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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre dans le Centre

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre dans le région Centre.
L’emploi cadre dans le Centre apparaît fortement polarisé sur 2 des 21 zones d’emploi qui la composent.
Les zones d’emploi d’Orléans et de Tours concentrent en effet plus de la moitié des cadres du privé. Ce taux atteint 80 % en ajoutant les zones de Chartres, Blois, Bourges et Châteauroux. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi renforcent leur attractivité : les activités informatiques dans la zone d’emploi d’Orléans, la fabrication de produits électroniques dans celle de Tours, l’industrie chimique pour Chartres...
La réforme territoriale en cours pourrait influer sur le positionnement de la région. Le Centre, qui conserverait son périmètre, deviendrait ainsi l’avant-dernière région métropolitaine pour le nombre d’habitants et le nombre de
salariés. Sur le 13 futures régions de l’Hexagone, elle occuperait le 11e rang pour le nombre de cadres du privé, continuant de réunir 3,2 % des effectifs de cadres.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre dans le Centre

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-08 JANVIER 2015 L’emploi cadre dans le Centre apparaît fortement polarisé sur 2 des 21 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi d’Orléans et de Tours concentrent en effet plus de la moitié des cadres du privé. Ce taux atteint 80 % en ajoutant les zones de Chartres, Blois, Bourges et Châteauroux. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi ren- forcent leur attractivité : les activités informatiques dans la zone d’emploi d’Orléans, la fabrication de produits électroniques dans celle de Tours, l’indus- trie chimique pour Chartres... La réforme territoriale en cours pourrait influer sur le positionnement de la région. Le Centre, qui conserverait son périmètre, deviendrait ainsi l’avant-dernière région métropo- litaine pour le nombre d’habitants et le nombre de salariés. Sur les 13 futures régions de l’Hexagone, elle occuperait le 11e rang pour le nombre de cadres du privé, continuant de réunir 3,2 % des effectifs de cadres. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE2 – DE FORTES DIFFÉRENCES SUR LE PLAN DÉMOGRAPHIQUE – Avec 531 000 habitants, la zone d’emploi de Tours est la plus peuplée de la région (21 % de la popula- tion régionale). Elle devance de peu celle d’Orléans (476 000 habitants, 19 % de la population régio- nale) et beaucoup plus largement celle de Chartres (3e zone d’emploi de la région avec 246 000 habi- tants). Les petites zones d’emploi de Nogent-le-Rotrou au Nord, d’Issoudun au Sud, de Le Blanc et de Loches côté Sud-Ouest sont les moins peuplées (moins de 25 000 habitants chacune). En termes de dynamisme démographique, les zones d’emploi de Chartres, Loches et Pithiviers sont celles qui ont gagné le plus d’habitants en proportion entre 2006 et 2011 (+4 %), tandis que celles de Saint- –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Centre comporte 21 zones d’emploi, dont l’une s’étend sur la Basse-Normandie (Nogent-le- Rotrou) et l’autre sur la Bourgogne (Cosne-Cla- mecy). Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plu- part des actifs résident et travaillent et dans les- quels les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. Amand-Montrond et d’Issoudun sont celles qui en ont perdu le plus (-3 %). Par ailleurs, si la région Centre se caractérise actuellement par une proportion d’ha- bitants âgés de plus de 60 ans plus élevée qu’à l’échelle hexagonale (26 % contre 23 %), cette part atteint 35 % à Saint-Amand-Montrond et Le Blanc. La part de jeunes de moins de 30 ans est de 35 % en région Centre. Mais elle dépasse les 37 % affichés à l’échelle métropolitaine dans deux zones d’emploi : Dreux et Orléans. – TOURS ET ORLÉANS CONCENTRENT 45 % DES SALARIÉS DU PRIVÉ – Au 2e trimestre 2014, on compte dans la région Centre 627 000 salariés dans le secteur privé (source Acoss). Les emplois sont concentrés sur deux zones Dreux Chartres Vendôme Châteaudun Tours Chinon Orléans Blois Montargis Pithiviers Bourges Romorantin- Lanthenay Vierzon Gien Loches Le Blanc Châteauroux Issoudun Limite régionale Limite des zones d’emploi Nogent-le-Rotrou Cosne - Clamecy Saint-Amand-Montrond –Carte 1– Carte des zones d’emploi du Centre
