PAROLES DOUVRIERSNous vous avons préparé des témoignages douvriers. Tous les personnages qui vont prendre la parolesont fi...
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Je mappelle Madeleine Petit. Je travaille et jhabite à Paris. Je travaille dans uneusine de chapeau depuis 1845, javais 12...
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Je suis Jacques Flamant, jai 22 ans. Je travaille dans une usine demétallurgie à Creil, où je vis dailleurs. Je suis fonde...
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Bonjour, Je mappelle André Drumont. Jai 23ans. Jetravaille à la mine depuis 1872, javais 12ans       quand jaicommencé. Je...
Une fois à la mine, on se change. On met nos habits demineurs en tissu blanc parce que cest ce qui coûte le moinscher. Les...
létayage de la mine, sinon le porion sen mêle et nous met desamendes.    Le seul temps de pause est le midi. On mange notr...
En général, ce que je préfère après le travail, cest allerdiscuter avec les copains à lestaminet. On boit un chasse-poussi...
IV
Je mappelle Jean Honinck. Jai 35 ans. Je travaille et jhabite àLewarde .Quand jai eu 12 ans, en 1880, jai commencé à la mi...
V
Mon nom est Hervé Drumont. Jai 43 ans. Je suis mineur à Méricourt. Unterrible drame a eu lieu cette semaine. Mon frère And...
VI
Je mappelle Mario Paolini. Jai 32 ans. Je travaille et je vis à Saint-Maximin. Jesuis carrier, depuis que jai 14 ans. Je v...
VII
Je suis Louis Marise. Jai 40 ans. Je travaille pour la cristalleriedArc et jhabite à Arques. Je travaille depuis 1941, jai...
VIII
Je suis Franck Langeais, jai 50 ans. Je suis né en 1961 à Creil etjhabite à Clairoix.       Jai commencé à travailler à 16...
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  1. 1. PAROLES DOUVRIERSNous vous avons préparé des témoignages douvriers. Tous les personnages qui vont prendre la parolesont fictifs mais ce quils vont vous raconter est basé sur des faits réels.
  2. 2. I
  3. 3. Je mappelle Madeleine Petit. Je travaille et jhabite à Paris. Je travaille dans uneusine de chapeau depuis 1845, javais 12 ans alors quand jai commencé. Quand jétaispetite, jai été un tout petit peu à lécole, mais je nai pas appris à écrire. Je sais justeun peu lire. Je fais ce travail car ma mère le faisait elle aussi. En fait, ce nétait pasexactement la même chose. Quand elle a commencé, elle travaillait à la maison, apportantrégulièrement son travail à son patron. Moi, je travaille dans une usine où nous sommes plusde 80 ouvrières. On coud avec des machines mécaniques alors que jai toujours vu ma mèrese piquer les doigts en cousant avec des aiguilles à la main. Certains travaillent à donner la forme au chapeau en utilisant des machines quichauffent le tissu de feutre. Moi, je couds sur les chapeaux les rubans. Ce qui estfatigant dans ce travail est quil faut être penché sur la machine pour être précis. Jaitoujours très mal au dos après avoir fini la journée, car je travaille plus de douze heureschaque jour, même le dimanche. Je commence à 7 heures le matin et je finis à 7 heures lesoir, enfin si le patron nous laisse partir On a le droit à une petite pause le midi dune .demi-heure. Si on veut aller aux toilettes, il faut demander lautorisation. Si on arrive enretard, on doit payer des amendes et on peut même se faire renvoyer Je ne gagne pas .grand chose, donc je nai pas de quoi arriver en retard. La vie est assez difficile. Je vis encore avec mes parents et ma s œur Je gagne 1 .franc cinquante par jour et je donne presque tout à ma mère, ce qui nous permet demanger tous les jours : du pain surtout, des œufs et un peu de fromage. De temps entemps, Maman fait un ragout, mais on ne mange pas de la viande tous les jours. Même si cest dure, jai bon espoir davoir une vie meilleure. Déjà, mon travail nestpas si pénible que ça. Je crois que jaime bien retrouver les autres ouvrières à lusine pourbavarder Et, puis, il y a Charles...Cest un des contremaitres. Lautre jour, il ma offert un .bouquet de jonquille. Je crois quil maime bien. Peut-être quil va me demander en mariage...
