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agressifs et malgré tout, ils sont statistiquement inefficaces avec un maigre taux de 2,1% de survie
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RÉFÉRENCES
 Balch JF, Balch PA. Prescription for Nutritional Healing. Garden City Park, NY: Avery
Publishing Group, 1997....
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 Rateau, Anne-Charlotte Combattre les maux de tête avec la naturopathie selon le Dr.
Christian Brun, URL : ww...
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La naturopathie et l'allopathie

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Étude sociologique comparative de la Naturopathie et de son antagoniste (ou presque) l'allopathie sur la base de la falsification. Cette étude a pour but de d'établir la ligne de démarcation entre science et pseudo-science en Médecine.

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La naturopathie et l'allopathie

  1. 1. Michelle Roger, Sarah Alanezi et Johanne Mathieu, SOC 2700A – L’ANALYSEDE LA CONNAISSANCESCIENTIFIQUE|STEPHANLAROSE La Naturopathie TENTATIVEDE DÉMARCATIONENTRE SCIENCE ET PSEUDOSCIENCE PAR LE BIAIS DE L’EXEMPLE DE LA NATUROPATHIE ET DE L’ALLOPATHIE Mercredi 8 Avril 2015
  2. 2. 1 | P a g e ‘As-tu une grippe, mon cher Stephan? Bois ma fameuse concoction d’ail, d’oignon et de miel et tout ira mieux!’ s’exclama un jour votre grand-mère. Si cette situation vous êtes déjà arrivé, votre précieuse aïeule suivait les traces d’un naturopathe en essayant de vous guérir par des moyens naturels. Par contre, en voyant toutes les avancées scientifiques faites dans le domaine biomédical et la prévalence des produits pharmaceutiques dans notre société, nous remarquons présentement une dominance de la médecine allopathique qui traite avec des médicaments, sur la médecine douce ou la naturopathie, qui traite avec des herbes, plantes et autres méthodes naturelles. En effet, notre société axée en primauté sur la science, tend à rejeter la naturopathie en tant que pratique valide et réelle. De plus, une majorité de scientifiques la classifie même comme pseudoscience. En terme de statistiques, il est présentement illégal pour un Naturopathe de pratiquer dans 11 sur 14 des provinces et territoires du Canada. Les seuls permissifs sont l’Ontario, la Colombie Britannique et Terre-Neuve et ce n’est que très récemment que ces actes législateurs sont passés, entre 2008 et 2015 (Canadian Association of Naturopathic Doctors, 2015). Nous est-il possible de faire une démarcation entre science et pseudoscience dans le cas de la naturopathie et de l’allopathie? L’Allopathie elle- t réellement une médecine conventionnelle? Afin de répondre à ces problématiques, nous allons alors nous référer au modèle de falsification de Karl Popper qui propose, que pour qu'une discipline soit scientifique, les théories qu'elle met en avant devraient être falsifiables, soit réfutables. En d'autres mots, nous allons tenter de faire une démarcation entre science et pseudoscience à travers nos deux exemples, tout en se basant sur la théorie falsificationniste. Nous commencerons par définir le principe de la Naturopathie; dans un deuxième temps, nous décrirons les fondements de l’allopathie; enfin, dans un troisième temps, nous nous attarderons à répondre à notre problématique en quantifiant la scientificité de ces deux traitements médicaux selon le modèle poppérien.
