Traitement des eaux industrielles

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Le prêt à raccorder n’est pas réservé aux situations d’urgence Les équipements prêts à brancher trouvent toutes sortes
d’opportunités d’implantation.
retrouvez toutes les unités de traitement des eaux industrielles sur le site http://www.aqua-traitements.com

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Traitement des eaux industrielles

  1. 1. LE thème DU MOIS TRAITEMENT DES EAUX INDUSTRIELLES Prêt à raccorder : un état d’esprit et bien E des avantages IR SO Réalisé par Christian Guyard, Technoscope VI O PR N OLe prêt à raccorder n’est pas réservé aux situations d’urgence : entre une installation fixe et dédiée et l’ur-gence absolue après un accident ou une catastrophe, les équipements prêts à brancher trouvent toutes sortes SId’opportunités d’implantation. Un des avantages majeurs de ces installations est la possibilité de réutilisation, donc BWT Permoa conservation d’une valeur marchande de l’installation. Sur le terrain, les réalisations se multiplient. R U Abstract ne plateforme béton de quel- essor depuis quelques années : les installa- Traitement des eaux industrielles ques mètres-carrés et des tuyaux tions prêtes à brancher. « En 2010, nousVE Prêt à raccorder : un état d’esprit en attente ; arrivent un ou deux réalisons une installation par mois ; c’est et bien des avantages camions chargés de conteneurs ; une grue un rythme assez soutenu » indique Pierre- Le prêt à raccorder n’est pas réservé aux situa- met en place ces équipements sur la pla- Yves Bertrand de BWT Permo. La société tions d’urgence : entre une installation fixe et teforme. Quelques techniciens s’affairent : vient de développer la gamme WATS C, dédiée et l’urgence absolue après un accident ou raccordements de brides, connexions élec- composée d’installations de traitement une catastrophe, les équipements prêts à bran- triques. Après quelques heures, quelques de l’eau en conteneurs de 20 et 40 pieds. cher trouvent toutes sortes d’opportunités d’im- jours au plus, quelqu’un appuie sur le bou- À l’intérieur, selon les besoins, des filtres, plantation. Un des avantages majeurs de ces ton : l’installation fonctionne. C’est moins des pompes, des vannes, des moteurs et installations est la possibilité de réutilisation, prestigieux que l’inauguration solennelle tout ce qu’il faut pour commander et régu- donc la conservation d’une valeur marchande d’un bâtiment, mais bien plus rapide et ler ces appareils. En terme de capacité de l’installation. Sur le terrain, les réalisations fonctionnel. Ceci n’est que la partie visi- de traitement, ces installations sont par- se multiplient. ble d’une tendance qui semble prendre son faitement capables de traiter de quelques www.revue-ein.com N° 335 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - 37
  2. 2. BWT Permo réalise des installations de traitement d’eau entièrement montées en containers : les WATS C. Flexibles et modulaires, ces installations sont réalisées en containers de 20 et 40 pieds. La juxtaposition de plusieurs containers permet d’aménager des installations de grands débits. Plusieurs techniques de traitement sont proposées dans cette formule : filtration, désinfection, échange d’ions, osmose inverse, électrodésionisation… sation, etc.. Ses unités conviennent aussi bien à une utilisation provisoire que pour une longue durée. Dans le domaine du traitement des boues, Faure Equipements, ATR-Créations ou Aqua-Traitements peuvent mettre à dispo- sition dans des délais très rapides des uni- tés mobiles capables de faire face à des E surcharges ponctuelles, tout comme CE2A dans le domaine du pompage ou Oxydro, IR Isma, Linde ou Air Products en matière d’oxygénation des effluents ou de dopage de stations d’épuration. Des prestataires de service, utilisent des ins- SO tallations mobiles pour traiter de manière régulière ou ponctuelle des effluents dan- gereux ; le donneur d’ordre évite ainsi les BWT Permo tracasseries du transport. C’est le cas de l’Eau Pure, de PLM Equipements, d’Ulti- VI mètres-cube par heure jusqu’à plusieurs lisée sur mesure pour remplir les condi- mop, de Vivlo, de Maisonneuve ou encore dizaines voire centaines de m3/h. « En fait, tions particulières d’un site : le prêt à bran- de Biome qui est capable de traiter des lixi- les exploitants ne pensent pas