L'ARCHITECTURE DE L'ARBRE : CROISSANCE ET RAMIFICATION DU HOUPPIER
Une strategie de developpement orchestree
Les strategie...
Observation des strategies de croissance
Croissance monopodialc ou sympodiale
On observe l'allongement de Ia pousse de l'a...
• Les axes d'ordre 3 donnent naissancc ades axes d'ordre 4. Ce sont les ramilles ou
les ramifications des racines greles, ...
La repetition ou r<Sit.eration de ces ordres peut thre :
1. Reiteration totalc: Lorsque chaque ordrc est edifie, l'axe pri...
l1odalites du conlrole apical
Lc bourgeon apical de la fleche exerce un controle apic..al, ou un ensemble d'actions qui
co...
Plus l'arbre est jeune, plus cette dominance apicale est forte. Les bourgeons axillaires
edifies lot'S de Ia periode veget...
• A forte vigueur, l'acrotonie est faible : ainsi, plus le jeune arbre est vigoureux, plus il 
developpe des ramifications...
La pcrte ~u controle apical de Ia fleche est a l'origine de la scconde strategic de
croissanc-e.
Redressement et reiterati...
Les nouvelles ramifications se developpenl sur un mode isotone : les axes qui constituent
le haut du houppier maintiennent...
On rcmarquera que tout arbrc cmct, lors de stress, des axes nouveaux qui se comportent
comme de jeunes tiges. Ces rejcts e...
LES DIFFERENTS STADES DE DEVELOPPEMENT DE L'ARBRE
Lejeune arbre: phase d'edification du tronc
Cettc premiere strategic de ...
.Jusqu'au stade 4, l'arbre est jeune, il n'a developpe qu'un houppier temporaire,
indispensable pour a...-,surer la produc...
L'arbre du present, jeune adulte: phase d'edification du houppier definitif
Lejeune adultc : du stade 5 au stade 6
Lorsque...
~ . ; .•
Robinierfin de stade 5 fin de stade 6 Rij.f
L'arhre du present adulte: phase de renouvellement du houppier
Adulte...
Stade 7 : l'adult.c r·cgar·nit son houppier· en dcvcloppant Jcs axes lcs nneux places. 11
s'ctoffe.
• T.c ch arp<'nticrcs ...
Stadc 9: ra r·bre ahandonnc Ja pt'-t·iph(·ri(' de . O il houppi<'t'.
• La r11o r·talite des ramifications en hout d<' IH'a...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

L'architecture de l'Arbre - Croissance et Ramification du Houppier, Hochstetter, Marie, CFPPAH

2 677 vues

Publié le

L'architecture de l'Arbre - Croissance et Ramification du Houppier, Hochstetter, Marie, CFPPAH

Publié dans : Formation
0 commentaire
1 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 677
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
290
Actions
Partages
0
Téléchargements
128
Commentaires
0
J’aime
1
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

L'architecture de l'Arbre - Croissance et Ramification du Houppier, Hochstetter, Marie, CFPPAH

  1. 1. L'ARCHITECTURE DE L'ARBRE : CROISSANCE ET RAMIFICATION DU HOUPPIER Une strategie de developpement orchestree Les strategies d'cdification du houppier nous rnontrent que l'arbre, dans son developpement nature], passe par differents stades de developpemcnt. On observe quatre phases de croissan.ce, decrites au travers des 10 stades de developpement definis par P. Rimhault. 1. Une phase d'edification du tronc: stades 1 a3; c'est Je jeune arhre. 2. Unc phase d'edification du houppier definitif : stades 4 a6; c'est l'arbre jeune ou adolescent, ou encore le jeune adulte. 3. Une phase de renouvellement du houppier: stades 7 a9; c'est l'arbre adulte. 4. Une phase de senescence: stade 10, c'estl'arhre senescent. Jeune arbre Arbre jeune ou adolescent ou jeune adulte Rif. C Drenou Arbre adulte Architecture des arbres Arbre adulte vieillissant XYLO FORM' : M. Hoch~etter pour le sedeur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye Arbre senescent
