3EME ANNEE LICENCE BI-DISCIPLINAIRE ECONOMIE-SOCIOLOGIE
La craft camera
Une nouvelle manière de produire et de
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 Introduction 2
 Présentation de l’intervenante 3
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 Introduction :
Le marketingest défini comme:« l'ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir
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Coralie Gourguechon est étudiante en design de produits, et elle tra...
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THEME DU GUIDE RELANCES VERBALES PREVUES
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4- Critiques du concept / faiblesses :
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Anais: Nous recevons, aujourd’hui, Mademoiselle Coralie Gourguechon, design...
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Coralie : D'accord, donc, en design de produit, le but c'est d'analyser des usages, le rapport
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Donc c'est eux qui m'ont aidé à fabriquer cet appareil et c'est avec eux que je vais réaliser la
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Sounia : Et est-ce que tu apporterais des améliorations, dans le futur, a ton produit ?
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Coralie : ouais, alors pour ça j'en suis pas encore au stade ou je sais si il va y avoir des
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Coralie : Donc il existe un studio de design toulousain qui s'appelle A+B designers qui a
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 ANALYSE DE L’ENTRETIEN :
PARTIE I : La mise en avant du progrès social et écologique de l’objet :
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remarque que la photographie grand public est aujourd'hui un vecteur de communication
sociale, dépassant son rôle initi...
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En effet, l'obsolescence programmée est un processus qui s'inscrit dans la société de
consommation, selon elle, en inté...
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des composants et objets électriques et électroniques. De ce faite, cela est néfaste en
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Ainsi, en s’intéressant à l'obsolescence programmée et la complexification des objets dans
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considérer qu’elle utilise une stratégie marketing, mais qui, il est vrai, ne ressemble pas
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On ne peut cependant pas dire Coralie GOURGUECHON s’inscrit dans un contre marketing,
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Conclusion :
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Annexes :
 Source Actu-environnement sur :
http://www.actuenvironnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/d...
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Assemblage des circuits :
L’appareil photo construit :
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 Notre 5ième
camarade, Thibault CHAUMONT a participé à la préparation et au déroulement
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La craft camera une nouvelle manière de produire et de consommer

  1. 1. 3EME ANNEE LICENCE BI-DISCIPLINAIRE ECONOMIE-SOCIOLOGIE La craft camera Une nouvelle manière de produire et de consommer AIT MHAND Sounia-FIRMINHAC Clara-LABADENS Anaïs-Huart Estelle 2012-2013 Sous la direction de PIBOU Elsa et CANU Roland
  2. 2. 1 Sommaire : Page  Introduction 2  Présentation de l’intervenante 3  Grille d’entretien 6  Retranscription de l’entretien 8  Analyse de l’entretien : o 1ère partie : La mise en avant du progrès social et écologique de l’objet 16 o 2ème partie : La « Craft Camera » : une nouvelle manière de produire et de consommer 20  Conclusion 24
  3. 3. 2  Introduction : Le marketingest défini comme:« l'ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir ou de constater, et le cas échéant, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, en telle catégorie de produits et de services, et de réaliser l'adaptation continue de l'appareil productif et de l'appareil commercial d'une entreprise aux besoins ainsi déterminés. » (Définition du Journal Officiel, 2 avril 1987). Les marketeurs doivent alors appréhender le marché en tant queconstruction sociale portée par des relations interpersonnelles et par des réseaux sociaux. Le but de notre cours est de voir la discipline du marketing en empruntantaux regards à la fois des théoriciens et des praticiens du marché. Pour pouvoir satisfaire cet objectif nous ferons intervenir une spécialiste du domaine, choisit par nos soins, susceptible de partager son expérience et son expertise. Par cette mise en perspective, l’objet qui est le marketing, doit être perçu comme discipline composée de professionnels, de savoirs, de savoir-faire, de croyances et d’idéologies. Notre cours nous expose non le marketing pour ce qu’il est, c’est-à-dire du point de vue des sociologues et professionnels, mais aussi pour ce qu’il a été c’est-à-dire point de vue des historiens du marché et devrait être c’est-à-dire des points de vue normatifs des professionnels. Nous avons choisi de percevoir le marketing d’un point de vue actuel, d’un point de vue de l’actualité du marché avec ses nouvelles notions et les nouvelles mentalités des consommateurs qui ce développent comme la prise en compte de l’environnement et la notion de développement durable. La question qui en ressort en premier lieu est comment le marketing peut-il être aujourd'hui plus "responsable" et engendrer des nouveaux modes de production et de consommation? Avant de pouvoir répondre à cette problématique, nous allons présenter notre intervenante ainsi que son activité. Ensuite, nous allons construire une grille d’entretien pour pouvoir réaliser un entretien dont la retranscription ce trouve ci- joint. Nous répondrons par la suite à notre problématique par le biais d’une analyse en deux parties. Dans un premier temps il s’agira de comprendre les innovations écologiques et sociales du produit de notre enquêtée et dans un deuxième temps nous verrons comment la « Craft Camera » modifie à la fois les modes de production et de consommation des individus.
  4. 4. 3  Présentation de l’intervenante et de son métier : Coralie Gourguechon est étudiante en design de produits, et elle travaille dans ce cadre à la réalisation de son projet personnel, la ''Craft Camera''. Son parcours : Ayant découvert le métier de designer de produits en classe de troisième, celle-ci s'est orientée vers ce domaine dès le lycée en optant pour une formation spécialisée, à savoir un baccalauréat Sciences et Techniques de l'Ingénieur en Arts Appliqués (STI AA). Cette filière, nous a-t-elle appris, prépare aux métiers de la création en combinant la technologie et l'art, à travers différentes filières comme le design d'espace (architecture, paysagisme), la mode (stylisme), la communication (graphisme, publicité), ou comme dans son cas le design d'objets. Après l'obtention de son baccalauréat, Coralie s'est orientée vers un Brevet de Technicien Supérieur en Design de Produits (BTS DP), constituant une suite logique dans sa formation et préparant au métier d'exécutant en création industrielle. A la suite de cela, elle a effectué un stage en Nouvelle-Zélande chez David Trubridge, un designer emblématique du Slow Design, branche du design qui l'intéressait plus particulièrement. A son retour en France, elle est ensuite entrée dans une formation de DSAA CI (Diplôme Supérieur en Arts Appliqués, option Création Industrielle), de niveau Bac+4 et préparant au métier de directeur artistique de création industrielle. Elle a consacré sa dernière année d'études à un projet plus personnel, sous la forme d'un mémoire puis d'un objet fini : elle a alors choisi la thématique du ''chaos'', en ayant comme problématique « Hi-Tech &Low-Tech, comment lutter contre l'obsolescence des produits électroniques à usage non professionnel » et en s'intéressant plus particulièrement aux « appareils permettant de produire, reproduire ou diffuser de l'image ou du son. » L'aboutissement de son projet a donc été un appareil photo numérique simplifié à construire soi-même, la Craft Camera. Elle poursuit actuellement des études à l'école des Beaux-Arts de Toulouse en Diplôme
  5. 5. 4 National Supérieur d'Expression Plastique option Design (DNSEP Design), dans lesquelles elle continue de travailler sur la même thématique de recherche à travers un mémoire, sous la problématique « Théorie de l'évolution des Équipements Électriques et Électroniques (EEE) » Son métier, ses motivations : «Le Design industriel est une activité géométrique créatrice dont le but est de présenter les multiples facettes de la qualité des objets, des procédés, des services et des systèmes dans lesquels ils sont intégrés au cours de leur cycle de vie. C’est pourquoi il constitue le principal facteur d’humanisation innovante des technologies et un moteur essentiel dans les échanges économiques et culturels.» Définition de l'ICSID - The International Council of Societies of Industrial Design Le métier de designer consiste à analyser nos modes de vie et nos rapports aux objets, afin d'anticiper ou améliorer des usages. Le cheminement type d'un travail de design d'objet est le suivant: formulation du concept ou de la problématique initiale, analyse de l'existant, définition de la cible, recherches, développement. Le designer doit anticiper les problèmes relatifs à l'industrialisation, mais également des problèmes pouvant subvenir tout au long du cycle de vie de l'objet. L'objectif personnel de Coralie, en tant que designer d'objets, est desolutionner des problèmes soulevés par la crise économique et écologique, et de créer des objets innovants socialement et respectables éthiquement, pour l'humanité et contre les dérives de la société de consommation. C'est en ce sens qu'elle s'est intéressée à la notion d'obsolescence programmée, plus particulièrement dans le domaine des équipements électriques et électroniques. Son objectif est de définir une nouvelle orientation de l'innovation dans ce secteur, en prenant en compte le progrès social et écologique au lieu du progrès technique.