encore sys- cher s’adapte à des besoins fonctionnels viats de sites de stockage de déchets, ou tématiquement à ces solutions en conte- et quantitatifs très variés. On pense volon- plus épisodiquement des eaux récupérées O neurs. Il est très rare d’être consulté sur tiers à ce type d’installation pour des situa- des installations en conteneurs, surtout tions d’urgence après un accident qui met Prêt à brancher : de dans le monde industriel en France. Par hors d’usage une installation. Veolia Eau, nombreux avantages PR contre, nous les proposons à nos clients Lyonnaise des Eaux et Saur proposent des À une époque incertaine, où les ressources bud- lorsqu’il y a une opportunité » précise modules de dépannage pour surcharges gétaires sont limitées, où les temps de décision Pierre-Yves Bertrand. Un exemple parmi ponctuelles et situations d’urgences en eau sont raccourcis tout comme les temps de mise bien d’autres : sur un site chimique vieillis- potable. Les unités Aquamem de filtration en production, le prêt à raccorder présente de nombreux avantages : sant, BWT Permo est consulté pour une membranaire de Polymem sont également * une infrastructure légère, qui se résume à une installation de préparation d’eau de chau- destinées à la filtration d’eau brute en vue plateforme stable et horizontale et dotée des N dière haute pression. Tout était à refaire de produire de l’eau potable, notamment connexions en eau, en énergie et en lignes pour la commande ; dans le local technique envisagé ; la société en situation d’urgence. Le débit nominal de * un temps d’installation et de démarrage de un à propose alors une installation prête à rac- ces installations, dépendant de la qualité de quelques jours ; O corder, installée à l’extérieur. Il n’y a pas eu l’eau brute et de sa température, est com- * une garantie de bon fonctionnement dès le démarrage puisque l’installation a été testée en à refaire les locaux, ni à perdre de temps pris entre 500 l/h et 6 000 l/h. La surface au atelier ; pour concevoir l’installation en fonction sol occupée par ces unités est comprise * la possibilité de revente de l’installation après SI du local et réaliser les travaux. Comme entre 1 et 3 m² pour une hauteur maximale une révision et une remise à niveau ; il s’agissait d’un atelier arrêté quelques de 1,5 m. Des unités de capacités supérieu- * l’absence d’investissement dans des bâtiments dédiés ; années après, l’installation a pu être reven- res, composées de modules Polymem UF80 * la possibilité de ne mettre en conteneur que la due et non détruite comme cela se serait ou UF120 peuvent être containérisées. R partie sensible d’un procédé (régulation, vannes) en produit avec une installation construite Les grands traiteurs d’eau comme Veolia laissant à l’extérieur les équipements volumineux ; * une maintenance beaucoup plus confortable sur place. Water STI, Ondeo IS, GE Water Process & pour les personnels amenés à intervenir puisqu’ilsVE Technologies, Tecnofil Industries, Callisto travailleront à l’abri et seront donc plus efficaces ; Associer des techniques ou Pall ont développé des unités mobiles * le conteneur est à la fois le support des équi- pements du procédé mis en œuvre et le moyen éprouvées dans un espace d’urgence mobilisables en quelques heu- d’expédition (donc pas d’emballage particulier restreint res afin de redémarrer une installation et pour le transport). Accessoirement il est aussi La mise en conteneur ne relève pas de l’in- s’éviter des arrêts de production très coû- surface d’information publicitaire (marque, nom de novation technique. C’est plutôt l’agence- teux. Opalium propose de son côté une la société). Ce sont globalement des arguments que l’on ment de techniques éprouvées sous une large gamme d’unité modulaires montées rencontre dans une autre tendance industrielle forme particulière dans un espace res- sur skid opérationnelles en très peu de au niveau de la production, surtout en mécanique treint, qu’il soit fermé en conteneur ou temps : Opaflo® pour traiter la turbidité et et dans les lignes d’assemblage, appelée “lean production”. Légèreté d’installation, d’intervention, à l’air libre sur un berceau (skid). Cette l’affinage, Opacarb© pour le traitement des faible empreinte… on pourrait presque dire qu’il configuration n’est pas forcément stan- micropolluants, Opafer® pour le traitement s’agit d’une logique de développement durable. dard, prédéterminée, elle peut être réa- de l’arsenic, Opamin© pour la reminérali- 38 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - N° 335 www.revue-ein.com
