… pour un mode de vie équitable et soutenable
Je voudrais célébrer l’initiative prise par une personnalité importante qui a organisé ce 28
avril 2015 un symposium sur «...
 Comment va le monde ? Notre biosphère, notre
habitat.
 Où va notre système économique ? Quand plus
rien ne va de soi.
...
Notre biosphère… Notre habitat
« Lorsque l'homme aura coupé le dernier
arbre, pollué la dernière goutte d'eau,
tué le dernier animal et pêché le dernier
...
1. En 50 ans, la production mondiale
(à raison de 4%/ an)
a été multipliée par 7
en termes réels (hors inflation)
6
2. La population mondiale augmente
7
1950: 2,5 milliards
2015: 7 milliards
2050: 9 milliards ?
1.Nous ne disposons que d’une seule Terre
aux ressources limitées.
 que nous gaspillons allègrement
 au profit d’une pet...
 La croissance économique exponentielle
mène au dépassement des limites
 des ressources non renouvelables
 et renouvela...
 Neuf frontières à ne pas dépasser :
 1.Touchant à la production alimentaire
 la biodiversité et les éco-systèmes (!),
...
 Deux frontières sont largement transgressées:
 La qualité de l’eau des lacs, rivières et océans :
nous y rejetons trop ...
 Quatre exemples révélateurs
du dépassement des limites
12
1. Pêcher dans des océans poubelles?
 En certains endroits, la quantité de microparticules
de plastique dans l'eau de mer...
 Une pollution concentrée par les courants
dans tous les grands bassins océaniques
14
2. Le massacre des abeilles
 Un tiers de notre nourriture dépend directement des
abeilles.
 Une ruche pollinise 3.000.00...
16
 En Chine, les abeilles (et d’autres insectes) ont
disparu de régions entières.
 Un nouveau petit métier y est né :
l...
 En Californie, même problème, autre solution:
 à chaque saison, des milliards d’abeilles sont
transportées et installée...
3. Une crise sanitaire silencieuse.
 Depuis 1945, 100.000 molécules chimiques
industrielles ont envahi l'environnement et...
Notre espérance de vie augmente, mais…
 Progression du cancer, de l’obésité, du diabète,
de l’asthme,...
 Malformations ...
20
NombredeGtd’équivalentCO2émises/an
4. Les désordres climatiques
Réduire les gaz à effet de serre
pour réduire la hausse...
Quand plus rien ne va de soi
 Quiconque croit qu’une croissance
exponentielle peut durer toujours
dans un monde fini est un fou ou un
économiste.
(Ken...
 XVIII-XIXe siècle
 Pour les économistes classiques, la nature n’a pas de
valeur en soi, elle en acquiert uniquement à t...
 XIXe - début du XXe siècle
 Rupture majeure dans Ia pensée économique.
 Les économistes néoclassiques ne retiennent pl...
25
 XXe siècle
 Une nouvelle énergie, à un prix dérisoire,
alimente la croissance
 1972: « The limits to growth /Halte à la
croissance ? »
« La poursuite de la croissance entraînera une chute
brutale de ...
 Fin des 80’s – début des 90’s:
 L’ONU propose le développement soutenable (durable):
Un mode de développement qui
répon...
 Années 2000’s
 Apparaît le concept de transition écologique.
 De nouveaux rapports au Club de Rome sur les
limites à l...
 De 2009 à 2014...
 Des intellectuels alertent les consciences :
Le compte à rebours a-t-il commencé ? (A. Jacquard)
La ...
 «Les sceptiques affirmèrent:
 1970’s: il n’y a pas de limites effectives.
 1980’s: peut-être y a-t-il des limites, mai...
« Difficile de récupérer après la crise de 2008/2009…
la priorité, c’est la relance
et la lutte contre le chômage, non ? »...
 La croissance à long terme est à la baisse
 malgré l’explosion des crédits privés ET publics
pour stimuler l’économie
3...
La tendance a été semblable
chez les voisins de la France
Croissance plus faible, mais croissance quand même…
33
Vu sur 50...
 On produit toujours plus, avec de moins
en moins de main-d’œuvre.
PIB par actif occupé (France)
34
 Les gains de productivité réalisés
 ne permettent plus de garantir un niveau d’emploi
suffisant,
 MÊME en période de c...
 Conséquence: pour un même montant de
PIB, le nombre d’emplois diminue
36
-
0.50
1.00
1.50
2.00
2.50
1980
1981
1982
1983
...
 Le chômage demeure dès lors persistant
depuis la fin des Trente Glorieuses (1945-1975)
37
0
2
4
6
8
10
12
Taux de chômag...
 Ce qui ne veut pas dire qu’il y a de moins
en moins de gens au travail, que du
contraire !
 Cette hausse est due non pa...
 La croissance des années 45-75 soutenue
par le compromis social d’après-guerre a
joué ce rôle, mais pas la variante néo-...
 La part des salaires dans le PIB régresse
au profit des revenus du capital
 Le fossé entre riches et pauvres s’accentue...
 Y a-t-il encore un lien entre croissance
économique et croissance du bien-être
(dans nos pays) ? …
41
1) Plus les inégalités s’accroissent, plus le bien-être
ressenti par l’ensemble des citoyens diminue, malgré
une hausse du...
43
Ex: aux USA, depuis les années 70, revenus et niveau
de bien-être évoluent en sens inverse !
2) Dans les pays avancés, ...
44
Plusieurs pays nettement moins riches enregistrent
d’excellents niveaux de satisfaction de vie.
3) Dans les pays avancés, l’espérance de vie augmente
beaucoup moins que les revenus
45
Dans plusieurs pays moins riches, ...
 Davantage de croissance augmenterait les
tensions internationales pour accéder aux
ressources limitées,
 générerait un ...
Aucune fatalité ne condamne
l’humanité à détruire son habitat
 Une croissance verte « favorable à l’environnement » ?
 Veiller à de meilleures performances écologiques,
 tout en mai...
Quelques références
Une croissance verte favorable
à l’environnement ?
Veiller à de meilleures
performances écologiques, t...
Se documenter d’abord !
Réfléchir
Proposer
Agir
51
www.consulteam.be
 Face aux destructions et aux défis
(économique, écologique, social et
démocratique) de notre époque,
 le courage citoye...
 La transition écologique (et économique)
n’est pas un problème. C’est une solution.
Elle offre de nouvelles opportunités...
54
 Les valeurs yang (masculines) ont permis de
conquérir notre biosphère.
 Les valeurs yin (féminines) permettront-elle...
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Quelle croissance économique ?! ...Pour un mode de vie équitable et soutenable

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Voici une invitation à un voyage comprenant deux destinations :

1. Notre biosphère, notre habitat. Comment va le monde ?

2. Où va notre système économique? Quand plus rien ne va de soi.

Publié dans : Économie & finance
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  • "Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours dans un monde fini est un fou ou un économiste" (Kenneth Boulding, Economiste anglo-américain, 1910-1993). "Oui, mais..." (A suivre... sur le diaporama)
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  • Equitable, c-à-d… a) b)
    Soutenable, c-à-d…

  • Je vous invite à un voyage comprenant deux destinations principales :

    Notre biosphère, notre habitat.
    Comment va le monde ?
     
