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Annales eco indus avril 2012

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Annales eco indus avril 2012

  1. 1. 1UNIVERSITE DE NANTES Année universitaire 2011-2012IEMN-IAEL3 Economie ECONOMIE INDUSTRIELLE P. Guillotreau CORRIGÉ Examen du 13 juin 2012 Durée : 2 heuresExercice 1 (8 points)On dispose des informations suivantes sur lindustrie française de tubes en aluminium : Production de tubes en aluminium N = 10 entreprises 2008 2009 2010 2011 CA en Mio € PDM % CA % CA % CA % CA % SPAP (Sté de production 12,0 12% 21,6 18% 28,6 22% 32,4 24% daluminium de Provence) Tubalu 28,0 28% 30,0 25% 28,6 22% 27,0 20% Alumine-de-Baux 16,0 16% 24,0 20% 23,4 18% 21,6 16% Autres (7 entreprises) 44,0 44% 44,4 37% 49,4 38% 54,0 40% TOTAL 100 100% 120 100% 130 100% 135 100% Elasticité-prix de la demande -1 -1,1 -1,2 -1,21) Analyser la concentration dans cette industrie à laide de lindicateur dHerfindahl (en faisant une hypothèse sur la queue de distribution). En croisant les valeurs trouvées avec les taux de croissance du marché, ces résultats confirment-ils la théorie du cycle de vie ?Par hypothèse, toutes les firmes de la queue de distribution ont la même part de marché, soit6,3% en 2008 (0,44/7), 5,3% en 2009, 5,4% en 2010 et 5,7% en 2011. LindicateurdHerfindahl (somme des parts de marché au carré) donne les résultats suivants : HHI TX CROISSANCE 2008 0,146 - 2009 0,154 +20% 2010 0,150 +8% 2011 0,146 +4%
  2. 2. 2Par rapport à la théorie du cycle de vie, ce résultat semble la contredire puisque celle-ci lienégativement le taux de croissance dun secteur avec la concentration (au fur et à mesure quela croissance des ventes ralentit, lindustrie se concentre).2) En complétant les calculs précédents par celui de l’indicateur de volatilité des parts de marché (seulement pour les trois leaders), établir un diagnostic concurrentiel sur ce marché (un graphique est recommandé).Lindicateur de volatilité agrège sur une période donnée les valeurs absolues des variations departs de marché des firmes dun secteur en multipliant la somme obtenue par 0,5. En neretenant que les trois premières firmes : IV 09/08 IV 10/09 IV 11/10 SPAP 0,030 0,020 0,010 TUBALU 0,015 0,015 0,010 ALUMINE-DE-BAUX 0,020 0,010 0,010 TOTAL 0,065 0,045 0,030LIRS ne cesse de diminuer sur la période, signe dune concurrence moins intense entre lestenants de loligopole. En rapprochant ce résultat de ceux de la question précédente surlindicateur dHerfindahl, on obtient : 0,07 0,06 INDICATEUR VOLATILITE 0,05 0,04 0,03 0,02 0,01 0 0,144 0,146 0,148 0,150 0,152 0,154 0,156 HERFINDAHLLes couples (HHI, IRS) évoluent vers un quadrant sud-ouest (baisse simultanée de linstabilité et de laconcentration), tendance qui conduit à un diagnostic concurrentiel difficile à établir. LIRS indique une baisse delintensité concurrentielle tandis que le Herfindahl indique le contraire. En revenant aux données brutes sur lesparts de marché, on saperçoit que les positions des leaders se sont resserrées après lessor de la SPAP audétriment principalement de TUBALU. La concurrence a donc été relativement active, essentiellement parlactivité de la compagnie leader en 2011 (SPAP) et la concentration mesurée par le Herfindahl, indicateursensible à la dispersion des parts de marché, a donc diminué.3) A partir du modèle sectoriel de Cowling & Waterson, estimer le pouvoir de monopole dans cette industrie sur la période.
  3. 3. 3Pour estimer le pouvoir de monopole sur la période, on se sert du modèle simple de la théoriedes oligopoles liant le taux de profit dans une industrie à lindicateur dHefindahl calculé et àlélasticité-prix de la demande qui est fournie dans lénoncé : Π H = R εConnaissant H et ε, on calcule les taux de profit (en valeur absolue sur la période). Π/R 2008 0,146 2009 0,140 2010 0,125 2011 0,122On observe donc que la concentration sélève de 2008 à 2009, avant de diminuer dannée enannée. En revanche, le taux de profit estimé par le modèle baisse constamment sur la période.4) Analyser les performances de la SPAL avec l’indicateur de Lerner de cette entreprise (on se place dans lhypothèse de Cournot dune absence de réaction des autres firmes, i.e. dune variation conjecturale nulle). Quelle devrait être la taille optimale de la SPAL. Que se passe-t-il si lhypothèse de Cournot est relâchée ?Le modèle de Cowling et Waterson introduit la variation conjecturale (ai), cest-à-dire laréaction anticipée par la firme i en cas de variation de sa production : p − ci S i = .