada est un lieu d’émigration aux origines extrêmement diverses et multiculturel. C’est l’un des pays les plus riches et variés culturellement. Sans s’en rendre compte, les artistes canadiens par leurs collaborations collectives, ont rendu cette sonorité unique et singulière. Parfois on peut retrouver dans les œuvres de ces artistes, des sonorités venues d’ailleurs et de genres différents. Dans les années 2000, le Canada était considéré comme le centre de la culture Indépendante et encore aujourd’hui, le Québec est réputé comme étant la terre promise de la musique indé. C’est grâce surtout à sa politique sociale de coopération, que les labels indépendants se sont soutenus mutuellement pour l’indépendance de la créativité de leurs artistes. Il est à souligner que leurs publics aiment les voir se produire sur scène et leur envie de jouer live leur a permis de survivre à la crise discographique. Dans les années 2000, le concept de réalisation, de production et de commercialisation de la musique indépendante devient entre autres une tendance pour les nouvelles générations au point que plusieurs artistes sont identifiés comme appartenant à un vrai genre dit ‘’indie rock’’. Audiogram Arts & Crafts Productions Kingfisher Bluez Bad ActorsArbutus Reel Cod Craft Singles 7
  9. 9. En conclusion, qu’est ce que la musique Indépendante ? Propriété de sa bande maîtresse De nos jours le terme "Indie" a effectivement différentes significations. D’abord, ce mot était employé pour identifier les labels mineurs qui s’opposaient aux méthodes de commercialisation des Majors du disque. Ces labels proposaient une voix alternative pour se faire produire, d’où les labels dits Indépendants. De nos jours , Label indépendant ça ne veut pas dire petit non plus . Le terme indépendant est associé à un courant et à des tendances qui ont provoqué des sonorités singulières donnant naissance à des genres de musique, comme : l’indie punk, l’indie rock, l’indie folk, l’indie pop, l’indie dance, l’indie rap, qui se regroupent dans le concept de la musique faite de manière autonome. De nos jours, le concept de musique indépendante signifie que l’artiste est capable d’être créatif, d’organiser les démarches d’une production, de promouvoir et de diffuser son œuvre et d’assumer toutes les dépenses de manière autonome. Internet : c’est grâce à cette technologie de communication que les amateurs et les professionnels ont eu la possibilité de pouvoir se montrer directement sur la plus grande vitrine du monde, le web. Le concept du mouvement contreculture dit underground devient over-ground. Sur le plan amateur, pour rendre son produit visible, il suffit d’un ordinateur, d’une webcam, d’un logiciel pour enregistrer et mettre ses fichiers audio digitaux et ses vidéos sur l’une des plateformes web pour le partage des contenus. Mais une œuvre musicale produite de manière professionnelle, demande bien plus. Premièrement, il faut des moyens financiers pour s’autoproduire. Par la suite, il faut avoir le lieu adéquat pour l’enregistrement et des professionnels avec les compétences du métier du son et de l’édition pour l’exploitation des droits. Une des façons bien connue de nos jours et de plus en plus utilisée pour se procurer le capital nécessaire, est le financement participatif sur les plateformes web dédiées à la récolte de dons, prêts, investissements, production communautaire, etc. N’importe qui peut proposer son idée et démontrer le sérieux de son projet directement sur une de ces plateformes dites de crowdfunding. Toutefois, l’idée de financement communautaire a été appliqué la première fois dans le domaine de la musique, sur l’initiative des fans du groupe Marillion afin de financer une tournée aux États-Unis en 1997, campagne faite par internet et réussie. Aujourd’hui il existe dans presque tous les pays plusieurs plateformes dédiées à ce concept et nombreux sont les témoignages de projets réalisés et conclus. Mais un artiste peut-il effectuer lui même toutes les tâches du moment qu’il est, le créateur, le producteur et le promoteur jusqu’à la diffusion de l’œuvre ? C’est presque impossible. Dès l’instant de la création d’une œuvre jusqu’à sa diffusion, plusieurs étapes se succèdent qui exigent des expériences dans plusieurs domaines comme la gérance, l’édition des droits, la distribution, la promotion, l’organisation des concerts, le service de presse, les contrats. Alors de ce fait, l’artiste devra engager une équipe de professionnels pour exercer toutes ces fonctions. Il aura besoin d’un Gérant ou déléguera à un Label Indépendant qui fera la partie de la gestion, édition et distribution à son service. Dès lors que l’artiste détient la propriété de sa bande maîtresse, il peut se dire indépendant. 8
  10. 10. Références Livres BERENDT, Joachim-Ernst, Huesmann GÜNTHER, The Jazz Book: From Ragtime to the 21st Century, Chicago, Lawrence Hill Books, 1982. GUIBERT, Gérôme, Analyse d’un courant musical : L’indie Pop, Maîtrise de sociologie, Université de Nantes, Département de sociologie, année universitaire 1995-1996. MAEDA, Martha, How to Open & Operate a Financially Successful Independent Record Label, Ocala (Florida), Atlantic publishing, 2012. Bibliothèques virtuelles Le Gramophone virtuel - Enregistrements Historiques Canadiens (http://www.collectionscanada.gc.ca/gramophone/index-f.html) Library of Congress (http://www.loc.gov) Sites Web Compo Company (http://www.capsnews.org/barrcom.htm) The history of jazz before 1930 (http://www.redhotjazz.com/index.htm) Discrimination of African Americans from the perspective of black jazz musicians at the turn of the 20th Century (https://sites.google.com/site/discriminationofjazzmusicians/) Indieunderground (http://indieunderground.ca/) Indierockcafe (http://www.indierockcafe.com/) Indies (http://indies.ca/) Indie Awards (http://www.independentmusicawards.com/ima/) Vidéos documentaires "What is Indie?" de Dave Cool (http://davecool.ca/what-is-indie) Films et Documentaires sur la musique en anglais (http://www.thevideobeat.com/) "Rock And Roll - The Early Days" (http://www.veoh.com/watch/v11901748TDjQPXT) "Montreal Underground" de Giuliano Bossa 9

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