Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Limousin

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Limousin.
L’emploi cadre du privé en région Limousin apparaît polarisé sur une seule de ses cinq zones d’emploi. En effet, six cadres du Limousin sur dix se concentrent sur la zone d’emploi de Limoges. Brive-la-Gaillarde regroupe, de son côté, plus de 20 % des cadres régionaux. Région très rurale, le Limousin peut compter sur quelques filières
emblématiques, comme la fabrication d’équipements
électriques, garantes de son attractivité.
Ses spécificités sectorielles pourraient d’ailleurs se voir renforcées avec la réforme territoriale. Regroupée avec l’Aquitaine et Poitou-Charentes, la région Limousin intègre un vaste ensemble qui figure parmi les plus importants des 13 nouveaux espaces régionaux. La future région Aquitaine / Limousin / Poitou-Charentes se placera en effet
au 4e rang en termes de population et d’emplois salariés, au 7e pour les emplois cadres. Elle réunira 6,4 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Limousin

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-28 JANVIER 2015 L’emploi cadre du privé en région Limousin appa- raît polarisé sur une seule de ses cinq zones d’emploi. En effet, six cadres du Limousin sur dix se concentrent sur la zone d’emploi de Limoges. Brive-la-Gaillarde regroupe, de son côté, plus de 20 % des cadres régionaux. Région très rurale, le Limousin peut compter sur quelques filières emblématiques, comme la fabrication d’équipe- ments électriques, garantes de son attractivité. Ses spécificités sectorielles pourraient d’ailleurs se voir renforcées avec la réforme territoriale. Regroupée avec l’Aquitaine et Poitou-Charentes, la région Limousin intègre un vaste ensemble qui figure parmi les plus importants des 13 nouveaux espaces régionaux. La future région Aquitaine / Limousin / Poitou-Charentes se placera en effet au 4e rang en termes de population et d’emplois salariés, au 7e pour les emplois cadres. Elle réu- nira 6,4 % des cadres du privé de France métropo- litaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN2 – UNE RÉGION RURALE RELATIVEMENT PEU PEUPLÉE – La zone d’emploi la plus peuplée de la région est celle de Limoges qui, avec 376 000 habitants, concentre plus de la moitié de la population régionale (51 %). Elle devance les zones d’emploi de Brive-la-Gaillarde et de Guéret (respectivement 140 000 et 123 000 habitants). Ensemble, ces trois zones d’emploi repré- sentent 86 % de la population limousine. La popula- tion restante se répartit entre les zones d’emploi de Tulle (71 000 habitants) et d’Ussel (32 000 habi- tants), deux zones d’emploi qui se caractérisent par leur caractère très rural, comme l’est aussi Guéret où 78 % de la population vit dans des communes ru- rales. Entre 2006 et 2011, les zones d’emploi à domi- nante rurale ont perdu des habitants (entre -1 et -2 %). Le léger dynamisme démographique des zones –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Limousin compte cinq zones d’emploi dont l’une, Brive-la-Gaillarde, s’étend sur la région Midi-Pyrénées. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établissements peuvent trouver l’essen- tiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. d’emploi de Limoges et de Brive-la-Gaillarde (+2 % chacune) permet toutefois de contrebalancer ce recul. La région a ainsi connu une croissance démo- graphique de 1 % entre 2006 et 2011 (contre +3 % au plan national). Mais l’essor démographique de la région est freiné par le vieillissement de la population. La population régionale est en effet bien plus âgée que dans le reste du pays. Dans le Limousin, 30 % des habitants ont plus de 60 ans (contre 23 % à l’échelle natio- nale), soit le taux le plus élevé de toutes les régions françaises. Cette proportion est plus importante en- core dans certaines zones d’emploi de la région. À Guéret, la proportion d’habitants qui ont plus de 60 ans atteint 35 %. Seule la zone d’emploi de Limoges affiche une proportion de plus de 60 ans inférieure à la moyenne régionale (28 %). C’est aussi à Limoges que la proportion de jeunes de moins de 30 ans est la plus importante du Limousin (33 % contre 27 % à Guéret). Limoges Guéret Ussel Tulle Brive-la- Gaillarde Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi du Limousin
