IE Bercy                                   La lettre d’information de l’Intelligence Economique                           ...
LINTELLIGENCE ECONOMIQUE EN HAUTE-NORMANDIE                                                     ENTRETIEN                 ...
LINTELLIGENCE ECONOMIQUE EN HAUTE-NORMANDIE     Dans une économie où les chaînes de valeur sont de plus en plus dissociées...
L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DIRECCTE                         Vous dirigez la DiRECCTE de Haute-Normandie depuis quelque...
L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DRFIP                         Quel est exactement le rôle de la DRFIP en matière de veille ...
L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DRFIP                            A ce titre, il a été demandé à chaque département d’élabor...
LA DEMARCHE IE A LA SOCIETE JACQUES DUBOIS                          M. Voiriot, vous êtes Directeur Général de la société ...
LA CCI DE REGION HAUTE-NORMANDIE                                SOUTIEN DE L’ETAT EN MATIERE D’INTELLIGENCE ECONOMIQUE    ...
L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE A LA                 CCI DE REGION HAUTE-NORMANDIE    La CCI de Région Haute-Normandie s’est éga...
INFLUENCE                                  En novembre, vous avez ouvert le site www.communicationetinfluence.fr ? Quelle ...
SUPPLEMENT                                       Les cahiers de la Veille                                                 ...
SUPPLEMENT                                      Les cahiers de la Veille                                                  ...
SUPPLEMENT                                                 Les cahiers de la Veille                                       ...
Parution du Guide lorrain de l’intelligence économique                       Afin d’aider les entreprises dans leur démarc...
Publication mensuelle du Service de Coordination à l’Intelligence Economique des ministères                            éco...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

IE Bercy n°24 (11/2012) : interview de Bruno Racouchot (page 10)

2 028 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 028
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
3
Actions
Partages
0
Téléchargements
4
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

IE Bercy n°24 (11/2012) : interview de Bruno Racouchot (page 10)

  1. 1. IE Bercy La lettre d’information de l’Intelligence Economique des ministères économiques et financiers N° 24 – Novembre 2012 Parmi les différents mutations et défis auxquels nous faisons face, ceux liés à la problématique du développement urbain justifient un intérêt tout particulier et représentent pour l’intelligence stratégique EDITORIAL un terrain d’expérimentation particulièrement propice, en particulier sous sa composante d’analyse stratégique. Les enjeux économiques et sociaux des « villes vertes » Bernard DECOMPS sont, en effet, considérables. En France ou en Europe, Membre de l’académie pays pratiquement dépourvus de carburants fossiles ou des technologies qui s’interdisent d‘exploiter ceux qui sembleraient encore à portée de main, la course aux « villes vertes » est intimement liée à la problématique de sécurité FOCUS HAUTE- NORMANDIE énergétique. Cette approche est synonyme d’une diminution de la dépendance économique vis-à-vis des pays producteurs de gaz et de pétrole, poste qui pèse pour plus de 50 milliards d’euros par an Pierre BOUSQUET DE FLORIAN dans le déficit du commerce extérieur. Elle intervient dans un contexte où un acteur majeur Préfet de région comme les Etats-Unis est en train de passer du statut d’importateur à exportateur d’énergie, Serge LEROY d’abord pour le gaz, puis dans quelques années pour le pétrole, avec toutes les implications sous- DIRECCTE jacentes en matière de réindustrialisation du territoire américain. Michel LE CLAINCHE Voici une perspective qui pourrait justifier à elle seule l’intérêt des institutions publiques et DRFIP privées suscité par la « ville décarbonée », la ville qui – au stade ultime - ne consommerait plus de carburants fossiles. Sa réalisation requiert la coordination dans le temps et dans l’espace des Gérard CANAL ressources énergétiques, la récupération systématique des déperditions d’énergie au travers de DIDDI l’isolation des bâtiments, les progrès de la motorisation et, pour finir, la mobilisation de toutes les énergies renouvelables disponibles. L’artisan majeur de cette coordination repose sur la INFLUENCE capacité à ajouter de l’intelligence dans ce système, grâce à l’apport du numérique qui permet, à chaque instant, d’optimiser les ressources et les consommations. Le concours des villes Entretien avec décarbonées à la réduction des gaz à effet de serre et, de manière plus générale, à celle des Bruno RACOUCHOT atteintes à l’environnement urbain, apporte une dimension éthique aux systèmes urbains Communication & Influence décarbonés, dès lors qu’ils savent gérer toutes les externalités. Ces perspectives sont des arguments très forts de diffusion des technologies françaises dans le monde. C’est dans les pays émergents actuels ou à venir, des pays soumis à une expansion urbaine LES CAHIERS DE LA VEILLE considérable – la croissance démographique et les migrations climatiques attirent un million de Veilleur : un métier… nouveaux citadins chaque semaine - que les progrès de la ville décarbonée auraient l’impact le des compétences plus significatif au regard du changement climatique et de l’épuisement des hydrocarbures fossiles qui expliquent en partie l’explosion des prix. Or, dans nombre de ces pays, la dépendance énergétique des pays producteurs de carburants fossiles est rarement le défi dominant. Ce sont bien souvent les ressources en eau, le maintien et l’expansion des terres AGENDA IE arables, la pollution de l’air, des sols et du sous-sol, la salubrité et l’amélioration des conditions sanitaires qui suscitent d’abord l’angoisse de l’avenir. Certes, la ville décarbonée apporte des solutions partielles, mobilisables pour affronter les autres défis. Mais la véritable chance à l’export pour les technologies et les entreprises françaises repose sur la capacité de démontrer que la « ville numérique », prolongement de la « ville décarbonée » est capable d’optimiser les réponses à ces différents défis à l’aide de moteurs numériques. En s’engageant dans la conception de tels moteurs numériques, en tissant des alliances avec des entreprises susceptibles de les mettre au point et de développer leur fabrication et en assurant leur expérimentation dans des systèmes urbains confrontés à plusieurs défis, le LCIE, l’un des rares laboratoires français d’intelligence artificielle qui met ses compétences au service des « éco-cités » souvent dénommées « villes vertes », s’est positionné sur une trajectoire d’excellence. Bernard Decomps, Membre de l’académie des technologies1 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  2. 2. LINTELLIGENCE ECONOMIQUE EN HAUTE-NORMANDIE ENTRETIEN AVEC PIERRE BOUSQUET DE FLORIAN PREFET DE LA REGION HAUTE- NORMANDIE PREFET DE SEINE-MARITIME Quelles sont les principales caractéristiques de votre région en matière dintelligence économique ? La région Haute-Normandie présente la particularité dêtre à la fois une grande région industrielle, où les industries sensibles au sens de lintelligence économique sont particulièrement implantées, et le débouché fluvial et maritime de la vallée de la Seine et du vaste bassin dactivités et de consommation quelle dessert. De nombreux sites industriels dimportance majeure, notamment deux centrales nucléaires de production électrique, à Penly et Paluel, les plus grandes raffineries françaises à Gonfreville et Port-Jérôme ainsi que de nombreuses plates-formes chimiques ou pharmaceutiques sont implantés dans la région. Eu égard à leur poids dans la production industrielle française, à lenjeu en terme de protection de lenvironnement et des populations quils représentent, ainsi quau nombre demplois directs et indirects quils induisent, ces sites appellent une attention particulière de la part des pouvoirs publics : au delà de la sécurité physique des installations, il leur faut anticiper les évolutions de la réglementation nationale et internationale qui pourraient déstabiliser ces industriels, et plus généralement assurer une veille attentive sur la conjoncture vécue par ces sites particulièrement sensibles. En plus de ces industries