  6. 6. 5 Elle s'est tout d'abord penchée sur la question de la durée de vie des appareils électroniques. En effet elle a été confrontée, comme beaucoup, à l'impossibilité de faire réparer un appareil, en jetant un appareil photo en parfait état de fonctionnement mais avec un grain de sable bloqué dans le zoom qui empêchait toute utilisation. De même, son ordinateur portable est devenu inutilisable simplement à cause de la prise d'alimentation, ce qu'elle a fait réparer pour le prix de la moitié d'un ordinateur neuf et qui n'a tenu que trois mois. Cet ensemble d'expériences lui a donc montré de façon flagrante les obstacles qui existaient à la réparation d'objets électroniques. L'aboutissement de toutes ses recherches a donc été un appareil photo numérique simplifié, la Craft Camera. En lui demandant pourquoi elle a décidé de travailler sur cet objet en particulier, Coralie nous a répondu qu'il s'agissait d'un équipement électronique de consommation courante, disposant d'un taux de renouvellement élevé. C'est également un objet dont l'évolution technique a des fortes répercussions sur le mode d'utilisation : par exemple, le passage de l'argentique au numérique a permis d'augmenter le nombre de prises de vue, ainsi que de pouvoir visualiser directement les clichés. Ces évolutions représentent la recherche de la perfection et de la scénarisation de la prise de vue, la photographie grand public étant devenue aujourd'hui un vecteur de communication sociale, dépassant son rôle initial d'objet souvenir. De plus, ces appareils sont grand public mais extrêmement complexes dans leur conception, et non seulement dépassent largement les besoins des utilisateurs, mais sont aussi plus sujets aux pannes.
  7. 7. 6  Grille d’entretien : THEME DU GUIDE RELANCES VERBALES PREVUES 1- Présentation du parcours d’études et professionnel / motivation personnelle : 1 – Pouvez- vous nous décrire un peu plus en détail votre formation ? - Quelles ont été vos motivations pour devenir designer de produit ? - En quoi consiste le métier de designer ? - Qu’est-ce qu’il vous plait dans ce métier ? (afin d'analyser la relation entre l’enquêté et son travail et amener l’enquêté a parler de ses objectifs…) 2- Présentation du projet de l’enquêté 2 – Expliquez-nous votre projet actuel? - Comment vous est-il venu à l’esprit/ D’où êtes- vous partit et où voulez- vous arriver ? (amener l’enquêté a expliciter la conception de son projet, le cheminement…) ? - Vous avez fait un mémoire, pouvez-vous nous en dire plus ? - Exposez-nous éventuellement certaines de vos problématiques abordées dans votre mémoire (faire que l’interlocuteur discute de l’obsolescence programmée et de sa vision du Need/Want) ? 3- Présentation et Processus de fabrication de l’objet / commercialisation et communication : 3 – -Maintenant, pouvez-vous nous présenter votre objet ? - Comment a débuté la création de votre appareil photo simplifié ? (s’intéresser au mode fabrication choisit par l’interlocuteur/ Les acteurs avec lesquels elle collabore) - Pourquoi avoir choisi ce mode de fabrication ? - Continuez à nous exposer le processus de création de votre appareil photo ? / Comment cela se traduit- il au quotidien ? (l’amener à parler de la partie commerciale et communication du produit) - Quand sera commercialisé votre appareil ? - Parlez-nous de la communication autour de votre objet ? - Concernant le coté marketing du produit quelles seront les stratégies mises en place ? (essayer de comprendre la position de l’enquêté vis-à-vis du marketing) ?
  8. 8. 7 4- Critiques du concept / faiblesses : 4 – Pouvez-vous nous apporter un regard critique sur l’objet et sa conception ? (l’interlocuteur doit nous exposer les faiblesses de son concept…) - Apporteriez-vous des améliorations ou modifications à votre produit ou concept dans le futur ? Si oui lesquels ?
