Le 10 février 2013                        DOSSIER PEDAGOGIQUE                               Philippe CuomoProfesseur missi...
UBU ROI / Alfred Jarry – Declan DonnellanPréambule      Ce spectacle est une création dont on ne sait à peu près rien aujo...
partenaire Nick Ormerod. Très remarquées - parfois controversées -, les réalisationsshakespeariennes dépouillées et percut...
les bébés. Le jeu peut-il s’apprendre ?Jouer est en effet un réflexe humain, tout comme respirer. Dès sa naissance, un ind...
II/ Ubu Roi1°) Le texte       Le texte d’Ubu Roi a été publié par Alfred Jarry1 dans l’Echo de Paris, le 23avril 1893. Il ...
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Quelques images                     Image 1                  © Johann Persson                     Image 2                 ...
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4° Suppression des foules, lesquelles sont souvent mauvaises à la scène et gênent    lintelligence. Ainsi, un seul soldat ...
Mendieraient un emploi. Mais pardonnez, vous tous braves gens,      Au pied plat d’esprit peu inspiré qui a osé      Sur c...
1- Jacques Callot, Capitan Mala Gamba et Capitan Bellavita, vers 1622                 2- Abraham Bosse (1604-1676), Le Cap...
3- Gilles Rousselet (1610 – 1686), daprès Grégoire Huret          4- Dionisi Minaggio, Il Bestiario barocco, 1618.        ...
5- Lithographie de Wolf au XIXème siècle      6- Maurice Sand, dessin de 1860   •   Autres thèmes possibles : La guerre, l...
•   Ubu roi (1896) dAlfred Jarry      •   Ubu roi avec des scènes de Macbeth (1995) daprès Alfred Jarry... / mise         ...
http://www.faviertheatre.fr/PIECES/ubu/ubu-dico.htmlb) AilleursUbu canadien*ubu sur la table Theatre de la Pire Espècehttp...
4°) Exemple : une question de synthèse pour le bacObjet d’étude : le théâtreTEXTE 1 : Albert Camus, Caligula, I, 8TEXTE 2 ...
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Dossier pédagogique UBU ROI

  1. 1. Le 10 février 2013 DOSSIER PEDAGOGIQUE Philippe CuomoProfesseur missionné par la Délégation Académique aux Arts et à la Culture La Comédie de Béthune C.D.N. Nord – Pas-de-Calais Dossier pédagogique – Ubu Roi
  2. 2. UBU ROI / Alfred Jarry – Declan DonnellanPréambule Ce spectacle est une création dont on ne sait à peu près rien aujourd’hui.Il s’agit bien d’un dossier d’avant-spectacle. Dans la programmation, cespectacle sera un moment fort puisque le public béthunois découvrira, pour lapremière fois, ce metteur en scène dont le travail rayonne en Europe et dans lemonde.I/ Declan Donnellan Cet artiste anglais, né en 1953, a une renommée et une statureeuropéennes voire internationales. Il commence par travailler en Angleterre, àLondres où il a grandi. Metteur en scène de renom, il deviendra artiste associéau prestigieux Royal National Theatre. Avec Nick Ormerod, son partenaire, ilfonde la compagnie Cheek By Jowl en 1981. Il travaille entre Londres, Paris et Moscou. Il s’intéresse au répertoire deces trois pays et montera un certain nombre de textes en langue originale àchaque fois. En France, par exemple, il a déjà présenté, Andromaque ou Le Cid,en français donc, avec un travail précis sur l’alexandrin ! En Angleterre, il monteun très grand nombre de pièces de Shakespeare essentiellement et ses choix seportent sur Tchekhov notamment, pour le théâtre russe. C’est un artiste complet puisqu’il s’intéresse au théâtre, à l’opéra, auballet, au cinéma (il réalise Bel Ami d’après le roman de Maupassant en 2012)et à de nombreuses cultures et langues européennes. Grand directeur d’acteurs,il a publié un texte sur le travail du comédien (L’Acteur et la cible, Editionsl’Entretemps, 2004).D’après les deux textes suivants, qui est ce metteur en scène ?Comment travaille-t-il avec les comédiens ?TEXTE 1 MAÎTRE À JOUER Declan Donnellan ou le théâtre à haute énergie Philip Tirard Mis en ligne le 06/04/2004Dans LActeur et la cible, le metteur en scène irlando-londonien transmet comme uncadeau aux acteurs sa vision du théâtre et de lHommeLes manuels de technique artistique renferment toujours leur lot de science de lhumain.Létudiant en art qui travaille sur la représentation du corps en sort plus riche de connaissancessur lanatomie. De même, les livres pratiques sur le jeu de lacteur recèlent de précieux trésorssur le comportement et la psychologie - il suffit de lire La Formation de lacteur de ConstantinStanislavski ou