  3. 3. Les unités Aquamem de filtration membranaire de Polymem sont également destinées à la filtration d’eau brute en vue de produire de l’eau potable, notamment en situation d’urgence. dans la localité » explique Bertrand Pons, directeur commercial chez Aquasource. Les matériels standardisés qui remplis- sent cette fonction constituent la gamme Nomad® utilisant des conteneurs de 10, 20 et 40 pieds. Aquasource est équipementier dans le domaine des membranes de filtra- tion et Bernard Pons résume les cas dans E lesquels des modules prêts à brancher sont utilisés, essentiellement dans quatre cas : IR vendus à des prestataires qui assurent des services en cas d’urgence (activité que ne réalise pas Aquasource), vendu à un client qui veut mutualiser des ressources en eau SO (cas de l’Italie déjà cité), en stations bal- néaire ou de ski, et dans des situations tran- sitoires, quelques mois ou années, dans des collectivités locales et des industries. C’estPolymem le cas à St Paul de la Réunion : la station VI après un incendie. Les différents équipe- des Gets qui utilise une unité de 800 m3/ d’eau potable de Grand Fond est en cours ments (neutralisation, précipitation, filtra- j pour l’eau potable. Un autre type de sai- de rénovation et d’agrandissement. Pour tion etc) sont montés sur remorques, en sonnalité se rencontre, en Italie où certai- assurer la continuité de production une conteneur ou sur berceau et installés pour nes ressources en eau varient en volume et unité compacte UCD de Degrémont RPS O quelques semaines et traiter un stock de en qualité au cours de l’année. Le besoin de 240 m3/h a été installée pour quelques plusieurs milliers de mètres-cube. Pour les d’alimentation du réseau est résolu en mois (mise en service mai 2010). Après effluents très difficiles à traiter, la société déplaçant une unité à membrane d’une cette période, l’unité sera installée dans PR Innoveox proposera dans les mois à venir source à l’autre selon la saison. Nous une autre région de l’ile. un procédé d’oxydation hydrothermale avons même réalisé à la demande d’un Dans ce genre de situations, une unité supercritique monté sur skid. Une pre- client un aménagement du conteneur prête à brancher se révèle très utile et mière unité de 100 l/h disposée sur un skid avec un toit pour qu’il s’intègre mieux avantageuse. Pierre Yves Bertrand a bien de 10 x 2 m est opérationnelle. Une d’autres situations que l’exem- deuxième unité de 1 000 l/H est ple cité sur l’eau de chaudière. N prévue pour 2011, qui fonctionnera « Une usine avait des rejets de sur site. Il s’agit là de prestations station d’épuration qui dépas- ponctuelles. saient les normes locales. Sa O fermeture était programmée ; Le prêt à brancher : l’industriel devait respecter les intéressant dans de normes mais n’avait pas envie SI nombreux cas de figures de trop investir. Il a acheté Mais le recours à du prêt à bran- une installation de filtration cher mérite d’être considéré de en conteneur. Après la ferme- manière beaucoup plus large. « Il ture, ce client est revenu vers R existe bien des occasions de recou- nous, nous avons racheté l’ins- rir au prêt à brancher : certai- tallation, nous l’avons réviséeVE nes communes sont confrontées à et remise sur le marché ». On des accroissements brutaux mais voit là un avantage essentiel connus de population comme les des installations prêtes à bran- stations balnéaires ou de mon- cher : l’unité garde une valeur tagnes qui voient leur popula- certaine après quelques années. tion multipliée par dix parfois. Ce n’est pas le cas d’installa- Si elles n’ont pas les installations tions construites sur place. Les Veolia Water STI ou les ressources suffisantes, elles besoins d’une base vie sur des peuvent planifier la mise en place chantiers provisoires sont cou- de telles installations pour répon- verts par des unités conteneu- dre au besoin pendant quelques Unité mobile AQUAMOVE d’osmose inverse de Veolia Water STI ™ risées : BWT Permo a installé mois. C’est le cas dans la station récemment en Algérie une unité www.revue-ein.com N° 335 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - 39