    2. Où va notre système économique?
    Quand plus rien ne va de soi.
    --------------------------------------------------------------------------




    3. Quelle vision pour 2050 ? < Très bref >
    Aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat.
     
    4. Pour conclure… Que faire ? < Tout aussi bref >
    J’aborderai la question du courage citoyen.
  • Je vous propose d’abord de méditer sur le proverbe amérindien suivant

    CLICK ICI -> Musique !

  • Dans le même temps, la population s’est accrue (combien aujourd’hui ?), et aussi la structure a complètement évolué…




    -----------------------------------------------

    PIB : la production mondiale

  • 1950 : 2,5 milliards dont +/- 40% dans les « pays développés »
    2014 : 7 milliards dont moins de 20% (17% exactement) dans ces mêmes pays.

    La part des pays riches s’est réduite de plus de la moitié, et la tendance se poursuit…

    L’évolution de la population bruxelloise, plus en plus multiculturelle, est tout simplement révélatrice de l’évolution du monde…
    Nous ne vivons pas sur une île….

    Cette croissance économique et démographique a fait que depuis les années '70, la demande annuelle de l'humanité a dépassé ce que la Terre peut renouveler chaque année. Au niveau mondial, nous épuisons 1,6 planète / an… Si tous les citoyens du monde vivaient comme les Belges, l'humanité aurait besoin de 4,3 planètes pour subvenir à ses besoins.

    Ce qui nous fait parfois dire que nous vivons à crédit. En fait, c’est tout à fait faux. Un emprunt suppose le remboursement du capital à l’échéance. S’agissant des ressources de la planète, il s’agit d’un vol qualifié au détriment des générations suivantes…

    Prenons une autre image. Nous sommes les locataires de la Terre. Un locataire, lorsqu’il occasionne des dégâts à son habitat, est tenu de payer la remise en état.
    Nous sommes de très mauvais locataires…

    Cela nous amène à faire deux constats: …









  • ------------------------------------------------------------------------------------------
    L'empreinte écologique est la surface estimée de la terre dont une personne ou un groupe de personnes a besoin pour produire ce qui est consommé et absorber ce qui est jeté. Elle est calculée en hectares. Au rythme actuel certains écosystèmes risquent de s'effondrer avant même que la ressource ait complètement disparu.


    Les 6 composants de l'empreinte écologique sont

    Le carbone
    Il représente la quantité de terres forestières qui pourraient séquestrer les émissions de CO2 provenant de la combustion de combustibles fossiles, à l'exclusion de la fraction absorbée par les océans. C'est la composante la plus importante de l'empreinte écologique (55%).
    Les terres cultivées
    Les terres utilisées pour cultiver les plantes pour la nourriture et les fibres pour la consommation humaine ainsi que pour l'alimentation animale, les cultures oléagineuses et le caoutchouc.
    Les pâturages
    Les terres utilisées pour élever du bétail pour la production de viande, de produits laitiers, de peaux et de laine.
    Les forêts
    La quantité de forêts nécessaire pour fournir les produits issus de l'industrie du bois, la pulpe et le bois de chauffe
    Les terrains bâtis
    Les terres couvertes par l'infrastructure humaine, y compris le transport, le logement, les structures industrielles et les réservoirs pour l'énergie hydraulique.
    Les zones de pêche
    Elles sont calculées à partir de la production primaire estimée nécessaire pour fournir les poissons et fruits de mer pêchés, sur base de données sur les captures pour les espèces marines et d'eau douce.



  • Comment bien vivre, comment survivre à ce que nous appelons le progrès ?
  • Sur notre planète bleue, il y a neuf frontières à ne pas dépasser: ….

    On parle tjs du climat… ce n’est qu’un élément parmi d’autres, relativement récent !




    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    - Johan Rockström is executive director of the Stockholm Resilience Centre, and teaches natural resource management at Stockholm University

    L’azote - LES ENJEUX

    Plus grand réservoir d'azote = N 2 de l'atmosphère 78%. Inutilisable directement par la plupart des végétaux.
    Le cycle de l'azote est un processus naturel au cours duquel l'azote de l'atmosphère est incorporé dans la matière organique des végétaux et des
    animaux, puis retourne dans l'atmosphère. (http://www.ecofog.gf/IMG/pdf/cours10.pdf)

    L’azote, un des quatre éléments chimiques principaux constitutifs de la matière vivante, est une
    matière première indispensable à l'activité agricole (fertilisation, alimentation animale...).

    De par son coût et l'objectif de production qui lui est lié, la gestion de l'azote en agriculture est un enjeu économique de
    premier ordre. Toutefois sous ses formes réactives (ammonium, nitrates, nitrites, ammoniac, ,...) et dans
    certaines conditions, l’azote peut être source de pollution. Ces fuites peuvent intervenir à différentes
    étapes du cycle de l'azote et vers des milieux différents : air, sol et eau.

    Les émissions d’azote vers les eaux sous forme de nitrates, qui proviennent essentiellement de
    l’agriculture et dans une moindre mesure des eaux usées domestiques et industrielles constituent, dans
    le contexte des objectifs de restauration de la qualité des eaux européennes fixées par la directive cadre
    sur l'eau, un enjeu d'actualité important. Des concentrations excessives en nitrates dans l'eau d'une part
    la rendent impropre à la consommation, et d'autre part peuvent induire des problèmes d’eutrophisation
    (prolifération de végétaux liée à l’excès de nutriments), notamment dans les eaux littorales situées en
    aval, et donc menacer l’équilibre biologique des milieux aquatiques. (http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Document_nitrates_V_internet_2_cle0a627a.pdf)

    Le diazote est le plus abondant des gaz atmosphériques (l'air contient 78% de ce gaz). L'azote est essentiel au fonctionnement des êtres vivants. Il sert notamment à fabriquer des protéines et à produire les bases azotées présentes dans l'ADN. Il ne peut toutefois pas être assimilé directement sous cette forme par la majorité des vivants. Ce sont des bactéries qui transforment l'azote de l'atmosphère en une forme assimilable par les autres organismes vivants. C'est grâce à son cycle biogéochimique que l'azote peut passer d'une forme à une autre.

