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Une entente de 7 ans entre Écolait et ses employés | RESSOURCES HUMAINES

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Écolait, une entreprise spécialisée dans la production de veaux de lait, a signé une entente de sept ans auprès de ses employés.

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Une entente de 7 ans entre Écolait et ses employés | RESSOURCES HUMAINES

  1. 1. Les RHn tio Directeur des ressources humainesen ac JeAn beAuLieu régionautravail.com Au fil des ans Écolait s’est hissé parmi les plus importants employeurs industriels de la MRC Les Moulins. Au moment où l’abattage vit des moments mouvementés partout au Québec et que les défis du recrutement sont le lot de tous les gestionnaires de cette industrie, Écolait conclut un pacte avec ses employés.
  2. 2. L’adoption du projet de loi 116, en mai 1994, dépla­ identification de L’entRepRise fonnant la durée des conventions collectives, s’est traduite au cours des années subséquentes par une Écolait a débuté en affaires en 1979 avec la techno­ augmentation rapide des conventions collectives logie du premier fabricant d’aliments d’allaitement de plus de trois ans au Québec. À l’époque, les mondial. L’entreprise est devenue en moins de employés se sont montrés favorables à ce change­ 20 ans le leader au Québec dans l’élevage, l’abattage ment en y voyant une mesure favorisant la paix et la transformation du veau de lait et de grains. industrielle, la stabilité des opérations et une Afin de répondre aux normes sévères de l’industrie, meilleure capacité de prévision des coûts de main­ Écolait a fait d’importants investissements dans la d’œuvre à long terme. Du côté syndical, la centrale rénovation de son centre d’abattage et de trans­ qui regroupe le plus grand nombre de salariés formation. Ce centre, le plus moderne de toute syndiqués, la FTQ, n’émit pas d’objection à ce chan­ l’Amérique du Nord, n’est qu’un exemple parmi tant gement. En revanche, une autre grande centrale d’autres de l’avant­gardisme d’Écolait. syndicale, la CSN, craignait que l’allongement de la durée légale des conventions collectives ne Au cours des huit dernières années, Écolait a vu son restreigne plusieurs droits des salariés, dont celui nombre d’employés passer de 75 à plus de 220. de choisir librement une affiliation syndicale dans un L’entreprise vendait déjà ses produits aux États­Unis, délai raisonnable, et celui de négocier. En outre, les en Europe et au Moyen­Orient avant de signer une représentants syndicaux exprimèrent l’inquiétude entente d’exportation avec des représentantsÉcoLait que ce changement à la loi incite les employeurs à japonais. En 2006, Écolait a été le tout premier à créer des syndicats d’entreprise pour signer avec vendre des lots de viande de veau aux Japonais eux une paix sociale de longue durée et se protéger depuis la fermeture des frontières due aux épisodes ainsi des syndicats plus militants. de la fameuse maladie de la vache folle en 2003. L’allongement de la durée des conventions collectives Les employés d’Écolait sont membres du syndicat donne des résultats plus productifs lorsqu’il est des Travailleurs Unis de l’Alimentation et du associé à la volonté des parties de modifier leur Commerce (TUAC). approche en matière de relations du travail et à la capacité pour les dites parties de maintenir le dÉfi de L’entRepRise dialogue en dépit des difficultés et des différends qui surgissent inévitablement durant la vie d’une Le contrat de 7 ans a été négocié dans un contexte convention collective. Les recherches effectuées où l’entreprise cherchait des moyens pour améliorer dans le domaine montrent qu’un bon climat de sa compétitivité. La signature d’un contrat de longue travail contribue à améliorer la productivité, à dimi­ durée constituait donc une demande de la partie nuer les coûts de production et ainsi, à augmenter patronale qui estimait nécessaire de bénéficier, elle la rentabilité de l’entreprise. Un mauvais climat aussi, de cet avantage qu’avaient ses concurrents (conflits, comportements contre­productifs, etc.) sur cet aspect. produit l’effet inverse. Au­delà des pratiques et des programmes de coopération, le climat reste Une fois le contrat signé, le principal défi consistait probablement le facteur lié aux relations du travail à faire en sorte que tous les intervenants, gestion­ qui comportera l’effet le plus déterminant sur la naires et employés syndiqués, s’approprient performance. On aura beau avoir les meilleures l’ensemble des valeurs. Un autre défi consistait pratiques, si on n’a pas les bonnes interactions, évidemment à s’assurer que la conclusion de cette les bonnes attitudes et les bons comportements entente se traduirait, dans les faits, par une améliora­ dans les milieux de travail ou entre la direction et tion de la rentabilité de l’entreprise et des conditions le syndicat, on ne changera pas grand­chose à la de travail des employés. performance organisationnelle.