le Petit organon du théâtre de Bertolt Brecht pour sen convaincre.Le premier ouvrage à paraître en français du formidable directeur dacteurs quest le metteur enscène britannique Declan Donnellan ne fait pas exception à la règle. Dans LActeur et la cible, ilnous livre, en même temps que certains de ses «secrets de fabrication» et un autoportrait delartiste au travail, une certaine vision de lHomme. À savoir, essentiellement, que dans son âmesunissent les contraires: pas de jour sans nuit, pas de bonté sans cruauté, pas de lumière sansombre. De Shakespeare à Jung, Donnellan suit la trace dun animal humain complexe,contradictoire, problématique...Né en 1953 à Manchester (Angleterre) de parents irlandais - «Je suis irlando-londonien», aime-t-il à se présenter -, Declan Donnellan a fondé sa troupe Cheek By Jowl en 1981, avec son
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  3. 3. partenaire Nick Ormerod. Très remarquées - parfois controversées -, les réalisationsshakespeariennes dépouillées et percutantes de cette jeune compagnie issue de lUniversité deCambridge lont rapidement fait connaître dans une quarantaine de pays.La France a découvert le détonant élixir de jouvence Donnellan lors dun mémorable Cid deCorneille au Festival dAvignon en 1998. Aujourdhui metteur en scène acclamé à lopéra et authéâtre, en France, en Russie, en Autriche, aux États-Unis et en Angleterre, il nen poursuit pasmoins le travail avec sa compagnie (lire lévocation leur «Othello» ci-dessous). Mais quest- cequi fait courir cet artiste de Londres à Moscou, de New York à Paris, de Salzbourg à Bruxelles?Le premier trait qui frappe dans sa personne est la formidable énergie quil dégage. Sa solidestature plutôt carrée est surmontée dun visage rond et ouvert, doù jaillit un regard à la foisattentif et espiègle, en perpétuel éveil, dune vivacité que renforce le débit rapide dune paroleincisive, dialectique, ironique et modeste. Tout en lui exprime le mouvement: les traits animésdu visage, le corps en proie à une irrépressible «bougeotte», lélocution et la penséeperpétuellement sur le qui-vive. Sa personnalité rayonne un très attachant mélange de bonté,de joie et dinquiétude.Metteur en scène vigoureux au regard aigu, main de fer dans un gant de velours, DeclanDonnellan trace une voie royale entre modernité scénique, théâtre populaire et écoutescrupuleuse du texte. A chacun de ses spectacles, on éprouve presque physiquement saprésence qui unit à tout instant les spectateurs, lauteur et les interprètes dans une tension doùnaît le sens et lémotion. Il faut avoir vu une rangée entière de spectatrices russes pleurer etrire à son Boris Godounov ou les festivaliers dabord sceptiques puis assis au bord de leurfauteuil, le cœur aux lèvres, devant ce Rodrigue mulâtre à laccent britannique, magnifique etpathétique, sublime et vulnérable, proche de nous en un mot...Il connaît Bruxelles pour y avoir séjourné dans sa jeunesse («Javoue que je me suis assez fortennuyé à lépoque...») et pour avoir dirigé, en 1999, un stage pour les acteurs au Centreinternational de formation en arts de la scène (Cifas). Son Cid a été accueilli au Théâtre nationaloù il devrait à nouveau être présent la saison prochaine. Il vient daccepter aussi de prendresous son aile le lauréat 2004 du Prix Jacques Huisman, bourse créée lannée dernière afin depermettre à un(e) jeune artiste belge de la scène de se perfectionner auprès dun maître derenommée internationale.Cest que Donnellan a de surcroît la fibre pédagogique. Après avoir été directeur associé duRoyal National Theatre de Londres de 1989 à 1997, il lançait en 2002 la Royal ShakespeareCompany Academy, une émanation de la célèbre troupe de Stratford, destinée à débusquer lesgrands acteurs et metteurs en scène shakespeariens de demain. Son livre témoigne de sarigueur et de sa fantaisie (sous-titre: «Règles et outils pour le jeu - en 19 chapitres, avec 6principes fondamentaux, 7 choix difficiles et 4 digressions incontournables»...), mais surtout deson profond désir de transmettre. Un simple exemple de son sens de la métaphore, dans lechapitre où il évoque la Peur, ennemie du comédien: «Elle (la peur) doit inventer un tempsartificiel quelle puisse habiter et diriger; elle sempare alors du temps réel, le présent, et ledivise en deux jumeaux pratiquement identiques. Elle appelle une moitié de ce temps artificiel lepassé et lautre moitié le