Artoiscope Mars/Avril 13 n°141

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Artoiscope Mars/Avril 13 n°141

  1. 1. Artoiscope bimestriel n°141 mars/avril 2013Arts et spectacles en Artois gratu it e ère l lturel mité cumobili pre ... La ion émot Rencon rsal + ransve 2 à 15 > T p. 1 tre
  2. 2. Les 34 membres d’Artoiscope participent au rayonnement culturel de l’Artois-Douaisis 2 13 11 16 21 19 6 Liévin 3 25 15 32 23 24 1 Lille 33 4 34 14 5 J Noyelles-Godault 22 1 18 17 726 27 928 29 3130 10 825 12 20 1 Centre Culturel Effel 13 Communauté d’Agglomération Artois Comm 26 Ben An Cirq 2 Comédie de Béthune 14 9-9 bis à Oignies 27 Colères du présent * 3 Culture Commune 15 Louvre-Lens 28 Di Dou Da * 4 Droit de Cité 16 Ville d’Auchel 29 Les Quatre Sans Cou 5 L’Escapade 17 Ville d’Avion 30 Tekné 6 Espace Ronny Coutteure 18 Ville de Billy-Montigny 31 Office de Tourisme de Douai 7 Hippodrome 19 Ville de Bruay-la-Buissière 32 Office de Tourisme 8 Maison de l’Art et de la Communication 20 Ville de Dainville et du Patrimoine de Lens-Liévin 9 Orchestre de Douai 21 Ville de Divion 33 Cie Générale d’Imaginaire 10 Théâtre d’Arras 22 Ville d’Hénin-Beaumont (Lille) 11 Théâtre de Béthune / Le Poche 23 Ville de Lens * 12 Université d’Artois 24 Ville de Liévin * Structure à vocation inter-territoriale 25 Office de Tourisme d’Arras 34 Centre Culturel Matisse Légende : Structures culturelles Collectivités territoriales et établissements publics Associations CINÉMA AUTREMENT Quatre structures membres d’Artoiscope proposent également une programmation cinéma généraliste et art & essai : ville d’Auchel (ciné-théâtre), ville d’Avion (le Familia), ville de Bruay-la-Buissière (les Étoiles) et l’Hippodrome (cinéma Paul-Desmarets).
  3. 3. Artoiscope bimestriel GRATUIT n°141 Arts et spectacles en ArtoisÉditorial  sommaireNous tirons mars-avril 2013la sonnette d’alarme ! 4 action(s) • Le mois de l’Art décoMoins 4,3 % ! Changement ou pas, on rabote le budget de la culture année en Artois-Douaisisaprès année. Jamais depuis 30 ans, nous n’avions assisté à un tel recul, • L’Alternative danse à Béthuneen dépit pourtant de déclarations rassurantes, prononcées il n’y a pas si • Inédits d’Europelongtemps en Avignon par François Hollande. Certes, le président de la à l’Hippodrome de DouaiRépublique n’était pas allé aussi loin que Martine Aubry qui, dans la • La nouvelle vie du 9-9 bismême ville, alla jusqu’à oser proposer une augmentation de 30 à 50 % du • Salon du livre policier à Lensbudget de la culture… Une promesse surprenante, mais tout de même, • Les jeunes du lycée Béhalmoins 4,3 %, il fallait, là aussi, oser ! Qu’on ne s’étonne pas de la réaction de Lens s’exprimentde l’ancien ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres à la suite • Artois Comm : 5 artistesde ce vote : “Nous aurions fait la même chose, je pense que nous nous à la rencontre des 3-25 ansserions fait exploser la tête”. N’oublions pas non plus le gel budgétairede 6  du financement par l’État des institutions labellisées (scènes % 12 transversal/nationales, centres dramatiques…) qui n’est toujours pas levé, et quia pour effet de ralentir l’activité des théâtres. Du côté des collectivitésterritoriales (Région, Département, intercommunalités, communes) qui, rencontre • Mobilité : premières émotionstoutes ensemble, prennent en charge 85 % des dépenses culturelles du de spectateurspays, l’austérité et la baisse des dotations de l’État fait aussi des ravages. • Bernard Sève, philisopheCrise et chômage obligent, la plupart d’entre elles sont confrontées à des spécialiste d’esthétique 17 zoom(s)dépenses de plus en plus lourdes en matière d’interventions sociales. Leprésident du Conseil général du Pas-de-Calais le rappelle à sa manière :“Les Départements les plus en difficulté sont ceux qui ont le plus de 22 l’agendadépenses d’aide sociale, c’est notre cas”, avant d’évoquer les 37 000 des structuresbénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie et les 75 000allocataires du revenu de solidarité active. Plus de 140 rendez-vousLa culture, une valeur refuge ! pour sortir de l’hiver !C’est le même Dominique Dupilet qui se considère en plein accord avecle metteur en scène Jean-Michel Ribes quand celui-ci déclare qu’en ARTOISCOPE est édité par l’associationpériode de crise, la culture est une valeur refuge qu’il nous faut favoriser. Artoiscope, Base 11/19, Rue de Bourgogne,Et le président du Conseil général d’appuyer  “C’est bien pour cette : 62750 Loos-en-Gohelle, avec le soutien duraison que je défends et défendrai toujours cette action générale des Conseil général du Pas-de-Calais et du Conseil régional Nord–Pas-de-Calais.collectivités qui permet de rendre la culture accessible à tous. Dans le ‹ Directeur de la publication :Pas-de-Calais, nous savons bien combien il est nécessaire de développer Jean-Paul Korbas - 03 59 41 34 04la lecture publique, la musique, le spectacle vivant et toutes les formes ‹ Conception/rédaction/réalisation :de culture, y compris celles de notre jeunesse”. Son engagement et celui Cituation & Ensemble - Arras - 03 21 71 53 33de nombreux élus du Nord-Pas de Calais continue d’être récompensé. La ‹ En couverture : © gromovataya - Fotolia.com ‹ Impression : Imprimerie Danquignyplupart de nos lieux et structures connaissent, en moyenne, un très bon Cambrai - 03 27 83 11 33taux de fréquentation, laissant ainsi à penser qu’une bonne partie de la ‹ Contact publicité : 03 21 71 63 31population apprécie l’offre artistique originale et diversifiée qui lui est ‹ ISSN en coursproposée, le plus souvent à des tarifs très accessibles. Oui, Jean-Michel ‹ Dépôt légal en coursRibes a raison : la culture est une valeur refuge. L’ensemble des membres du réseau Artoiscope Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.3
  4. 4. action(s)Tourisme en Artois-DouaisisLe patrimoineArt décoà l’affiche © Philippe Frutier © Cituation et Ensemble Les offices de tourisme d’Arras, de Béthune-Bruay, de Douai et l’office de tourisme / Pays d’art et d’histoire de Lens-Liévin s’associent et créent l’événement. À partir du 9 mars et pendant un mois (programme complet, lire ci-contre), ils vous révèlent la diversité et les splendeurs du riche patrimoine Art déco de l’Artois-Douaisis. Saviez-vous que l’Artois, le Douaisis et le d’Art déco. Elles sont à la fois nichées au cœur Bassin minier possèdent des trésors d’Art déco ? des villes, cachées derrière de somptueuses Après les lourdes destructions provoquées par la façades au style plus ancien, disséminées dans Première Guerre mondiale sur ces territoires, ce les villages ou encore dans des lieux étonnants, Éclairage style architectural s’est invité partout au moment comme le cimetière du 3 de Bruay-la-Buissière. Très en vogue de la reconstruction. Pour nous permettre Vous admirerez alors des édifices