  2. 2. Observation des strategies de croissance Croissance monopodialc ou sympodiale On observe l'allongement de Ia pousse de l'annee. II y a toujours: des feuilles, des entre-nceuds, des bourgeons. A l'extremite de I'allongement., se situe le bourgeon terminal ou apical. Tant que l'arbre est jeunc, le bourgeon apical de la fleche va orchestrer toute Ia croissance de l'arbre. Lorsque l'arbre est jeune ou, pour toute Ia vie de certaines especes, le bourgeon apical, situe al'extremite de Ia structure, allonge I'axe du tronc. C'est une croissance monopodiale. Ce sont lcs: • Sapins • Epiceas • Peupliers • Fl·enes • Merisiers • Cedres • Hctres A l'inverse, et chez la plupart des arbrcs de nos regions, l'allongement du tronc est assure par le bourgeon axillaire situe sous lc terminal. Chaque annee, le bourgeon terminal meurt. C'est une croissance sympodiale. Lorsque l'arbre a acquis sa matm·ite sexuelle, ce bourgeon terminal se transfo1me en fleur. Il meurt toujours a la fin de la saison de vegetation . Ce sont les: • Chenes • Zelkovas • Platanes • ErabJes • Ormes • Robiniers • Tilleuls • Gleditsias • Paulownias Un ensemble d'arbres associe neanmoins ces deux competences. Tis ont une croissance mixte: les allongement.s sont monopodiaux jusqu'au fleurissement. La mise en flcur provoque Ja perte du bourgeon terminal, et l'allongement du tronc se fait alors en mode sympodial. Ce sont les: • Erables • Nefliers • Magnolias • Noyers • Marronniers Edification des ordres de ramification ou unite architccturale Tous les arbres manifestent une edification hierarchisce des differentes branches qui composcnt leur houppier. L'ensernble des axes disposes selon cet ordre hierarchise compose }'unite architecturale de l'arbre. Cette organisation se retrouve au niveau de I'edification du systeme racinaire. • Par convention, l'axe issu de la graine est l'axe d'ordre 1. ll fotme le tronc ou le pivot racinaire : axes permanents. • Les ramifications qui emergent directement du tronc sont les axes d'ordre 2. Ce sont les branches laterales et les branches ma!tresses qui formeront les charpentieres ou les racincs d'exploitation: axes pouvant s'elaguer atres long terme. • Les axes d'ordre 2 donnent naissance ades axes d'ordre 3. Ce sont les rameaux ou les racines greJes: axes pouvant s'elaguer amoyen terme. Architecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetler pour Je secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye 2
  3. 3. • Les axes d'ordre 3 donnent naissancc ades axes d'ordre 4. Ce sont les ramilles ou les ramifications des racines greles, etc. : axes s'claguant en quelques annees (1 a 6 ans chez le pJatanc). • Chaq ue annee, un nouvel ordre de ramification s'ajoute s ur celui precedemmenl edinc: axes s'elaguant rapidement (1 a3 ans chez le platane). On a pu observer que, selon les especcs, l'unite architecturale, et done le nombre d'ordres hierarchises, est fixe. Al A3 Unite architecturale de quelques arbres : Frenes, noyers : 3 ordres 'A4 Chenes pedoncules : 4 ordres Peupliers, platanes, hetres : 5 ordres Lorsque l'arbre a m.is en place tous ces ordres de ramification, il repete ou reitere son unite architecturale. On observe alors un processus de repetition des branches qui formerorit le houppier deflnitif de l'arbre. C'est la reiteration de l'unite architecturale. • Reiteration : developpement d'axes identiques a ceux qu£ les portent - le tronc developpe lateralement aux troncs. Al' Al" A2 Al Al" Al' • Ce sont les charpentieres qui, au niveau de chaque fourche, se dupliquent anouveau. • De meme, les branches reiterent de nouvelles branches qui porteront plus ou moins les diflerents ordres de ramification. Architecture des arbrcs XYLO FORM' : M. Hochstetter pour le sedeur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye 3