de masse typiques des régions portuaires, la Haute-Normandie compte également des industries à très haute valeur ajoutée : une importante filière aéronautique, de lespace et de la défense, sest développée dans la région. Ces métiers demandent une attention spécifique compte tenu de leur importance stratégique, même quand ils ne relèvent pas de la souveraineté nationale. Mais dautres industries demandent également un suivi particulier. On notera, de ce point de vue, les industries de la chimie et de la pharmacie, du luxe, ou encore de lautomobile. Ce sont des secteurs où linnovation, comme la protection du patrimoine immatériel des entreprises, sont des enjeux majeurs de compétitivité qui permettent aux entreprises de se différencier de leur concurrents. Ce patrimoine prend bien sûr la forme de brevets, licences et savoir-faire particuliers sans négliger pour autant les actifs précieux que peuvent être une marque ou encore une base de données clients. Comment est conduite la Politique Publique dIntelligence Economique dans votre région ? Jai souhaité quun Comité Régional d’Intelligence Économique (CRIE) prenne le relais et élargisse les domaines couverts par lex-Comité Régional de Sécurité Economique (CRSE), conformément aux préconisations du Délégué Interministériel à lIntelligence Economique, lors de son passage en région. Ce Comité, piloté par la Préfecture de région Haute-Normandie, coordonne laction des pouvoirs publics en matière dintelligence économique en région au-delà des seuls aspects sécuritaires. Présidé par moi ou mon représentant, il réunit les deux préfectures de départements, les correspondants régionaux concernés du Ministère de lIntérieur (police et gendarmerie), la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD), les directions régionales des douanes (du Havre et de Rouen), la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de lemploi (DiRECCTE), la direction régionale des finances publiques (DRFiP) et la Banque de France. La Chambre de Commerce et dIndustrie de région Haute-Normandie, à qui est dévolu lessentiel du volet offensif de la charte régionale sur lintelligence économique en Haute-Normandie, y a pleinement trouvé sa place. LInstitut National de la Propriété Industrielle (INPI) et OSEO y sont également représentés, ainsi que le Commissaire au Redressement Productif. La politique publique dintelligence économique passe dune part par la sécurité de linformation économique au sein des établissements qui la produisent ou lutilisent, mais également par la valorisation et larticulation de cette information entre les différents acteurs des filières industrielles et commerciales, quils soient publics ou privés.2 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  3. 3. LINTELLIGENCE ECONOMIQUE EN HAUTE-NORMANDIE Dans une économie où les chaînes de valeur sont de plus en plus dissociées des flux physiques, il est impératif de maîtriser les aspects immatériels de la production économique. La propriété intellectuelle (brevets, licences...) ou encore les bases de données clients des entreprises commerciales sont des actifs dont la valeur dusage pour les entreprises est souvent supérieure à celle des immobilisations corporelles. La plus grande importance doit dès lors être attachée à leur sécurité mais également à leur utilisation productive. Dans cette optique, la mise en réseau des acteurs économiques en région est incontournable pour rassembler, analyser puis exploiter la masse dinformations produites, quelle soit scientifique, technique ou commerciale. Cest lobjet de la politique des pôles de compétitivité, et plus largement de la Stratégie Régionale de lInnovation déployée dans la région. Les deux pôles de compétitivité dont le siège est en Haute-Normandie, Nov@log pour la logistique et Moveo pour lautomobile, sont des structures performantes qui, pour jouer pleinement leur rôle dusine à projets, doivent réussir à tisser des liens étroits avec les producteurs dinformations techniques et économiques touchant à leur domaine de compétence. Au-delà des domaines ciblés par les pôles, lagence régionale de linnovation Seinari, financée par lEtat et la Région, a pour mission danimer le réseau régional de linnovation, afin de permettre la circulation de linformation économique entre les acteurs et lémergence de projets innovants débouchant sur la création dentreprises et demplois. La cellule de Veille et dAlerte, animée par le Commissaire au Redressement Productif, constitue également un lieu déchanges autour de la sécurité économique des entreprises les plus fragiles. Au-delà de la protection du patrimoine immatériel de lentreprise, des questions telles que la détention du capital social où lévolution de la réglementation sur les marchés clefs dune entreprise y sont abordées. Quels types d’interventions (quelles actions concrètes) sont mené(e)s en région par les services de l’Etat ? Limportance des flux logistiques qui transitent en région, par les deux grands ports maritimes du Havre et de Rouen, mérite une surveillance toute particulière de la part des services spécialisés, notamment les Douanes. Sagissant des entreprises, les pouvoirs publics les accompagnent à tous les niveaux : pédagogie de la sécurité des locaux et des systèmes dinformation, définition dune politique de maîtrise de linformation au sein des entreprises et définition dune stratégie de protection du patrimoine industriel. Dans le domaine de la sécurité et de la prévention, la direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) et la Gendarmerie Nationale mènent des actions de formation et daudit auprès des chefs dentreprise afin quils améliorent lintégrité de leurs locaux et de leurs systèmes dinformations, et pour les sensibiliser aux manipulations ou aux attaques dont ils peuvent être la cible. Avec ces services, la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) assure un suivi spécifique des entreprises impliquées dans le secteur de la défense. Les visites dentreprises menées par la DiRECCTE, et notamment par le chargé de mission régional à l’IE, peuvent également servir à sensibiliser les chefs dentreprise aux questions dintelligence économique et à détecter les "pépites" justifiant un accompagnement particulier à ce titre. Enfin des actions de diagnostic et de suivi, cofinancées par la DiRECCTE et les fonds structurels du FEDER, sont proposées aux entreprises pour évaluer puis améliorer entre autres la maîtrise de linformation au sein de leur organisation. LInstitut National de la Propriété Industrielle propose également des pré-diagnostics gratuits destinés à amener les entreprises à définir une stratégie de protection, et notamment de protection juridique, de leur patrimoine industriel. De même, les services de la DRFIP ou de la Banque de France, permettent aux pouvoirs publics de suivre les montages juridiques et financiers, parfois complexes, qui peuvent définir les droits de propriété sur une entreprise et donc sur le patrimoine industriel, aussi bien matériel quimmatériel, de celle-ci. Concourant au même objectif dinformation et dalerte des pouvoirs publics, la DiRECCTE assure une veille technologique et réglementaire dans les différents secteurs dactivité économique. Dans une économie ouverte et mondialisée, la recherche et linnovation sont les meilleurs atouts de nos entreprises. La protection physique, organisationnelle et juridique des fruits de leurs efforts est donc impérative afin de leur permettre de se différencier, de conserver leurs avantages concurrentiels, et de se développer sur les marchés domestiques et internationaux.3 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  4. 