futur. (...) La Peur gouverne le futur sous le masque de lAnxiété, et lepassé sous celui de la Culpabilité.»Bien quil préfère le concret aux généralisations théoriques ou aux explications fermées - «toutce quon peut expliquer est mort», proclame-t-il en un saisissant raccourci -, son livre contientaussi quelques belles propositions sur les arts de la scène. Comme celle-ci, éloquente quant à lahaute énergie quil investit dans lacte théâtral: «Au théâtre nous voyons dautres personnesressentir ce que nous nadmettons pas ressentir nous-mêmes. Nous aimons que nos maisonssoient sûres, alors nous avons besoin que nos théâtres soientdangereux. (...) Ne rentrez pas chez vous.» © La Libre Belgique 2004TEXTE 2 LIBÉRER L’ACTEUR DE SES BLOCAGESPour Declan Donnellan, « l’art du théâtre est d’abord l’artdu comédien ». Qu’il dirige des acteurs anglais, russes oufrançais, le metteur en scène britannique fait jaillir surscène la sève brûlante de la vie? Il explique ici sa vision dela formation.Vous commencez votre ouvrage L’acteur et la cible, Règles etoutils pour le jeu en décrivant l’instinct du jeu, observé chez
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  4. 4. les bébés. Le jeu peut-il s’apprendre ?Jouer est en effet un réflexe humain, tout comme respirer. Dès sa naissance, un individu necesse de jouer, parce qu’il cherche en vain sa vérité. Il ne peut découvrir son « vrai » moi quedans ses actions, il ne peut l’éprouver que dans le jeu. Peut-on apprendre à quelqu’un àrespirer ? Non. Le rôle du pédagogue consiste moins à instruire l’acteur qu’à l’aider à se libérerde ce qui l’empêche d’exister. Ces blocages sont souvent vissés par la peur. Notre époque vitaussi dans un état de contrôle des corps et des cerveaux effrayant. Les artistes, encore plus qued’autres, tendent à se forger une forteresse pour se protéger de la réalité. Cette murailledevient prison. La formation vise à nous libérer de nos forteresses imaginaires.« Sur le plateau, l’énergie surgit des rythmes et des impulsions générés par l’écritureet qui s’expriment par le mouvement du corps tout entier. »Comment dénouer ces blocages ?Les exercices corporels, quotidiens, sont essentiels. Il ne s’agit pas de devenir un athlète maissimplement d’« être » dans son corps, d’aiguiser la réceptivité aux stimuli externes, dedévelopper les sens. La formation doit aussi ouvrir et muscler l’imagination, qui, parce qu’elleinterprète les sensations, permet de percevoir et de dégager une signification. C’estla possibilité de produire des images à partir de ce nous ressentons qui nous relie au réel. Ladisponibilité, l’écoute, la capacité à être totalement dans l’instant, constituent des qualitésessentielles à mes yeux. Je commence toujours les répétitions par de la danse et des exercicesphysiques. Le processus de travail sur une pièce passe par la dé-cérébralisation du textepour en découvrir la musicalité et la sensualité. L’intellectualisation finit souvent par étoufferune œuvre. Sur le plateau, l’énergie surgit des rythmes et des impulsions générés par l’écritureet qui s’expriment par le mouvement du corps tout entier. J’essaie de libérer et de canaliser lespotentialités, de les inscrire dans un jeu collectif. A la fin du processus, le texte ne constitue plusqu’un symptôme de tout ce qui se passe en dessous des mots.Vous parlez beaucoup de la « cible », au cœur de votre méthode. Que désignez-vousainsi ?Une chose très simple, réelle ou imaginaire, concrète ou abstraite, mais située hors de moi. Si jevous demande ce que vous avez fait la semaine dernière, votre regard va errer quelquesinstants puis se fixer sur un objet ou un point précis, qui, à ce moment, sera votre cible, et vousaidera à concentrer votre énergie et à raviver votre souvenir. L’acteur ne fait rien sansobjectif. Son jeu devient faux lorsqu’il est perdu dans son intériorité, dans un narcissismemécanique. La cible l’aide à transférer vers l’extérieur ses fonctionnements internes, sesinstincts, ses sentiments, ses pensées et ses désirs. La peur coupe l’acteur de la cible et leparalyse. Le pédagogue doit donc guider les jeunes et les aider à se défaire du jugement pesantsur leurs épaules, de la honte, de l’envie de plaire? Tout cela les empêche d’être eux-mêmes etbloque leur talent.Quelle importance accordez-vous à la technique ?La technique apporte une base indispensable, mais elle ne remplacera jamais l’élan de