  4. 4. La repetition ou r<Sit.eration de ces ordres peut thre : 1. Reiteration totalc: Lorsque chaque ordrc est edifie, l'axe principal peut repeter au nivcau de ses fom·ches une reiteration totaJe. Ces reiterations totales repetent tous 1es m·drcs de ramification (ordres 1 - 2 - 3, voirc 4 a6 pour certaines especcs). ElJcs f01menl les charpentieres qui apparaissenl lorsque le jeune arbre perd le controle apical de sa fleche (stade 4 ou 5). Ce peut etre aussi les rejets, issus des bourgeons adventifs dont la vigueur est remarquable, el qui peuvent former dans le houppier des reiterations totales, assimilees ades troncs. 2. Reiteration partielle : Les differents ordres, specifiques aehaque espece, ne se deveJoppent pas dans leur totalite. 11s sont adaptatifs ct sc developpent suivant les opport.unites de leur milieu. Lorsqu'une branchc rcproduit la branche qui la supporte, elle reitere partielJement. Ce sont aussi les branches basses laterales qui sc maintiennent sur les arbres adu1tcs isoles, vivant sans concuiTence de lumiere, qui, 1e plus souvent, ne formeront jamais des charpenticres. Ce sont les petits rejets qui emergent a l'interieur du houppiez; sur les charpentieres, Jorsque l'arbre est adulte. Ce sont les rameaux qui ne prendront jamais le statul de branche mais qui repeteront la structure de rameaux. La repetition ou reiteration de ces ?rdres peut avoir lieu : 1. Lors du developpement nature] des branches: on parle de reiteration sequenticlle ou sylleptique. L'origine de l'axe crce est identique dans lc temps, aeelle de l'axe porteur: axes qui sont edifies lors du developpement chronologique de l'arbre. Leur cleveloppement est previsihle. Ils prennent le statut de l'axe qui les porte. C'est le phenomime qui permet la mise en place du houppier : les charpentieres ; un tronc porte lateralement des troncs, une branche forme des branches. 2. Lorsque les axes se developpent de maniere tardive, apres le developpement des branches : on parle de reiteration retardee ou proleptique, ou encore differee. Axes edifies apres le developpement chronologique de 1'arbrc : ces reiterations retardees sont une reponse aun etat d'affaiblissement (probJeme hydrique, mise en lumiere, taille severe...). C'est le developpement, plus ou moins tardif, de petits arbres, de branches ou de rameaux dans le houppier de l'arbre. Ce sont les petits rejets au centre.du houppier, ou les rejets vigoureux qui se forment suite aIa coupe d'une branche. Ces reiterations peuvent etre emises par un bourgcon proventif latent ou par un bourgeon adventif. Architecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetter pour le secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye 4
  5. 5. l1odalites du conlrole apical Lc bourgeon apical de la fleche exerce un controle apic..al, ou un ensemble d'actions qui controlent lcs formations laterales de l'axe principal Qc trone). On observe notamment que les hourgeons axillaires, situes sous la fleche, sont bloques dans leur dcveloppement : T1 semblerait que les jeunes feuilles synthetisent rapidement de l'auxine qui, vehiculee par la seve, est transferee aux bourgeons axillaires. L'auxine inhihe le developpement des hourgeons axillaires. C'est le phenomene de Ia dominance apicale. ···-·cnmmms srnthise dans les feua&s ftullles et uc:ines alloageuat cell1ilaire cnomms synthise daas les ~ptJ taelal!res !he 1'fahibftf011 des·bougeou uilhires-- i odoit 1·'orthotroplsu •••!ortes concer.tratfons I daas les aper Clulfo~i res f ..--- , ... .,... I I • ', # I.B. Ces trol• ~or10nes egisser.t le plus souYent tA synergie. Architecture des arbres AI1Uli£S syathise daas les ~pez caallaaires ------ grossfsseaeut c:ellulaire I tuorise l 'fadoctloa flora le ~ f oh ibe le de,eloppeaent des boargeons 11illaires !adult le plaglotropisae fortes ~ooceotritioas d&os les r&cines XYLO FORM' : M. Hochstetler pour le sccteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye 5