  4. 4. Prêt à brancher : ATR-Créations peut mettre a disposition dans des délais très rapide des unités mobiles capables de faire face à des surcharges ponctuelles. les postes de relèvement aussi…. Lancé en 2009, le Sidinox 120 de Side Industrie est un concept de poste de relèvement entièrement recyclable en acier inox qui comprend vannes, cana- lisations, raccord d’entrée, échelle d’aluminium et armoire électrique (avec socle et venti- lation) et dispose du système de relevage en ligne DIP. Il autorise ainsi un relevage sans E odeurs, sans gaz, sans dégrillage, IR sans fosse de rétention et sans curage, particulièrement adapté aux applications SO Side Industrie sous chaussées ou ATR Creations sous les espaces verts. Son enveloppe en inox 304 abrite l’ensemble des équipements néces- saires à son fonctionnement. Ses divers unité d’eau osmosée de 20 m3/h pour un différents équipements provenant de dif- dispositifs de sécurité (alarme anti-inondation, de ses ateliers. Il n’est pas facile de tra- férents fournisseurs avec les aléas logis- VI débord anti-soulèvement, vide cave) autorisent une vailler en zone ATEX et les équipements tiques (délais de livraison). Ces équipe- surveillance à distance. Une fois posé et raccordé, le poste Sidinox s’affranchit de toute fosse de installés dans cette zone ont aussi des ments doivent être installés et fixés, bran- rétention assurant un relevage propre et sans nui- contraintes. Nous avons donc proposé une chés, reliés avec toutes les causes d’erreurs sances. Il est livré prêt à être installé et raccordé installation en conteneur (avec des équi- potentielles. Ces travaux réalisés sur chan- de façon simple et rapide. O pements standard), posée en limite exté- tier s’effectuent dans le cadre général du de quelques m3/h d’eau potable à partir rieure de zone ATEX ; il n’y a eu que les chantier, c’est-à-dire avec des contraintes d’eau saumâtre avec une contrainte de branchements d’eau à réaliser ». sur la formation des personnels, la coor- PR refroidissement puisque la ressource était dination avec d’autres corps de métiers et à 33 °C. Autres situations : l’installation Une mise en œuvre allégée l’insertion dans le plan de prévention du à poste fixe lorsque des bâtiments n’ont D’autres avantages du prêt à brancher, sou- chantier. Au total, toute cette construc- pas été prévus pour l’équipement, ou lors- lignés par Pierre Yves Bertrand, concernent tion représente beaucoup de temps, d’in- qu’il existe des contraintes de site très for- la durée de réalisation d’une installation vestissement et d’incertitudes qui sont très tes. « Nous avons eu le cas sur un site d’eau potable, de procédés, le traitement réduits avec le prêt à brancher grâce à la N chimique comportant des zones protégées d’eaux usées ou de boues. La construction construction en usine, en temps masqué ATEX. Le client voulait rapidement une sur place impose l’approvisionnement des par rapport au reste du chantier. La logistique est encore plus contraignante O dans les pays en développement : au Séné- gal, les eaux de forage de la région du Sine Saloum sont trop chargées en fluor. Après SI des phases pilote, le procédé retenu est la filtration membranaire développé par Degrémont (division Equipements). Tous les équipements ont été réalisés en France R en parallèle aux travaux de génie civil. Au total, la réalisation entière a duré moinsVE de 9 mois avec mise en service en novem- bre 2009. L’installation est prévue pour être doublée, et d’autres forages voisins devraient être équipés. La rapidité d’exécu- tion et d’installation trouve aussi à s’appli- quer dans le contexte particulier de l’Irak où Degrémont fourni plusieurs UCD et leurs salles de contrôle et salles électriques en conteneurs. La démarche du prêt à brancher se dis-Pall Vue d’une unité de traitement modulaire des lixiviats développée par Pall. tingue par d’autres aspects. Comme en construction traditionnelle, il faut définir 40 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - N° 335 www.revue-ein.com
