La sécurité routière 
des enfants : le rôle 
de l’école 
Pierre Rogué
Prémisse 
• Une personne capable assure d’abord sa propre sécurité par l’adoption 
de normes sociales avant d’en appeler à...
Plan d’introduction 
• La sécurité routière : les normes et le risque 
• Le processus de création des règles de circulatio...
La sécurité routière : 
2 dimensions 
• Une personne produit des déplacements dans l’espace public, ce qui 
n’est possible...
Les normes 
institutionnelles de 
rôle 
• Fixées par l’institution compétente 
• Attendues de chacun(e) 
• En fonction de ...
Les normes sociales 
de rôle 
• Adaptation et interprétation des normes institutionnelles par les groupes 
sociaux et les ...
Risque routier 
• C’est l’attachement plus ou moins fort à l’ensemble de ces normes (ou 
certaines d’entre elles ) qui cré...
Objectif des normes 
• Anticiper le comportement d’autrui en fonction du rôle que celui-ci 
occupe dans l’espace public et...
Conclusion 
• Plus les normes sociales s’éloignent des normes institutionnelles, plus 
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La place de l’enfant dans la ville 
: le rapport environnement- 
• Perspective existante dpepueis rless aonnnéesn 19e60 en...
La place de l’enfant 
dans la ville : mise en 
oeuvre • UNESCO : Grandir en ville (depuis 1970) = collaboration enfants - ...
Le rôle de l’école 
• École : milieu de vie, milieu d’apprentissage 
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Présentation à l'école Jeanne Mance, Parking-Day 2014

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Présentation de Pierre Rogué, juriste, spécialisé en sécurité routière et en droit municipal, lors de la conférence 'La sécurité routière de nos jeunes; quel est le rôle de l’école ?' à l'école Jeanne Mance, le 19 septembre 2014.

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Présentation à l'école Jeanne Mance, Parking-Day 2014

