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Quand j’apprenais le métier d’architecte, dans les
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La Signification
du ‘Sens’ (epilogue 2/3)
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questionnais : Faisons-nous de l’a...
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Intentionnelles (epilogue 3/3)
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Comment faire une nouvelle composition qui a
du sens? En fait, c’est très si...
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PROTO-TYPE Comment générer des pistes de développement, par un prototypage collectif de concepts innovants.

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“Notre environnement est en perpétuel
mouvement. Il faut s’adapter, il faut innover.”

PROTO-TYPE est une méthode de innovation collaborative multisectorielle, basé sur 10 ans d’enseignement en architecture et design et les principes de Design Thinking.

Le mot ‘environnement’ est applicable à une multitude de domaines : l’environnement naturelle, l’environnement industriel, urbain ou rural, l’environnement politique, économique et entrepreneuriale. Et dans toutes ces domaines se présente un moment ou nos habitudes de hier ne s’applique pas forcément à la situation actuelle, ni à l’avenir qui se construit.

Dans les métiers de la création, ces moments se présentent de façon continue. Les métiers de la mode ou du design, sont à la recherche d’innovations sans cesse - c’est l’essence de la création, même si parfois c’est réduit à des questions de style. Le design de produits, comme des chaussures de sports pour nommer un exemple, connaît un cycle d’innovation accéléré, et les designer de NIKE ont reconnu que l’innovation était nécessaire au delà de la performance technique d’un produit. Désormais il fallait ‘positionner’ les produits dans une ‘style de vie’; leurs chaussures prouvaient leur valeur dans les expériences des consommateurs. L’innovation d’objets par le design de nouvelles formes a ainsi fait naître le design d’expériences, où l’usage est l’objet d’innovation. Au lieu de poser la question quel produit il faut pour un certain résultat, on se pose la question de quelle service le client à besoin. Depuis 2000 émerge l’idée de ‘design thinking’ comme une pensée stratégique d’affaires (“In Defense of Strategy as Design”, J.M. La compétence essentielle du design est sa capacité d’engager un processus collaboratif d’imagination et de prototypage qui accompagne l’expérience humaine dans des nouveaux environnements inconnus.

Le design articule la capacité humaine distinctive de l’évolution culturelle, comme le faisait Da Vinci, de créer des hypothèses avant d’engager avec le monde réel. Ainsi sont apparu dans le monde du design des ‘nouveaux’ métiers : ‘expérience clientèle’ (designer CX pour le retail), ‘expérience utilisateur’ (designer UX pour le web), et prochainement ‘expérience augmenté’, ‘expérience drone’, ‘concierge design’, ‘SIM design’, etc.. Le point commun entre tout les variantes du design mentionnés ci-dessus, est la focalisation sur le client / le consommateur / l’usager. Au lieu de raisonner un objet isolé et de l’améliorer pour ce qu’il est, l’objet est positionné dans son contexte d’usage, et questionné pour sa fonction et pour le besoin auquel il répond. Le design, c’est une façon de penser.

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PROTO-TYPE Comment générer des pistes de développement, par un prototypage collectif de concepts innovants.

  1. 1. PROTO-TYPE Comment générer des pistes de développement, par un prototypage collectif de concepts innovants. apprecier definir imaginer construire tester PROTO-TYPE est une méthode de innovation collaborative multisectorielle, basé sur 10 ans d’enseignement en architecture et design et les principes de Design Thinking.
