Meurtre hors concours                                                                        Par Baptiste BelguiralMr Fouc...
Comment lui dire que je faisais mes besoins, cela ne faisait pas très élégant    devant une si jolie femme... elle me plai...
-   Gérard, tu es là ? Ça me fait plaisir que tu sois là, nous avons un problème.-   Quel est-il ? répondit Gérard.-   Mr ...
Il était 7h du matin, tous les pêcheurs étaient inscrits : au total trente-sept       pêcheurs.       Je pris la parole po...
-   Bonjour, vous êtes garde de pêche, vous venez me contrôler ?-   Qui êtes-vous monsieur ? Votre carte sil vous plaît, d...
je lai poussé, il a glissé et sest cogné la tête contre le coin de la table et il est       tombé raide mort. Je me suis e...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Meurtre hors concours

255 vues

Publié le

Nouvelle policière écrite par Baptiste Belguiral, élève de 1ère bac professionnel Productions aquacoles du Legtpa Louis Pasteur de La Canourgue, dans le cadre d'un atelier d'écriture mené en novembre 2012 par C. Estevenon, M. Fouché et l'écrivain Sergueï Dounovetz.

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
255
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
3
Actions
Partages
0
Téléchargements
2
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Meurtre hors concours

  1. 1. Meurtre hors concours Par Baptiste BelguiralMr Fouchenon possédait une très belle collection de matériel de pêche, des moulinets« Mitchell », des cannes en bambou très rares, en passant par différents bouchons de lièges,des hameçons qui dataient des années 40 marque « 106 », ou encore des fils « Water Queenou Tortue » ainsi que de nombreuses cuillères « Meps » ou « Rubex » et les Wadders« Aigle ».Il avait aussi une goujonnière cotée au bas mot 2000 €, achetée 150 € sur une brocante.Cette dernière était utilisée par l armée américaine lors de la dernière guerre, bien quelleressemblait plus à une cagette de pommes de chez Carrefour à 3 sous et quon avaitrepeinte dune couleur kaki.Le reste de cette fabuleuse collection, il lavait acquis dans différents concours de pêche, oudans des vides greniers.La base de cette exposition lui provenait de son père qui lui-même la tenait de son proprepère et bien sûr il espérait la léguer à son propre fils.Tous ces objets qui racontaient lhistoire de la pêche étaient exposés dans de grandesvitrines qui se trouvaient dans un chalet au bord de la Vence.Le joyau de sa collection était sans doute une canne en fibre de verre « Margouts et fils »ainsi quun moulinet « Mitchell » exposés dans une vitrine blindée ; elle navait pas de prix,parce que étant jeune, c était la toute première canne quil avait gagnée.Ce matin de printemps, veille du grand concours annuel de louverture de la pêche à latruite, Mr Fouchenon, organisateur du dit concours, graissait les moulinets et préparait lescannes, il pouvait y passer des heures sans jamais sarrêter. La pêche était toute sa passion.Il était 5h du matin, j’arrivai au bureau, par une nuit très froide, sombre, et silencieuse.Arrivé au bureau, ma collègue Annabelle était déjà présente, il faisait trop chaud, lechauffage était à fond, la bouilloire fumait. - Salut Phil, un petit café pour bien se réveiller ? - Phil, cétait mon surnom, le diminutif de Philippe, en même temps cela faisait deux ans quon travaillait ensemble.Oui, 2 sucres comme dhab. - Tiens le voilà, alors prêt pour aller surveiller ce concours de pêche à la truite, la journée risque dêtre longue Phil. - Oui je sais?! Je sentis au son de sa voix quelle navait pas envie dy aller, mais en même temps, qui aurait envie de venir au bureau à 5h du matin. Garde de pêche, cest un métier, il nous faut être prêt à 6h pour larrivée des premiers sur la Vence. - Il est lheure Phil, 5h45, on doit aller sur les lieux du concours, me dit-elle dune petite voix fébrile. Je lui répondis gravement. - Jarrive, je suis occupé. 23
