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Guide introductif - villa

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Guide introductif - villa

  1. 1. La villa gallo-romaine des Bruyères à Treignes (Viroinval) Guide introductif Saskia BOTT et Pierre CATTELAIN Localisation du siteLa villa gallo-romaine des «Bruyères» est située en zone agricole, àenviron 700 m au sud-ouest de léglise de Treignes, à une altitude de145 m, sur un large méplat en légère déclivité vers le nord-est.Implantée sur un sous-sol schisteux, elle domine dune vingtaine demètres le cours du Viroin, qui passe au sud et à lest du site. IntroductionLa villa des «Bruyères» a été découverte en 1979, suite à desprospections au sol effectuées par Michel Fourny et Jean-PierreGenvier. Les fouilles menées par le cercle Amphora de Braine-lAlleud,sous la direction de Jean-Marc Doyen, ont débuté lannée suivante etse sont poursuivies jusque 1987. Après larrêt des fouilles, le site a étédélaissé et a petit-à-petit été recolonisé par la végétation.Bien que certaines pièces, creusées dans le schiste sous-jacent, aientété rebouchées à la fin des fouilles, les dégâts survenus aux vestigesétaient, fin 1993, considérables. Ces dégâts sont dus aux intempéries(humidité et alternance gel-dégel qui ont fait éclater les murs), à lavégétation (de véritables arbres avaient pris racines entre les pierres)et à laction humaine (circulation intempestive sur les murs,prélèvement de blocs pour usage privé, actes de vandalisme...).Dans le cadre du projet de «Treignes, village des musées», leCEDARC/Musée du Malgré-Tout a entrepris en 1994, avec le soutiende la Région Wallonne, Direction des Fouilles, la restauration et lamise en valeur de la villa gallo-romaine. Ces travaux de restauration,qui ont nécessité la reprise et lachèvement des fouilles, sont encoreen cours, grâce à la collaboration de madame Berger-Chantraine,propriétaire du terrain. Les données archéologiquesLes prospections dAmphora ont montré lexistence dau moins 8bâtiments, couvrant une zone légèrement supérieure à 6 ha. Lesfouilles ont principalement porté sur un grand édifice qui constitue lapars urbana, cest-à-dire lhabitation du propriétaire, dune villa gallo-romaine, et sur un petit bâtiment muni dune cave, situé à une centaine
  2. 2. de mètres au nord de celui-ci. Elles ont livré plus de 35.000 objets.Les fouilles dAmphora et du CEDARC ont permis de distinguerplusieurs phases daménagement dans la zone étudiée : Phase I : les fossés de drainageVers le milieu du Ier siècle de notre ère, le substrat rocheux est dégagéde la couche dhumus qui le recouvre. Plusieurs fossés peu profonds(40 cm maximum) sont creusés dans le schiste, probablement à desfins de drainage. Ces fossés sont ensuite remblayés par une couchede terre grise, contenant de la céramique commune et en terre sigilléedu sud de la Gaule, des fragments de tuf sciés, des moellons calcaireset des tuiles, indiquant la présence dun bâtiment dont aucun autrevestige na jusquici été retrouvé. Phases 2 et 3 : les bâtiments à fonction métallurgiqueLa disparition de ce premier bâtiment est rapidement suivie par laconstruction dun long bâtiment rectangulaire de 23,4 m de long sur 3,9m de large, édifié en torchis sur un soubassement de moellons encalcaire bleu liés à largile, et possédant une toiture en tuiles. Le sol estconstitué dun enduit de chaux, parfaitement lissé. Un petit bas-fourneau (structure A) est associé à ce bâtiment, dont la fonction estprobablement liée à la métallurgie du fer. Ce bâtiment semble avoir étérapidement détruit, peut-être suite à un incendie.Ce bâtiment, qui constitue la phase 2 de loccupation gallo-romaine dusite, est remplacé par un ensemble dautres constructions dontlextension nest pas encore totalement connue, et qui constituent laphase 3 de loccupation. Un de ces bâtiments montre un planrectangulaire : il est long dau moins 24 m (sa partie nord, située souslancien tas de déblais, na pas encore été dégagée), pour une largeurde 16,35 m.Les nouveaux bâtiments sont eux aussi construits en torchis sur unsoubassement de moellons en calcaire bleu. En fouille, ces bâtimentsse matérialisent par des lignes de blocs bien équarris sur 5 faces,posés à sec sur le sol et liaisonnés à largile. Une