  2. 2. Proto-type : Pourquoi ? don’t think to build, build to think “Ne pense pas la construction, construit la pensée” “Notre environnement est en perpétuel mouvement. Il faut s’adapter, il faut innover.” Le mot ‘environnement’ est applicable à une multitude de domaines : l’environnement naturelle, l’environnement industriel, urbain ou rural, l’environnement politique, économique et entrepreneuriale. Et dans toutes ces domaines se présente un moment ou nos habitudes de hier ne s’applique pas forcément à la situation actuelle, ni à l’avenir qui se construit. Dans les métiers de la création, ces moments se présentent de façon continue. Les métiers de la mode ou du design, sont à la recherche d’innovations sans cesse - c’est l’essence de la création, même si parfois c’est réduit à des questions de style. Le design de produits, comme des chaussures de sports pour nommer un exemple, connaît un cycle d’innovation accéléré, et les designer de NIKE ont reconnu que l’innovation était nécessaire au delà de la performance technique d’un produit. Désormais il fallait ‘positionner’ les produits dans une ‘style de vie’; leurs chaussures prouvaient leur valeur dans les expériences des consommateurs. L’innovation d’objets par le design de nouvelles formes a ainsi fait naître le design d’expériences, où l’usage est l’objet d’innovation. Au lieu de poser la question quel produit il faut pour un certain résultat, on se pose la question de quelle service le client à besoin. Depuis 2000 émerge l’idée de ‘design thinking’ comme une pensée stratégique d’affaires (“In Defense of Strategy as Design”, J.M. Liedtka, 2000). Le point crucial qui fait débat, est la proposition de ne plus voir la gestion comme la tâche d’éliminer les risques, mais au lieu de les engager de façon intelligente. Au même temps apparaît la discipline de ‘service design’. En 2001 ouvre le premier agence de service design ‘Live | Work’ à Londres. Initialement partie intégrante du marketing, le service design se décrit comme l’ensemble des coordinations de produits et services clients pour améliorer la productivité de façon intégrale et durable. La compétence essentielle du design est sa capacité d’engager un processus collaboratif d’imagination et de prototypage qui accompagne l’expérience humaine dans des nouveaux environnements inconnus. Le design articule la capacité humaine distinctive de l’évolution culturelle, comme le faisait Da Vinci, de créer des hypothèses avant d’engager avec le monde réel. Ainsi sont apparu dans le monde du design des ‘nouveaux’ métiers :‘expérience clientèle’ (designer CX pour le retail),‘expérience utilisateur’ (designer UX pour le web), et prochainement ‘expérience augmenté’,‘expérience drone’,‘concierge design’, ‘SIM design’, etc.. Le point commun entre tout les variantes du design mentionnés ci-dessus, est la focalisation sur le client / le consommateur / l’usager. Au lieu de raisonner un objet isolé et de l’améliorer pour ce qu’il est, l’objet est positionné dans son contexte d’usage, et questionné pour sa fonction et pour le besoin auquel il répond. Le design, c’est une façon de penser.
  3. 3. ... visé à dépasser les conventions et les habitudes ... créative, mais ciblé et déterminé ... contextuel et pragmatique ... focalisé sur le ‘faire’ toute de suite après ‘dire’ ... enrichi par participation multi-acteurs, collaborative et inclusive ... concentré sur l’expérience et l’usager au lieu des mecaniques ... raffiné par l’itération de prototypage et évaluation ... pour s’arranger avec la complexité, le systémique et l’incertitude ... Seung-Yong Song
