Accident sportif du pied

2 105 vues

Publié le

chiadhamza86@hotmail.fr

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 105
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
3
Actions
Partages
0
Téléchargements
48
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Accident sportif du pied

  1. 1. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 877Blessures sportives au piedMax HandschinSpécialiste FMH en Médecine générale, Gelterkinden la vie moderne ont grandement réduit nos effortsQuintessence physiques quotidiens, et le sport est souvent liéb Les blessures sportives au pied les plus fréquentes sont les distorsions de la à un accroissement trop rapide ou trop élevé desmalléole externe avec élongation ou rupture de l’appareil ligamentaire externe; forces agissant sur les tissus. A cela s’ajoute quela plupart de ces lésions sont aujourd’hui traitées de manière conservatrice. l’intensité d’entraînement de certains sportifs deSi le traitement est conduit correctement (immobilisation, fixation externe et loisirs a pris une ampleur qui était autrefoisrééducation musculaire), les chances de guérison sont bonnes, même dans les l’apanage des professionnels. Des efforts extrê-cas de rupture ligamentaire. mes sont tentés, susceptibles de pousser le corps à la limite de ses capacités (marathon alpin,b Les fractures des malléoles, des métatarsiens ou du tarse, plus rares, doi- gigathlon, 24 heures de marche, etc.). De telsvent cependant être évoquées et recherchées si l’examen clinique le justifie. efforts conduisent inévitablement à la fatigue etb On peut s’attendre é des blessures tendineuses au niveau de la malléole à l’épuisement musculaire. L’efficacité protec-externe et du tendon d’Achille, lésions qui peuvent passer inaperçues. trice de la musculature sur les articulations et les ligaments diminuant avec la durée de mise enb Les douleurs plantaires, bien que réfractaires au traitement, évoluent favo- charge, les efforts extrêmes entraînent irré-rablement à long terme. médiablement une surcharge, avec toutes ses conséquences.SummaryFoot injuries in sportb Sprains of the lateral malleolus are the most frequent foot injuries sustained Distorsion de la cheville (entorse)in sport. Nowadays they are usually treated conservatively. Even in cases L’entorse est sans nul doute la blessure la plusof rupture, good results can be expected with non-surgical treatment such as fréquente chez les sportifs. Les lésions trauma-rest, braces and ankle strengthening exercises. tiques peuvent être diverses:b Fractures of the malleolar, metatarsal or tarsal bones are less frequent.Where pain is reported in typical areas such fractures should be expected and Blessures d’un ligament de la malléole externesearched for accordingly. Au premier plan, on trouve une élongation oub The likeliest tendon injuries are to the lateral malleolus and the Achilles une rupture du ligament talo-fibulaire antérieur,tendon, but they can be easily overlooked. soit isolée, soit associée à une lésion du ligament calcanéo-fibulaire (fig. 1 x). Une lésion isoléeb While therapy for pain in the planta pedis is tedious, the long-term results du ligament calcanéo-fibulaire est plus rare. Uneare usually good. lésion du ligament talo-fibulaire dorsal posté- rieur n’est pratiquement jamais isolée, elle est presque toujours associée à des lésions des deux Introduction autres structures ligamentaires externes. Le sportif se plaint typiquement de s’être «tordu» Les blessures au pied figurent en première place le pied, avec pour conséquence une instabilité dans presque toutes les statistiques des blessu- de la cheville comme si «quelque chose s’était res sportives. Le pied est fortement sollicité dans la plupart des activités sportives, et les blessures aiguës ou les surcharges chroniques sont fré- quentes. Chez les sportifs professionnels, les tissus s’adap- tent à un accroissement progressif de la mise en charge et finissent par soutenir des efforts étonnants. Une surcharge ne se produit alors plus que dans les cas où le sportif s’entraîne trop long- temps aux limites supérieures de ses capacités ou ne s’accorde pas le temps nécessaire pour Figure 1 récupérer. Elongation ou rupture du ligament talo-fibulaire Les surcharges sont plus fréquentes chez les antérieur, soit isolée, soit associée à une lésion du adeptes des sports de loisirs, car les progrès de ligament calcanéo-fibulaire.Vous trouverez les questions à choix multiple concernant cet article à la page 867 ou sur internet sous www.smf-cme.ch.
