N°1Curien, Curieux       6 septembre 2012                                                Newsletter des Journées Hubert Cu...
Ouverture des JHC 2012                                                  Le rallyeUne nouvelle population s’est-elle glissé...
Le marché de la merEn guise de carte de visite, une boîte de sardines !L’Université de La Rochelle a parié sur la mise ens...
Vers une participation                                                             One-daydu public                       ...
Où est Léely ?Repérée et invitée par l’équipe organisatrice des JHC 2012,Aurélie Bordenave, alias Léely, illustratrice sci...
Patrimoine                              scientifique                                Les Suédois,en péril !                ...
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Jhc2012 newsletter-1

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La Newsletter des journées Hubert Curien, écrite par les étudiants du master Communication Scientifique de Strasbourg. Thématique des JHC2012 : "Médiation des sciences : perspectives internationales, enjeux et stratégies"

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  1. 1. N°1Curien, Curieux 6 septembre 2012 Newsletter des Journées Hubert Curien Proposée par les étudiants du Master Communication Scientifique de StrasbourgLes JHC passent la Sommairequatrième Edito de Massimo Malvetti 1Massimo Malvetti Le colloque en quelques chiffres 1Chargé de mission CST à l’Université du LuxembourgOrganisateur des 3èmes JHC Ouverture des JHC 2012 2 Le rallye Nancy-Dakar 2Les Journées Hubert Curien ont créé, puis pérennisé un ré-seau d’acteurs de la CST. La 4ème édition fructifie l’expérience Le marché de la mer 3acquise grace à une ouverture internationale. Le territoire : un enjeu français 3Les interventions de tous les continents rappellent que la CST, Vers une participation du public 4loin d’être une préoccupation réservée aux pays de tradition Radiographie d’une expo 4industrielle, est une réalité ancrée partout où savoir, science et One-day science trip ! 4technologie sont les clés de l’avenir. Où est Léely ? 5L’édition 2012 innove avec deux journées consacrées aux doc- Chercheur, futur narrateur ? 5torants. Elles visent à sensibiliser les jeunes chercheurs aux L’atelier théâtre, une expérience à tenter 5thématiques de la CST et apportent fraîcheur et nouveautéaux JHC. Patrimoine scientifique en péril ! 6 Les Suédois, heureux en sciences ! 6En tant qu’organisateur des précédentes JHC, je félicitel’époustouflant travail réalisé par l’équipe de 2012. Passer lacinquième sera un défi.Le colloqueen quelqueschiffres 6 jours 67 nationalités 600 participants 1 illustratrice scientifique 15 membres du Conseil Scientifique dont 7 nationalités représentées 14 membres du Comité d’organisation dont 5 nationalités représentées 16 conférences 38 workshops dont 146 intervenants 3 tables rondes 10 ateliers pour les Journées Doctorants Dessin de Léely 1
  2. 2. Ouverture des JHC 2012 Le rallyeUne nouvelle population s’est-elle glissée parmi les Nancéiens ? Nancy-DakarReportage sur l’ouverture officielle des Journées Hubert Curien 2012,mardi 3 septembre à 18h. Djiby Sambou, doctorant Sénégalais, en 1ère année de thèse à l’Université de DakarMunis de badges et sacs à l’effigie de l’université de Lorraine, est venu à Nancy pour assister à l’ateliernombre d’individus investissent l’Hôtel de ville de Nancy. C’est « intervention d’un chercheur devant lel’ouverture officielle des journées Hubert Curien, rencontres jeune public ». Il a ainsi appris « des trucs etinternationales de la Culture scientifique, technique et astuces » pour expliquer de manière simpleindustrielle (CSTI). Pour les congressistes, impressionnés par le et précise ses résultats scientifiques. Cela luidécor, les photographies sont de rigueur. servira pour sa thèse. Dans cette dernière, il cherche à évaluer les représentationsDurant les discours de bienvenue, le Président de l’université des sénégalais sur l’environnement etde Lorraine, Pierre Mutzenhard, rappelle les problématiques à mettre en place diverses stratégies etliées à cette 4ème édition. Bernard Schiele, président du comité approches de diffusion de l’informationscientifique, déclare que la transmission du savoir par les scientifique. Elles seront utilisées afinuniversitaires vise à expliquer le monde en se détournant de d’élaborer un programme de formation auxtout obscurantisme. Le tout se conclue par une note gourmande, problématiques environnementales.l’invitation au cocktail d’accueil. L’Afrique étant le continent le plusSi