Agence des espaces verts
de la Région Île-de-France
Rapport
2011d’activités
10/2007
Agence des espaces verts de la Région ...
Présentation de l’AEV p. 4
Les chiffres-clés p. 6
Le patrimoine régional p. 6
Le Conseil d’administration p. 7
Le budget p...
Les missions de l'Agence des espaces verts de la Région Île-de-France
ont considérablement évolué depuis sa création. Part...
Présentation de l’AEV et de ses membres
L’AEV : un outil
unique de protection
des espaces naturels
L’Agence des espaces ve...
Le patrimoine régional (au 31 décembre 2011):
2 sites
en gestion(Dhuis, Écouen) représentant 119 hectares.
75 PRIF*
soit 3...
Le partenariat avec les collectivités territoriales
se traduit par l’attribution de subventions pour
l’acquisition et l’am...
Agriculture périurbaine:
préserver, respirer
et cultiver
l'Île-de-France
En 30 ans, la surface agri-
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Les nouvelles installations
d’agriculteurs
L’AEV a organisé, en juin 2011, la visite
inaugurale de la ferme de Favreuse, à...
Interventions en forêts:
enraciner,
imaginer
innover
Proclamée par les Nations Unies « Année interna-
tionale de la forêt ...
Mieux connaître l'AEV
Depuis sa création, l’AEV a pour vocation la préservation des espaces forestiers en Île-de-France, l...
Gestion des espaces naturels:
sécuriser,
protéger,
accueillir
Les équipes de l’AEV en charge de la gestion des
espaces nat...
Il s'agit d'assurer la partie des missions de l'AEV concernant la gestion, la
surveillance, la chasse, la pêche et la sylv...
Acteur de la biodiversité:
recenser,
protéger
et collaborer
L’Île-de-France héberge des milieux naturels
insoupçonnés ains...
Mieux connaître l'aev
Pionnière en matière de préservation
des écosystèmes, l’AEV a
naturellement inscrit son action, dès
...
Sensibilisation des Franciliens:
semer des graines
de citoyenneté
Fort du succès rencontré chaque année par les
Forestiers...
Que vous apporte le programme
Forestiers Juniors?
Malgré ma sensibilité à la nature, je ne dispose pas des
compétences des...
Soutien aux collectivités:
aider les
projets
à pousser!
Zones humides à Pommeuse (77)
L’AEV accompagne les travaux entamés...
Quelle est votre mission?
Nous fédérons 350 associations à caractère écologique
et social. En Île-de-France, notre spécific...
La Butte des
Châtaigniers
Un belvédère naturel
qui surplombe Paris
La Butte des Châtaigniers, qui
s’étend sur les communes...
La Tégéval
Un projet qui fait son chemin
Accessible aux piétons, personnes
à mobilité réduite et aux cycles,
la Tégéval es...
Les Coteaux
de l'Aulnoye
Le bio, la butte et l’exploitant
Les Coteaux de l’Aulnoye ont connu un second souffle, grâce
à l’a...
Ferrières
Forêt laboratoire…
Une longue histoire lie l’AEV à la forêt de Ferrières ; une plus
longueencorelielaforêtdeFerr...
Rapport Annuel 2011 Agence nationale des espaces verts
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Interviews, recherches et rédaction pour l'Agence nationale des espaces verts. Agence : comme un arbre.

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Rapport Annuel 2011 Agence nationale des espaces verts

  1. 1. Agence des espaces verts de la Région Île-de-France Rapport 2011d’activités 10/2007 Agence des espaces verts de la Région Île-de-France 99, rue de l’Abbé-Groult - 75015 Paris - Téléphone: 0172695100 - Télécopie: 0145330285 www.aev-iledefrance.fr AEV Ile-de-France @aeviledefrance Ces projets ont été menés à bien par l’ensemble des agents de l’AEV.
  2. 2. Présentation de l’AEV p. 4 Les chiffres-clés p. 6 Le patrimoine régional p. 6 Le Conseil d’administration p. 7 Le budget p. 8 Agriculture p. 10 Forêt p. 14 Gestion p. 18 Biodiversité p. 22 Éducation à l’environnement p. 26 Aide aux collectivités p. 30 La Butte des Châtaigniers p. 34 La Tégéval p. 36 Les Coteaux de l’Aulnoye p. 38 Ferrières p. 40 Carte des PRIF p. 42 6 nouvelles extensions p. 44 Brie boisée p. 46 Brie française p. 48 Confluence Seine-et-Mauldre p. 50 Hurepoix p. 52 Mantois et Vexin séquanais p. 54 Marne et Aulnoye p. 56 Pays de France et Goële p. 58 Vieille France et Parisis p. 60 L’AEV s’engage durablement p. 62 CréditsPhotos couvertures : Ljubomir Djordjevic - Sylvain Legrand - iStockphoto. Ce rapport d’activités est une publication de l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France. Rédaction : AEV – Comme un Arbre! Conception et réalisation : - Impression : imprimerie Grenier. Imprimé en CTP sur du papier 100 % recyclé, certifié Ecolabel avec encres végétales. Sommaire Les actions récurrentes Présentation Champs d’intervention Grands projets Territoires Création d’un PRIF Débardage à cheval Extension d’un PRIF Aménagement/ rénovation Études Travaux de restauration écologique Bornage Actions de sensibilisation Prise de possession Acquisition Baux ruraux RNR Classement RNR* Création de chemins Réfection de chemins Abattage Démolitions Inventaire Élagage Fauche Fauche différenciée Mise en sécuritéEnlèvement de déchets Signalétique
  3. 3. Les missions de l'Agence des espaces verts de la Région Île-de-France ont considérablement évolué depuis sa création. Partout, en Île-de- France naturellement, mais aussi au-delà de nos frontières d'action, le travail que nous accomplissons, au service des Franciliens, est reconnu. L'engagement de l'ensemble des agents pour participer à l'émergence d'une région durable est fort. Vous trouverez dans ce bilan annuel l'ensemble des actions de l'Agence, diverses et efficaces. Mais c'est vers l'avenir que nous devons nous tourner ! Il nous faut maintenant, après avoir accompli l'essentiel de l'objet de notre création initiale dans la préservation des espaces forestiers, engager une nouvelle étape : celle de la création d'un modèle agricole périurbain. Voilà pourquoi nous organiserons, à l'automne, un espace de débats sur cette question avec la volonté forte de valoriser le travail des agriculteurs franciliens et leur spécificité périurbaine. Notre Région, et donc l'AEV, qui est son bras armé sur cette question, est la mieux placée en France pour replacer l'agriculture au cœur des préoccupations des Franciliens. Un agriculteur est avant tout un entrepreneur, mais il a la lourde mission de nourrir la population et de participer à la composition de notre cadre de vie. L'AEV est l'outil idéal pour construire des projets nouveaux et accompagner ceux qui viennent du monde agricole ! Olivier THOMAS Président de l’Agence des espaces verts Vers le changement…
  4. 4. Présentation de l’AEV et de ses membres L’AEV : un outil unique de protection des espaces naturels L’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France (AEV) est née le 2 octobre 1976. Établissement public ad- ministratif*, elle est un outil essentiel de la politique régionale en matière de protection, d’aménagement et de gestion des espaces naturels (forêts, sites écologiques, espaces agricoles…). Agenda 21 Menant déjà des actions inscrites dans une logique de développement durable, l’AEV a souhaité, à travers son agenda 21, formaliser sa stratégie, mettre en cohérence ses actions et les évaluer. L’objectif: être exemplaire en la matière. À l’issue d’un long travail collectif et collaboratif, l’AEV a lancé, le 13 septembre 2011, son programme d’actions auprès de ses équipes internes mais aussi des principaux partenaires du projet : la Région, l’ARENE et Natureparif. Ainsi, de premières réalisations notables ont vu le jour pour répondre aux différents objectifs de l’agenda 21. • Privilégier la location automobile longue durée et renouveler le parc afin qu'il soit moins polluant: attribution d’un marché en mai 2011 et livraison des véhicules fin 2011. • Rechercher un programme de compensation des émissions de CO2 des déplacements des agents: signature d’une convention avec la société Kinomé, en décembre 2011, pour conserver, protéger et valoriser les bois et forêts, sensibiliser les enfants et participer à un projet de reforestation (lire l’interview page 17). • Améliorer la démarche de valorisation des déchets de chantier: réalisation d’un premier bilan de chantier avec l’entreprise Picheta, précisant notamment le type de déchets par catégorie et les filières de valorisation. • Mettre en place une démarche d'achat public responsable et créer un groupe de travail dédié: tenue des premières réunions de travail. Les 3 missions de l’AEV: 1 L’accroissement du nombre d’espaces naturels ouverts au public L’AEV améliore la qualité et le cadre de vie des Franciliens en favorisant l’accès des espaces verts de proximité. Son action consiste à aménager les forêts, les espaces naturels, les jardins familiaux, les parcs, les coulées vertes et favoriser le retour de la nature en ville, aux côtés des collectivités territoriales, des associations et des particuliers. Elle propose aussi, à travers ses « animations nature » ouvertes à tous, une découverte de la faune et de la flore des propriétés régionales. 2 La mise en valeur du patrimoine et de sa biodiversité Afin de valoriser le patrimoine environnemental et de préserver la biodiversité, l’AEV travaille à la réhabilitation des friches, la lutte contre l’érosion et la restauration des continuités bleues et vertes de la région. Elle soutient les collectivités territoriales dans leurs actions de préservation des espaces fragiles et assure, par le biais d’une soixantaine d’agents de terrain, la protection de la faune et de la flore, la surveillance et l’entretien des propriétés régionales. 3 La veille foncière pour le maintien des espaces agricoles périurbains L’AEV, en partenariat avec la SAFER, soutient et redynamise l’agriculture locale pour ses valeurs économique, culturelle, sociale, environnementale et paysagère. Elle agit comme un « conservatoire » des espaces naturels : elle pratique une veille foncière et acquiert des sites d’intérêt régional qu’elle loue ensuite en priorité à des agriculteurs pratiquant l’agriculture biologique. *Établissement créé par l’article 5 de la loi du 6 mai 1976, article L.4 413-2 du code général des collectivités locales. ©LjubomirDjordjevic ©SylvainLegrand/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 20114 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 5 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires
  5. 5. Le patrimoine régional (au 31 décembre 2011): 2 sites en gestion(Dhuis, Écouen) représentant 119 hectares. 75 PRIF* soit 37494 ha *Périmètres régionaux d’intervention foncière 126 agentsdont 6 emplois non permanents. 158 animations natureet 2259 participants, sur 30 domaines régionaux. 5673 enfants ayant suivi le programme d'éducation à l'environnement Forestiers Juniors. 13261 ha acquisdont 292 hectares en 2011. Les chiffres-clés 2011 : Seine-et-Marne 6548 ha Yvelines 2836 ha Essonne 1 728 ha Seine-Saint-Denis 278 ha Val-de-Marne 412 ha Val-d'Oise 1 459 ha Patrimoine régional par département Vente de bois 283 441,91 € Revenus des immeubles 161 680,32 € Autres 293 844,82 € Location de chasse 235 222 € Redevance d’occupation du domaine 57 618,14 € Redevances versées par les fermiers 206 324,93 € Recettes d’exploitation Conseils généraux 268 342 € es 44 € Personnes de droit privé et autres organismes publics* 381 129,50 € utien aux collectivités toriales et organsimes Espaces agricoles 15,09 % Espaces paysagers 1,99 % Eau et plans d’eau 1,95 % Autres 1,13 % Espaces boisés 73,60 % Espaces naturels 6,24 % Patrimoine régional par nature de terrains Le Conseil d’administration de l’AEV comprend 24 membres: - 17 conseillers régionaux, - 3 membres du CESER*, - 4 personnalités qualifiées. Olivier THOMAS Conseiller régional, maire de Marcoussis - Groupe PS - Département 91 - 1ère Vice-présidente: Liliane PAYS Conseillère régionale - Groupe EELV - Département 77 - 2e Vice-présidente: Sylvie ALTMAN Conseillère régionale - Groupe FdG - Département 94 - 3e Vice-président: Eric DUBERTRAND Conseiller régional - Groupe PS - Département 95 - 4e Vice-présidente: Catherine RIBES Conseillère régionale - Groupe EELV - Département 92 - 5e Vice-présidente: Françoise DESCAMPS-CROSNIER Conseillère régionale - Groupe PS - Département 78 - Geneviève WORTHAM - Groupe PS - Département 77 - Judith SHAN - Groupe PS - Département 92 - Marie-José CAYZAC - Groupe PRG / MUP - Département 95 - Christiane ROCHWERG - Groupe EELV - Département 95 - Jean-Luc TOULY - Groupe EELV - Département 91 - Audrey GALLAND - Groupe FdG et alternatifs - Département 91 - Marie-Carole CIUNTU - Groupe MP - Département 94 - Michel CAFFIN - Groupe MP - Département 78 - François DUROVRAY - Groupe MP - Département 91 - Sophie DESCHIENS - Groupe MP - Département 92 - Aude LAGARDE - Groupe NC et apparentés - Département 93 - Gérard ADER - Île-de-France Environnement, membre du bureau - Jean-Pierre RADET - Ancien président de la chambre régionale d’agriculture -DanielDESWARTE-Présidentdelacommissiond’agricultureinterdépartementale -ChristopheHILLAIRET-Présidentdelachambred’agricultured’Île-de-France - Christian DERAPPE - Comité de randonnée pédestre d’Île-de-France - Yannick JAMAIN - Trésorier d’Île-de-France environnement - Etienne DE MAGNITOT - Vice-président du centre régional de la propriété forestière (CRPF) d’Île-de-France / Centre Le Président Les Vice-Présidents Autres membres du conseil régional Membres du CESER* Personnalités qualifiées *Conseil économique, social et environnemental de la Région Île-de-France Direction générale - Christian DUBREUIL, directeur général - Eric GOULOUZELLE, directeur général-adjoint ©SylvainLegrand/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 20116 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 7 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires
  6. 6. Le partenariat avec les collectivités territoriales se traduit par l’attribution de subventions pour l’acquisition et l’aménagement d’espaces verts. En 2011, l’AEV a octroyé des subventions pour un montant total de 4 120 711,94 €. Les dépenses de l’AEV Les dépenses d’investissement Le montant des dépenses d’investissement s’élève à 19 908 371,61 €. Elles ont concerné 4 grands programmes, avec un effort tout particulier sur l’aménagement des forêts régionales. * Fonds régional pour l’amélioration de l’accueil du public en forêt domaniale; Conservatoire régional des espaces naturels ; Fonds forestier d’Île-de-France. Les dépenses de fonctionnement Les dépenses nécessaires à la bonne marche des services (salaires du personnel, loyer du siège, fournitures et consommations courantes…) ainsi que les frais liés à l’entretien des forêts, des équipements et au gardiennage se sont élevés cette année à 19505072,83 €. Recettes d’exploitation Dépenses d’investissement Le budget: L’exécution du budget 2011 s’inscrit dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement et d’entretien 2011-2013 approuvé par le Conseil ré- gional et l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France. L’AEV s’est attachée à répondre (principalement grâce à la dotation régionale) aux attentes des Franciliens, en poursuivant une politique ambitieuse d’investissements et de gestion des sites et en améliorant sa maîtrise des dépenses. Les recettes de l’AEV La dotation du Conseil régional En 2011, le Conseil régional d’Île-de-France a voté l’attribution d’une somme de 30 953 151 € qui a permis à l’AEV d’assurer son bon fonctionnement et d’acquérir, aménager des terrains et attribuer des subventions aux collectivités territoriales pour les inciter à créer ou maintenir des espaces naturels. La participation des collectivités territoriales à l’entretien des domaines régionaux L’AEV reçoit aussi le soutien financier d’autres collectivités partenaires: les départements, les communes et les structures intercommunales afin d’entretenir les propriétés régionales d’Île-de-France (forêts, milieux naturels, parcs historiques, …). En 2011, cette contribution s’est élevée à 2 300 136,60 € (voir tableau). Les recettes d’exploitation L’AEV peut également compter sur ses recettes propres, provenant principalement du domaine : vente de bois, location de droits de chasse et pêche, redevance d’occupation du domaine lors de manifestations sportives et culturelles ou de tournages de films… En 2011, le montant total des recettes d’exploitation a été de 1 238 132,12 €. Raison Sociale Objet Montant TTC en € Commune de Brétigny Participation entretien domaine régional des Joncs Marins 21 382,14 S.I.A.E. des Buttes du Parisis Participation entretien domaine régional des Buttes du Parisis 151 381,30 Commune de Claye-Souilly Participation entretien forêt régionale de Claye-Souilly 34 353,00 SIA de Jouy-Vélizy Participation entretien domaine régional de la Cour-Roland 30923,02 Commune de Verneuil-sur-Seine Participation entretien forêt régionale de Verneuil 51228,07 Commune de Montmagny Participation entretien parc régional de la Butte Pinson 37840,83 Commune d'Andilly Participation entretien plateau d'Andilly 3 420,00 S.I.E.G.E.N.S. Participation entretien domaine régional de Boissy 23359,85 Commune de Pontault-Combault Participation entretien forêt régionale de Célie 6 665,52 S.A.N. du Val-Maubuée Participation entretien forêt régionale de Célie, bois de la Grange et du Boulay 76 288,64 Commune de Mitry-Mory Participation entretien bois régional du Moulin des Marais 8 067,75 Commune de Groslay Participation entretien parc régional de la Butte Pinson 5 041,72 San de Sénart Participation entretien forêt régionale de Rougeau 27500 Communauté d'agglo. Melun Val-de-Seine Participation entretien forêt régionale de Bréviande 148 993,13 Commune d'Épone Participation entretien domaine régional du Bout du Monde 1 250,00 Commune des Mureaux Participation entretien forêt régionale de Verneuil 24 743,07 Commune de Saint-Germain-lès-Arpajon Participation entretien domaine régional des Joncs Marins 13 569,44 Commune de Chapet Participation entretien forêt régionale de Verneuil 1 115,46 Commune de Cormeilles-en-Parisis Participation entretien domaine régional des Buttes du Parisis 23 500,00 Commune de Congis-sur-Thérouanne Participation entretien domaine régional du Grand-Voyeux 9 000,00 Communauté de Communes Pays-de-L'Ourcq Participation entretien domaine régional du Grand-Voyeux 13 500,00 Commune de Précy-sur-Marne Participation entretien domaine régional de Précy-sur-Marne 12 283,80 Commune de Leuville-sur-Orge Participation entretien domaine régional des Joncs Marins 6 167,93 Communauté d'agglo. Évry Centre Essonne Participation entretien domaine régional de Saint-Eutrope* 231 653,50 Commune d'Aubergenville Participation entretien domaine régional du Bout du Monde 1250,00 Communauté d'Agglo. Val-d'Orge Participation entretien domaine de Saint-Eutrope* 227000,00 1 191 478,17 Raison Sociale Objet Montant TTC en € Conseil général de Seine-et-Marne Participation entretien des espaces naturels ouverts au public 250 000,00 Conseil général du Val-d'Oise Participation entretien Écouen / Galluis / Andilly / Butte Pinson / Buttes du Parisis / Boissy / Roche-Guyon 399999,43 Conseil général de Seine-Saint-Denis Participation entretien Coteaux Aulnoye / Aqueduc Dhuis / Butte Pinson 338659,00 Conseil général de l'Essonne Participation entretien Saint-Vrain / Étréchy / Cheptainville / Bois-Chardon 120000,00 1 108 658,43 Participationscommunes etstructurescommunales-Année2011 Participations départements -Année2011 TOTAL PARTICIPATIONS 2 300 136,60 Fonctionnement 10 450 136 € Investissement 20 503 015 € Total 30 953 151 € La dotation du Conseil régional Soutien aux collectivités territoriales et organsimes * Années 2010 et 2011 ©LjubomirDjordjevic Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 20118 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 9 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets | Territoires
  7. 7. Agriculture périurbaine: préserver, respirer et cultiver l'Île-de-France En 30 ans, la surface agri- cole de l’Île-de-France a été réduite de 19 % et le nombre d’exploitations de 60 %. Dans le même temps, les consom- mateurs, désireux de trouver desproducteurslocaux,vivent dans des paysages de plus en plus urbanisés. Plus préoc- cupés que jamaisdemaintenir une agriculture périurbaine de proximité, les élus de l’AEV ont décidé de mettre en 2011 un coup d’accélérateur. Zoom sur les temps forts. Une nouvelle mission agriculture L’intervention de l’AEV sur les espaces agricoles périurbains a réellement débuté dans les années 90 lors de la création du PRIF du plateau de Saclay et de la signature de la première convention de veille foncière avec la SAFER1 . Depuis, l’action de l’AEV pour la protection des terres agricoles s’est amplifiée et de nombreux PRIF à vocation agricole ont été créés (26 au total) dont certains bien connus comme la plaine maraîchère de Montesson. Pour l’AEV, l’objectif est avant tout de protéger les terres agricoles de l’urbanisation et d’éviter la spéculation foncière. Mais au-delà de cette priorité et en accord avec la politique régionale, l’AEV souhaite participer au développement d’une agriculture périurbaine durable et diversifiée. Pour renforcer et harmoniser son action, l’AEV a décidé de créer, en 2011, une mission agriculture. Rattachée au service de l’expertise technique, cette mission transversale est pilotée par Benoît Lelaure, ingénieur agronome. Appuyée par l’arrivée de deux stagiaires, la mission agriculture a mené en 2011 de multiples chantiers. Une meilleure connaissance mutuelle « L'AEV gère près de 2000 hectares de terres agricoles, principalement en ceinture verte, loués à une centaine d’agriculteurs, sur la base de baux ruraux à long terme. Notre volonté est de lutter contre la précarité foncière et de donner une vraie visibilité aux agriculteurs qui peuvent ainsi construire leurs projets sereinement. Cependant, nous nous sommes aperçus que les acteurs du monde agricole et en particuliers nos locataires comprenaient mal notre action. Réciproquement, nous-mêmes méconnaissions souvent nos locataires, faute de relations régulières » observe Benoît Lelaure. Un audit a donc été mené de 2010 à 2011 auprès de la quasi-totalité des locataires de l’AEV. Objectifs:sefaireconnaîtreetreconnaître. Cetravaildelonguehaleineapermisdedresser unétatdeslieuxdesexploitationsagricolesdes locataires: - la taille moyenne des exploitations est de 127 hectares, - l’âge moyen des locataires est de 51 ans, - 28 exploitations sont spécialisées dans le maraîchage, 10 ont une activité d’élevage, les autres sont orientées vers les grandes cultures, -9exploitationsontlelabelAgriculturebiologique - une exploitation sur deux vend une partie de sa productionencircuitcourtdont9viadesAMAP2 . L’ensemble des 89 exploitants rencontrés lors de l’audit ont été conviés aux réunions de restitution des résultats organisées fin septembre 2011. L’occasion d’entretenir les liens créés et d’échanger avec eux. « Au-delà de cette meilleure connaissance mutuelle, chaque création ou extension de PRIF sera dorénavant l’occasion de renforcer le dialogue avec les agriculteurs locaux » souhaite Benoît Lelaure. Un diagnostic initial renforcé Être propriétaire nécessite une gestion locative rigoureuse. Les informations collectées lors de l’audit ont permis de créer une cartographie des parcelles régionales louées aux agriculteurs ainsi que des exploitations des locataires. De plus, l’AEV a mis en place en 2011 une méthode pour dresser des états des lieux précis et complets, dès la signature des baux. Elle s’appuie sur des analyses de sol, une description physique des parcelles et une série de photos géolocalisées. En 2012, l’AEV souhaite approfondir les analyses de sols et étendre leur caractérisation (biodiversité des microorganismes, présence de polluants, ...). Xavier Dupuis, agriculteur bio installé depuis 2010 à la Ferme de la Haye - 78 ©RafaëlTrapet/Aleph/Picturetank ©PatrickEvesque La ferme de Favreuse à Bièvres – 91 1 Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural. 2 Association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Maraîchage sur la plaine de Montesson – 78 ©BenoîtLelaure/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201110 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 11 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires
  8. 8. Les nouvelles installations d’agriculteurs L’AEV a organisé, en juin 2011, la visite inaugurale de la ferme de Favreuse, à Bièvres (91), où l’aviculteur Charles Monville s’est installé. Visant à développer un atelier d’élevage de volailles de chair en mode biologique et à assurer la commercialisation dans les circuits courts du type AMAP, ce projet s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique agricole portée par l’AEV et a été rendu possible grâce à l’acquisition par l’AEV de 145 hectares situés sur les communes de Bièvres, Vauhallan et Saclay, au cœur d’un territoire agricole majeur. D’autre part, un jeune agriculteur, Monsieur Leleu, a pu s’installer sur le territoire des Coteaux de l’Aulnoye, aux frontières de la Seine- et-Marne et de la Seine-Saint-Denis, grâce à l’opiniâtreté de l’AEV (voir pages 38-39). Les apports d'expertise L’AEV est intervenue en binôme avec l’IAU3 le 15 novembre dans le cadre de l’Atelier international du Grand Paris sur le thème « Agriculture et aménagement du territoire en Île-de-France ». L’occasion pour Olivier Thomas, conseiller régional et président de l’AEV, de défendre sa vision de l’agriculture périurbaine dans le cadre du SDRIF4 porté par la Région Île-de-France. Le Congrès des SAFER Le Congrès national des SAFER s'est tenu cette année en Île-de-France, du 30 novembre au 1er décembre : l’occasion, devant un millier de participants, de valoriser le partenariat original sinon exemplaire qui unit l’AEV et la SAFER en faveur de l’agriculture francilienne. Grâce à son travail de veille et à son droit de préemption, la SAFER peut acheter puis revendre à l’AEV des terrains agricoles qui seront ensuite loués à des agriculteurs. Les interventions foncières menées par l’AEV et la SAFER permettent d’enrayer la spéculation foncière qui exclurait les agriculteurs de tout projet de revente de terrains, particulièrement en Île-de-France. Au-delà du stand qui lui était réservé, l’AEV a eu l’opportunité de mieux faire connaître sa collaboration avec la SAFER à travers des cas concrets, développés au sein d’ateliers de travail où est notamment intervenu Olivier Thomas. « L'engagement de l’AEV en faveur de l’agriculture périurbaine a été particulièrement visible et concret en 2011 (voir pages 38-39). Il devrait encore se renforcer en 2012 avec l’organisation d’un colloque au mois de novembre, l’installation de plusieurs agriculteurs, et la montée en puissance du programme Agriculteurs Juniors (voir page 27) » conclut Benoît Lelaure. 3 Institut d’aménagement et d’urbanisme du Conseil régional d'Île-de-France 4 Schéma directeur de la Région Île-de-France. Champ de Colza sur le site de Port-Royal-des-Champs – 78 Maraîchage sur le domaine de Saint- Leu à Périgny-sur-Yerres – 94 L’AEV se préoccupe de plus en plus d’agriculture. Qu’en pensez-vous? C’est surtout intéressant sur les territoires agricoles enclavés dans des zones très urbanisées. En achetant des terrains que les agriculteurs ne pourraient s’offrir, l’AEV peut pérenniser les zones agricoles là où elles sont menacées. Je préfère d’ailleurs que ce soit elle qui achète ces terrains - et qui propose ensuite des baux longs aux agriculteurs à qui elle les loue - plutôt que des communes ou intercommunalités. Certaines affichent en façade des ambitions agricoles mais in fine, y construisent, au bout de 5 ou 10 ans, des lotissements ou zones d’activités. Sentez-vous les collectivités se rapprocher des problématiques agricoles? Oui, en partie et tant mieux. En revanche, il me semble important que l’AEV ne soit pas un outil de promotion pour telle ou telle culture. Laisser faire l’éleveur qui veut être éleveur, le maraîcher qui veut être maraîcher, bio ou pas. Être agriculteur et membre du Conseil d’administration de l’AEV, comment cela se passe-t-il? J’ai accepté de siéger au Conseil d’administration de l’AEV parce que son président, Olivier Thomas, a une véritable culture agricole. Près de la moitié de son Conseil d’administration est d’origine agricole. Il n’était pas forcé de le faire! Pour nous, c’est un interlocuteur fiable et mesuré avec qui nous parlons un langage commun. Christophe Hillairet président de la Chambre d’agriculture interdépartementale d’Île-de-France et membre du conseil d’administration de l’AEV 3 questions à Mieux connaître l'AEV L’AEV s’est dotée d’une mission agriculture. Ses principaux objectifs sont: • de coordonner les projets agricoles notamment lors de l’installation d’agriculteurs sur les propriétés régionales, • d’assurer les relations avec les agriculteurs locataires de propriétés régionales, • de développer la prise en compte de l’environnement sur les espaces agricoles des PRIF, • d’appuyer les services de l’AEV dans la prise en compte de l’agriculture (gestion locative, communication, bâti…). Les missions de l’AEV dans le domaine de l’agriculture: • assurer le maintien et la fonctionnalité des espaces agricoles en luttant contre l’urbanisation et le mitage, • éviter la spéculation foncière, • lutter contre la précarité foncière en contractualisant des baux à long terme, • développer une agriculture durable et diversifiée en favorisant l’accès aux terres aux agriculteurs porteurs de projets innovants (agriculture biologique, circuits courts, ...). Paysage agricole de la Boucle de Guernes – 78 ©BenoîtLelaure/AEV ©BenoîtLelaure/AEV©BenoîtLelaure/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201112 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 13
  9. 9. Interventions en forêts: enraciner, imaginer innover Proclamée par les Nations Unies « Année interna- tionale de la forêt », 2011 a naturellement vu l’AEV s’associer à cet événement, de façon enthousiaste et créative. Colloque, partages d’expériences, anima- tions, partenariats… Cette année, la forêt était plus quejamaisaucœurdesactionsetréflexionsdel’AEV. Quelle forêt pour demain? La forêt, lieu d’innovation Colloque mercredi 27 avril 2011 Colloque « Forêt, lieu d’innovation » L’implication de l’AEV et de ses 126 collabora- teurs dans l’année internationale de la forêt s’est traduite en 2011 de multiples façons. Parmi les initiatives les plus marquantes: la concep- tion et l’organisation, le 27 avril, du colloque « Forêt, lieu d’innovation – Quelle forêt pour demain? ». « C’est la première fois qu’un événement se focalisait sur cette thématique. L’enjeu était de rappeler le rôle de l'AEV; faire connaître ses actions notamment dans la forêt « laboratoire » de Ferrières-en-Brie (77); renforcer l’information et la sensibilisation tout en connectant une multi- tude d’acteurs qui ont partagé idées nouvelles et bonnes pratiques » résume Éric Goulouzelle, directeur-général adjoint de l’AEV. C’est ainsi que l’AEV a par exemple rencontré Kinomé, entreprise à vocation sociale, initiatrice et coordinatrice du programme international de reforestation « Forest & Life » (voir encadré). Tenu au Muséum national d’histoire natu- relle, en présence de nombreux experts et représentants publics – notamment Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement - l’événement était parrainé par Gilles Clément, paysagiste. « Nous n’avons pas attendu l’année internationale de la forêt pour agir mais avons profité de ce focus médiatique pour aller plus loin dans l’information et la sensibilisation » commente Olivier Thomas, conseiller régional et président de l’AEV. Exposition « Détour d’essence » Inviter l’art où on ne l’attend pas. Mêler le graphisme humain à celui de la forêt. Tels étaient les enjeux de cette surprenante ex- position, présentée à Ferrières du 18 mai au 21 septembre 2011. « Détour d’essence » a ainsi permis aux prome- neurs de découvrir l’art graphique et la forêt sous un angle neuf. Le parti pris de Jean-Marc Forax: permettre aux arbres de cette forêt seine- et-marnaise de « changer de peau » le temps d’une saison. Pour l’occasion, l’artiste a réalisé des dessins illustrant la biodiversité et la multiplicité des essences d’arbres à travers un concept original: recouvrir une partie du tronc d’un arbre d’une bâche représentant le tronc d’un autre. « Les milliers de visiteurs qui se sont promenés aux alentours de la célèbre allée des Séquoias de Ferrières y ont trouvé un vif intérêt. Sans oublier l’enthousiasme des centres de loisirs qui s’y sont rendus nombreux pendant tout l'été » souligne Denis Prat, directeur de l'aménagement et de la gestion à l’AEV. Plantation d’arbres par les Forestiers Juniors ©VéroniquePichot/AEVColloque « Forêt, lieu d’innovation » organisé le 27 avril 2011 ©AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201114 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 15
  10. 10. Mieux connaître l'AEV Depuis sa création, l’AEV a pour vocation la préservation des espaces forestiers en Île-de-France, leur protection contre l’urbanisation, leur aménagement et leur gestion pour en faciliter l’ouverture au public. Les missions de l’AEV: • veille et acquisition foncière: la veille foncière permet à l’AEV d’acquérir les bois et massifs forestiers d'intérêt régional et de déterminer le programme d’actions adapté à y engager; • aménagement et gestion: l’AEV aménage et gère les forêts dont la Région est propriétaire, et y assure tous les jours, directement, la protection de la faune et la flore, ainsi que la surveillance et l’entretien; • éducation à l’environnement: l’AEV s’assure que la forêt reste non seulement un espace naturel protégé, mais aussi un espace dont les Franciliens peuvent bénéficier. L'AEV mène ainsi de nombreuses actions de sensibilisation mais aussi de mise en valeur de ses sites. 1 En 2012 : Marcoussis et les Buttes-du-Parisis Nouveaux dépliants pour Ferrières et Rosny-sur-Seine En 2011, l’AEV a continué son travail d’actua- lisation des informations diffusées au public. Concrétisation cette année, avec la concep- tion, l’impression et la diffusion de nouveaux dépliants pour les forêts de Ferrières et de Rosny-sur-Seine, distribués dans les boîtes aux lettres des communes. Supports cartographiques, historiques, archéo- logiques, géologiques et biologiques (faune et flore locales), ils sont distribués à l’occasion d’événements (visites guidées, expositions…) et auprès de Syndicats d’initiative, Offices du tourisme ou mairies environnantes. En parallèle, la signalétique a été améliorée en entrées de forêt avec l’actualisation des plans grand format. Cette démarche doit se poursuivre en 2012, notamment sur les forêts de Grosbois et de Rougeau. « Cette année internationale de la forêt, dans laquelle se sont inscrites beaucoup de nos actions, a donné une meilleure visibilité à l’AEV, attirant l’attention des experts, du grand public, des médias et des collectivités. Cette année, qui a par ailleurs vu la signature d’un partenariat précieux entre l’ONF et l’AEV (voir page 18), est à marquer d’une pierre blanche » conclut Denis Prat. Quelle est votre mission? Contribuer, dans la mesure de nos moyens, à inverser la déforestation planétaire. À cette fin, nous développons des solutions innovantes, rentables et éthiques de revalorisation des forêts. Des solutions fondées sur des programmes concrets de reforestation ou de protection des forêts par et pour les populations locales. Comment avez-vous rencontré l'AEV? À l’occasion du colloque « Forêt et innovation », nous avons évoqué le programme de sensibilisation et de replantation « Écoles et Forêts Solidaires » mené dans les Landes suite à la tempête catastrophique de janvier 2009, en lien avec les collectivités locales, le monde enseignant et 900 enfants. Les représentants de l’AEV ont été séduits par la proximité et la complémentarité avec leurs propres approches pédagogiques, dont Forestiers Juniors, dans laquelle nous allons nous inscrire. C’est l’objet du partenariat signé entre vous et l’AEV en décembre 2011? Oui. La nouveauté 2012 consistera à faire planter aux enfants de quelques classes pilotes au moins un arbre chacun, en leur disant: « si tu peux planter un arbre, tu peux faire beaucoup plus; tu peux changer le monde! ». Elle sera aussi de donner une dimension de solidarité internationale à cette action, en leur expliquant pourquoi la forêt est encore plus importante pour leurs camarades des pays du Sud, et en les associant, grâce au mouvement Forest & Life, à la protection de 2 arbres au Pérou pour 1 arbre planté en France! L’AEV mettra certains domaines régionaux1 à notre disposition et prendra en charge le coût des actions de plantation et de sensibilisation qui y seront menées avec les écoliers. Pour en savoir plus: www.kinome.fr et www.forestandlife.com Nicolas Métro Fondateur de Kinomé et initiateur du programme international Forest & Life 3 questions àPremière fête de l’Arc boisé Poumon vert du Val-de-Marne, le massif de l’Arc boisé recèle de richesses écologiques et paysagères remarquables. Pour le protéger de la pression urbaine, préserver sa biodiversité, tout en permettant une fréquentation importante mais respectueuse, le Conseil général du Val-de- Marne et plusieurs partenaires, dont l’AEV, se sont engagés au travers d'une Charte, renouve- lée en 2010. Pour faire le point sur ces avancées, et une fois encore, marquer l’année internationale de la forêt, la première fête de l'Arc boisé a été organisée en octobre 2011. 