    Parmi les facteurs naturels qui peuvent modifier le cycle de l’azote, on retrouve, entre autres, la température, le taux d’humidité et le pH. Cependant, avec les explications données ci-dessus, on comprendra que l’activité humaine est malheureusement le facteur qui a le plus d’impact sur la modification du cycle de l’azote. Les engrais que l’on étend sont riches en ammoniac (NH3), en ammonium (NH4+) et en nitrates (NO3-). Par le lessivage, ce surplus de composés azotés se retrouve dans les cours d’eau. L’utilisation des combustibles fossiles dans les moteurs et les centrales thermiques transforment l’azote en oxyde d’azote. La dénitrification est alors augmentée. Or, la dénitrification émet aussi dans l’atmosphère une faible quantité d’oxyde d’azote (N2O). L’oxyde d’azote est un gaz à effet de serre qui contribue à détruire la couche d’ozone dans la stratosphère. Il faut savoir qu’une molécule de N2O est 200 fois plus efficace qu’une molécule de CO2 pour créer un effet de serre. (http://bv.alloprof.qc.ca/s1336.aspx)




  • Les phosphates: Où en retrouve-t-on ?
    Dans les engrais (qui finalement polluent les eaux de surface) et dans certains savons (donc dans les eaux usées , les nôtres et celles des industries),




    -------------------------------------------------------------------------------------------------------


    - Le phosphore

    Le phosphore est un élément essentiel à la vie puisqu'il sert, notamment, de matériau de base à l'ADN, aux dents, aux os et aux coquilles. L'essentiel du phosphore provient de l'érosion des roches sédimentaires qui en libère de petites quantités, sous la forme dissoute de phosphates directement assimilables par les végétaux.

    Le cycle naturel du phosphore est déstabilisé par les activités humaines, principalement en raison d'apports supplémentaires en phosphore. Les activités humaines telles que l'épandage de grandes quantités d'engrais riches en phosphates sur les terres agricoles, le rejet de résidus de savons phosphatés dans les eaux usées des résidences et des industries entraînent un déséquilibre dans le cycle biogéochimique du phosphore. Un excès de phosphore dans les rivières, les lacs et les eaux marines côtières accélère la croissance des algues, ce qui favorise le processus d'eutrophisation des milieux aquatiques. ( http://bv.alloprof.qc.ca/s1337.aspx)

    Les plus grands utilisateurs de phosphates, la Chine et les États-Unis, auront épuisé leurs propres réserves dans 50 à 60 ans, et d’ici la fin du siècle prochain, près de 90% de toutes les réserves de phosphates, qui sont importantes pour la production des aliments, seront contrôlées par un seul pays : le Maroc [4]. (http://www.isias.lautre.net/spip.php?article374)

    Cette industrie des engrais phosphatés soulève également des questions plus épineuses d’ordre socioéconomique (quid de l’accessibilité aux petits agriculteurs des pays en voie de développement) et géopolitique: les gisements de roches phosphatées sont actuellement détenus par une poignée d’Etats (principalement Maroc, Chine et Etats-Unis). L’Europe occidentale et l’Inde, pour ne citer qu’elles, sont entièrement dépendantes des importations. Des inégalités qui pourraient avoir de graves conséquences sur la sécurité alimentaire mondiale de demain. (http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2014/02/19/penurie-phosphore-bombe-retardement)









  • Bisphénol A: Le BPA est un composé chimique utilisé dans la fabrication de matériaux plastiques polycarbonates en contact avec des aliments, tels que des articles de vaisselle réutilisable en plastique ou des revêtements de boîtes de conserve ou de cannettes (principalement en couche de protection). Le BPA est aussi communément employé dans le papier thermique habituellement utilisé pour les tickets de caisse (http://www.efsa.europa.eu/de/corporate/doc/factsheetbpa150121-fr.pdf).

    Comme de nombreux pays européens, la France a mis en place des mesures de restrictions de l’usage du bisphénol A. Depuis janvier 2015, ce composé chimique est interdit dans toutes boîtes ou bouteilles à usage alimentaire. Mais une décision étonnamment rassurante de l’agence européenne pour la sécurité des aliments pourrait peut-être remettre en cause cette législation. (http://www.doctissimo.fr/html/grossesse/bebe/nourrir/bisphenol-a.htm).

    Phtalates: Les phtalates sont couramment utilisés comme plastifiants des matières plastiques (en particulier du PVC, pour former par exemple des plastisols) pour les rendre souples.
    La toxicité du phtalate, comme celle du bisphénol A, dépend principalement de sa capacité à migrer du plastique dans le corps humain. Autrement dit, tout plastique est toxique du fait qu'il contient des phtalates (cf. article PET). Le risque, qui porte de façon plus certaine sur la reproduction humaine, varie selon la masse corporelle, l'âge (surtout pour les fonctions de reproduction), la durée d'exposition, la nature du plastique, l'altération subie par le matériau et, bien sûr, la nature du phtalate. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Phtalate),


    PCB : PCB (des huiles, comme celles que l’on trouve dans les transformateurs). En cas de surchauffe, les PCB se transforment en dioxine libérée dans l’air. Ils ont été remplacés par des huiles siliconées qui, lorsqu’elles brûlent, présentent l’inconvénient de former de la silice (sous forme de SiO2), alors présente dans l’air.

    « En 1999, on a trouvé des concentrations élevées en dioxines dans des volailles et des œufs en Belgique. Par la suite, des produits alimentaires à base d'animaux et contaminés par des dioxines (volailles, œufs, porcs) ont été détectés dans plusieurs pays. L'origine en était des aliments pour animaux contaminés par de l'huile industrielle usagée contenant des PCB et éliminée illégalement. » Source : Un site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/

    DDT: insecticide



  • Des zones de concentration dans quasiment tous les océans, seuls les océans arctiques et antarctiques sont épargnés

    Dans le pacifique N, la zone polluée est gigantesque. Vous avez une idée ? … Elle correspond à 5 fois la France…
  • + les oiseaux…
  • un nombre croissant d'entre elles  se révèlent être des perturbateurs...


  • A titre d’exemple, un rapport paru en juin 2014 estime que réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens permettrait de réaliser 31 milliards d’économies annuelles en soins de santé au sein de l’Union européenne. (Rapport coordonné par l’ONG européenne Health and Environment Alliance),
  • Des opportunités ? Construction, agriculture, transports, R & D,…

    Voir : https://www.youtube.com/watch?v=o84kQCSpFjw&feature=youtu.be

    Ou : <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/o84kQCSpFjw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


    Réduire la hausse moyenne de la température est possible en produisant moins de gaz à effets de serre
    à condition de modifier significativement nos modes de production et de consommation,

    Cela n’aurait qu’un très léger effet négatif sur la croissance (0,06 %/an, selon le GIEC)
    et procurerait nombre d’avantages complémentaires en termes de:
    qualité de l’air, santé,
    sécurité des approvisionnements en énergie
    création d’emplois nouveaux

    .






