Dossier de presse
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Perte d’autonomie et dépendance :
tous aidants
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Florence Leduc,
présidente de l’Association
française des aidants
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en France, Crédit Agricole Assuran...
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Cafés des aidants®
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mène un programme en fav...
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Pourtant, en dépit de leur refus d’être aidé, les
associations constatent que...
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à domicile et des compétences des intervenants,
peu de financements accordés p...
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D’après les projections de l’INSEE en 2060,
23,6 millions de personnes seront âgées de
60 ans ou plus, soit une hausse de 80 % sur
une cinquantaine d’années. Le nombre des
75 ans ou plus passerait quasiment à 12 millions
et celui des plus de 85 ans à plus de 5 millions.
Ce vieillissement de la population pourrait, à
terme, multiplier par deux entre 2010 et 2060,
le nombre de personnes âgées dépendantes en
France métropolitaine passant de 1,1 million à
2,3 millions d’individus.

En tant qu’assureur et premier bancassureur
en France, Crédit Agricole Assurances a une
responsabilité économique et sociale qui
se traduit par des investissements et des
engagements utiles pour la société civile. Aussi,
depuis 2010, le Groupe s’est engagé en faveur
des aidants familiaux et bénévoles en cohérence
avec les valeurs mutualistes de sa maison
mère, Crédit Agricole SA : proximité, solidarité,
responsabilité et utilité.

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Etre Aidant : une solidarité en mouvement

  1. 1. Dossier de presse Contacts presse CREDIT AGRICOLE ASSURANCES Françoise Bololanik + 33 (0)1 57 72 46 83 / 06 25 13 73 98 Camille Langevin + 33 (0)1 57 72 73 36 service.presse@ca-assurances.fr ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT VOUS AIDEZ UN PROCHE, CRÉDIT AGRICOLE ASSURANCES VOUS ACCOMPAGNE
  2. 2. 2 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Les aidants : 8 millions de personnes en France p. 03 La perte d’autonomie et dépendance : tous aidants p.03 Aidants : qui sont-ils ? p.03 Le point de vue d’un expert : Florence Leduc p.04 Chiffres clés p.05 L’engagement de Crédit Agricole Assurances p. 06 Mécénat p.06 1• Appel à projets aidants p.06 2• Etre aidant.com p.07 3• Le financement des Cafés des aidants® p.08 La Minute des aidants p.08 Colloque national aidants p.08 Aidants salariés p.08 Autres engagements p.09 L’étude Franck Guichet : « Etre aidant une solidarité en mouvement » p. 11 Contexte p.11 L’engagement des associations p.11 Des aidants inclassables p.11 Une palette d’actions de soutien p.12 Des leviers et des freins p.12 L’insuffisance des politiques publiques p.12 L’expression d’une solidarité de proximité p.13 SOMMAIRE
  3. 3. 3ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Perte d’autonomie et dépendance : tous aidants D’après les projections de l’INSEE en 2060, 23,6 millions de personnes seront âgées de 60 ans ou plus, soit une hausse de 80 % sur une cinquantaine d’années. Le nombre des 75 ans ou plus passerait quasiment à 12 millions et celui des plus de 85 ans à plus de 5 millions. Ce vieillissement de la population pourrait, à terme, multiplier par deux entre 2010 et 2060, le nombre de personnes âgées dépendantes en France métropolitaine passant de 1,1 million à 2,3 millions d’individus. Au-delà du vieillissement, la perte d’autonomie peut concerner tout un chacun, du jour au lendemain (à la suite d’un accident de voiture ou d’une maladie subite par exemple) et quel que soit son âge et sa situation socio-professionnelle. Pour accompagner les personnes en perte d’autonomie ou dépendantes, ce sont principa- lement des proches familiaux qui tiennent le rôle d’aidant. L’aidant familial (ou bénévole) est « la personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon perma- nente ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment : nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, vigilance perma- nente, soutien psychologique, communication, activités domestiques, … ».** Aujourd’hui, un Français sur trois a dans son entourage une personne en situation de dépendance avec à ses côtés un aidant qui l’assiste dans les actes de la vie quotidienne. Aidants : qui sont-ils ? On estime ainsi à 8,3 millions le nombre de personnes de 16 ans ou plus qui aident*, de façon régulière et à domicile, un ou plusieurs de leurs proches pour des raisons de santé ou de handicap. Même si on observe une grande diversité de situations et de profils, ce sont majoritairement des membres de la famille et bien souvent des femmes qui tiennent ce rôle. Pour tous, cette prise de responsabilité pèse sur la vie quotidienne : souffrance psychologique liée au stress et à la culpabilité ressentie face à la personne dépendante, problèmes organisationnels pour concilier cet accompagnement avec une vie professionnelle et une vie personnelle. Cette aide, qui est régulière, peut être prodiguée de façon permanente ou provisoire. Elle peut prendre plusieurs formes : soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, vigilance permanente, soutien psychologique, activités domestiques, aide financière… Véritable lien intergénérationnel, les aidants sont un maillon essentiel entre la personne dépendante et la société. Souvent isolés les aidants ont besoin, dans leur engagement quotidien, d’un appui multi- Les aidants : 8 millions de personnes en France * CNSA ** Charte européenne de l’aidant familial.