17 communes y ont participé et bien entendu l’AEV. Au programme: conférence, étude historique et archéologique du site, balade découverte et parcours d'initiation. Les 500 participants étaient ravis. Pour l’AEV, ce fut l’occasion de pérenniser le concept de l’Arc boisé dans lequel s’inscrivent certains grands projets comme la Tégéval, une liaison douce reliant Créteil à Santeny (voir pages 36-37), et de mieux informer le public, tout en encourageant les échanges, les expositions et les animations. Plantation d’arbres par les Forestiers Juniors ©VéroniquePichot/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201116 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 17
  11. 11. Gestion des espaces naturels: sécuriser, protéger, accueillir Les équipes de l’AEV en charge de la gestion des espaces naturels ont poursuivi en 2011, dans une patiente continuité, l’exercice discret et quotidien de leurs multiples missions. Pour autant, l’année a réservé quelques temps forts, dont la signature d’un partenariat historique avec un acteur incon- tournable: l’Office national des forêts. Précisions. Signature d’une Charte entre l’ONF et l’AEV Signée en septembre, la nouvelle Charte formalise dorénavant les missions et méthodes de travail des deux acteurs forestiers (voir interview). « L'ONF est chargé par le Code forestier de mettre en œuvre le Régime forestier1 dans les forêts des collectivités. Mais l’AEV, par l’étendue de ses propriétés et l’expertise de son personnel, est un partenaire atypique. Il fallait donc prévoir les modalités d’actions des uns et des autres, résume Denis Prat, directeur de l'aménagement et de la gestion à l’AEV. Cette Charte a ainsi permis de clarifier nos missions, de formaliser nos modes de collaboration, d’échanger certaines de nos bonnes pratiques. Elle prévoit aussi des rencontres plus régulières entre les équipes appelées à travailler ensemble. En somme, ce partenariat nous apporte plus de cohérence et de synergies ». Plans de gestion et certifications L’AEV a élaboré en 2011 les plans de gestion des forêts de Cheptainville (91), Saint-Vrain (91), Rosny-sur-Seine (78) et la Roche-Guyon (95). Ces deux dernières, au terme d’un audit réalisé en novembre, viennent d’ailleurs de recevoir de la part d’Ecocert, organisme de référence en matière d’agriculture biologique et de gestion environnementale, la labélisation EVE® (Espaces verts écologiques). La Région, à travers l’action de l’AEV, devient ainsi l’une des premières collectivités à obtenir cette reconnaissance sur des domaines forestiers. Ce label reconnaît 10 thématiques déclinées chacune en exigences. Par exemple: aucune utilisation de produits chimiques (herbicides, phytosanitaires, engrais de synthèse); politique d’économie de l’eau (avec connaissance de la consommation et mise en place d’un plan de réduction); respect du sol (considéré comme un milieu vivant); et actions en faveur de la biodiversité. « Nous avions obtenu en 2009 la certification PEFC2 pour notre gestion sylvicole et forestière sur 11 forêts régionales et nous sommes fiers de cette reconnaissance supplémentaire en 2011. 8 autres forêts seront auditées en 2012 pour le label EVE®. En janvier 2011 un pré-audit FSC3 systématique sur 2 Le Programme de reconnaissance des certifications forestières ou PEFC est un écolabel qui garantit la gestion durable des forêts. 3 Le Forest stewardship council est un écolabel, qui assure que la production de bois ou d'un produit à base de bois a respecté des procédures censées garantir la gestion durable des forêts. 1 Ensemble de garanties et de règles de gestion assurant la pérennité de l'état boisé. toutes nos forêts a été réalisé. L’AEV possède ainsi des atouts techniques et un ancrage culturel en matière de gestion durable. Mais il reste certains points faibles sur lesquels nous avons travaillé en 2011. Ce travail continue en 2012, jusqu’à ce que l’AEV soit prête à passer les audits initiaux FSC sur les premières forêts » reconnaît Aurélie Ransan, responsable de la mission gestion, surveillance, chasse et pêche au sein de l’AEV. Gestion des manifestations La forêt représente aussi une dimension sociale pour l’AEV qui met donc volontiers ses propriétés à disposition du public pour organiser événements, rencontres ou animations. « Comme chaque année, nous avons été très sollicités en 2011 pour des manifestations, particulièrement des événements sportifs comme des courses à pied ou à vélo. Viennent ensuite les fêtes, animations, festivals et diverses journées de formation. Sans oublier les sorties nature, les tournages de films et téléfilms » observe Aurélie Ransan. On pense aussi évidemment à la grande exposition photographique « Détour d'essence » organisée en forêt de Ferrières de mai à septembre 2011 (voir page 15). Fauche hippotractée en forêt régionale de Ferrières - 77 Opération d’abattage en forêt régionale de Ferrières – 77 ©AEV ©SylvainLegrand/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201118 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 19
  12. 12. Il s'agit d'assurer la partie des missions de l'AEV concernant la gestion, la surveillance, la chasse, la pêche et la sylviculture sur les sites régionaux et d'en garantir le bon déroulement afin de concilier l’accueil du public et la préservation des espaces naturels en effectuant: • les travaux d’entretien des sites: l’AEV garantit la propreté (collecte de détritus, vidange des corbeilles, ...), l’assainissement (des fossés, des rus, ...), l’entretien de bâtiments (bureaux et ateliers); l’entretien courant des espaces verts (aires d’accueil, de jeux, pataugeoires, ...) des axes de circulation, du mobilier (corbeilles, fontaines, équipement de pique-nique, ...) et de la voirie (aires de stationnement, ...). Elle entretient aussi les sites afin de réguler les activités cynégétiques et piscicoles (battues, entretien des zones de refuge, nettoyage des étangs, ...) et est en charge des travaux sylvicoles (abattage, élagage, débardage, ...) • la surveillance des sites. Elle est adaptée à la fréquentation des massifs, notamment en fin de semaine et durant les jours fériés: information, répression, avertissement auprès des promeneurs (notamment pour éviter les dépôts sauvages d’ordures, la circulation des véhicules à moteurs et divers actes de vandalisme). L’AEV dispose de plusieurs moyens d’intervention avec une brigade équestre interne, des agents de surveillance sur VTT ainsi que des cavaliers et cyclistes qui effectuent des tournées régulières en binôme, en liaison avec la gendarmerie et la police nationale. Gestion cynégétique L’AEV pratique la chasse dans un souci exclusif de régulation des animaux, uniquement pour ceux qui n’ont pas de prédateurs naturels ou qui sont susceptibles de causer des dégâts à certaines activités humaines. Pratiquée dans le cadre d’une déontologie stricte, cette gestion cynégétique s’est ouverte en 2011 à deux nouvelles forêts: le bois Cerdon et le bois de Granville (94), portant à 26 le nombre d’espaces boisés où l’AEV pratique ou autorise la chasse, de façon encadrée. Surveillance et pédagogie En 2011, le bilan des dégâts causés par les incivilités (dépôts sauvages, engins à moteurs non autorisés, allumage de feux au sol, braconnage…) est comparable à l’année dernière. Pour autant, c’est un sujet qui demande beaucoup d’énergie et qui est vite coûteux, notamment sur les petites forêts. Les actions de surveillance permettent de limiter autant que possible les impacts de ces incivilités en incitant les usagers au respect des milieux. Cette année, la nouvelle écurie de la garde équestre de Ferrières est pleinement entrée en fonction pour la saison estivale au service de la surveillance et de la prévention. Autre nouveauté: faire circuler des agents de surveillance sur des VTT au sein de 6 domaines forestiers (Buttes du Parisis, Grosbois, Boissy, Bréviande, Île-de-Vaires et Aqueduc de la Dhuis). Ils transmettent ainsi plus facilement les messages de pédagogie et de sensibilisation à l’environnement et à la gestion des forêts. « Sur ces sites, le marché attribué à un prestataire complète parfaitement Mieux connaître l'AEV Pourquoi avoir signé une charte avec l’AEV? Notre collaboration historique se fonde sur une vision commune de la forêt publique: un espace de proximité préservé et ouvert aux Franciliens. Aussi travaillons- nous ensemble sur des questions d’accueil du public ou d’aménagement des massifs. Mais, depuis 30 ans, le contexte forestier et nos structures respectives ont évolué: il fallait actualiser notre partenariat à la lumière de ces changements. La Charte vient donc réaffirmer, renforcer et rénover un partenariat tissé entre nous depuis longtemps. Quels sont les avantages attendus? Dorénavant les interlocuteurs se connaissent mieux et seront amenés à se rencontrer davantage. À l’ONF, le cœur de notre métier est de nous mettre, au nom du Régime forestier, au service des collectivités propriétaires de forêts, pour garantir une gestion durable et une valorisation de leurs ressources. Mais l’AEV n’est pas une collectivité comme les autres. C’est une structure unique en France, dotée d’équipes capables d’assurer plusieurs missions auparavant confiées à l’ONF. Aussi souhaitait-elle, et c’est normal, que nous élaborions des plans de gestion plus complets et plus précisément définis. En conclusion? Cette Charte apporte des éléments de calendrier, répartit les missions respectives et partage l’organisation du travail. C’est un socle commun au service d’une forêt de qualité ouverte aux Franciliens. François Bland directeur territorial Île-de-France Nord-Ouest de l’ONF 3 questions à le travail mené par les brigades équestres. Et d’après les retours, l’accueil du public y est très bon » se réjouit Aurélie Ransan. Ailleurs, la brigade équestre interne et celle du prestataire continuent leur travail, particulièrement l’été où elles mobilisent 22 patrouilles au total de deux chevaux chacune. Chasse en forêt régionale de Ferrières - 77 Brigade équestre de l'AEV Forêt régionale de Rosny – 78 ©LjubomirDjordjevic ©AEV ©NicolasProu/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201120 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 21