4. L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DIRECCTE Vous dirigez la DiRECCTE de Haute-Normandie depuis quelques mois après avoir eu la responsabilité de celle de la région Lorraine. Comment percevez-vous cette nouvelle région ? La Haute-Normandie, au-delà de son apparente petite taille - elle ne compte que deux départements, la Seine-Maritime et l’Eure - est la 6ème région industrielle française. L’Eure, à elle seule, occupe le 7ème rang parmi les départements. Sur le plan démographique, avec un peu plus de 1,8 million d’habitants, la Haute-Normandie occupe le 5ème rang pour ce qui est de l’emploi salarié industriel. Ce qui correspond à son passé économique fortement marqué tant par l’industrie que par le commerce international.ENTRETIEN Sa position exceptionnelle, notamment entre la mer (la Manche) et la capitale par la vallée deAVEC la Seine, de même que des infrastructures importantes telles que les deux grands portsSERGE maritimes du Havre et de Rouen, en font naturellement une région privilégiée pour les fluxLEROY économiques et la logistique. Pour autant, ce n’est pas une région principalement de transit. C’est, tout au contraire, une région qui demeure fortement industrielle avec ses activités pétrolières et de pétrochimie, mais aussi dans les domaines de l’automobile (Renault compte ici deux sites importants, Cléon et Sandouville) et de l’aéronautique … Elle présente également des particularités avec son industrie verrière et du flaconnage et la production d’un lin d’excellente qualité. C’est du reste la première région énergétique de France, ce qui nous vaut de figurer également aux tous premiers rangs en matière de risques industriels. Comment la politique publique d’intelligence économique s’inscrit-elle au sein des services de la DIRECCTE ? Nous avons bien évidemment inscrit cet axe fort de la politique économique au profit du développement et de la compétitivité des entreprises comme du développement et de l’attractivité des territoires dans notre action, conformément aux priorités définies par le Premier ministre dans sa circulaire du 15 septembre 2011.DIRECTEUR REGIONAL DES Tous les axes qui s’y trouvent développés, la veille stratégique, le soutien à la compétitivitéENTREPRISES, DE LA des entreprises, l’enjeu présenté par des transferts accrus des établissements ou desCONCURRENCE, organismes de recherche publique vers le secteur productif et des services, comme la sécuritéDE LA CONSOMMATION, DU économique trouvent leur place naturellement dans une région qui n’échappe pas auxTRAVAIL ET DE LEMPLOI difficultés du moment et à des évolutions plus de fond. Le service du développement économique régional, sous l’impulsion du chef du pôle 3E et de son chef de service, œuvre à améliorer la compétitivité de nos PME/PMI et à structurer les filières qui ont besoin de notre expertise et de notre accompagnement. Au-delà de la panoplie classique des modalités d’intervention dont dispose ce service, nous avons voulu nous doter d’un secteur en charge des mutations économiques et des restructurations, sans omettre les incidences en matière de gestion des compétences et des emplois. Enfin, l’intelligence économique trouvera un levier particulier au sein de la DiRECCTE par le biais du plan régional de veille stratégique et de la plate-forme collaborative e-veil qui permettra concrètement de le mettre en œuvre. Nous devons trouver là un outil de mise en cohérence et en perspective de notre action, car si l’heure est malheureusement davantage au curatif, nous n’oublions pas pour autant l’anticipation, porteuse de la croissance de demain. Y a-t-il selon vous, en région Haute-Normandie, des objectifs particuliers qui méritent d’être poursuivis dans le domaine ou sous couleurs d’intelligence économique ? Si l’on veut mettre l’accent, en parlant d’intelligence économique, comme je l’évoquais il y a un instant sous un jour prospectif, je mettrai d’abord en avant le secteur de la logistique. Celui-ci est à lier grandement à des réalisations et à des projets que nous devons considérer comme structurants pour le territoire et le devenir de cette région. Le sort de la logistique normande est intimement lié au projet de l’Axe Seine et du Grand Paris de même que ce secteur tire profit des réalisations havraises au titre de Port 2000. Nous avons dans ce domaine, au Havre notamment, des lieux de formation et des compétences avérées. D’autres secteurs sont également très prometteurs, l’aéronautique notamment, dont la filière s’est structurée sous le nom de NAE (Normandie AeroEspace) autour de grands acteurs. Cette filière est à l’origine de la création d’un nouveau centre de formation supérieure afin de couvrir ses propres besoins en compétences. Enfin, sans que ceci soit exhaustif, une filière comme celle de l’automobile nécessite de notre part une veille toute particulière en raison de l’emploi qu’elle représente en région et de la présence de pôle d’excellence et du pôle de compétitivité MOV’EO, à vocation mondiale.4 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  5. 5. L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DRFIP Quel est exactement le rôle de la DRFIP en matière de veille économique ? La DRFiP a hérité du rôle exercé traditionnellement par les trésoreries générales en matière économique, notamment à travers l’animation des CODEFI et des CCSF. Mais la fusion des services du trésor public et des impôts, effective à Rouen depuis décembre 2009, a élargi le champ de connaissances et d’intervention de cette administration : la gestion de la fiscalité des entreprises, le soutien aux entreprises en difficulté et le rôle du conseil du préfet en matière économique et financière entrent en synergie pour améliorer qualitativement la fonction de veille qui est un des éléments constitutifs d’une démarche d’intelligence économique. Ainsi uneENTRETIEN cellule de veille économique a été mise en place par la Division de l’expertise et de l’actionAVEC économique (DEAE). Elle s’appuie sur le réseau des services d’imposition des entreprises qui suivent de près l’assiette et les encaissements de taxe sur la valeur ajoutée et de contributionMICHEL économique territoriale des entreprises, et sur le réseau des trésoreries qui ont une bonneLE CLAINCHE connaissance des entreprises soumissionnaires des marchés des collectivités territoriales. Cette position peut permettre, avec l’importante limite du secret fiscal, d’alerter très en amont sur les difficultés d’un secteur (exemple les sous-traitants de l’automobile), ou d’une zone économique (exemple, les prestataires du service d’une usine en liquidation). D’un point de vue plus global, la ²DEAE a mis au point un suivi de la conjoncture à partir des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée : quinze jours après la fin du mois, ce service met à la disposition des décideurs des tableaux indiquant l’évolution des chiffres d’affaires, des achats, des investissements et des exportations par secteurs d’activité. Ces données, croisées avec le résultat du recouvrement des autres impôts, ceux des enquêtes de la Banque de France auprès des chefs d’entreprises, les informations de l’URSSAF et celles de la Direccte permettent au DRFiP de fournir une analyse mensuelle de conjoncture au Comité de l’action régionale (CAR) et aux commissions départementales de suivi de l’économie. Quels sont de votre point de vue les forces et les faiblesses de l’économie en Haute-DIRECTEUR REGIONAL DES Normandie ?FINANCES PUBLIQUES Le tissu des entreprises de Haute-Normandie est très diversifié, ce qui est un atout. Les filières s’organisent de mieux en mieux (automobile, logistique, énergie, aéronautique ...) et se tournent résolument vers l’avenir (mobilité « verte », transports fluviaux, moteurs hybrides, éolien maritime...). Les ports et les pôles de compétitivité (Moveo et Novalog) et de nombreuses grappes d’entreprises constituent de bons points d’appui. Une part non négligeable est cependant liée à des secteurs traditionnels (raffinage, automobile) qui restent importants mais qui doivent encore accomplir des mutations importantes. La région souffre également encore de l’éloignement des centres de décision, d’une qualification insuffisante et d’une fuite de sa jeunesse. Cependant, la réflexion sur l’Axe Seine commence à porter ses fruits et devrait donner une nouvelle impulsion pour faire émerger des projets de développement à l’échelle de la grande région normande et, mieux encore, à l’échelle européenne comme peut le préfigurer le groupement des ports Haropa (le Havre, Rouen, Paris). Ces atouts devraient permettre de passer le cap d’une conjoncture particulièrement difficile marquée par la stabilisation des chiffres d’affaires depuis plusieurs mois et par une perte d’emplois importante. Quel est le rôle de la DRFIP en matière de soutien aux entreprises en difficultés ? Le rôle traditionnel de soutien aux entreprises en difficultés est assuré dans le cadre des différentes instances : CODEFI, CCSF, commissions de suivi de l’économie. Depuis le début de la crise financière en 2008, la DEAE est insérée dans un réseau d’acteurs très efficace qui comprend outre la Préfecture et la Direccte, les parquets (qui sont membres du CODEFI), la