  2. 2. Comment lui dire que je faisais mes besoins, cela ne faisait pas très élégant devant une si jolie femme... elle me plaisait.- Dépêche Phil, on va être en retard lança-t-elle.- Je suis là, tu prends le volant, allons-y. Arrivés sur les lieux du concours, personne, il y régnait un silence de mort. Annabelle et moi, avancions vers la cabane où on était attendus par Mr Fouchenon, organisateur du concours. Arrivés au point de rendez-vous, je dis à Annabelle :- Je vais voir létat de la Vence, voir s’il ny a pas pas de prob.- OK, je vais prendre contact avec Mr Fouchenon.- Trente secondes plus tard, jentendis Annabelle pousser un cri de terreur :- Phil, viens vite, cest horrible ! J’arrivai en courant et mon premier réflexe fut de prendre Annabelle dans mes bras pour la réconforter.- Quy-a-t-il ? Pourquoi as-tu hurlé ?- Cest...Monsie....Monsieur Fouchenon, il est mort. Je jetai un coup dœil, et je vis Mr Fouchenon, étendu là, saignant au niveau de la tête. Je ne savais quoi faire, terrifié de terreur, tout comme Annabelle. On ne pouvait pas rester là à ne rien faire. - Dis-moi Annabelle, ton ami l’inspecteur de police Bonaventure doit participer au concours non ? - Oui, il ne devrait pas tarder, nos portables nont pas de réseau, nous ne pouvons nous en remettre quà lui.- Je suis daccord, mais comment faire pour empêcher les pêcheurs de voir le corps ?- Nous allons sortir les tables dehors, et nous allons commencer les inscriptions, ça te convient Phil ?- Je suis perplexe, ton ami pourrait croire que nous sommes les coupables.- Il me croira et de toute façon tu es témoin également.- Oui, allez, nous attendrons ton ami, fit-il dune voix perplexe. Dix minutes passèrent et le premier pêcheur arriva sur place, il était grand, 1m80, pour 90kg à vue de nez.- Monsieur Gérard Bonaventure, jai réservé ma place.- Monsieur Bonaventure … !!! mexclamai-je si fort.- Oui, cest moi même, vous devez être le collègue d’Annabelle. Entre nous, je crois quelle ressent quelque chose pour vous.- Nous nen sommes pas encore là. Annabelle arriva, elle était partie fermer la porte de la cabane. 24
  3. 3. - Gérard, tu es là ? Ça me fait plaisir que tu sois là, nous avons un problème.- Quel est-il ? répondit Gérard.- Mr Fouchenon est mort, nous lavons trouvé mort dans la cabane.- Amène-moi au corps, Ana ? Annabelle partit avec Gérard vers la cabane pour lui montrer le corps. Moi, je devais rester là à accueillir les participants.- Cest là, Gérard, regarde, lui lança Annabelle. Gérard avait une devise « Linvisible devient visible, chercher encore et encore pour que ce qui est caché apparaisse ». Cette phrase quil appliquait à chaque enquête lui valut le surnom du célèbre détective anglais Sherlock. Devenu inspecteur de police à la suite de nombreuses enquêtes résolues grâce à ses nombreuses capacités, il regarda la scène de crime et déclara.- Tout laisse à penser que cest un meurtre, peut-être que cest un des participants.- Quest-ce qui te fait dire ça ?- Il tient dans sa main un moulinet de pêche « Pezon et Michell », des bout de verre sont là, tout laisse à penser quil manque la canne qui va avec le moulinet retrouvé, le voleur a dû loublier dans sa fuite. Les traces de bottes autour du corps sont semblables à des bottes ou des Wadders. Annabelle, montre-moi tes bottes, ça me permettra de vous exclure de la liste des suspects toi et ton copain.