  4. 4. Proto-type : Comment ? design Pour trouver une forme innovante pour l’objet que vous envisagez, il ne s’agit pas de repenser sa forme mais de repenser son usage. Un exemple : Marie-Jean Leclerq est designer d’aménagements d’espaces. Un moment donné, en partant en train avec ses cousins, un retard s’annonce. Les enfants attendent et cours et crient et ennuient le groupe, créant une ambiance peu agréable. Quelques années plus tard Marie-Jean reçois la commande de designer des bancs pour une halle d’attente d’une gare. Son expérience est un atout. Comment - contextualiser : Le tout début d’un travail de prototypage d’usage, est de remettre l’objectif (le banc d’attente) dans son contexte - l’expérience. Pour ce faire il faut recadrer l’objet, et décrire le problème depuis un (ou plusieurs) Points-de-Vue. Une session de prototypage commence avec les bonnes questions ‘Comment’. Questions ‘Comment’ : En passant par le ‘Comment’ on peut trouver des leviers d’usage, et le recadrer. On pourrait : amplifier ce qui est bien (quoi faire avec l’energie des enfants?) - enlever ce qui est mauvais (séparer parents et enfants) - prendre le pari inverse (et si l’attente était mieux que le voyage) - prendre le pari impossible (supprimer l’attente) - changer les adjectives de jugement (une attente rafraiichissante au lieu de ennuieuse) - adoucir la condition (amortir le bruit) - imaginer une analogie (une gare comme un hammam). Puis, pour un cahier de charges, séparer les Points-de-Vue (amuser et calmer les enfants - entretenir la zennitude des parents - traiter l’acoustique de l’expérience). La contextualisation doit être large mais pas lâche, pour être évocateur et pertinent, et faire émerger le banc de gare idéal! management Pour trouver un caractère innovant pour le produit ou service que vous imaginez, il ne s’agit pas de repenser sa forme mais de repenser son expérience. Un exemple : Marie-Jean Leclerq gère des gîtes sur le littoral. Régulièrement, les visiteurs partent pour la journée, et reveniennent ayant oublié quelques chose. Ils font des allers-retours et perdent du temps de loisirs. Marie-Jean Leclerq est joignable, mais ne peut pas être partout. Comment améliorer le séjours pour ses visiteurs? Comment - contextualiser : Le tout début d’un travail de prototypage d’usage, est de remettre l’objectif (éviter les allers-retours) dans son contexte - l’expérience. Pour ce faire il faut recadrer l’objet, et décrire le problème dans un (ou plusieurs) Points-de-Vue. Une session de prototypage commence avec les bonnes questions ‘Comment’. Questions ‘Comment’ : En passant par le ‘Comment’ on peut trouver des leviers d’expérience, et le recadrer. On pourrait : amplifier ce qui est bien (qui pourrait bénéficier du trajet?) - enlever ce qui est mauvais (rapprocher l’objet oublié) - prendre le pari inverse (les allers- retour c’est le top!) - prendre le pari impossible (toujours tout prendre) - changer les adjectives de jugement (un gain de temps au lieu d’une perte) - adoucir la condition (modifier le programme en fonction) - imaginer une analogie (‘reculer pour mieux sauter’). Puis, pour un cadre clair, séparer les Points-de-Vue (amener l’objet - reprogrammer le trajet ou la journée - valoriser le retour). La contextualisation doit être large mais pas lâche. L’objective est de trouver une solution à la situation dans un contexte élargi, mais sans se perdre non plus.
  5. 5. Cinq pas itératifs pour (re)contextualiser l’usage, pour imaginer des nouveaux expériences, produits, services et environnements sommaire (1/5) APPRECiER comprendre l’usage(r) susciter de l’empathie (2/5) DeFINIr un cahier de charges des expériences (3/5) ImAGINer lacher-prise sur des nouveaux pistes (4/5) CoNStrUIr le grand idée en principes et détails (5/5) teSter expérimenter et exprimer (6/5) EVALuER comment cela s’est passé? Kintsugi
  6. 6. PROTO-TYPE (1/5) APPRECIER comprendre l’usager susciter de l’empathie 1.1 Par un entretien avec votre pair, concernant l’usage dans la situation en question, cherchez à comprendre son expérience, en posant des questions :“La dernière fois que vous... Que faisiez- vous? Que pensiez-vous? Que ressentiez-vous? Que disiez-vous? Qu’en disaient les autres” 2 x 4 minutes 1.2 En continuant l’entretien, mais maintenant sans focaliser sur l’usage, cherchez à dévoiler les sentiments et motivations derrière l’expérience de votre pair, en posant des questions :“Quand vous faisiez... Que ressentiez-vous? Quel émotion provoquait cela? Pourquoi vous ressentiez ça? Quelle expérience s’y rattache? 2 x 4 minutes