deuxième assise estconstituée de blocs plus volumineux, daspect plus fruste. Le côtéintérieur des blocs, non équarri, montre de nombreuses traces denduitblanc, rehaussé de lignes de couleur, notamment du rouge et du noir.De nombreux restes denduits peints et de torchis ont également étéretrouvés dans la couche doccupation/destruction. Les épaissesnappes de scories et la présence de nombreuses zones de combustionoccupant les surfaces intérieures suggèrent que ces bâtiments étaientcomme les précédents, utilisés pour des activités métallurgiques. Leurstoitures étaient constituées de tuiles portant très souvent la marquedatelier «LCS». Ces bâtiments ont été détruits par un violent incendie,
  3. 3. comme en témoignent les lignes de tuiles brûlées retrouvées le longdes murs extérieurs et le torchis brûlé. Parmi ces tuiles, au sud de lavilla, les fouilles de lautomne 1996 ont permis de retrouver, en place,un aureus de Claude (petite pièce de monnaie en or), frappé entre 50et 54 après J.-C. En raison de son très bon état de surface, cettemonnaie ne semble pas avoir beaucoup circulé. Selon létudepréliminaire de Johan Van Heesch, ce type de monnaie devient trèsrare à partir du règne de Domitien (81-96 ap. J.-C.). Cette découvertepourrait donc faire remonter la troisième phase doccupation gallo-romaine du site au troisième quart du Ier siècle. Cette interprétation aété confirmée par la découverte, en 1997, de trois fibules fabriquéessous les règnes de Claude et de Néron, et dont lutilisation semblecesser au plus tard vers 80 de notre ère. Phase 4 : édification de la pars urbana dune villa gallo- romaineLe IIème siècle de notre ère voit lédification dun bâtiment dhabitationde taille moyenne, de type plus ou moins basilical, articulé autour dedeux longues pièces rectangulaires (P27-P28). Les murs sontconstruits en moellons de calcaire bleu, disposés en petit appareilrégulier, souvent recouverts denduits peints. La toiture est constituéede tuiles plates (tegulae) et de tuiles rondes (imbrices), les premièresportant assez souvent une marque datelier, essentiellement la marque«HAMSIT».A lest et à louest des deux grandes pièces rectangulaires souvrentdeux cours. Si la cour orientale était peut-être couverte, la couroccidentale ne possédait pas de toiture. Cette cour occidentaledonnait, au sud, dans linstallation de bains privés, à louest, dans troispetites pièces peut-être plus tardives, dont la base, partiellementconstruite à laide de moellons de tuf beige, est assez bien conservée,et au nord, dans les pièces très arasées qui sétendent tout le long dela façade. La cour orientale possède à peu près la même disposition,et donne au nord, à lest et au sud dans de petites pièces dontplusieurs montrent un système de chauffage par hypocauste,apparemment plus tardif. Si la fonction précise de la plupart des piècesreste inconnue, on peut supposer que les pièces chauffées situées àlest de la villa servaient, entre autres, de salles de séjour. De même,lorganisation de linstallation de bains est assez claire.Le bain normal et complet se composait, dans lEmpire romain, de troisactes, à savoir létuve, le bain deau chaude et le bain deau froide,auxquels il faut ajouter les massages à lhuile qui précédaient ousuivaient les autres opérations.Larchitecture des bains correspond à ces opérations : le caldariumpour létuve et le bain chaud, le frigidarium pour le bain froid et letepidarium dans lequel on entretenait une chaleur tempérée.La température des bains était obtenue par le système du chauffage
  4. 4. par hypocauste, alimenté par un praefurnium et une chambre dechauffe. Ces derniers desservaient probablement aussi une chaudièrequi permettait de produire la vapeur chaude. Lair chaud circulait entreles pilettes sous le sol de chaque pièce, ainsi que dans descanalisations murales, les tubuli, dont de nombreux fragments ont étéretrouvés à Treignes.A Treignes, seule la partie basse du système de chauffage ducaldarium est conservée, soit la chambre de chauffe, le praefurnium etquelques-unes des pilettes qui soutenaient la suspensura, cest-à-direle sol de la pièce. Les pilettes reposent sur un béton dans lequel estinclus un système de drainage constitué dimbrices soigneusementimbriquées bout-à-bout. La