l’engouement pour le cocktail est indéniable, la soirée tient vulnérable au changement climatique,son succès des discussions passionnées entre professionnels la bonne compréhension des enjeuxde la communication scientifique, étudiants, chercheurs et environnementaux de la populationjournalistes venus de nombreux pays. Certains auront peut-être Africaine est essentielle. Pourtant, « troprepéré de jeunes strasbourgeois zélés en pleine élaboration souvent, les scientifiques communiquentd’une newsletter ? mal, ils sont perçus comme un peu fous. Cela peut même être à l’origine de polémiques »,Dès dimanche, des doctorants ont été invités à participer à la souligne posément Djiby.formation « Savoir médiatiser la recherche ». Parmi eux, certainsviennent de Montréal pour assister aux ateliers : « L’accueil était P. Dorkeltrès sympathique. Nous espérons comprendre pourquoi le publicpeut se sentir concerné par les centres de CSTI ».A 20h30, les participants migrent vers la facultéde droit afin d’assister aux premières conférences.Ambiance attentive dans l’amphithéâtre. Atravers l’histoire de l’Inde, Gauhar Raza insiste surle rôle fondateur et fédérateur des sciences ausein d’une structure démocratique. Ce thème estrepris par Claudie Haigneré, pour qui « la cultureest le socle de la démocratie ». Elle interroge le rôlede l’opinion publique dans la prise de décisionsscientifiques et politiques.Le public se questionne : « Comment peut-ondiscuter un savoir lorsqu’il est présenté comme un Bernard Schiele, Claudie Haigneré et Gauhar Razafait ? ». Les débats de ces journées s’annoncent Photo : Guillaume Thepotriches ! 22h30 : Bernard Schiele conclut : « Je croisqu’il est temps d’aller rêver ». T. SarreCurien, Curieux 2
  3. 3. Le marché de la merEn guise de carte de visite, une boîte de sardines !L’Université de La Rochelle a parié sur la mise enscène pour le succès de son exposition sur le thèmedu littoral.L’objectif : communiquer les recherches surl’environnement marin, parler de pêche durable,de naturalisation, tout cela de manière originale etattractive. Mais surtout, offrir une approche plurielleet un contact direct avec les chercheurs et lesmédiateurs scientifiques.Quelque peu déstabilisé, le public découvre avecstupeur un véritable marché de la mer : des étales depoissons, de coquillages. Ce dernier a la possibilitéde voir de près, mais aussi de toucher du vivant !Une expérience déboussolante également pour les Les cartes d’invitation : des boîtes de sardinesanimateurs. « Pas facile d’accrocher le public avec un Photo : Christian Goichonaquarium rempli de vase » précise Benoit Lebreton. C.UntereinerLe territoire : un enjeu françaisUne question traverse les Journées Hubert Curien : comment mieux articuler actions locales et politiquepublique territoriale. En France, la question est sensible.Certains CCSTI prennent pour stratégie de ne faire que de la coordination. Ils ne développent plus d’espaced’accueil pour le grand public mais travaillent avec leurs partenaires locaux pour les aider à mener leurspropres actions. Cette stratégie les empêche d’agrandir leur équipe et c’est grâce aux bénévoles et membresd’associations partenaires qu’ils subsistent. Malgré de bons résultats, ces centres obtiennent de moins en moinsd’aides de la part des collectivités satisfaites du système en place.Les structures de médiation scientifique cherchent de plus en plus de financements en répondant à des appelsà projet. Depuis 2008, les « Investissements d’avenir » lancés par le gouvernement pour la culture scientifiqueet l’égalité des chances obligent les candidats à des impératifs de développement du territoire. La rigueur deces demandes révolutionnera peut être le paysage de la médiation scientifique.« Une révolution ? On peut toujours rêver ! » s’amusait Claudie Haigneré présidente d’Universcience lors de laconférence d’ouverture. En attendant, quelques alliances pleines de promesses voient le jour comme cellesd’Inmédiats et La Mètis. Ce consortium d’un nouveau genre structurerait la culture scientifique et techniquesur le territoire et adopterait un nouveau rapport au public. Affaire à suivre… L. PommierCurien, Curieux 3