  2. 2. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 878 déchiré», ou rapporte un claquement sonore La palpation des crêtes péronière et tibiale dor- avec douleurs au niveau de la malléole externe sales dans leur tiers distal (cf. «Règles d’Ottawa et lors de la mise en charge. pour le pied» [1]) peut renseigner sur l’existence d’une fracture de la malléole externe, d’une rup- Diagnostic ture de la gaine tendineuse d’un muscle péronier Dans la phase aiguë, quand l’hématome est frais, ou d’une fracture de la malléole interne. Si la pal- une inspection de la région blessée peut indiquer pation est peu douloureuse et que le pied peut la structure lésée et l’étendue du traumatisme. être mis en charge normalement, une fracture Souvent, il est encore possible à ce stade de faire est pratiquement exclue, et on peut même renon- la distinction entre une atteinte ligamentaire cer à une radiographie (fig. 3 x). simple ou double, ce qui a son importance pour le traitement et le suivi. A un stade ultérieur, Traitement l’œdème est souvent diffus et étendu, et c’est Les premiers soins s’effectuent comme jusqu’ici alors la palpation qui est le plus à même de nous selon le protocole RICE, pour Rest (repos) – Ice renseigner. La palpation soigneuse de la région (glace) – Compression – Elevation (élévation), blessée demeure la plus importante des métho- même si l’application de glace est depuis peu des d’examen dans la pratique. Ainsi, le point sujette à controverse. Celle-ci apporte toujours maximum de douleur à la pression est générale- un soulagement bienvenu de la douleur durant ment situé au-dessus des structures ligamen- la première phase consécutive au traumatisme taires blessées. On peut également vérifier l’exis- et empêche la lésion d’enfler démesurément. tence d’un déplacement antérieur de l’astragale Après exclusion d’éventuelles blessures associées (fig. 2 x) sur un appareil ligamentaire fraîche- (fracture, lésion du cartilage, luxation du tendon ment blessé, ce qui se pratique de préférence péronier, élongation de la gaine du tendon péro- chez le patient assis, l’instabilité astragalienne nier), le traitement est essentiellement conserva- étant plus aisément perceptible et visible dans teur: décharge, au besoin immobilisation, appui cette position. La rupture du ligament talo-fibu- sur des béquilles dans la phase de douleur aiguë, laire antérieur s’en trouvera éventuellement instauration rapide d’une thérapie fonctionnelle confirmée. La recherche d’un varus forcé est sur deux à six semaines. Dans les atteintes liga- douloureuse dans la phase initiale et doit pour mentaires simples, un bandage, une attelle Air- cette raison être reportée à plus tard. cast® ou une stabilisation équivalente peuvent suffire. Si l’on est clairement en présence d’une atteinte ligamentaire double, une chaussure sta- bilisatrice ou un système de stabilisation plus puissant est une solution sûre durant la phase de guérison. Les mesures ultérieures comprennent la thérapie physique, l’entraînement des proprio- cepteurs des muscles du mollet et la rééducation par des exercices adaptés, éventuellement soute- nus au début par un bandage auto-adhésif. Chez les patients ayant une anamnèse d’entorses répétées ou de ruptures ligamentaires, la suite du traitement sera plus agressive et comprendra une rééducation physiothérapeutique intensive et contrôlée pour assurer un pronostic favorable. Un traitement chirurgical primaire devra être en- Figure 2 Diagnostic du déplacement antérieur de l’astragale. visagé pour les entorses récidivantes; cette option sera la règle dans les traumatismes complexes de l’appareil ligamentaire, les blessures cartilagi- neuses ou osseuses associées et la syndesmose Indications à une radiographie de la malléole: antérieure, ainsi que chez les sportifs de compé- L’arête osseuse dorsale de la malléole interne tition pour d’autres raisons. ou externe est douloureuse. Le patient ne peut plus mettre le pied en charge ou ne peut plus faire quatre pas dans le cabinet. Fractures de la cheville Indications d’une radiographie du métatarse: Douleur à la pression à la base du 5e métatarsien. Une entorse nécessite souvent la réalisation Douleur à la pression au-dessus de l’os naviculaire. d’une radiographie pour exclure une fracture Incapacité du patient de porter des charges éventuelle. Les fractures les plus fréquentes sont ou de faire quatre pas. celles de la malléole externe, fractures que l’on classe selon la hauteur en types Weber A, B et C,Figure 3 auxquels s’ajoute une forme particulière, la frac-«Règles d’Ottawa pour le pied» [1]. ture de Maisonneuve (fig. 4 x).