    -----------------------------
    Pour éviter que le réchauffement ne prenne des proportions catastrophiques, les émissions de gaz à effet de serre ne doivent pas dépasser 44 gigatonnes (Gt) d'équivalent CO2 en 2020. Or elles atteignent dejà 50 Gt et ne cessent de s'accroître.


    (Giga = 109)

  • Nous venons d’aborder des questions d’environnement.
    L’environnement ce n’est pas que les petits oiseaux, les jolies fleurs et les tigres en voix de disparition.
    Il y va de notre habitat, de notre santé, et donc de notre bien-être, votre bien-être (de celui de vos enfants et petits-enfants).

    Mais me direz-vous, le bien-être… N’est-ce pas surtout une question de prospérité économique ? L’économie ne doit-elle pas tout régler ?
    Hélas, si nous vivons une crise écologique, l’économie est aussi mise à l’épreuve.

    Parler de crise économique est un euphémisme. Une crise économique est par définition un phénomène conjoncturel et donc passager. Or, c’est l’ensemble de notre système économique et financier, et donc nos modes de production et de consommation, qui sont mis en question, et pas seulement depuis la crise de 2008, et pas seulement de manière passagère.

    Cela nous conduit à cette 2de partie, intitulée…

    < Stop > Q / R
  • A ce stade, je vous propose une deuxième méditation

    ClLICK SUR SLIDE PRECEDENT ->Musique !

  • Grande-Bretagne : Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus.
    France : Jean-Baptiste Say,

  • Plus de 100 ans se sont écoulés, cette croyance est encore aujourd’hui celle exprimée par les tenants de la Pensée dominante

    Cette croyance, tout comme la croissance, elle a été confortée par une nouvelle source d’énergie, quasi gratuite pendant un siècle.
    -> Laquelle ?




    -----------------------------------------------------------------

    Le français Léon Walras, l’Italien Vilfredo Pareto, l’anglais Stanley Jevons et l’autrichien Carl Menger.

  • Pendant 70 ans, de 1880 à 1950, le prix du baril de pétrole brut a oscillé entre 1,2 et 1,7 dollar…. (ex du prix du pain: 2,2 € / 40 cents / 1 cent )
    Durant les 20 ans qui ont suivi, de 1950 à 1970, période de forte hausse de la consommation, il a stagné à 1,8 dollar.
    Dix ans plus tard, il se négociait à 32 dollars... On connaît la suite… La hausse rapide de son prix a déstabilisé le système économique à partir de la moitié des années 70.

  • Ce mythe de la croissance illimitée, cela fait plus de 40 ans qu’il est remis en question: …

    Bien avant que l’on ne parle du climat…


  • Deux français, un anglais, un américain et… bcp d’autres…

    Autant de lectures que je vous conseille…

    Face à ce courant qui, depuis 40 ans, sous diverses déclinaisons (scientifiques, écologiques, économiques, philosophiques) remet en question le mythe de la croissance économique infinie, les réactions furent multiples et variées…
  • 1) J’entends des voix qui me disent… « Un peu trop utopiste, tout cela ! Soyons réalistes ! »
    la priorité, c’est la relance et la lutte contre le chômage, non ? »

    2) LA CROISSANCE ! Tous les responsables politiques, de gauche ou de droite, l’invoquent, l’espèrent, la promettent…

    pour 1. Lutter contre le chômage 2. Réduire les inégalités 3. Accroître le bien-être - Parlons-en…
  • Une illusion
  • … années 80 : un peu plus de 2%
    … années 90 et 2000 : un peu moins de 2%

    Croissance plus faible, mais croissance quand même…
  • Mais…

    Nombre de tâches manuelles ont été, sont (et seront de plus en plus) effectuées par des robots,
    Et… bcp de tâches intellectuelles seront de plus en plus réalisées par des logiciels.






    Apple - Steve Job
  • La productivité, c-à-d le niveau de production par personne et par an
  • Taux d’actifs = le % de la population qui exerce un emploi rémunéré

    Donc:
    La course à la productivité de la main d’œuvre réduit le marché de l’emploi
    Pour compenser, on a tendance à compter sur la croissance pour résorber le chômage, mais nous avons vu que cela ne marche pas

    Ceci dit, vous pourriez me dire… Tout cela est peut-être vrai, mais,,,
  • Que ce soit aux USA ou en Europe, depuis les années 80, les bénéfices engendrés par la hausse de la productivité de la main d’œuvre profitent surtout aux actionnaires et aux grands dirigeants et bcp moins aux travailleurs, qu’on licencie ou dont on limite les salaires,

    Henri Ford (avant la IIème Guerre mondiale) gagnait 40 fois le salaire LE PLUS BAS de son entreprise= 40 ans… en un an.

    Les directeurs généraux des entreprises faisant partie de l'indice FTSE-100 des principales valeurs de la Bourse de Londres ont ainsi été payés en moyenne 4,964 millions de livres (6,98 millions d'euros) l'an dernier, contre 4,923 millions de livres en 2013 et 4,123 millions en 2010.
    Cela représentait 183 fois la paie moyenne d'un employé à plein temps au Royaume-Uni. Les patrons gagnaient 182 fois plus en 2013 et 160 fois plus en 2010, selon l'étude du High Pay Center. (Source: Belga via Trends Tendance, 17/08/15)

    Les dirigeants des grandes multinationales gagnent aujourd’hui… Combien ?... jusqu’à 450 fois le salaire MOYEN de leur entreprise = jusqu’à 450 ans… en un an.


    --------------------------------------------------------------

    L’article original parle bien (tout comme vous) de “percentage point change” :
    Source:: http://personal.lse.ac.uk/manning/work/ExplainingJobPolarization.pdf
     
    L’évolution de l’“employment share “  (sur base des échantillons choisis) entre 1993 et 2010 en Belgique est donc la suivante:
    Dans le PIB,,, et donc dans l’ensemble du revenu national 


    4 Lowest paying occupation: 17.49% + 3% = 20.49%
    8 High: 34.01% + 9.08% = 43.09%
    9 Middle: 48.5% -12.07% = 36.43%
     
    (Total 1993 = 100, et total 2010 = 100)
     
    Dès lors, la comparaison donne :
     
    Low: 20.49/17.49 => volume d’emplois à bas salaires (en nombre d’heures) est en hausse = + 17%  en 17 ans (+ 0.9 % / an)
    High: 43.09/34.01 => volume d’emplois à haut salaires est en hausse = + 27% (+1.4 % / an)
    … tandis que
    Middle: 36.43/48.5 => volume d’emplois à salaires moyens est en baisse = -25% (-1.7 % /an)

  • Alors que la croissance économique s’est accompagnée, dans le passé, d’une forte progression de la qualité de vie : meilleure éducation, moins de pauvreté, moins de délits, plus de cohésion sociale, ce n’est plus du tout aussi évident pour les pays avancés.