  4. 4. Vers une participation One-daydu public science trip !La question du rôle des publics et de leurs positionnements vis-à-vis Comment amener un public désintéressé àde la science est un thème récurrent de ces Journées Hubert Curien. être captivé par les sciences ? Une solution :Pour Bernadette Bensaude-Vincent, l’évolution du concept de « public une immersion sur le terrain, dans la vie d’undes sciences » induit une démocratisation scientifique. La vision du scientifique.profane tend aujourd’hui vers le « modèle du citoyen participatif ». Par petits groupes, le temps d’une journée ouCette transition culturelle n’est pas récente. Initialement considéré d’un week-end en forêt ou au bord d’un lac,comme une masse informe de consommateurs au XIXe siècle, le public le Centre Culturel Scientifique de l’Universitéa ensuite été victime d’un « management social ». La communication de Montréal invite le public à réfléchir et àne visait alors pas une véritable démocratisation mais un souci discuter sur leur environnement. Quelles-end’acceptabilité sociale, « le but étant d’éviter les clashs ». sont les caractéristiques ? Faut-il le protéger ? Pourquoi ? Le public découvre la vie/le travailL’introduction de procédures d’évaluation des manifestations des chercheurs ! « Et s’il pleut, il pleut», avertitscientifiques a donné au public un nouveau rôle. Il devient évaluateur Sophie Malavoy, sa directrice.puis donneur d’opinion. Cela a fait apparaître une nouvelleconceptualisation du public. Le profane, récepteur de l’information L’objectif : réveiller leur sens de la curiosité etmute en citoyen-acteur, au point que le savoir produit par des amateurs susciter un autre regard sur la Terre. Mais avanttrouve parfois une certaine légitimité à l’instar de la « Wikiculture ». tout, offrir au public une première approche des pratiques scientifiques. « Le public fait de laPour autant, de nouvelles « figures citoyennes éclairées et participantes » science même si c’est de la « petite » science », S.comme les appelle B. Bensaude-Vincent, peuvent-elles vraiment Malavoy.émerger ? C. Untereiner F. GouvardRadiographie d’une expoComment se conçoit une exposition scientifique ? Sara Peres, étudianteen sociologie des sciences et technologies à Londres, en a maintenantune idée grâce aux Journées Doctorants. Une visite de l’exposition« parce Queue » au Muséum-Aquarium de Nancy, guidée par son Observations d’animaux de la forêtdirecteur Pierre-Antoine Gérard, lui fait d’abord découvrir les subtilités de Photo : Sophie Malavoyl’exercice : gestion du budget, contribution d’établissements extérieurs,choix visuels… Puis c’est à elle de jouer !Mission : monter une exposition sur ce qu’est l’IRM, avec l’aide desphysiciens de l’Imagerie Adaptative Diagnostique et Interventionnelle del’Université de Lorraine. « Nous avons présenté un jeu où il fallait reconnaîtrequel fruit avait été scanné, ainsi qu’une maquette de scanner de deux mètresde long ! » Même si pour Sara la communication scientifique est plus unintérêt personnel qu’un outil professionnel, « cet atelier pointe les questionsà se poser quand on s’adresse au grand public, non seulement à propos descience, mais de recherche en général ». D. HovhannessianCurien, Curieux 4
  5. 5. Où est Léely ?Repérée et invitée par l’équipe organisatrice des JHC 2012,Aurélie Bordenave, alias Léely, illustratrice scientifique, estl’ambassadrice de cette discipline peu courante.Pour sa première participation, elle a encadré l’atelierdoctorant consacré au graphisme et à l’illustrationscientifique. « L’idée était de présenter le travail entre dessinateuret chercheurs. Les participants ne s’attendaient pas forcémentà ce que la création d’un magazine soit aussi complexe : miseen page, style graphique, contenu ». Afin d’enrichir l’image ducongrès, Léely « ne [fait] pas de vulgarisation mais plutôt dureportage ». Lors des conférences, immobile et concentrée,rien ne la distingue des autres congressistes. Quelquesindices à peine perceptibles : des coups d’œil furtifs àl’attention de son sujet suivis de traits de crayon rapides etprécis sur une feuille blanche. Elle se faufile également dans La Croqueuse croquéecertains ateliers, sans préférence parmi les nombreux sujetsabordés. Chacun peut être « croqué » à son insu.Léely diffuse ses illustrations via Twitter, en temps réel, avant de les exposer dans le hall d’accueil. Après les JHC, elle seraprésente les 29 et 30 septembre au Festiblog de Paris dont la thématique sera scientifique, bien entendu. G. Thepottwitter : @LeelyDessinhttp://www.aurel-illus.com/ L’atelier Chercheur,théâtre, futur narrateur ?une expérience Les chercheurs souffrent de l’obligation croissante qui leur est fait de se transformer en narrateur, d’être présents dans les médias.