fouille du système de drainage a permis dereconnaître deux phases dans la construction du caldarium. Celui-ci aété agrandi, probablement dans le courant du IIIème siècle. Ledrainage de la première phase est exclusivement composé dimbricesposées avec la concavité vers le sol, se dirigeant vers langle sud-ouest de la pièce. Là, il passe sous le mur, sa voûte étant alorscomposée de 4 grands claveaux en calcaire, et se prolonge sous letepidarium, dont il longe le mur nord. Dans la deuxième phase, lecaldarium semble avoir été agrandi vers lest, avec ladjonction duneabside au sud-est. Là, la pente du système de drainage est inversé :composé dimbrices superposées, accolées concavité contreconcavité, il communique avec un égout en terre cuite fait deboisseaux parallélipipédiques qui passent sous le massif demaçonnerie situé au sud-est de la pièce, et qui se dirige ensuite vers leViroin. Cest également dans cet égout que se jette le canal de vidangeen imbrices desservant la baignoire qui devait se trouver dans labside.Le drainage de cette partie du caldarium recouvrait en partie une fossecontenant du matériel brûlé, encore à létude.Le tepidarium, dans lequel on entretenait une chaleur tempérée,servait de pièce de transition entre le caldarium et le frigidarium. Lesbaigneurs y demeuraient quelque temps avant de passer dans lecaldarium, afin damener graduellement le corps, par une transpirationlégère, à supporter la température élevée de cette dernière pièce. Puis,ils y séjournaient une seconde fois, en sortant du caldarium, avant depasser dans le frigidarium de manière à adoucir la transition. Letepidarium servait aussi quelquefois pour se déshabiller ou pour faireles massages, quand un local distinct, lapodyterium, nétait pasprésent. Cette fonction a pu être remplie, dansla phase suivante, parune des pièces qui se trouvent à louest de la cour ouverte.La chambre de chauffe et le praefurnium du tepidarium de Treignessont assez bien conservés. Les pilettes, encore asseznombreuses,reposent sur un béton dans lequel est inclus un systèmede drainage qui prolonge celui du caldarium. Ce drainage communiqueavec un égout de vidange qui se jette dans un grand collecteur, situé àlouest du bâtiment. Au moment de la découverte, les murs étaientrecouverts dun enduit de béton rose qui a maintenant totalementdisparu.
  5. 5. Le frigidarium, ou bain froid, est muni dune piscine deau froide danslaquelle on descendait par deux marches recouvertes de tuiles,disposées dans un des angles. Son sol est recouvert de plaques decalcaire marmoréen, et ses parois dune épaisse couche de béton roseappliquée sur des dalles de terre cuite fixées dans le mur à laide degrands clous en fer, en forme de T. Lévacuation de leau se fait par untuyau de plomb qui traverse le mur ouest et communique avec un petitégout, recouvert de grandes dalles rectangulaires, qui se jette dans legrand collecteur. Au moment de la fouille, les murs de la piscine étaientconservés sur cinq assises et plus. En 1994, au début de nos travaux,il ne restait plus guère quune assise en place. Le béton et les dallesde terre cuite recouvrant les murs avaient disparu, et le revêtement desol était très fragmenté. Heureusement, la canalisation en plomb étaittoujours présente.En 1997, la fouille de lempierrement du frigidarium (P1) a permis dedécouvrir, à une cinquantaine de cm de profondeur, un dallagequadrangulaire composé de tegulae, parfois marquées «LCS» : il sagitsans doute du fond de la première piscine des bains. La piscine visibleactuellement appartient alors peut-être à la phase 5.Phase 5 : adjonction dune cave au nord-ouest de la villaDans le deuxième quart du IIIème siècle, soit peu après 225 de notreère, une cave de plan plus ou moins carré est installée à lextrémitéouest de la façade nord (cest peut-être à la même époque que lestrois autres pièces en saillie (P14-15, P21 et le tepidarium) sontconstruites et que les bains sont agrandis). Lentrée voûtée de cettecave, qui devait posséder un escalier daccès en bois, est implantéedans la pièce située directement au nord de la cour ouverte, sacrifiée àcette occasion, et dont le seuil a été réduit. Elle est très soigneusementconstruite, avec une alternance de moellons de calcaire bleu et de tufbeige. Il