vie. Elledoit avoir le bon goût de ne pas se laisser voir et de ne s’attribuer aucun mérite. Leperfectionnisme n’est que vanité. L’acteur ne peut pas s’appuyer sur des certitudes, il doit avoirfoi en lui.Voyez-vous des différences nationales dans la formation des acteurs ?La différence majeure relève d’un choix politique, même si persistent des distinctions, liées auxcontextes culturels et à la langue, aux codes de jeu, aux références esthétiques, au statut duvrai et du faux ou encore à l’engagement physique. En Russie, les comédiens entrent dans unetroupe à l’âge de 22 ans et, pour la plupart, y restent toute leur vie. Ils ne vivent pas dans lacrainte de ne plus travailler, d’être rejetés. Or tout être redoute d’être cueilli, aimé puisabandonné. La stabilité d’emploi n’écarte certes pas totalement la peur, mais elle atténue lesentiment de fragilité. La permanence change radicalement les relations au sein de la troupe etavec le metteur en scène. Elle permet d’atteindre presque immédiatement une tonalitécommune. Entretien réalisé par Gwénola David pour La Terrasse, publié le 10 mars 2011
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  5. 5. II/ Ubu Roi1°) Le texte Le texte d’Ubu Roi a été publié par Alfred Jarry1 dans l’Echo de Paris, le 23avril 1893. Il sera même couronné au concours littéraire organisé par le journal.Le texte se présente comme une œuvre de potache, une caricature du PèreHébert, professeur de lycée d’Alfred Jarry. Le jeune homme écrit Les Polonaisqui est une sorte de première version d’Ubu Roi. Le titre de la pièce définitivefait référence à Sophocle (Œdipe Roi) mais c’est bien une parodie de Macbethqu’il s’agit. Derrière le Père et la Mère Ubu, c’est toute l’ambition et les meurtresde Macbeth et Lady Macbeth qu’il faut distinguer. La représentation n’aura lieu qu’au cours de la saison 1896-1897, authéâtre de l’œuvre fondé par Lugné-Poe depuis 1893. Jarry est en contact aveclui depuis 1896 et la fameuse lettre qu’il lui envoie le 8 janvier 1896 est unesorte de manifeste. (cf. rubrique « problématiques de la représentation » ci-après). Jarry en assure lui-même la mise en scène au cours de laquelle ilcherchera à surprendre voire à provoquer. Le personnage d’Ubu est joué parFirmin Gémier. Le décor est de Paul Sérusier assisté de Pierre Bonnard et Henride Toulouse-Lautrec. La musique est de Claude Terrasse, jeune compositeur,beau-frère de Bonnard. La première fait scandale dès le premier mot et lareprésentation fait penser à la bataille d’Hernani. Alfred Jarry est l’inventeur de la pataphysique2, science imaginaire quicherche à déplacer le réel vers l’absurde. Il sera un grand inspirateur dessurréalistes et du théâtre contemporain. Fable de la pièce : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubu_roi Présentation de la pièce et de ses références : http://michel.balmont.free.fr/pedago/uburoi/references.html Le texte entre au répertoire de La Comédie française en 2009 avec unemise en scène de Jean-Pierre Vincent.2°) Ubu Roi par Declan DonnellanDocument 1 Entretien avec Declan DonnellanPourquoi choisir de mettre en scène Ubu Roi ?Declan Donnellan : Ubu roi est notre deuxième création avec notre troupe française : demême qu’Andromaque, c’est une œuvre qui correspond parfaitement aux talents de cescomédiens. Voilà un aspect du choix. D’autre part, comme Andromaque (et toute grande pièce,d’ailleurs) Ubu roi nous offre un champ d’exploration très ouvert, qui nous permet d’apporterdes modifications à notre travail au fur et à mesure de nos découvertes. Nous vivons avec lespièces que nous montons pour de longues périodes dans le cadre d’une tournée, d’où notresouhait de travailler avec une œuvre qui représente un challenge, qui garde en elle cette vitalitéque nous désirons récréer ; c’est un travail continu. D’autant plus qu’il existe davantage de























































1
biographie
complète
sur
le
site
suivant
:
http://www.alfredjarry.fr/biographie/index.php
2
site
du
collège
de
pataphysique
fondé
par
Jarry
:
http://www.college‐de‐pataphysique.org/college/accueil.html


 5