Banque de France et la médiation du crédit, OSEO, la Région (qui consulte la DEAE sur les aides qu’elle accorde aux entreprises), le Conseil général ... Le fonctionnement de ce réseau est renforcé par la création récente du Commissaire au redressement productif qui personnifie l’action de l’Etat, ce qui lui donne une fonction de communication, d’alerte et de coordination qu’il accomplit avec beaucoup d’efficacité. Le fait qu’il soit issu, en Haute-Normandie, de la DRFiP où il était responsable de la DEAE, facilite les rapports. La division participe activement à la cellule régionale de veille et d’alerte précoce qui se réunit tous les quinze jours et la commission des chefs de services financiers et des organismes de sécurité sociale (CCSF), pour ce qui relève de sa compétence, complète son action auprès des autres partenaires. Les fonctions sont très complémentaires d’autres missions économiques de la DRFIP telles que l’assistance du Préfet en matière de tutelle financière des chambres consulaires ou la coopération étroite et constante qu’elle entretient avec la Banque de France et la Caisse des dépôts. Quel est le rôle de la DRFIP en matière de sécurité économique ? Il faut tout d’abord rappeler qu’en cas de crise, le directeur régional des finances publiques doit, d’une part, contribuer à la gestion de la crise pour assurer la continuité économique et sociale de la région en exerçant un rôle de conseil auprès du préfet dans son domaine de compétences et d’autre part, assurer la continuité de ses propres services.5 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  6. 6. L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE A LA DRFIP A ce titre, il a été demandé à chaque département d’élaborer un Plan de Continuité de l’Activité en l’adaptant aux configurations locales afin de le rendre le plus opérationnel possible. En lien avec la Direction Départementale du Territoire et de la Mer, il a été possible d’identifier le risque inondation pour la plupart des sites placés en Seine-Maritime. Ainsi sur les 65 implantations de la DRFiP, à ce jour, six sites ont été identifiés en zone inondable par la DDTM. De même, la prise en compte du risque nucléaire et industriel a permis d’identifier les sites situés dans des zones à risque (32 en zone « Seveso » et 3 en zone « nucléaire »). Des sites de repli seront déterminés d’ici peu afin d’assurer, en cas d’accident majeur, la protection des agents et la continuité des missions de la DRFiP. De plus, chaque année des exercices de crise sont organisés par la préfecture associant les différents acteurs parmi lesquels figure la DRFiP : en 2010, exercice de crise autour de la centrale nucléaire de Penly et en 2011 autour de la centrale nucléaire de Paluel. Plus généralement, la correspondante pour la sécurité économique qui est membre de la DEAE participe pour ce qui la concerne aux réflexions et actions en matière d’intelligence économique impulsées par le chargé de mission régionale à l’intelligence économique, d’ailleurs lui aussi, issu de cette division. UNE DOUANE PERFORMANTE POUR FAVORISER LA COMPETITIVITE DES ENTREPRISES - Une administration de régulation entre facilitations et sécurisation des échanges. La mission de régulation des échanges internationaux se concrétise à la fois par un soutien apporté aux entreprises pour favoriser leur compétitivité à linternational, une sécurisation de leurs opérations, une lutte sans relâche contre la fraude et le crime organisé.GERARD CANAL Dans la région Haute-Normandie, les directions régionales des douanes de Rouen et du Havre participent activement à cette action. Elles sattachent à concevoir des procédures visant à simplifier les formalités liées aux opérations douanières, notamment sur les plates-formes portuaires. Cest ainsi que pour les deux grands ports maritimes normands du Havre et de Rouen, plusieurs axes de travail ont été engagés portant notamment sur la dématérialisation des procédures et lharmonisation des pratiques. Aujourdhui, les opérateurs réalisent le dédouanement de leurs marchandises de manière totalement informatisée grâce à lapplication Delt@, accessible 24h/24 et 7 jours/7. Le temps moyen de dédouanement est désormais de moins de 6 minutes sur les deux places portuaires, participant ainsi à lamélioration du temps de passage de la marchandise et à sa libération.DIRECTEUR INTERREGIONAL En outre, des simplifications visant à mieux organiser les échanges de conteneurs par voie fluvialeDES DOUANES ET DES DROITS sur laxe Seine, ont été mises en œuvre tant à limportation quà lexportation, entre Le Havre,INDIRECTS Rouen, et les ports franciliens, afin de fluidifier le pré et post acheminement des marchandises. Elles sarticulent sur la base dune véritable association des communautés portuaires havraise et rouennaise, concrétisée par un rapprochement technique très poussé au sein du "Cargo Community System AP+", système informatisé de gestion commune du frêt, utilisé sur ces deux ports. Ces procédures simplifiées permettent dassurer une traçabilité et un suivi en temps réel des mouvements de marchandises. - Une administration à vocation internationale. La connaissance des acteurs du commerce international, le recours à laudit et létablissement de partenariats, permettent dapporter un soutien sur mesure aux entreprises tout en distinguant les opérateurs fiables des opérateurs à risque. Les services douaniers accompagnent ainsi les entreprises normandes à linternational dans le cadre dune démarche de conseil personnalisée. A ce titre, les avantages douaniers et concurrentiels du statut dopérateur économique agréé (OEA) leur sont présentés. Plus dune centaine dentreprises ont dores et déjà obtenu ce statut en Haute-Normandie. Cette certification leur permet dacquérir un label de confiance concernant les processus douaniers et de sécurité / sûreté quelles mettent en œuvre, garantissant une maîtrise de leurs risques et permettant la mise en œuvre de facilitations ainsi que des contrôles adaptés en fonction dun ciblage pertinent des flux de marchandises. Le statut dOEA délivré après audit au sein de lentreprise par la douane française est reconnu par tous les pays de lUnion Européenne et par les pays signataires daccords de reconnaissance mutuelle (Japon, États-Unis, Suisse, Norvège…). Ces accords permettent donc une fluidification des opérations douanières dans les pays de destination pour les opérateurs qui ont investi dans la sécurisation de leur chaîne dapprovisionnement internationale. Service, Simplicité, Sécurité : tels sont les engagements pris par la douane en faveur notamment des opérateurs économiques accrédités.6 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  7. 7. LA DEMARCHE IE A LA SOCIETE JACQUES DUBOIS M. Voiriot, vous êtes Directeur Général de la société Jacques DUBOIS, implantée à Barentin en Seine-Maritime. Pourriez-vous nous présenter cette société ? Jacques DUBOIS est une PMI familiale, créée en 1937, dont les dirigeants sont restés jusqu’à ce jour les principaux actionnaires. Son cœur de métier, son métier historique, est le tricot métallique. Avec une quarantaine de collaborateurs, elle produit des pièces composites et des produits spécifiques de haute technologie pour une clientèle dans les domaines de l’aéronautique, du spatial, de la défense, des télécoms et de l’automobile. Notre activité va de la protection et du blindage électromagnétiques, des kits électriques en basse et moyenne tension jusqu’aux dispositifs anti-intrusion en passant par les jonctions d’échappement pour l’automobile.ENTRETIEN Nous développons des produits spécifiques, à la demande de nos clients, pour résoudre desAVEC problèmes complexes, notamment pour l’aéronautique.NICOLAS Comment êtes-vous venu, personnellement, à l’IE ?VOIRIOT J’ai tenu différentes responsabilités dans différents secteurs de l’industrie, y compris à l’étranger, aux USA notamment. Tout acteur économique, tout industriel a conscience du monde qui l’entoure et de ce que les mots concurrence et compétitivité veulent dire. Il y a pour moi une nécessité à faire tout ce que l’on peut pour protéger le savoir-faire et le capital intellectuel de l’entreprise. Mais avoir conscience de cela et agir, ou en prendre le temps et en avoir les moyens, sont deux choses différentes. Venons-en à la société Jacques DUBOIS et à l’IE ! L’IE faisait bien sûr partie de mes préoccupations, mais le manque de ressources en interne constituait un