    Une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) ne se traduit pas nécessairement par une hausse du niveau de bien-être ressenti par les populations.

    -------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Ce paradoxe a été mis en évidence, en 1974, par Richard Easterlin,
    professeur d’économie à l’Université de Californie du Sud, qui lui a donné son nom : « Paradoxe d’Easterlin ».

    En fait, les études montrent qu’au-delà d’un certain seuil de revenus – 11 500 Euros par an, soit la
    moitié du PIB par habitant de la France - l’augmentation de la richesse d’un pays s’accompagne d’un
    accroissement de plus en plus faible de la satisfaction de la population.

    En France, entre 1973 et 2005, alors que le PIB par habitant a progressé de 75%, le bien être subjectif a stagné autour de 6,6 sur 10.

    Cela prouve qu’on peut atteindre les mêmes résultats dans tous ces domaines avec nettement moins de richesse matérielle.


  • Certains pays, comme le Chili ou le Costa Rica, dont le PIB par habitant est de deux à quatre fois inférieur à celui des Etats-Unis, ont pratiquement la même espérance de vie.

    Mais il n’y a pas que la question du bien-être…
    En dehors de la question du bien-être… Il faut tenir compte de ceci (page suivante)





    -------------------------------------------------------
    On constate le même découplage pour l’espérance de vie : alors que la croissance économique s’est
    accompagnée, dans le passé, d’une progression de l’espérance de vie, celle-ci n’est plus corrélée au
    PIB au-delà d’un seuil de 14 000 Euros/an.
  • Je le répète: le climat n’est qu’un élément parmi d’autres.

    Oui,… mais que faire ?!...






  • Oui, mais que faire ? Et d’abord, quelle vision pour 2050 ?

    Une chose est sûre: aucune….


    CLICK -> : musique (et click dans l’écran)

  • Un chose est sûre, si chacune de ces visions comporte des éléments tout à fait intéressants, et même parfois complémentaires, il n’empêche qu’elles impliquent chacune des modes de production et de consommation radicalement différents.
      
    Une croissance verte favorable à l’environnement ?
     
    Veiller à de meilleures performances écologiques, tout en maintenant notre modèle de croissance.
     
    Cf. les économistes environnementaux.
     
    Références clés : modernisation écologique (fin des 80’s), courbe environnementale de Kuznets (90’s), écologie industrielle « sophistiquée » (90’s)et Green new deals (2008).

    Une croissance durable ?
     
    Adapter notre modèle économique, en le rendant équitable (socialement) et soutenable (écologiquement).
     
    = polluer moins pour polluer plus longtemps
    L’objectif affiché des pays de l’OCDE (avec des variantes...), et donc de l’Union européenne, pour éviter toute rupture.
     
    Références clés : Rapport Brundtland (ONU, 1987), politiques de découplage (90’s), politiques de développement durable (1992), gestion de la transition (2004), Wuppertal Institute for Climate (pour un « futur soutenable »), l’écologie industrielle (niveau technologique moyen) (90’s)

    Une économie globalement stationnaire ?
     
    Changer de paradigme pour réduire notre empreinte écologique.
    Cf. les économistes écologiques.
     
    Références clés : ‘’The limits to growth’’ (1972 et 2005), simplicité volontaire (70’s), steady-state economics (70’s-80’s), mouvement de la décroissance (2000), « Prosperity without growth » (2009), « 2052: A Global Forecast for the Next Forty Years" (Rapport au Club de Rome, 2012), les « Amis de la terre » (pour une « société soutenable » – question environnement – et socialement juste). Economie circulaire (technologie simple) (90’s)
     
     Autre grille:

    Le néolibéralisme: pour la croissance, point à la ligne,
    Le capitalisme vert: pour une croissance verte
    Le socialisme: pour la croissance et la lutte contre les inégalités
    L’écologie politique: pour un développement durable ou un état stationnaire et la lutte contre les inégalités 


    A propos de l’option « Changer de paradigme pour réduire notre empreinte écologique » :
     
    « En réaction au capitalisme sauvage du XIXème siècle sont nés les courants socialistes et communistes. Depuis la chute du Mur de Berlin, le capitalisme est redevenu seul maître du jeu. Face à ses excès, les systèmes actuels, qu’ils soient néo-libéraux pur jus (USA, GB), capitalistes teintés de socialisme (Europe), voire communistes teintés de néo-libéralisme (CHINE) vont-ils s’adapter sans installer une véritable mutation ? Ou bien, du bouillonnement actuel d’idées et d’expériences – et sous la pression des événements – un nouveau modèle de société naîtra-t-il ? Les intervenants d’un débat (12/2012) sur RTL (http://www.roosevelt2012.be/site/index.php ) penchent plutôt pour une rupture vers un nouveau modèle. Reste à voir qui va le porter : quelles couches de la population et quels leaders visionnaires... » < Extrait de notre description de projet. >
     
    S’agit-il d’une vision européo-centrée ? Jean-Claude C. attire notre attention : « Aux USA, en Inde, en Chine, au Brésil, en Afrique,... les enjeux de la croissance (et la question climatique) se posent différemment. Depuis le premier Rapport au Club de Rome (1972), le contexte mondial a évolué. » 
    La vision dite « du Club de Rome » n’en est qu’une parmi trois autres. Et nous devons bien sûr les approfondir et les mettre toutes trois en débat. Par ailleurs, cette vision dite « du Club de Rome » n’est pas restée figée à son stade des 70’s : voir les références, datant entre autres de 2005, 2009, 2012, dans le tableau ci-dessus. Sans parler des conclusions du GIEC qui apportent de l’eau à son moulin et du rapport 2013 du Word Economic Forum de Davos (tout sauf un repère d’excités écologistes) sur l’évaluation des risques au cours des DIX prochaines années par MILLE experts des cinq continents. (Voir note de lecture « La croissance à tout va remise en question », point 1.4.)


  • Se documenter ? Les infos sont partout ! Il suffit d’aller à leur rencontre…

    Agir ? Il y a plein d’initiatives dans tous les domaines, pour tous les âges ! Il suffit d’aller à leur rencontre…

    Mais encore…
  • Un monde décline pendant qu'un autre émerge sous nos yeux. Nous vivons une période de transition,
    Guidés par le passé, et la peur de perdre, allons-nous nous contenter de réaménager le monde ?
    Ou... Guidés par le futur, tenterons-nous d'y contribuer avec notre intelligence, notre courage, notre enthousiasme et notre imagination ?