  4. 4. 4 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Florence Leduc, présidente de l’Association française des aidants dont Crédit Agricole Assurances est partenaire depuis 2010, insiste sur cet accompagnement des aidants et défend : dimensionnel pour continuer d’avoir une vie familiale et professionnelle : Information et formation pour connaître les solutions existantes pour accompagner la perte d’autonomie. 46% des aidants déclarent être mal informés ; Répit pour faire face à la tension morale et à la dégradation physique vécue au quotidien. 57% des aidants voient leur santé décliner ; Conciliation vie professionnelle et rôle d’aidant pour s’occuper d’un proche, d’un malade ou d’une personne dépendante. 36% des aidants estiment qu’un dispositif d’aide à la conciliation serait un véritable soutien ; Soutien psychologique pour aider sans altérer sa relation avec l’aidé, tenir sur la longueur et se préserver des moments pour soi. « le droit d’aider mais de ne pas mourir d’aider. Nous souhaitons quelespersonnesaccompagnant un proche, quel que soit l’âge ou la pathologie de celui-ci, ne soient pas assignées à résidence et puissent continuer d’avoir une vie familiale, professionnelle et sociale ».
  5. 5. 5ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT 8,3 millions c’est le nombre d’aidants en France en 2014 4 ansdurée moyenne d’une aide 5h/jourtemps moyen dédié à l’aide par les aidants 30% sont des enfants Chiffres clés 70%sont des femmes 90%sont des membres de la famille 50%ont une activité professionnelle
  6. 6. 6 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT En tant qu’assureur et premier bancassureur en France, Crédit Agricole Assurances a une responsabilité économique et sociale qui se traduit par des investissements et des engagements utiles pour la société civile. Aussi, depuis 2010, le Groupe s’est engagé en faveur des aidants familiaux et bénévoles en cohérence avec les valeurs mutualistes de sa maison mère, Crédit Agricole SA : proximité, solidarité, responsabilité et utilité. Appel à projets aidants Chaque année, Crédit Agricole Assurances lance un appel à projets qui vise à financer une vingtaine de projets associatifs en faveur des aidants. L’objectif de cet appel à projets est de leur permettre de développer, pérenniser ou lancer de nouveaux programmes en faveur des aidants. Sont concernés : toute association ou organisme français d’intérêt général à but non lucratif portant un projet concret, ponctuel ou récurrent, répondant aux besoins des aidants en matière de : formation information répit soutien psychologique coordination des intervenants conciliation vie professionnelle et rôle d’aidant Les principaux critères d’appréciation retenus par le jury composé d’experts portent sur l’impact réel et durable envers les aidants, la faisabilité opérationnelle et financière du projet présenté, le caractère original et innovant et/ ou l’existence de dispositif d’évaluation (indicateurs de suivi, évaluation des risques). En trois ans, grâce au relais de ces opérations par les Caisses régionales de Crédit Agricole, ce sont 60 projets dans 23 régions qui ont vu le jour et 1 million d’euros distribués. Quelques exemples de projets soutenus en 2013 Centre social du Canton de Moulins Engilbert (Bourgogne) : Animation de séances d’information et de soutien psychologique à destination d’aidants familiaux de personnes dépendantes du fait de leur grand âge. ANPHI – Vivre FM (Ile-de-France) : Pérennisation de l’émission « La parole aux aidants », diffusée sur Vivre FM en Ile-de- France et sur internet, qui permet aux aidants de s’exprimer sur leurs difficultés et leurs succès tout en bénéficiant des conseils d’une psychologue. Agir pour les aidants (APLA) (Aquitaine) : Organisation de week-ends de répit pour 20 co-aidants mineurs de personnes atteintes d’une maladie chronique ou d’un handicap. L’engagement de Crédit Agricole Assurances
  7. 7. 7ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Etre aidant.com Crédit Agricole Assurances a également lancé un site www.etreaidant.com qui permet aux aidants de s’informer sur les initiatives menées par les associations au travers de reportages vidéos. Avec le soutien financier et l’accompagnement par les services, l’accès à l’information est le troisième besoin le plus exprimé par les personnes dépendantes et leurs aidants. Crédit Agricole Assurances y répond au travers de deux dispositifs destinés à toucher efficacement le plus grand nombre. Cartographie des associations financées 39 Caisses régionales