  7. 7. proto-type (2/5) DEFINIR un cahier de charges des expériences 2.1 En partant des résultats de l’entretien avec votre pair, identifiez les intentions et les objectifs qui transparaissent à travers ses histoires. En utilisant un descriptif d’actions et de verbes, captez de façon abrégée les éléments essentiels de la ‘fonctionnalité’ en question. 2 minutes (simultané) 2.2 En complément du cahier de charges fonctionnel, et toujours sur la base des résultats de l’entretien, relevez le contexte émotionnel de votre pair. Captez la vision - autant les expériences de type individuelle et psychologique, que les convictions spirituelles et societales. 2 minutes (simultané) 2.3 Synthétiser les résultats dans un cahier de charges d’usage, précisant avec deux courtes phrases, a) les objectifs ‘fonctionnels’ et b) les besoins et conditions ‘émotionnels’. L’imagination peut déjà commencer, en choisissant une formulation évocatrice Sommaire, Spécifique et Séduisante (cf.‘short-specific-sexy’)
  8. 8. proto-type (3/5) IMAGINER lacher-prise sur des nouveaux pistes 3.1 Dessinez au moins cinq réponses radicales, intuitive, sans réfléchir, pour répondre au cahier de charges de votre pair, inspirées des aspects fonctionnels et émotionnels (et souvenez-vous : lâcher-prise ...). 5 minutes (simultané) 3.2 Présentez vos idées et solutions, clairement, avec toute la richesse que vous y avez mis.Votre pair, la source de votre cahier des charges, notera ce qu’il aura compris sans critique et sans commentaire. Le but est de transmettre et faire comprendre l’intention qu’il y a dans vos dessins. 2 x 4 minutes
  9. 9. proto-type (4/5) CONSTRUIR le grand idée en principes et détails 4.1 Sur la base des notes de votre pair concernant votre présentation, allez plus loin et dessinez une dernière proposition alternative répondant aux éléments d’importance de votre échange, le cahier des charges et les notes. Cela va être votre grand idée - notes les principes et les détails (et n’oubliez pas : lâcher-prise ...). 2 minutes (simultané) 4.2 Avec les matériaux disponibles, et sans perfectionnisme, construisez maintenant un prototype physique de votre proposition (lâcher-prise totale ..). Si possible, faites que votre pair pourra interagir avec le prototype, l’appliquer, l’utiliser, le tester, ou au moins bien se l’imaginer. Le prototype aidera à l’imagination de votre pair. 10 minutes (simultané)
  10. 10. PROTO-TYPE (5/5) TESTER expérimenter et exprimer 5.1 Donnez votre prototype à votre pair et laisse lui interagir, l’appliquer, l’utiliser, le tester, et s’imaginer l’expérience qu’il pourra avoir avec votre prototype. Prenez le temps de l’expérimentez, de se l’approprier, d’imaginer tout ce que cela pourrait impliquer. 5 minutes (simultané) 5.2 Nous arrivons à la fin de l’échange, et chaque participant a un prototype dans ces mains, correspondant à la question initiale de l’expérience d’une situation donnée. Chacun peut maintenant évaluer ce prototype, librement selon ses propres réactions spontanées, ou aidé par une trame de valeurs qui sera commune à tout les participants. 5 minutes (simultané) 5.3 La trame d’évaluation commune permettra tout les participants de discuter de l’ensemble des propositions. La trame peut faire l’objet d’un commun accord délibéré, ou vous pouvez vous servir de trames testées. Par exemple : sur deux échelles de 0 à 10, simple-élaboré + percutant-doux, ou selon des valeurs communes présentes dans les cahiers des charges. L’esemble des scores pourra donner une vision globale des idées du groupe pour un amorce d’un projet collectif.