  3. 3. 2 | P a g e Dans cette première partie, nous allons voir de plus près, la discipline complexe et intéressante qu’est la naturopathie. Ainsi, nous tenterons de la définir, d’expliquer son origine et de montrer le mode d’action des naturopathes. Puis, nous illustrerons son mode d’action et ses techniques variées avec deux exemples. Tout cela en nous demandant : quelle est le niveau de scientificité de la naturopathie? Sur quoi repose cette discipline? Tout d’abord, la naturopathie se définit comme « un système médical complet et cohérent qui mise avant tout sur la stimulation des mécanismes naturels d’auto-guérison du corps » (Lefrançois et De Cotret, 2009). Elle a donc pour but de préserver et d’optimiser la santé par le biais de moyens naturels et doux. Elle vise la santé des patients par la nature et l’augmentation de leur hygiène de vie. Cependant, il est important de noter qu’il ne s’agit pas de médecine conventionnelle. En effet, même si son champ d’action concerne l’ensemble du corps, la naturopathie ne s’applique pas aux lésions et un naturopathe ne peut donner des prescriptions ou faire des diagnostiques. Etymologiquement, le mot naturopathie vient du latin natura, « la nature, l'essence » et du grec pathos, « la maladie, le mal ». Or, elle ne désigne pas la maladie de la nature mais plutôt les moyens qu’offre la nature pour soigner la maladie. Certains affirment qu’Hippocrate (vivant en 400 avant Jésus Christ) est le père de la naturopathie. Il insistait sur le pouvoir guérisseur de la nature, les bienfaits de traiter la personne dans sa globalité sans y nuire et sur la prévention des maladies. Le Miso, est un aliment entièrement végétal connu en Chine depuis plus de 2500 ans. Tous les guérisseurs, qui pratiquent la médecine traditionnelle, l'ancêtre de la naturopathie, le recommandaient. Il s'agit en fait, d'une pâte de soya, composée de fèves de soya, d'eau et de sel. De nos jours c'est au Japon qu'on l'utilise le plus. Il y a été introduit au VIIème siècle, et à cette période, la cours impériale du Japon possédait un ministère de sécurité alimentaire où le Miso occupait une place très importante. " Dans les temps
  4. 4. 3 | P a g e anciens, on disait au Japon qu'il vaut mieux dépenser son argent pour acheter un bon Miso que chez le docteur." (Jobin, 2010). Cet aliment a des valeurs nutritives apparemment très efficaces. Selon Dr Jocelyne Jobin, le Miso agirait alors comme un nutraceutique, c’est-à-dire que c'est un aliment qui a un effet favorable à la santé et qui a des propriétés préventives et curatives. Le soya qui en est l'ingrédient principal de l'aliment, se cultive depuis plus de 3000 ans au japon, et est une grande source de protéines complète vu qu'elle contient toute sorte d'acides aminés. Le Miso est faible en gras et en cholestérol, riche en minéraux, contient plus d'une cinquantaine d'enzymes, et sa fermentation crée de la vitamine B en grande quantité également. Dr Jobin précise dans son article " qu'il possède de puissantes propriétés anti oxydantes et offre une protection contre le cancer notamment ceux du sein, de la prostate, du système gastro-intestinal ainsi que certains types de leucémie." et que les scientifiques s'y intéressent de plus en plus ces dix dernières années. La naturopathie existait alors depuis très longtemps, même si ce terme comme nous l’entendons aujourd’hui fut créé en 1896 par John Scheel. Elle fut reconnue suite à un article de Benidict Lust, un médecin allemand, où il mentionna « naturopathie » pour la première fois. John Scheel repris le terme et développa cette nouvelle discipline. La première école de naturopathie, « L’American School of Naturopathy » fut alors crée en 1902. Il s’agit donc d’une discipline relativement récente, tout en restant une successeuse à la médecine traditionnelle. (Felzines, 2009). Ensuite, les naturopathes ont recourt a de nombreux moyens naturels, doux et non- conventionnels pour aider leur patients. Premièrement, selon Yrsa Prietzel dans son article naturopathe holistique, le naturopathe utilise 4 cures : de désintoxication (libère l’organisme des toxines), de revitalisation (fond nutritionnel correct), de stabilisation (équilibrer les fonctions de l’organisme) et anti-radiculaire (élimination des facteur de stress oxydatif et apport