  3. 3. Les pRincipaux points BÉnÉficesdans L’entente L’entente de 7 ans assure une paix industrielleLa signature et l’application de la convention jusqu’en 2014 à Écolait; elle protège la sécuritécollective ont nécessité un cheminement préalable économique de l’entreprise ainsi que celle de sesdes deux parties : manifestation de bonne foi et employés. Depuis la signature de l’entente, led’ouverture, volonté de changement, instauration 19 mars 2007, avec ses 170 employés syndiqués,d’un climat de confiance, transparence, responsa­ M. Beaulieu remarque des progrès :bilisation des employés, respect d’autrui, etc.En outre, cette démarche a été réalisée par des diri­ • amélioration des relations du travail; beaucoupgeants dynamiques et des promoteurs de ce système moins de griefs, plus de communication;de valeurs, tant du côté syndical que patronal. Ces • réduction des accidents de travail :deux facteurs ont joué un rôle important dans le les accidents de travail ont diminuémaintien d’un climat favorable à une bonne applica­ de 60 % en 2007.tion de la convention collective depuis sa signature.L’entente détermine comment l’entreprise devra À pRescRiRerépondre aux objectifs syndicaux de maintien etde création d’emplois de qualité tant en matière de • Attitude positive et grande ouverture d’espritconditions de travail (les mécanismes portant sur de tous les partenairesla sécurité d’emploi, la rémunération compétitive,la bonification des vacances,…) que du contenu du • L’allongement de la durée des conventionstravail à accomplir (les moyens favorisant la parti­ collectives donne des résultats productifscipation des employés aux enjeux d’affaires et au quand :meilleur climat de travail). Par exemple, selon les + il y a une volonté des parties de modifierdétails de l’entente, les syndiqués obtiendront en leur approche en matière de relations demoyenne des augmentations de salaire de 3,62 % travail;annuellement pour les sept prochaines années, ce + les parties parviennent à maintenirqui représente au total une augmentation moyenne le dialogue malgré les différendsde 25 % pour toute la durée de la nouvelle conven­ et difficultés.tion collective. À noter que l’entente a été acceptéepar 66 % des employés.Cette entente est très satisfaisante pour les deux À pRoscRiReparties et, même si l’industrie du veau allait bien aumoment de l’entente, elle leur permet d’envisager • Les ententes de trop longue durée pourraientl’avenir avec encore plus d’optimisme. Il faut venir handicaper la capacité des différentestravailler fort et ensemble pour demeurer concur­ parties à s’ajuster à la vitesse rapide où évoluentrentiel et continuer la progression. Pour l’entreprise, le monde du travail, les changements techno­cette entente amène un véritable avantage logiques, la mondialisation, la concentrationconcurrentiel et est un facteur déterminant pour et la transformation des entreprises.la croissance future. • Aucun employeur ne peut espérer obtenirPar cette entente l’entreprise mise également un engagement à long terme des employésà réduire la rotation de la main­d’œuvre. Les s’il n’est pas prêt à leur assurer d’importantsaméliorations incluses dans la nouvelle convention bénéfices.devraient faire en sorte d’assurer une meilleurerétention de la main d’œuvre • Ne pas minimiser le besoin de formation et d’information aux membres, car, avec les con­ ventions de longue durée, les membres peuvent avoir l’impression d’être moins consultés.
  4. 4. Le mot de La finÉtant donné la récente signature du contrat detravail de longue durée, il est présentement impos­sible de mesurer tous les résultats productifs del’allongement de la durée de la convention collectivechez Écolait. Toutefois, il semble réaliste de croireque la volonté des parties de modifier leur approcheen matière de relations de travail et leur capacitéde maintenir le dialogue en dépit des difficultés quisurgissent durant la vie d’une convention collective,seront des éléments importants qui permettrontà Écolait de garder cette entreprise active etcompétitive. Cette fiche s’inscrit dans une série produite à l’initiative du CLDEM et d’Emploi Québec dans le cadre des actions visant à favoriser l’adoption et la diffusion des meilleures pratiques de gestion en ressources humaines. Nous remercions chaleureusement la direction de l’entreprise pour sa participation. Entrevue et rédaction : Daniel Beaupré, Ph. D, professeur à l’École des sciences de la gestion (UQAM) et Nathalie Jomphe, CRCA, conseillère en ressources humaines. Juin 2008

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