méconnus, tels dans les années d’apprécier la diversité de cet exceptionnel l’église de Rocquigny, Notre-Dame des Mineurs 1920-1930, l’Art patrimoine, les offices de tourisme d’Arras, de à Waziers, ceux d’Orchies et des villages des déco prône des formes et des Béthune-Bruay, de Douai et de Lens-Liévin ont collines de l’Artois. Vous pénétrerez dans décors épurés, mis sur pied le Mois de l’Art déco, du 9 mars d’autres, plus célèbres, comme la faculté des essentiellement au 9 avril (programme ci-contre). Au gré de sciences Jean Perrin de Lens, l’hôtel de ville géométriques, des ornements visites inédites, de conférences, d’une soirée d’Arras…Vous plongerez également au cœur de floraux en tout cabaret… ils vous font découvrir l’empreinte l’histoire de ce mouvement artistique d’après- genre, ainsi laissée par ce mouvement artistique sur ces guerre et de ces spécificités. Sans oublier, des que l’utilisation de matériaux territoires reconstruits. L’occasion pour eux de visites insolites qui vous feront (re)découvrir modernes croiser, d’échanger leurs publics et de les amener autrement des perles d’Art déco. Théatralisées (béton, verre, à “aller voir ailleurs”, à admirer les trésors des à Lens, elles vous inviteront à lever les yeux céramique…). communes voisines. sur les majestueuses façades du centre-ville. Contées et chantées à Bruay-la-Buissière, elles Des visites insolites vous ouvriront les portes du Stade-Parc et de son Tour à tour, et à leur manière, les offices de histoire. Un mois de belles balades et révélations tourisme vous dévoileront leurs splendeurs en perspective…p.4 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  5. 5. Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.5
  6. 6. action(s) Danse à Béthune Osez “l’Alternative Loïc Touzé” ! Spectacles, ateliers, bal… En mars, la ville de Béthune crée l’événement et nous emmène à la rencontre du chorégraphe Loïc Touzé. Que la fête continue  Après Béthune 2011 - ! Avec ses complices Mathilde Monnier et Capitale régionale de la culture, la ville a imaginé Tanguy Viel, Loïc Touzé dessine sur scène une nouvelle proposition culturelle et artistique : les contours de notre cinéphilie. Texte et l’Alternative. Il s’agit d’accueillir en résidence un mouvement y combinent leurs atouts pour faire artiste et d’inviter le public le plus large possible défiler, dans notre imaginaire, grands acteurs, à découvrir sa démarche artistique. Pour cette paysages et scènes d’anthologie. De son côté, première édition, Loïc Touzé sera à l’honneur. le Théâtre de Béthune propose la création 2013 Danseur et chorégraphe formé à l’école de l’Opéra du chorégraphe : Sous les yeux de la jument de Paris, il cherche aujourd’hui à déconstruire nocturne. Cette fois, c’est au cœur des mythes cet académisme et s’interroge sur la naissance fondateurs que l’artiste mène son exploration. du geste dansé, ce qui l’amène à remettre en jeu Un spectacle complet au casting international Éclairage les codes de l’écriture chorégraphique. Outre la présenté pour la première fois dans la région. L’alternative est une nouvelle création, Loïc Touzé est aussi très attaché à la Autre temps fort “danse” à vivre au Théâtre de proposition transmission. Par le biais de workshops, d’ateliers, Béthune en avril : la représentation de Husaïs culturelle et de temps de pratique corporelle ou de discussion, et Solstices (remix), duos célèbres dans le artistique, initiée par la ville de il n’hésite pas à confronter sa démarche à un monde entier, chorégraphiés par Héla Fattoumi Béthune en public curieux et de plus en plus nombreux. En et Éric Lamoureux, leurs interprètes originels partenariat résidence à Béthune du 9 au 16 mars, il va pouvoir (lire page 36). avec le Théâtre, la Comédie s’en donner à cœur joie. Et nous aussi ! de Béthune et l’Université d’Artois. Autour d’un grand bal alternatif Bal alternatif Parallèlement au Dès février, Loïc Touzé était à pied d’œuvre pour Samedi 9 mars, à 20h30, salle Olof Palme, spectacle Sous préparer le grand “bal alternatif” du 9 mars avec, gratuit, réservation conseillée les yeux de la en accompagnement musical, la Cie des Arts Rens/rés :  Théâtre de Béthune, 03 21 64 37 37 jument nocturne, Loïc Touzé et d’hier pour aujourd’hui. À partir du répertoire www.ville-bethune.fr ses danseurs de musique traditionnelle, le chorégraphe a créé Nos images animeront des trois danses spécialement pour l’occasion (la Vendredi 15 mars à 20h, Le Palace, ateliers en milieu rue du 11 novembre - Béthune scolaire et au Ziva, la danse du bâton et une danse surprise) Tarifs :  de 7 à 18€ - Pass Cult 3€ conservatoire et les a transmises à des “ambassadeurs” lors de danse de Rens/rés : Comédie de Béthune, 03 21 63 29 19, d’ateliers, gratuits, dans les conservatoires et trois www.comediedebethune.org Béthune. quartiers de Béthune (rue de Lille, Mont Liébaut Je suis lent (conférence performée) et Catorive). À leur tour ensuite de transmettre ces Mardi 12 mars, à 20h, Le 360, danses simples, agréables et ludiques au plus grand avenue du Maréchal Juin - Béthune nombre avant le bal, et même pendant. Après, Tarifs :  de 2,50€ à 4€ Loïc Touzé nous parlera de lui, de sa formation, Rens/rés :  Théâtre de Béthune, 03 21 64 37 37 de son histoire de la danse…, à l’occasion d’une www.ville-bethune.fr conférence “performée” baptisée Je suis lent. Sous les yeux de la jument nocturne Samedi 16 mars à 20h30, Théâtre de Béthune TN 14€, TR 10€, Pass Cult 3€ Le cinéma et les mythes façon Touzé… Rens/rés : Théâtre de Béthune, 03 21 64 37 37 Dans le cadre de “l’Aternative” toujours, la www.theatre-bethune.fr Comédie de Béthune programme Nos images.p.6 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  7. 7. action(s)Hippodrome de DouaiDes inédits d’Europeà découvrir !En mai, l’Hippodrome de Douai (le 23 à 20h) et le Théâtre d’Arras (le 25 à 20h) proposeront également Meine Kältekammer (ma chambrefroide), un texte de Joël Pommerat mis en scène par Christoph Wener, directeur du Puppentheatre Halle (théâtre de marionnettesallemand). Du théâtre dans le théâtre joué par de drôles de poupées… L’Hippodrome ouvre sa scène à des Schiller (une première française) du collectif artistes étrangers trop rarement, Andcompany&Co. Agitateur de la scène berlinoise voire jamais, programmés dans indépendante, il interroge les mouvements de la région ou même en France. protestations, les révoltes passées, présentes et à D’enrichissantes rencontres en venir, dans un spectacle coloré, radical et outrancier. perspective, dans le cadre du pôle de Autre première française en VO  Orlando, la : production européen Arras-Douai. dernière création de Guy Cassiers d’après le roman de Virginia Woolf qui raconte la vie d’un jeune L’Hippodrome de Douai et le Théâtre d’Arras homme qui traverse les siècles et change de sexe au invitent le public