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Fédération des Hôpitaux privés

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Interview croisée avec la Président de l'AFM Téléthon

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  1. 1. à Hospitalisation privée/AFM*-Téléthon : les enjeux humains, culturels et médicaux d’un partenariat 3pointsclés deLaurence Tiennot-Herment Présidente de l’AFM-Téléthon depuis 2003 Présidente de l’Association Institut de Myologie depuis 2005 Présidente de Généthon depuis le 1er janvier 2009 (et vice-présidente de 2003 à 2008) * AFM : Association Française contre les Myopathies À l’occasion de la mise en place de leur partenariat, Jean-Loup Durousset, président de la FHP, et Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM- Téléthon se sont rencontrés. Au-delà des constats et attentes respectives, ils engagent un passionnant débat sur la recherche et la médecine de demain. Quelles sont les missions de l’AFM-Téléthon ? Laurence Tiennot-Herment. L’AFM-Téléthon est uneassociationdemaladesetdeparentsdemalades quiveutprogressersurlecheminthérapeutiquepour passer de l’homme malade à l’homme guéri. Nous sommes ainsi passés en 25 ans d’un désert scienti- fique aux premières guérisons. Deuxième ambition : l’aide et l’accompagnement des malades et de leurs familles, en apportant des réponsesadaptées,dudiagnosticàlaviequotidienne. Nous avons d’ailleurs accompagné les évolutions législativesaveccetobjectif:fairereconnaîtrelepro- jet de vie de la personne malade et en situation de handicapetconsidérerlesmaladiesrarescommeun enjeu de santé publique. Pourquoi la FHP et l’AFM ont-elles souhaité ce partenariat ? Jean-LoupDurousset.LaFHPfédère1 100établis- sementsdesanté,cliniquesethôpitauxprivés,répar- tissurtoutleterritoire.Ilsconstituentautantderelais deproximité.Les150000salariéset41000médecins qui y exercent sont soignants mais aussi citoyens. Comme les 8 millions de patients, dont 2 en services d’urgences, et leurs familles que nous accueillons chaque année, ils s’intéressent aux initiatives soli- daires de l’AFM-Téléthon. Notremissiond’hospitaliersnousconfèredeplusune responsabilité sociale forte. Soutenir des initiatives solidaires comme celle de l’AFM-Téléthon s’inscrit dans cette voie. L.T.-H.Àl’heureoùlarecherchefondamentalepasse à ses premières applications cliniques, la rencontre denosuniverstombeàpoint.Elleillustrecelienque nous voulons resserrer entre chercheurs, soignants et patients. CeTéléthon2012estlepremierd’unnouveauchapitre etd’unenouvellemédecinequenoussommesentrain d’écrire. Avez-vous réorganisé vos structures de recherche en conséquence ? L. T.-H. Oui. D’abord en fédérant nos laboratoires et institutsderecherche:leGénéthon,l’Institutdemyo- logie,AtlanticGeneTherapies,etI-Steml’Institutdes cellules souches. Rassemblés au sein de l’Institut des biothérapies des maladies rares, ces 650 experts devraient permettre de progresser plus vite et plus efficacement. Nous venons aussi d’ouvrir Généthon Bioprod, un laboratoire qui produira, dans des conditions phar- maceutiques,sespremiersmédicamentsexpérimen- taux de thérapies géniques. Nous savons que la thé- 32 Missions santé - 3e trimestre 201232
  2. 2. rapie génique, cela marche. Il s’agit maintenant de démultiplierlesessaissurplusdemaladesetplusde maladies. Lesspécialistess’accordentàpenserquelesmaladies raressontdesmodèlespourlesmaladiesfréquentes: noslaboratoirespeuventdonccontribueràconstruire une médecine innovante au bénéfice du plus grand nombre. Que compte faire la FHP pour s’associer au Téléthon ? J.-L. D. Nos rencontres professionnelles* se tien- nent cette année en même temps que le Téléthon, à Lyon, pendant la Fête des lumières. La concor- dance des temps tombe à point nommé. Nous pré- parons une animation sportive et ludique, dans l’espritduTéléthon,pourinviter noscollègues,lors de notre congrès, à s’associer à la collecte de dons. Ils seront d’ici là sensibilisés à notre partenariat avec l’AFM-Téléthon et aux enjeux du Téléthon. Nous mènerons également plusieurs actions d’in- formationparInternetetsurleterrainafindemobi- liser l’ensemble de notre réseau et nos différents publics à l’événement. Quels espoirs placez-vous tous les deux dans ce rapprochement ? L. T.-H. Nous sommes à une croisée des chemins. Pour nous développer, nous continuerons de nous appuyersurleTéléthon,véritablesoclededémocratie citoyenne,maisaussisurdespartenariatsavecleprivé. Les patients qui côtoient vos établissements sont sensibles à notre action. Quant aux soignants, qu’ils évoluent dans le privé ou le public, ils ont les mêmes valeurs. J.