  6. 6. similarités qu’on ne croirait entre Racine, bastion de la tragédie du Grand siècle, et Ubu, gaminprécoce de l’avant-garde. Les deux pièces traitent, en quelque sorte, de ce qui se passe quandnous nous obstinons à poursuivre des choses que nous voulons, mais qui nous sont refusées.Les deux pièces s’intéressent à ce problème de la civilisation, à notre conception de ce quiconstitue le comportement « civilisé », et à notre façon d’agir par rapport à cette structure.Nous voulons tous être civilisés – nous voulons que nos leaders le soient. Mais qu’en est-il dessentiments qui ne rentrent pas dans cette case ? La civilisation exige souvent que cessentiments soient ignorés, voire niés. Or, il y a un prix à payer pour la civilisation, et ce prix,parfois, c’est la folie.Jarry situe sa pièce « en Pologne, c’est-à-dire nulle part ». Où allez- vous situer votreUbu ? Y aura-t-il des références à des situations politiques particulières, historiquesou actuelles ?D. D. : Toute grande pièce peut avoir des références politiques, contemporaines, d’une manièreou d’une autre ! Ou, du moins, est-il possible de les lire dans cette optique. Mais avant toutechose, ce qui est primordial pour nous, lorsque nous entamons une nouvelle pièce, c’est de nousassurer que le travail soit bien vivant. Voilà ce que nous recherchons dans un premier temps,que ce soit avec Jarry, Racine, Shakespeare ou Tchekhov. Tout notre travail se crée dans lasalle de répétition, avec les comédiens, et notre tâche est simplement de retrouver lesexpériences fondamentales qui existent au cœur d’une pièce, de leur donner vie. Pour l’instantnotre intention n’est pas de satiriser ou d’évoquer une époque ou une situation politique ouhistorique précise. Nous ne pouvons savoir à quoi ce « nulle part » ressemblera ; nous lesaurons uniquement quand nous l’aurons atteint.Vous dites d’Ubu qu’il fait preuve d’un « infantilisme menaçant », vicieux et puéril.Vous parlez aussi du potentiel de violence que révèle ce personnage. Qui est Ubu ?D. D. : Effectivement à travers leurs actions, Ma et Père Ubu évoquent un potentiel de violencequi existe au fond de nous tous : une violence qui provient de cette partie de nous-mêmes quinous pousse, en tant qu’êtres humains, (et cela constamment) à la poursuite du pouvoir, parfoisle pouvoir absolu. Nous avons tendance à traiter l’égoïsme de Ma et Père Ubu, le plaisir que leurdonne la brutalité (la violence et le meurtre ne sont qu’un jeu pour eux) comme des chosespuériles, qui n’ont aucun lien avec la vie adulte, c’est à dire civilisée. Mais que nous y faisionsface ou non, ces désirs existent en nous et continuent d’exister en nous. C’est un des pointsforts de la pièce de nous remettre en contact avec notre propre bassesse, et ainsi d’éclaircir ceque nous pensons pouvoir contrôler, nier ou refouler.Energie et dynamisme ; scatologie, blagues potaches... Envisagez-vous Ubu roi commeune comédie ou comme une tragédie ?D. D. : Comme beaucoup de grandes pièces, Ubu roi contient un peu des deux ! Et on risquepar moments d’imposer trop de limites en se reposant sur les genres ; Shakespeare,notamment, mélangeait souvent les deux. Je pense que Ma et Père Ubu nous effraient, dansl’ensemble, mais nous rions pour nous sentir en sécurité.Pouvez-vous nous parler des comédiens avec lesquels vous allez monter la pièce ?D. D. : Nous sommes ravis de travailler à nouveau avec cette même troupe française, etreconnaissants de leur affection, de leur fidélité, ainsi que de leur immense talent. Propos recueillis par Catherine Robert (La Terrasse, octobre 2012)
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  7. 7. Quelques images Image 1 © Johann Persson Image 2 © Johann Persson
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  8. 8. Image 3 © Johann Persson Image 4 © Johann Persson
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  9. 9. Image 5 © Johann Persson Image 6 © Johann Persson
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  10. 10. A partir de l’interview et des images faites une synthèse présentant lepersonnage d’Ubu selon Declan Donnellan, la représentation dupersonnage, les choix scénographiques et esthétiques.3°) Exercices de pratiquePar groupes de deux, face à face, regardez-vous et lancez-vous desinsultes. Le but est de libérer la parole, d’être très inventif. Les insultesne donnent pas forcément lieu à de l’agressivité.Choisissez une scène de théâtre contemporain et truffez le texte de« merdre » avant de faire une proposition.Faites une proposition de mise en scène pour la première scène entrePère et Mère Ubu.III/ Prolongements1°) Thématiques • Le pouvoir Exemples de séances autour de la figure du Roi sur ce site : http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article644#sommaire_3 • Codes de la représentation La lettre du 8 janvier 1896 adressée à Lugné-Poe apparaît comme un manifeste pour la représentation. Les techniques évoquées sont proches du théâtre élisabéthain. Comparez cette lettre d’Alfred Jarry (texte 1) au prologue d’Henry V de Shakespeare (texte 2) et reformulez les codes de la représentation. Texte 1 8 janvier 1896 Cher Monsieur, L’acte dont nous avions parlé vous sera porté à la date dite, soit vers le 20. Mais je vous écris d’avance pour vous demander de réfléchir à un projet que je vous soumets et qui serait peut-être intéressant. Puisque Ubu Roi vous a plu et forme un tout si cela vous convenait, je pourrais le simplifier un peu, et nous aurions une chose qui serait dun effet, comique sûr, puisque, à une lecture non prévenue, elle vous avait telle. Il serait curieux, je crois, de pouvoir monter cette chose (sans aucun frais du reste,) dans le goût suivant : 1° Masque pour le personnage principal, Ubu, lequel masque je pourrais vous procurer au besoin. Et puis je crois que vous. Vous êtes occupé vous-même de là question masques. 2° Une tête de cheval en carton quil se pendrait au cou, comme dans lancien théâtre anglais. Pour les deux .seules scènes équestres, tous détails qui étaient dans lesprit de la pièce, puisque j’ai voulu faire un « guignol ». 3° Adoption dun seul décor, ou mieux, dun fond uni, supprimant les levers et baissers de rideau pendant lacte unique. Un personnage correctement vêtu viendrait, comme dans les guignols, accrocher une pancarte, signifiant le lieu de la scène. (Notez que je suis certain de la supériorité « suggestive » de la pancarte écrite sur le décor. Un décor, ni une figuration, ne rendraient « larmée polonaise en marche dans lUkraine. »)
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  11. 11. 4° Suppression des foules, lesquelles sont souvent mauvaises à la scène et gênent lintelligence. Ainsi, un seul soldat dans la scène de la revue, un seul dans la bousculade où Ubu dit : « Quel tas de gens, quelle fuite, etc. ». 5° Adoption dun « accent » ou mieux dune « voix » spéciale pour le personnage principal. 6° Costumes aussi peu couleur locale ou chronologiques que possible (ce qui rend mieux lidée d’une chose éternelle), moderne de préférence, puisque la satire est moderne; et sordide, parce que le drame en paraît plus misérable et horrifique. (…) Texte 2 PROLOGUE Enter Chorus O for a Muse of fire, that would ascend The brightest heaven of invention, A kingdom for a stage, princes to act And monarchs to behold the swelling scene! Then should the warlike Harry, like himself, Assume the port of Mars; and at his heels, Leashd in like hounds, should famine, sword and fire Crouch for employment. But pardon, and gentles all, The flat unraised spirits that have dared On this unworthy scaffold to bring forth So great an object: can this cockpit hold The vasty fields of France? or may we cram Within this wooden O the very casques That did affright the air at Agincourt? O, pardon! since a crooked figure may Attest in little place a million; And let us, ciphers to this great accompt, On your imaginary forces work. Suppose within the girdle of these walls Are now confined two mighty monarchies, Whose high upreared and abutting fronts The perilous narrow ocean parts asunder: Piece out our imperfections with your thoughts; Into a thousand parts divide on man, And make imaginary puissance; Think when we talk of horses, that you see them Printing their proud hoofs i the receiving earth; For tis your thoughts that now must deck our kings, Carry them here and there; jumping oer times, Turning the accomplishment of many years Into an hour-glass: for the which supply, Admit me Chorus to this history; Who prologue-like your humble patience pray, Gently to hear, kindly to judge, our play. Exit _______________________________________________________________________ PROLOGUE Fanfare. Entre Chœur Oh avoir une muse de feu, qui escaladerait Le ciel le plus éclatant de l’invention, Un royaume pour scène, des princes comme acteurs, Et des monarques pour contempler la scène qui s’enfle ! Lors le martial Harry, tel qu’en lui-même, Assumerait l’allure de Mars, et à ses talons, En laisse par trois tels chiens de chasse, famine, glaive et feu