  6. 6. Plus l'arbre est jeune, plus cette dominance apicale est forte. Les bourgeons axillaires edifies lot'S de Ia periode vegetative ont Ia possibilite de former des ramifications des le pt·intcmps suivant; w!anrnoins, ils restent en elat de latence ou donnance sous 1'effet de Ia dominance api<>.aJ<>. Cette dominance s'instaJle au cour. de l'hiver. 1. La dominance apicale impose unc direction de croissance plagiotropc aux axes lateraux (les branches) qui se developpent sur le tronc. Plagiotropie: La branclte se construit dans le planet sa direction est generalement oblique ou lwrizontale. Les possibilit:Cs de dcveloppement complet (reit.eration totale) des axes plagiotropes sont limitees. Rem.arque: Les orm.es, les tilleulr;, les robiniers, les soplwras, lesfev£ers, les m£cocouliers edifient leur tronc sur un modeplagiotrope. Leurjleche est, en effet,porleepar une tige aor£entation plcl(Jiotrope qui, chaque annie, se redresse avec le diveloppement de Ia nouvellepousse. C'estle cas typique du modele de Troll, des quatre dernie1-s arbres dtes. 2. La dominance apicale impose sur les branches le developpement de ramifications hypotones. Hypotonic: Les ramifications se developpent apartir des bourgeons axil/aires situes sur !aface inferieure des rameau:x. Rej.f Apea 3 Les axes lateraux se developpent prioritairemcnt dans la partie haute du tronc. C'est le phenomene d'acrotonie. Les regles de circulation de la seve expliquent ce phenomime d'acrotonie : la seve circulc prioritairement vers 1es parties hautes du houppier. Les arbustes sont dits basitones. C'est le phenomene inverse de l'acrotonie. Basitonie Acrotonie faible Acrotonie forte Selon la vigueur du jeune arbre, cette acrotonie sera plus ou moins forte. Architecture des arbres XYLO FORM' : M Hocbstcner pour le sccteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 6
  7. 7. • A forte vigueur, l'acrotonie est faible : ainsi, plus le jeune arbre est vigoureux, plus il developpe des ramifications nornbreuses et reparties sur l'ensemhle de la branche- lcs nouveaux allongements sc ramifient d'autant plus que l'acrotonie est faible. La presence de ramifications nornbreuses est done une information sur la vigueur de I'axe. L'affaiblissement de la dominance apicale permet l'edification des axes situes ala base du tronc ou encore, ceux situes aI'oppose du bourgeon apical de la fleche : les axe_s lateraux se ramifient done d'autant plus que le controle apical est faible. Rijf Obser<Jation de La ramification d'une branche. La <Jigueur est reperee apartir de Ia longueur des pousses. L'acrotonie est fixee progressivement au cours de l'hiver. Aameau temoln en hlver ,, l• Ramaau oourb6 on Ianvler ,, :. Rameau leuille oourb6 en )uln Rif.i - - - Un an apres, la ramification est acrotone : lcs rameaux vigoureux sont situes Un an apres.ta ramilication est au SOmmel de )a tige. aerotone (les ramaaux les plus vigoureuxsoot au sommet de l'anclenne potJ»e) La ramHication est modlll~e : les rameaux les plusvlgoureux • • sont ins&res au niveau du coude Architecture des arbres Un an apres, la ramific~t.ion reste acrotone. La ramification est modifiee : les rameaux lcs plus vigoureux sont inseres au niveau du coude. Absence d'acrotonie, celle-ci est llxee par Ia periode hivernale. XYLO FORM' :M. Hochstetter pour le secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 7
  8. 8. La pcrte ~u controle apical de Ia fleche est a l'origine de la scconde strategic de croissanc-e. Redressement et reiteration de l'unite architecturale Les axes lateraux (branches inserees sur le tronc) qui ne sont plus sous la dominance apicale de la fleche, se redressent: : • Ils prenuent une direction de croissance orthotrope. R~ff On remarque que les branches qui ne sont plus sous Ia dominance de la flcche se ramifient. Elles produisent des axes hierarchises selon l'ordre de ramification, propre a chaque esp_ec~. Remarques: Certains arbres maintz'ennent tres longtemps une dominance apicale : c1 est Le cas des sapins et des epiceas, pour lesquels Ia dominance apicale peut se maintenir 50 ans. Les branches ont un deoefoppementplagiotrope. A l'inoerse, les Cupressacees, tels que le thuya, perdent rapidement leur dominance apicale : Les branche~ basses se redressent rapzdement. !Is prennent une orientation orthotrope et se transforment en tronc secondaire. Laperle de la dominance apicale metfin auphenomene d'acrotonie, et laisse La place auneforte basitonie