à s’ouvrir à de nouveaux fil de l’histoire. L’illustre metteur en scène flamand horizons  En créant, tout d’abord, des passerelles ! met en lumière ce destin de légende, mêlant vidéo entre les deux scènes sur lesquelles sont proposés et jeu d’acteurs précis dans une ode à l’imagination, plus d’une centaine de spectacles aux formes et au langage, à la beauté et à la vie. Sans oublier Les aux langages divers. En programmant ensuite des spectacles venus de toute l’Europe. “Notre volonté Revenants de Thomas Ostermeier (une première est de faire connaître et de soutenir la création régionale), metteur en scène allemand et figure européenne, en accueillant des artistes prometteurs incontournable du théâtre contemporain. Garant ou renommés de la scène internationale. Il s’agit de d’un théâtre radical, engagé, il fabrique sur le les aider à faire leurs premiers pas en France ou en plateau un monde en état d’urgence en mêlant vidéo région et de faire découvrir au public ce qui se fait et présence sur scène. Il porte ici un regard incisif à l’étranger en matière de musique, de danse, de sur la sphère familiale et nous invite à réfléchir aux théâtre, d’arts numériques… Cela enrichit à la fois fantômes que nous hébergeons tous, plus ou moins les spectateurs, les professionnels et le programme consciemment… de la saison”, explique Gilbert Langlois, directeur du Théâtre d’Arras et de l’Hippodrome de Douai. L’insurrection (qui vient)… “Déjà la plasticienne belge Miet Warlop et le chœur Jeudi 28 et vendredi 29 mars à 20h, de femmes polonaises Chor Kobiet ont séduit un Hippodrome, place du Barlet - Douai grand nombre de spectateurs”, apprécie-t-il. Orlando Mardi 9 avril à 20h, Hippodrome Les Revenants Pleins feux sur des œuvres inédites Lundi 6 et mardi 7 mai à 20h, Hippodrome De nouvelles et belles découvertes s’annoncent. Tarifs : de 3 à 21€ Des inédits d’Europe à savourer à l’Hippodrome Rens/rés : Hippodrome de Douai, 03 27 99 66 66 en version originale surtitrée  À commencer ! www.hippodromedouai.com par L’insurrection (qui vient) d’après Friedrich Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.7
  8. 8. action(s) Carreau de fosse à Oignies La nouvelle vie du 9-9bis Dernière mine de la région à fermer en 1990, le 9-9bis à Oignies est, © Philippe Frutier au cœur du Bassin minier inscrit au patrimoine de l’Unesco, un site remarquable classé Monuments historiques. Aujourd’hui, il s’apprête à jouer une nouvelle partition, moderne et totalement inédite. “Penser le projet dans sa globalité, trouver avec le Métaphone, une salle de concert l’alchimie particulière qui mette en résonance aux allures de porte-voix et qui répond musique et patrimoine”, tel est l’enjeu véritable à une double vocation  devenir un lieu : de la reconversion du site du 9-9bis, selon de diffusion des musiques actuelles et de Éclairage Olivier Galan, son directeur. Cette reconversion création pour les artistes. Le Métaphone est Totalement audacieux, répond au caractère emblématique du site et à surtout un gigantesque carillon des temps le projet du la tradition culturelle et historique du son et de modernes, intégrant en façade une vingtaine Métaphone la musique qui accompagna l’industrialisation d’instruments tels qu’orgue, cloches tibétaines est, à ce jour, véritablement et la vie des mineurs. Maquettes, supports et bâtons de pluie, et capable de diffuser ses unique. Son multimédias, manipulations ou encore propres créations sur tout le site. Inauguré le concepteur éléments sonores et visuels, permettront au 28 juin prochain et grâce à l’engagement de la n’est autre que, Louis Dandrel, visiteur du futur parcours patrimonial de Communauté d’agglomération Hénin-Carvin designer sonore découvrir la vie au quotidien d’un site minier. et l’intérêt que lui portent déjà la Région et mondialement L’originalité du projet réside aussi dans son l’État, il s’apprête à faire vibrer, en musique, reconnu et fondateur ouverture aux musiciens, afin qu’ils nouent toute l’âme du Bassin minier. notamment de une véritable chaîne de création. “Répéter, Radio Classique. jouer, enregistrer, produire, former les plus À Hong Kong ou à La Villette, ses jeunes, proposer des premières scènes. Le sculptures et 9-9bis se veut une pépinière pour les jeunes 9-9BIS À OIGNIES jardins musicaux pousses”, explique son directeur. Autre espace 28 JUIN : INAUGURATION DU MÉTAPHONE séduisent par 29 ET 30 JUIN : PROGRAMME D’ANIMATIONS POUR leur caractère attendu : un café-concert destiné à faciliter la TOUS ET FESTIVAL DES RUTILANTS, 8ème ÉDITION inventif et rencontre du public et des musiciens. (RENCONTRE D’ORCHESTRES À VENTS). novateur. DECEMBRE 2014 : INAUGURATION DU PARCOURS Le Métaphone, MUSÉOGRAPHIQUE, DES STUDIOS, DU CAFÉ carillon des temps modernes CONCERT, DE LA SALLE DE DANSE ETC. Quant à la vitrine, elle est toute trouvée RENS : WWW.FACEBOOK.COM/LEMETAPHONEp.8 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  9. 9. action(s)Salon du Livre policierde Lens, 17ème éditionVirus contagieux etauteurs à la mine noireVille de culture pour tous, Lens des courts-métrages sur le salon. Le théâtre sera veut inoculer à chacun le virus de aussi de la fête à la Médiathèque Robert Cousin, la lecture. Comment trembler… de avec les élèves du conservatoire qui joueront plaisir après quelques sueurs froides. le Crime de Lord Arthur Savile, d’Oscar Wilde, revisitée par Gilles Gleizes, leur professeur. Les derniers frimas de mars devraient apporter L’image fixe aura aussi son mot à dire avec cette année encore leur lot de frissons. Forte de deux expositions à voir à ce même endroit du ses expériences précédentes, la Ville de Lens 1er au 16 mars, puis pendant le salon. Preuve a réussi le pari de fédérer et de mutualiser les de la détermination des différents acteurs compétences de nombreux partenaires. Grand culturels à faire vibrer la ville, avec l’Office du Éclairage tourisme, le Louvre-Lens et en partenariat avec Parrain du salon événement culturel couvrant l’ensemble du territoire du Bassin minier, la 17ème édition du Résonances La Librairie, les plus téméraires des 2013, Stéphane Bourgoin est salon du Livre policier de Lens devrait tenir visiteurs sont aussi invités au musée pour une un écrivain en haleine un public que les organisateurs fiévreuse murder party, une visite qui promet spécialisé en d’être très particulière… criminologie qui souhaitent toujours plus nombreux et diversifié. étudie les tueurs Fins limiers à la plume acérée, plus de 70 auteurs en série. Il sera Théâtre municipal Le Colisée, secondé par la seront présents sur le salon les 23 et 24 mars police scientifique prochains, salle Bertinchamps, et également Projection : “Où va la nuit ?”, de Martin et son unité Provost, me 13 mars à 20h30. technique d’aide dans toute la ville dès février. Jeunes et publics Médiathèque