  9. 9. 8  Retranscription de l'entretien du 24/10/12 Anais: Nous recevons, aujourd’hui, Mademoiselle Coralie Gourguechon, designer de produit et étudiante aux beaux-arts à Toulouse. Mlle Gourguechon a suivi une formation dans le domaine du design. C’est dans le cadre d'un projet en Design de Produits sur la thématique "Low-Tech VS Hi-Tech" que Mlle Gourguechon a développé le produit dont elle vient nous parler aujourd’hui : il s’agit d’un appareil photo numérique simplifié à monter soi-même (la Craft Camera). L'objectif initial de ce concept est de lutter contre l'obsolescence programmée et la complexification excessive des appareils électroniques. Dans l’avenir, cet appareil a vocation à être commercialisé. Clara : Peux- tu commencer par nous parler de ta formation ? Coralie: Alors actuellement, le but de ma formation c'est de développer une réflexion personnelle autour du design de produit, j'ai donc continué à travailler autour de la problématique de travail que j'ai abordé en DSAA cet à dire le low-tec en opposition au hight-teck, l'idée c'est donc de trouver des solutions au problème de l'obsolescence programmée aujourd'hui. Donc l'obsolescence programmée c'est un processus qui vise à accélérer la durée de vie des objets notamment électroniques, pour faire en sorte qu'ils tombent en panne plus fréquemment et qu'on ne puisse pas les réparer. Que dès la conception on sache déjà quand la mort de l'objet arrivera approximativement. Je me suis intéressée plus particulièrement à l'appareil photo numérique, il faut savoir qu'en moyenne ce sont des objets qui ont une durée de vie de 2 ans et demi donc c'est très très court et mon parti prix ça a été de simplifier cet objet au maximum pour enlever les composants que je jugeais superflus. Donc les appareils photos aujourd'hui ils ont des fonctionnalités qu'on n'utilise pas, ils sont beaucoup trop évolués par rapport à un usage non pro, et les conséquences de ça c'est que les composants électroniques sont tellement miniaturisés qu'on ne peut pas réparer en cas de panne, voilà donc c'était ça l'enjeu de départ et voilà. Clara : Donc du coup tes motivations principales sont de lutter contre... Coralie : Donc oui, c'est trouver des solutions a un problème contemporain, qui est un problème actuellement mais qui va l'être encore plus dans les années à venir, vu que notre consommation d'électronique elle augmente graduellement, en permanence, et qu'on n'est pas en mesure encore de recycler, on est capable de recycler les déchets électroniques mais il n'y a pas les infrastructures nécessaires pour le faire ce qui fait que... je n'ai plus les données en tête sur la quantité de tonnes de déchets électroniques produits par an mais c'est assez spectaculaire, et ces déchets on les envoie juste dans des pays en voie de développement, parce que, justement on ne sait pas quoi en faire. Donc le parti pris pour l'instant c'est de réduire le volume de déchets tant que les infrastructures ne sont pas en place. Clara : D'accord, et après donc du point de vue du design, peux- tu nous expliquer un peu en quoi ça consiste par rapport à ton objet ?
  10. 10. 9 Coralie : D'accord, donc, en design de produit, le but c'est d'analyser des usages, le rapport entre l'user et l’objet mais aussi la place des objets dans notre société et les modes de vie. A partir de ça en termes de design on analyse un petit peu ce qui ce fait, et les réponses qu'on peut apporter. Donc les réponses que j'ai apporté c'est simplifier, un objet au strict minimum et ouvrir, puisque les autres spécificités dont je n'ai pas parlé, c'est que cet appareil est open source, open design et open hardware L'open source c'est donc que le code est ouvert et accessible en ligne donc ça veut dire que le code qui est nécessaire pour le fonctionnement de l'électronique peut être modifié, open hardware c'est la source appliqué à l'électronique, ça veut dire que les plans sont accessibles en ligne et l'open design c'est donc appliqué au plans du design qui sont aussi accessibles en ligne. Ce qui veut dire qu'on peut le produire grâce à de la production assistée par ordinateur par exemple donc un fichier de découpe numérique, le but de l'ouverture c'est qu’en fait ça (elle désigne l'objet) ça constitue une base qui peut être augmentée en fonction des besoins vu que tout est modifiable en fonction des besoins on va pouvoir ajouter des fonctions en fonction des besoins. Estelle : Et du coup comment ça t'est venu à l'esprit, d’où es-tu partie et où tu veux arriver pour ce projet ? Est-ce -que tu peux nous expliquer ton cheminement ? Coralie : Alors, d’où c'est parti ? Et bien je me suis retrouvé comme beaucoup de personnes face au problème de l'obsolescence programmée, tout simplement j'ai eu 2 objets qui sont tombés en panne au même moment : j'ai eu un appareil photo qui ne pouvais plus fonctionner tout simplement à cause d'un grain de sable dans l’obturateur, et juste pour un problème qui est aussi simple, un appareil qui est en parfait état de fonctionnement et qui est neuf ne peut pas être réparé, ça c'est dû au fait que c'est beaucoup trop complexe et que c'est plus coûteux de le réparer que d'en produire un neuf, et également le problème d'un ordinateur où le jack pour l'alimentation est déboudée, et du coup ça m'a coûté aussi cher de le faire réparer, que d'en acheter un neuf, (j'ai eu 4 mois de sursis pour le prix d'un demi ordinateur neuf) ça veut dire que les ordinateurs ne sont pas conçus pour être réparer, du coup je me suis demandée ce qu'on pouvait faire en tant que designers pour faciliter la réparation des produits électroniques. Estelle : Et du coup comment t'as fait pour choisir ton terrain, les gens à qui tu veux, vendre ton produit ; les publicités et tout ça. Coralie : Alors ça c'est fait autrement, disons que j'ai rencontré en cherchant des solutions en électronique, car je ne suis pas ingénieur en électronique, mais ça me tenait à cœur de réaliser moi- même l’intérieur, car je me dis que si moi j'en suis capable, c'est que tout le monde... Le but c'est que pour tout le monde se soit possible, je me suis rapprochée d'une entreprise qui s'appelle snootlab, spécialisé dans la conception de shields pour harduino. Donc harduino c'est une sorte de microprocesseur qui permet de faire des montages électroniques de manière assez simple, et eux, conçoivent des cartes qui s’ajoutent sur ces microprocesseurs et qui permettent d'ajouter des fonctionnalités a ces processeurs.
  11. 11. 10 Donc c'est eux qui m'ont aidé à fabriquer cet appareil et c'est avec eux que je vais réaliser la distribution prochainement de l’appareil. Moi je continue le développer de l'appareil avec aux Estelle : Quel rapport avec ton mémoire ? Coralie : Donc la problématique du mémoire c'était « lutter contre l'obsolescence, des produits électroniques a usage non pro, et particulièrement les appareils permettant de produire, reproduire ou diffuser de l'image ou du son », donc a travers ce mémoire j'ai cherché a analyser les problèmes existant et trouver des pistes de solutions pour pouvoir notamment réparer ces appareils, et trouver des solutions de production et de diffusion de ces produits Sounia : J'aimerais savoir quels sont les acteurs qui ont collaboré avec vous ? Coralie : Donc les acteurs sont ; d'une part l'entreprise qui conçois l'électronique, d'autre part j'ai également été aidé par un hackerspace qui est un endroit où l'on regroupe des compétences de personnes variées. Et un réseau de fabrication locale, je m'appuie sur des alternatives de production liées aux fichiers numériques, cet a dire tout ce qui est lié a l'impression 3D et laser notamment et c'est vers ce genre d'alternatives que je me dirige. Sounia : Et quand votre appareil sera- il commercialisé ? Coralie : Alors, il sera commercialisé avant juin 2013 Sounia : Et comment est organisée la communication autour du produit ? Coralie : Alors la communication autour