  5. 5. 4 | P a g e d’antioxydant). Un naturopathe essaie d’améliorer alors l’hygiène de vie de son patient pour prévenir certaines maladies ou pour le soulager d’une maladie déjà présente. Les naturopathes croient qu’une santé optimale vient avec l’union de l’esprit du corps et de l’âme pour renforcer le système immunitaire et permettre au corps de s’auto guérir. Pour cela, le naturopathe utilise trois techniques majeures : l’alimentation, le mouvement physique et la psychologie. Par exemple, il peut avoir recourt à la nutrition, l’acuponcture, la médecine des herbes, le yoga, l’exercice … et beaucoup d’autres moyens. Le naturopathe est donc un éducateur en santé et un conseiller en hygiène de vie. Pour avoir une meilleure idée des actions concrètes d’un naturopathe, quoi de mieux que de rencontrer un professionnel dans ce domaine? Nous avons alors rencontré Dugald Seely, un naturopathe travaillant dans la région et ayant étudié dans un collège de naturopathie. M. Seely a insisté sur ce qu’il considère être les quatre principes fondamentaux de la naturopathie contemporaine : capacités du corps à se soigner; recherche de la cause du problème (plutôt que de masquer les symptômes); donner les outils au patient pour lui permettre de mieux comprendre son corps; et prévention des maladies en optant pour un style de vie plus sain. Il utilise principalement le yoga pour relaxer le corps et la nutrition pour revitaliser et renforcer le corps et son système immunitaire. De plus, le M. Seely a évoqué la naturopathie comme traitement complémentaire à la médecine conventionnelle. Elle pourrait soulager et aider les patients prenant des médicaments; diminuant ainsi les effets secondaires, tout en améliorant leur qualité de vie. Il évoquait la naturopathie face aux maladies non pas comme un moyen médical complet, capable de soigner et de guérir un malade, mais plutôt comme un moyen complémentaire, capable de soulager un patient. Enfin, quelle est la réponse des naturopathes face certaines maladies communes? Pour
  6. 6. 5 | P a g e répondre à cette question, nous nous intéressons premièrement à un diagnostic bien connu de tous : les maux de tête plus ou moins sévères. La naturopathie offre plusieurs conseils dans ce domaine. Par exemple, le docteur Christian Brun affirme que les huiles essentielles, la relaxation, l’hydrothérapie (mettre une autre partie du corps, comme les pieds dans l’eau chaude pour dériver l’excès de sang présent dans la tête) et l’hydratation peut soulager les maux de tête. Il évoque même la sophrologie inversée : il s’agit de penser à quelque chose de contraire à ce qui est ressenti dans le but d’habituer le cerveau de penser que c’est ce qu’il ressent, et ainsi diminuer la douleur. Dans son article, le M. Brun mentionne aussi des signes précurseurs de maux de tête tels changement d’appétit, sauts d’humeur et hyper excitation. Conséquemment, il préconise l’hydratation, la relaxation et l’exercice afin de prévenir les maux de tête. Un exemple de la magie de la naturopathie sur les maux de tête est le cas de Delphine (à Paris). Delphine a souffert de migraine pendant 10 ans et a pris de nombreux médicaments, en vain. Elle a consulté un naturopathe qui lui a conseillé un traitement à base de plantes sous forme de comprimés bio. Delphine affirme qu’au bout d’une semaine, elle n’a plus souffert de migraine. De plus, si on prend maintenant un cas de maladie plus sérieuse, comme la dépression, la naturopathie offre des conseils très diversifiés de la médecine conventionnelle. Elle insiste sur le fait que la dépression affecte tout le corps et nuit beaucoup à la qualité de vie du patient. Elle mise donc à donner aux patients les moyens de « retrouver leur énergie » (Didier Sobolak dans son article retrouver son énergie avec la naturopathie). Pour cela, elle insiste tout d’abord sur la nutrition et la relaxation. La naturopathie conseille aussi l’exercice physique pouvant augmenter l’énergie et les quantités de sérotonine (hormone de bienêtre) relâchés dans le cerveau. Enfin, M. Sobolak nous exhorte à penser à nos cinq sens qui sont les voies d’apports d’énergie. Ainsi, il conseille de se concentrer sur ce que nous ressentons. En ce qui concerne la nutrition, James