véritable obstacle. Non seulement pour les motifs que j’évoquais précédemmentDIRECTEUR GENERAL DE LA mais aussi pour mettre en place une détection un peu structurée de nouvelles opportunités deSOCIETE JACQUES DUBOIS croissance dans un contexte global. La rencontre avec Florian Brémaud, Conseiller Intelligence Economique de la Chambre de Commerce et dIndustrie régionale, a été déterminante. Voulez-vous souligner par là le besoin réel des dirigeants de PME/PMI à être accompagnés, mais à l’être de façon efficace ? D’entrée de jeu, j’ai posé mes conditions. Les PME ont effectivement besoin de rompre leur isolement, mais elles ont plus encore besoin de pouvoir s’appuyer sur des compétences externes, sous réserve d’efficacité dans les démarches préconisées, de propositions d’actions concrètes et de résultats ! Dans le cas qui nous concerne, mes premières réserves ont été vite levées par ce qui a été proposé en allant au-delà de l’identification des points faibles et des difficultés soulignées dans le diagnostic. L’intérêt de l’action collective à laquelle nous avons participé tient aussi au fait que nous avons bénéficié de solutions « sur mesures » avec la capacité de nous fournir les contacts qui vont bien à la clé. Sans entrer dans les détails, quelles actions ou quelles mesures concrètes avez-vous prises ? Effectivement, notre culture de la discrétion ne me permet pas de vous répondre en détails ! J’ai commencé à vous dire précédemment que notre force tient à notre savoir-faire technique, industriel, à la qualité de nos collaborateurs et à notre bonne utilisation de l’outil plus qu’à notre capacité de production. Nous avons logiquement commencé à protéger ce savoir-faire, les connaissances, tout en restant discrets sur ce que nous faisons et sur le « comment » nous le réalisons. Nous avons remplacé en totalité le système informatique qui présentait trop de vulnérabilités, et nous avons organisé des campagnes de sensibilisation de nos salariés. Et, bien sûr, nous sommes encore plus à l’écoute de ce qui se passe et se fait à l’extérieur avec une sensibilité accrue et plus de volontarisme dans la recherche de l’information mais aussi de sa restitution. Il est même très vraisemblable que tout ceci va influer plus qu’avant sur les choix de nos investissements, notamment ceux qui visent à accroître notre savoir-faire. Il semble, à travers les propos que vous nous avez tenus, que vous avez une satisfaction certaine à avoir suivi cette démarche ? Nous avions bien sûr mis en œuvre quelques actions que nous jugions prioritaires parce qu’elles nous permettaient une réaction rapide. Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir et des actions à mener qui sont atteignables à moins court terme. L’essentiel est que nous avons pris conscience grâce à cette action de l’urgence à agir, des points de vulnérabilité, de certaines critiques pour notre business, et de choix à opérer que nous ne pouvions plus différer. En fin de compte, nous serions devenus plus vulnérables si nous n’avions rien fait ou remis ceci à plus tard, en dépit de la difficulté à influer sur les comportements. Je ne peux qu’encourager les PME à faire cette démarche telle que l’a conduite la CCIR de Haute- Normandie.7 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  8. 8. LA CCI DE REGION HAUTE-NORMANDIE SOUTIEN DE L’ETAT EN MATIERE D’INTELLIGENCE ECONOMIQUE Monsieur Jean Pierre DESORMEAUX, pouvez-vous nous présenter le dispositif de votre institution en matière d’Intelligence Économique Entreprises ? Dans le cadre de la politique publique d’Intelligence Économique initiée depuis 2003 avec la nomination d’un Haut Responsable chargé de l’Intelligence Économique, les Chambres de Commerce et dIndustrie interviennent en soutien de l’État. En effet, de par leur maillage territorial, elles constituent un relais essentiel tant au niveau de la sensibilisation, que de l’accompagnement ou de la diffusion du message auprès des entreprises situées en région.ENTRETIEN AVEC Le réseau des chambres de commerce et d’industrie de Haute-Normandie a fait de l’IntelligenceJEAN PIERRE Économique l’une de ses thématiques d’actions prioritaires depuis 2007.DESORMEAUX Dans le cadre de la présente mandature, ce choix stratégique a été matérialisé par l’adoption, le 21 juin 2012, d’un Schéma Sectoriel Innovation et Intelligence Économique Entreprises dédié à la sensibilisation et à l’accompagnement des entreprises en matière d’Intelligence Économique. Les initiatives actuelles des chambres de commerce et d’industrie de Haute-Normandie s’articulent essentiellement autour de trois opérations : • Une action opérationnelle à destination des entreprises régionales (269 entreprises accompagnées depuis 2007) ; • La création et l’animation d’un club régional des bonnes pratiques en partenariat avec la Gendarmerie Nationale ; • La participation au Comité Régional d’Intelligence Économique piloté par la Préfecture de Région Haute-Normandie.Photo : Jacques-Olivier GASLYPRESIDENT LA CCIDE Comment abordez-vous concrètement cette thématique avec les entreprises deDE REGION votre région ?HAUTE-NORMANDIE Premièrement nous proposons un accompagnement individuel à nos entreprises dans le cadre d’un pré-diagnostic qui aborde aussi bien les aspects offensifs que défensifs de l’Intelligence Économique. Une première phase permet à l’entreprise d’évaluer son degré de maîtrise de l’information grâce à la remise d’un rapport de préconisations personnalisées définissant les principales marges de progrès. Une deuxième phase de suivi (optionnelle) permet à l’entreprise d’être mise en relation avec un expert afin de concrétiser ses priorités d’actions (coût de 1500 € HT pour l’entreprise grâce au cofinancement DIRECCTE & FEDER). Deuxièmement nous proposons un échange collectif aux entreprises dans le cadre du club des bonnes pratiques en Intelligence Économique. Conjointement organisé par la Gendarmerie Nationale et la CCI de Région Haute-Normandie, cet outil permet aux chefs d’entreprises d’échanger entre eux et avec des experts (DCRI, experts, institutionnels) sur des problématiques et des cas concrets relatifs à l’Intelligence Économique en entreprise. Pouvez-vous nous expliquer comment vos services travaillent en réseau pour faire gagner en compétitivité les PME de votre territoire ? Nous partons du principe que l’Intelligence Économique constitue un préalable pour favoriser l’Innovation, le développement à l’international et le travail en réseau de nos entreprises. C’est pourquoi nos conseillers Intelligence Économique et Innovation travaillent au sein d’un même service - Service Réseaux, Innovation et Intelligence Économique. Les liens sont également très étroits avec notre service spécialisé dans le développement des entreprises à l’export - CCI INTERNATIONAL NORMANDIE®. Les chefs d’entreprises peuvent être également accompagnés par le Pôle Normand des Echanges Electroniques®. Ce service des CCI de Haute-Normandie spécialisé dans les nouvelles technologies de linformation et de la communication permet aux entreprises de mieux appréhender les nouvelles technologies et ainsi gagner en compétitivité. Pour mieux collaborer et échanger, la CCI de Région met également à disposition des acteurs économiques le site web MEREZO NORMANDIE® permettant à ces structures de travailler en mode collaboratif. Nous portons également une attention toute particulière aux entreprises membres des filières et des pôles de compétitivité car elles sont au cœur des futurs enjeux de développements (recherche, innovation...).8 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  9. 