du produit, j'ai donc réalisé un site internet, ou je présente mon appareil numérique simplifié en carton, donc juste le boîtier est en carton, il est simplifié au max, il est composé d'une webcam, d'un processeur, d'une carte qui permet le stockage sur carte SD, d'une batterie d'un bouton ON/OFF et d'un obturateur. Donc l'appareil est entièrement en « do ityourself » ça veut dire qu'on assemble soi- même tous les éléments, éléments électroniques inclus, donc c'est assez accessible, il faut souder ces cartes qui arrivent à plat. Je précise que l'objet qui circule est une maquette, pas un prototype, l'obturateur n'est donc pas fonctionnel. Lacom passe donc essentiellement par un site internet, qui est un support de com qui nous permet de communiquer avec des blogs en ligne ou des entreprises qui sont des personnes qui vont écrire des articles sur le produit. Sounia : Donc au niveau marketing, quelles stratégies vous comptez employer ? Enfin si vous en avez Coralie : Je n'ai pas vraiment de stratégie marketing, plus de la com, pour ce qui est de cible, de l'appareil, je m'adresse dans un premier temps a la cible de l'entreprise qui va développer l'appareil, c'est une cible qu'on appelle des makers, ce sont des gens qui ont des connaissances basiques en électronique, et qui veulent construire des objets à partir de
  12. 12. 11 composants, donc ça c'est ma cible première, après éventuellement étendre à une cible plus large, mais ça on verra dans le futur. Mon but c'est de concevoir des objets qu'on achète par besoin et non pas par envie, du coup je privilégie pas l'approche du mark autour de tes projets Thibault : Si on devrais prendre une optique un peu plus critique, cet a dire qu'on a bien compris qu'il y avait une démarche militante dans la création de l'objet, pourquoi dans ce cas te limiter au public de la boite, et ne pas utiliser le marketing pour toucher une cible plus large? Coralie : Disons que pour le moment, je cherche à faire ma place auprès de personnes qui sont intéressées par la démarche, mais comme le produit est assez spécifique, le support l'est aussi, j'utilise principalement le support en ligne, je me lancerais plus tard pour une cible plus large, c'est pas d’actualité. Anaïs : Tu peux aussi dire sur cette communication, c'est que tu y a pas mal réfléchis notamment ce truc de « crowdfunding » que tu peux nous expliquer, c'est aussi une manière de communiquer Coralie : Disons que comme le mode de production est assez spécifique, il y a quelque chose qui s’est développé qui permet de réunir les fonds, c'est le crowdfunding donc un financement par la foule ce sont des plates-formes internet qui permettent de réunir des fonds pour des projets, ça peut partir de un euro, ça n'a pas de plafond, et c'est un système alternatif pour financer des projets comme le mien. Le but donc de passer par ces systèmes alternatifs, c'est également travailler avec des entreprises qui sont dans cet esprit « open source » et open hardware, c'est de ne pas être confronté au problème présent dans les grandes entreprises, c'est a dire des contraintes de ventes, et c'est justement ça qui amène a l'obsolescence programmée, on cherche a avoir un volume de vente perpétuel, et c'est comme ça que des designers ou des ingénieurs, viennent a avoir leurs cahiers de charges « comment réduire la durée de vie des appareils » comment trouver de solutions techniques pour réduire la durée de vie de l'appareil, c'est des entreprises qui ont un besoin de gros chiffres d'affaires, et c'est pour ça aussi que je suis sur un réseau très parallèle pour l'instant et très alternatif et pour l’instant il est vrais que je ne m'adresse pas encore a un public large, que je m'adresse dans un premier temps a un public averti, après je verrais, chemin faisant on va dire. Anaïs : Donc ton objectif c'est aussi au-delà d'on va dire, la commercialisation de l'objet, c'est d'attirer l'attention sur les dérives de la filière qui existe déjà par rapport aux produits technologiques et de développer des solutions alternatives. Coralie : oui c'est ça, parce que, en-fait c'est a la fois un produit qui apporte une réponse, mais après la réponse elle n'est pas parfaite sachant que là la caméra a une définition très faible, c'est celle d'une webcam c'est du 640*480 donc c'est encore un usage qui va paraître trop limité pour une grande partie des utilisateurs, donc c'est pas une réponse parfaite au problème, c'est également une manière comme les « objets manifestes » d'attirer l'attention sur un problème qui est maintenant assez connu mais contre lesquels il n'y a toujours pas vraiment d’action on va dire
  13. 13. 12 Sounia : Et est-ce que tu apporterais des améliorations, dans le futur, a ton produit ? Coralie : Oui, si je devais apporter des améliorations, j'ai pris le parti du do ityourself parce que ça apporte pas mal d’avantages notamment sur le transport, si on part du principe que tout l'appareil peut être livré a plat, ça peut être dans une enveloppe de cette taille-là elle fait un signe du pouce et de l'index écartés de ¾ cm environ donc ça c'est un avantages après le souci dycoityourself c'est une construction par des personnes qui n'ont pasforcement des compétences spécialisées et ça peut générer des objets qui ne sont pas durables du coup. Si les circuits sont mal soudés ou si la personne ne comprend pas ce qu'elle fait, ça ne va pas être plus durable, Donc j'envisage de développer une coque qui serait en dur, pas en pliage comme ici. Du coup par là j'explore la possibilité de m'adresser a un autre public. Thibault: Et en même temps, du parlais l'autre fois de cette possibilité de modifier l'obturateur, pour avoir une meilleure définition, ce qui a déjà été fait si mes souvenirs sont bons par des gens du hacker space avec lequel tu travaillais. Coralie : Alors non, ça c'est encore autre chose, donc la possibilité de changer un pièce si elle ne nous conviens pas, par exemple il existe un objectif avec une très haute définition qui est compatible avec l'harduino qui est sorti récemment, je crois qu'il fait 4 millions de pixels, ou 5, pour un usage courant c'est largement suffisant ça veut dire que pour un utilisateur souhaite une plus grande définition , il peut l'obtenir, sachant que l'open hardware c'est un monde en évolution en ce moment, les possibilités d'ajout et de modification sur la base de l'appareil sont nombreuses Thibault : D'accord, et cette dimension «modifiable a loisir et surtout la possibilité d’améliorer les parties du matériel qui ne plaisent pas a l'utilisateur est-ce que vous la mettez en avant en termes marketing : Coralie : Oui on le met en avant, l'idée de la base augmentable, c'est comme pour le logiciel libre, vu que c'est collaboratif, les gens avec des compétences vont ajouter des programmes et fonctionnalités, comme un zoom ou de la géolocalisation, c'est possible, il suffit d'ajouter les composants électroniques nécessaires, donc les possibilités sont infinies. La partie que le devais également aborder c'est l'absence de brevets, l'open source ce sont des licences « créative commons » là en l’occurrence c'est un créative commons CC by SA donc il y a 6 licences créative commons avec différents niveaux d'ouverture celle ci précise qu'on peut se réaproprier mon travail a condition de citer mon nom et de repartager le travail de la même manière cet a dire que si vous reprenez la base de mon appareil photo pour développer un robot sous marin qui va photographier les fonds marins par exemple vous pouvez prendre le code, l'électronique, tout ce que j'ai fait, mais par contre il faudra diffuser le travail , les plans et dire que c'est basé sur mon travail. Les créative commons contrairement aux brevets permettent de faciliter l’innovation. Clara : Et du coup, ça ne te gène pas trop dans le processus de commercialisation, parce que tu es ancrée dans une certaine réalité qui fait que quand même, il faut en vivre....