  5. 5. Biome est capable de traiter des lixiviats de sites de stockage de déchets, ou plus épisodiquement des eaux récupérées après un incendie. Les différents équipements (neutralisation, précipitation, filtration etc) sont montés sur remorques, en conteneur ou sur berceau et installés pour quelques semaines et traiter un stock de plusieurs milliers de mètres-cube. pris, une stratégie d’entreprise. Nous sommes une des rares sociétés à maîtriser toute la chaîne de valeur depuis la fabri- cation des membranes jusqu’à l’équipe- ment final intégré qui doit être très sim- ple pour le client utilisateur : un bouton marche-arrêt » explique Bernard Pons. E La capacité des installations : une limite apparente IR Une des limites au prêt à brancher sem- ble la capacité des installations. Le fait même que l’on travaille en conteneur stan- dard, limite la taille des équipements et de SO fait leur capacité de traitement. C’est vrai si l’on veut tout intégrer dans le conte- neur. Mais dans ce cas on peut juxtaposer ou superposer (gain de place) plusieurs conteneurs unitaires et multiplier la capa-Biome VI les besoins de traitement en qualité et quan- tités et trouver la meilleure implantation sur le site et aménager les alimentations O et évacuation. Mais toute la partie mon- tage des équipements, tests de l’installation s’effectue en usine à l’abri et sans interfé- PR rer avec les autres opérations du site. Un point sensible sur lequel insiste Pierre Yves Bertrand : l’aménagement du conteneur. Il ne s’agit pas de “bourrer” les équipements dans l’espace restreint du conteneur. Il faut penser à l’exploitation future, aux N opérations de maintenance. « Par exem- ple prévoir des espaces de dégagement suffisants lorsqu’on veut changer un élé- O ment. L’agencement des appareils, l’ergo- Aquasource nomie globale relève d’un réel savoir faire. Avantage chez BWT Permo, nous avons SI dans un même lieu, le chargé d’affaires, La gamme Nomad d’Aquasource désigne des unités mobiles d’ultrafiltration entièrement le bureau d’études et les ateliers et nous automatisées et autonomes, logées dans des containers 10, 20 ou 40 ‘‘ ou sur remorque. pouvons régler rapidement les problèmes Modulables grâce à des débits variant de 10 à 150 m³/h par unité, faciles à installer, à transporter et même à exporter, elles permettent de disposer rapidement et durablement afin que le client reçoive un équipement R d’une eau ultrafiltrée à partir d’une eau de réseau, d’une eau souterraine ou d’une eau de surface. conforme à sa demande ». Remarques du même ordre chez Aquasource : « la modu- larité et le prêt à brancher sont un parti cité. Une autre solution consiste à placerVE les équipements volumineux à l’extérieur du conteneur qui n’abritera plus que les La station Compact-RM de Stereau est un concept innovant de traitement des eaux usées pour les collectivités de moins de 4 000 équivalent habitants, les industriels ou des quartiers non raccordés au réseau d’assainissement. Basé sur le procédé Aqua-RM® qui associe le traitement biologique par boues activées et la filtration par membranes plaques immergées, le Compact-RM™ est une station complète,Stereau modulaire, évolutive et standardisée. www.revue-ein.com N° 335 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - 41
  6. 6. Questions à Laurent Dolleans, Degrémont Directeur département Réhabilitation-Unités packagées déferrisation d’une ressource d’eau potable distribué avec réseaux limités, éventuelle- dans une petite commune du Nord ; grâce ment connectés. EIN : De quand datent ces unités prêtes à bran- cher ? au conditionnement en conteneur, l’inves- Une anecdote qui illustre bien le change- Laurent Dolleans : Les toutes premières datent tissement a été limité. ment d’esprit que représente le prêt à bran- d’une vingtaine d’années. Il s’agissait de fournir Cette apparente limitation en raison des cher. Un client industriel de BWT Permo de l’eau potable à partir de ressources locales (lac, petite rivière) pour de petits villages, en France, volumes traitables relève plus des habitu- souhaitait une installation provisoire et en Afrique du Nord et au Moyen Orient, ou pour des de pensée et de conception et aussi du avait donc choisi la location d’une instal- poids des infrastructures existantes. Phi- E des bases vies et des campements. Ces UCD lation d’osmose inverse et de lits de rési- Unité Compacte Degremont avaient une capacité de 5 à 720 m3/h et utilisaient des technologies lippe Drouet, directeur ingénierie chez Ste- nes mélangés. Après un peu plus d’un an, classiques de décanteur lamellaire et filtre à sable. reau, indique que les unités Compact-RM® il s’est aperçu que l’installation répondait IR Aujourd’hui les