existe deux niches à voûte en plein cintre et chaînage de tuile,sur les murs est et ouest de cette cave. Une petite niche est égalementaménagée dans le mur ouest de laccès.La construction de cette cave a dû représenter un travail considérable :il a en effet fallu la creuser, ainsi que son égout de drainage, à plus de2 m de profondeur dans le schiste. Sa fonction nest pas très claire. Ilpeut sagir dun endroit de stockage, au frais, de certains produitspérissables (certaines caves gallo-romaines du même type ont livré degrands vases à provision), mais aussi de la «chapelle» privée de lavilla (on retrouve fréquemment dans les caves des objets liés au cultedomestique) : il pourrait alors sagir du prototype des cryptesmédiévales.La cave de la villa de Treignes a été creusée dans le schiste. Cetteroche, imperméable, ne permet pas lévacuation des eaux. Pour éviterque cette pièce ne soit continuellement inondée, les Gallo-romains ontdisposé, sous le béton de sol de la cave, un système de drainage
  6. 6. constitué de tuiles rondes imbriquées, parfois protégées par des tuilesplates. Certaines de ces dernières portent la marque datelier«TRAVCPSB».Les eaux dinfiltration et de ruissellement sont rassemblées par deuxniveaux de ces «tuyaux» vers un petit canal de drainage taillé dans laroche. Celui-ci communique, en dessous du mur ouest de la cave,avec légout de vidange. Les bords de cet égout sont constitués deblocs de calcaire taillés, posés à sec et liaisonnés à largile. Ce canalétait recouvert par de grandes dalles généralement rectangulaires, encalcaire, elles-même recouvertes dun remblai en terre. A un peu plusde quatre mètres au nord-ouest de la cave, cet égout se jette dans legrand collecteur nord-sud. Le point de jonction est surmonté dunecheminée, construite en gros blocs de calcaire posés à sec, ouvertevers le dessus, qui constitue une véritable chambre de visite.Cette cave est abandonnée en 260-261, après un incendie qui ravagenotamment une des deux salles centrales. Cest également la date dela dernière chauffe du tepidarium. Phase 6 : Réaménagements du Bas-EmpireA la fin du IIIème ou au début du IVème siècle, le praefurnium ducaldarium est remplacé par une abside rudimentaire, constituée degros blocs posés à sec. Cest à peu près à la même époque quesemblent se situer certaines transformations du système de chauffagede la partie orientale et le réaménagement de certains sols.Loccupation semble cesser vers 375, pour reprendre au XIIIèmesiècle. La restauration et la mise en valeurLes premiers travaux ont visé à redégager les parties fouillées entre1980 et 1987, en partie remblayées ou éboulées, après labandon duchantier de 1987 à 1994, et à dresser un état des lieux des vestiges,avant dentamer la restauration. Cet état des lieux a été confronté avecla documentation réunie par Amphora, et avec la documentationphotographique réalisée pendant les fouilles.Le très mauvais état des maçonneries, exhumées et laissées àlabandon depuis près de 10 ans ou plus, a nécessité un démontagequasi total des assises conservées, dont le nombre variait à ladécouverte de 1 à 12. Celles-ci, suite aux infiltrations et à laction dugel, étaient effondrées ou en cours deffondrement, et affectées denombreux bouclements. Le démontage, après relevé de tous les blocsen place, a été suivi du remontage à lidentique, et complété par lesarchives photos existantes pour les parties déjà effondrées. Cesystème a de plus permis la découverte, dans les maçonneries, dedivers éléments permettant daffiner la chronologie des diverses
  7. 7. phases doccupation du site.Presque partout, lassise de régularisation de la fondation gallo-romaine a été remplacée, à un niveau identique à celui dorigine, parune couche de béton armé hydrofuge, dune épaisseur minimale de 5cm, qui coffre les fondations originales, laissées en place, afindassurer une parfaite stabilité aux murs remontés et déviter touteremontée de lhumidité du sol.Les assises ont été reconstruites sur cette nouvelle semelle, jusquauniveau original de lassise supérieure conservée. La mise en place deces assises sest faite à laide dun mortier constitué essentiellement deciment et de sable du Rhin, de manière à assurer aux maçonneriesune solidité maximale. En effet le mortier