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  12. 12. Mendieraient un emploi. Mais pardonnez, vous tous braves gens, Au pied plat d’esprit peu inspiré qui a osé Sur cet échafaudage indigne faire advenir Si glorieux objet. Cette fosse peut-elle contenir Les spacieux champs de France ? Ou pouvons-nous entasser En ce O de bois les casques mêmes Qui effrayèrent l’air à Azincourt ? Oh, pardonnez ! puisqu’une figure recourbée peut Attester en peu de place d’un million, Et laissez-nous, chiffres sans valeur pour ce grand récit, Œuvrer sur les forces de vos imaginations. Supposez dans l’enceinte de ces murs Que se trouvent à présent confinées deux puissantes monarchies, Dont les hauts remparts fortifiés face à face L’étroit et périlleux océan sépare. Compensez nos imperfections par vos pensées : En mille parties divisez un seul homme Et créez des armées imaginaires. Pensez, quand nous parlons de chevaux, que vous les voyez Imprimant leurs fiers sabots dans la terre qui les reçoit ; Car ce sont vos pensées qui maintenant doivent parer nos rois, Les transporter ici et là, bondissant par-dessus les époques, Transformant les exploits de maintes années En un sablier : et ceci pourvu, Admettez-moi comme Chœur à cette histoire, Qui tel un Prologue invoque votre humble patience De gentiment ouïr notre pièce, la juger avec indulgence. (Sort) • Le soldat fanfaron L’expression est le titre d’une comédie de Plaute. Le soldat fanfaron estl’héritier direct du miles (soldat) de la comédie romaine. Cette figure fait aussiréférence à un héritage épique avec Rodomont (roi d’Alger, fanfaron couard)dans le Roland furieux de l’Arioste. Dans la commedia dell’arte, le Capitan parlecastillan (envahisseur étranger dans l’Italie du XVI° siècle) et porte un costumeespagnol. Cette figure littéraire fait référence à l’image d’un soldat vantard, qui vit dansl’illusion de ses exploits et de ses victoires alors qu’il est un pleutre patenté. Lerécit de ses exploits est l’occasion de la satire de l’héroïsme militaire. On penseévidemment au Matamore de Corneille qui lui donne ses titres de noblesse.C’est un véritable type littéraire. Le Père Ubu dans sa veine grotesque en est unvéritable avatar. Séquence possible à partir d’extraits de Plaute –Le soldat fanfaron-,Corneille –L’Illusion comique-, Cervantès -Don Quichotte- et Jarry –UbuRoi.Trouvez, dans ce corpus un extrait présentant ou mettant en situationce type de personnage.Quels sont les très communs des différentes représentationsproposées ci-dessous ?Comment imaginez-vous le père Ubu ?
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  13. 13. 1- Jacques Callot, Capitan Mala Gamba et Capitan Bellavita, vers 1622 2- Abraham Bosse (1604-1676), Le Capitan
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  14. 14. 3- Gilles Rousselet (1610 – 1686), daprès Grégoire Huret 4- Dionisi Minaggio, Il Bestiario barocco, 1618. Comédien de lHôtel de Bourgogne
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  15. 15. 5- Lithographie de Wolf au XIXème siècle 6- Maurice Sand, dessin de 1860 • Autres thèmes possibles : La guerre, le mélange des genres.2°) Les mises en scène • Übü király (Ubu roi) (2012) dAlfred Jarry / mise en scène : Alain Timar • Übü Király (Ubu Roi) (1990) dAlfred Jarry / mise en scène : Gabor Zsambéki • Ubu roi (2013) dAlfred Jarry / mise en scène : Declan Donnellan • Ubu roi (2012) dAlfred Jarry / mise en scène : Jean-Louis Crinon • Ubu roi (2012) dAlfred Jarry / mise en scène : Alain Besset • Ubu roi (2011) dAlfred Jarry / mise en scène : Pierre Pradinas • Ubu roi (2010) dAlfred Jarry / mise en scène : Franck Berthier • Ubu roi (2009) dAlfred Jarry / mise en scène : Jean-Pierre Vincent • Ubu roi (2009) dAlfred Jarry / mise en scène : Jean-Jacques Faure • Ubu roi (2009) daprès Alfred Jarry / mise en scène : Valery Forestier • Ubu roi (2007) dAlfred Jarry / mise en scène : Christophe Barbet... • Ubu roi (2007) dAlfred Jarry / mise en scène : Alain Timar • Ubu roi (2006) dAlfred Jarry / mise en scène : Pierre Guillois • Ubu roi (2005) daprès Alfred Jarry / mise en scène : Ezéquiel Garcia- Romeu • Ubu roi (2001) dAlfred Jarry / mise en scène : Bernard Sobel • Ubu roi (1993) daprès Alfred Jarry / mise en scène : Omar Porras • Ubu roi (1992) dAlfred Jarry / mise en scène : Hervé Lelardoux... • Ubu roi (1992) dAlfred Jarry / mise en scène : Roland Topor • Ubu roi (1987) dAlfred Jarry / mise en scène : Jean-Louis Hourdin • Ubu roi (1985) dAlfred Jarry / mise en scène : Antoine Vitez • Ubu roi (1969) dAlfred Jarry / mise en scène : Georges Goubert • Ubu roi (1965) dAlfred Jarry / mise en scène : Victor Garcia