  8. 8. 8 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Le financement des Cafés des aidants® Crédit Agricole Assurances est partenaire financier de l’Association française des aidants depuis 2010. A ce titre, le Groupe a financé près de 50 Cafés des Aidants® en France. Ces réunions proposent aux aidants des lieux, des temps et des espaces propices à l’information, la rencontre et l’échange grâce à des équipes formées d’animateurs et de psychologues. Les Cafés des Aidants® sont co-animés par un psychologue ayant une expertise sur la question de l’accompagnement et par un travailleur social ayant une connaissance des dispositifs existants (locaux et nationaux) pour l’information et l’orientation des aidants. La Minute des aidants En 2011 et 2012, Crédit Agricole Assurances a financé deux saisons de « La minute des aidants » sur France Télévisions donnant des conseils pratiques aux aidants qui accompagnent quotidiennement un proche en situation de dépendance. Parmi les thèmes abordés : Entourer un aidé éloigné L’information médicale sur Internet Equiper le domicile de l’aidé Le rôle didactique de l’aidant Vacances aidant/aidé La relation parents-institution. Colloque national aidants En 2014, Crédit Agricole Assurances a organisé son premier colloque national aidants à l’Université Paris Dauphine sur le thème : «  Regards sur la France qui aide. Ni victimes, ni héros : quelle aide pour les aidants ? ». Basée sur les enseignements de l’étude menée sur les 450 projets d’associations reçus par Crédit Agricole Assurances « Etre aidant : une solidarité en mouvement » et conduite par le sociologue Franck Guichet, la journée du 22 mai 2014 a permis grâce à de nombreux débats et tables rondes de revenir sur des questions telles que “pourquoi les aidants refusent-ils d’être aidés ?” ou “quelles politiques publiques pour les aidants ?” Avec l’organisation de cet événement national et la présence d’intervenants reconnus, Crédit Agricole Assurances compte participer activement au débat public sur les aidants en délivrant un point de vue unique à travers l’action des associations. Aidants salariés Avec environ 8,3 millions d’aidants en France à ce jour, Crédit Agricole Assurances est conscient que cette problématique touche également ses propres salariés. Pour les accompagner, le Groupe a élaboré, en collaboration avec des aidants salariés, le Guide Aidant Salarié. L’objectif est de donner des conseils pratiques sur les dispositifs existants à la fois dans l’entreprise et hors de l’entreprise. Crédit Agricole Assurances met par ailleurs à la disposition de ses salariés le service d’infor- mation et d’accompagnement Responsage http://www.responsage.com/. Dans le cadre de cette prestation, chaque aidant salarié peut contacter un conseiller qui, sous 72h, apportera une réponse personnalisée
  9. 9. 9ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT et confidentielle à sa demande. Avec plus de 60 000 contacts géolocalisés (organismes et réseaux publics, associations, services à domicile, hébergements, matériel médical…), Responsage permet à chacun d’accéder à une information qualifiée au plus près de ses besoins. Chaque conseiller s’engage par ailleurs à assurer un suivi de l’évolution de la situation de l’aidant salarié après sa demande. Le service est gratuit pour les salariés et les coûts de la plateforme sont assumés par l’entreprise, Autres engagements Vers l’autonomie Cet engagement en faveur des aidants, Crédit agricole Assurances le décline aussi dans ses offres (financement de répit dans le contrat dépendance). Vers l’Autonomie, contrat dépendance de Predica, filiale assurances de personnes de Crédit Agricole Assurances, propose de nombreux services destinés à l’assuré, ses parents et ses aidants. Grâce à son contrat, l’assuré se protège contre sa propre perte d’autonomie mais également contre celle de ses parents. Dans les deux cas, il bénéficie des mêmes services d’assistance : des informations sur la situation de perte d’autonomie, les points juridiques et sur des dispositions plus spécifiques comme la protection des biens, la fin de vie, le dossier médical…, un soutien psychologique, une orientation vers des groupes de parole pour les aidants familiaux, l’évaluation de la perte d’autonomie du parent de l’assuré par une assistante sociale, un bilan de vie pour évaluer la situation et proposer des solutions en adéquation avec les besoins (maintien ou non à domicile, obtention des aides disponibles, proposition des prestations d’assistance), l’audit de l’habitat si des aménagements sont nécessaires, un service d’écoute, d’information et d’orientation sur les problématiques à caractère social et accompagnement dans les démarches administratives et sociales, l’aide à la recherche d’un établissement spécialisé pour personnes âgées, un service d’écoute active animé par une assistante sociale, une formation pratique, assurée par une infirmière, pour les aidants. Le répit de l’aidant, une prestation dédiée à l’assuré aidant Ce service d’aide permet à l’assuré aidant de « faire une pause », de se préserver et de préserver sa famille. Cette prise en charge est proposée une fois par an à hauteur de 1 000 € de prestations. Les aidants familiaux ou bénévoles sont au cœur de l’écosystème qui entoure les personnes en situation de dépendance. Il est impératif de les accompagner et de les soutenir afin d’encourager cette chaine de solidarité.