  11. 11. comment cela s’est passé? 6*1 Des question ouvertes pour tous concernant l’atelier : Qui a aimé le prototype de son pair? Qui a des questions sur un des prototypes? Quel effet d’avoir si peu de temps? Quel effet d’avoir a faire et proposer un prototype sans l’avoir fini? Quel effet de tester un prototype pas fini? Quels nouvelles perspectives est-ce que cela vous ouvre? Autres questions sur l’expérience lors de l’atelier? Next Steps : Lâcher prise et suivre votre intuition, ne va pas à l’encontre d’un travail productif. Connaissez vos usagers et améliorer votre proposition en toute confiance. Margen Lab PROTO-TYPE (6/5) EVALuER
  12. 12. Evolutions de Style (epilogue 1/3) design Quand j’apprenais le métier d’architecte, dans les années 90, il n’y avait pas internet, ni email et un mur séparait la ville de Berlin en deux. Il n’y avait même pas un soupçon de l’effet de Facebook et Instagram, c’était un temps assez simple. Avant que l’économie mondiale se propage vers tout les coins du monde, nous nous souciaient de la fin des idéologies. Dans les cours d’histoire d’architecture on apprenait des temples grecques, les villas romaines, et les styles romans, gothiques, classiques. Puis arrivèrent l’Art-Nouveau et l’Art- Déco, précurseurs pré-guerres du Modernisme post-guerre.Tout ces styles se caractérisent par leur suffixe “isme”, voulant dire qu’il s’agisse de convictions et actions communes d’une certaine type.Après le Modernisme sont encore apparu quelques tentatives idéologiques comme le Structuralisme, le Régionalisme Critique et le Post-Modernisme. Mais il n’y a jamais eu de vrai reprise de flambeau, ni dans l’art, ni dans l’architecture, et ni dans la politique (car le Capitalisme et le Consumerisme, ce ne sont pas des idéologies?). Ca ne peut pas être la fin, donc si on pouvais voir notre culture de façon évolutionnaire, qu’est-ce qu’il aura a venir? management Ce qui se passait dans l’architecture, s’est passé dans aussi dans la société. Dans une évolution simultanée, nous nous sommes libérés de contraintes des règles de ‘communauté’. Maintenant, nous rencontrons pas mal de gens qui se posent des questions et qui sont à la recherche d’un nouvel ensemble de valeurs, un nouveau modèle de vie au quotidien. Peut être pour des raisons économiques comme l’emploi, le chiffre d’affaires ou le modèle d’exploitation, ou pour des raisons sociétales comme la transition écologique, le lien social et le bien-être. Les journaux nous montrent des signaux de déstabilisation et de crises, du type politique, économique et écologique. Clairement, nous nous trouvons dans une période de transition accélérée, et les anciens mécanismes ne semblent pas adéquates pour répondre aux nouveaux défis. Vers où pourrions-nous nous orienter? Quel style de pensé nous aiderai pour se comprendre, et d’avancer ensemble?
  13. 13. La Signification du ‘Sens’ (epilogue 2/3) design Quand j’ai commencé d’enseigner, je me questionnais : Faisons-nous de l’architecture sans intention, sans conviction, sans signification? n’y avait-il plus de valeurs communes ou de convictions partagées, auxquelles tout le monde adhérait? ou, fallait-il être content de s’être libérés de tout ces contraintes des convictions collectives? sans canon dominant, chacun avait le choix de s’exprimer à sa façon. L’arrivé de la nouvelle technologie ‘CAO’ (conception assisté à l’ordinateur) donnait en plus des outils puissants pour laisser libre chemin à l’imagination. D’une certaine manière, aujourd’hui, tout le monde peut faire ce qu’il veut. Si tout le monde peut s’exprimer à sa façon, donc sans langage commune, qui va comprendre? En fin de compte, ça a du sens de s’exprimer sans que personne comprenne? Je me demande quel est le sens du ‘sens’? J’arrive à la question inverse : C’est quoi la composition ‘significatif’? Comment faire une architecture, ou quoi que ce soit de significatif? Comment faire une nouvelle composition qui a du sens? management Ce qui est valable pour l’architecture, qu’elle manque de ‘signification’, ça peut être reconnu dans la société, vus les quêtes des gens mentionnés ci-avant. Nous avons su ‘démocratiser’ nos possibles dans les révolutions contre le pouvoir, contre la religion, et dans les années 70 pour la liberté individuelle. Mais pour chaque exception, il a fallu créer une nouvelle règle, une nouvelle loi.Toute est possible, mais dans des cadres très strictes, déconnectés, et parfois même contradictoires. En revanche, maintenant nous sommes en quête des façons ‘significatives’ de faire les choses - moins fatiguant peut-être, et plus (éco) responsable, plus juste ou plus agréable. Ce besoin ce manifeste encore plus depuis la crise économique de 2008; l’économie collaborative s’est manifesté. Personne ne sait pas exactement ce que c’est, mais ça fait beaucoup de ‘sens’ pour beaucoup de monde. Avec tout ces libertés acquises, on commencerai maintenant le chemin inverse? Faut-il réinventer le collectif? Alors comment faire, sans répéter les erreurs de l’histoire. Quand tout le monde est auto- entrepreneur, quand le gouvernement est de moins en moins stable, et la société civile doit trouver ces moyens, quel sens donner au travail? Comment travailler et vivre ensemble? Pourrait-on créer, collectivement, des nouveaux chemins vers des nouvelles solutions pour un bien-être au quotidien?