9. L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE A LA CCI DE REGION HAUTE-NORMANDIE La CCI de Région Haute-Normandie s’est également engagée dans une démarche d’Intelligence Économique Territoriale. Pouvez-vous nous en dire plus ? Depuis 2008, le réseau des CCI de Haute-Normandie s’est engagé dans une démarche d’Intelligence Économique Territoriale sous le pilotage du Pôle Etudes et Aménagement Territorial. L’objectif affiché pour notre institution est de produire de l’information économique pertinente et stratégique aux acteurs économiques locaux et régionaux, pour les guider dans leur prise de décision et le pilotage de leur stratégie de développement. Afin de répondre à cet objectif, nous avons déployé plusieurs outils qui sont à l’heure actuelle parfaitement opérationnels : • Un Système d’Information Économique qui constitue un outil d’aide à la décision pour les acteurs du développement économique (entreprises, institutionnels, filières et fédérations professionnelles, élus…). • Des observatoires socio-économiques régionaux (export, TIC…) pour répondre aux besoins en information des services opérationnels du réseau des CCI de Haute-Normandie ORECO®, lObservatoire Régional de la Compétitivité ; OREFI®, lObservatoire Régional des Filières ; OREXPORT®, lObservatoire Régional de lExport. • Le Panorama économique 2012 : « La Normandie en chiffres et en cartes » Que ce soit pour un territoire, ou pour une entreprise, la maîtrise de linformation devient un élément de compétitivité nécessaire dans un environnement en constante mutation. C’est pourquoi le réseau des CCI de Haute-Normandie s’attache à faire passer les bons messages et à mettre en œuvre des outils opérationnels pour maximiser le développement des entreprises et des territoires.9 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  10. 10. INFLUENCE En novembre, vous avez ouvert le site www.communicationetinfluence.fr ? Quelle est son utilité pour les entreprises ? Dune part, les sensibiliser aux enjeux du « smart power », et dautre part, les encourager à engager concrètement des stratégies dinfluence dans la guerre économique. Une communication dinfluence bien menée soutient et amplifie la stratégie définie par la direction. Elle lui permet de manœuvrer au mieux au sein de son écosystème, souvent complexe et mouvant, afin doptimiser ses objectifs. Linfluence doit être appréhendée simultanément de manière théorique et pratique. Notre Lettre mensuelle Communication & Influence, lancée en juillet 2008, favoriseCOMMUNICATION la réflexion sur la durée, loin des modes et du prêt-à-penser. Elle est une plate-forme de& INFLUENCE réflexion, dinformations et déchanges, qui recueille les témoignages des décideurs du public comme du privé, des hauts fonctionnaires et des chercheurs, des experts civils et militaires, français ou étrangers. Leurs contributions ouvrent des perspectives nouvelles, à la confluence de la communication classique et de lintelligence économique. Le site lancé en novembre 2012 a déjà une solide assise puisquil intègre la collection complète de la Lettre. Tous les thèmes et lesENTRETIEN AVEC auteurs - dont beaucoup de noms prestigieux - sont répertoriés (le SCIE y a été à lhonneur en janvier 2012). Une rubrique Actualités permet également de signaler au jour le jour les sujets etBRUNO les sources dignes dintérêt.RACOUCHOT Et pour la partie concrète portant précisément sur les actions dinfluence au quotidien ? Nous avons commencé très tôt, en créant Comes communication dès 1999. A cette époque, peu de gens en France exploraient la sphère de linfluence. Cest Alain Juillet, ancien Haut Responsable à l’Intelligence Economique, qui, le premier, nous a encouragé à travailler sur cet axe. Pionniers, nous avons mis au point une méthode visant à engager ces stratégies de communication dinfluence, au profit dentreprises, de collectivités territoriales, dONG, de grandes écoles, fédérations, fondations ou think tanks... Implantée à Paris, Toronto, São Paulo et bientôt Rabat, Comes communication œuvre dans le domaine des « public affairs », proposant des stratégies et des vecteurs de communication dinfluence aux organisations publiques etDIRECTEUR DE LA LETTRE privées, pour optimiser leur identité et les accompagner dans leur positionnement stratégique.MENSUELLECOMMUNICATION & INFLUENCE Comment sarticulent les rapports entre communication et influence ?www.communicationetinfluence.frET DE LA SOCIETE COMES Dans ce cadre des communications indirectes et transverses, on ne parle ouvertement ni du cœurCOMMUNICATION de métier ni des produits ou services. Lentreprise se positionne au-delà de son savoir-faire, afinwww.comes-communication.com dattirer lattention de ceux qui "font lopinion" (leaders dopinion et parties prenantes). Comment ? Par des messages récurrents, établissant en permanence un lien entre son identité, les valeurs quelle affiche, et les questions dactualité qui valident son positionnement. Elle développe ainsi un discours cohérent, porteur de sens. Apparaissant progressivement comme une structure proactive et responsable, elle devient de facto un interlocuteur privilégié pour ceux qui lobservent. Ainsi, elle simpose peu à peu comme LA source de référence dans sa sphère dactivité et sur son marché. Grâce à sa forte identité, elle peut rayonner en douceur et favorablement en direction de ceux qui lobservent, la jaugent et souvent la jugent. Les Anglo- saxons assimilent dailleurs linfluence à du « high and branding », du branding haut de gamme, fondé sur ladhésion à des valeurs. Concrètement, quels sont les retours sur investissement dune stratégie dinfluence ? Il faut dabord que lentreprise ait une stratégie clairement définie et assumée. Sur le plan communicationnel, les vecteurs dinfluence vont ainsi lui permettre de : • Se montrer proactive (à la différence de ses concurrents, elle observe les réalités du monde bien au-delà de sa seule expertise technique), • Inspirer la confiance (face à la crise, elle veille pour optimiser sa démarche stratégique), • Susciter lintérêt (elle préempte des champs nouveaux de communication, ce qui intéresse les relais dopinion, en particulier la presse), • Renforcer son identité, afficher les valeurs "maison", (donc se différencier des concurrents), • Conforter sa notoriété (sa stratégie réaliste sinscrit sur le long terme, prenant en compte les nouveaux enjeux du business et du management). • Dautres retours sur investissement peuvent être observés : • Sur le plan commercial (entretenir le lien permanent avec les clients), • Sur le plan des ressources humaines (attirer et fidéliser les talents, conforter ladhésion à la culture dentreprise).PROPOS RECUEILLIS Enfin, sur le plan financier, la démarche vise également ceux qui font lévaluation de lentreprise.PAR Car ils se fondent non seulement sur les bilans, mais aussi en grande partie sur les analysesDOMINIQUE GERARD produites par les relais dopinion. Une communication dinfluence permet doptimiser le Goodwill, le capital immatériel de lentreprise, (particulièrement sensible lors dun transfert de propriété), en termes de potentiel de développement, douverture desprit, de faculté dadaptation, de rayonnement, dintelligence, de culture, de qualité de recrutement, dimage...10 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  11. 11. SUPPLEMENT Les cahiers de la Veille Des connaissances méthodologiques faciliteront la bonne exécution de certaines tâches telles que : l’identification des producteurs dinformations de sourcesVEILLEUR : UN METIER… payantes et non payantes ;DES COMPETENCES l’évaluation de la fiabilité des sources ; la détection d’informations au sein des réseaux ; l’élaboration d’une stratégie de recherche avec la maîtrise des fonctions avancées des outils ;Dans un environnement fortement concurrentiel, toute la mise en œuvre d’outils danalyse de données ;organisation se doit d’anticiper les évolutions, d’où le rôle la rédaction d’un cahier des charges fonctionnel ;essentiel du veilleur dont le métier se situe au cœur de la coordination des moyens et des acteurs etc.l’information. D’une manière générale, la pratique de la La diffusion de l’information est une étape primordiale. Lesveille nécessite de détenir les qualités et les compétences destinataires des résultats sont sélectionnés avec soin afinrequises pour la recherche de l’information pertinente. de transmettre l’information aux bonnes personnes au bon moment et par le moyen les plus adapté : portail de veille, bulletin dalertes, lettre d’information, rapportUNE MISSION … détonnement etc.Le veilleur fournit toutes informations utiles au décideur Une connaissance des bonnes pratiques documentaires esten vue de l’éclairer, de l’aider dans ses prises de décision souhaitable pour la création d’un plan de classement deset de l’alerter sur de potentiels changements de résultats et sa mise à disposition sur un portail de veilleparadigme dans son environnement. Il conçoit, met en adapté au besoin des utilisateurs. A ce stade de publication,œuvre et fait évoluer le dispositif de veille afin de il faut être particulièrement vigilant à la prise en compterépondre au mieux aux demandes des utilisateurs des préoccupations en matière de droits de propriétéLe concept de veilleur regroupe différents