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. d’emploi en particulier : Tours (près de 143 000 sala- riés) et Orléans (139 000 salariés environ). Les zones d’emploi de Tours et d’Orléans rassemblent ainsi à elles deux 45 % des salariés de la région, devançant de loin celles de Bourges (44 000, 7 %), Blois (47 000, 8 %) ou Chartres (59 000, 9 %). À l’inverse, les zones d’emploi de Loches, Le Blanc et Cosne - Cla- mecy sont les moins importantes de la région en termes de nombre de salariés. – 59 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT 21 % À TOURS ET 18 % À ORLÉANS – Dans le Centre, quatre établissements employeurs2 sur dix sont situés dans la zone d’emploi d’Orléans ou celle de Tours. 83 % des établissements du Centre comptent moins de 10 salariés (en conformité avec la moyenne métropolitaine). Les 275 établissements de plus de 200 salariés (hors administration) recen- sés dans le Centre se répartissent inégalement sur le territoire. La zone d’emploi d’Orléans en concentre 28 %, celle de Tours 20 %. Ces deux zones d’emploi devancent de très loin celles de Chartres, de Blois et de Bourges, chacune d’elles en rassemblant 8 %. Plusieurs zones d’emploi ne comptent pratiquement aucun grand établissement : Le Blanc, Saint-Amand- Montrond, Loches et les parties régionales de Cosne - Clamecy et Nogent-Le-Rotrou. – EN 5 ANS, LE NOMBRE D’EMPLOIS SALARIÉS A RECULÉ DANS LE CENTRE – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié a reculé de 2,2 % dans le Centre (tableau 1), contre une progression de 0,5 % à l’échelle nationale. Pourtant, deux zones d’emploi semblent avoir mieux résisté que les autres. Il s’agit de Chinon d’abord où 800 emplois ont été créés sur 5 ans, ce qui représente à l’échelle de ce territoire une hausse de 9,4 %. La présence sur la zone de la cen- trale nucléaire d’Avoine explique en partie ce dyna- misme. Avec 3,1 % d’emplois salariés en plus (soit 600 nouveaux emplois), Dreux figure au 2e rang des zones d’emploi régionales ayant connu en proportion la plus forte augmentation d’emplois salariés au cours des 5 dernières années. Toutes les autres zones d’emploi de la région ont connu, sur la même pé- riode, soit une stabilité relative des emplois salariés (Châteaudun, Tours, Loches, Le Blanc), soit des des- tructions d’emploi. Ces dernières ont été plus ou moins marquées selon les territoires, avec des pertes oscillant entre -1,3 % (Orléans, Chartres) et -8,1 % (Pithiviers). Les zones d’emploi de Saint-Amand-Mon- trond, de Bourges et de Vierzon ont elles aussi connu d’importantes pertes d’emploi (-7 % au minimum). L’industrie du bois, la plasturgie ou encore la métal- lurgie font partie, à l’échelle régionale, des secteurs les plus impactés par la crise. Entre le 2e trimestre 2013 et le 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans la région a baissé de 0,2 point pour atteindre 9,3 %, situant le Centre au 11e rang des régions métropolitaines les plus touchées par le chômage. Les situations sont toutefois très diffé- rentes d’un territoire à l’autre. Le Blanc et Chinon sont les deux zones d’emploi où le taux de chômage est le plus bas (respectivement 7,7 % et 8,1 %), Montargis et Vierzon celles où il est le plus haut (soit 12,7 % et 12,9 %). Dreux affiche aussi un taux de chômage conséquent (12,2 %) et ce malgré un nombre d’emplois en hausse. Ici, les créations d’em- ploi ne suffisent pas à couvrir les besoins d’une popu- lation particulièrement jeune et peu diplômée. Enfin, dans les 6 principales zones d’emploi du Centre, le taux de chômage se situe en dessous de la moyenne régionale, sauf à Châteauroux où il l’égale. Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Tours 142 542 -0,2 % 8,9 % Orléans 139 056 -1,3 % 8,5 % Chartres 58 950 -1,3 % 8,4 % Blois 47 360 -2,4 % 8,5 % Bourges 43 873 -7,4 % 9,2 % Châteauroux 39 826 -5,3 % 9,3 % Centre 627 094 -2,2 % 9,3 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Orléans 24 500 26,5 % 19 Tours 23 600 25,5 % 20 Chartres 8 700 9,4 % 58 Blois 6 900 7,5 % 74 Bourges 6 400 6,9 % 80 Châteauroux 4 200 4,6 % 101 Montargis 2 800 3,0 % 132 Dreux 2 700 2,9 % 140 Gien 2 700 2,9 % 142 Vendôme 1 800 1,9 % 189 Pithiviers 1 400 1,6 % 211 Chinon 1 300 1,4 % 218 Vierzon 1 000 1,1 % 244 Romorantin-Lanthenay 900 1,0 % 253 Châteaudun < 900 < 1 % 268 Issoudun < 900 < 1 % 274 Nogent-Le-Rotrou (partie Centre) < 900 < 1 % 240* Saint-Amand-Montrond < 900 < 1 % 291 Loches < 900 < 1 % 294 Le Blanc < 900 < 1 % 301 Cosne-Clamecy (partie Centre) < 900 < 1 % 220** –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 92 400 CADRES DU PRIVÉ DONT LA MOITIÉ SUR LES ZONES D’EMPLOI D’ORLÉANS ET DE TOURS RÉUNIES – Selon les estimations de l’Apec3 , 24 500 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi d’Orléans, et presque autant dans celle de Tours. À elles deux, ces deux zones d’emploi (qui se situent aux 19e et 20e rangs des 304 zones d’emploi métro- politaines pour le nombre de cadres) rassemblent plus de la moitié des cadres du privé travaillant dans la région (92 400). Viennent ensuite les zones d’em- ploi de Chartres, de Blois, de Bourges et de Château- roux. Elles réunissent au total 26 200 cadres, soit 28 % des cadres régionaux. Au global, 80 % de l’emploi cadre régional est ainsi concentré sur unique- ment 6 des 21 zones d’emploi de la région (ta- bleau 2). De leur côté, quatre zones d’emplois, beau- coup plus rurales, se démarquent par un volume de cadres éminemment faible. Il s’agit de Saint-Amand- Montrond, Loches, Le Blanc, et Cosne - Clamecy. – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS DES ZONES D’EMPLOI D’ORLÉANS ET DE TOURS – Les actifs travaillant dans la région Centre sont glo- balement moins qualifiés qu’à l’échelle nationale (30 % possèdent un diplôme du supérieur contre 36 % en moyenne en France). Pour autant, cette pro- portion augmente de manière significative dans les deux zones d’emploi comptant le plus de cadres. Les zones d’emploi d’Orléans et de Tours, qui concentrent plusieurs établissements du supérieur, comptabilisent chacune 35 % de diplômés parmi leurs actifs. On y recense par ailleurs respectivement 15 000 et 30 000 étudiants (soit 27 % et 53 % des effectifs régionaux). – ORLÉANS, ZONE D’EMPLOI ATTIRANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS – De toutes les zones d’emploi de la région Centre, Orléans est celle qui attire, proportionnellement au nombre d’emplois, le plus d’actifs qualifiés. Les zones d’emplois de Gien, Issoudun, Tours et Chinon, par- viennent également à attirer des actifs qualifiés4 . Les zones les moins attractives sur ce plan sont Saint- Amand-Montrond, Le Blanc et Châteaudun. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 (*) Le rang de Nogent-Le-Rotrou intègre le territoire de la zone d’emploi situé en Basse-Normandie : 1 100 cadres au total sur la zone. (**) Celui de Cosne-Clamecy intègre la partie de la zone d’emploi située en Bourgogne : 1 200 cadres au total sur la zone.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – LA GRANDE MAJORITÉ DES SALARIÉS DE LA RÉGION CENTRE TRAVAILLE DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – Dans le Centre, 42 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire marchand, ce qui dénote une sous- représentation de cette activité par rapport à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Elle reste cependant le 1er secteur d’activité de la région (comme dans l’Hexagone), suivie par le tertiaire non-marchand (qui réunit 33 % des effectifs salariés régionaux). La pré- pondérance du tertiaire marchand se vérifie dans quasiment toutes les zones d’emploi à l’exception, d’une part, de Saint-Amand-Montrond, Châteaudun et Le Blanc où la sphère non-marchande prédomine de peu et, d’autre part, de Gien qui se distingue par le poids de son secteur industriel. Les activités indus- trielles rassemblent 17 % des effectifs salariés de la région. Fort représentées à Gien, elles sont aussi bien présentes à Issoudun et Pithiviers. Ces trois zones d’emploi, où trois salariés sur dix travaillent dans l’industrie, sont donc les plus industrialisées de la région, à l’inverse de Cosne - Clamecy et Le Blanc où cette activité ne rassemble que 10 % des salariés locaux. La faible représentation des salariés tra- vaillant dans le domaine industriel sur la zone d’em- ploi de Cosne - Clamecy, associée à la sous-représen- tation des salariés relevant du secteur marchand sur ce même territoire (28 %), s’explique par sa forte dominante agricole. En effet, sur cette zone d’emploi, 25 % des salariés travaillent dans le secteur agricole. Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Centre 1 % 17 % 7 % 42 % 33 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Cosne - Clamecy (25 %). Chinon (5 %) Gien (35 %). Issoudun (34 %) Cosne - Clamecy (10 %). Montargis, Le Blanc (9 %) Orléans (46 %). Tours, Blois (45 %) Le Blanc (43 %). Bourges (38 %) France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Centre par secteur d’activité Enfin, la part des salariés de la construction connaît elle aussi quelques écarts d’une zone d’emploi à l’autre. Elle passe de 4 % à Issoudun à 10 % pour la zone d’emploi de Cosne - Clamecy. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Six zones d’emploi représentent 75 % de l’emploi salarié régional du secteur privé : Orléans, Tours, Chartres, Blois, Bourges et Châteauroux. En termes d’activités, toutes présentent des spécificités fortes, au regard de la structure sectorielle régionale (ta- bleau 4). La programmation et le conseil aux activités informa- tiques ressort comme étant la spécificité première d’Orléans (avec un indice de spécificité7 de 2,9), ce qui est à mettre en lien avec la présence sur ce terri- toire d’entreprises telles que Sopra (groupe dédié aux conseils, services technologiques, et l’édition de logi- ciels), IBM ou Atos. De son côté, Tours se démarque dans le domaine de la fabrication de produits infor- matiques électroniques et optiques (indice de 1,8). STMicroelectronics compte parmi les grands acteurs de ce domaine qui sont implantés sur la zone touran- gelle. De son côté, la zone d’emploi de Chartres met en évidence une forte spécialisation dans l’industrie chimique (indice de 2,9), tandis que pour les zones d’emploi de Blois et de Bourges, ce sont respective- ment les services d’information et la fabrication de matériels de transport autres qu’automobiles qui 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE6 sont caractéristiques de l’emploi salarié (avec des indices respectifs de 4,2 et de 6,1). À Châteauroux, la métallurgie est surreprésentée (indice de 6,1). D’autres activités sont surreprésentées dans des zones d’emploi de plus petite importance par rapport au tissu régional. Gien, Vendôme et Montargis pos- sèdent ainsi des dominantes sectorielles fortes, à savoir respectivement la production et distribution d’électricité ou de gaz (indice de 8), ou l’industrie automobile (indice de 3,5 pour Montargis, et de 5,3 pour Vendôme). Tous ces éléments attestent l’impor- tante hétérogénéité du tissu sectoriel régional. Du point de vue régional, deux industries sont parti- culièrement bien représentées dans le Centre : l’indus- trie pharmaceutique, qui compte en proportion trois fois plus de salariés en proportion qu’à l’échelle na- tionale, et la plasturgie. La première de ces activités est particulièrement asso- ciée à la zone d’emploi de Dreux. C’est là que sont notamment implantées Beaufour Ipsen Industrie ou Norgine Pharma. La zone d’emploi de Chartres, siège du cluster Polepharma est un autre territoire régional où se développe spécifiquement cette activité. Quant aux zones d’emploi de Vierzon, Châteaudun, Montar- gis, elles s’avèrent particulièrement emblématiques pour ce qui concerne la confection de produits en caoutchouc et plastique. Hutchinson, entre autres, y possède des implantations. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Orléans 1 Programmation, conseil et autres activités informatiques 2,9 1,6 % 2 Recherche-développement scientifique 2,2 1,3 % Tours 1 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 1,8 1,3 % 2 Transports terrestres et transports par conduites 1,3 4,5 % Chartres 1 Industrie chimique 2,9 2,4 % 2 Fabrication d'équipements électriques 2,3 2,1 % Blois 1 Services d'information 4,8 1,2 % 2 Industrie automobile 3,9 2,8 % Bourges 1 Fabrication d'autres matériels de transport 4,2 2,8 % 2 Télécommunications 2,5 1,3 % Châteauroux 1 Métallurgie 6,1 2,2 % Autres industries manufacturières 2,9 1,0 % Région Centre 1 Industrie pharmaceutique 2,9 1,0 % 2 Fabrication de produits