  4. 4. II
  5. 5. Je suis Jacques Flamant, jai 22 ans. Je travaille dans une usine demétallurgie à Creil, où je vis dailleurs. Je suis fondeur. Mon travail est de fairefondre le métal en le chauffant dans des forges pour, ensuite, le faire couler dansun moule. Nous faisons des pièces de mécanique pour des machines qui servent dansles usines ou pour les locomotives. Parfois, nous réalisons de plus grandes piècescomme des morceaux de ponts. Quand jai commencé, jaccompagnais mon père. Lui, à lorigine, iltravaillait comme Maréchal-Ferrant à la campagne. Il en savait un peu sur lemétal. Il est venu sinstaller en ville pour avoir un travail plus régulier et parceque ça embauchait à Creil. Jai appris le métier en apprenant avec lui, en allantlaider quand javais 10 ans en 1860. A l’époque, jétais un peu jeune pourtravailler mais le patron a fermé les yeux et ma laissé venir. Vous vous doutez bien que je ne sais pas faire autre chose et il faut bienvivre. Depuis peu, je travaille à la fonderie Durand, rue des usines à Creil.Cest un travail dangereux car on est toujours à proximité du métal en fusion.Nous navons aucune protection. Nous travaillons souvent torse nu car la chaleurprès des fours est étouffante. Si une éclaboussure vous atteint ou si un récipient serenverse par accident, il ne vaut mieux pas se trouver là. Les accidents sontfréquents, il y en a eu trois le mois dernier. Dailleurs, mon père ne travailleplus depuis quil a reçu accidentellement du métal fondu sur le bras. Il a fallu lelui couper. Les temps sont difficiles car je gagne à peine 4 francs par jour, même si jetravaille plus de douze heures dans la journée. Il faut que je nourrisse mon vieuxpère. Jaimerais bien me trouver une femme et avoir des enfants, mais il faudraquelle accepte de soccuper de lui.
  6. 6. III
  7. 7. Bonjour, Je mappelle André Drumont. Jai 23ans. Jetravaille à la mine depuis 1872, javais 12ans quand jaicommencé. Je travaille et jhabite à Méricourt. Jai appris mon métier très jeune, en suivant les adultes.Je nai pas eu le choix. Dès que jai eu lâge, mes parentsmont retiré de lécole pour que je travaille comme eux à lamine. Ils avaient besoin de mon salaire pour nourrir mes huitfrères et sœurs. Je suis laîné et je sais que mes frères etsoeurs vont me rejoindre eux aussi. Depuis peu, je suis à la taille. Je dois attaquer la veine decharbon à coup de pioche pour en détacher des morceaux. Cestun travail très physique et épuisant, mais cest le poste quirapporte le plus. Les journées sont longues. Je me lève vers 4 heures pourêtre à la mine à 5 heures. Nous vivons juste à côté donc ilny a pas beaucoup de marche pour sy rendre. Avant dedescendre, je marrête à lestaminet où je bois une bistouille.Cest un café sucré avec un peu dalcool.
  8. 8. Une fois à la mine, on se change. On met nos habits demineurs en tissu blanc parce que cest ce qui coûte le moinscher. Les vêtements propres sont pendus en lair à laide decrochet dans la salle des pendus. Il ne faut pas oublier de mettrela barrette, cest un casque en cuir bouilli qui nous protège unpeu la tête. Ensuite, on se dirige vers les ascenseurs. En quelquesminutes, nous descendons à 300 mètres de fond. En bas, il faittrès chaud, entre 30 et 35°. Plus on séloigne du puitsdaération, plus lair est étouffant, plus il est difficile derespirer. Il faut parfois marcher plusieurs kilomètres avantdarriver au lieu de taille. Quand léquipe est au travail, on a pas le temps debavarder. Il faut remplir les berlines et surveiller la solidité de
  9. 9. létayage de la mine, sinon le porion sen mêle et nous met desamendes. Le seul temps de pause est le midi. On mange notrebriquet : deux tranches de pain avec du fromage et du café tiède.Au fond, de toute façon, il fait trop chaud pour boire de leaufraiche. On remonte en milieu daprès-midi. La lumière du soleilnous brule les yeux et la fatigue tombe dun coup. Il fautaller rendre la lampe pour quelle soit nettoyé. Moi, je la confieà Jeanne : elle me la rend impeccable à chaque fois. Vu commeelle me regarde, elle doit avoir le béguin pour moi. Enfin, je rejoins la salle des pendus où javais accrochermes vêtements le matin. Avant des les descendre, tous lesmineurs prennent une douche sinon on les salirait.
  10. 10. En général, ce que je préfère après le travail, cest allerdiscuter avec les copains à lestaminet. On boit un chasse-poussière, de la bière quoi ! Qui nettoie la gorge des poussières dela journée. Parfois, on jour aux fléchettes. Au moins là, onpeut râler sur les porions et les patrons, ils ne viennent pasnous espionner. Je rentre ensuite chez mes parents dans le coron et jaidemon père à faire le potager. Cest vite lheure daller se coucherpour recommencer à travailler le lendemain.