- Ami seulement, Gérard !!- Oui, cest ce que je voulais dire. Bon, tes bottes !- Tiens, les voilà.- Regarde les stries, ce ne sont pas les mêmes.- Me voilà rassurée, Phil porte les mêmes que moi, retournons le voir, il doit être débordé. Cinq minutes passèrent, Annabelle et Gérard revenaient de la cabane pendant que moi je continuais les inscriptions.- Monsieur Boustri, vous avez lemplacement 14, Monsieur Bardez, lemplacement 37 Je continuais les inscriptions, Gérard arriva et me glissa discrètement a loreille.- Cest un meurtre, je pense que cest un participant, nous avons retrouvé sur le corps de Mr Fouchenon un moulinet, mais pas la canne. Et les traces de pas ressemblent fortement à des Wadders de marque « Aigle ».- Ah oui, si ce que vous me dites est exact, tous les concurrents ont de ces Wadders, ça va être compliqué, vous croyez que vous pouvez enquêter pendant le concours.- Je ne suis pas en service, mais jaccepte. Après, dans tous les cas, je devrais prévenir la police.- Pas de soucis, répondîmes dune voix commune Annabelle et moi. 25
  4. 4. Il était 7h du matin, tous les pêcheurs étaient inscrits : au total trente-sept pêcheurs. Je pris la parole pour expliquer les règles du concours : - Votre attention sil vous plaît, le concours va bientôt débuter : 1) La fin du concours aura lieu vers 18h30. 2) Celui qui aura pêché le plus de poissons en poids sera déclaré vainqueur. 3) Deux cannes par personne : Gaule ou Lancer. 4) Seuls teigne, vers de terre et de farine seront autorisés, tout autre appât est interdit. 5) Nous effectuerons des rondes. Et bien sûr, chaque participant pourra repartir avec sa plus grosse prise. BONNE PECHE A TOUS. Annabelle restait à lécart, elle était encore sous le choc, elle avait peur que le tueur de Mr Fouchenon ne revînt. - Phil, jai peur. Pour la rassurer, je lui glissai quelques mots rassurants. - Naie pas peur, je suis là, je te jure que sil sen prend à toi, je lui mets un pain. Annabelle resta silencieuse. Les heures passèrent, toujours rien, aucune piste, pas un signe du coupable, mais qui était-il ? Les prises s’enchaînèrent, des truites de 250 g aux truites de 4 kg, à vue dœil. Cétait un beau concours. Il était 18h. Trente minutes avant la fin du concours, Gérard vint me voir, il venait de repérer quelque chose. - Phil, le pêcheur au poste 17, me paraît suspect, jai limpression quil ne respecte pas les règles. De plus, il possède une canne, semblable au moulinet retrouvé dans la main de Mr Fouchenon. - Oui, ça y ressemble beaucoup, avec Annabelle on va faire une ronde. On verra bien. Je vais la chercher elle est à lautre bout. - Vas-y mais faites attention à vous et au moindre problème, vous mappelez. Sans dire un mot, je me retournai et partis en direction d Annabelle. - Hey oh, Annabelle, on va faire une ronde, lui dis-je discrètement à loreille. - Viens, on a une piste ! Sans broncher, Annabelle hocha la tête en signe daccord.Pendant que nous allions au poste numéro 17, javais été très surpris quand linspecteurBonaventure lavait annoncé, car le numéro 17 était lemplacement de Mr Fouchenon.Pour ne pas effrayer mon amie, je gardais le silence. Arrivés au 17, je vis lhomme qui mefixait : 26
