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UNE RÉGION MARQUÉE PAR UNE FAIBLE
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2. L’établissement est une unité de
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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Nord-Pas-de-Calais

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur attractivité et l'emploi cadre en région Nord-Pas-de-Calais.
L’emploi cadre en Nord-Pas-de-Calais apparaît fortement
polarisé sur 2 des 15 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi de Lille et de Roubaix - Tourcoing concentrent plus de la moitié des cadres du privé de la région. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi renforcent leur attractivité. L’informatique et les objets connectés à Lille ou la conception de matériaux nouveaux à Roubaix en sont des exemples.
Le dynamisme de la région pourrait se renforcer avec la
réforme territoriale et le regroupement de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. Le redécoupage territorial placera
d’ailleurs la future région parmi les plus vastes et les plus importants des 13 nouveaux espaces régionaux. Elle occupera ainsi le 3e rang des régions françaises en termes de population, d’emplois salariés et d’emplois cadres. Elle réunira 7,4 % des cadres du privé de France
métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Nord-Pas-de-Calais

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-25 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Nord-Pas-de-Calais apparaît fortement polarisé sur 2 des 15 zones d’emploi qui la composent. Les zones d’emploi de Lille et de Roubaix - Tourcoing concentrent plus de la moitié des cadres du privé de la région. De surcroît, les spécificités sectorielles de ces zones d’emploi renforcent leur attractivité. L’infor- matique et les objets connectés à Lille ou la concep- tion de matériaux nouveaux à Roubaix en sont des exemples. Le dynamisme de la région pourrait se renforcer avec la réforme territoriale et le regroupement de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. Le redécoupage territorial pla- cera d’ailleurs la future région parmi les plus vastes et les plus importants des 13 nouveaux espaces régionaux. Elle occupera ainsi le 3e rang des régions françaises en termes de population, d’emplois salariés et d’emplois cadres. Elle réunira 7,4 % des cadres du privé de France métropolitaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS2 – UNE RÉGION MARQUÉE PAR UNE FAIBLE CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE MAIS PAR UNE POPULATION JEUNE – La population du Nord-Pas-de-Calais est restée relati- vement stable entre 2006 et 2011, avec une crois- sance légèrement inférieure à 1 %, contre une hausse de 3 % à l’échelle nationale. Seule la zone d’emploi de Flandre - Lys a fait preuve d’un certain dynamisme sur cette période (+4 %). Les autres zones d’emploi ont vu leur population soit augmenter plus faible- ment soit stagner. En dehors de cette faible crois- sance, le Nord-Pas-de-Calais se caractérise par une population éminemment jeune. Dans la région, 40 % des habitants ont moins de 30 ans, contre 37 % à l’échelle nationale. Ce taux est même dépassé dans trois zones d’emploi : Calais, Roubaix-Tourcoing et –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Nord-Pas-de-Calais se compose de 15 zones d’emploi. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établissements peuvent trouver l’essen- tiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. Lille. Parallèlement, 21 % des habitants de la région ont plus de 60 ans, contre 23 % en France. Seule la zone de Berck - Montreuil se distingue, avec un taux de personnes âgées de plus de 60 ans qui atteint 26 %. Dans le Nord-Pas-de-Calais, un habitant sur cinq ré- side dans la zone d’emploi de Lille, ce qui fait d’elle la plus peuplée de la région (789 000 habitants). Deuxième zone d’emploi de la région, Roubaix - Tour- coing réunit 10 % de la population régionale. Les zones d’emploi de Valenciennes et de Lens - Hénin en accueillent chacune quasiment autant (9 % dans les deux cas). Ainsi, près de la moitié de la population du Nord-Pas-de-Calais réside dans l’une de ces quatre zones d’emploi. Avec moins de 125 000 habitants chacune, les zones d’emploi de Berck - Montreuil, Saint-Omer et Flandre - Lys sont à l’inverse les moins peuplées de la région. Lille Roubaix- Tourcoing Valenciennes Lens-Hénin Dunkerque Arras Béthune-Bruay Douai Maubeuge Boulogne- sur-mer Calais Cambrai Saint-Omer Flandre - Lys Berck-Montreuil Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi en Nord-Pas-de-Calais