  7. 7. 6 | P a g e F. Balch conseille la consommation de beaucoup de fruits, de légumes et des suppléments de vitamine B pour augmenter la sérotonine libérée dans le cerveau. Il déconseille le blé, les produits riches en gras saturés, l’alcool et le café car ils sont reconnus à diminuer l’énergie globale du corps. Il est finalement important de noter que dans les cas étudiés de maux de tête et de dépression, la naturopathie n’a pas fait l’objet d’une évaluation médicale. En deuxième lieu, nous allons nous réunir sur la question : qu'est-ce que l'allopathie? Après avoir identifié les origines et le fonctionnement de la naturopathie, nous nous concentrons sur les bases et l'histoire de la médecine allopathique, nous allons alors étudier son mode d’opération puis ses techniques à l’aide de deux exemples types : les céphalées et la dépression. Tout d’abord, le terme ‘allopathie’ provenant du grec Allos “autre" et Patheia “souffrance, maladie“ définit le courant dominant de la médecine présentement, soit la médecine conventionnelle. Cette dernière se base sur la biologie pour guérir des symptômes pathologiques par l’administration médicale de substances pharmacologiquement actives ou en performant des chirurgies sur les patients. Le terme "allopathie" a été inventé en 1842 par C.F.S. Hahnemann pour s’opposer au courant médical jadis dominant soit la naturopathie et la médecine traditionnelle. Par la suite, l’avance des recherches dans ce nouveau domaine fut telle que les rationalistes allopathiques ont créé l'Association médicale américaine (AMA) en 1848 et ont automatiquement eut un avantage organisationnel fort (Reeve, 2005). En effet, durant la deuxième moitié du XIXème siècle, la chimie progressait de manière exponentielle et le rôle et l'orientation des personnes impliquées dans le développement des plantes médicinales changèrent de la recherche des herbes médicinales de meilleure qualité à la recherche de l’isolation des composés actifs médicinaux contenus dans la plante. Au cours de cette période, l'utilisation de la naturopathie
  8. 8. 7 | P a g e fut en déclin rapide pendant que l'utilisation de médicaments chimiques fut à la hausse. En outre, leur popularité systématique est due aux progrès scientifiques de l’époque notamment avec la production de certains vaccins et la découverte des antibiotiques et de médicaments comme traitements et cures efficaces. Ainsi, depuis le XIXème siècle, l’allopathie est le modèle médical primaire surtout dans les pays occidentaux industrialisés contrairement aux pays orientaux, la médecine dominante est souvent toujours la médecine traditionnelle ou holistique. Ensuite, l’allopathie traite les pathologies à l’aide de médicaments synthétisés et développés suite à l’étude recherchée de la biochimie de la maladie. En effet, la mission primaire des compagnies pharmaceutiques de recherche est d’aller de la compréhension approfondie de la maladie à l’apport d’un nouveau traitement sécuritaire et efficace aux patients. Les scientifiques travaillent sur la reconstitution des causes fondamentales de la maladie d’intérêt au niveau des gènes, des protéines et des cellules. À partir de cette compréhension émerge des « cibles » que les nouveaux médicaments pourraient être en mesure d'affecter. Ainsi, les chercheurs travaillent à: valider ces cibles; découvrir la bonne molécule, soit le médicament potentiel, pour interagir avec la cible choisie; lancer des essais en laboratoire et études cliniques sur le nouveau composé pour en tester l'innocuité et l'efficacité et enfin, obtenir l'approbation de la FDA et distribuer le nouveau médicament entre les mains des médecins et des patients. Ce processus est long et tumultueux en prenant en moyenne 10 à 15 ans (PhRMA, 2007). Ainsi, tout traitement allopathique est fondé sur des théories recherchées et pointilleuses émises, sur l’interaction potentielle entre une molécule, soit le futur principe actif de la molécule, et une partie très spécifique du corps tel qu’un gène nucléique ou le récepteur protéique cellulaire. Dès lors, ils émettent aussi la prédiction sur la manière dont les mécanismes du corps réagirons et quels symptômes disparaitrons ou/et