en caoutchouc et en plastiques 2,1 1,7 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 6 zones d’emploi du Centre comptant le plus de salariés La part des salariés dans la « programmation, conseil et autres activités informatiques » est 2,9 fois plus importante dans la zone d’emploi d’Orléans qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans « l’industrie pharmaceutique » est 2,9 fois plus importante dans la région Centre qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE DANS LE CENTRE 7 –PERSPECTIVES POUR LE CENTRE– – LE CENTRE À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modi- fiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assem- blée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans un contexte global en mutation, le périmètre de la région Centre demeure toutefois inchangé. Pour autant, les fusions régio- nales envisagées de part et d’autre du territoire hexa- gonal vont jouer sur son positionnement, tant au niveau démographique qu’économique. Avec ses 2,6 millions d’habitants, le Centre deviendra ainsi l’une des régions de France les moins peuplées. Seule la Corse comptera moins d’habitants. Elle se situera également en bas de classement des régions métro- politaines pour le nombre de salariés (627 000 envi- ron, soit le 12e rang derrière la région Bourgogne/ Franche-Comté, mais devant la Corse). Avec ses 92 400 cadres du privé, la région Centre rassemblera 3,2 % des effectifs cadres en France, soit un peu plus que la Bourgogne/Franche-Comté (87 900 cadres, 3  %) mais légèrement moins que la Bretagne (101 000 cadres, 3,5 %). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – En matière de recherche et d’axes d’investissement pour le futur, le Centre devrait continuer de dévelop- per son expertise dans le secteur pharmaceutique. Grande région productrice de médicaments et de cosmétiques, le Centre accueille le siège du pôle de compétitivité Cosmetic Valley. Sur ce domaine d’acti- vité, elle devrait poursuivre ses collaborations avec l’Île-de-France mais aussi avec la nouvelle région fu- sionnée de Normandie, toutes deux hébergeant des établissements d’entreprises membres du pôle Cos- metic Valley mais aussi du cluster Polepharma. Dans le Centre, le champ plus spécifique des biotechnolo- gies appliquées au domaine de la santé et à la cos- métique pourrait par ailleurs être amené à se déve- lopper. Le Centre devrait aussi continuer de développer des partenariats interrégionaux, par exemple, autour de la problématique des systèmes de stockage pour l’énergie. La région accueille en effet le siège du pôle de compétitivité S2E2 (basé à Tours), pôle qui réunit des établissements localisés dans le Centre mais aussi dans les régions Pays de la Loire, Île-de-France, Limousin et Poitou-Charentes. En complément, le Centre devrait continuer de se positionner comme un acteur majeur dans le do- maine de la plasturgie et des matériaux avancés. C’est sur ce champ en effet qu’elle accueille le siège d’Élastopole, pôle de compétitivité transverse aux régions Pays de la Loire, Île-de-France, Auvergne. Au-delà de ces synergies interrégionales, la région Centre devrait également continuer de renforcer son expertise propre en matière d’ingénierie et métrolo- gie environnementales. Sont ici visés « l’ensemble des outils et services consacrés à la restauration et à la réhabilitation des milieux, en particulier aquatiques, notamment par le développement de solutions éco- logiques d’assainissements et d’épuration » (Aritt Centre, 2013). Le pôle de compétitivité DREAM Eau et milieux ainsi que le centre de recherche BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), tous deux situés à Orléans, constituent deux éléments moteurs pour cet axe considéré comme stratégique par la région.
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0781-7 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Les zones d’emploi en région Centre. Insee Centre, Direccte Centre, février 2014. • Vers une stratégie régionale de l’innovation pour une spécialisation intelligente en région Centre. 2014-2020. Aritt Centre, novembre 2013. • Attractivité, compétences et emploi cadre dans le Centre. Apec, septembre 2013.

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