  10. 10. 10 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT i-dependance.fr : l’information pour tous accessible partout Dans la continuité de son action en faveur des aidants familiaux ou bénévoles, Crédit Agricole Assurances a lancé le site internet i-dépendance.fr qui propose des contenus destinés à la fois aux aidants et aux aidés. Ce site regroupe des avis d’experts santé et social reconnus et en activité. Il s’articule autour des thématiques suivantes : comprendre le vieillissement et informer aidants et aidés sur la dépendance, conseiller les aidants prenant en charge une personne âgée dépendante, faire face à la dépendance en se formant via un contenu adapté aux problématiques du quotidien sur la santé des seniors, les causes de la dépendance, le rôle et le métier d’aidant, les aides aux aidants, les aides financières et les conseils pratiques d’experts, détecter un état de dépendance en utilisant les services de prévention en ligne tels que des simulateurs pour les personnes âgées ou pour les aidants, valoriser les événements locaux privés et publics utiles aux aidants et aux personnes âgées dépendantes.
  11. 11. 11ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Contexte Depuis trois ans, Crédit Agricole Assurances mène un programme en faveur des aidants, à travers le lancement d’un appel à projets pour financer des actions de soutien aux aidants. Le nombre des réponses reçues, presque 450, et la diversité des projets qui sont présentés, démontrent que de multiples actions de soutien aux aidants se développent sur les territoires. Ce succès inattendu fait émerger de nombreuses questions. Quelles sont ces actions de soutien ? A quels types d’aidants sont-elles proposées ? Quels sont leurs objectifs et leurs résultats ? Comment sont- elles mises en œuvre ? Sont-elles le signe que la prise en compte des aidants progresse ? En examinant les projets reçus, Franck Guichet, sociologue (émiCité) a effectué un travail de cartographie des associations. Puis, à partir de retours d’expérience sur des projets mis en œuvre, les aidants ayant participé aux différentes actions de soutien ont été interrogés. Voici les principaux résultats : L’engagement des associations Ce sont les associations qui interviennent dans le champ du maintien à domicile et qui font partie du secteur médico-social. Ce sont également elles qui développent le plus de projets en direction des aidants. Elles illustrent l’enracinement de la question des aidants dans l’aide à domicile : pour les personnes aidées, rester chez soi signifie d’abord pouvoir continuer à vivre au sein de sa famille et préserver ses relations avec son entourage. Mais on constate que l’implication du secteur associatif va au-delà du seul champ des professionnels du maintien à domicile. D’abord il y a de nombreuses associations de patients ou représentatives des personnes en situation de handicap qui intègrent de plus en plus la prise en compte des aidants dans leurs programmes. Ensuite, il y a des associations d’aidants qui sont en train de se créer. Et au-delà, ce sont de nombreuses associations à but social ou culturel qui se mobilisent. En observant l’engagement des associations, il apparaît clairement que la thématique des aidants dépasse les oppositions entre secteur social et médico-social, entre personnes âgées et personnes handicapées, entre professionnels et usagers. La prise en compte des aidants oblige les associations à porter un nouveau regard sur la définition de leur périmètre, de leurs missions et de leurs publics. Des aidants inclassables Il est frappant de constater que le plus souvent, les aidants ne demandent rien pour eux. Les associations témoignent aussi des nombreux refus qu’elles ont essuyé. Si les aidants apparaissent peu enclin à s’apitoyer sur leur sort, c’est parce qu’ils sont d’abord préoccupés par la situation de leur proche. Ils répondent à une urgence, à des besoins non couvert, ils pallient les insuffisances des financements ou des aides proposées. De fait, beaucoup deviennent aidant sans même s’en rendre compte. Mais en plus d’être invisibles, les aidants sont inclassables : ils ne rentrent dans aucune catégorie homogène qui les distinguerait du reste de la population. L’étude « Etre aidant : une solidarité en mouvement »