  3. 3. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 879 Weber type A Syndesmose distale Fracture de Maisonneuve Weber type B Fracture péronière haute, Syndesmose haute, rupture de la syndesmose malléole rupture possible interne ou appareil ligamentaire de la syndesmose latéral interne, triangle de Volkmann Fracture du col Weber type C Syndesmose crânienne, Figure 5 rupture obligatoire Fracture du col de l’astragale sans dislocation. de la syndesmoseFigure 4Classification des fractures malléolaires. 25–45° Il est important à cet égard de tenir compte des lésions associées du cartilage qui peuvent se Normal produire dans toutes ces formes de fracture. Le risque d’arthrose secondaire post-traumatique est plus élevé lorsque la fracture s’accompagne 10–20° de lésions cartilagineuses de l’astragale et du pilon tibial. La rupture de la syndesmose n’est pas déterminante, raison pour laquelle une clas- sification en fractures simples, bimalléolaires et Pathologique trimalléolaires serait tout aussi judicieuse [2]. Il n’est pas rare que des fractures de l’astragale Figure 6 ou du calcanéum passent inaperçues, notam- L’angle dit «de Böhler» dans une fracture ment celles du col de l’astragale, quand elles ne du calcanéum. s’accompagnent d’aucune dislocation (fig. 5 x). Dans la fracture du calcanéum, l’angle dit «de Böhler» est un élément potentiellement utile pour l’analyse de la radiographie (fig. 6 x). Un autre traumatisme assez fréquent, qui échappe souvent au diagnostic radiologique, est une bles- sure typique de snowboard: il s’agit de la frac- ture de l’apophyse externe de l’astragale, résul- tant d’un cisaillement de cet os à la suite d’efforts rotatifs intenses et d’atterrissages où s’exercent de puissantes forces axiales et rotatoires. Fractures du tarse Les fractures du tarse sont difficiles à visualiser par radiographie, aussi est-il important de procé- Figure 7 der à un examen clinique précis du tarse pour Eversion et extension dorsale du pied contre décider de l’utilité éventuelle d’un examen com- résistance: glissement des faisceaux du tendon sur la malléole externe. plémentaire par scintigraphie, tomodensitométrie ou IRM. Les fractures tarsiennes de stress tou- chent le plus souvent l’os naviculaire. L’atteinte de rieur fait sortir de leur logement les faisceaux du l’os naviculaire constitue aujourd’hui une indica- tendon péronier, qui glissent alors vers l’avant tion à la chirurgie. Les autres fractures du tarse sur la pointe de la malléole externe. Cet accident peuvent être traitées de manière conservatrice. se produit surtout lors d’une forte éversion/exten- sion dorsale (par ex. tentative de se «rattraper» dans un violent effort musculaire lors d’une chute Luxation du tendon péronier en arrière en chaussures de ski). On confirme le diagnostic en effectuant une éversion et une Une autre blessure possible associée aux distor- extension dorsale du pied contre résistance et en sions est la luxation du tendon péronier: un déchi- vérifiant au toucher le glissement des faisceaux rement ou une élongation du rétinaculum supé- du tendon sur la malléole externe (fig. 7 x).
  4. 4. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 880Fractures du métatarseLors d’une supination forcée, la traction du ten-don du muscle court péronier peut provoquerune fracture par avulsion osseuse à la base du5e métatarsien (fig. 8 x). Pratiquement toutesces fractures peuvent être traitées de façonconservatrice par le port d’une chaussure stabi-lisatrice ou d’une semelle rigide [3].Elles doivent être distinguées de la fracture de Figure 9Jones (fig. 9 x), qui correspond à une vraie frac- La fracture de Jones.ture de fatigue métadiaphysaire du 5e métatar-sien. Aujourd’hui, son traitement est pratique-ment toujours chirurgical, mais les évolutionsdifficiles ne sont pas rares. La mise en chargepeut souvent être initiée avant la consolidationradiologique.L’effort excessif peut provoquer une fracture defatigue, en général du 2e au 5e métatarsien ou dutarse («fracture de marche»). Souvent, le diag-nostic est difficile du fait que la ligne de fracturen’est pas visible sur les premières radiographies,et que seule la réaction du périoste aboutissantà la formation d’un cal (fig. 10 x) ou unescintigraphie positive (fig. 11 x) permettent dediagnostiquer la fracture. Une variante possible,mais plus coûteuse, est l’IRM du pied, qui permetun diagnostic précoce (fig. 12 x). Ces fracturesde fatigue peuvent pratiquement toutes être trai-tées de façon conservatrice.D’autres fractures des métatarsiens résultentgénéralement d’un traumatisme direct, par exem-ple dans les sports de ballon, quand des joueursse frappent mutuellement le pied. A part lesfortes dislocations qui imposent un traitement chi-rurgical, ces fractures répondent très bien à untraitement conservateur: décharge dans la phaseinitiale, stabilisation externe modérée (semellesrigides, Softcast, bandages auto-adhésifs) et miseen charge fonctionnelle précoce. Figure 10Problèmes de tendon d’Achille Image radiographique du cal osseux.et douleurs de l’arrière-piedLa forme la plus impressionnante de blessuredu tendon d’Achille est la rupture: le claquementtypique entendu au début, souvent perceptibleFigure 8 Figure 11Fracture par avulsion osseuse à la base Un «hot spot» en scintigraphie. Fracture de fatiguedu 5e métatarsien. de l’os naviculaire du pied.