  14. 14. Actions Intentionnelles (epilogue 3/3) design Comment faire une nouvelle composition qui a du sens? En fait, c’est très simple. Composer une phrase qui a du sens, ça va. Composer une image qui a du sens, ça peu aller aussi. Pour une forme, ça devient intéressant. Mais très peu de phrases ont beaucoup de sens, toute seule. Les phrases prennent un sens dans leur con-texte. Pour les images et les formes c’est pareil. Ce qui aide, c’est de réaliser qu’oeuvre est déjà la, mais il faut le révéler - Michel-Ange l’avait déjà compris. En 1997 le sociologue Mihaly Csikszentmihalyi décrit ce qu’on appelle ‘Flow’ - un état de bien-être résultant d’une harmonie entre une mission, les outils et les résultats gratifiants. Edward Slingerland y fait référence dans son livre ‘Essayer de ne pas essayer”, ou il met en relation la poursuite de l’état d’harmonie spontanée sans effort (le ‘wu-wei’ des Confucianistes) à la connaissance neurologique actuelle de la cognition chaude à l’opposé de la cognition froide. Trouver le ‘flux’ de la création, ne passe pas par une maîtrise, mais par une lâcher-prise. Des d’exemples : Quand on cours, on surfe; quand on travaille, on cuisine; les créateurs le connaissent, mais aussi les agriculteurs et les chirurgiens. On atteint un état d’action ou on fait bien, intentionnellement et ‘sans’ effort. On va essayer de mettre sa en action. management Le sens du travail aussi, dépend de son contexte. Depuis plus qu’un siècle les innovation nous ont aidés à être efficace. C’est depuis 1920 que Frederick Winslow Taylor à séparé l’organisation de la production, en étudiant les processus de fabrication des voitures Ford, et a optimisé les résultats de façon stratégique. Il est l’inventeur à posteriori de l’économie d’échelle. Un siècle plus tard, dans une situation de crises multiples, la croissance qui a commencé avec Taylor se questionne. Dans une situation d’une économie et une concurrence mondiale nous parlons (de nouveau) des ‘limites à la croissance’. Les limites de la biosphère sont en question, les limites des systèmes sociaux de providence, les limites de l’éthique et de la tolérance culturelle. Le travail a perdu du sens, et serait-ce peut-être parce que le travail a perdu du contexte? Il faut travailler pour gagner de l’argent, oui, mais pas que. Le ‘flux’, expliqué dans le paragraphe ci-contre, existe aussi dans le travail, et sans voile d’ésotérisme - un état de bien-être résultant d’une harmonie entre une mission, les outils et les résultats gratifiants. Si la maîtrise habituelle ne nous amène pas dans l’équilibre que nous souhaitons, et on cherche de nouveaux modèles opératoires, on peut lâcher-prise et retrouver un sens du travail. On va lâcher-prise ...
  15. 15. Bordeaux, mars 2016

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