  11. 11. IV
  12. 12. Je mappelle Jean Honinck. Jai 35 ans. Je travaille et jhabite àLewarde .Quand jai eu 12 ans, en 1880, jai commencé à la mine comme galibot.Jai été un peu à lécole, mais il a fallu que je travaille pour participer aux dépenses dema famille. Mon travail consistait alors à pousser des berlines, des sortes de petits wagons, quelabatteur remplit de charbon. Cest très difficile pour un enfant car cest très lourd.Le plus difficile cest quand elle déraille, il faut les porter pour les remettre sur les rails.Souvent, on est deux pour pousser, seul ce serait impossible. Dans les boyaux un peu plusgrands, cest des chevaux qui tirent les berlines. Certains ne sont pas remontés à lasurface depuis 10 ans. Comment font-ils pour ne pas devenir fou ? Avant de rouler les berlines, jai aussi travaillé au jour : je devais trier lesmorceaux de charbons et enlever la roche. A 18 ans, je suis devenu abatteur. Cest très différent du rôle de galibot, maistout aussi fatiguant. Je me suis marié cette année-là également. Je pensais quavec mes 5 francs par jour, ce qui fait au mieux 75 francs pourchaque quinzaine, on sen sortirait facilement. On a obtenu un logement dans le coron. Ilest moins cher quailleurs, mais largent va directement à la Compagnie. Cest pas trèsgrand, mais on a un jardin où je cultive des légumes. La Compagnie nous fournitégalement le charbon pour nous chauffer. Avec tout ça, on pourrait croire quon a pas à se plaindre. En fait, la Compagnieen profite pour faire varier les prix des salaires en fonction des cours du charbon. En plus,comme on est payé à la tâche, si on produit moins, on gagne moins. Si on a le malheurde dire trop fort que ça nous plait pas, la Compagnie peut nous virer du jour aulendemain...donc plus de travail, plus de logement. Jespère que mes trois enfants ne descendront pas au fond. Ils doivent aller à lécolejusquà 14 ans et ne peuvent plus travailler aussi tôt que moi. Je ne veux pas quils deviennent des « gueules noires »...Oui, cest comme çaquon nous appelle, parce que quand on remonte du fond, on est barbouillé de charbon.
  13. 13. V
  14. 14. Mon nom est Hervé Drumont. Jai 43 ans. Je suis mineur à Méricourt. Unterrible drame a eu lieu cette semaine. Mon frère André est mort comme denombreux de ces camarades. Ce samedi 10 mars 1906, je ne suis pas près deloublier. Une énorme explosion a secoué et détruit les mines de la Compagnie deCourrières.A pparemment, ce serait un coup de grisou, suivi dun coup de poussière. Legrisou cest un gaz inflammable quon trouve parfois dans les mines. Il na aucuneodeur mais provoque des explosions à la moindre étincelle. Lexplosion a soulevé lapoussière de charbon qui sest enflammée instantanément. Vu les mines touchées,Acheville, Achicourt, Méricourt, Noyelles-sous-lens, je dirais que lexplosion atouché plus de 100 km de mines. Cest horrible. On parle déjà de plus de 500morts. Je sais bien que ce sont les dangers de la mine, mais la Compagnie a fait unsale coup. Elle a arrêté les recherches au bout de trois jours. Pourtant, tous lesmineurs ne sont pas morts. Certains sont coincés au fond car des boyaux se sonteffondrés. Ils peuvent tenir plusieurs jours. Encore faudrait-il les chercher ! Pour mon frère, je nai plus despoir. Il était en train descendre quandlexplosion a eu lieu. Les cages ont été propulsé dix mètres au dessus du sol. Ilny a aucune chance quil soit en vie.1099 mineurs meurent dans la catastrophe de Courrières. Suite à la catastrophe, comme la Compagnie deCourrières arrête les recherches, les mineurs en colère se mettent en grève. Georges Clémenceau, le ministrede lintérieur, envoie larmée pour rétablir lordre. La grève prend fin au début du mois de mai. Cettecatastrophe a ému la France et lEurope : des dons sont adressés aux mineurs. La sécurité dans les mines estrenforcée : les flammes des lampes sont protégées, les mines sont mieux aérées et des équipes de sauveteurssont formés.