quipermet le maintien des branches lesplus basses. On trouCJe egalement cette perte rapide de dominance apicale chez les arbres aforme fastigiee : ils manifestent une basitonie importance, permeuan.t Ia ramification orthotrope des branches qui se deoeloppentparallelemen.t au tronc. • Les axes qui ne sont ph~s sous Ja dominance apicale (fleche ou apex de la branche) les plus eloignes des extremites, perdent leur mode de developpement hypotone. • Les ramifications se developpent alors sur un mode isotone puis, plus ou moins rapidement, sur un mode epitone. Cela depend, entre aulres, de !'action dominante de l'apex de ces branches et de leur vieillissement. Lorsque l'arbre est encore unjeune adulte (adolescent), il s'edifie toujours en hauteur, c'est la phase d'edificati.on du houppier definitif. La fJeehe n1 est plus dominante, chaque tete prend son autonomic. Archilecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetter pour le secteur Arboricu!ture et Etagage du CFPPAH de Saint-Gcnnain-en-Laye 8
  9. 9. Les nouvelles ramifications se developpenl sur un mode isotone : les axes qui constituent le haut du houppier maintiennent une ramification cquivalenle de part et d'autre du rameau - isotonic. Isotonie Riff • Plus l'a:xe est vieux, plus son developpement est epitonique. Les axes inseres aJa base de la branche ou du tronc se developpent. sur un mode epitone: ils sont liberes de tout.e dominance apicale - epitonie. Epitonie Riff Lorsque 1'arbre est adultc, l'ensemble du houppier est forme et on identifi.e les charpentieres qui se comportent comme des troncs. • Ccs axes (reiterations sylleptiques tot:ales) se renouvellent alors sur un strict mode epitone. Riff Adulte, stade 7: le houppier dijinitzf a atteint son developpement maximal La ramificatzon est epitone. Architecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetler pour le sec:teur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saiot-Gennain-en-Laye 9
  10. 10. On rcmarquera que tout arbrc cmct, lors de stress, des axes nouveaux qui se comportent comme de jeunes tiges. Ces rejcts et gourmands accomplisscnt leur developpement de maniere anachronique (retardee) : leur stadc de devcloppement est plus jeune que Ia structure initiale de l'arbre. Us manifestcront des :rc:UTLifications hypotones, puis isotones et enfin epitones, lorsque leur developpement sere;~. adulte (phase de renouvellement du houppicr). Obser''ation du vieillissement d'un arbre, d'une branche Le vieillissernent d'tm arbre ou d'unc branche s'exprime par la mortalitc de ses ramifications. 1. Lorsquc l'arln·e ou Ia branchc est jeune, les ramifications mcurent depuis Ia base (leur insertion ou la base du tronc) vers l'cxtrcmite. Riff La rnortalit.e est dite : • Basifuge sur le tronc: c'est l'elagage nature} du tronc qui conduit asupprimer au fur el amesure de l'allongement du n·onc, les branches les plus basses - clagage nature! du houppier temporaire. • Centrifuge sur les axes lateraux : La branche s'elague pcu a pcu depuis son insertion vers son extremite. mo rtal ita zone sans renouvellement vaques de reit~ration -----· + mortalite z o ne de ramifi c a tion retardee z o ne ce r a mifica tion sequent!el l e ou syllepliquc 2. L01·squc l'arbre ou Ia branche deperit, lcs ramifications meurent de l'exterieur vers l'intericur. Riff La mortalite est dite : • Centripete: les ex'tr6mites des branches se degarnissent, puis le deperissement gagne !'insertion de la branche. L'arbre se replie sur le tronc. +----scans d• :-6 ! t6ration mor c al.:.-:6 Architecture desarbres XYLO FORM' : M. Hochslc:t1cr pour le sedeur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint- Gennain-en-Laye 10