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – LILLE RASSEMBLE PRÈS DE TROIS SALARIÉS RÉGIONAUX SUR DIX – Dans le Nord-Pas-de-Calais, on recensait, au 2e tri- mestre 2014, 1 million de salariés dans le secteur privé (données Acoss). Avec 287 000 salariés, la zone d’emploi de Lille concentre 29 % des salariés de la région. Il s’agit de la plus importante pour l’emploi salarié, devant Roubaix-Tourcoing (105 000 salariés environ, soit 11 % des effectifs salariés régionaux), Valenciennes (9 %), Lens - Hénin (8 %), Dunkerque (7 %) et Arras (6 %). Hormis Béthune - Bruay et Douai, aucune autre zone d’emploi de la région ne parvient à réunir plus de 50 000 salariés. – 75 000 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS DONT PRÈS D’UN QUART SUR LILLE – 24 % des établissements employeurs2 de la région sont situés sur la zone d’emploi de Lille. Roubaix - Tourcoing en accueillent quant à elle 11 %. 80 % des établissements de la région emploient moins de 10 salariés, contre 83 % pour l’Hexagone. Seules les zones d’emploi de Flandre - Lys et de Berck - Montreuil comptent proportionnellement davantage de petits établissements employeurs qu’à l’échelle nationale (respectivement 85 % et 88 %). Dans le Nord-Pas-de- Calais, 438 établissements (hors administration) emploient plus de 200 salariés. Ceux-ci sont situés dans près d’un tiers des cas à Lille (32 %). Roubaix - Tourcoing en recense 13 %. – EN 5 ANS, L’EMPLOI SALARIÉ A BAISSÉ EN NORD-PAS-DE-CALAIS – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié régional a diminué de 1,8 % (ta- bleau 1) alors qu’il a augmenté de 0,5 % à l’échelle nationale. Seule la zone d’emploi de Lille a connu une hausse significative de ses emplois salariés (+2,2 %, soit 6 300 emplois créés). Quasiment toutes les autres zones d’emploi ont été marquées soit par une très grande stabilité du nombre d’emplois salariés (comme Berck - Montreuil) soit par des destructions d’emplois. Six territoires ont été plus affectés que les autres par ces pertes d’emploi : Flandre - Lys, Roubaix - Tourcoing, Béthune - Bruay, Calais, Boulogne-sur-Mer et Maubeuge. Ici, ce sont entre 5,1 % et 8,1 % des emplois qui ont été détruits. Les pertes les plus impor- tantes en volume ont été enregistrées pour la zone d’emploi de Roubaix - Tourcoing (6 700 emplois sala- riés en moins), où l’un des secteurs phares, celui des textiles, a particulièrement été affecté par la crise. Les domaines de la plasturgie, de la métallurgie et de la construction figurent parmi les autres domaines d’activité qui ont été les plus affectés par la dégra- dation du marché de l’emploi dans le Nord-Pas-de- Calais. Au 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans le Nord-Pas-de-Calais s’établissait à 12,6 %. C’est après le Languedoc-Roussillon, la région de France métro- politaine enregistrant le plus fort taux de chômage. Deux territoires figurent d’ailleurs parmi les cinq zones d’emploi de France métropolitaine où le taux chômage est le plus important. Il s’agit de Calais (15,7 %, 5e ) et Lens - Hénin (16,2 %, 3e ). Parmi les principales zones d’emploi de la région, seules deux affichent un taux de chômage inférieur à la moyenne régionale : Lille (10,7 %) et Dunkerque (11,8 %). Enfin, la petite zone d’emploi de Flandre - Lys se dis- tingue par un taux de chômage peu élevé (7,9 %). Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Lille 286 986 2,2 % 10,7 % Roubaix - Tourcoing 105 477 -6,0 % 14,4 % Valenciennes 86 679 -1,0 % 14,9 % Lens - Hénin 78 341 -2,0 % 16,2 % Dunkerque 66 742 -1,8 % 11,8 % Nord-Pas-de-Calais 1 000 949 -1,8 % 12,6 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Lille 64 900 42,2 % 6 Roubaix - Tourcoing 19 500 12,7 % 25 Valenciennes 10 700 6,9 % 50 Dunkerque 8 500 5,5 % 60 Lens - Hénin 8 500 5,5 % 61 Arras 7 100 4,6 % 70 Béthune - Bruay 5 900 3,9 % 81 Douai 5 700 3,7 % 85 Maubeuge 4 400 2,9 % 98 Calais 4 000 2,6 % 106 Boulogne-sur-Mer 3 900 2,5 % 107 Cambrai 3 400 2,2 % 117 Saint-Omer 2 700 1,8 % 137 Flandre - Lys 2 500 1,6 % 148 Berck - Montreuil 2 200 1,4 % 166 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 153 900 CADRES DANS LA RÉGION DONT 42 % À LILLE – Selon les estimations de l’Apec3 , la zone d’emploi de Lille réunit près de 64 900 cadres du privé, soit 42 % des cadres régionaux, ce qui la place au 6e rang des zones d’emploi métropolitaines en la matière derrière la zone d’emploi de Marseille - Aubagne (67 400 cadres), mais devant Bordeaux (63 700 