  1. 1. La sécurité routière des enfants : le rôle de l’école Pierre Rogué
  2. 2. Prémisse • Une personne capable assure d’abord sa propre sécurité par l’adoption de normes sociales avant d’en appeler à l’État
  3. 3. Plan d’introduction • La sécurité routière : les normes et le risque • Le processus de création des règles de circulation chez l’Enfant • La place de l’Enfant dans la ville • Le rôle de l’École ?
  4. 4. La sécurité routière : 2 dimensions • Une personne produit des déplacements dans l’espace public, ce qui n’est possible que par le partage de cet espace entre tous les usagers • En ville, les interactions sociales entre les usagers sont nécessairement plus nombreuses et diversifiées • Le Code de la sécurité routière a pour finalité d’organiser les comportements dans les situations de confrontation de territoires : normes institutionnelles de rôle • Les normes sociales de rôle régissent les comportements quotidiens de déplacement
  5. 5. Les normes institutionnelles de rôle • Fixées par l’institution compétente • Attendues de chacun(e) • En fonction de son statut et de sa position dans l’espace routier (ex : auto, vélo, piéton, etc...) • Relation entre les personnes arbitrée par l’État ( règles arbitraires )
  6. 6. Les normes sociales de rôle • Adaptation et interprétation des normes institutionnelles par les groupes sociaux et les individus • Le comportement de chacun varie en fonction de sa propre représentation du rôle qu’il occuppe dans l’espace à un moment donné (ex : piéton) • Le comportement de chacun(e) varie en fonction de la distance plus ou moins grande qu’il prend avec les normes institutionnelles (prise de rôle) • Le comportement de chacun(e) varie en fonction de la représentation qu’il(elle) s’est construite des rôles complémentaires ( les autres groupes d’usagers que l’on côtoie dans une ville )
  7. 7. Risque routier • C’est l’attachement plus ou moins fort à l’ensemble de ces normes (ou certaines d’entre elles ) qui créé le risque routier, parce que la double influence des normes créé une confusion des rôles • Attachement à la loi : « ma verte, ta rouge, mon chemin, ta bande cyclable » etc... • Attachement aux normes sociales ad hoc : logique de déplacement (momentum), présence ou absence des autres, présence d’enfants ou autres personnes plus vulnérables, sécurité personnelle (vélo)
  8. 8. Objectif des normes • Anticiper le comportement d’autrui en fonction du rôle que celui-ci occupe dans l’espace public et des règles liées à ce rôle • La connaissance des normes institutionnelles ne suffit donc pas • Apprendre les normes sociales : par l’observation de la régularité des comportements tout en les différenciant selon les groupes sociaux (on le fait!)
  9. 9. Conclusion • Plus les normes sociales s’éloignent des normes institutionnelles, plus le comportement des autres sera difficile à anticiper => sentiment • L’observation des comportements par l’enfant peut l’amener à penser (par exemple) que l’utilisation du feu piéton dépend de la présence de véhicules mais que sa couleur n’a aucune importance • De même, l’enfant à vélo peut penser aisément que le cycliste n’a pas à respecter les lumières rouges, mais doit vérifier la présence d’autres usagers (autos)
  10. 10. Le processus de création des règles de circulation chez l’Enfant (normes morales et conventionnelles) • Construit ses propres règles à partir de la confrontation de ses différents milieux de vie : école, famille et amis = il peut répondre aux règles de l’école et répondre à d’autres règles issues de son milieu familial par exemple • L’enfant cherche à justifier son comportement et à expliquer ce qu’il observe quotidiennement • Exemple : l’enfant déclare connaître des règles et s’y conformer, mais en adopte d’autres sur le trajet de l’école (Pr. Marie-Axelle Granié, 2004, L'éducation routière chez l'enfant: évaluations d'actions éducatives. Apports de la recherche en psychologie du développement à la compréhension de l'enfant en sécurité routière. Rapport INRETS n°254, Arcueil, les collections de l’INRETS) • L’enfant apprend donc les normes sociales de manière active : il cherche à les comprendre, et construit entre elles une distinction fondée sur ses expériences d’interactions sociales
  11. 11. Le processus de création des règles de circulation chez l’Enfant (normes morales et conventionnelles) • Normes morales : issues d’un comportement général et régulier, non soumises au contexte • Normes conventionnelles : issues d’un comportement hasardeux et irrégulier, soumises au contexte et variables selon les personnes en autorité • Exemple : ceinture de sécurité à l’arrière vs. à l’avant du véhicule (Granier, 2004); transgression de l’utilisation d’un passage piétons observée comme conforme à une norme sociale selon le contexte à cause des comportements irréguliers des autres piétons observés régulièrement par les enfants ( Pr. Marie-Axelle Granié et Géraldine Espiau (2010), « Représentations de l’espace routier et autonomie du jeune adolescent piéton », dans Isabelle Danic, Oliver David et Sandrine Depeau, Enfants et jeunes dans les espaces au quotidiens, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, pp. 49-60) • DONC : le développement des règles chez l’Enfant ne dépend pas seulement des parents ou autres partenaires interactifs, mais plutôt des interactions sociales elles-mêmes • Les réactions de l’entourage face à la transgression et les justifications par autrui de cette transgression entraînent aussi différentes catégorisations des règles par l’Enfant (morales ou conventionnelles)
  12. 12. Le respect des règles par l’Enfant • C’est l’internalisation des règles qui assure leur respect par l’Enfant ( inscription dans ses valeurs personnelles) • Plus l’enfant catégorise une règle comme morale, plus il la respectera (régularité et conformité des comportements observés, prise de conscience de son bien-être, de sa sécurité, ) • En revanche, des attitudes de minimisation du risque par l’enfant proviennent des règles qu’il considère conventionnelles (je l’ai déjà vu faire) = moindre niveau d’internalisation • Étude récente sur les enfants à vélo : le niveau d’internalisation des règles à vélo est un facteur inhibiteur des comportements à risque ( Granier, 2010, « Différence de sexe et rôle de l’internalisation sur la prise de risque des enfants à vélo », Recherche - Transports - Sécurité, à paraître ) • = Meilleur autocontrôle comportemental • Important : les stéréotypes sexuels influencent grandement les pratiques éducatives des enfants. Tolérance de la prise de risque chez le garçon, apprentissage de l’évitement du risque chez la fille. Si accident, le comportement du garçon sera compris comme une transgression de la règle, alors que celui de la fille comme une mauvaise prise en compte du risque (Barbara Morrongiello et Kerri Hogg, 2004, « Mother’s reactions to children misbehaving in ways that can lead to injury : implications for gendre differences in children risk taking and injuries », Sex Roles, pp. 103-118)
  13. 13. La place de l’enfant dans la ville : le rapport environnement- • Perspective existante dpepueis rless aonnnéesn 19e60 en AN (environnement-personne) • L’enfant est à la fois influencé par son milieu de vie et capable de l’influencer en retour (lien avec les normes morales et sociales) = dualité du rôle de l’enfant • « Vit-on dans la même ville ? Oui, lorsque l’on pense à la dimension géographique, non lorsque l’on pense aux comportements qui y coexistent » (Karl Koffka, 1963, Principles of Gestalt psychology, New York, Harcourt Brace) • = Théorie de l’environnement vécu : permet de lire la ville par les yeux des enfants • Lieux de « repli », quartiers mieux adaptés aux jeunes, notamment dans les milieu suburbains (plus de mobilité, mais plus d’automobilité)
  14. 14. La place de l’enfant dans la ville : mise en oeuvre • UNESCO : Grandir en ville (depuis 1970) = collaboration enfants - adultes comme cochercheurs dans l’évaluation de leur environnement direct et dans la planification des changements à apporter • À Montréal : 2007 : l’attractivité du quartier est clairement liée à la possibilité d’une interaction physique et sociale. Utiliser l’espace, l’adapter, se l’approprier (physique); partager l’espace ensemble, réaliser des activités collectives. • Les milieux recherchés par les enfants détiennent des caractéristiques qui les rendent accessibles, sains et conviviaux pour tous. • ACTION 21 (1992), ONU : prise en compte des enfants, reconnus comme partie importante de la société = stratégie clé dans l’atteinte d’un développement durable : « il faut que les jeunes du monde entier prennent une part active à toutes les décisions qui touchent à leur vie actuelle et à leur avenir. [...] la jeunesse apporte [...] un point de vue original dont il faut tenir compte » (ONU, 1992 : 25.2) • Forum urbain mondial (Habitat III), 2006, Vancouver : les enfants représentent une proportion importante de la population urbaine et leur participation dans la prise de décision en ce qui concerne leur environnement immédiat est profitable. • DONC : cela suppose un changement radical de paradigme de conception et de gestion de la ville
  15. 15. Le rôle de l’école • École : milieu de vie, milieu d’apprentissage • École : institution sociale • Le rôle des parents dans l’école • Le rôle de l’école dans l’environnement (propositions aux autorités par projets inclusifs) • L’école : personne participative

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