à tenter C’est en tout cas le point de vue qu’a développé Ulrike Felt mercredi matin. De nombreuses initiatives au niveau nationalDoctorant en mathématiques et vulgarisateur des et international sont lancées pour les diriger dans cette voie. Lesciences en Belgique, Isar Goyvaerts est en quête projet européen MAITRE propose aux scientifiques de la nutritiond’idées nouvelles pour créer son futur projet de de se former gratuitement au fonctionnement des médias.vulgarisation. Venu à l’atelier « théâtre et sciences »sans attentes précises, il en ressort changé et ravi : En Chine, un chantier identique est conduit qui vise à sensibiliser« Avec cet atelier, j’ai sauté des barrières ». Le point fort les personnes les plus à même de populariser la science. D’autres: les conseils contre le stress donnés par un comédien actions sont menées auprès des doctorants qui « ont la scienceprofessionnel. Mais deux questions subsistent : de dans la peau » pour intégrer ces compétences (universités d’ététels cours existent-ils à Bruxelles et pourra-t-il un jour en Italie, apprentissage intégré à l’enseignement universitaireretenter une telle expérience ? en France et aux USA). Mais si Ulrike Felt a raison, ces formations résolvent-elles ou aggravent-elles le mal être des chercheurs ? M. Edel S. OtmaniCurien, Curieux 5
  6. 6. Patrimoine scientifique Les Suédois,en péril ! heureux enExposer les outils de laboratoires ou encore des animaux empaillés oubliés, sciences !voici la nouvelle mission des pôles de culture scientifique des Universités.Cette nouvelle médiation scientifique répond à un défi majeur actuel Dans un amphithéâtre plein à craquer, Jan Riisede préservation du patrimoine scientifique. La destruction d’artefacts commence sa conférence. Cet expert suédoisprécieux du point de vue historique est trop fréquente faute de place de de la communication scientifique insiste surstockage. R. Seltz, secrétaire général d’Euroscience, se souvient de deux l’investissement exceptionnel des Scandinavesréacteurs d’avions de la Seconde Guerre mondiale récupérés dans une dans les sciences.école d’ingénieur qui ont ainsi pu être sauvés de la casse. En Suède, plus de 40% de la population seLes musées offrent un refuge et un second souffle à tous ces objets. La déclare intéressée par les sciences. C’est le seulpossibilité de présenter des manifestations concrètes de la dimension pays au monde remportant un tel suffrage,historique et culturelle de la recherche permet de parler au public d’une un plébiscite pour les actions de médiationfaçon différente, des acteurs et méthodes de la production du savoir scientifique.scientifique. Les universités sont ‘’humanisées’’ par la présentation de leurhistoire. Le dialogue tient une place de choix dans la médiation scientifique. Jan Riise manifeste lePour mettre en valeur et rendre visible ces collections, les universités besoin de la création d’un espace d’échangecollaborent avec des musées régionaux. « C’est une vraie chance de travailler qui ne serait ni notre maison, ni notre lieu deavec les musées. Ils donnent accès à leur public, leurs moyens techniques et travail. « Il faut un espace ouvert pour une rapidehumains, explique S. Soubiran du Jardin des Sciences de l’Université de compréhension par le public » justifie-t-il.Strasbourg. La ville peut ainsi mieux prendre conscience de la formidablevaleur ajoutée des collections universitaires. » Jan Riise s’est impliqué dans l’organisation de grands événements de culture scientifiqueEvidement les instances de direction du patrimoine culturel des universités, et technique, tout particulièrement dansquand elles existent, ne sont pas toujours enclines à réaliser ces actions son pays. En 1997, il est à l’origine du Festivalculturelles. Pour des raisons économiques ou simplement parce qu’elles international de la science de Göteborg, «n’en voient pas l’intérêt. Il est vrai, comme le rappelle L. Maison-Soulard, Vetenskapsfestivalen » pour les intimes. Uneattachée de conservation du patrimoine à l’Université de Bordeaux, qu’« animation surprenante y est présentée :il est parfois nécessaire de rendre ce nouveau potentiel plus ‘’sexy’’». Au final Science Roulette. On enferme le public aveccependant, seul le temps peut définir quelles sont les pièces maîtresses à des scientifiques dans les nacelles d’une grandevraiment conserver. roue. Une fois en boîte, le public dispose de 5 minutes d’entretien avec ces experts. « Et cela R. Roth fonctionne ! » conclut Jan Riise. C. Lelieur Rédacteurs en chef : C. Matet, C. Diebolt Secrétaire de rédaction : D. Hovhannessian, L. Pommier Suggestions et commentaires à contact@cyclope.asso.fr Microscope électronique de 1938 Photo : Département de physique de l’Université de TorontoCurien, Curieux 6

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