Robert Cousin, Représentation : à l’enquête. des médiathèques et centres sociaux sont invités “Le Crime de Lord Arthur savile”, d’après à découvrir les coups de cœur, bibliographies, Oscar Wilde, nouvelle revistée adaptéE par expositions et animations imaginées pour Gilles Gleizes, sa 16 mars, 16h – Expositions : renouveler leur goût de la lecture, jusque dans “Les Voies perdues”, de Philippe Matsas et l’assiette, avec l’organisation d’un repas à la “Phil Lacter mène l’enquête” (pour le jeune manière du commissaire Maigret. Et pourquoi public), du 1er au 16 mars. Salle Bertinchamps, rue Denis Cordonnier, pas, participer à une enquête ou rencontrer un Salon du Livre policier : sa 23 et di 24 mars, auteur, pour mettre du piquant dans la sauce ? de 10h à 12h30 et de 14h à 19h (18h le di) Entrée libre, animations diverses. Art rime avec polar Musée du Louvre-Lens : “Murder Party”, Dans la dynamique du Louvre-Lens, la sa 23 mars, à partir de 14h. thématique Art et Polar se renouvelle cette Rens : Direction de la culture et des fêtes, année encore, avec des projections au Colisée ville de Lens, 03 21 69 08 32 www.polarlens.fr et grâce à la Cie Le Taxi roulant qui proposera Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.9
  10. 10. action(s) Coréalisation Théâtre et radio s’installent au lycée Béhal Enrichissantes rencontres entre lycéens et artistes, dans le cadre d’un Le spectacle les Témoins, bien que se jouant au lycée Béhal, est ouvert à tous. partenariat étroit entre Culture Commune - scène nationale du Bassin minier - et l’Éducation nationale ! Une “école du spectateur” pas du tout comme histoire et la grande, l’intime et l’universel s’y les autres ! Les élèves du lycée Béhal de Lens entremêleront entre émotion et réalisme. Un vont vivre une expérience artistique et culturelle autre grand moment devrait bousculer la vie inédite aux côtés de la Cie Adesso e Sempre du lycée et permettre aux élèves de regarder les de Montpellier. À l’invitation de Nathalie médias autrement, tout en aiguisant leur esprit Éclairage Baraka, référente culturelle de l’établissement critique  un atelier radio au sein du bâtiment : Porté par le lycée Béhal et Culture et de Chantal Lamarre, Directrice de Culture administratif, avec le concours de la radio Commune - Commune, des comédiens s’installent en associative Scarpe Sensée basée à Vitry-en- scène nationale résidence dans le lycée lensois à partir du 6 Artois. L’objectif étant de libérer la parole des du Bassin minier - ce mars. Dans un premier temps, ils élaboreront lycéens, tout en l’ouvrant sur l’extérieur, sous projet ambitieux avec les jeunes des JT (journaux théâtraux) forme d’interviews, de reportages et de revues n’aurait pas pu sur l’actualité du lycée et du monde, qui seront de presse autour des Témoins. Cette coopération voir le jour sans le concours restitués en paroles et vidéos à l’ensemble des d’envergure entre le lycée Béhal et Culture financier de l’État classes. Certains lycéens participeront ensuite Commune se déclinera également par la mise et du Conseil à des ateliers et à des temps de répétitions qui en place de 7 ateliers (théâtre, photos, vidéo et régional Nord- Pas de Calais. leur permettront de jouer dans les Témoins, le radio) en direction de classes de seconde et de spectacle que la compagnie présentera au grand première et, comme chaque année, des élèves public du 11 au 13 mars dans l’enceinte même volontaires assisteront à 5 spectacles de la de l’établissement scolaire. saison proposés par Culture commune. Libérer la parole des lycéens Une mise en scène complètement originale donnera à voir aux spectateurs trois points Rens : Culture Commune- Emmanuel QUéVA, de vue de l’actualité, dans deux serres et à 03 21 14 25 42 e.queva@culturecommune.fr Billetterie, 03 21 14 25 55 travers un parcours déambulatoire. La petitep.10 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  11. 11. action(s)Contrat local d’éducation artistique avec Artois CommSensibiliser et fairedécouvrir la créationcontemporaine Cinq artistes partent à la rencontre qui l’anime ainsi que les processus de création © Édouard Sautai d’enfants et de jeunes âgés de 3 à qu’il met en œuvre (réflexion, expérimentations, 25 ans jusqu’en avril prochain afin réalisation)”, poursuit-elle. de partager avec eux leurs créationsÉclairage et leur univers artistique. De la rencontre au travail artistique Cette collaboration entre enfants, jeunesLe Cléa (contratlocal d’éducation Ils sont cinq artistes à partager une résidence- et artistes a débuté en janvier dernier, parartistique) mission, créée par Artois Comm : Flore Grassiot la mobilisation des différentes équipesest porté par (architecture), Laëtitia Cordier (arts espaces pédagogiques ou éducatives, ainsi que desArtois Comm,la Direction publics), Quentin USMAR (musique), Rossella professionnels de l’action sociale, de la politiquedes Affaires Piccinno (cinéma) et Alain Cofino Gomez de la ville, de la culture, des collectivités ayantCulturelles du une action en direction de l’enfance et de laPas-de-Calais, (littérature). Dans le cadre d’un contrat localle rectorat de d’éducation artistique (Cléa), ils vont faire jeunesse. Plusieurs rencontres avec l’artiste sontl’Académie découvrir et surtout partager pendant quatre mois en effet programmées afin qu’ils puissent mieuxde Lille etl’Inspection leurs différents champs artistiques à des enfants appréhender sa démarche. Ils peuvent aussi,académique du et à des jeunes au sein d’établissements scolaires, pendant les trois mois suivants, s’impliquer dansPas-de-Calais. de centres sociaux, de centres de loisirs, de toutes sortes d’actions en direction des enfantsIl s’appuie surun réseau de structures culturelles ou même dans l’espace et des jeunes. L’an dernier, le travail mené entrecinq structures public. “Ces actions se mènent en temps scolaire l’école Pierre et Marie Curie de Divion et l’artisteculturellesdu territoire : ou hors scolaire et ont pour objectif de permettre Édouard Sautai avait conduit à la constructionLab-Labanque, à un grand nombre d’enfants et de jeunes de maquette de projets architecturaux (cabanes,Escales des d’acquérir une expérience originale et sensible de magasins, habitations…) et à l’organisationlettres, Droitde Cité, Culture l’œuvre”, précise Fabienne Moison, responsable d’une exposition photographique qui a rencontréCommune et du pôle médiation au sein de la structure un beau succès.le cinéma lesÉtoiles de Bruay- culturelle Lab-Labanque à Béthune. “Pourla-Buissière. l’artiste invité, il s’agit, plus particulièrement, de Rens : Lab-Labanque, 03 21 63 04 70 s’engager dans une démarche éducative donnant fabienne.moison@lab-labanque.fr à voir et à comprendre la recherche artistique Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.11