  13. 13. Acteur de la biodiversité: recenser, protéger et collaborer L’Île-de-France héberge des milieux naturels insoupçonnés ainsi qu’une faune et une flore sur- prenantes qu’il faut impérativement préserver. En parallèle, l’AEV souhaite ouvrir plus largement les domaines régionaux à un public qui aspire légi- timement à s’y promener. Pour conjuguer ces deux impératifs, l’AEV travaille jour après jour à recen- ser les espèces, valoriser les milieux et partager des usages, en lien avec les acteurs impliqués dans ce domaine. Immersion en plein cœur du vivant. Préservation des écosystèmes sur les propriétés régionales Outre les actions spécifiques entreprises sur les Réserves naturelles régionales et les sites Natura 2000 dont elle est gestionnaire, l’AEV poursuit ses actions en matière de préservation des écosystèmes sur l’ensemble des propriétés régionales par la réalisation d’études et de travaux de restauration écologique. Les études En forêt régionale de Bréviande, la finalisation des études sur les insectes et les oiseaux menées respectivement par l’OPIE et par l’ONF a révélé de réels enjeux écologiques, dus notamment à la présence de vieux arbres. Préalablement à l’élaboration du plan d’aménagement des Buttes du Parisis, une étude écologique a été menée sur les groupes méconnus du site: amphibiens, reptiles, oiseaux et insectes. Le rendu de l’étude est prévu pour 2012. Les travaux de restauration écologique En 2011, l’AEV a continué son programme de restauration de mares en forêt. Les efforts menés pour le curage et la remise en lumière commencent à porter leurs fruits, notamment sur les sites de Célie ou de Galluis. Sur le domaine régional du Moulin des Marais, les premiers tests d’étrépage1 ont été réalisés en vue de la restauration de la tourbière. Ils ont permis la création de trois vasques tourbeuses et l’apparition du Cordulegastre annelé, une libellule protégée en Île-de-France. Les pelouses calcaires de la forêt régionale de Rosny-sur-Seine ont bénéficié de travaux de finition (rognage des souches issues du déboisement de 2010, ratissage fin…). Petit à petit, la végétation calcicole recolonise le sol et laisse présager un retour prochain des premières orchidées sauvages. En forêt régionale de Rougeau, la station de Gentiane croisette, plante rare en danger d’extinction en Île-de-France, a bénéficié de travaux de restauration. Les résultats pourront être mesurés en 2012. Sur le domaine régional du bois de Vaires, la mégaphorbiaie2 a elle aussi été restaurée fin 2011 afin d’éviter un embroussaillement total et l’envahissement par quelques espèces exotiques. Connaissance accrue des Réserves naturelles régionales (RNR) La région Île-de-France abrite dix RNR dont quatre sont gérés par l'AEV. Sur le Marais de Stors, mosaïque de milieux exceptionnelle depuis les pelouses calcaires jusqu'à la tourbière alcaline, l’ensemble des oiseaux, amphibiens et reptiles ont été répertoriés. Le suivi spécifique des écrevisses à pattes blanches a mis en avant la bonne santé de sa population. Le fonctionnement hydraulique de cette réserve a également été étudié pour mieux comprendre les interactions entre les sources, les écoulements et les milieux naturels afin d'identifier les mesures nécessaires à son amélioration de son fonctionnement. Sur la RNR de Moisson, caractérisée par ses landes et pelouses à tendance méridionale, l’AEV a piloté un inventaire des papillons de jours, criquets, sauterelles, amphibiens et reptiles. Sur la RNR des Bruyères de Sainte Assise enfin, l’AEV a mené des inventaires sur les insectes, les oiseaux, les amphibiens et les reptiles. L’Échiquier, papillon protégé en Île-de-France, a pu être observé dans la réserve. 1 L'étrépage est une technique de restauration écologique des milieux qui consiste à enlever mécaniquement les horizons organiques (couches supérieures) d'un sol pour le rajeunir. 2 Milieu humide avec espèces végétales herbacées exubérantes. Le Cordulegastre annelé, une libellule protégée en Ile-de-France Mare après restauration en forêt régionale de Rosny – 78 Le Busard des roseaux ©FrançoisBoca/AEV ©PatrickKientz ©ArnaudTositti/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201122 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 23 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires
  14. 14. Mieux connaître l'aev Pionnière en matière de préservation des écosystèmes, l’AEV a naturellement inscrit son action, dès 2007, dans la stratégie régionale pour la biodiversité. Les cycles biologiques de la faune et de la flore sont pris en compte à tous les niveaux, depuis l’élaboration des PRIF jusqu’à la gestion de ses sites: • aménagement et gestion différenciée des espaces; • restauration d’espaces naturels; • gestion de Réserves naturelles régionales et animation de sites Natura 2000; • expertise et soutien auprès des réseaux d’acteurs et de dispositifs. Objectifs? Reconquérir les espaces naturels en faveur de la biodiversité, créer les conditions de retour d’espèces emblématiques, valoriser le patrimoine naturel francilien et permettre le bon fonctionnement des écosystèmes. Animation des sites Natura 2000 La phase d’élaboration des DOCOB3 étant achevée, l’AEV a poursuivi en 2011, la mise en œuvre des actions prévues sur les 2 sites Natura 2000 où elle joue le rôle d’animateur: les Boucles de la Marne et les Boucles de Moisson, Guernes et la forêt de Rosny-sur-Seine. Contrats Natura 2000 Sur la RNR de Moisson, la finalisation du contrat souscrit par l’AEV en 2009 a permis la restauration et l’entretien de 33 ha de pelouses sèches, habitat privilégié de l’Alouette lulu et de l’Œdicnème criard. Sur le domaine régional du Grand-Voyeux, la signature d’un nouveau contrat par l’AEV doit assurer la restauration d’un hectare de roselières, indispensables à la nidification du Butor étoilé et du Busard des roseaux. Sur la Base de plein air et de loisirs de Jablines- Annet, l’AEV a joué son rôle d’accompagnateur pour la signature et la mise en œuvre d’un contrat Natura 2000 (lire interview). Mesures agro-environnementales territorialisées L’AEV a suscité en 2011 l’engagement de deux nouveaux agriculteurs (pour environ 26 hectares de parcelles agricoles) dans des Mesures agro- environnementales territorialisées (MAEt) sur les sites Natura 2000 des Boucles de la Marne et des Boucles de Moisson, de Guernes et la forêt de Rosny-sur-Seine. Ceci porte à 13 le nombre d’agriculteurs engagés dans des MAEt, soit environ un tiers des agriculteurs sur les deux sites pour 7 % de la SAU4 . Objectifs: promouvoir des pratiques agricoles favorisant les habitats de reproduction ou d’alimentation des oiseaux d’intérêt patrimonial. « Ces leviers permettent une meilleure prise en compte des exigences écologiques des espèces d’oiseaux qui font la richesse de ces sites. Un suivi des populations d’oiseaux s’effectue en partenariat avec les ornithologues et les associations naturalistes présents sur les sites » explique Arnaud Tositti, conservateur des Réserves naturelles régionales et responsable de la mission environnement, Natura 2000 de l’AEV. Communication et partenariats Les éditions Le premier rapport 2010 sur la biodiversité en Île-de-France a été publié à l’automne 2011. Diffusé auprès des partenaires institutionnels et associatifs de l’AEV, il aborde l’ensemble des actions de l’agence, depuis les études réalisées jusqu’aux aménagements concrets sur le terrain. « Au vu des retours très positifs des partenaires, cet exercice sera renouvelé chaque année » s’enthousiasme Arnaud Tositti. L’AEV a également financé l’édition d’un ouvrage sur la RNR du Marais de Stors dont elle est gestionnaire. Lancé à l’initiative de Val-d’Oise Environnement, ce livre de format poche intitulé « Les oiseaux remarquables et leurs habitats » accompagnera les randonneurs dans la découverte du Marais de Stors et de ses oiseaux. Enfin, l’AEV a aidé au financement d’un ouvrage de qualité sur la flore d’Île-de-France. Synthétisant plusieurs siècles d’herborisations franciliennes, il donne à voir plus de 1600 espèces observées dans la région. Quelles sont les raisons de votre collaboration avec l’AEV? Nous avons un objectif partagé: protéger et valoriser notre faune et notre flore, tout en permettant la fréquentation la plus large possible par un public sensibilisé et respectueux. En complément du contrat Natura 2000 que nous avons signé en 2011, Marco Banchi, chargé de mission Natura 2000 à l’AEV, nous a convaincus de signer la Charte du site Natura 2000 des Boucles de la Marne. Ce « code de bonne conduite » permet de renforcer notre politique environnementale sur la Base et marque notre engagement en matière de gestion des espaces verts, protection de la faune et de la flore, information du public. À quoi avez-vous affecté les aides financières apportées par le contrat Natura 2000? Les moyens financiers octroyés ont permis la réouverture de milieux pour l’Œdicnème criard et la Pie-grièche écorcheur (sur 4 ha), la dévégétalisation d’îlots pour la Sterne pierregarin et la Mouette mélanocéphale (sur 1800 m²) et la protection de zones humides pour la quiétude des oiseaux avec 600 mètres de clôtures. Vous sentez-vous correctement soutenu par l’AEV? La labellisation Natura 2000 entraîne pour nous certaines contraintes qui ne sont pas toujours faciles à dépasser. Mais Marco Banchi est un interlocuteur pédagogue, patient, qui nous apporte son expertise. C’est d’autant plus important que nous serons bientôt intégrés au sein d’une RNR et que nous avons comme projet de développer des circuits d’interprétation pour les scolaires, les randonneurs, les retraités, les ornithologues ou encore les naturalistes. L’accompagnement de l’AEV sera primordial ! Guillaume BOCS directeur général de la Base de plein air et de loisirs de Jablines-Annet (77) 3 questions à Les conventions partenariales L’AEV a confié au Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) la synthèse et la consolidation de l’ensemble des connaissances qu’elle avait accumulées sur la flore et les habitats naturels dans le cadre d’une convention de partenariat. Le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) travaille quant à lui à l’élaboration d’un protocole de suivi, en vue d’évaluer l’action de l’AEV en terme de biodiversité. Enfin, l’adhésion de l’AEV au réseau des Réserves naturelles de France (RNF), à Plante et Cité ainsi qu’à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) va lui permettre d’intégrer une plateforme unique de dialogue et d’échanges et de valoriser son expertise sur les enjeux de la biodiversité en France et à l’étranger. 3 Documents d'objectifs. 4 Surface agricole utile. ©SylvainLegrand/AEV ©BenoîtLelaure/AEV Troupeau de brebis solognotes au domaine régional du Grand-Voyeux - 77 Étang et roselière de la Base de plein air et de loisir de Jablines- Annet - 77 Chenille Machaon L'Ophrys mouche ©FrançoisBoca/AEV ©AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201124 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 25 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires
  15. 15. Sensibilisation des Franciliens: semer des graines de citoyenneté Fort du succès rencontré chaque année par les Forestiers Juniors, l’AEV étend ses programmes d’éducation à l’agriculture, dont la thématique est appelée à gagner en importance dans les années à venir. Toujours mobilisées pour des animations na- turerégulières,leséquipesontparailleurstravaillé à élargir l’accès des ateliers sur les Réserves natu- relles régionales et ont développé leur action auprès d’un public handicapé très réceptif à la nature. Agriculteurs juniors: c’est parti! L’AEV propose depuis 2011 un nouveau programme de sensibilisation: Agriculteurs Juniors. Le principe est calqué sur le succès rencontré depuis plus de 10 ans par le programme Forestiers Juniors: suivre des élèves d’école primaire pendant 5 ans, du CP au CM2, pour faire découvrir les différentes productions agricoles de proximité et comprendre le système alimentaire « de la terre à l’assiette ». En prévoyant des visites de maraîchers, céréaliers ou d’éleveurs, selon les territoires concernés. Cette année, l’AEV peut compter sur cinq partenaires : la ferme Trubuil à Saclay, Marc Mascetti à Marcoussis, la ferme Vandame à Villiers-le-Bâcle, les potagers de Marcoussis, et la ferme La Doudou à Cheptainville. « Basé sur des approches ludiques et sensorielles pour les CP et CE, le contenu deviendra progressivement plus scientifique pour les CM » commente Christophe Boxberger, l’éco-animateur de l’AEV qui a construit ce programme en lien avec l’Éducation nationale, la Région et des agriculteurs locaux associés à l’opération. Trois écoles essonniennes se sont lancées en septembre 2011 dans ce programme innovant: Les Acacias à Marcoussis, L’École du Centre à Orsay et Joliot-Curie à Saclay, soit 17 classes et 425 enfants du CP au CE2, pour le moment. Ce programme novateur devrait prendre son plein élan à la rentrée 2012. Forestiers Juniors: succès conforté avec le Prix Territoria Le programme Forestiers Juniors, qui s’est poursuivi en 2010/2011 dans 254 classes franciliennes (5673 enfants), a reçu en novembre 2011, dans le prestigieux cadre du Sénat, le prix Territoria de bronze, dans la catégorie Citoyenneté. « Ce prix récompense les actions publiques innovantes et reproductibles à large échelle. C’est une reconnaissance du travail mené par nos animateurs sur une longue durée », commente France Hamy, chef du service d’éducation à l’environnement à l’AEV. Fête de la nature et animations toute l’année L’AEV s’est associée à l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif) et ses partenaires pour faire vivre aux Franciliens une belle Fête de la Nature, du 18 au 22 mai 2011. « Nous avons suivi nos démarches ludiques habituelles avec des propositions de jeux de piste, balades contées ou certains ateliers comme “ Plantes et cuisine ”, “ Land’art ” et “ Musiques vertes ”. Nous avons par ailleurs innové avec des ateliers “ Fabrication de jouets nature ”, “ Peinture végétale ”, “ Sorties chauve-souris ” ou “ Balades nocturnes ”» développe France Hamy. Une BD à destination des enfants a même été créée pour l’occasion! De façon générale, les animations nature gratuites proposées par l’AEV tous les week- ends de mars à mi-décembre, rencontrent un succès croissant. Le travail de l’équipe des 14 éco-animateurs régulièrement mobilisés pendant ces week-ends a été renforcé par des animations réalisées par des associations (18 en 2011). 158 animations nature ont ainsi rassemblé 2259 participants. Si le nombre d’événements a légèrement diminué par rapport à 2010 (-10 %), celui des participants s’est envolé (+72 %). « Cette croissance, liée à une meilleure communication de proximité, confirme l’engouement croissant du public francilien pour l’environnement » se réjouit France Hamy. Remise des diplômes aux Forestiers Juniors ©VéroniquePichot/AEV Chasse au trésor sur le domaine régional des Buttes du Parisis - 95 Remise du prix Territoria au Sénat ©AEV ©AnneBentaieb/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201126 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 27
  16. 16. Que vous apporte le programme Forestiers Juniors? Malgré ma sensibilité à la nature, je ne dispose pas des compétences des animateurs de l’AEV. Ils nous aident à savoir et faire savoir. Je sais par exemple que les arbres participent à la qualité de l’oxygène mais ne saurais pas expliquer le travail de la photosynthèse. Depuis 4 ans que vous y participez, voyez-vous le programme évoluer? Les 3 séances annuelles proposées se partagent toujours entre acquisition de savoirs en classe et au moins une sortie en forêt. Un moment magique où les enfants apprennent à découvrir, manipuler, toucher… Pour autant, les animateurs ajustent en permanence supports et connaissances. Ils ont par exemple fort bien capitalisé sur nos nouveaux tableaux numériques interactifs. L’inscription du programme sur 5 ans forme de façon pérenne les éco-citoyens de demain. La remise des diplômes est toujours un moment de fierté et d’émotion. Des enfants en difficulté, qui ne sont pas souvent valorisés, se sentent alors reconnus et respectés. Observez-vous des changements concrets? Ma classe accueille beaucoup de primo-arrivants (Pakistanais, Indiens…). Pour eux, Forestiers Juniors est aussi l’occasion d’acquérir du vocabulaire. Et beaucoup sont ravis et stupéfaits de découvrir une forêt derrière chez eux! Quand je vois des élèves se mettre spontanément à ramasser des déchets qui traînent ou disputer ceux qui cassent des branches, je me dis qu’une partie du message est passée grâce à l’AEV. Laureline Bergamaschi Enseignante à l’école Jules Ferry de Franconville (95) 3 questions à Une ouverture plus large au handicap En 2011, les équipes de l’AEV ont également adapté et partagé les ateliers d’éducation à l’environnement avec des publics handicapés. Sur l’année scolaire 2011/2012, deux partenariats ont été engagés dans ce cadre: • avec la Fondation Hardy (Fontenay-Trésigny - 77), qui accueille 12 enfants de 14 à 20 ans, atteints de handicap mental, 8 animations sont planifiées. Selon Julien Dufresne, éco- animateur à l’AEV, qui a encadré fin 2011 les animations « La forêt au travers des sens » et « L’arbre au fil des saisons », le bilan est encourageant: « Les adolescents ont observé, touché, senti et écouté la forêt. C’est un public enjoué et fasciné par la beauté de la nature ». • avec l’Externat médico-pédagogique « Les sources » (Franconville - 95), qui accueille 7 déficients mentaux de 9 à 14 ans, 8 animations sont également programmées de décembre 2011 à juin 2012. « Si certaines notions demeurent complexes à assimiler, notamment la notion de temps qui passe et de cycles, les enfants, très réceptifs, ont beaucoup aimé les activités manuelles. Les encadrants étaient enthousiastes à l’égard des activités, du contenu ou du simple fait de sortir ces jeunes dans la nature. Un bon point de départ pour la suite » estime Aurélien Bonnet, éco-animateur à l'AEV. Fondé sur 12 fiches pédagogiques établies par animation, ce programme est appelé à évoluer selon les besoins ponctuels et aspirations locales. Des fiches d’évaluation sont ainsi transmises aux éducateurs enseignants participants (après chaque animation, puis en fin d’année) pour mesurer la pertinence et la qualité des animations proposées par l’AEV auprès de ce public nouveau. Mieux connaître l'AEV L'une des missions principales de l'AEV est de concilier la préservation des espaces naturels et leur ouverture au public. La prise de conscience de la part du public de l'importance de ces espaces fragiles est un élément déterminant dans la mise en œuvre des actions de l'AEV. Cette ouverture ne peut se faire qu'accompagnée par des actions de sensibilisation de la population francilienne. Les missions de l’AEV: • sensibilisation: l'AEV organise de nombreuses manifestations et actions envers le public francilien. Ces actions gratuites permettent à la population de découvrir de façon ludique la faune et la flore des propriétés régionales et de montrer la diversité et la richesse des milieux naturels près de chez eux. • éducation à l’éco-responsabilité: l’AEV propose aux classes primaires des programmes d’éducation à l’environnement (Forestiers Juniors et Agriculteurs Juniors). Les enfants apprennent l’importance du respect de la nature et de sa sauvegarde, et mettent en pratique les cours théoriques au cours de cet apprentissage. ©AEV Chasse au trésor sur le domaine régional des Buttes du Parisis - 95 ©AEV ©iStockphoto Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201128 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 29
  17. 17. Soutien aux collectivités: aider les projets à pousser! Zones humides à Pommeuse (77) L’AEV accompagne les travaux entamés par la commune de Pommeuse (2520 hab.) à la confluence des rivières du Grand-Morin et de l’Aubetin: 8 hectares répartis sur une bande de 1835 mètres. Les aménagements portent sur un remodelage des berges. Objectifs: développer une végétation aquatique (en restaurant des zones humides), créer des zones de débordement des deux cours d’eau, constituer un tampon entre l’espace agricole et la rivière et aménager un chemin de promenade (piétons/cycles) pédagogique. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières. En plus de valoriser un site du futur parc naturel régional, ce projet protège la nature, valorise le patrimoine et diversifie l’habitat écologique. Tout en réservant un accueil qualitatif du public » commente Nathalie Madrid. Aide de l’AEV: 219200 €. Extension du parc départemental Georges Valbon vers le quartier des Trois-Rivières à Stains (93) Le parc départemental Georges Valbon – anciennement de La Courneuve – s’étend sur près de 415 hectares. L’AEV participe à son extension sur les 20000 m² de terrain d’une ancienne friche industrielle. Objectif: créer un nouvel espace vert de proxi- mité pour le quartier des Trois-Rivières, tout en offrant un nouvel accès depuis la ville de Stains. Aide de l’AEV: 376254 € (première tranche) attribués au Conseil général de Seine-Saint- Denis dans le cadre du Contrat particulier Région-Département 2007-2013. Soutien aux collectivités « Inscrit dans notre ADN, le soutien aux collectivités est demeuré en 2011, un pilier de notre activité. L’éco-conditionnalité de nos aides depuis 2009, commence à être bien intégrée par les collectivités. Les projets soumis ont d’ailleurs des dimensions de plus en plus écologiques » se réjouit Nathalie Madrid, responsable de la prospective territoriale à la Direction de l'aménagement des territoires de l’AEV. Parmi ceux soutenus en 2011: Parc du centre nautique d’Alfortville (94) L’AEV accompagne l’aménagement de 11200 m² en bordure du centre nautique d’Alfortville (44728 hab.). L’enjeu: instaurer une promenade en belvédère sur cette rive droite de la Seine, dotée de 54 platanes centenaires; avec bancs et petit amphithéâtre pour ponctuer la déambulation. « Ce projet, inscrit sur un site carencé en espaces verts et sur une zone inondable, contribuera également à la rétention d’eau » résume Nathalie Madrid. Un espace à dominante minérale (stabilisé) sera, par ailleurs, laissé ouvert pour permettre des pratiques récréatives régulières (jeux de ballon…) ou ponctuelles (petites manifestations). Aide de l’AEV: 181400 €. Depuis sa création, l’AEV aide les collectivités et associations à acquérir et aménager les espaces verts,forêts,couléesvertesoupromenadespubliques en Île-de-France. En 2011, plusieurs projets ont été soutenus. Avec une montée en puissance des jar- dins familiaux. Extension du parc Georges Valbon - 93 Zone humide à Pommeuse - 77 ©ConseilgénéraldeSeine-Saint-Denis ©JacquesLorain/AEV Projet d’aménagement du parc du centre nautique d’Alfortville - 94 ©AtelierMarionTalagrand Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201130 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 31