  5. 5. - Bonjour, vous êtes garde de pêche, vous venez me contrôler ?- Qui êtes-vous monsieur ? Votre carte sil vous plaît, dit Annabelle froidement.- Je suis Julien Cachelle. Je sentais au son de sa voix quil allait essayer de noyer le poisson, alors dune voix ferme je lui dis :- Monsieur, ce moulinet est-il à vous ? Je lui tendis à nouveau le moulinet... et instantanément il me répondit :- Cest à moi. Où lavez-vous trouvé ? Dans sa voix, on sentait quil savait que nous savions ce quil sétait passé peu avant le début des inscriptions. Annabelle répliqua franchement.- Sur le corps de Mr Fouchenon, vous êtes sur son emplacement... Moi qui voulais garder ça pour moi, je me retrouvai un peu pantois. Pris de panique, Julien Cachelle prit la fuite et dans son élan poussa Annabelle dans la Vence. Je ne savais pas quoi faire, sauver Annabelle ou courir après Cachelle. Après un bref instant dhésitation, je sautai dans la Vence pour récupérer Annabelle, elle était frigorifiée, je lui passai ma veste et nous, nous dirigeâmes vers la cabane. Gérard nous interpella :- Je viens de stopper un fuyard du nom de Julien Cachelle qui hurlait au loup « je lai pas tué, cétait un accident » Venez lui parler pour savoir pourquoi, et jai réussi à appeler la Police.- Comment ? dune voix commune Annabelle et moi, nous exclamâmes.- Jai le premier Nokia en gros, comme une sorte de téléphone satellite. Ah, oui, là cest sûr, un fou rire éclata et dura pas moins de deux minutes, il fallut retourner très vite à la réalité. Annabelle encore sous le choc me dit dune toute petite voix :- Viens Phil, il faut y aller, lui demander pourquoi. Julien était terrifié, il venait de réaliser son acte et il commença à nous raconter lhistoire sans même quon lui eût posé la question.- Tout a commencé il y a 10ans, jétais en duo de pêche avec Mr Fouchenon, un concours de pêche au brochet. Javais pêché un beau bec de 1m10-10kg. Avec cette prise, nous avions gagné le concours et une superbe canne « Margout et fils » avec son très beau moulinet « Mitchell », jai décidé de laisser le lot à Mr Fouchenon, car on ne sépare pas une canne de son moulinet surtout si cest un article de collection. Il y a une semaine environ jai appris la vrai valeur de cette canne, alors jai décidé de rendre une visite à Mr Fouchenon pour lui réclamer ce qui me revenait de droit, à savoir le moulinet que javais gagné. Il a refusé de me le rendre car lui aussi savait la valeur quelle avait. Une violente dispute a éclaté, 27
  6. 6. je lai poussé, il a glissé et sest cogné la tête contre le coin de la table et il est tombé raide mort. Je me suis enfui et en partant, jai aperçu sur le cahier de réservation du concours quil participait au concours. Alors jai décidé de prendre sa place, mais jai agi comme un couillon. Jai gâché la vie dun ami pour une histoire dargent. - Tu comprends seulement maintenant, reprit Annabelle, le mal est fait, le crime est commis. - Cest même un homicide involontaire, rajouta Gérard.Peu de temps après, les sirènes de voiture de police retentirent. Une fois arrivés, Gérardmontra aux policiers lendroit où se trouvait le corps et en tirèrent les mêmesconclusions que Gérard.Les policiers nous remercièrent davoir arrêté le coupable et nous demandèrent de venirfaire notre déposition le lendemain. Ils menottèrent Julien et Annabelle me dit : - Je te remercie Phil, dêtre venu me sauver, sauter à leau pour moi, cest très courageux.Elle membrassa loreille et partit en me disant : - Tu sais Phil peut-être quun jour... avec un grand sourire.Dans ma tête, je ne savais plus quoi penser, si javais au moins le courage de lui dire ceque je ressentais pour elle. Et là, un grand rire éclata derrière moi et Gérard me glissa à loreille. - Tu vois Phil, je te lavais dit quelle en pinçait pour toi. - Je commence à croire que tu as raison mais seule la vie me dira ce qui se passera. Pas vrai ? Gérard ? Et je le regardai avec un grand sourire... 28

×