(1 + a i ) p εLes performances peuvent se mesurer à laide de lindice de Lerner estimé par le rapport entrela part de marché (Si) et lélasticité-prix de la demande. Dans lhypothèse de Cournot, ai = 0 :il suffit donc de diviser la part de marché par l’élasticité-prix de la demande : LSPAL 2008 0,12 2009 0,16 2010 0,18 2011 0,20Le maximum du Lerner intervient en 2011 et pourrait être considéré comme celuicorrespondant à la taille optimale de la SPAP.En relâchant lhypothèse de Cournot (ai ≠ 0), on tient compte de la réaction des autres firmes,cest-à-dire de la variation de la production des autres firmes lorsque la SPAP fait varier saproduction. Le calcul donne :
  4. 4. 4 dq SPAL dq autres ai (1) (2) (2) / (1) 2008/2009 9,6 10,4 1,083 2009/2010 7,0 3,0 0,429 2010/2011 3,8 1,2 0,316En multipliant les Lerner de la SPAP par (1 + ai), on obtient : LSPAL 2009 0,33 2010 0,26 2011 0,22Lindicateur baisse constamment sur la période et la taille optimale pour la SPAL pourraitcorrespondre à celle de lannée 2009 qui maximise le taux de marge microéconomique.Exo 2 (6 points) – Relation entre concentration et performance(voir cours)De manière résumée, les quelques idées suivantes pouvaient être présentées :- Intuition historique des premiers économistes industrialistes (Bain, Wallace, Mason) qui supposaient que le degré de concentration dans une industrie risquait dinduire la collusion et donc un pouvoir de monopole pour les firmes de lindustrie.- Relation théoriquement démontrée par les modèles de Cowling et Waterson (1976), ou celui de Clarke et Davies (1982) (voir lexercice précédent).- Problème de validation empirique : les tests font apparaître une relation significativement positive, mais faible. Les résultats sont dépendants du choix des indicateurs de concentration et de performance. La relation entre part de marché individuelle et performance fait apparaître de bien meilleurs résultats qu’au niveau sectoriel.- La relation, trop directe, néglige limportance des comportements qui interfèrent avec les structures et les performances. La variété des comportements et stratégies des firmes est de nature à altérer la qualité de la relation. A titre dexemple, les stratégies des entreprises multi-produits sont susceptibles de faire apparaître une relation faible entre concentration et performance pour des motifs stratégiques visant par exemple à évincer un concurrent (subvention dune activité non rentable par les liquidités produites par une autre activité).Exercice 3. (4 points) Dans le secteur de la construction aéronautique, Boeing et Airbus se concurrencent sur la sortie d’un nouvel avion de 500 sièges et hésitent entre deux options stratégiques. Les perspectives de profit (gain d’Airbus puis gain de Boeing entre parenthèses, en milliards de dollar US) se chiffrent de la manière suivante selon les stratégies des deux firmes :
  5. 5. 5 BOEING c d AIRBUS a (+2 , +5) (+4 , +3) b (+5 , +2) (+1 , +6) 1) Quelle est la solution du jeu en stratégie simple ?Il n’existe pas de solution en stratégie simple (ni stratégie dominante, ni stratégie dominée,ni équilibre de Nash). 2) En stratégies mixtes, pouvez-vous conseiller une stratégie à Airbus ?On affecte à Airbus une probabilité de jouer a à x% et b à (1-x)%.Si Boeing joue c, alors Airbus peut espérer gagner 2x + 5(1-x) = 5 – 3xSi Boeing joue d, alors Airbus peut espérer gagner 4x + 1(1-x) = 1 + 3xEn égalisant les deux fonctions d’espérances de gain, on trouve une solution pour laprobabilité x = 2/3. C’est-à-dire qu’en jouant la stratégie a 2 fois sur 3, Airbus est indifférentau choix de Boeing et peut espérer un gain moyen de 3 milliards de Dollars US.Exercice 4. (2 points)Qu’est-ce que la différenciation verticale ?La différenciation verticale s’applique à des produits qui ne sont pas de parfaits substitutssur le marché, leur différence étant objectivement perçue de la même manière parl’ensemble des consommateurs qui sont capables de distinguer uniformément lesdifférences de qualité entre produits.

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