  14. 14. 13 Coralie : ouais, alors pour ça j'en suis pas encore au stade ou je sais si il va y avoir des répercutions négatives pour moi, tout ce que je sais c'est que de toute façon a l'heure actuelle poser des brevets ce n'est pas viable, encore moins pour de jeunes designers donc ça coûte trop cher d'une part et de l'autre il n'y a pas de réelle protection, vu qu'il suffit de changer la forme du bouton pour que le brevet soit caduc Sounia : Tu veux dire qu'il n'y a plus réellement de propriétés intellectuelles ? Coralie : Il y a des propriétés intellectuelles, mais, je ne pense pas qu'en termes de perspectives d'avenir ce soit une bonne idée de verrouiller l’innovation, je vais plus me tourner vers une alternative qui est d’innover régulièrement donc de pas perdre du temps et de l'argent a perdre du temps et de l'argent a protéger ce que j'ai déjà produit Thibault : Du coup pour revenir sur la dimension modifiable a a loisir, avec ce processus tu crée une demande potentielle de composants auprès de l'entreprise ; composants qui vont permettre de modifier, tu parlais de géolocalisation, par exemple la puce GPS, il faut la fabriquer, et du coup est-ce que l'entreprise avec laquelle tu travailler propose la vente de ces produits ? Coralie : Oui, alors pour l'instant on est en train de développer un shield batterie parce que celui- là elle montre un composant est fabriqué aux États-Unis et distribué depuis, ce qui fait doubler le prix avec les frais d'envoi, donc l'entreprise avec laquelle je travaille est capable de développer ces améliorations, mais on n'en est pas encore a ce stade là, mais pour ce qui est de la géolocalisation ils ont déjà la carte, si suffit de l'ajouter et de modifier légèrement le code, donc demain si on veut on peut le faire, mais ces système de cartes augmentent la taille de l'appareil et moi pour des raisons d'usage et d'encombrement, j'aimerais que ça reste le plus fin possible, donc même si c'est possible si on veut le faire il faut retravailler le boîtier Clara : Pour moi il y a un autre problème, c'est le coût. On n'a pas encore parlé je pense du prix de base de ton produit… A combien l’estimes- tu ? Coralie : oui pour l'instant le prototype m'a coûté en pièces électroniques au moins 140 € sachant qu'il y a un moins 40 € de frais de port, on estime pour l'instant qu'on pourrais proposer ce produit a environ 100/120€ Clara : Est-ce que ce n'est pas un petit peu une limite ? Coralie : C'est une limite dans le sens ou en terme de fonctionnalité on est sur un produit qui est très simplifié par rapport à ce qui se fait sur le marché, l'usage en est beaucoup plus limité à prix égal, après si on parle sur la durée de vie globale, le TCO, total controllerownership, cet a dire sur une durée de vie globale ; combien ça va me coûter au final, c’est a dire que cet appareil est conçu pour être réparer et qu'il est conçu pour augmenter sa durée de vie a la base ce qui est un grosse différence avec les appareils sur le marché, donc au final, c'est pas forcément moins concurrentiel.
  15. 15. 14 Clara : Du coup j’imagine que tu as fait des études de marché pour savoir à qui peut s'adresser ton produit ? Coralie : Donc, j'en n'ai pas fait d'étude de marché et c'est également la raison pour laquelle je me restreint a un public qui connais les enjeux de l'open source, un public qui est prêt à payer plus pour avoir un produit qu'il peut modifier, c'est pour ça que cette cible est restreinte. L'idée c'est que techniquement la performance n'est pas la même, c'est une honnêteté, c'est une performance dans la durabilité, et le mode de production Clara : Alors après c'est honorable mais comment fais- tu pour en vivre de ce produit, parce que pour en revenir à l'obsolescence programmée, est ce que tu ne trouves pas justifiable pour un ingénieur d'utiliser des produits a durée de vie limité, comme ça il n'a pas a produire toujours plus, en tous cas de nouveaux appareils en permanence, il peut se restreindre a produire un ou deux appareils et à y apporter des améliorations de manière épisodiques, alors que toi tu vas devoir créer toujours plus de nouveaux produits si tu veux continuer à en vivre ? Coralie : Oui, en fait, du coup l'idée c'est que je vais travailler constamment sur de nouveaux projets, et en ça c'est pas forcement problématique parce que aujourd'hui à cause des enjeux économiques et écologiques, tout notre environnement produit doit être repensé et tous nos modes de production doivent être repensé, il va falloir penser a relocaliser la production et y a énormément d'enjeux et y a suffisamment de choses à faire et vu que tout doit être réinventer et du coup je ne me fait pas trop de souci par rapport à ça (la quantité de travail disponible pour elle dans son domaine) Clara : Oui parce que même la façon de consommer des gens va évoluer du coup, dans ton optique, c'est un peu un parti pris. Coralie : Disons qu'aujourd'hui l’innovation dans cette catégorie de produit, elle est verticale. On cherche constamment à apporter de nouvelles fonctionnalités et des performances plus hautes sauf qu'on en arrive à un stade où les performances sont beaucoup plus importantes que l'usage qu'on en fait : on doit utiliser 40% des possibilités de nos appareils électroniques. Mon idée est que plutôt que de partir dans ce schéma, moi mon innovation je la fais de manière horizontale, là où on produit l'objet et dans la manière dont on l'utilise, en terme d’honnêté vis à vis de l'utilisateur, je cherche à mieux adapter mes produits au problématiques contemporaines. Clara : L'idée en somme c'est de faire varier la démarche de consommation d'électronique ? Coralie : En effet, l'idée c'est d’acheter les produits qui donne une réelle plus-value sur la qualité de vie, l'obsolescence programmée c'est une solution donnée par rapport à un problème donné dans une époque donnée aujourd'hui cette solution est obsolète donc il faut de nouvelle réponses. Clara : Et connais- tu des noms de designers qui se sont déjà engagés dans le domaine que l'on pourrait connaître ?
  16. 16. 15 Coralie : Donc il existe un studio de design toulousain qui s'appelle A+B designers qui a travaillé à la conception d'un ordinateur simplifié qui est sorti l'an dernier, donc dans la démarche c'est la même idée. C'est un ordinateur qui est fabriqué, je parle là de la coque, uniquement en aquitaine, qui est basé sur les réseaux existants en France et c'est un ordinateur qui est également réparable, mais la démarche et les difficultés sont les mêmes. On lutte contre la complexification excessive, l'idée c'est qu'au lieu du couteau suisse, il vaut mieux un couteau avec des lames interchangeables et donc acheter juste les lames dont on a besoin. Questions public : Question : tout a l'heure vous parliez des problèmes de brevets, vous pourriez nous dire a peu près a combien ça s'évalue la protection des idées ? Coralie :hola, j'en suis jamais arrivé à vouloir déposer un brevet, je ne connais pas les prix exacts, je ne veux pas m'avancer là- dessus, sachant que quand on veut déposer un brevet on doit le déposer dans tous les pays, si je le dépose juste en France, c'est peu utile, l'alternative pour les étudiants, c'est l'enveloppe solo, on envoie les plans et le descriptif a soi- même, en cas de litige, et le cacher de la poste faisant foi, devant un tribunal on ouvre l'enveloppe, mais a 20/25€ l'enveloppe, sachant qu'il faut ouvrir une nouvelle enveloppe à chaque stade pro procès potentiel, ça fait cher, et ce n'est pas viable non plus parce qu’on risque de se retrouver face a des entreprises qui sont très puissantes. Par exemple Ikea a sorti un appareil photo en carton, je ne pense pas qu'il y ai copie, mais je me vois mal attenter un procès a Ikea.... (Les autres sont incompréhensibles, les gens parlent trop bas).