  15. 15. VI
  16. 16. Je mappelle Mario Paolini. Jai 32 ans. Je travaille et je vis à Saint-Maximin. Jesuis carrier, depuis que jai 14 ans. Je viens dItalie où je suis né et jai grandi. Mais lavie là-bas était misérable: Il ny avait pas de travail dans la ferme de mes parents. Ce quenous gagnions suffisait à peine à nourrir ma famille. Jai décidé de tenter ma chance ailleurs. Mes camarades et moi travaillons dur sans interruption dans la semaine. Nous extrayons lapierre avec des outils simples : une masse, un marteau, des coins, et un pied-de-biche. Pourextraire les blocs, il faut les détacher. Nous enfonçons des coins avec une masse dans les veinesqui séparent deux blocs de pierre. Nous enfonçons les coins jusquà ce que le bloc de pierre sedétache de lui-même. Cest la partie la plus délicate car si le bloc tombe mal, il peut se fendre etla pierre nest plus utilisable. Comme nous sommes payés à la tâche, ça veut dire que nousaurions travaillé pour rien. La pierre que nous extrayons est utilisé à Paris et dans notre région. On charge les blocssur des charrettes tirées par des chevaux qui les conduisent vers la gare où ils sont chargé sur destrains. Parfois, il faut les emmener jusquà lOise où ils sont transportés en péniches. Notre emploi nest quun moyen de vivre. Nous descendons dans les carrières où lair estfroid et humide et où les risques déboulements sont très élevés. Il y a quelques jours un des mescollègues est mort écrasé par un bloc qui est mal tombé. Pas étonnant que notre espérance de viene soit que de quarante ans. A Méry-sur-Oise, nos camarades carriers sont en grève depuis le mois de mai de cetteannée 1910. Ils réclament des augmentations de salaire. D’après ce quon peut entendre aucafé, ça ne se passe pas très bien. Cette grève a lair violente. L’Etat a envoyé larmée pour quecertains puissent reprendre le travail. Les carriers qui acceptent ça sont des traitres, des jaunes. Je ne comprends pas pourquoi larmée est là et pourquoi des camarades sont arrêtés.Depuis 1884, nous ne sommes plus "hors la loi", nous, syndicalistes. Depuis 1864, nousavons le droit de grève. Heureusement quils ont le soutient de notre syndicat, la CGT. Tout ce que jespère cest que mes enfants ne fassent pas le même métier que moi. Silspouvaient travailler dans une usine, ce serait beaucoup mieux pour eux.
  17. 17. VII
  18. 18. Je suis Louis Marise. Jai 40 ans. Je travaille pour la cristalleriedArc et jhabite à Arques. Je travaille depuis 1941, jai commencépendant la guerre. Jai arrêté lécole à 14 ans et je suis devenu opérateur sur une machinequi fabrique du verre automatiquement. En fait, je surveille une machine qui formeles verres à partir dune goutte de patte de verre en fusion. Cette patte de verre estformée de sable et dautres composants qui permettent de la faire brûler plusfacilement. En 1968, je suis passé sur une machine qui fabrique du Cristal, unevariété de verre dans lesquels il y a du plomb. Cétait la première quonréussissait à automatiser cette production. ON a évidemment augmenté très fortement laproduction. Ces verres qui étaient moins chers que ceux faits à la main, ce sontvendus partout dans le monde. Je nai pas connu les souffleurs de verre. Mais leur travail me paraîtfascinant. Ils travaillaient le verre avec une grande habilité. Ils soufflent à traversla canne dans la boule de verre et la font gonfler jusquà obtenir la taille et laforme souhaitées. Aujourd’hui, ceux qui font se métier font de véritables œuvresdart.
  19. 19. VIII
  20. 20. Je suis Franck Langeais, jai 50 ans. Je suis né en 1961 à Creil etjhabite à Clairoix. Jai commencé à travailler à 16 ans après avoir fait un CAP de mécanique.A cette époque, on trouvait encore facilement du travail. Jai trouvé du travail à Clairoix en 1966 à l’usine Uniroyal - EnglebertFrance . Lusine est rachetée en 1979 par le groupe allemand Continental. Çana pas changé grand chose : il y avait toujours du travail pour moi. Même si onétait de moins en moins nombreux : 1800 salariés en 78 et 1200 en 2000.Je ne men faisait pas. En 2007, Continental a voulu délocaliser lusine et en ouvrir une autre àlétranger. Pour sauver lentreprise et lui permettre de rester plus longtempsouverte, nous avons accepté un accord qui dit que nous travaillerons quaranteheures, tout en étant payé 35 heures. Cest un sacrifice important, mais, enéchange, Continental avait promis de garder lusine ouverte au moins jusquen2012. Ça nous a tous surpris quand on nous a annoncé la fermeture de lusine en2010. Le groupe Continental faisait des bénéfices à cette époques. Tout lemonde trouvait que nous faisions du bon travail, surtout que nous avions denouvelles machines. Après la surprise, ça nous a mis en colère. Nous noussommes mis en grève dès quon a su, sans résultat bien sûr. Certains dentrenous très en colère ont dévasté la sous-préfecture de Compiègne. Ils ont étécondamné par la justice. Il y a un an Continental nous a proposé de continuer à travailler pourlentreprise, mais en Turquie pour 137 euros brut par mois...On aurait pu enrigoler, mais cest juste ridicule et lamentable. En ce qui me concerne, je ne sais pas ce que je vais devenir. Les usines dela région ferment toutes les unes après les autres. A 50 ans, recommencer dezéro pour trouver un nouveau travail cest difficile. Jai un emprunt àrembourser pour la maison. Je ne sais vraiment pas comment je vais faire...

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