-L. D. Nous apprécions l’initiative, qu’elle soit publique ou privée, pour faire avancer un certain nombre de sujets. Des initiatives comme celles de l’AFM-Téléthon méritent d’être encouragées. Elles apportentunregardcomplémentairesurledispositif de soins. Le regard de parents et celui des enfants malades peuvent éclairer sous un autre jour nos pratiques et nos organisations. Notre partenariat va immanquablement nous amener à nous poser de nouvelles questions entraînant de nouvelles façons d’appréhender les soins et une meilleure façon de dialoguer. «  À l’heure où la recherche fondamentale passe à ses premières applications cliniques, la rencontre de nos univers tombe à point. Elle illustre ce lien que nous voulons resserrer entre chercheurs, soignants et patients.  » Laurence Tiennot-Herment. * Les Rencontres de la FHP : le 6 décembre 2012, au Centre des Congrès de Lyon. missions santé - 3e trimestre 2012 33
  3. 3. Grâceàl’AFM-Téléthon,aurons-nouspeut-êtreaussi denouveauxéchangesavecleschercheursdeshôpi- tauxpublics,dontlestravauxdoiventnousfaireavan- cer vers de nouvelles techniques. Il nous faut aussi progresser sur l’accueil des jeunes patients. En s’appuyant sur votre expérience de parentsetcelledevosenfants,j’aimeraisfairebouger nospropresstructurespourenclencheruneévolution collective forte. Êtes-vous confiante dans l’évolution du système ? L. T.-H. Nous avons toujours eu tendance à bouscu- lerlespratiquespourquelemaladeetsafamillesoient aucœurdetouteslesattentionsetcelaprogressedéjà. Nous savons que nous pouvons obtenir des résultats efficaces et de qualité dans l’accompagnement cli- nique et les thérapies innovantes, si tout le monde discute ensemble. Car la personne malade a des choses à dire. Dans nos maladies rares, les parents sont aussi des « experts » ; ils doivent être entendus par les chercheurs et les soignants. C’estvalablepourlesmaladiesrares,maisaussipour certainesmaladiesplusfréquentescommelecancer. Nous nous acheminons vers une médecine person- nalisée qui doit mieux écouter le ressenti de la per- sonne malade pour ajuster le curseur des soins. Financeur majeur de la recherche sur les maladies raresdepuis26ans,l’AFM-Téléthonalalégitimitéde dire:« Maintenantonsemettousautourd’unetable pour avancer ensemble. » Il y a en France trop de cloisons entre la recherche, lasantéetl’industrie.Ilfautarrêtercefonctionnement en silos et en mille-feuille pour écrire ce nouveau chapitre très prometteur. Dans quelle mesure ce partenariat s’inscrit-il dans des préoccupations actuelles ? J.-L. D. La chronicité touche 8 millions de Français et devrait s’amplifier avec les années. Le parcours de soinsenestimpacté.Lespersonnesreprésentéespar l’AFM-Téléthon connaissent malheureusement la chronicitétouteleurvie.Ellesontbeaucoupdechoses à nous apprendre sur le parcours de soins. débat enjeux d’un partenariat «  Nous apprécions l’initiative, qu’elle soit publique ou privée, pour faire avancer un certain nombre de sujets. Des initiatives comme celles de l’AFM méritent d’être encouragées.  » Jean-Loup Durousset. 34 Missions santé - 3e trimestre 2012
  4. 4. L. T.-H L’expérience développée par nos 25 services régionaux, composés de « techniciens d’insertion » qui sont en quelque sorte des référents du parcours desantédelapersonneatteintedemaladiechronique, montre l’efficacité d’une coordination préventive et globale. On pourrait imaginer de démultiplier voire d’ « universaliser » ce modèle. Jem’entretiendraidecelaaveclaministredelaSanté mais également du nécessaire décloisonnement entre chercheurs et soignants et l’accompagnement des malades, du diagnostic à la vie quotidienne. Il est par ailleurs indispensable de réfléchir à l’évolu- tiondenosorganisationspermettantd’allerplusvite encore jusqu’à la mise à disposition des médica- ments innovants. J.-L. D. Un protocole ne doit pas empêcher la liberté de choix du patient, sa prise en charge globale et son projet de vie. C’est à nous de nous adapter au patient, non l’inverse. Notre partenariat peut contribuer à ce nécessaire changement. L. T.-HIlfauteffectivementréfléchirsurleprotocole, souvent imparfait quand survient un accident grave. Lesmédecinsdevraientaussiannoncerlesdiagnostics enéquipe.Ceseraitplusconfortablepoureuxetplus sécurisant pour les familles. Toutcelaexigeuneévolutionculturellemaisc’estun beau chantier.  Laurence Tiennot-Herment et Jean-Loup Durousset. «  Un protocole ne doit pas empêcher la liberté de choix du patient, sa prise en charge globale et son projet de vie. C’est à nous de nous adapter au patient, non l’inverse. » Vouspourrez retrouvercedébat danssonintégralité surlesitewww.fhp.fr missions santé - 3e trimestre 2012 35

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