  9. 9. 8 | P a g e apparaitrons suite à cela. Les hypothèses émises sont ensuite mises à l’épreuve de la falsification, représentée par de longues périodes de tests cliniques. Enfin, nous pourrons dire que la scientificité de l’allopathie se manifeste dans les traitements d’aujourd’hui notamment contre la céphalée et même la dépression. Premièrement, nous pouvons prendre l’exemple du Tynénol® analgésique et antipyrétique doux souvent administré au souffrants de maux de tête. Son principe actif, l’acétaminophène ou le paracétamol est synthétisé pour la première fois par Harmon Northrop Morse à l’Université Johns Hopkins à travers la réduction du p-nitrophénol avec de l’étain dans de l’acide acétique (vinaigre) glacial in 1877. Bien que le mécanisme d’action du paracétamol n’est pas compris de fond en comble aujourd’hui, les chercheurs estiment qu’il réduit la forme oxydée de l'enzyme COX – uniquement active lorsque proprement oxydée – en empêchant ainsi la formation de messagers chimiques pro-inflammatoire dans le corps (Ohki et al., 1979). En ce qui concerne les recherches cliniques, le paracétamol montre une réussite statistique comme sur l’étude parmi tant d’autres de 2003 au Royaume-Uni sur 638 sujets consentants âgés de 16 à 65 ans souffrant de céphalée à tension épisodique et ils ont remarqué un taux de soulagement de 71,2% avec du paracétamol à dose de 1000mg contre un taux de réponse au placebo (pilules de sucre sans principe actif) à 54,5 % ce qui démontre une efficacité statistiquement plus élevée confirmant ainsi l’hypothèse risquée émise (Steiner, 2003). C’est ainsi un domaine en recherche constante mais dont la scientificité est indubitable, ne prenant aucune connaissance pour acquises. Ensuite, selon l’exemple de la dépression, une des drogues antidépressives les mieux reconnues pour le traitement de l’anxiété générale et de la dépression sévère est la Cymbalta® au principe actif nommé Duloxétine. Approuvée par la FDA en 2004, la Duloxétine a démontré une amélioration assidue des symptômes liés à la dépression en comparaison au placebo à travers ses
  10. 10. 9 | P a g e essais cliniques. La recherche scientifique qui a abouti à sa trouvaille a été initiée par le constat que les niveaux des neurotransmetteurs Sérotonine et Norépinephrine associés aux sentiments de joie sont faibles en dépression; il est donc logique de bloquer la réception ou bloquer les enzymes qui les dégradent suite à leur utilisation, pour augmenter leur nombre dans la synapse, augmentant ainsi la probabilité qu'ils se lieront à la cellule suivante réceptrice de cerveau (Kehr, 2010). La Duloxétine parmi tant d’autres antidépresseurs SSNI (Serotonin/Nor- epinephrine Reuptake Inhibitors) à donc été conçue pour avoir une partie similaire à la sérotonine et la norépinephrine pour pouvoir se fixer au récepteur et ainsi imiter l’effet de la molécule d’origine. Elle a ensuite été longuement testée pour en vérifier la validité médicale et ce, avec succès. En dernier lieu, la question qui se pose est la suivante : peut-on qualifier la naturopathie et l’allopathie comme des sciences selon la théorie de la Falsification de Karl Popper ? Leurs procédures sont-elles considérées et acceptées au sein de la communauté scientifique? Dans La Logique de la découverte scientifique, Karl Popper nous explique son analyse d’un nouveau critère de démarcation entre science et pseudoscience : le critère de falsifiabilité. « Toute théorie, dit Popper, est une conjecture ou une supposition librement créée par l'esprit, qui s'efforce de résoudre les problèmes posés par les théories précédentes, et de décrire de façon appropriée le comportement de certains aspects du monde ou de l'univers. Cette « vue de l'esprit » doit être rigoureusement réfutée ou corroborée par l'observation et l'expérience. Il faut éliminer les théories incapables de résister aux tests de l'observation ou de l'expérience et les remplacer par d'autres conjectures spéculatives. » (Paris Emmanuel. L'arroseur arrosé : Popper, « la télévision, un danger pour la démocratie »)