  11. 11. LES DIFFERENTS STADES DE DEVELOPPEMENT DE L'ARBRE Lejeune arbre: phase d'edification du tronc Cettc premiere strategic de croissance primaire correspond a Ia phase d'edification du tronc. Il faut imaginer que les arbres se developpent naturellement par touffes de ·semis, dans un systeme de concurrence extreme pour la lurniere. Un seul subsistera : le dominant. • Les bourgeons sous-jacents au bourgeon apical sont en etat de dormance. • Le developpernenl des axes en haut du tronc est marque: c'est l'effet d'acrotonie. • Ces nouveaux axes ont une direction plagiotrope. • La ramification en mode hypotonique est im.posee par la dominance apicale. • Lc jeune arbrc edifie un houppier.temporaire. Stade 1 : )'arbre esl encore un plant, la dominance apicale est totalc. • Aucun bourgeon axillaire ne se developpe. • L'arhre semis emct une tige, un allongement maximum et orthotrope. Stade 2 : rapidemeut, les premiers aJlongements latera'ux se forment: lc plant sc ramifie.. • Dans la zone proche du bourgeon apical, on observe une totale dominance : aucun bourgeon a.xillaire n'ernet d'allongement. • Juste en dessous, des allongements se developpent, apartir des bourgeons axillaires. lis ont une orientation pJagiotrope. Stade 3 : le jeune_arbre poursuit son aiJongement en rete. Le controle apical de la m~ehe s'applique aux. bourgeons axillaires et aux axes qui le precedent. Plusieurs axes lateraux sont visibles et totalement ramifies. Ces axes portent des ramifications dominan.tes en position hypotone. Les allongements lateraux restent sous le controle apical : les nouvelles branches ont 1me orientation plagiotrope. Riff Tous les ordres de ramification sont presents, enfin de stade 3 Stade 4 : l1 arbre edifie sont houppier temporaire. Phase de concurrence de la fleche. Architecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetler pour le secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 11
  12. 12. .Jusqu'au stade 4, l'arbre est jeune, il n'a developpe qu'un houppier temporaire, indispensable pour a...-,surer la production de matieres qui serviront en priOl·ite afaire grossir le t.ronc. Branches basses : • Un redrcsscmcnt assez brutal de l'extremite, elles ne sont plus sous le controle apical de la fleche. • Elles prennent une orientation orthotrope et leurs ramifications se developpent preferentiellement. apartir des b()urgeons en position epitonc. Branches hautes: • La fleche est distincte ou visiblement dominante. • Les ramification sont encore tres hypotones, debut d'apparition d'axes epitones. La fleche du jcune arbre subit Ires souvent, en ornement, la concurrence d'axes sous- jacents. c Stade4 Les axes les plus bas cltangentde developpement: l'llypotortie lai.sse la pla<x: allll developpement epitone - les branches aientdesfowr.:ltes Stade5 Architecture des arbres B [1m Fleche non distincte,plusieurs teres: le tronc retiere XYLO FORM' : M. Hochstetter pour le secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 12
  13. 13. L'arbre du present, jeune adulte: phase d'edification du houppier definitif Lejeune adultc : du stade 5 au stade 6 Lorsque l'arbre devient un jeune adulte, Ja dominance apicale de la fleche disparait : chaque axe principal se developpc en autonomie, chactm cherchant J'extension maximale. Les ramifications du tronc qui se developpent aprcs Ia dominance apicale de la flechc, formcront le houppier definitif : • La charpente definitive commence a apparaitre et reitere jusqu'a edification totale : au niveau des fourches, se forment deux structures identiques a celle dont elles sont issues - Ia charpente s'edifie par reiterations syllcptiques tot.ales. •- Les charpentieres forment de petits arbrcs, portes par le tJ·onc. Ces axes sont definitifs. Chaque extremite apicale dicte aux axes sous-jacents son mode de developpement. • La cime s'anondit et lc developpement: superieur est en isotonie. • Lc tronc s'auto-elague. Stade 5: le jeune adulte cree ses charpentieres ct commence l'eJagage de son tronc. • Sur Je tronc, des branches s'allongent dans une direction orthotrope et Ia fleche n'cst plus distincte. e Le tronc se divise, il reitere totaJement en Creant les premieres charpentieres. • Les charpentieres se