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN 3 2. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – LA RÉGION COMPTE 158 000 SALARIÉS DU PRIVÉ – En région Limousin, on recense, au 2e trimestre 2014, 158 000 salariés dans le secteur privé (données Acoss). En France métropolitaine, seule la Corse réu- nit moins de salariés. À elle seule, la zone d’emploi de Limoges concentre 53 % des effectifs régionaux (83 000 salariés). Elle compte 2,5 fois plus de sala- riés que la deuxième zone d’emploi sur ce plan, Brive- la-Gaillarde (34 000 salariés), qui regroupe 22 % des salariés de la région. Guéret et Tulle rassemblent respectivement 19 000 et 14 000 salariés, tandis qu’Ussel est la zone d’emploi comptant le moins de salariés (7 000). – 17 500 ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS EN LIMOUSIN DONT 48 % À LIMOGES – Près de la moitié des établissements employeurs2 de la région sont situés à Limoges (48 %), et 21 % à Brive-la-Gaillarde (partie limousine). Tulle et Guéret accueillent ensemble 26 % des établissements régio- naux, Ussel 5 % seulement. Dans le Limousin, 85 % de ces établissements emploient moins de 10 sala- riés, ce qui est supérieur à la moyenne métropolitaine (83 %). Ces petites structures sont encore plus repré- sentées dans les zones d’emploi de Guéret (88 %) et d’Ussel (87 %). Dans la région, seuls 53 établisse- ments emploient plus de 200 salariés (hors adminis- tration). Ils se concentrent massivement dans la zone d’emploi de Limoges (à hauteur de 62 %) et dans une moindre mesure à Brive-la-Gaillarde (21 %). Les autres zones d’emploi ne comptent que quelques grands établissements sur leur territoire. – EN 5 ANS, L’EMPLOI SALARIÉ A RECULÉ DANS LE LIMOUSIN – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, la région a perdu 3,2 % d’emplois salariés (soit 5 200 emplois environ), alors qu’une légère hausse a été enregistrée sur la même période à l’échelle nationale (+0,5 %). Quasiment toutes les zones d’emplois de la région ont vu leur nombre d’emplois salariés bais- ser au cours des 5 dernières années, et ce dans des proportions plus ou moins importantes (tableau 1). Ainsi, si la baisse a été modérée à Ussel (-0,6 %), elle s’est avérée plus conséquente à Brive-la-Gaillarde, Limoges et Guéret. Dans cette dernière zone d’em- ploi, ce sont 5,5 % d’emplois qui ont été détruits, ce qui correspond à 1 100 emplois environ. Ce territoire, dont l’économie est beaucoup liée à la métallurgie et à la fabrication de produits métalliques, a particu- lièrement pâti du recul de cette activité dans la ré- gion. Ce secteur fait en effet partie, avec la plasturgie et la construction, des domaines d’activités les plus durement touchés par la crise dans le Limousin. Seule la zone d’emploi de Tulle semble résister à ce contexte économiquement dégradé. Le nombre d’emplois sala- riés a très légèrement progressé sur ce territoire au cours des 5 dernières années (+0,6 %, une centaine d’emplois créés). Le taux de chômage au 2e trimestre 2014 se situe dans la région à 8,8 %, contre 9,7 % au niveau hexa- gonal. Toutes les zones d’emploi de la région connaissent un taux de chômage inférieur à celui constaté en France métropolitaine. Pour autant, des inégalités persistent entre les territoires : la zone d’emploi de Tulle enregistre un taux de chômage des plus bas (6,3 %, parmi les 20 taux les plus bas des 304 zones d’emploi de France métropolitaine), alors que celui-ci est plus élevé dans les zones d’emploi de Guéret (9,4 %) et de Limoges (9,3 %). Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Limoges 83 410 -3,6 % 9,3 % Brive-la-Gaillarde (partie Limousin) 34 135 -2,9 % 8,8 % Guéret 19 400 -5,5 % 9,4 % Tulle 14 118 0,6 % 6,3 % Ussel 6 882 -0,6 % 7,3 % Limousin 157 945 -3,2 % 8,8 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Limoges 11 600 58,7 % 45 Brive-la-Gaillarde (partie Limousin) 4 100 20,6 % 90* Guéret 2 100 10,6 % 174 Tulle 1 400 7,2 % 213 Ussel 600 2,9 % 288 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 19 800 CADRES DU PRIVÉ DANS LA RÉGION, DONT PLUS DE LA MOITIÉ SUR LIMOGES – Selon les estimations de l’Apec3 , 11 600 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi de Limoges (tableau 2), ce qui la place au 45e rang national des zones d’emploi comptant le plus de cadres, au même niveau que des zones d’emploi comme Valence, Chambéry ou Poitiers. Limoges concentre ainsi près de 60 % des emplois cadres de la région. En incluant les 4 100 cadres du privé comp- tabilisés à Brive-la-Gaillarde, cette proportion atteint 80 %. Guéret rassemble 2 100 cadres et Tulle 1 400 cadres, ce qui représente respectivement 10 % et 7 % des effectifs régionaux. La zone d’emploi d’Ussel emploie quant à elle seulement 600 cadres du privé environ. – MOINS D’ACTIFS DIPLÔMÉS QU’À L’ÉCHELLE NATIONALE – La population régionale apparaît nettement moins diplômée qu’au plan national. 