  11. 11. 10 | P a g e Selon lui, la science n’avance que par ‘conjonctures et réfutations’. Sa thèse se base alors sur la scientificité d’une théorie, qui « réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou encore de la tester » (Popper Karl R., Conjectures et réfutations. La croissance du savoir scientifique (1963)). La théorie n’est rationnelle que lorsqu’elle reconnaît ses erreurs, pour ensuite les effacer et les réparer. Si une discipline ne peut réfuter en proposant des données empiriques, une sorte de mise à l’échec des expériences, elle ne peut être admise comme scientifique. Or, la Naturopathie ne peut accomplir ce critère de scientificité sur lequel Popper insiste. En effet, si ce dernier aurait à juger la naturopathie, il la qualifierait de non science. Tout d’abord pour la naturopathie, les concepts sont vagues et ne peuvent pas objectivement être mesurés ou évalués scientifiquement. Par exemple, les concepts utilisés par les naturopathes comme la vitalité, l’équilibre des émotions, et l’harmonie avec l’organisme pour expliquer l’origine d’une maladie, ne sont pas des concepts scientifiquement prouvables et rationnels qui pourront guérir un patient. Il est impossible dans ce cas de prouver ou falsifier les théories puisqu’elles ne se basent que sur des observations et des croyances. On observe une amélioration chez le patient certes, mais cela n’est pas scientifiquement prouvable, ne donne pas de détails précis pour dire que cela guérit. Selon un rapport de la NANP (National Association of Naturopathic Physicians - organisme qui n'existe plus aujourd'hui) présenté au United-States Congress en 1970 : « la naturopathie est basée sur la tendance de l'organisme à maintenir un équilibre et à se guérir lui-même. Le but de la médecine naturopathique est de stimuler ce processus en utilisant des remèdes naturels. La naturopathie est donc différente de la médecine conventionnelle (allopathie et ostéopathie), qui recherche à combattre la maladie en faisant usage de remèdes qui sont choisis pour détruire l'agent causal ou qui produisent des effets différents de ceux résultant de la maladie traitée… ». Or pour le Dr Stephen Barrett, M.D « les naturopathes
  12. 12. 11 | P a g e prétendent que le traitement médical précis est moins important que le "maintien de l'équilibre corporel ». Et comme le penserait aussi Popper, il est sûr qu’un traitement allopathique, qui vise directement la maladie pour la guérir en utilisant des concepts biochimiques spécifiques et testables, serait plus efficace que la méthode naturopathique à elle seule. Ensuite pour le cas de l’allopathie, comme nous l’avons vu précédemment, une théorie propose de montrer l’interaction entre une molécule et d’un gène récepteur ou des cellules spécifiques du corps pour permettre de soigner les patients avec précision. Pour le cas du Tylénol, tout est scientifiquement prouvé et expérimenté, nous pouvons savoir avec précision les effets du paracétamol sur les cellules nerveuses en cas de mal de tête. Nous avons le pourcentage exact de produits dans le médicament où chaque molécule est destinée à une action spécifique dans le corps pour guérir la maladie. Or, comparons avec le cas de la naturopathie. En exemple pour éclairer ce point, je cite (Dr Pardell, Immunology and Cancer. In Abeloff MD et al.) : « Vers la fin des années 1950, on a déclaré l'hypothèse que le système immunitaire nous protège contre les cellules cancéreuses, que le système immunitaire est hautement complexe et que les tumeurs qui persistent développent des mécanismes de "tolérance" qui leur permettent d'envahir l'organisme sans activer les réponses immunitaires pouvant les détruire. Le développement rapide de la science de l'immunothérapie du cancer vise à déceler et combattre ces mécanismes. Un moyen pourrait être la mobilisation de cellules T pour attaquer et détruire les cancers». Ici, cette théorie paraitrait très simpliste et non précise pour les falsificationistes ; elle ne serait acceptée comme scientifique. C’est pour cela qu’on dit, que la naturopathie est une médecine non conventionnelle, qui se repose sur des hypothèses pseudo-scientifiques. Rien n’explique scientifiquement l’amélioration physique du patient, les hypothèses ne sont pas réfutables. Contrairement à la médecine allopathique qui est considérée comme conventionnelle de nos jours, la naturopathie reste rejetée