  12. 12. Mobilité culturelle Premiers pas © Pavel Losevsky - Fotolia.com de spectateurs… Une rencontre avec une œuvre peut être une expérience fondatrice, qui donne envie d’aller en voir d’autres, sur scène ou dans les musées. En témoignent des spectatrices et des spectateurs de structures culturelles membres du réseau Artoiscope, invités à puiser dans leurs souvenirs.p.12 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  13. 13. transversal La première rencontre avec la culture remonte l’élite et d’habiter Paris.” Josette a également parfois à la plus tendre enfance. Aujourd’hui contribué à la démocratisation culturelle via retraitée et abonnée depuis de nombreuses années des comités d’entreprises. Toujours en attente à l’Hippodrome – scène nationale de Douai, de découvertes artistiques, tout en ayant aiguisé Sophie se souvient : “J’ai eu ma première émotion son esprit critique, elle a fait sienne la devise culturelle vers l’âge de 6 ou 8 ans. Mon père avait d’André Malraux  “La culture ne s’hérite pas, : obtenu des places par son comité d’entreprise, elle se conquiert.” Une vision partagée par pour l’opérette les Saltimbanques au théâtre Michèle, que tout le monde connaît à l’espace d’Anzin.” Le bâtiment de style Art déco, ses culturel Ronny Coutteure implanté au cœur décors et son grand hall, l’avaient impressionnée : d’une cité minière de Grenay. À 71 ans, cette “Pour moi, le spectacle était partout. J’ai ri, Grenaysienne est là à chaque spectacle. Elle y tremblé et pleuré pour la première fois dans a fait sa première rencontre avec des artistes, un théâtre”. Lycéenne, elle a voulu retrouver plus qu’avec une œuvre. C’était en 2004  “Une : ces émotions, en assistant aux prestations des compagnie de circassiens du centre de la France Jeunesses musicales de France et aux projections était venue en résidence pour une création. Je ÉCLAIRAGE du ciné club du lycée : “J’avais attrapé le virus, leur apportais des petits plats et des sucreries.Le souvenir j’étais avide de découvertes. Je voulais voir et J’ai pu voir toutes les répétitions et comprendred’une rencontre entendre tout ce que je pouvais avec le peu de ainsi comment un spectacle se construit”. Lesavec une œuvrepeut également moyens dont je disposais. Désormais, je peux yeux pétillant à l’évocation de la joie et de laconduire à renouveler des expériences à chaque saison bonne humeur que ces artistes lui ont transmis,une pratique culturelle, m’en remettre au hasard, me laisser elle défend avec enthousiasme l’importance deartistique. Aussiloin qu’elle s’en surprendre, séduire, bousculer.” Monique est la culture dans le développement individuel dessouvienne, Tao quant à elle spectatrice assidue de la Comédie de personnes et dans le lien social qu’elle produit.a en mémoire Béthune. Sa rencontre avec l’art a eu lieu dans le La rencontre avec des artistes a aussi été unl’Ave Mariade Gounod cercle familial à l’écoute de sa tante pianiste : “Je déclencheur pour Cédric :“Un ami m’a proposéqu’interprétait m’asseyais à côté d’elle sans rien n’y connaître. de le suivre à l’Hippodrome de Douai, pour mesa mère À l’âge de sept ans, j’ai commencé à apprendre faire découvrir ce lieu qu’il fréquentait, danscantatrice. Dèsqu’elle a pu le piano. Je reconnaissais alors des airs de le cadre du festival les 24 heures en 2008. J’aise confronter Debussy, de Ravel, de Fauré. Je me souviens assisté à de nombreux spectacles, dont l’un m’aà une activité aussi que mon oncle m’avait emmenée à l’opéra profondément touché”. Il s’imaginait que sonartistique, elle achoisi la danse quand j’avais 5 ans”. Plus tard au collège, elle concepteur était une personne ayant beaucoupclassique découvre le théâtre en participant à une pièce  : vécu, d’une bonne quarantaine d’années et lescomme moyen “Les rencontres artistiques nous imprègnent et cheveux grisonnants  “Il s’agissait en réalité :d’expression, lamaîtrise de son nous font grandir  Mes plus récentes émotions ! de David Bobee, un jeune homme alors d’àcorps faisant viennent de la visite de l’exposition les Peintres peine une trentaine d’années. J’ai été surpris.pour elle écho flamands au musée des Beaux-arts de Lille et de Cette double rencontre avec le spectacle et sonà la maîtrise dela voix. la découverte du Louvre-Lens. On a l’impression auteur m’a donné l’envie de revenir. Depuis, d’y être chez soi.” je m’abonne chaque année. J’ai découvert un monde de diversité, fait de spectacles que j’aime La culture se conquiert ! ou que je n’aime pas, qui en tout cas me laissent Née à l’aube des années 1950 de parents ouvriers rarement indifférent”. Surprise, étonnement et dans une petite ville du Bassin minier, Josette parfois choc, ont souvent marqué les débuts de devait se contenter de lectures, de quelques rares parcours de spectatrices et spectateurs de Culture sorties scolaires et d’une unique chaîne de télé en commune – scène nationale du Bassin minier. noir et blanc : “J’ai vécu un moment fort à l’âge Comme Patricia, que les très belles performances de 11 ans, en visitant l’exposition consacrée à acrobatiques des artistes de la Cie canadienne une poétesse de Douai, Marceline Desbordes- les 7 doigts de la main (spectacle Traces) ont Valmore, à l’occasion du centenaire de sa ouvert au cirque nouveau. Ou comme Pierre, disparition. Je découvrais à la fois une poésie saisi par le contraste entre l’univers de la mine et qui me parlait et une femme émouvante.” Puis, la l’art contemporain lors de l’exposition C.O.A.L création à Douai de ce lieu qui allait devenir plus en 2008, et encore Anita  “Je suis passée dans : tard scène nationale lui a permis de découvrir un autre monde avec la rencontre de la Cie le le théâtre, la musique, l’art contemporain, des Phun et son spectacle les Gûmes dans le cadre auteurs classiques et d’aujourd’hui  “Et tout ça : de Lille 2004. Ensuite il y a eu le festival des arts à proximité de chez moi ! La culture était enfin de la rue Z’arts up, la fête de la Chartreuse et à ma portée. Plus besoin de faire partie de beaucoup de spectacles avec Culture commune”. Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.13