de chaux résiste mal auxintempéries, en labsence de toit et de chauffage. A certains endroits,de petits tuyaux de drainage, en plastique, invisibles, ont été disposésen oblique de lintérieur vers lextérieur du mur, au niveau de lapremière assise. Le blocage original de blocs de calcaire et de tufliaisonnés au mortier de chaux a été remplacé par un blocageidentique, mais liaisonné au béton hydrofuge : les murs ne seront eneffet protégés ni par un toit, ni par un couvre-mur traditionnel, et il sagitdéviter toute infiltration.Le sommet des murs est recouvert par une galette de mortier serapprochant de la couleur du mortier original gallo-romain. Cettegalette englobe les blocs de lassise supérieure jusquà 2-3 cm de lafaçade de chaque parement, de manière à éviter tout déchaussement,dû notamment à la circulation des visiteurs sur le sommet des murs,voire des chevaux et des VTT...Le rejointoyage sefforce de respecter laspect et la couleur desjointoyages originaux. Ainsi, lutilisation des matériaux et techniquesmodernes, indispensables à la survie du site, restent assez discrets, etne nuisent pas à laspect de lensemble.Une partie des systèmes de drainage et des vestiges dhypocauste,démontés pour permettre la poursuite de la fouille et la restaurationdes maçonneries, seront remis en place pour témoigner des systèmestechniques utilisés par les Gallo-romains.Lensemble des vestiges sera expliqué par une série de panneauxdidactiques, disposés sur le site, de manière à permettre des visiteslibres individuelles, à côté des visites guidées proposées notammentpar le CEDARC/Musée du Malgré-Tout.Le site est inclus dans une parcelle cadastrale clôturée le séparant,dans sa moitié est, de pâtures exploitées par Mr G. Fifils, et dans samoitié ouest, de champs cultivés exploités par Mr R. Collart. Lessubstructions ne sont séparées de cette clôture, à lest, au sud et àlouest, que par une bande de terre ne dépassant souvent pas 1,50 mde large. Il est prévu de semer du gazon sur cette bande de terre, à lafin des travaux, et déventuellement la protéger par une haie. Au nord,les substructions sont contiguës, dune part au chemin daccès au site,dautre part à une zone de terre cultivée qui devra être fouillée demanière à remettre totalement en état légouttage du site,
  8. 8. indispensable à son entretien. Il ne faut pas exclure, pour des raisonsde conservation, la clôture du site et la mise en place de passerellesde visite. BibliographieBOTT S. & CATTELAIN P. - 1997. Recherches récentes dans la villagallo-romaine des «Bruyères» à Treignes (Viroinval), dans Plumier J.(dir.), 5ème Journée dArchéologie namuroise. Namur, Fac. univ. N.-D.de la Paix, p. 87-90.CATTELAIN P. - 1980. Deux poinçons en os gallo-romains. Bull. duClub Archéologique Amphora, 19, p. 36-39, 2 fig.CLIST B. & DOYEN J.-M. - 1981. Treignes (Viroinval) (Namur) :thermes romains, Archéologie, 2, p. 91-92.DOYEN J.-M. - 1980. Fouilles de Treignes II. Document de Travail n°1 : La structure A (Four). Bull. du Club Archéologique Amphora, 20, p.14-20, 4 pl.ID. - 1980. Treignes (Viroinval, prov. Namur) : ensemble rural du Haut-Empire. Archéologie, 2, p. 94-96.ID. - 1981. Treignes (Viroinval) : rapport préliminaire de la campagne1980. Bull. du Club Archéologique Amphora, 23, p. 36-43, 2 pl.ID. - 1982. Le site gallo-romain de Treignes. Campagne 1982. Bull. duClub Archéologique Amphora, 30, p. 19-23, fig. 4.ID. - 1984. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1980-1984.Actes du 2ème congrès de lassociation des cercles francophonesdhistoire et darchéologie de Belgique, Nivelles 1984, p. 93-94.ID. - 1986. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1984-1985.La région du Viroin du temps des cavernes au temps des châteaux, 2.Treignes, CEDARC, p. 29-34, 4 fig.ID. - 1987. Villa romaine à Treignes. Archéologie en Wallonie1980-1985. Découvertes des cercles archéologiques, Namur, F.A.W.,p. 266-271, 6 fig.DOYEN J.-M. et al. - 1981. Les thermes romains de Treignes(Campagnes 1980 et 1981) : rapport préliminaire. Bull. du ClubArchéologique Amphora, 26, 44 p.GEERAERTS R. - 1980. Prospections géophysiques etarchéomagnétiques à Treignes II. Bull. du Club ArchéologiqueAmphora, 20, p. 21-25, 3 pl.

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