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  16. 16. • Ubu roi (1896) dAlfred Jarry • Ubu roi avec des scènes de Macbeth (1995) daprès Alfred Jarry... / mise en scène : Silviu Purcarete • Ubu-Roi (1968) dAlfred Jarry / mise en scène : André Benedetto • Ubu-Roi (1955) dAlfred Jarry / mise en scène : Gabriel Monnet Source : Les archives du spectacle (http://www.lesarchivesduspectacle.net/?Parametre=ubu+roi&pbRechercher=&lbRecherche=3)3°) Sitographie- Ressources pour Ubu Roi dAlfred Jarry (d’après le siteeducnet théâtre)A DAlfred Jarry et de quelques autres*Alfred jarryhttp://www.alfredjarry2007.fr/amisjarry/accueil/accueil.htmhttp://worldserver2.oleane.com/fatrazie/alfred_jarry.htm*Dessins de Jarryhttp://www.spencerart.ku.edu/exhibitions/almanac/index.shtmlB Les textes*Le cycle Ubuhttp://fr.wikisource.org/wiki/Cycle_d%27UbuC Les mises en scènea) En France*toutes (?)http://www.lesarchivesduspectacle.net/index.php?lbRecherche=3&Parametre=ubu+roi&pbRechercher=Rechercher*Voir la mise en scène de Jean-Christophe Averty en ligne :http://www.youtube.com/watch?v=FznOszLTsfgDocumentaire sur les trucages de Jean-Christophe Averty :http://www.ina.fr/media/television/video/I04282934/jean-christophe-averty-et-les-trucages-dans-ubu-roi.fr.html*mise en scène de Bernard Sobelhttp://www.passion-theatre.org/cgi-bin/pti_lol/spectacle/affiche/fiche.pl?id_planning=4512*mise en scène et scénographie Ezéquiel Garcia-Romeuhttp://www.ezequiel-garcia-romeu.com/ubuphoto.html*Dramaturgie et Mise en scène Marco Martinellihttp://www.t-n-b.fr/fr/saison/fiche.php?id=584*Mise en scène par Peter Brookhttp://www.atpaix.com/spectacle.php?numSpectacle=185&PHPSESSID=fd21451b19d610b64b24e82715494f95*Emmanuel Genvrinhttp://www.vollard.com/spip.php?article46*mise en scène dAlain Timarhttp://www.ruedutheatre.info/article-6767123.htmlhttp://www.theatredeshalles.com/spectacle.php?idspectacle=23*mise en scène de Serge Gouberthttp://t-n-b.fr/fr/saison/fiche.php?id=387*mise en scène de la compagnie Favier Théâtre
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  17. 17. http://www.faviertheatre.fr/PIECES/ubu/ubu-dico.htmlb) AilleursUbu canadien*ubu sur la table Theatre de la Pire Espècehttp://www.pire-espece.com/ubutable.htmlUbu belgeMise en scène par Christophe Cotterethttp://www.plaisirdoffrir.be/Vu/Critique.php?recordID=4340Ubu italienSusanna Baccari et Claudio Orlandinihttp://www.teatrodinessuno.it/jarry.htmUbu suisse*mise en scène et scénographie Denise Carla Haashttp://www.theatre-l.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=71&Itemid=11*mise en scène dOmar Porrashttp://www.malandro.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=28&Itemid=20Ubu américainhttp://ubuforpresident.blogspot.com/D ArticlesLe contexte shakespearien dans trois pièces avant-gardistes françaiseshttp://revel.unice.fr/cycnos/document.html?id=1493Shakespeare Jarry Ubu Macbeth (en anglais)http://www.canadianshakespeares.ca/a_david_copelin.cfm*Du mufle et de lalgolisme chez Alfred Jarryhttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1977_num_7_17_5135La symbolique du groshttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_1987_num_46_1_1698E Séquences séances*Des séquences complètes pour une classe de première avec notamment denombreux documents complémentaires (biographie, dessin, contexte etc.) oudes plans de lectures analytiques :http://michel.balmont.free.fr/pedago/uburoi/http://francaismmebissuel.unblog.fr/2010/09/09/premiere-s1-sequence-1-ubu-roi-dalfred-jarry-theatre-et-parodie-le-plaisir-de-la-caricature/http://www.infx.info/quidnovi/spip.php?article440Figures de roihttp://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article644#sommaire_3
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  18. 18. 4°) Exemple : une question de synthèse pour le bacObjet d’étude : le théâtreTEXTE 1 : Albert Camus, Caligula, I, 8TEXTE 2 : Alfred Jarry, Ubu roi, III, 2, de « apportez la caisse à Nobles » à« faire des lois maintenant ».TEXTE 3 : Jean Anouilh, Antigone – Tirade CréonQuestionAprès avoir lu tous les textes du corpus, vous répondrez à la question suivante :Quelle représentation du pouvoir donne chacun des extraits du corpus ?
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