  • Face aux destructions et aux défis de notre époque,
    - certains sont complétement sourds, aveugles et inconscients,
    - d’autres s’assomment à coup de neuroleptiques ou d’autres drogues, voire mettent tous leurs espoirs dans un au-delà prometteur…
    - d’autres sont dans le déni (« Ce n’est pas si grave qu’on le dit, la technologie va nous sauver, la croissance salvatrice peut revenir si les ‘bonnes décisions’ sont prises »…)
    - certains sont conscients des défis mais semblent fatalistes ou tétanisés : « Que peut-on y faire ?! »
    - certains (mandataires politiques) perçoivent qu’il faut mettre en action des changement radicaux, mais craignent les réactions de leur électorat (nous, les citoyens, devons les pousser pour les aider à aller de l’avant)
    - d’autres entendent jouer les éclaireurs en imaginant des alternatives,
    - d’autres, enfin, se lancent dans l’action, sur la voie des innovations, technologiques ou sociales.
     
    Le moment du courage est  celui du passage de l’idée à l’action, plus précisément,
    - après le passage de la compréhension du passé et du présent à la vision du futur,
    le courage citoyen est le moment du passage de la vision à  l’action pour construire l’avenir.
     
    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------






    Le raisonnement seul ne suffit pas :
    le déclic qui fait la différence est la pulsion générée par une émotion qui permet de vaincre les résistances (la peur, la paresse).
     
    S’agissant du courage citoyen, les questions clés sont dès lors les suivantes :
    1° Que se passe-t-il ?
    2° Vers quoi pourrions-nous aller ? 3° Quelles actions pourraient nous permettre d’avancer ?
    4° Quelles sont les résistances ?
    5° Quelles sont les émotions motrices potentielles ?
     
    Ce midi, je me suis concentré sur la première question, tout en esquissant rapidement le second point, en fin d’exposé, sur lequel je reviendrai volontiers une autre fois.
  • Ma conviction:…

    La transition écologique et économique offre de nouvelles opportunités pour transformer les contraintes de notre planète en opportunités sociales et économiques
    et en qualité de vie pour tous.

    L’utopie, ce n’est pas vouloir changer de mode de production et de consommation, l’utopie, c’est de croire que la croissance économique peut durer toujours dans un monde fini.

    En d’autres termes: les réalistes comprennent et acceptent qu’une croissance exponentielle ne peut pas durer toujours dans un monde fini. Ils s’efforcent de marcher en avant vers l’avenir. Ceux qui veulent s’accrocher au passé et refusent de changer de mode de production et de consommation sont dans l’illusion. Ils marchent vers l’avenir à reculons.

  • Yin/ Yang

    Côté yang : besoin d’action et de visibilité ; extériorité, production, structure, organisation, énergie, élan, expansion, quantité, mouvement, changement, compétition, maîtrise, conquête, domination, travail ; masculin.
    L'hémisphère gauche du cerveau : la logique, l'autorité, l'activité linéaire.
    Le symbole : le feu, la lumière.

    Côté yin : besoin d’intériorité, de temps, de calme ; profondeur, qualité, disponibilité, gratuité, écoute, patience, douceur, sensibilité, respect (des autres et de l’environnement) ; coopération, répartition ; féminité.
    L'hémisphère droit du cerveau : l'artistique, le mystique, la réceptivité, l'intuition.
    Le symbole : l’eau.
    --------------------------------------------------------
    - Notre société est en déséquilibre parce que fondée sur un déséquilibre entre les valeurs yin et yang. Certaines qualités yin attirent moins de reconnaissance car perçues comme à faible valeur ajoutée dans un monde de performances aux repères quantitatifs et jugées comme peu utiles pour affronter la dureté du monde professionnel.

    < + rapport Davos >

  • STOP

    Q/R
  • Quelle croissance économique ?! ...Pour un mode de vie équitable et soutenable