  18. 18. Quelle est votre mission? Nous fédérons 350 associations à caractère écologique et social. En Île-de-France, notre spécificité est de gérer, pour le compte de collectivités ou de bailleurs HLM, des jardins familiaux, anciens jardins ouvriers dont les origines remontent à 1896. Nous avons dans nos équipes, des architectes, paysagistes ou sociologues qui nous aident à les intégrer au mieux dans les espaces urbains. La moyenne des parcelles est de 100 m² mais elles peuvent se restreindre à 5 m² en pieds d’immeubles. Les OPHLM ont compris que les espaces végétaux participent à un « mieux vivre ensemble ». Nous opérons aussi parfois directement comme à Roissy-en-Brie. Comment collaborez-vous avec l’AEV? C’est un partenaire précieux car il contribue parfois à nous apporter du foncier. Par ailleurs, beaucoup des projets qui nous sont confiés par les collectivités – une dizaine en 2011 - ne verraient pas le jour sans le soutien direct de l’AEV. Quelles sont vos perspectives? 3500 familles (sur 85 sites) profitent aujourd’hui de jardins familiaux sous notre gestion directe et les demandes explosent avec 3000 familles en listes d’attente. Mais le problème majeur reste le prix du foncier, particulièrement en Île-de-France. Pour autant, je ne suis pas inquiet. Nous conjuguons plusieurs tendances fortes: le jardin comme lieu de bien- être et de convivialité et comme réponse à la crise et aux demandes de circuits courts. Pour en savoir plus: www.jardins-familiaux.asso.fr Jérôme Clément directeur de la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs 3 questions à Depuis sa création, l’AEV s’est donnée comme objectif de participer à la construction de projets territoriaux en aidant les collectivités et associations de la région Île-de-France. Ces projets ont deux impératifs: s’intégrer dans un aménagement du territoire durable (préservation d’espaces naturels en danger, protection de la faune et de la flore, retour de la nature en ville…) et être en phase avec le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF). Les missions de l’AEV: • aide aux collectivités et associations en acquérant et/ou aménageant des espaces verts, forêts, coulées vertes ou autres promenades publiques en Île-de-France; • subventions directes aux collectivités en priorité pour des projets de plus de 3000 m2 . Plus de jardins collectifs et familiaux « Soutenir la création de jardins familiaux répond à plusieurs objectifs régionaux: accroître les espaces verts (perméables à l’eau), permettre une (agri)culture de proximité et maintenir la biodiversité au cœur des villes. Sans oublier la cohésion sociale avec les démarches d’insertion, l’ouverture aux personnes handicapées ou les liens intergénérationnels. En temps de crise, ces jardins permettent aussi de produire sa propre alimentation » insiste Nathalie Madrid. Autant de raisons pour avoir accompagné en 2011 plusieurs projets: Les aides directement versées aux communes À Champagne-sur-Seine (77) (6888 hab.), création sur 11275 m² de lots de jardins individuels (125 m² chacun) dont 2 parcelles dédiées à l’insertion sociale, un jardin pédagogique et une parcelle accessible aux personnes à mobilité réduite. Chaque jardin sera équipé d’un abri en bois certifié, d’un réservoir de récupération d’eau de pluie et d’un composteur. Ils seront délimités par une clôture de plessis de saule tressé. Une jachère fleurie sera semée. Les arbres plantés sont fruitiers. Cela permettra aussi de maintenir la perméabilité du sol de ce site en zone inondable. Aide de l’AEV: 18600 K€. À Bruyères-Le-Châtel (91) (3154 hab.), l’aménagement de 28 jardins (150 m² chacun) et d’un verger accompagne la construction de logements locatifs. Ils seront notamment arrosés par la récupération des eaux de toitures (via un bassin de récupération) et des canaux d’arrosage. Les essences plantées (haies bocagères et champêtres) pour clore le site seront indigènes. Aide de l’AEV: 85600 K€. À Clamart (92) (48000 hab.), sur 32 parcelles de 120 m², 27 seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’aménagement intègre notamment des cabanons et une borne fontaine. Un règlement prévoit par ailleurs d’encadrer l’usage des jardins par des exigences écologiques: récupérations des eaux pluviales, engrais organiques, ... Aide de l’AEV: 42900 €. À Brie-Comte-Robert (77) (16467 hab.) accompagnement de la création de logements collectifs par des jardins familiaux. Le projet prévoit des parcelles de jardins de 120 m², un verger partagé de 500 m², un jardin pédagogique de 400 m² pour les scolaires (maternelles et élémentaires, soit un potentiel de 1700 enfants) et un stationnement pour vélos et automobiles. Chaque parcelle sera équipée d’un abri et close par des petits fruitiers. Une partie sera accessible aux personnes à mobilité réduite. Aide de l’AEV: 75000 € Partenariat avec la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs Il ne s’agit pas d’aides directes à proprement parler – excepté pour Roissy-en-Brie en 2010 – mais d’échanges réguliers avec cette Fédération de référence qui contribue, par son expertise, son histoire et son expérience, à essaimer les bonnes pratiques. Ce sont les collectivités financièrement aidées par l’AEV qui sollicitent l’accompagnement méthodologique de cette structure fédérant plusieurs associations (voir interview). Mieux connaître l'AEV Jardins familiaux de Verneuil-Villesnes - 78 ©Jean-PierrePioger/AEV ©Jean-PierrePioger/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201132 Présentation | Champs d'intervention| Grands projets | Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 33
  19. 19. La Butte des Châtaigniers Un belvédère naturel qui surplombe Paris La Butte des Châtaigniers, qui s’étend sur les communes de Sannois et d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, est en train de subir une importante métamorphose : ancienne carrière de gypse à ciel ouvert, elle se transforme progres- sivement en un espace naturel de loisirs, avec un paysage et un pa- norama à couper le souffle. Un chantier d’aménagement ambi- tieux piloté par l’AEV, qui tourne le dos à la facilité, au profit d’un concept novateur : installer un projet à l’échelle du grand paysage des Buttes du Parisis en créant un espace de nature sur un site où les activités industrielles l’avaient peu à peu chassée. Histoire d’une reconquête. Historique Parmi les 4 buttes qui composent le domaine régional des Buttes du Parisis, celle des Châtaigniers, perchée à 125 m d’altitude, était un site magnifique, typique de ces coteaux exposés plein sud où poussèrent jadis figues et vignes. Malheureusement, ce belvédère fut progressivement dégradé: ancienne carrière de gypse, exploitée pendant la première moitié du XXe siècle, la Butte des Châtaigniers fut ensuite remblayée, pendant plus de 40 ans, de divers matériaux de démolition et de déchets orga- niques et ménagers. Le site d’exploitation est ensuite abandonné, laissant place à un relief accidenté et une topographie chaotique, faite de plateformes et de pentes abruptes. En 1983, l’AEV devient propriétaire des lieux et décide de restaurer ce maillon essentiel de la ceinture verte en créant un « parc naturel », véritable poumon vert pour cette agglomération dense où vivent quelque 200000 habitants. Enjeux et objectifs « L’objectif prioritaire de l’aménagement a consisté à sécuriser les usagers et les habitants à proximité. L’AEV devait intervenir le plus rapide- ment possible à cause de l'instabilité du terrain et de la pollution du sol », explique Cécile Pruvot, responsable du service expertise technique au sein de l’AEV. Au programme: confortement des zones d’instabilité, remodelage des pentes abruptes en un relief adouci, drainage des eaux, recouvrement des zones polluées, surveillance des zones à risques (carrières et talus) et plan- tations abondantes pour stabiliser les sols. Deuxième objectif: valoriser le panorama excep- tionnel sur Paris offert par les lieux et redonner à la butte un rôle de repère fort dans le paysage, visible depuis le lointain. « De tous nos projets en Île-de-France, ce sera le balcon vert le plus proche de la capitale », estime Olivier Thomas, conseiller régional et président de l'AEV. « Il offrira une vue imprenable sur La Défense et sur Paris ». Le parc comprendra, dans sa par- tie sommitale, un belvédère planté d’un bois de cèdres, accessible aux promeneurs par un chemin en pente. Ils profiteront d'un paysage remodelé comme à ses origines avec des bos- quets, des prairies, des cheminements aux pentes les plus douces possibles au regard du relief existant et une immense pelouse de jeux. « Il aurait été facile de faire un simple square. Mais nous avons voulu quelque chose de plus ambitieux pour les riverains et les Franciliens, un maillon d’ampleur régionale qui relie l’urbain au rural, la Seine à la Seine », conclut Eric Goulouzelle, directeur général- adjoint de l’AEV. Actions réalisées en 2011 • Organisation d’une réunion publique à Argenteuil, au mois d’avril, afin de présen- ter le projet d’aménagement aux riverains et expliquer le déroulement des travaux. • Réalisation des travaux de remodelage et d’assainissement, de mai à novembre, par l’entreprise Vinci Construction Terrassement, soumise à un objectif environnemental: réduire au minimum les apports de matériaux extérieurs et les exportations de matériaux du site afin de limiter la circulation des camions. Ce sont plus de 100000 m3 de terre qui ont ainsi été déplacés et réutilisés sur place pour reconstituer les sous-sols et certains sols de plantation. • Approvisionnements en terre végétale, réalisés par l’entreprise Lachaux, depuis la fin de l’année 2011: 14000 m3 de terre végétale ont été apportés sur le site en vue des plantations. Viendront ensuite les finitions: travaux de surface, plantations, mobiliers, chemine- ments… avant l’ouverture au public, prévue pour l’été 2013. Date de création du PRIF 1983 Superficie 18 hectares Communes et département de situation Sannois, Argenteuil (Val-d’Oise, 95) Classement Espace naturel sensible Coût d'aménagement 6 millions d’euros Partenaires La ville d’Argenteuil, la ville de Sannois, le Syndicat intercom- munal des Buttes du Parisis, le Conseil général du Val-d'Oise Études OGI, Sol Paysage Entreprises Vinci Construction Terrassement, LACHAUX paysages Fiched'identité Travaux de terrassement ©LaureBaretaud/AEV ©LaureBaretaud/AEV ©LaureBaretaud/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201134 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 35 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires
  20. 20. La Tégéval Un projet qui fait son chemin Accessible aux piétons, personnes à mobilité réduite et aux cycles, la Tégéval est une promenade verte de 20 km qui va de Créteil à Santeny. Elle constitue une arti- culation originale entre des terri- toires que tout oppose: les espaces urbains denses de la Plaine cen- trale alluviale, le coteau boisé et le massif forestier de l’Arc boisé jusqu’aux milieux ruraux du pla- teau de la Brie. Le travail de l’AEV s’inscrit justement dans la réso- lution de cette opposition et la recherche du bon équilibre entre les nécessités du monde urbain en termes d’usages (espaces ré- créatifs, déplacements doux) et les impératifs de préservation du patrimoine naturel. 2011 donne le coup d’envoi pour ce projet pensé conjointementàl’échellerégionale et départementale. Historique La coulée verte de l’interconnexion des TGV Sud- Est, rebaptisée depuis « Tégéval », est un projet mûrement réfléchi: initié par la Région Île-de- France et le Conseil général du Val-de-Marne dans les années 90, il a été créé pour compenser la construction de la ligne à grande vitesse à travers le sud-est de la région parisienne. Enjeux et objectifs « L’originalité du projet tient au fait qu’il a fallu travailler avec les milieux naturels déjà existants, les observer et les accompagner vers l’objectif paysager ou écologique visé », explique Gilles Duquenoy, chef de projet de La Tégéval. Les enjeux sont de trois ordres: urbains, sociaux et environnementaux. Enjeux urbains: La Tégéval permettra de désenclaver les quartiers fortement urbanisés par la création d’un réseau de circulations douces interconnecté aux transports en commun, d’améliorer le cadre de vie des habitants, mais aussi de protéger les espaces naturels et faciliter leur découverte. Enjeux sociaux: L’accessibilité des personnes en situation de handicap a été pensée très en amont et sera favorisée tout au long du tracé. Espace social à part entière, la Tégéval offrira également des espaces de repos et de loisirs et permettra la découverte du patrimoine local. Des aménagements à usage collectif tels que des jardins familiaux, des vergers partagés, des pelouses récréatives viendront compléter l’offre et devraient renforcer les liens entre les habitants. Enjeux environnementaux: La Tégéval s’attache à connecter entre eux les parcs départementaux, les périmètres régionaux et les liaisons douces locales. Elle participe ainsi pleinement à la constitution de la trame verte et au maillage du territoire en termes de circulations douces. Les milieux naturels présentant les plus grandes qualités écologiques seront préservés et valorisés. En somme, « le projet permet de renforcer la présence de la nature en ville et valorise un mode de déplacement plus respectueux de l’environnement pour relier les hommes et la ville… naturellement! » résume Gilles Duquenoy. Actions réalisées Le projet de la Tégéval a connu en 2011 un véritable coup d’accélérateur avec: • les délibérations, de janvier à septembre, de l’ensemble des communes de situation et des collectivités partenaires pour accepter le périmètre d’intervention, le programme d’aménagement ainsi que le recours à la procédure de