  17. 17. 16  ANALYSE DE L’ENTRETIEN : PARTIE I : La mise en avant du progrès social et écologique de l’objet : Tout d’abord, notre enquêté a pour objectif personnel, en tant que designer d'objets, de solutionner des problèmes soulevés par la crise économique et écologique, d’une part. Et, d’autre part, celui de créer des objets innovants socialement et respectables éthiquement, pour l'humanité et contre les dérives de la société de consommation. En effet, un designer de produit s’intéresse au procédés et la qualité des objets, c’est d’ailleurs ce qu’elle nous explique lors de l’entretient : « Coralie : D'accord, donc, en design de produit, le but c'est d'analyser des usages, le rapport entre l'user et l’objet mais aussi la place des objets dans notre société et les modes de vie. A partir de ça en termes de design on analyse un petit peu ce qui ce fait, et les réponses qu'on peut apporter. ». Alors, Coralie GOURGUECHON, dans le cadre d’un projet de diplôme en Design de Produit sur la thématique « Low-Tech VS Hi-Tech » a développé un produit qui est un appareil photo numérique simplifié. C’est d’ailleurs, ce qu’elle précise lors de l’entretient : « je présente mon appareil numérique simplifié en carton, donc juste le boîtier est en carton, il est simplifié au max, il est composé d'une webcam, d'un processeur, d'une carte qui permet le stockage sur carte SD, d'une batterie d'un bouton ON/OFF et d'un obturateur. Donc l'appareil est entièrement en « do ityourself » ça veut dire qu'on assemble soi- même tous les éléments, éléments électroniques inclus, donc c'est assez accessible, il faut souder ces cartes qui arrivent à plat.». Il faut savoir qu’un appareil photo numérique est un équipement électronique de consommation courante, disposant d'un taux de renouvellement élevé en moyenne 2,4 ans. Lors de cette entretient, l’enquêté nous fait part de ce taux de renouvellement : « Je me suis intéressée plus particulièrement à l'appareil photo numérique, il faut savoir qu'en moyenne ce sont des objets qui ont une durée de vie de 2 ans et demi donc c'est très court. ». C'est également un objet dont l'évolution technique a des fortes répercussions sur le mode d'utilisation. On remarque que le passage de l'argentique au numérique a permis d'augmenter le nombre de prises de vues, ainsi que de pouvoir visualiser directement les photographies. On peut constater que la conséquence de ces évolutions est la recherche de perfection et la scénarisation de la prise de vue. De plus, on
  18. 18. 17 remarque que la photographie grand public est aujourd'hui un vecteur de communication sociale, dépassant son rôle initial «d'objet souvenir». Par ailleurs, les appareils photos numériques «grand public» sont extrêmement complexes et dépassent techniquement les besoins des utilisateurs. Carolie GOURGUECHON souligne ces faits : « mon parti prix ça a été de simplifier cet objet au maximum pour enlever les composants que je jugeais superflus. Donc les appareils photos aujourd'hui ils ont des fonctionnalités qu'on n'utilise pas, ils sont beaucoup trop évolués par rapport à un usage non pro, et les conséquences de ça c'est que les composants électroniques sont tellement miniaturisés qu'on ne peut pas réparer en cas de panne, voilà donc c'était ça l'enjeu de départ et voilà. ». Nous comprenons que par production de cet appareil photo numérique simplifié elle souligne et tente de lutter contre la complexification excessive des appareils photos mais également de lutter contre l’obsolescence programmée, elle précise ce problème : « je me suis retrouvé comme beaucoup de personnes face au problème de l'obsolescence programmée, tout simplement j'ai eu 2 objets qui sont tombés en panne au même moment (…) du coup je me suis demandée ce qu'on pouvait faire en tant que designers pour faciliter la réparation des produits électroniques. ». En effet, Coralie GOURGUECHON s’est intéressée à la durée de vie des appareils électroniques lorsqu’elle fut elle-même confrontée à l'impossibilité de faire réparer ses appareils. Notamment, elle a dû jeter un appareil photo numérique en parfait état de fonctionnement à cause d’un seul un grain de sable bloqué dans le zoom numérique qui empêchait son utilisation et un second objet, un ordinateur portable, a également été rendu inutilisable à cause d'une seule pièce, le jack d'alimentation. Malgré qu’elle est réussi à le faire réparer une première fois, pour un prix équivalent à la moitié d'un ordinateur neuf, d’une part. Et d’autre part, la réparation a duré 3 mois. Nous comprenons, alors, par les deux exemples fournis par notre enquêté lors de l’entretient que les différents obstacles qui se posent à la réparation d’objets complexes sont en autre le prix et la durée de réparation. De ce faite, en s’intéressant à l'obsolescence programmée dans le domaine des équipements électriques et électroniques, nous comprenons qu’elle tente en tant que designer de produit de définir une nouvelle orientation de l'innovation dans ce secteur, en prenant en considération le progrès social et écologique au lieu du progrès technique.