    1. 1. … pour un mode de vie équitable et soutenable
    2. 2. Je voudrais célébrer l’initiative prise par une personnalité importante qui a organisé ce 28 avril 2015 un symposium sur « les dimensions morales du changement climatique et du développement durable », réunissant une soixantaine de scientifiques et de représentants des principales religions, en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon. Il s’agit d’une initiative du Pape François, suivie par la première encyclique papale jamais consacrée à la question environnementale. il y souligne notamment le lien entre d’une part la protection de l’environnement, et d’autre part la justice sociale, car l’écologie est aussi affaire de justice, vis-à-vis des générations à venir, et vis-à-vis des peuples du sud les plus pauvres, les premiers menacés par les conséquences du dérèglement climatique. Réaction vue sur un site catholique de droite (Réinformation.tv): « (…) aucune donnée scientifique sérieuse ne permet de prouver l’existence de ce réchauffement climatique. » « Ce qui apparaît comme un militantisme pontifical contre le réchauffement est d’autant plus étonnant, ou imprudent, que cette accusation contre l’Homme en fait un prédateur de la nature, alors que celle-ci a été confiée à sa « domination » – qui doit évidemment s’exercer selon les règles de la prudence. » J’ai répondu,,, J’ai la faiblesse de croire que cette position philosophique date d’un autre âge. Nier que l’homme soit un prédateur de la nature c’est nier l’évidence. Quant aux indispensables règles de prudence… Là, vous avez raison... Elles sont au centre de plusieurs débats… Qu’il s’agisse - de l’épuisement des ressources, - de la dégradation de l’environnement, - ou encore du climat, …………….TOUT EST LIÉ. 2
    3. 3.  Comment va le monde ? Notre biosphère, notre habitat.  Où va notre système économique ? Quand plus rien ne va de soi.  Quelles visions pour l’avenir ? Que faire ? 3
    4. 4. Notre biosphère… Notre habitat
    5. 5. « Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il réalisera que l'argent n'est pas comestible.» (Proverbe amérindien) 5
    6. 6. 1. En 50 ans, la production mondiale (à raison de 4%/ an) a été multipliée par 7 en termes réels (hors inflation) 6
    7. 7. 2. La population mondiale augmente 7 1950: 2,5 milliards 2015: 7 milliards 2050: 9 milliards ?
    8. 8. 1.Nous ne disposons que d’une seule Terre aux ressources limitées.  que nous gaspillons allègrement  au profit d’une petite partie de l’humanité  et sans penser aux générations suivantes. 2. Et nous servons de modèle aux pays du Sud  qui veulent nous imiter chez eux  ou immigrer chez nous. 8
    9. 9.  La croissance économique exponentielle mène au dépassement des limites  des ressources non renouvelables  et renouvelables (ex: certains poissons)  Jusqu’où ne pas aller trop loin dans l’épuisement des ressources et en termes de pollution ? 9
    10. 10.  Neuf frontières à ne pas dépasser :  1.Touchant à la production alimentaire  la biodiversité et les éco-systèmes (!),  le cycle de l’azote et du phosphore (!)  l’occupation des sols  la consommation d’eau douce  2. En lien avec la production d’énergie :  le changement climatique (!)  l’acidité des océans (!)  3. Importantes pour la santé humaine  la couche d’ozone,  la pollution chimique  la pollution atmosphérique aux aérosols 10
    11. 11.  Deux frontières sont largement transgressées:  La qualité de l’eau des lacs, rivières et océans : nous y rejetons trop de phosphates (une ressource non renouvelable) et de nitrates.  La perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes  Deux autres sont très critiques:  L’occupation des sols (trop de déforestations)  Le climat : trop de gaz à effets de serre (16 M de réfugiés climatiques en 2011, 32 M en 2012).  Un autre domaine est assez critique :  L’acidité des océans augmente à cause du CO2. 11
    12. 12.  Quatre exemples révélateurs du dépassement des limites 12
    13. 13. 1. Pêcher dans des océans poubelles?  En certains endroits, la quantité de microparticules de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à 10 fois supérieure à celle du plancton.  Toute la chaîne alimentaire est affectée.  Ces grains de plastique fixent des polluants organiques persistants (Bisphénol A, phtalates, DDT et PCB) qui se retrouvent à des concentrations jusqu'à un million de fois supérieures aux normes ! 13
    14. 14.  Une pollution concentrée par les courants dans tous les grands bassins océaniques 14
    15. 15. 2. Le massacre des abeilles  Un tiers de notre nourriture dépend directement des abeilles.  Une ruche pollinise 3.000.000 de fleurs/jour.  Depuis plusieurs années, des milliards d’abeilles disparaissent.  Une des raisons: les pesticides. 15
    16. 16. 16  En Chine, les abeilles (et d’autres insectes) ont disparu de régions entières.  Un nouveau petit métier y est né : le pollinisateur.  Un homme pollinise 30 poiriers/jour.
    17. 17.  En Californie, même problème, autre solution:  à chaque saison, des milliards d’abeilles sont transportées et installées sur 350 000 ha d’amandiers  des cultures ensuite traitées aux pesticides les abeilles, intoxiquées, s’affaiblissent et contractent des maladies... traitées aux antibiotiques. 17
    18. 18. 3. Une crise sanitaire silencieuse.  Depuis 1945, 100.000 molécules chimiques industrielles ont envahi l'environnement et notre alimentation  Dans le viseur des scientifiques : les perturbateurs endocriniens, présents  dans l’environnement : textiles, cosmétiques, emballages alimentaires, téflon, additifs plastifiants, vernis interne des conserves, pesticides,...  mais aussi dans le corps humain : urines, sang, cordon ombilical, lait maternel. 18
    19. 19. Notre espérance de vie augmente, mais…  Progression du cancer, de l’obésité, du diabète, de l’asthme,...  Malformations génitales, chute du taux de spermatozoïdes,…  Développement de troubles neuro- comportementaux (autisme, hyperactivité),...  Maladies nouvelles (hypersensibilité chimique, fibromyalgie),...  Une épidémie mondiale selon l’OMS 19
    20. 20. 20 NombredeGtd’équivalentCO2émises/an 4. Les désordres climatiques Réduire les gaz à effet de serre pour réduire la hausse de la t° C’est possible… en modifiant nos modes de production et de consommation Avec, en bonus: + meilleure qualité de l’air, + meilleure santé, + sécurité énergétique, + création de nouveaux emplois.
    21. 21. Quand plus rien ne va de soi
    22. 22.  Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours dans un monde fini est un fou ou un économiste. (Kenneth Boulding, Economiste anglo-américain, 1910-1993) 22
    23. 23.  XVIII-XIXe siècle  Pour les économistes classiques, la nature n’a pas de valeur en soi, elle en acquiert uniquement à travers le travail humain.  L’être humain, grâce aux techniques, doit domestiquer la nature dont il est le maître.  Karl Marx pense de même.  Certains philosophes et économistes ont conscience des limites des ressources naturelles et craignent la fin de la croissance, mais ils sont peu écoutés. 23
    24. 24.  XIXe - début du XXe siècle  Rupture majeure dans Ia pensée économique.  Les économistes néoclassiques ne retiennent plus que deux facteurs de production : le capital (l’outil de production) et le travail, parfaitement substituables.  Ils s’intéressent aux biens marchands, mais pas aux éléments naturels, l’eau et l’air (libres d’accès), ni aux déchets (on peut s’en débarrasser gratuitement).  Grâce au travail et au capital, les facteurs naturels sont susceptibles d’être multipliés.  Exit la question de la finitude de la planète: la croissance peut être illimitée. 24
    25. 25. 25  XXe siècle  Une nouvelle énergie, à un prix dérisoire, alimente la croissance
    26. 26.  1972: « The limits to growth /Halte à la croissance ? » « La poursuite de la croissance entraînera une chute brutale de la population à cause de la pollution, de l’appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des ressources énergétiques. » (Rapport au Club de Rome:12 millions d’ex., 37 langues)  1973 : L’utopie ou la mort  René Dumont, agronome, un des initiateurs du mouvement écologiste.  1973, 1979 : Guerre du Kippour, chute du Shah  Les crises pétrolières font prendre conscience du problème de l'épuisement des ressources. 26