déclaration d’utilité publique; • la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement dont les résultats ont été approuvés par la Direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE); • le lancement d’une enquête publique préalable aux travaux afin de recueillir l’avis des riverains et des futurs usagers; • la création d’un site internet dédié au projet; • la validation de l’esquisse de paysage de la séquence entre Créteil et Limeil-Brévannes; • l’organisation d’un concours et la désignation du maître d’œuvre pour la réalisation de la passerelle enjambant la RN 406 entre Créteil et Valenton, premier gros chantier de la Tégéval. L’Agence Marc Mimram a été désignée lauréate pour son projet de passerelle en forme de ruban. Sa réalisation devrait commencer en novembre 2012. Validation du périmètre de l'opération 2010 Superficie 96 hectares Communes et départements de situations Créteil (94), Valenton (94), Limeil-Brévannes (94), Yerres (91), Villecresnes (94), Marolles- en-Brie (94), Santeny (94), Mandres-les-Roses (94) Coût d'acquisition 4 millions d’euros (à la charge de l’AEV) Coût d'aménagement 75 millions d’euros (60 % Région - 40 % Conseil général du Val-de-Marne) Coût d'entretien et de gestion 800000 € / an (à la charge du Conseil général du Val-de-Marne) pour l'ensemble du linéaire Partenaires Communes de situation, Syndicat mixte d’étude et de réalisation (maître d’ouvrage), Conseil régional d’Île-de-France et Conseil généralduVal-de-Marne(membres du syndicat et financeurs), Agence Marc Mimram (maître d’œuvre) Fiched'identité Le projet de passerelle retenu pour enjamber la RN 406 ©AgenceMarcMimram ©AgenceS.Eyzat ©AgenceS.Eyzat Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201136 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 37 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires
  21. 21. Les Coteaux de l'Aulnoye Le bio, la butte et l’exploitant Les Coteaux de l’Aulnoye ont connu un second souffle, grâce à l’appel à candidature lancé par l’AEV pour reprendre l’ex- ploitation agricole du site. Ce lieu, qui bénéficie d’un empla- cement stratégique (aux franges de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne), et d’un relief naturel formé par les buttes de gypse du Bassin parisien, est en train de dévelop- per de nombreuses activités agricoles, ouvertes au public. Retour sur une année pleine d’actions. Historique La qualité des paysages de ce site a attiré des artistes célèbres comme Camille Corot ou Raoul Larche qui ont peint et sculpté à Coubron. Les Coteaux de l’Aulnoye ont également accueilli pendant plus de 40 ans un élevage de vaches laitières, le dernier de Seine-Saint-Denis. Le départ à la retraite des deux exploitants a posé la question de l’avenir de ce territoire si particulier. C’est en 1981 que l’AEV s’intéresse aux Coteaux de l’Aulnoye avec la création d’un PRIF en partenariat avec Coubron, et en 2006 que l’AEV a entrepris son acquisition foncière, dans le cadre d’une déclaration d’intérêt publique (DUP), avec comme objectif d’en faire un espace de nature et d’agriculture ouvert au public. Enjeux et objectifs Le site a fait l’objet d’un classement particulier pour protéger son biotope (arrêté préfectoral, ZNIEFF, Natura 2000). L’enjeu: sa préservation tout en rendant possible son ouverture au public. Consciente de cet enjeu, l’AEV s’est fixée comme objectif de maintenir un espace agricole et forestier aux abords de zones densément peuplées, en conformité avec le Schéma directeur de l’Île-de-France (SDRIF). Actions réalisées • Signature de la Charte de Territoire par 13 partenaires, dont l’AEV, le Conseil régional et la commune de Coubron, marquant l’engagement de chacun pour la protection Validation du périmètre de l'opération 1981 Superficie 255 hectares Commune et département de situation Coubron (93) Classement Natura 2000, ZNIEFF, Arrêté de protection de biotope Coût d'acquisition Environ 4,7 millions d’euros pour l’acquisition de 80 hectares Coût d'entretien et de gestion Environ 150 000 euros (net- toyage, remise en état des clôtures, taille des haies) Partenaires Commune de Coubron Fiched'identité des espaces agricoles et forestiers du site. La Charte fut élaborée à partir des résultats de la concertation avec les acteurs institutionnels et professionnels concernés ainsi que les associations locales et la population, dans le cadre d’une étude prospective préalable sur l’aménagement et la valorisation du site. • Une année capitale pour l’exploitation agricole: un jeune agriculteur, Monsieur Leleu, s’est installé sur le site avec l’aide de l’AEV qui lui a donné à bail 55 hectares de terres environ pour notamment relancer l’activité d’élevage. « D'abord, l’éleveur va devoir équiper le site en bâtiments, puis il pourra de nouveau accueillir des animaux d’élevage en 2012- 2013 » précise Benoît Lelaure, chargé de mission agriculture à l’AEV. Le nouvel agriculteur a d’ailleurs rencontré les habitants de Coubron au cours d’une réunion publique, « l'occasion aussi pour nous de dire où en est le projet » ajoute Benoît Lelaure. Plus de 100 personnes se sont déplacées lors de la réunion publique pour rencontrer Monsieur Leleu. • Des travaux de nettoyage de site ont par ailleurs été entrepris cette année : taillage de haies et enlèvement de déchets. L’acquisition d’une surface totale d’environ 80 hectares en 2011 et la reprise de l’exploitation ainsi que le début d’une activité maraîchère et céréalière bio laissent espérer une affluence et un engouement fort du public: « en 2012, nous allons mener une réflexion sur les modalités de déplacements sur le site » explique Benoît Lelaure. Les besoins en communication et information seront également croissants: « l'AEV a déjà installé des panneaux expliquant le projet » conclut Benoît Lelaure. Signature de la Charte des Coteaux de l'Aulnoye en mairie de Coubron ©MairiedeCoubron ©Jean-RobertDantou/Picturetank ©AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201138 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 39
  22. 22. Ferrières Forêt laboratoire… Une longue histoire lie l’AEV à la forêt de Ferrières ; une plus longueencorelielaforêtdeFerrièresàl’innovation.Situéeen Seine-et-Marne, aux portes de la ville nouvelle de Marne-la- Vallée, ce massif constituait déjà, au XIXe siècle, une respi- ration essentielle à l’est parisien. Sous l’impulsion de l’AEV, il devient plus que cela : son étendue, son emplacement et sa tradition d’innovation ont fait de lui le site idéal pour deve- nir un chantier pionnier de l’AEV: une « forêt laboratoire ». Précisions sur ce projet novateur, unique en France. Historique Au cours du XIXe siècle, la forêt de Ferrières était déjà un lieu d’innovation. La famille Rothschild, propriétaire du château dès 1829, l’avait aménagée à l’image du parc qu’elle prolonge : une majestueuse allée de séquoias avait été plantée au cœur des cultures ; l’allée de la Ferrandière était bordée d’alignements de platanes ; des arbres isolés, semblables aux essences les plus remarquables du parc, étaient plantés en forêt et dans le village ; un mobilier spécifique avait été dessiné… Autant d’éléments qui affirmaient l’emprise de cette famille sur le territoire. En 1973, l’AEV rachète la forêt de Ferrières afin de la préserver de la pression urbaine avoisinante et d’en faire profiter le public. Aujourd’hui encore, proche de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, elle connaît une très forte fréquentation. Enjeux et objectifs Mieux accueillir les visiteurs tout en améliorant les conditions de vie des autres espèces animales et végétales; maintenir un bon niveau de production de bois dans un contexte social ignorant tout des cycles de la forêt; préserver l’identité forestière de Ferrières alors que la ville l’enserre… À 20 kilomètres à peine de Paris, les 3000 hectares de la forêt régionale de Ferrières concentrent tous les enjeux des forêts périurbaines. « Il s’agit de la plus grande de nos forêts. Sa position d’interface entre l’urbain et le rural nous a encouragés à la conduite d’expériences de gestion innovantes, inventées pour le lieu ou inspirées par d’autres gestionnaires de forêts » explique Olivier Thomas, conseiller régional et président de l’AEV. Derrière ce concept de « forêt laboratoire » se cache la volonté de répondre au mieux aux questions actuelles, avec deux enjeux de taille : valoriser la forêt pour accroître sa fréquentation et sensibiliser le public à la gestion durable et innovante voulue par l’AEV. « L’objectif est de diffuser une éducation “multi-usages” de la forêt », résume Olivier Thomas. « Il nous appartient d’expliquer de manière pédagogique la façon dont l’AEV gère et exploite Ferrières. Expliquer par exemple comment nous allons faire cohabiter des zones d’exploitation avec des zones non exploitées, où la nature reprendra tous ses droits. Tout en mesurant, année après année, les conséquences faunistiques et floristiques de ces initiatives. » Actions réalisées en 2011 • Exposition « Détour d’essence » sur l’allée des Séquoias: de mai à septembre, les promeneurs ont pu découvrir un mélange réussi entre culture et nature. Au travers d’une dizaine de kakémonos suspendus dans les arbres, l’artiste Jean-Marc Forax donnait à voir sa version graphique de la forêt (voir page 15). • Élaboration du schéma directeur de la forêt de Ferrières : l’ancien plan d’aménagement datant des années 70, il était nécessaire de le repenser dans toutes ses composantes, en vue de garantir la diversité biologique de la forêt et sa capacité à satisfaire des fonctions économique, écologique et sociale. Le futur schéma directeur s’appuie sur une étude de fréquentation, un inventaire archéologique, une étude écologique et une étude paysagère. • Élaboration du nouveau plan de gestion sylvicole : fondé sur un diagnostic préalable, il formalisera la programmation des interventions de l’ONF et de l’AEV pour les 10 à 20 ans à venir. • Déboisement de 13 hectares de parties forestières jeunes et plantées d’essences exotiques pour permettre la réouverture de perspectives historiques et remettre en scène l’allée des Séquoias. Cette opération, anticipée sur la mise en œuvre du schéma directeur, a été couplée avec un appel à projet auprès des éleveurs afin de rendre à l’agriculture les terres libérées. Le bois de coupe a par ailleurs été valorisé en plaquettes servant à alimenter les chaudières à bois avoisinantes. À terme, le projet de « forêt laboratoire » vise un large public: les passionnés de nature (signalétique et mobiliers pédagogiques, habitat en forêt avec empreinte écologique nulle, création d’une réserve intégrale…), les jeunes (audioguides téléchargeables sur smartphone…) ou encore les personnes atteintes de handicap (panneaux en braille, possibilité de charger des fauteuils roulants sur quads électriques…). Date de création du PRIF 1973 Superficie 3083 hectares Communes et département de situation Bussy-saint-Georges, Collégien, Croissy- Beaubourg, Favières, Ferrières-en-Brie, Jossigny, Pontcarré, Roissy-en-Brie et Villeneuve-Saint- Denis (Seine-et-Marne) Partenaires Communes de situation, Communauté de communes de la Brie boisée, Communauté d'agglomération de Marne-et-Gondoire, SAN Val- Maubuée, Association le Renard, Conseil général de Seine-et-Marne, Direction départementale des territoires de Seine-et-Marne, ONF, Fédération française de randonnée d'Île-de-France, Syndicat intercommunal d'aménagement du Morbras Études Étude de fréquentation, inventaire archéologique, inventaires et étude écologiques, étude paysagère Fiched'identité Exposition "Détour d'essence" signée Jean-Marc Forax ©DenisPrat/AEV Danse arboricole par Philippe Bost lors de l'inauguration de l'exposition "Détour d'essence" ©DenisPrat/AEV L'allée des Séquoias ©DenisPrat/AEV Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 201140 Présentation | Champs d'intervention | Grands projets| Territoires Agence des espaces verts de la Région Île-de-France | Rapport d’activités 2011 41

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