  14. 14. Bernard Sève, professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’Université de Lille III “Les publics sont moins mobiles qu’on le croit” La mobilité des publics n’est pas qu’une affaire de moyens et d’infrastructures de transport ou de mobilisation des acteurs culturels : elle est aussi dans les têtes ! Comment peut naître l’envie d’aller au spectacle ou de visiter une exposition ? Point de vue de Bernard Sève, philosophe spécialiste d’esthétique. Qu’est-ce qui fait bouger le public ? est pour eux un choc qui déclenche un nouveau On ne peut pas parler de public au singulier. rapport à l’art. Il en existe une extraordinaire diversité. J’ai ACTUALITÉS tendance à penser, sans pouvoir le démontrer, Faut-il nécessairement Bernard Sève que les publics en général sont moins mobiles qu’il y ait un choc pour l’art ? animera la qu’on le croit. Ils se figent relativement vite. Je constate juste qu’il peut y avoir un choc. Je rencontre- D’autant que le temps est un bien rare, surtout ne connais pas la technique pour le provoquer. débat “Où sont Il ne se décrète pas. Quand il a lieu, ça peut être les femmes ?” quand on avance en âge. On se concentre alors (sur le thème inévitablement sur le genre artistique que fructueux, mais un choc s’épuise vite. Il faut de l’identité l’on préfère. Je le constate chaque année dans pratiquer les arts, fréquenter les spectacles, les féminine), musées. Je ne crois pas en une “pédagogie” du le 6 avril à un festival, où j’interviens. J’y vois presque la Comédie toujours les mêmes profils de spectateurs. choc. Je pense simplement qu’il faut permettre de Béthune. à des publics potentiels d’accéder à des œuvres Auteur de nombreux Comment se fait la rencontre dans les meilleures conditions pour les mettre ouvrages, il avec l’art ? en présence d’univers artistiques nouveaux vient tout juste Très banalement, je répondrai qu’elle résulte pour eux. C’est tout le rôle de la médiation de publier l’Instrument soit du capital culturel et social familial, soit culturelle, selon moi nécessaire, que pratiquent de musique, de goûts personnels ou de traits individuels. largement les structures du réseau Artoiscope. une étude La médiation exige cependant des précautions, philosophique, Elle se fait également par l’institution scolaire aux Éditions et universitaire, et dans ce cas, la mobilité est car elle peut aussi être source de refus quand du Seuil et son souvent contrainte, ce que je ne critique pas du l’approche est trop scolaire. livre l’Altération musicale, ou Ce tout et qui est sans doute indispensable. Dans que la musique le cadre de mes cours, l’Université de Lille III Faut-il de nouveaux équipements, apprend au alloue un petit budget qui me permet d’emmener tel le Louvre-Lens, pour que des philosophe, paru en pendant deux ou trois jours une douzaine populations éloignées de la culture 2002, vient d’étudiants au cœur de l’Opéra de Paris. Ils rencontrent les arts ? de reparaître visitent les ateliers de costumes, de décor ou de Le Louvre-Lens est un vrai musée et même un (aux Éditions du Seuil sculptures, assistent à des répétitions, côtoient concentré de “muséité”. Des œuvres majeures également) des danseurs, des musiciens, des personnels appartenant à des esthétiques complètement avec une incompatibles y sont rassemblées, c’est la nouvelle administratifs etc. J’insiste toujours beaucoup préface. sur ce travail invisible. Prendre conscience bizarrerie du musée dont parlaient déjà Valéry qu’une grande partie de ce qui fait un spectacle et Malraux. Je comprends parfaitement ce est immergé, à l’image d’un iceberg, modifie choix, comme j’aurai tout aussi bien compris le le regard. En général, découvrir les coulisses choix inverse d’un musée cohérent autour d’unep.14 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  15. 15. rencontre “ thématique ou d’une esthétique particulière. Le choix fait pour le Louvre-Lens est le moins Prendre conscience qu’une évident et en même temps, il suffit qu’une de ses grande partie de ce qui fait Repères œuvres attire. Si l’intention était de remettre duAncien élève de baume au cœur d’une région et d’une population un spectacle est immergé, à l’image d’un iceberg, modifie ”l’École normale abîmées par la fin de l’exploitation minière, jesupérieure,Bernard Sève la trouve très bonne. Dans les premiers mois, les le regard.a enseigné la gens vont au Louvre-Lens par curiosité. Maisphilosophie est-ce un effet durable  Rendez-vous donc ?plus de vingtans en classes dans un an, pour savoir qui y va et pourquoi, et de sa réalisation. Il faut aussi s’interroger surpréparatoires. rendez-vous dans dix ans pour s’interroger sur les réactions qu’elle est censée appeler de laIl est depuis six le sens réel pris par cette institution !ans professeur part de la personne qui la regarde. On peut seen esthétique demander si cette toile ne fonctionnerait paset philosophie Une fois franchi le premier pas vers mieux si elle était confrontée avec d’autresde l’art àl’Université de l’art, comment se construit un parcours œuvres, si d’autres peintres n’auraient pasLille III et s’est culturel ? représenté autrement le sujet... Cette démarchespécialisé dans C’est selon moi quand on se demande  : d’interrogation suscitera une curiosité etla philosophiede la musique. “comment ça marche une œuvre d’art  ?”. donnera envie à la personne d’aller voir autre Un courant de l’esthétique contemporaine chose. Elle rentre alors dans un parcours. C’est envisage les œuvres d’art comme des la construction d’un imaginaire. Il faut être systèmes symboliques qui ont des règles de touché sensiblement. Ça ne passe pas seulement fonctionnement. Prenons l’exemple d’une par le savoir. peinture. Il ne suffit pas de la regarder du Propos recueillis point de vue des codes picturaux de l’époque par Jean-Charles Honoré Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.15
  16. 16. arts festival international et universitaire des de la scène de l’artois 22 29 au mars 2013 16e édition infos PratiQues réalisation : service communication de l’université d’Artois - illustration : Adeline Meilliez culture commune, Hippodrome de douai, université d’artois : entrée libre réservations : 03 21 60 49 49 ou à la maison de l’Étudiant, rue raoul françois - arras théâtre d’arras : 2 € réservations : 03 21 71 66 16 ou au théâtre d’arras, place du théâtre retrouvez toute la programmation du festival sur www.univ-artois.frSoirée d’ouverture à Culture Commune À l’Hippodrome de Douai À l’université d’Artois Au Théâtre d’ArrasVendredi 22 mars à partir de 18h Samedi 23 mars à 20h30 Maison de l’Étudiant LE PROCÈS, théâtreINFINIMENT DOUBLE, danse / performance SIMULACRES, théâtre CASSANDRE, théâtre jeudi 28 mars à 18h lundi 25 mars à 20h30MAPPING, projection vidéo en extérieur DU NERF QU-ON-FAIT-RANCE, conférence / L’ENFANT OU LE FILS, théâtre performance EXPÉRIENCE SENSIBLE, théâtre jeudi 28 mars à 20h30T’ES QUI TOI ?, arts de la rue mardi 26 mars à 20h30 LE CAS WOYZECK, théâtreLES CHEVALIERS PILLARDS AUX PORTES LAS COLINAS QUE TOCAN EL PARA ISO, théâtre vendredi 29 mars à 18hDE MUNICH, arts de la rue mercredi 27 mars à 20h30 HÔTEL PARADISE, comédie musicale vendredi 29 mars à 20h30