31 % des actifs en emploi sont diplômés de l’enseignement supérieur contre 36 % en France. Cet écart se réduit toutefois dans la zone d’emploi la plus pourvue en emplois cadres : 34 % d’actifs sont diplômés du supérieur à Limoges, contre par exemple 26 % dans les zones d’emploi de Guéret et d’Ussel. Avec 17 500 étudiants, Limoges s’affirme par ailleurs comme le principal pôle étudiant de la région. En effet, plus de 80 % des étudiants de la région s’y concentrent. – UN ENSEMBLE RÉGIONAL RELATIVEMENT PEU ATTRACTIF – De toutes les zones d’emploi de la région, Limoges et Brive-la-Gaillarde s’avèrent, proportionnellement au nombre d’emplois, les plus attractives pour les em- plois qualifiés4 . Pour autant, cette attractivité de- meure modeste au regard de celle suscitée par les principales zones d’emploi des régions limitrophes. 3. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 4. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 (*) Le rang de Brive-la-Gaillarde intègre le territoire de la zone d’emploi situé en Midi-Pyrénées : 5 200 cadres au total sur la zone. Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – DANS LE LIMOUSIN, PRÈS DE HUIT SALARIÉS SUR DIX TRAVAILLENT DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – Dans le Limousin, 39 % des salariés travaillent dans le secteur marchand, ce qui dénote une nette sous- représentation de cette activité comparée à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Par ailleurs, une propor- tion similaire de salariés travaille dans le secteur non- marchand. L’équilibre observé au plan régional entre tertiaire marchand et tertiaire non-marchand se confirme dans la zone d’emploi de Limoges mais s’efface à Guéret, Ussel et Tulle où le poids de la sphère non-marchande (administration publique, santé, enseignement…) atteint jusqu’à 51 %. À l’in- verse, cette dernière ne représente que 29 % des ef- fectifs salariés dans la zone d’emploi de Brive-la- Gaillarde (partie limousine), où le tertiaire marchand domine (46 % des salariés). La part des salariés tra- vaillant dans le secteur de l’industrie connaît des écarts moindres d’une zone d’emploi à l’autre (entre 12 % pour Guéret et Tulle à 18 % pour la partie li- mousine de Brive-la-Gaillarde). De même, le secteur de la construction connait des écarts relatifs, oscillant entre 5 % pour la zone d’emploi de Tulle et 9 % pour celle d’Ussel. Quant au poids des salariés dans le domaine de l’agriculture, il varie peu selon les terri- toires. Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand5 Tertiaire non-marchand6 Région Limousin 1 % 15 % 6 % 39 % 39 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Ussel, Guéret (2 %) Brive-la-Gaillarde (18 %). Ussel (16 %). Ussel (9 %). Brive-la- Gaillarde (7%). Brive-la-Gaillarde (46 %). Limoges (40 %). Tulle (51 %). Guéret (46 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Limousin par secteur d’activité – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – L’analyse comparée de la répartition sectorielle des salariés entre le niveau des zones d’emploi et le ni- veau régional met en évidence l’hétérogénéité du tissu économique régional et la spécificité de certains territoires (tableau 4). La région reste marquée par la prédominance des arts de la table et de la céramique ornementale qui demeurent l’emblème du Limousin grâce au renom international de certaines marques. Structurée dans le cadre du Pôle européen de la céramique, cette tra- dition oriente l’activité de la zone d’emploi de Li- moges (indice de spécificité sectorielle7 de 1,4 sur ce secteur). Toutefois, Limoges se distingue également par un positionnement encore plus spécifique dans l’industrie du papier/carton et de l’imprimerie (in- dices de 1,6). La présence du groupe Legrand apporte enfin à la zone d’emploi de Limoges une spécificité en fabrication d’équipements électriques (indice de 1,4). La zone d’emploi de Brive-la-Gaillarde tire profit quant à elle d’un savoir-faire reconnu dans la fabri- cation des composants électroniques. Le secteur y emploie, en proportion, près de cinq fois plus de sala- riés que dans l’ensemble de la région (indice de 4,6), ce qui s’explique notamment par la présence de 5. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 6. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 7. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN6 groupes tels que Thales Communication & Security (dont les systèmes de radionavigations sont essentiel- lement destinés à des donneurs d’ordre de l’aéronau- tique) ou Photonis (qui a développé une expertise dans le domaine de la photo-détection). L’industrie alimentaire constitue également une spécificité de Brive-la-Gaillarde (indice de 1,8) notamment grâce à la présence de Blédina. L’industrie automobile est par ailleurs fortement re- présentée à Tulle (indice de 4,1), ce qui tient en par- ticulier à la présence sur le territoire de l’américain BorgWarner, spécialisé dans les turbocompresseurs et boîtes de vitesse. Guéret se distingue notamment par l’importance du secteur de l’hébergement social et médico-social (in- dice de 1,6), en lien avec la dominante non-mar- chande de l’économie locale. Elle possède toutefois une spécificité industrielle en fabrication de produits métalliques, liée à la présence de PME dans ce do- maine sur la zone d’emploi. Enfin, la métallurgie caractérise de manière forte la petite zone d’emploi d’Ussel (indice de 12,4). Cette spécificité est liée essentiellement à la présence sur le territoire d’une usine de Constellium, groupe néer- landais dédié à la fabrication de produits en alumi- nium. L’industrie du cuir et de la chaussure caracté- rise également, de façon historique, ce territoire. Le Tanneur et Cie constitue toutefois l’un des derniers industriels encore présents sur place. Au plan régional, deux filières industrielles sont par- ticulièrement bien représentées. Marquée par la pré- sence d’une entreprise d’envergure internationale, International Paper, dans la zone d’emploi de Li- moges (à Saillat-sur-Vienne), l’industrie du papier et du carton compte, dans cette région à forte tradition papetière, quatre fois plus de salariés en proportion qu’à l’échelle nationale. Le poids de cette industrie s’explique en partie par l’étendue du domaine fores- tier en région. La forêt couvre en effet 34 % du terri- toire limousin. Les activités liées à la sylviculture et l’exploitation forestière sont d’ailleurs très spécifiques à la région (indice de 3,1), même si elles concentrent un faible nombre de salariés (moins de 1 000). La fabrication d’équipements électriques est une autre dominante sectorielle du Limousin. Sa surreprésenta- tion à l’échelle régionale doit beaucoup à la présence sur la zone d’emploi de Limoges du siège social et d’unités de production d’un important groupe indus- triel : Legrand. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Limoges 1 Imprimerie et reproduction d’enregistrements 1,6 1,2 % 2 Industrie du papier et du carton 1,6 1,8 % Brive-la-Gaillarde 1 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 4,6 2,2 % 2 Industries alimentaires 1,8 5,1 % Guéret 1 Fabrication de produits métalliques 2,1 3,1 % 2 Hébergement médico-social et social 1,6 8,2 % Tulle 1 Industrie automobile 4,1 2,2 % 2 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 3,1 2,2 % Ussel 1 Métallurgie 12,4 2,5 % 2 Industrie du cuir et de la chaussure 10,6 3,7 % Région Limousin 1 Industrie du papier et du carton 4 1,2 % 2 Fabrication d’équipements électriques 2,6 1,4 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les zones d’emploi du Limousin La part des salariés dans l’imprimerie et la reproduction d’enregistrements est 1,6 fois plus importante dans la zone d’emploi de Limoges qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans l’industrie du papier et du carton est 4 fois plus importante dans la région Limousin qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN LIMOUSIN 7 –PERSPECTIVES POUR LE LIMOUSIN– – LE LIMOUSIN À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modi- fiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assem- blée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce contexte, le Limousin fusionne avec les régions Aquitaine et Poitou-Cha- rentes. La future région ainsi constituée regroupera 5,8 mil- lions d’habitants, devenant la 4e région de France pour sa population, derrière la nouvelle région Nord- Pas-de-Calais/Picardie (6 millions), mais devant Lan- guedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées (5,6 millions). En matière d’emploi, la fusion de l’Aquitaine, du Limou- sin et de Poitou-Charentes