    27. 27.  Fin des 80’s – début des 90’s:  L’ONU propose le développement soutenable (durable): Un mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.  S’invite ensuite au débat la perspective de changements climatiques 1er rapport du GIEC (GIEC: Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) 27
    28. 28.  Années 2000’s  Apparaît le concept de transition écologique.  De nouveaux rapports au Club de Rome sur les limites à la croissance sont publiés.  Al Gore (Une vérité qui dérange) et le GIEC (4ème rapport) reçoivent le Prix Nobel de la Paix. 28
    29. 29.  De 2009 à 2014...  Des intellectuels alertent les consciences : Le compte à rebours a-t-il commencé ? (A. Jacquard) La voie (E. Morin) La prospérité sans croissance (T. Jackson) Une nouvelle conscience pour un monde en crise (J. Rifkin)  L’OMS s’inquiète de l’explosion des cancers due aux pollutions en milieux urbains, où vit plus de la ½ de l’humanité.  5ème rapport du Giec. 29
    30. 30.  «Les sceptiques affirmèrent:  1970’s: il n’y a pas de limites effectives.  1980’s: peut-être y a-t-il des limites, mais elles sont loin.  1990’s: les limites sont peut-être proches, mais la technologie et les marchés vont les déplacer.  2000’s: peut-être que la technologie et les marchés n’ont pas encore résolu les problèmes. Mais avec plus de croissance, ‘‘ça va aller !’’  Bientôt, les sceptiques diront:  la croissance a peut-être accentué les problèmes, mais il est trop tard pour agir. » (D. Meadows, Les limites à la croissance dans un monde fini) 30
    31. 31. « Difficile de récupérer après la crise de 2008/2009… la priorité, c’est la relance et la lutte contre le chômage, non ? » 31
    32. 32.  La croissance à long terme est à la baisse  malgré l’explosion des crédits privés ET publics pour stimuler l’économie 32 -0.5 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 1981-1984 1985-1988 1989-1992 1993-1996 1997-2000 2001-2004 2005-2008 2009-2012 Taux de croissance du PIB sur 30 ans (Hors inflation) Belgique et pays voisins Belgique Moyenne pays voisins (GB-NL-FR-DE)
    33. 33. La tendance a été semblable chez les voisins de la France Croissance plus faible, mais croissance quand même… 33 Vu sur 50 ans, c’est encore plus net !
    34. 34.  On produit toujours plus, avec de moins en moins de main-d’œuvre. PIB par actif occupé (France) 34
    35. 35.  Les gains de productivité réalisés  ne permettent plus de garantir un niveau d’emploi suffisant,  MÊME en période de croissance,  MALGRÉ, depuis 60 ans, une réduction sensible du nombre d’heures de travail sur une vie La productivité, c-à-d le niveau de production par personne et par an 35
    36. 36.  Conséquence: pour un même montant de PIB, le nombre d’emplois diminue 36 - 0.50 1.00 1.50 2.00 2.50 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Nombre d'emplois/100.000 $ de PIB - 1980-2013 (hors inflation) - BE Voisins (FR-DE-GB-DE) Le plein emploi (35 ou 40 h/semaine) n’est plus possible
    37. 37.  Le chômage demeure dès lors persistant depuis la fin des Trente Glorieuses (1945-1975) 37 0 2 4 6 8 10 12 Taux de chômage sur 30 ans : entre 6 et 11 % Belgique et pays voisins BE MOY DES VOISINS (FR-GB-DE-NL)
    38. 38.  Ce qui ne veut pas dire qu’il y a de moins en moins de gens au travail, que du contraire !  Cette hausse est due non pas à une hausse de la population : mais à une hausse du taux d’actifs. 38 80% 90% 100% 110% 120% 130% 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Evolution de la population active sur 30 ans Belgique et pays voisins (1991 = 100) BE FR DE NL GB
    39. 39.  La croissance des années 45-75 soutenue par le compromis social d’après-guerre a joué ce rôle, mais pas la variante néo- libérale.  Les années 80 ont marqué la fin d’une relation positive entre croissance économique et diminution de la pauvreté. Image du gâteau 39
    40. 40.  La part des salaires dans le PIB régresse au profit des revenus du capital  Le fossé entre riches et pauvres s’accentue. La cohésion sociale se fissure de plus en plus. 40
    41. 41.  Y a-t-il encore un lien entre croissance économique et croissance du bien-être (dans nos pays) ? … 41
    42. 42. 1) Plus les inégalités s’accroissent, plus le bien-être ressenti par l’ensemble des citoyens diminue, malgré une hausse du PIB. Donc… 42
    43. 43. 43 Ex: aux USA, depuis les années 70, revenus et niveau de bien-être évoluent en sens inverse ! 2) Dans les pays avancés, la qualité de vie augmente beaucoup moins que les revenus.
    44. 44. 44 Plusieurs pays nettement moins riches enregistrent d’excellents niveaux de satisfaction de vie.
    45. 45. 3) Dans les pays avancés, l’espérance de vie augmente beaucoup moins que les revenus 45 Dans plusieurs pays moins riches, l’espérance de vie est proche de celles de nos pays.
    46. 46.  Davantage de croissance augmenterait les tensions internationales pour accéder aux ressources limitées,  générerait un recours accru aux énergies fossiles et donc des désordres climatiques,  avec les désordres économiques et sociaux que l’on imagine.  Et cela constituerait un hold-up au détriment des générations futures. 46
    47. 47. Aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat
    48. 48.  Une croissance verte « favorable à l’environnement » ?  Veiller à de meilleures performances écologiques,  tout en maintenant notre modèle de croissance.  Une croissance « durable » ?  Adapter notre modèle économique,  en le rendant équitable (socialement)  et soutenable (écologiquement) = polluer moins pour polluer plus longtemps  Une économie globalement stationnaire ?  Changer nos modes de consommation / production  pour réduire notre empreinte écologique. (à suivre...) 48
    49. 49. Quelques références Une croissance verte favorable à l’environnement ? Veiller à de meilleures performances écologiques, tout en maintenant notre modèle de croissance. Cf. les économistes environnementaux. Quelques références clés : modernisation écologique (fin des 80’s), courbe environnementale de Kuznets (90’s), écologie industrielle « sophistiquée » (90’s) et Green new deals (2008). Une croissance durable ? Adapter notre modèle économique, en le rendant équitable (socialement) et soutenable (écologiquement). = polluer moins pour polluer plus longtemps L’objectif affiché des pays de l’OCDE (avec des variantes...), et donc de l’Union européenne, pour éviter toute rupture. Quelques références clés : Rapport Brundtland (ONU, 1987), politiques de découplage (90’s), politiques de développement durable (1992), gestion de la transition (2004), Wuppertal Institute for Climate (pour un « futur soutenable »), l’écologie industrielle (niveau technologique moyen) (90’s) Une économie globalement stationnaire ? Changer de paradigme pour réduire notre empreinte écologique. Cf. les économistes écologiques. Quelques références clés : ‘’The limits to growth’’ (1972 et 2005), simplicité volontaire (70’s), steady-state economics (70’s-80’s), mouvement de la décroissance (2000), « Prosperity without growth » (2009), « 2052: A Global Forecast for the Next Forty Years" (Rapport au Club de Rome, 2012), les « Amis de la terre » (pour une « société soutenable » – pour l’ environnement – et socialement juste). Economie circulaire (technologie simple) (90’s) 49
    50. 50. Se documenter d’abord ! Réfléchir Proposer Agir
    51. 51. 51 www.consulteam.be
    52. 52.  Face aux destructions et aux défis (économique, écologique, social et démocratique) de notre époque,  le courage citoyen est le moment  du passage de la vision à l’action  pour construire l’avenir. 52
    53. 53.  La transition écologique (et économique) n’est pas un problème. C’est une solution. Elle offre de nouvelles opportunités  Il faut redéfinir la « prospérité » et ses indicateurs. Le PIB n’est plus une boussole suffisante. 53
    54. 54. 54  Les valeurs yang (masculines) ont permis de conquérir notre biosphère.  Les valeurs yin (féminines) permettront-elles de ne pas l’épuiser ?

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