  17. 17. zoom(s)di 3 mars < 17hNe mâche pas tes mots !HK présente les Déserteurs à Avion.En 1ère partie de ce spectacle :la restitution de l’atelier d’écriture“Ne mâche pas tes mots !”Leader de HK & les Saltimbanks, Kaddour Haddadi esten résidence avec son équipe pour encadrer des ateliersau quartier de la République d’Avion. Ce projet ayantpour titre “Ne mâche pas tes mots  tourne autour de !”collectes de paroles, de l’autre, de soi, se raconter etexister. Celles-ci pouvant être lues, chantées, scandées,jouées... Une vingtaine d’habitants, de toutes origines, detous âges, ont décidé de s’engager dans cette aventure,menée depuis septembre 2012. Après une première ettrès appréciée présentation publique en décembre, lorsdu concert HK et Toufik, on peut assurer que la restitutionfinale de Déserteurs, en 1ère partie du concert de HK, sera © Vincent Gautierde qualité et riche dans son contenu.➔ Salle Louis-Aragon, Espace culturel Jean Ferrat - AvionTN 6€ - TR 5€Rens/rés : Service culturel de la ville d’Avion, 03 21 79 44 89 du 3 mars au 12 avril Les Enchanteurs, 14ème édition ! Le festival concocté par Droit de Cité revient avec son lot d’artistes de la chanson, de la musique.... de quoi enchanter les oreilles de tous, et ce dans 25 communes du département du Pas-de-Calais. Faire de la programmation de qualité, accessible et près de chez vous, c’est possible  De Arno à Robert Charlebois en passant par Lenine ! Renaud, même Volo ou Babylon Circus, sans oublier les copains de La Rue Ketanou (déjà là à Grenay en 2001 devant… 60 personnes) plus de 40 artistes se partageront les scènes. Festival atypique par sa forme, sa durée et ses modalités d’organisation, les Enchateurs espèrent bien distiller la bonne humeur pour la 14ème fois et pour longtemps encore. ➔ Tarifs : de 5 à 14 € Rens/rés : Droit de Cité, 03 21 49 21 21 - www.droitdecite.com http ://www.facebook.com/pages/Les-Enchanteurs Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.17
  18. 18. zoom(s) Dans sa formule d’origine, le groupe Hip-hop Rock, en tournée pour ses 20 ans, joue pour le public du Bassin minier à Carvin. Avec, en première partie, un groupe régional en pleine ascension (Nak, punk fusion), l’affiche exceptionnelle de ce 8 mars s’inscrit dans la droite ligne des objectifs du centre ve 8 mars < 20h30 culturel Jean Effel : croisement des Kabal à Carvin ! genres, mixité des publics, travail avec le tissu associatif. Mais Kabal à Carvin c’est d’abord un événement musical  un des plus grands : groupes de hip-hop Français en tournée nationale et la possibilité de voir de nouveau sur scène ce © Zam crew historique connu pour son inventivité et son génie du live. Une initiative de l’association Protagonist (dédiée aux cultures urbaines), en partenariat avec l’association Carvin culture. ➔ Salle des fêtes, Rue du 8 mai 1945 - Carvin TN 7€ - TR 4€ - Rens/rés : Centre culturel Effel, 03 21 74 52 42 - culture@carvin.fr - www.carvin-culture.com ma 19 mars < 19h Soirée composée musique Cette soirée proposée à l’Hippodrome de Douai réunit Ars Nova ensemble instrumental et l’ensemble Cairn autour d’un évènement : les 50 ans d’Ars Nova. L’Ensemble Cairn ouvre les festivités avec Songs of folk. Sous la direction de Jérôme Combier, cinq musiciens et une chanteuse mettent en regard deux artistes des années 1960 : Luciano Berio et Bob Dylan. En deuxième partie de soirée, Ars nova ensemble instrumental, placé sous la direction de Philippe Nahon, donne à entendre l’œuvre de Bernard Cavanna  À l’agité du bocal, écrite : pour trois voix et un ensemble orchestral hétéroclite (cornemuses, accordéon, guimbarde...). Cette soirée anniversaire se poursuivra autour d’un verre... Songs of folk à 19h, À l’agité du bocal à 20h30 Le concert : TN 8€ - TR 3€ La soirée : TN 13€ - TR 9€ ➔ L’Hippodrome, Place du Barlet - Douai Rens/rés : L’Hippodrome, scène nationale de Douai, 03 27 99 66 66 www.hippodromedouai.comp.18 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  19. 19. zoom(s) du 23 mars au 2 juillet Le Jardin des Bovesdu 19 au 30 marsUn hommeen failliteSur les routes du projet Itinéraire bisde la Comédie de Béthune, FrançoisGodart, metteur en scène et comédien,a posé ses valises le temps d’unecréation...C’est l’itinéraire d’un anti-héros sans Rolex, une piècede théâtre (de David Lescot) à trois personnages  :un homme, sa femme et un mandataire liquidateur.Ça commence comme une comédie de mœurs. La Au printemps, l’Office de Tourisme d’Arrasfemme quitte l’appartement confortable, chaleureux, ouvre les grilles du Jardin des Boves.protecteur et rassurant. L’homme reste là, seul,endetté, paralysé dans ses certitudes, son insouciance, Les Boves ont été creusées à partir du Xème siècle.avec un livre, Shrinking man (l’homme qui rétrécit). Ces anciennes carrières souterraines de pierre calcaireArrive le mandataire, qui est aussi le liquidateur. C’est accueillent chaque année au printemps le Jardin des Boves, réalisation imaginée par l’artiste plasticien Lucmieux, c’est plus rapide. François Godart, metteur en Brévart. À quelques mètres sous les pavés d’Arras,scène de la région, nous immerge dans un monde aux découvrez un univers surprenant, à travers un jardincôtés d’un héros looser forcé d’affronter la tempête insolite entièrement dédié aux plantes et aux fleurs.avec imagination, détermination et humour. Orchidées, lierres, fougères, feuillages, fleurs de➔ Ma 19, 20h : salle Léon Dekeuwer - Richebourg variétés diverses... Laissez aller votre imagination pour➔ Ve 22, 20h : Le Palace - Lillers un voyage extraordinaire au centre de la terre.➔ Sa 23, 20h30 : L’Odéon - Auchel➔ Ma 26, 20h : Le 360 - Béthune ➔ Tous les jours, selon les horaires d’ouverture de l’Office➔ Sa 30, 20h : salle des fêtes - Ruitz, en association avec de TourismeMaisnil-les-Ruitz Office de Tourisme d’Arras, Place des Héros – ArrasRéservations auprès des communes. TN 5,20€ - TR 3€www.comediedebethune.org Rens/rés : Office de Tourisme d’Arras, 03 21 51 26 95 Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.19
  20. 20. zoom(s) du 27 mars au 12 avril ARTIMINI, Festival jeune public Cette année, Artimini revient pour sa troisième édition avec au programme pas moins de 11 spectacles, proposés par la ville de Béthune. Le festival proposera aux tout-petits et, nouveauté 2013, également aux plus grands, une fantaisie à deux voix, un mini opéra pour et par les enfants et même un spectacle où l’on passe à table, des marionnettes éclairées à la bougie, une femme cheval échappée d’on ne sait où, une princesse très décidée et un zouz qui a du mal avec le sport, un bestiaire en folie dans un concert rock, un album vivant qui laisse place à la poésie des mots, mais surtout des spectacles d’images et de sons sur les souffles qui nous animent. ➔ Ville de Béthune Tarifs : de 2,50€ à 4€ - Rens/rés : Ville de Béthune, Direction des affaires culturelles, 03 21 64 37 37 - www.ville-bethune.fr ve 29 mars < 20h30 Avec Bla bla Commencer Danser Encore Après avoir dansé dans les chambres d’hôpital, dans des musées et galeries d’art, Geneviève Pernin invite pour cette création 2013, le public à s’installer sur le plateau, du début jusqu’à la fin du spectacle. Suite à une résidence artistique de quatre mois dans le Pas- de-Calais en 2012, cette danseuse - chorégraphe revient dans la région avec une création jeune public permettant de passer du langage du corps à celui de la parole et vice versa, de faire ressentir ce qu’un mot dit peut provoquer comme mouvement, comme danse. Intervenue dans le cadre du CLEA (Contrat Local d’Education Artistique), elle continue à mettre en mouvement le public auchellois grâce à un atelier danse dans une des écoles de la ville, un atelier danse parent-enfant lors des dernières vacances de février et sa dernière création programmée en mars. ➔ Centre culturel l’Odéon, Boulevard de la Paix - Auchel TN 8€ - TR 6€ (groupes, moins de 20 ans, étudiants, demandeurs d’emploi), 3€ - Rens/rés : l’Odéon, 03 21 61 92 03p.20 Artoiscope N°141 / mars-avril 13