divisent anouveau, elles forment des fourches successivcs. Stade5 En haut, ks ramifications hypo~oncs sonteiUX)represences TlUlis les rarmfirotions ipit011es s0111 en forte progression =ramifirotionsisocones Stade 6 : le houppier temporaire a pratiquement dispat·u, le houppier definitif est edifie a Ia fin de ce st.ade. • Les axes situes a la base du houppier commencent a s'elaguer peu a peu. Ils composaient le houppier temporaire. Le tronc effectue son auto-elagage. • Jusqu'au developpement definitif du houppier, le mode isotonique se generalise sur Jes ramifications qui assurent le developpement en hauteur de l'arbre. /,es branches lesplu.r basses ont une ramifiron·on epitone Architecture des arbrcs Le houppie.-dCfiniti£ estMifieaIa.fin de cescade6 XYLO FORM' : M. Hochstetler pour lesecteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint· Gennain-eo-Laye 13
  14. 14. ~ . ; .• Robinierfin de stade 5 fin de stade 6 Rij.f L'arhre du present adulte: phase de renouvellement du houppier Adulte: du stade 7 au stade 9 L'extension finit par ne plus suffire pour alimenter la structure de l'arbre. • Le houppier definitifest forme. • Le tronc est entierement elag.le. • Le mode de ramification est en epitonie. Remarque: On trou"e souvent chez Les arbres d'ornement un reste de branches laterales, quise sont maintenues a des hauteurs de 3 ou 4 metres. En t;ffet, !'absence de concurrence pour la lumierepermet le maintien along terme de ces axes, dits: grosses branches latirales. II a SOU()ent ete observe qu'en general, ces branches ne pourront pas remplacer la perte des charpentieres du lwuppier dijinit?f Leurposition plus ou moins horizontale occasionne paifois des problemes de tenue mecanique. Architecture des arbres XYLO FORM' : M. Hochstetter pour le secteur Arboriculture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 14
  15. 15. Stade 7 : l'adult.c r·cgar·nit son houppier· en dcvcloppant Jcs axes lcs nneux places. 11 s'ctoffe. • T.c ch arp<'nticrcs s'claguent aJ'intcricur de l'arbre. • De· nom·clles ramifications se developpcnt a partir de rruueaux anc1ens (rameaux court 0 1.1 n co-formes (hourgeons latents). • Le mode epitoniqu e est generalise ct prcscnte uue fort.e vigueur en tet.e. Riff ,,....~.. Stade 8: l'adultc vieillit. ] 1m • Lc dcvcloppement d'axes prochcs du tronc rcprend : des ramifications se developpent it nouveau au centre de l'arhrc. • Lorsque l'arbre dcviendra vieux, elles compcnseront par·t.iclJement la perle des axes situes en periphel'ic du houppicr. • La mortalite des r:amificitions en bout de branchc appara1t part.iellement. .Stade8 R~f.f R(if.' m1z Architecture des arbres XYLO FORM' : M. HochSietter pour le secteur Arborieulture et Elagage du CFPPAH de Saint-Gennain-en-Laye 15
  16. 16. Stadc 9: ra r·bre ahandonnc Ja pt'-t·iph(·ri(' de . O il houppi<'t'. • La r11o r·talite des ramifications en hout d<' IH'an<·he sc generalise. • Le dc,cloppenwnt des noun·llcs hr:mdws <·st <'l'ntd· sur J<" tronc. L'arbrc S<' dc(."Joppe C'SSC'lllic iJemc n l su r <ks rc it e nttions I'CUt rd(•es. Stade 9 Rf.fmh Riff Remarque : On <'Oll pmfois des r<:}els emefgeanl des arbres ('f"('ll.J", p ouvantform('(" (l terme de llOUveaux arbres, lorsqu'il· developpent w1 sys1hne racinaire. C cst une r('production vegetative. 1/sjorrnent afors de jeunes arbres qui entamentleur developpcment. 1 L'arbre du passe : l'arbre ne renouvelJc- plus son houppier Stade 10: l'arbr·e s(·ncscenl L'arbre senescent ll aYeC les ramifications sjtuf.cs VCI' le ('(~JI(J'(~ du tronc. • La crois ance prjmaire f'S l 11mitcc a la JWOd uction d'unitcs minimalcs: allongement lrcs reduit, ll Oll ramifie et SO U'Cllt !ermine j)CI I' 1111(~ flcur. • Pert,e de Ia facult£ decreer de nouvelle r(·ith·at.ion re tanU·e (gourmand ou rejct). ~-- Rif. rnlz Arch itccture dL'S arbrcs :11.0 FOR.I" · M. Hochstetler pour le secteur Arboriculture et Elagagc du CFPPA H de Saint-Gc:m1ain-en-Laye i~ ........ ; ··' P.·' Stade 10 16

×