  19. 19. 18 En effet, l'obsolescence programmée est un processus qui s'inscrit dans la société de consommation, selon elle, en intégrant dans la conception des objets des processus permettant de raccourcir leur durée de vie, et d'augmenter ainsi le taux de renouvellement. Les conséquences de ces procédés sont l'augmentation constante de notre rythme de consommation ainsi que de notre production de déchets. Elle souligne ce problème en terme d’écologie : « Donc oui, c'est trouver des solutions a un problème contemporain, qui est un problème actuellement mais qui va l'être encore plus dans les années à venir, vu que notre consommation d'électronique elle augmente graduellement, en permanence, et qu'on n'est pas en mesure encore de recycler, on est capable de recycler les déchets électroniques mais il n'y a pas les infrastructures nécessaires pour le faire ce qui fait que... je n'ai plus les données en tête sur la quantité de tonnes de déchets électroniques produits par an mais c'est assez spectaculaire, et ces déchets on les envoie juste dans des pays en voie de développement, parce que, justement on ne sait pas quoi en faire. ». De ce fait, elle prend parti actuellement face à ce problème écologique en luttant contre la complexification excessive et l’obsolescence programmée des produits actuels par la réduction de volume de déchets électronique (tant que les infrastructures accueillant les déchets électroniques ne sont pas en place) qui passerait, selon notre enquêté, par la simplification et la durabilité de fonctionnement de ses produits. Son objet, « la Craft Camera » qui est l’appareil photo simplifié, s’inscrit bien dans un progrès écologique qui permettrait de réduire l’utilisation de ressource naturel et la pollution dans l’environnement du fait de sa facilitée de réparation et de sa durabilité de fonctionnement. En effet, elle souligne : « on est sur un produit qui est très simplifié par rapport à ce qui se fait sur le marché, (...)cet appareil est conçu pour être réparer et qu'il est conçu pour augmenter sa durée de vie à la base ce qui est un grosse différence avec les appareils sur le marché, donc au final, c'est pas forcément moins concurrentiel. ». Il faut savoir, en 2000, on estime en France que 1,5 millions de tonnes de déchet d'équipement électrique et électronique ont été générés par les entreprises et les ménages. Le taux de croissance annuel de ces déchets est de 3 à 5 %. Plus de 50 % de ces déchets sont issus des ménages (soit 13 kg/an/hab) . Ces déchets ont une empreinte écologique très élevée en raison des importantes quantités de ressources en eau, métaux, et énergies mobilisées par la conception, la fabrication, le transport, l'utilisation et le recyclage
  20. 20. 19 des composants et objets électriques et électroniques. De ce faite, cela est néfaste en termes de ressource naturel pour notre environnement. Par ailleurs, le progrès social permit par la « Craft Camera » repose sur mode de fabrication. En effet, Coralie GOURGUECHON affirme : « puisque les autres spécificités dont je n'ai pas parlé, c'est que cet appareil est open source, open design et open hardware. L'open source c'est donc que le code est ouvert et accessible en ligne donc ça veut dire que le code qui est nécessaire pour le fonctionnement de l'électronique peut être modifié, open hardware c'est le source appliqué à l'électronique, ça veut dire que les plans sont accessibles en ligne et l'open design c'est donc appliqué au plans du design qui sont aussi accessibles en ligne. Ce qui veut dire qu'on peut le produire grâce à de la production assistée par ordinateur par exemple donc un fichier de découpe numérique, le but de l'ouverture c'est qu’en fait ça (elle désigne l'objet) ça constitue une base qui peut être augmentée en fonction des besoins vu que tout et modifiable en fonction des besoins on va pouvoir ajouter des fonctions en fonction des besoins. ». Nous comprenons que cet appareil photo est en mis à disposition en Open Design, Open Source et Open Hardware, ce qui signifie que les plans nécessaires à la fabrication des composants (électronique et coque) ainsi que le code du logiciel sont en ligne et libres d'accès à tous. Cela permet une diffusion du savoir, de connaissances et de savoir-faire dans la société, ce qui constitue un réel progrès étant donné que la plupart des brevets sont protégés. Elle réaffirme cette spécificité de l’appareil photo dans l’entretient : « l'open source ce sont des licences « créative Commons (…) avec différents niveaux d'ouverture celle-ci précise qu'on peut se réapproprier mon travail à condition de citer mon nom et de repartager le travail de la même manière cet a dire que si vous reprenez la base de mon appareil photo pour développer un robot sous-marin qui va photographier les fonds marins par exemple vous pouvez prendre le code, l'électronique, tout ce que j'ai fait, mais par contre il faudra diffuser le travail , les plans et dire que c'est basé sur mon travail. Les créative Commons contrairement aux brevets permettent de faciliter l’innovation. » . Ce mode fabrications permet un partage du savoir et savoir-faire, et peut, en outre, stimuler la production d’objet par les individus de la société car des codes et plans de fabrications sont en accès libre. Ainsi, les individus peut se réapproprié le travail de Coralie GOURGUECHON pour l’améliorer ou apporter une option photographie à un nouvelle objet. De ce fait, cela permet de faciliter l’innovation, selon elle.
  21. 21. 20 Ainsi, en s’intéressant à l'obsolescence programmée et la complexification des objets dans le domaine des équipements électriques et électroniques Coralie GOURGUECHON tente, en tant que designer de produit, de définir une nouvelle orientation de l'innovation dans ce secteur, en prenant en considération le progrès social et écologique au lieu du progrès technique. PARTIE II : La « Craft Camera » : une nouvelle manière de produire et de consommer La place qu’occupe le marketing dans le travail de Coralie GOURGUECHON n’est pas évidente. En effet comme on a pu le voir précédemment, son intérêt tout particulier pour le progrès écologique et social au profit de l’intérêt économique pousse Coralie GOURGUECHON dans une logique de communication et de vente toute spécifique. Et elle le dit elle-même « je n’ai pas vraiment de stratégie marketing » et ajoute « je ne privilégie pas l'approche du mark autour de mes projets ». Quant à la cible auquel l’objet est destinée, elle ne semble pas vouloir pour le moment une expansion à grande échelle de son appareil, du moins pas tout de suite. Par manque de moyen ou par envie, elle décide de consacrer son projet dans un premier temps à un public de connaisseur et « d’avertis » qui ont déjà quelques bases en informatiques et en projets de ce type et qui, elle le pense, seront tout de suite intéressés par sa démarche et par son produit. La communication autour de la « Craft Camera » semble donc assez restreinte mais toutefois présente, ce qui nous rappelle qu’on ne peut pas faire aujourd’hui des produits sans aucune forme de communication. Coralie GOURGUECHON prône cependant une communication plus responsable est basée sur le partage d’information autour d’un « site internet *…+ qui nous permet de communiquer avec des blogs en ligne ou des entreprises ». D’autre part, aussi minime soit-elle, il semble qu’une « stratégie » et un plan marketing se peaufine ici, elle cherche en effet à « faire sa place ». Ainsi elle évalue que la plus grande probabilité pour elle de faire connaitre son projet et son produit consiste dans un premier temps à se faire une place dans le milieu de professionnels, d’amateurs ou de militants comme elle, avant de penser à élargir son projet à un public plus large. En ce sens, on peut
  22. 22. 21 considérer qu’elle utilise une stratégie marketing, mais qui, il est vrai, ne ressemble pas forcément à une stratégie de communication et de marketing ordinaire ou du moins pas une de celle auxquelles nous sommes tous les jours confrontées. La démarche de Coralie GOURGUECHON va au- delà de ce qu’un simple designer voudrait pour son produit. En effet tout le projet de Coralie est construit sur ce qu’elle appelle le « crowdfunding ». Cette démarche est assez innovante car a pour socle le financement de projet par des personnes extérieurs à celui- ci au départ mais qui permet donc l’aboutissement ou l’amélioration du projet. De là elle le dit elle- même « Le but donc de passer par ces systèmes alternatifs, c'est également travailler avec des entreprises qui sont dans cet esprit « open source » et « open hardware », c'est de ne pas être confronté au problème présent dans les grandes entreprises, c'est à dire des contraintes de ventes, et c'est justement ça qui amène à l'obsolescence programmée ». On comprend alors un peu mieux la démarche de cette designer en produit. En effet elle a créée une véritable motivation de travail selon un certain mode de production qui rompt avec toute logique industrielle et c’est bien là le but. Elle souhaite sortir du système habituel qui force les designers d’entreprises a « corrompre » finalement leur produit (et parfois leur réputation) pour en faire des produit à courte durée de vie, avec un mode de production expansif et des volumes de produits abondants, pour faire toujours plus de chiffre et surtout que cela rapporte à l’entreprise, même si cela se fait au détriment finalement de l’acheteur. Alors qu’elle, préfère une démarche plus « honnête » basée sur un mode production restreint mais qui respecte à la fois son travail, son objet, les gens qui participent à la réalisation… mais surtout le consommateur : elle s’inscrit donc dans un véritable parti prix de confiance, de transparence et d’honnêteté. Elle s’adresse aussi pour cette raison « à un public averti ». C’est pourquoi on peut dire que la démarche de notre enquêtée va bien « au delà d'on va dire, la commercialisation de l'objet ». Avec sa « Craft Camera » Coralie GOURGUECHON définit une réelle démarche et solution alternative à tous les modes de production industrielle déjà présents. Elle a vocation à attirer l’attention et dénoncer toutes « les dérives qui existe par rapport aux produits technologiques » qui sont bien connu mais que pourtant personne n’a jamais vraiment affronté ou du moins a fait quelque chose pour freiner ce problème.