techniques membranaires sont de traitement des eaux usées par bioréac- tout à fait à ses besoins et qu’il n’était donc largement utilisées. Au total nous avons vendu en teur à membrane BRM ont été pensées pas utile de construire un atelier spéci- direct une centaine d’unités. en fonction du marché français : « 36 000 fique. Il a donc acheté l’installation. Une EIN : Quels sont les principaux avantages des communes, dont de nombreuses petites anecdote qui révèle bien l’aspect culturel, SO unités conteneurisées ? doivent revoir leurs installations. Cette pour ne pas dire traditionnel de certaines L.D. : il s’agit d’unités standard, l’étude est faite une fois pour toutes, même s’il faut affiner les solution avec BRM est donc toute indi- pratiques. n choses pour chaque cas. Cette standardisation quée même si le traitement est abaisse les coûts de fabrication. L’unité est un peu “luxueux” vu la qualité préassemblée en atelier ce qui réduit les aléas de montage ; les armoires électriques sont testées ce du rejet. La première applica- VI qui réduit les aléas de mise en service. Cela évite tion, 1 800 EH, est à Telgurec d’envoyer sur place des techniciens spécialisés. avec un rejet direct sur la plage, Sur place, les travaux locaux sont réduits par sans dégrader la qualité des rapport à une unité classique (une dalle béton et les arrivées) et peuvent être effectués en parallèle eaux de baignade. À Flaman- O à la réalisation de l’unité. Avec ce temps masqué, ville sur le futur EPR, une unité le délai global de réalisation est réduit. de 1 000 EH fonctionne pendant le chantier et sera l’installation PR EIN : Et pour les eaux résiduaires ? L.D. : L’an dernier nous avons développé des solu- définitive lorsque la centrale tions. Nous ne proposons pas une station complète fonctionnera. D’autres appli- mais des étapes, notamment en sortie de bassin d’aération à la place d’un décanteur classique. On cations sont envisageables lors- peut ne traiter qu’une partie du débit. Avec l’ultra- qu’il y a des contraintes fortes filtration on obtient une très bonne qualité d’eau sur les rejets d’azote et de phos- rejetable directement au milieu (comme réalisé en phore ou si l’on veut réutiliser Nouvelle Calédonie) ou utilisable pour de l’arrosage N ou du nettoyage pour les régions en manque d’eau. l’eau ». Mais la montée en vogue Une telle unité s’installe facilement sur une step des “éco-quartiers”, les préoc- existante pour soulager un clarificateur, encaisser cupations de réutilisation d’eau O des variations de charge. Ces appareils utilisant des membranes sont les Ultragreen PS (400 à pourraient bien ouvrir des mar- 2000 EH) et Ultrafor PS (1 900 à 6 700 EH), PS chés non envisagés au départ. pour Package System et seront officiellement Avec l’avantage par rapport aux SI lancés pour Pollutec. installations classiques (avec EIN : Et les coûts ? décanteur) d’une moindre sen- L.D. : Sur les petites stations, jusqu’à 10 000 sibilité aux variations de charge EH ou inférieures à 500 m3/h en eau potable, le en entrée. L’idéal pour des com- R génie civil coûte cher en proportion. Si l’on fait une analyse économique globale, les solutions plexes hôteliers par exemple packagées sont moins chères et de toutes puisque les Compact-RM ontVE façons, elles seront beaucoup plus rapides à être une capacité entre 400 et 4 000 opérationnelles. Ces unités gardent une valeur et sont déplaçables, même si l’on constate que du EH. La mise en œuvre de tel- provisoire devient bien souvent du définitif ! Les les unités de traitement d’eaux municipalités ont moins d’argent aujourd’hui, les usées est une réalité au Japon solutions packagées apportent une réelle réponse, c’est véritablement une tendance. en raison de la sismicité : les réseaux de grands collecteurs ne parties sensibles du procédé (régulation, résistent pas aux tremblements vannes, actionneurs). Ce peut être le cas de terre et coûtent trop cher à de filtres à sables (bidons volumineux) de remettre en état. On constate colonne d’oxydation etc installés à proxi- ici la classique opposition entre mité du conteneur. Un exemple cité par un traitement centralisé avec Pierre Yves Bertrand : une installation de un gros réseau et le traitement 42 - L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - N° 335 www.revue-ein.com

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