permettra ainsi de rassem- bler près d’1,4 million d’emplois salariés, dont 11 % en Limousin. La future région occupera le 4e rang des régions métropolitaines pour le nombre de salariés, se situant derrière le Nord-Pas-de-Calais/Picardie, mais toujours devant le nouvel ensemble Alsace/ Champagne-Ardenne/Lorraine. Par ailleurs, la future région rassemblera 6,4 % des cadres métropolitains (soit 186 000 environ), ce qui la situera au 7e rang des régions hexagonales devant les Pays de la Loire (132 000 cadres) mais derrière l’Alsace/Champagne- Ardenne/Lorraine (196 000 cadres). Au sein de ce nouvel ensemble régional, la zone d’emploi de Bordeaux regroupera 21 % de la popu- lation régionale, 27 % des emplois salariés et 34 % des cadres. Elle devancera ainsi, au sein du nouvel espace territorial, les zones d’emploi de Pau (7,2 % des cadres), de Limoges (6,2 %), de Poitiers et de Niort (5,9 % chacune), ainsi que de Bayonne (5,1 %). À l’exception de Limoges, les autres zones d’emploi limousines se trouveront donc largement distancées dans ce futur panorama régional pour l’emploi cadre. – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Au regard de leurs activités économiques et de leurs filières de spécialisation, le rattachement du Limou- sin aux régions Aquitaine et Poitou-Charentes pour- rait conforter la position de l’ensemble régional dans plusieurs domaines d’activité. Sur le domaine des lasers, de la photonique et de l’imagerie, deux pôles de compétitivité existent, l’un en Limousin (Elopsys, dont le siège se situe à Li- moges), l’autre en Aquitaine (Alpha Route des La- sers). Le rapprochement des deux régions devrait donc asseoir l’expertise du nouvel ensemble régional sur ce secteur. Il en va de même pour ce qui concerne le champ de l’écoconstruction à base de bois et l’efficacité éner- gétique du bâtiment. Le pôle de compétitivité Xylofu- tur en Aquitaine, les clusters Éco-habitat et Futuro- bois en Poitou-Charentes, et la structuration du pôle Écoconstruction en Limousin sont autant d’atouts pour permettre à la nouvelle entité régionale d’as- seoir son positionnement dans ce domaine. Le fait que la région Limousin ait identifié, parmi ses enjeux stratégiques de demain, le champ des « bâtiments intelligents associés à la valorisation des ressources naturelles » devrait aussi y contribuer. En plus de ces axes stratégiques, le Limousin ambi- tionne pour les années à venir de renforcer son exper- tise dans plusieurs autres domaines d’activité. Cela concerne notamment les techniques céramiques (sur lesquels elle possède déjà un pôle de compétitivité), les technologies électriques et numériques (notam- ment grâce à la présence du groupe Legrand), ou encore les industries agroalimentaires. Sur ce do- maine, des synergies pourraient se voir renforcées avec la partie poitevine du nouvel ensemble régional, notamment du fait de la présence d’un CRITT dédié à l’agro-alimentaire à La Rochelle. Les éco-technologies, l’économie du bien vieillir, le tourisme ou l’économie créative sont aussi identifiés comme des axes de développement stratégiques pos- sibles pour le Limousin. Il en va de même de la santé ou de la mécanique, domaines sur lesquels la région a déjà engagé des collaborations fortes avec d’autres territoires. Sur le domaine de la santé, par exemple, elle travaille, au côté de la région Midi-Pyrénées au développement du pôle de compétitivité Cancer-Bio- Santé. Sur le champ de la mécanique, elle est asso- ciée dans une démarche similaire avec les régions Rhône-Alpes et Auvergne (pôle ViaMéca).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0807-4 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Caroline Legrand, Delphine Libaros. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spé- cifiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en par- ticulier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du secteur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil productif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les données les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseigne- ment supérieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques suivantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • La politique régionale européenne : le programme 2014-2020, www.europeen- limousin.fr, Région Limousin. • Attractivité, compétences et emploi cadre en Limousin. Apec, septembre 2013.

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