  23. 23. 22 On ne peut cependant pas dire Coralie GOURGUECHON s’inscrit dans un contre marketing, bien qu’il soit vrai qu’elle veuille s’inscrire dans un contre marketing comme il est pratiqué aujourd’hui, mais s’inscrit plutôt dans un marketing mesuré, contrôlé, respectueux du produit et des acheteurs surtout. Le marketing revient ici à sa force première qui est de donner un coup de pousse à la commercialisation du produit, c’est un outil de commercialisation mais surtout pas un point d’honneur, une finalité. Et cette démarche semble de plus en plus appréciée par les designers eux- même mais aussi par les consommateurs. Coralie GOURGUECHON spécifie qu’il existe en effet de plus en plus de designers suivant la logique de marketing modéré et surtout luttant contre cet obsolescence programmé qui est un véritable moteur, si non, la caractéristique principale qui intéresse les entreprises dans leur course aux bénéfices et aux profits. Le projet de cette jeune designer est donc déjà une avancée par rapport à cet aspect. Mais ce projet va bien au-delà aussi de la commercialisation d’un objet dans le sens ou à travers son objet elle définit une nouvelle manière de produire et de consommer. Pour que son projet aboutisse vraiment il faut donc partir du fait que les individus ont une réelle envie de modifier leur manière de consommer de l’électronique (c’est ici ce qui nous intéresse) ou bien qu’ils seront peut être amenés à le faire ou a le vouloir dans le futur. C’est un parti prix risqué auquel Coralie GOURGUECHON voudrait se frotter cependant. Le fait que son produit puisse être transformé, amélioré et modifié à loisir représente une caractéristique majeure de sa stratégie marketing (bien qu’elle ne le spécifie pas de la sorte). Encore une fois elle met en avant le coté collaboratif du projet qui pourrait séduire un certain nombre de personnes désirant un appareil qui leur est propre, plus approprié que ceux qu’on trouve sur le marché actuellement et qui sont non transformable, non modifiable. La « Craft Camera » s’adapte donc aussi à la personne auquel elle peut appartenir, ce qui constitue un argument de vente imparable et qui pourrait justifier ou du moins atténuer la contrainte que le prix de la « Craft Camera » représente. En effet, en comparaison des appareils équivalant en termes de prix sur le marché, l’appareil photo de Coralie GOURGUECHON est extrêmement plus simple ou plus dénudé (selon le côté duquel on se place) « en terme de fonctionnalité on est sur un produit qui est très simplifié par rapport à ce qui se fait sur le marché, l'usage en est beaucoup plus limité à prix égal » ce qui peut être une des limites au projet de notre designer. Par ailleurs s’il est plus simple et
  24. 24. 23 contient moins de fonctionnalités, cet appareils à une durée de vie qui est pour le coup beaucoup plus importante qu’un appareil photo classique pour les raisons que nous avons déjà abordées. Et ceci vient contrebalancer la limite de son projet, qui au final rejoint le parti prix de Coralie GOUGUECHON. La démarche se spécifie donc : à prix équivalent, soit on prend un appareil avec un plus large choix de fonctionnalités mais dont la durée de vie est extrêmement limitée, soit on choisit un appareil plus simple mais que nous serons capable de réparer à moindre coût, de transformer et qui aura une durée de vie beaucoup plus longue. Ceci rejoint finalement la transformation des modes de consommation souhaitait par notre designer. En ce sens l’appareil photo de notre enquêtée n’aurait pas à s’inquiété d’une quelconque concurrence et c’est par ailleurs ce qu’elle nous dira « après si on parle de la durée de vie globale, (total controllerownership), *…+ cet appareil est conçu pour être réparer et il est conçu pour augmenter sa durée de vie a la base ce qui est un grosse différence avec différemment. La « Craft Camera » à ici un véritable rôle d’ « objet manifeste » d’une dérive qu’il faut à tout prix limiter. En d’autres termes cette jeune designer de produit nous questionne sur la société de consommation d’aujourd’hui et défend une économie de la fonctionnalité c’est-à-dire une société dans laquelle régnerait une logique d’usage et de service.les appareils sur le marché, donc au final, c'est pas forcément moins concurrentiel. » Cependant, en prenant en compte le contexte actuel, peut- ont considéré les individus d’une société capables ou du moins ayant le désir de changer leur façon de consommer pour des appareils plus respectueux ? La question mérite d’être posée. Pour le moment Coralie GOURGUECHON n’a jamais fait d’étude de marché et ne sait donc pas si son produit est viable en termes de commercialisation. Mais rien n’indique le contraire. Ceci renforce l’idée aussi d’un réel parti prix, d’une réelle volonté pour les consommateurs futurs de la « Craft Camera » d’un mode de vie et de consommer.
  25. 25. 24 Conclusion : En conclusion, nous avons pu présenter notre intervenante son objet, sa conception « marginale » du marketing… Mais nous devons faire attention au fait que, malgré la volonté responsable de cet objet il a y certaines limites qui s’y opposent d’elles-mêmes. Par exemple le prix, tout le monde n’est pas près à payer un appareil photo durable qui a une qualité qui est légèrement moins bonne qu’un appareil photo classique pour un prix plus ou moins équivalent. Mais aussi qu’il existe des solutions alternatives à notre mode de consommation, de production,… le but de notre intervenante n’est pas de changer le monde mais de concevoir une vision différente de celui-ci et notamment une vison « décalée » du marketing.
  26. 26. 25 Annexes :  Source Actu-environnement sur : http://www.actuenvironnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/dechet_d_ equipement_electrique_et_electronique_deee.php4  Photographie : Maquette de construction :
  27. 27. 26 Assemblage des circuits : L’appareil photo construit :
  28. 28. 27  Notre 5ième camarade, Thibault CHAUMONT a participé à la préparation et au déroulement de l’entretien de notre intervenante. Malheureusement, il n’a découvert qu’après qu’il était en régime de contrôle terminal, il ne pourra donc être noté sur le dossier, c’est pour cela que nous n’avons pas cité son nom dans la page de garde. Mais par respect pour son travail et son aide, nous avons décidé de gardé son nom dans la retranscription de l’entretien auquel il a vivement participé.

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