métiers avec intellectuelle.des appellations telles que chargé de veille, veilleur, Enfin, le veilleur doit savoir se remettre en question etanalyste, chef de projet de veille etc. instaurer un dialogue permanent avec le décideur afin deLe veilleur dit « stratégique » mène des opérations de vérifier que l’information diffusée est utile. Des outilssurveillance afin de détecter des tendances. Il s’agit pour statistiques ou des enquêtes de satisfaction peuventlui d’identifier les grands enjeux et de les traduire en permettent de vérifier l’adéquation des résultats de la veilleproblématique informationnelle. Il est à l’affût de la avec les besoins de l’utilisateur final.bonne information en détectant aussi bien lesopportunités que les risques. AVEC UN VASTE PERIMETRE D’ACTIONS … Le métier de veilleur s’applique à un grand nombre deNECESSITANT UNE DEMARCHE ADAPTEE … domaines : technologique, commercial, concurrentiel,Dans ce contexte, le veilleur définit les objectifs de la économique, scientifique, juridique, règlementaire, veilleveille en déterminant des axes qu’il concrétise dans un image etc.plan de veille, véritable cartographie des thématiques à La veille est dite « stratégique » dès lors que les analysessurveiller. Cette phase en amont est essentielle car elle qui en découlent ont une importance vitale. Les analystes enpermet d’identifier quels sont les sujets à prioriser. charge de ce type de veille peuvent être des personnesLe veilleur recense les ressources utiles, écrites ou orales, confirmées capables d’intégrer leurs recherches dans unnumériques externes (Internet, bases de données etc.) ou plan de développement stratégique. La dimensioninternes (Intranet, GED etc.). prospective est alors très importante.Dans ce cadre, le veilleur peut être amené à créer, À contrario, les veilleurs plus spécialisés peuvent être deanimer ou participer à des réseaux ou des communautés jeunes professionnels à qui l’on confie des missions précises.ciblées internes ou externes. Les veilleurs peuvent également être acteurs comme dans leIl qualifie et sélectionne les sources numériques (flux RSS, domaine des ressources humaines ou de la veille sanitairepage ou site Internet) avant de les paramétrer, etc. En définitive, il existe autant de type de veilles que ded’appliquer des filtres et des équations de recherche dans domaines « métier ».un outil de veille qui assurera une collecte automatiséede l’information. Cette étape nécessite une bonne UN POSITIONNEMENT CENTRAL …connaissance des outils de veille et de recherche del’information. La place du veilleur est centrale pour capter et surtout pourLe veilleur valide les informations pertinentes qu’il diffuser l’information utile à chaque utilisateur en fonctionanalyse, recoupe, met en perspective afin de les organiser de ses besoins et permettre ainsi une décision adaptée aupour en faciliter l’interprétation. problème en cours.Il pourra s’aider, dans cette opération, d’applications Compte tenu de la finalité stratégique de la veille, cetted’analyse graphique pour affiner ses choix, la fonction sexerce auprès des décideurs. Suivant soncompréhension des différentes méthodes d’analyse de positionnement, le veilleur par son interactivité est moteur.l’information est alors un plus.11 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  12. 12. SUPPLEMENT Les cahiers de la Veille Le veilleur, placé au centre de deux processus de l’information : recherche et diffusion, détient des capacités d’adaptation pour maîtriser rapidement les nouveauxVEILLEUR : UN METIER… domaines et une grande réactivité pour répondre aux demandes. Il est à l’écoute, a le sens de la communicationDES COMPETENCES (SUITE) tout en étant discret en raison de la confidentialité de certaines informations traitées. Il est organisé, créatif et autonome. Polyvalent, il est capable de dialoguer avec des spécialistes. Il est force de proposition tout en restant en dehors du processus de décision.Il est au cœur des différents métiers et activités de De par ses fonctions, le veilleur est animé d’une curiositélorganisation et tout comme l’ensemble des acteurs, intellectuelle naturelle l’incitant à creuser son sujet à lasoumis aux mêmes contraintes. Le veilleur doit recherche de nouvelles pistes et de signaux faibles tout enappréhender les différentes façons de penser et de conservant son esprit critique et une approche méthodiqueraisonner de ceux-ci. et rigoureuse. Il n’est pas directement dans l’opérationnel,C’est un accompagnateur qui va guider le décideur dans mais son expérience professionnel dans ce domaine lui serasa démarche d’analyse en lui apportant une aide à la particulièrement utile.recherche et à l’interprétation de l’information. Le veilleur, astucieux, utilise tout ce qui pourra lui faireDans certaines structures, il est parfois un simple gagner du temps pour le consacrer à donner de la valeurtechnicien de la recherche d’informations mais détient ajoutée à son produit.néanmoins une position centrale en captant des signaux Il est un producteur d’idées possédant un savoir-faire dans laqu’il regroupe et exploite. recherche informationnelle et un savoir-être favorisant les communications et les échanges.DES COMPETENCES SPECIFIQUESPour réaliser ses différentes tâches, le veilleur doit être EN CONCLUSIONen mesure de développer des compétences de Le statut qui est accordé au veilleur définit non seulementcompréhension des besoins et présenter des facultés son rôle, mais aussi sa crédibilité et son influence.d’analyse et de synthèse. Pour plus d’informations, une fiche « métier » de veilleurLe veilleur doit connaître les problématiques de son stratégique est accessible dans le répertoire des métierspérimètre d’activité, développer des expertises dans ses ministériels actualisé en août 2011 en ligne, lien :domaines cibles et acquérir des compétences http://www.economie.gouv.fr/files/repertoire-metiers-ministeriels.pdfméthodologiques adaptées au recueil, au traitement et à La norme « Management de l’intelligence stratégique » FD Xl’analyse de l’information, des capacités d’interprétation 50-052 de l’Afnor décrit, par ailleurs, le rôle des acteurset de communication ainsi que des compétences d’un système dintelligence stratégique.relationnelles pour le travail en réseau. Il sait Bercy (IGPDE) propose deux modules de formation à laappréhender de manière efficace le Web et ses usages. Veille : « initiation à la veille » et « comment réaliser unDans la pratique, il définit et met en œuvre un plan de plan de veille ». Par ailleurs, les veilleurs désignés leurveille, exploite au mieux les différentes ressources direction/service, dans le cadre de la mise en œuvre denumériques (bases de données, outils collaboratifs …) et l’outil de veille « e-veil » déployé à Bercy, bénéficient d’unedocumentaires, est apte à analyser, traiter l’information, formation professionnelle spécifique à cet outil.à rédiger des documents d’aide à la décision et à créer,animer un réseau humain. Dominique Sabatté12 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  13. 13. SUPPLEMENT Les cahiers de la Veille Google Panda 22EN BREF… Cette nouvelle modification de lalgorithme de recherche de Google impacte 0,4% des requêtes dans le monde. Google Panda 22 été lancé le 21 novembre dernier. Il vise à réduire la place des sites de faible qualité dans les résultats du moteur. Lien : http://www.abondance.com/actualites/20121202-12085-google-panda- 22-lance-le-21-novembre-dernier.htmlMETHODOLOGIELes outils numériques pour les chercheurs OUTILS GRATUITSCette page sensibilise les doctorants à l’usage des outils de Twitter, ressource informationnelleveille numériques dans le cadre de leurs pratiques derecherche d’informations. Elle renvoie vers différents sites Alors que le volume des conversations sur Twitter ne cesse deoffrant des formations et des guides en ligne. s’accroître, l’outil réduit ses fonctionnalités de gestion desLien : http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/18823/doctorat-2-0-les- informations utiles dans le cadre d’un usage de veille.outils-numeriques/ Lien : http://caddereputation.over-blog.com/article-vers-la-fin-de-twitter- comme-ressource-informationnelle-110749988.htmlAnticiper et gérer les crises sur les médias sociaux Cinq applications mobiles pour la veilleL’ouvrage d’Antoine Dupin et de Ronan Boussicaud s’intéresseaux mécanismes communicationnels à travers les réseaux L’outil, Tweetbot, de suivi