Séquencier de l’épisode 0 : Séparations
Texte écrit par Clémentine Vidal-Naquet et Richard Berthollet
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plein. Jacques Mor...
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!En effet, comme le révèle l’examen de la presse de l’époque, la dignité qui traverse le couple sur la 1ère
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Présentation numéro o de la série 100X14-18 sur la photo pendant la 1ère Guerre Mondiale

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Projet 100X14-18

  1. 1. Séquencier de l’épisode 0 : Séparations Texte écrit par Clémentine Vidal-Naquet et Richard Berthollet Durée : environ 1’30 ©'Neyrac'Films!
  2. 2. ! ! Août 1914, à quelques encablures du parvis de la Gare de l’Est : la mobilisation parisienne bat son plein. Jacques Moreau, photographe et mobilisé lui aussi, a 27 ans quand il saisit cet événement exceptionnel."  " Focalisé sur une famille - un couple avec un enfant en bas âge - entourée d’une foule compacte, son cliché raconte une séparation. Un homme enlace sa femme et sa fille. Son visage, caché, très proche de celui de sa conjointe, s’incline : le couple va s’embrasser. "  " Ce baiser suspendu semble indiquer que le couple surmonte dignement l’épreuve de la séparation. Une sensation renforcée par la densité chaleureuse de la foule et les sourires contenus qu’affichent les sujets qui la composent."  " Mais une seconde photo, prise quelques instants après la première et construite à l’identique, vient noircir le tableau initial. L’homme s’est effondré. Tête baissée, yeux plissés : il pleure dans les bras de sa femme, dans la rue, devant sa fille. "  " Le couple a beau être enveloppé par la même foule bienveillante, c’est dans l’abattement qu’il paraît vivre l’instant. Un sentiment de gravité accru par le regard compatissant d’un vieil homme."  " Au-delà de leur qualité artistique et de l’émotion qui flirte, ces deux photographies cristallisent l’instrumentalisation politique dont va faire l’objet la séparation du couple." "
  3. 3. ! ! !En effet, comme le révèle l’examen de la presse de l’époque, la dignité qui traverse le couple sur la 1ère photo incarne l’attitude étalon de la séparation. Une redondance  iconographique qui servit à illustrer l’état d’esprit volontaire de la population lors de l’entrée en guerre."  " Rien à voir avec la seconde image immortalisant les larmes d’un mobilisé de 1914, la seule à notre connaissance ! Une rareté qui ne veut pas dire que les hommes ne pleuraient pas - ou en tous cas, pas dans la rue, aux yeux de tous. Mais qui dit simplement combien les souffrances masculines étaient taboues alors même que la guerre n’avait pas encore tué."  " Néanmoins, le couple séparé des photos de Moreau et de ses contemporains devient une nouvelle entité visible d’ailleurs prise en compte par les politiques publiques. La loi du 5 août 1914 attribuant une allocation journalière aux familles de mobilisés aura ainsi vocation à assurer la survie économique des ménages. Quant à celle du 4 avril 1915 autorisant le mariage par procuration, elle devait endiguer la catastrophe conjugale en cours. "

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