  13. 13. 12 | P a g e dans plusieurs régions. Les médicaments et méthodes allopathiques sont reconnus par les gouvernements, universités, syndicats de l'industrie pharmaceutique et par l’OMS. C’est la pratique médicale officielle exercée dans les hôpitaux et enseignée dans les universités. Il s’agit d’une médecine conventionnelle, acceptée par la communauté scientifique. Par exemple, en 1968, le U.S. Department of Health, Education, and Welfare (HEW) a refusé la recommandation de Medicare à couvrir les frais des traitements naturopathiques. Leur rapport propose que : « La théorie et la pratique en naturopathie ne reflètent pas l'ensemble de connaissances fondamentales reliées à la santé, à la maladie, et aux soins de santé qui sont largement acceptées par la communauté scientifique. De plus, mettant la théorie de côté, l'étendue et la qualité de la formation en naturopathie ne préparent pas suffisamment les praticiens à poser un diagnostic adéquat et à prescrire un traitement approprié. » (Rapport Numéro 009). Il serait donc incorrect de considérer la naturopathie comme une discipline scientifique selon le point de vu de Popper, et de la majorité des scientifiques de nos jours. Un dernier exemple pour illustrer le manque de scientificité dans les procédures naturopathiques : le cas des Allergies alimentaires selon la kinésiologie découverte et développée en 1964 par George Goodhart, chiropracticien. Il détermine certes la source de la faiblesse, par le biais de tests musculaires, en prenant en compte la ‘triade de la santé’ : l’aspect biochimique (métabolisme, nutrition et influx nerveux), l’aspect structurel, (concerne les muscles, le système nerveux et le squelette) et l’aspect, psychique (processus émotionnels et spirituels). Concernant les allergies alimentaires dans cette pratique, on propose que : pendant un examen, le patient à un muscle qui semble montrer une allergie. Le kinésiologue peut progressivement placer une série d’aliments sur la langue du patient. Quand cette dernière se trouve en contact avec l’aliment allergénique, le muscle en question du patient devrait se sentir encore plus faible qu’il ne l’est. Par le procédé de
  14. 14. 13 | P a g e la Carence nutritionnelle, le kinésiologue va alors exposer un bon nutriment à effet contraire pour avoir une normalisation du muscle caractérisé de faible. Dans ce cas, Popper parlerait d’une conjoncture un peu audacieuse, dans la mesure où son contenu peut être hasardeux ou exotique, mais qui n’est pas tout à fait en accord avec les avancées médicales du moment. Le but d’une théorie scientifique est donner une justification précise. Or, dans l’exemple présenté, il ne s’agit seulement d’une méthode heuristique. Selon le modèle de Popper, la naturopathie est alors une pseudoscience, médecine non conventionnelle rejetée dans la majorité des communautés scientifiques, contrairement à l’allopathie qui est une science approuvée par les scientifiques pour ses méthodes et ses justifications pointues. En conclusion, bien que qualifiée comme scientifique, la médecine conventionnelle est- elle alors le meilleur traitement dans tous les cas? Comme nous le savons, la médecine conventionnelle est réactive et non proactive. En effet, elle traite et soigne le patient après que celui-ci est malade où qu’il présente des symptômes ; elle ne contient pas d’aspect préventif. Certains naturologues, comme le Dr Dugald Seely avec lequel nous avons passé une entrevue, décrivent que l’allopathie agit comme un « band-aid »; c’est à dire qu’elle masque les symptômes et les douleurs du patient au lieu de trouver la cause et l’origine de son trouble. De plus, le Dr Lépine mentionne dans son allocution de 2009 que : « La médecine engendre beaucoup de dépendance. Les gens n’apprennent pas à se prendre en main. La médecine ne favorise pas l’autonomie. Par conséquent, le médecin n’est pas un professeur de la santé». Plusieurs traitements conventionnels créent aussi des effets secondaires qui peuvent perdurer au fil du temps tel que les somnifères. Dans le cas du cancer, les traitements de chimiothérapie s’avèrent être très toxiques,
  15. 15. 14 | P a g e agressifs et malgré tout, ils sont statistiquement inefficaces avec un maigre taux de 2,1% de survie 5 ans après le diagnostic (Moss, 2008). Tout cela pour conclure, que les médecines et traitements officiels proposent aussi des limites, ce qui pousse les individus de nos jours à se diriger vers de nouvelles pratiques comme la naturopathie. Pourquoi ne pas opter pour une collaboration entre allopathie et naturopathie afin de maximiser les résultats médicaux et préventifs à la fois?
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