  21. 21. je 11 avril < 19h ve 12 avril < 20h30 zoom(s)sa 20 avril < 19hHistoires de tous les jours sauf le mardisaurets et < de 10h à 18hchants de Le Centre deharengs ressources du Louvre-Lens, un lieu vivant de diffusion et de partage des savoirs.Après les éclats de rires qui remplirentla salle en octobre dernier pendant Undernier pour la route, la Cie Musikholdonne à l’Escapade deux nouveauxrendez vous. © DRFidèle à lui-même, Bernard Debreyne recherche unerelation interactive improbable entre l’Art et le… hareng ! C’est quoi au juste un musée  Que peut-on y voir, y ?Dans un décor de port de pêche, les Z’harengueurs faire, y apprendre  Qui y travaille et comment  Et ? ?(nouvelle création) vous confieront, sous la forme d’une les œuvres d’art, d’où viennent-elles, quand et parconférence contée, les petits et grands secrets du qui ont-elles été créées  Qui les étudie, les restaure, ?hareng en histoires et chansons, en compagnie d’un les transporte ou les manipule ? Avec sa médiathèque,marin pêcheur spécialiste du hareng frais, de sa femme son auditorium, ses salles de formation et son studiospécialiste du hareng fumé et d’un marin musicien multimédia, le Centre de ressources (sur 2 niveaux etspécialiste de l’hareng-gaine. Le Petit bistrot du port est sur 800 m2) permet à tous les visiteurs - le néophytequant à lui une restitution d’un stage théâtre et chanson comme l’initié, le visiteur individuel comme les familles(ouvert à tous, à l’Escapade du 15 au 19 avril de 19h à - de trouver la réponse à toutes ses questions et d’avoir21h). Après quelques soirées avec des artistes amateurs, accès aux modes d’emploi du musée. On peut égalementBernard Debreyne, comédien, et Philippe Guyard, se documenter, faire des recherches, participer à desaccordéoniste, vous proposent de faire surgir l’espace ateliers, créer ses propres ressources et les partagerd’un instant un petit bar éphémère du bord de mer avec avec d’autres, dialoguer, débattre et échanger sur sesses clients, leurs histoires et leurs chansons. expériences de visite et émotions au contact des œuvres par le biais de rencontres et de conférences.➔ L’Escapade, Rue de l’Abbaye – Hénin-BeaumontLes Z’harangueurs (les 11 et 12 avril) : TN 10€ - TR 8€ - TS 7€ ➔ Centre de ressources, Hall du Louvre-Lens – LensLe Petit bistrot du port (le 20 avril) : entrée libre sur réservation GratuitRens/rés : l’Escapade, 03 21 20 06 48 http ://www.louvrelens.fr - voir page 39 Artoiscope N°141 / mars-avril 13 p.21
  22. 22. Mars / avril 2013 L’agenda des spectacles / ThéâtreL’agenda du ma 5 au ve 8 mars ‹ 20h Ubu Roi Texte : Alfred Jarry. Mise en scène : Declan Donnellan. Coproduction Comédie de Béthune. À partir de 16 ans Le Père Ubu, ve 8 mars ‹ 20h30 [Théâtre Musical] mufle sans cer- velle anobli par le roi de Pologne, Les 20èmesmusique. Mise en scène : Cie les Mots en ROUGISSANTS subit la mauvaise Dominique Thomas. Avec Donatienne influence de sa Milpied (mezzo), Vincent Vantyghem femme qui rêve (baryton), Jacques Schab (piano). Avec le d’un destin plus soutien du Conseil général du Pas-de- Calais. Tout public grand. Ubu tue le roi, prend le Sur le quai d’embarquement d’un pouvoir et élimine paquebot qui n’en finit plus de tous ceux qui partir, deux voyageurs en quête s’opposent à sa d’un nouveau monde font connais- cupidité. Mais la sance et se racontent en chansons. colère du peuple Au carrefour des premières comé- et celle des puis- dies musicales américaines et sants grondent. françaises commence une histoire ➔ Le Palace, 138 Rue du 11 novembre – Béthune d’amour musicale, sur fond de De 3€ à 18€ swing. Rens/rés : La Comédie de Béthune, 03 21 63 29 19 ➔ Centre culturel Matisse, www.comediedebethune.org 10 rue de Verdun - Noyelles-Godault TN 8€ - TR/TA 5€ Rens/rés : Centre culturel Matisse, 03 21 13 83 83 © Nicolas Joubart je 7 mars ‹ 19h30 1 partie  ère sa 9 mars ‹ 20h30 ve 8 mars ‹ 19h30 2 partie  ème di 10 mars ‹ 18h sa 9 mars ‹ 15h Intégrale ve 8 mars ‹ 20h30 [humour] Henry VI Mise en scène : Thomas L’amour en Ch’ti Éric Antoine de Shakespeare. Jolly. La Piccola Familia Cie ZigoMatik. Spectacle tout public. « Mystéric  » Calista Sinclair Sommaire : En un spectacle épique, mélangeant Durée : 1h20 Quitte à se disputer, autant le Un spectacle de et avec et Éric Antoine Théâtre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.22-28 comédie et tragédie, politique faire en Ch’ti  François trompe ! En cinq ans à peine, depuis son Cirque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.28 et poétique, réalité historique et Monique et Monique trompe Fran- émergence, Éric Antoine, l’humo- fiction théâtrale, 18 acteurs s’em- çois. Monique ment mais François rillusionniste, le prestidigitateur, Musique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.29-34 parent du monumental Henry VI de aussi. François et vraiment de mau- grand dépoussiéreur de la magie, a Danse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.34-37 Shakespeare. Une incroyable saga vaise foi, mais bon… Monique est imposé son style unique grâce à ses Cinéma. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.37-38 menée tambour battant pour une tellement babache. François aime nombreux passages à la télévision et expérience unique de spectateur. Monique et Monique, François. à son précédent spectacle joué plus Expo/Rencontres. . . . . . . . . . . p.38-42 ➔ Théâtre d’Arras, Salle à l’italienne, Ahhh, la vie de couple ! de 250 fois devant près de 150 000 7 Place du Théâtre - Arras TN 21€ - TR 10€ : 1ère ou 2ème partie  ➔ Salle Louis-Aragon spectateurs. TN 30€ - TR 20€ :  Intégrale   Espace Culturel Jean Ferrat - Avion ➔ Théâtre de Béthune, Boulevard Rens/rés : Théâtre d’Arras, 03 21 71 66 16 TN 6€ - TR 5€ Victor-Hugo - Béthune www.theatredarras.com Rens/rés : Service culturel d’Avion, Tn 36€ - Tr 30€ 03 21 79 44 89 Rens/rés : Théâtre de Béthune, 03 21 64 37 37 www.theatre-bethune.fr Fnac, ticketnet, Digitick p.22 Artoiscope N°141 / mars-avril 13

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