cadres). Avec 19 500 cadres, Roubaix - Tourcoing est la deuxième zone d’emploi pour les cadres du privé en Nord-Pas- de-Calais. Elle rassemble 13 % des cadres régionaux, soit près de deux fois plus que la zone de Valen- ciennes, 3e de la région pour le nombre de cadres du privé (10 700). Au total, ces trois zones d’emploi (Lille, Roubaix - Tourcoing et Valenciennes) ras- semblent six cadres du privé sur dix dans la région. Saint-Omer, Flandre - Lys et Berck - Montreuil sont quant à elles les trois zones d’emploi comptant le moins de cadres du privé en Nord-Pas-de-Calais. Elles en réunissent moins de 2 % chacune (tableau 2). – UNE CONCENTRATION DES ACTIFS DIPLÔMÉS CORRESPONDANT À LA LOCALISATION DES EMPLOIS CADRES – Les actifs diplômés de l’enseignement supérieur sont proportionnellement moins nombreux dans la région Nord-Pas-de-Calais qu’à l’échelle nationale (34 % contre 36 %). Cette proportion monte cependant à 37 % dans la zone d’emploi de Roubaix - Tourcoing et à 45 % dans celle de Lille. Ailleurs, elle ne dépasse que dans quelques cas le seuil des 30 % (Dunkerque, Valenciennes, Arras). Cette concentration des actifs diplômés dans certaines zones d’emploi s’inscrit dans le prolongement du maillage territorial des établisse- ments d’enseignement supérieur. La zone d’emploi de Lille rassemble en effet 95 000 étudiants (soit 58 % des étudiants de la région). Roubaix - Tourcoing et Valenciennes comptabilisent chacune plus de 10 000 étudiants (soit 8 % des étudiants régionaux). – LILLE ET ROUBAIX-TOURCOING, FERS DE LANCE DE L’ATTRACTIVITÉ RÉGIONALE – De toutes les zones d’emploi du Nord-Pas-de-Calais, Lille s’avère de loin la plus attractive pour les actifs qualifiés4 . Roubaix - Tourcoing dispose aussi d’une certaine attractivité. De leur côté, les zones d’emploi de Cambrai et de Calais apparaissent, proportionnel- lement au nombre d’emplois, les moins attractives pour les actifs qualifiés. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – DANS LE NORD-PAS-DE-CALAIS, PRÈS DE HUIT SALARIÉS SUR DIX TRAVAILLENT DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – Dans le Nord-Pas-de-Calais, 43 % des salariés tra- vaillent dans le secteur tertiaire marchand, ce qui dénote une légère sous-représentation de cette acti- vité par rapport à l’échelle métropolitaine (ta- bleau 3). Elle reste cependant le 1er secteur d’acti- vité de la région (comme dans l’Hexagone), suivi par le tertiaire non-marchand (qui réunit 35 % des effec- tifs salariés régionaux). La prépondérance du tertiaire marchand se vérifie dans la majorité des zones d’em- ploi, à l’exception de Douai, Cambrai, Maubeuge, Béthune - Bruay, Arras et Berck - Montreuil, où la sphère non-marchande prédomine plus ou moins for- tement. Bien que prégnante dans l’économie locale, la tertiarisation est moins soutenue à Béthune - Bruay et Saint-Omer, deux zones d’emploi où les activités industrielles sont au contraire surreprésentées : ces activités réunissent respectivement 26 % et 28 % des effectifs salariés, contre 15 % en région. Les acti- vités industrielles sont également fortement repré- sentées à Dunkerque, Maubeuge et Valenciennes (23  % des salariés). De son côté, Lille apparaît comme la zone d’emploi la moins industrialisée du Nord-Pas-de-Calais (8 % des affectifs salariés concer- nés). Le poids de l’agriculture dans l’emploi régional est conforme à celui relevé à l’échelle métropolitaine (1 %). Il varie très peu d’une zone d’emploi à l’autre. Quant au domaine de la construction, il admet aussi Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Nord-Pas-de-Calais 1 % 15 % 6 % 43 % 35 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Cambrai (3 %). Arras, Berck - Montreuil (2 %). Saint-Omer (28 %). Béthune - Bruay (26 %). Lens - Hénin, Flandre - Lys (8 %). Lille, Roubaix - Tourcoing (52 %). Calais (49 %). Arras, Berck - Montreuil (41 %). Maubeuge (39 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec.–Tableau 3– Répartition des salariés de la région Nord-Pas-de-Calais par secteur d’activité de faibles variations, oscillant entre 5 % pour les zones d’emploi de Lille, Saint-Omer et Valenciennes et 8 % pour celles de Lens - Hénin et de Flandre - Lys. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Principaux territoires régionaux pour l’emploi salarié, Lille, Roubaix - Tourcoing, Valenciennes, Lens - Hénin et Dunkerque, présentent chacun, au regard de la structure sectorielle régionale, des spécificités fortes (tableau 4). L’activité « programmation, conseil et autres activités informatiques » ressort ainsi comme une spécificité majeure de la zone lilloise (indice de spécificité7 de 2,5). L’implantation de grands noms du secteur tels que Capgemini à Lille ou Atos Origin sur la zone in- dustrielle du Seclin contribue notamment au dyna- misme de cette activité à l’échelle locale. De son côté, la fabrication de textiles et le domaine des assu- rances apparaissent comme deux caractéristiques sectorielles de Roubaix - Tourcoing (avec des indices respectifs de 3,7 et 2,2). L’implantation sur le terri- toire de Swiss Life et du courtier en assurances Vers- pieren explique en partie le poids de ce second sec- teur à l’échelle locale. L’industrie du textile est de son côté une activité historique, qui compte encore quelques industriels importants, dont Damart. Lille et Roubaix - Tourcoing se distinguent également par la place importante des sièges sociaux, qui re- groupent respectivement 2,3 fois et 1,7 fois plus de 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS6 salariés dans ces zones d’emploi par rapport à l’échelle régionale. Ces deux zones sont historique- ment une place forte des groupes de distribution (en particulier le groupe Mulliez) et de la vente à dis- tance. De nombreuses entreprises de ce secteur ont leur siège social au sein de ces deux zones d’emploi : Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Castorama, La Re- doute, Kiabi… Valenciennes, de son côté, se démarque dans les domaines de l’industrie automobile et de la fabrica- tion d’autres matériels de transport (indices respec- tifs de 3,7 et 9,5). Toyota, PSA Peugeot Citroën pour l’automobile et Bombardier pour le transport ferro- viaire font partie des grands acteurs implantés loca- lement. Quant à Dunkerque, elle se distingue dans le domaine de la métallurgie (indice de 7,4). ArcelorMit- tal y possède notamment un important site de pro- duction. Les autres zones d’emploi de la région affichent aussi des spécificités propres. L’industrie automobile consti- tue ainsi une des caractéristiques du Douaisis (indice de 4,7), le textile, un marqueur du Cambrésis (indice de 5,9), tandis que les industries alimentaires res- sortent comme une dominante des activités de Bou- logne-sur-Mer et de Béthune - Bruay (avec des indices respectifs de 3,1 et 2,6). Au niveau régional, la métallurgie constitue le prin- cipal domaine d’activité surreprésenté par rapport à la moyenne nationale (avec un indice de spécificité de 2,6). Elle est particulièrement présente dans les zones de Dunkerque et de Maubeuge. L’industrie automobile constitue un autre secteur d’importance de la région puisqu’il regroupe, en proportion, deux fois plus de salariés en Nord-Pas-de-Calais qu’à l’échelle nationale. L’industrie automobile est parti- culièrement présente dans les zones d’emploi de Valenciennes, Douai et Béthune - Bruay. Le Nord-Pas- de-Calais se caractérise également par une forte spé- cificité dans le domaine de l’industrie textile, avec deux zones d’emploi particulièrement actives en la matière : Roubaix - Tourcoing et Cambrai. Toutefois, l’activité textile ne regroupe au global que 0,7 % des salariés régionaux. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Lille 1 Programmation, conseil et autres activités informatiques 2,5 2,2 % 2 Activités des sièges sociaux, conseil de gestion 2,3 4,0 % Roubaix - Tourcoing 1 Fabrication de textiles 3,7 2,7 % 2 Assurance 2,2 1,1 % Valenciennes 1 Fabrication d’autres matériels de transport 9,5 3,0 % 2 Industrie automobile 3,7 7,4 % Lens - Hénin 1 Génie civil 2,2 1,7 % 2 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 2,2 3,2 % Dunkerque 1 Métallurgie 7 7,4 % 2 Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur, d’air conditionné 3,9 2,6 % Région Nord-Pas-de- Calais 1 Métallurgie 2,6 1,1 % 2 Industrie automobile 2 2,0 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 5 zones d’emploi du Nord-Pas-de-Calais comptant le plus de salariés La part des salariés dans la « programmation, du conseil et autres activités informatiques » est 2,5 fois plus importante dans la zone d’emploi de Lille qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans l’industrie automobile est 2 fois plus importante dans la région Nord-Pas-de-Calais qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN NORD-PAS-DE-CALAIS 7 –PERSPECTIVES POUR LE NORD-PAS-DE-CALAIS– – LE NORD-PAS-DE-CALAIS À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modifiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce contexte, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie ne feront