  5. 5. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 881 par l’entourage, et la douleur à l’endroit de la Douleurs plantaires rupture laissent peu de doute sur la nature de la blessure. Le creux encore palpable dans la phase Les douleurs au talon ou à la plante du pied initiale (fig. 13 x) est rapidement rempli par un représentent un autre problème fréquent chez hématome. Deux tests sont ensuite utilisés pour les sportifs. Dans l’esprit du public, l’aponévrose confirmer le diagnostic: le test de Thompson (ab- sence d’extension de la cheville à la compression du mollet) (fig. 14 x) et l’incapacité de se tenir debout sur les orteils. Le diagnostic se complique en cas de rupture partielle: une IRM est indiquée lorsqu’un tel tableau est soupçonné. Les problè- mes chroniques du tendon d’Achille peuvent être dus à une tendinose ou à une pathologie tendi- neuse périphérique avec modification des tissus annexes, mais on observe relativement souvent des déséquilibres musculaires entre les muscles soléaire et gastrocnémien, ainsi que des troubles du contrôle ligamentaire du calcanéum dus à une instabilité des ligaments péroniers. Une bursite (sous-achillienne ou calcanéenne) peut causer des douleurs chroniques, surtout s’il existe des altérations du calcanéum (exostose de Haglund, éperon calcanéen, modifications de l’apophyse calcanéenne postérieure). Parfois aussi, une compression du nerf tibial («syndrome du tunnel tarsien») ou du rameau calcanéen du nerf sural provoque des douleurs au talon. D’autre part, un pincement de l’os trigone (noyau apophysaire à la face postérieure de l’astragale), notamment après des distorsions, peut expliquer des dou- leurs à l’arrière-pied. Il n’est pas rare que des Figure 12 douleurs rebelles au talon s’avèrent être des Diagnostic précoce par IRM. symptômes radiculaires d’une hernie discale, les premiers signes d’une polyarthrite rhumatoïde ou d’une maladie de Reiter, ou encore les pre- mières manifestations d’une goutte ou d’une pseudo-goutte. Figure 13 Dépression visibel après rupture du tendon d’AchilleFigure 14 (reproduction avec la permission de Prof.Test de Thompson. Jörg Jerosch, Neuss [6]).
  6. 6. CABINET Forum Med Suisse 2006;6:877–882 882 plantaire est souvent assimilée à la présence et l’administration d’AINS pendant une à trois d’un éperon calcanéen, mais la découverte d’un semaines avec mise au repos du pied donnent de tel éperon est souvent fortuite, et sa présence est bons résultats. Ces mesures pourront être soute- retrouvée dans 25% des pieds non symptomati- nues par des traitements locaux par ultrasons, ques. En fait, la douleur est due à une inflamma- laser, froid, pansements d’onguents ou thérapie tion chronique dégénérative, la fasciite plantaire, par ondes de choc. Les injections de stéroïdes plus fréquente chez les personnes qui ont les peuvent être utiles, mais doivent être utilisées pieds plats ou les pieds creux. L’examen diagnos- avec retenue. Aussi peu gratifiante que soit la tique montre une douleur à la pression au niveau démarche thérapeutique, il est rassurant de sa- de la tubérosité calcanéenne, à l’insertion du voir que pratiquement tous les patients sont fascia plantaire et de la musculature plantaire. asymptomatiques après un à deux ans, quel que L’extension du fascia plantaire et du triceps sural soit le traitement appliqué. Références 1 Ottawa Health Research Institute (OHRI). Ottawa Ankle 4 Joneleit M, Segesser B. Achillodynie – Differenzialdiagnose Rules. For ankle injury radiography. Ottawa: Loeb Health und Behandlungskonzepte. Orthopädie-Technik. 2003;8: Research Institute at the Ottawa Hospital; 1999 (Stiell IG, 550–61. McKnight RD, Greenberg GH, et al. Implementation of the 5 Wexler MD. The injured ankle. Am Fam Physician. 1998; Ottawa Ankle Rules. JAMA. 1994;271:827–32). Available 57(3):474–8. Available from: www.aafp.org/afp/980201ap/ from: www.ohri.ca/programs/clinical_epidemiology/OHDEC/ wexler.html. ankle_rule/default.asp. 6 Jerosch J. Sportmedizin-Kompendium. Available from:Correspondance: 2 Lorez LG, Hintermann B. Bedeutung von Begleitverletzungen www.gvle.de/compendium. bei Malleolarfrakturen. Unfallchirurg. 1999;102:949–54.Dr Max Handschin 3 Gösele A, Schulenburg J, Ochsner PE. Frühfunktionelle Be-Mühlegasse 7 handlung der Metatarsale-V-Basisfraktur mit Stabilschuh.CH-4460 Gelterkinden Early functional treatment of the base of the fifth metatarsalmax.handschin@hin.ch bone with an orthopedic boot. Swiss Surg. 1997;3:81–4.

×