Twitter assure la gestionsociaux. A l’usage des entreprises, il comprend notamment multicomptes. Le service ergonomique Readability sedes cas pratiques et des retours d’études. L’un des synchronise avec les différents navigateurs. Evernote eninterviewés en assure la présentation sur son blog. compte premium assure la sauvegarde de ses contenus en modeLien : http://intelligences-connectees.fr/2012/11/07/la-veille-en- Cloud. Reeder, doté d’une bonne ergonomie, se synchroniseentreprise-pour-faire-face-aux-crises/ notamment avec Google Reader. Le service de veille sur l’actualité Zite détecte les affinités de lecture.Réussir son projet de veille Lien : http://www.demainlaveille.fr/2012/11/13/quelles-sont-vos-applications-mobiles- pour-la-La veille, c’est quoi et pourquoi, le cycle de la veille, le lien veille/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+DemainLaVei lle+%28Demain+la+veille%29&utm_content=FeedBurner+user+viewentre veille et innovation, le rôle et les limites de latechnologie sont autant de points abordés dans ce billet.Lien : http://espaceb.bibliomontreal.com/2012/10/24/comment-reussir- Mention, un nouvel outil d’alerte sur mots clésson-projet-de-veille/ Cet outil permet d’être averti en temps réel de ce qu’il se dit sur un mot clé aussi bien sur les réseaux sociaux que sur lesEvaluer la crédibilité d’une ressource sur Internet blogs. Lien : http://www.blogdumoderateur.com/interview-mention-la-veille-a-L’URFIST de Rennes vient d’actualiser ses supports de portee-de-tous/formation sur l’évaluation d’une source Web.Lien : http://www.sites.univ-rennes2.fr/urfist/ressources/evaluer-la-credibilite-dune-ressource-sur-internet RESSOURCESRechercher dans les bases de données documentaires Books at JSTORCe tutoriel vidéo de l’Infothèque HESGE (Haute Ecole de JSTOR complète sa plateforme de revues en ligne avec plus deGestion de Genève) donne un aperçu des méthodes de 15 000 ouvrages d’éditeurs universitaires ou scientifiques.recherche dans les bases de données professionnelles Lien : http://about.jstor.org/news/new-chapter-begins-books-jstor-launchespayantes telles que Factiva, LexisNexis, ABI/Inform, BusinessSource Premier etc.Lien : http://www.hesge.ch/heg/infotheque/actualites/detail.asp?id=372 Guide des sources d’information pour une étude de marché La CCI de Rennes liste dans ce guide une série de ressourcesDU COTE DE GOOGLE utiles pour appréhender une étude de marché. Lien : http://www.rennes.cci.fr/fr/creer/etude-marche/atelier-etude- marche.aspxLes nouvelles pages de résultats de GoogleLes fonctionnalités de la précédente colonne doutils de Wikipedia dopée avec Sémanticpédia et DBpédiaGoogle affichée sur la gauche sont maintenant regroupéesdans différents menus moins visibles et moins explicites, Lancé en 2011, le projet Sémanticpédia regroupe desc’est ce que note Béatrice Foenix-Riou dans cette chercheurs qui développent des programmes destinés à mieuxprésentation. exploiter les contenus produits sur Wikipédia.Lien : http://blog.recherche-eveillee.com/2012/11/google-modifie-les- Lien : http://www.archimag.com/article/wikipedia-dop%C3%A9e-par-le-web-pages-de-resultats.html s%C3%A9mantique13 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  14. 14. Parution du Guide lorrain de l’intelligence économique Afin d’aider les entreprises dans leur démarche d’intelligence économique, cet ouvrage collectif des membres du CRIET lorrain propose des outils permettant de rechercher des données sur des marchés, de suivre ses clients, de se faire une idée de la stratégie de ses concurrents, d’anticiper les évolutions technologiques, de suivre l’élaboration d’une norme, d’identifier et de protéger ses vulnérabilités, son patrimoine technologique et son savoir-faire… autant d’enjeux qui sont au cœur de tout projet d’entreprise, quel que soit le domaine d’activité et indépendamment de la taille. Il est téléchargeable (PDF / 1.8 Mo), lien : http://www.lorraine.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/DIRECCTE-Lorraine-_16_novembre_2012.pdf AGENDA IERencontre GESICOHenri DOU, Docteur dEtat en Sciences Physiques et Chimiques, Ingénieur en pétrochimie, Directeur dAtelis, latelier IntelligenceEconomique de lESCEM, a été un des pionniers de la Veille et de lIntelligence Compétitive en France. Il se propose au cours decette rencontre de nous livrer ses réflexions sur les PME-PMI françaises et le développement à lInternational.Lieu : CCI du Mans et de la Sarthe, Maison de lInternationalLe 4 décembre, au MansLe défi français de l’Intelligence stratégiqueCette rencontre sera ouverte à l’Assemblée Nationale par Jean-Jacques Urvoas, Président de la Commission des Lois.Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif introduira le programme de la journée sur la thématique de “l’Intelligenceéconomique au service des entreprises françaises”. Jean-François Roubaud, Secrétaire général de la CGPME et Bertrand Warusfel,Professeur à lUniversité Lille2, avocat au barreau de Paris lui succéderont autour de cette même thématique. “La nouvelle place del’État et des territoires” fera l’objet des interventions suivantes d’Alain Rousset, Député, Président de l’Association des Régions deFrance, d’Alain Juillet, ancien Haut Responsable pour l’Intelligence Économique et de Jean-Louis Levet, Conseiller auprès duCommissaire général à linvestissement. Le troisième sujet de cette journée “La France à l’international » sera débattu par PhilippeClerc, conseiller en charge de la “Global Competitive Intelligence” à l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce etd’Industrie, Claude Revel, spécialiste d’intelligence stratégique internationale, auteur de La France : un pays sous influences ?Lieu : Assemblée Nationale, salle Colbert, 126, rue de lUniversitéLe 11 décembre, à ParisLien : http://www.portail-ie.fr/agenda/details/93-Le%20défi%20français%20de%20l’Intelligence%20stratégique.htmlDeuxième Comité Compétitivité Veille InfluencePiloté et animé par la DIRECCTE dans le cadre du Schéma Régional d’IE de la Région Centre, il coordonne les actions mises enœuvre dans la région en matière de promotion de la veille stratégique, entre autres par des actions de sensibilisation auprès desgroupements dentreprises (pôles de compétitivité, clusters, syndicats professionnels, agences des collectivités territoriales) et pardes visites assurées par les chargés de mission « développement économique » de la DIRECCTE, le CRIE et les partenaires. Il seréunit 2 à 3 fois par an.Le 13 novembre, à OrléansUsages émergents en matière de veille et de traitement avancé de linformation et des donnéesCette première journée détude DIXIT 2012, organisée par le GFII en partenariat avec lEcole de Guerre Economique (EGE) seraconsacrée aux usages émergents en matière de veille et de traitement avancé de linformation et des données. Les journées DIXIT(Données - Informations - eXpériences - Intelligence - Traitement) auront vocation à illustrer, sur une périodicité annuelle, lesévolutions de loffre et des usages sur le marché de linformation spécialisée à travers des retours dexpériences, des études de caset des présentations de projets innovants portés par des éditeurs de solutions, membres du GFIILe 13 décembre, à ParisLieu : Amphithéâtre Grenelle de lEGE, groupe ESLSCA Business School, 171 rue de GrenelleLien : http://www.gfii.fr/fr/evenement/dernieres-tendances-et-usages-de-la-veille-et-du-traitement-avance-de-l-information-et-des-donnees-le-jeudi-13-decembre-2012?symfony=dnc59g4o70oog1imbcqblen22214 IE Bercy n°24 – Novembre 2012
  15. 15. Publication mensuelle du Service de Coordination à l’Intelligence Economique des ministères économiques et financiers. IE Bercy présente au fil des mois le dispositif national et régional d’intelligence économique. La publication aborde également des thématiques liées à l’influence ou à l’international. Enfin, IE Bercy comprend tous les deux mois un feuillet spécifique dédié à la veille. IE Bercy est une lettre interne aux ministères de Bercy et aux réseaux partenaires. Directeur de la publication Jean-Michel Jarry, Coordonnateur ministériel à l’intelligence économique par interim Rédaction du numéroConception et réalisation Christian MunierSCIE – Département Jean-Louis Tertianoutils de veille et e- Dominique Gerardcommunication Claudine Mesnard Dominique SabattéAbonnement par courrielIE.Bercy@finances.gouv.fr http://www.economie.gouv.fr/intelligence-economique/15 IE Bercy n°24 – Novembre 2012

×