qu’une. La future région ainsi constituée regroupera 6 millions d’habitants, devenant la 3e région de France pour sa population. En matière d’emploi, le regroupement du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie permettra de ras- sembler 1,4 million d’emplois salariés, dont 71 % en Nord-Pas-de-Calais. La région viendra ainsi se placer au 3e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, derrière Auvergne/Rhône-Alpes et l’Île-de- France. La future région rassemblera 7,4 % des cadres métropolitains (soit 215 000 environ), ce qui la placera au 3e rang des régions hexagonales, devant Provence- Alpes-Côte d’Azur (210 000 cadres) et derrière Au- vergne/Rhône-Alpes (350 000 cadres). Au sein de ce futur ensemble régional, la zone d’em- ploi de Lille devrait affirmer une position de chef de file, en regroupant 20 % des emplois salariés de la future région et 30 % des cadres. Elle devancera sur ce dernier plan les zones d’emploi de Roubaix - Tour- coing (9,1 % des cadres), d’Amiens (6,5 %) et de Roissy - Sud Picardie (6,3 %). Valenciennes prendra la 5e place de la région pour le nombre de cadres (5 %). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Le regroupement du Nord-Pas-de-Calais et de la Picar- die pourrait conforter la position du futur ensemble régional dans plusieurs domaines d’activité. C’est le cas des transports, où les deux régions sont d’ores et déjà associées au sein du pôle de compétitivité i-Trans dédié aux matériels de transport en particulier ferro- viaires. Le Nord-Pas-de-Calais apparaît en outre forte- ment positionné dans l’industrie automobile et le fer- roviaire quand la Picardie bénéficie d’implantations d’acteurs majeurs de l’aéronautique et de l’équipe- ment automobile. Enfin, la Picardie comme le Nord- Pas-de-Calais disposent de très riches atouts liés à leur situation géographique (plusieurs ports dont le Grand port maritime de Dunkerque, le 3e plus important de France, deux aéroports d’envergure, des liaisons ferrées vers la Belgique et l’Angleterre) pour asseoir leur exper- tise dans les transports. La filière chimie et matériaux constitue un autre axe autour duquel le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie pour- raient mutualiser leur expertise, en particulier autour des produits biosourcés. Plusieurs pôles de compétiti- vité sont centrés sur ces domaines d’activité au sein des deux régions : les pôles Matikem (anciennement Maud) et Team2 pour le Nord-Pas-de-Calais, et le pôle Industries & Agro-ressources pour la Picardie (en colla- boration avec la région Champagne-Ardenne). L’élabo- ration de plastiques et autres matériaux nouveaux, à destination de l’industrie textile, constitue par ailleurs le cœur d’activité du pôle de compétitivité Up-Tex (Tourcoing). Des synergies pourraient également s’élaborer entre les deux régions dans la filière alimentaire, depuis la production jusqu’à la consommation. En effet, alors que la Picardie est historiquement un important terri- toire agricole, la région Nord-Pas-de-Calais ambitionne de son côté de faire de la nutrition appliquée au do- maine de la santé l’un de ses domaines d’activité stra- tégiques. Elle dispose d’ailleurs d’un pôle de compéti- tivité dédié : Nutrition Santé Longévité (sur la zone d’emploi de Lille). À celui-ci s’ajoute le pôle Aquimer, situé à Boulogne-sur-Mer, et qui fédère des établisse- ments dédiés à l’industrie alimentaire ou encore à la pêche. En parallèle de ces échanges, la région Nord-Pas-de- Calais souhaite promouvoir l’innovation dans le do- maine de l’énergie (efficacité énergétique, nouvelles sources d’énergie…). Internet et les technologies de l’information, notamment autour des objets connectés ou des industries créatives, font également partie des axes stratégiques que la région entend renforcer pour les années à venir. La région, pionnière dans la vente à distance, souhaite en particulier développer les nou- velles formes de commerce permises par Internet (nou- veaux concepts de vente, géolocalisation, interacti- vité…). Elle dispose d’ailleurs d’un pôle de compétitivité dédié à cette thématique (Industries du commerce).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0810-4 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Stratégie Recherche Innovation pour une spécialisation intelligente (SRI-SI) Nord-Pas de Calais 2014-2020, Région Nord-Pas-de-Calais, Juin 2013. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Nord-Pas-de-Calais. Apec, sep- tembre 2013.

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