  12. 12. 12 ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT Pourtant, en dépit de leur refus d’être aidé, les associations constatent que les aidants sont fragiles, et qu’ils peuvent même se mettre en danger. Que ce soit en raison du stress ou de la fatigue, leur santé peut se dégrader, et ils courent le risque de décéder avant la personne aidée. Face aux aidants, les associations sont confrontées à un dilemme : comment les protéger des risques qu’ils prennent, sans les considérer comme des personnes qui ont besoin d’aide ? Une palette d’actions de soutien En complément des aides et des soins qui existent déjà pour les personnes ayant besoin d’aide à la vie quotidienne, les associations proposent différentes actions de soutien destinées aux aidants. Il s’agit d’une palette, permettant de répondre aux contraintes spécifiques de chaque aidant, afin de lui apporter de l’information, des éléments de réflexion, une écoute pour lui permettre de parler de ses difficultés, du répit, etc. Ces actions de soutien ne s’inscrivent pas seulement dans la logique d’une réponse à un besoin, mais dans celle d’une reconnaissance de l’expérience : elles visent à faire émerger des demandes, et peut-être des besoins. Le répit occupe une place centrale dans ces actions de soutien car il permet de repositionner les aidants dans l’organisation de la prise en charge. Mais c’est aussi l’action qui demande le plus de moyens. Aussi, on observe que le modèle économique des actions mises en œuvre semble très limité pour assurer le développement d’une large palette d’action, et l’absence d’un dispositif de financement public fait courir à la fois le risque de la non pérennisation des actions, et celui de leur inégale répartition sur le territoire. Des leviers et des freins Les retours d’expérience font apparaître qu’en agissant dans la proximité, aussi bien pour connaitre les difficultés rencontrées localement que pour informer sur les soutiens proposés, les associations parviennent à se rapprocher des aidants. Quand on observe plus précisément les actions de soutien qui suscitent l’intérêt des aidants, on constate que les associations ne confondent pas les besoins des personnes aidées et ceux des aidants, mais qu’elles prennent en compte les deux. C’est alors en se plaçant aux côtés des aidants, pour reconnaître l’importance et la valeur de leur rôle dans l’accompagnement des personnes aidées, que les associations parviennent à proposer des formes de soutien que les aidants acceptent. La mise en œuvre des actions de soutien nécessite souvent de prendre le risque de nouveaux partenariats, et d’innover dans les activités proposées. Les freins rencontrés dans la mise en œuvre des actions de soutien sont de plusieurs ordres : l’isolement d’une association et le manque de partenaires,uneapprochetrop“psychologisante” des aidants, des cloisonnements institutionnels qui ne facilitent pas l’évolution des mentalités, des carences flagrantes dans l’offre de services à domicile, ou encore le manque de connaissance sur l’efficacité réelle des actions de soutien. L’insuffisance des politiques publiques Alors que la contribution des aidants apparaît majeure, économiquement, socialement et humainement, le rôle des pouvoirs publics reste très insuffisant pour permettre une réelle prise en compte des aidants. Localement, les associations parviennent parfois à mobiliser les Conseils Généraux, les Agences Régionales de Santé (ARS) ou encore les CARSAT, pour obtenir des financements. Mais les financements sont accordés au coup par coup, et ils ne permettent pas d’installer les actions dans la durée. En conséquence, de nombreuses associations ont dû arrêter leurs programmes d’aide aux aidants, faute de financements pérennes. Le développement d’une politique publique pour soutenir les aidants fait débat. Face à l’enjeu d’une reconnaissance de la contribution des aidants, les associations observent plusieurs risques : une qualité insuffisante des prestations
  13. 13. 13ETRE AIDANT : UNE SOLIDARITÉ EN MOUVEMENT à domicile et des compétences des intervenants, peu de financements accordés pour le répit, un manque de transversalité entre le secteur sanitaire et l’action médico-sociale, l’absence d’un statut porteur de nouveaux droits sociaux pour les aidants… Elles craignent que la prise en compte des aidants, au lieu d’être un projet qui met la solidarité en mouvement, reste un objet cantonné dans le champ des politiques sociales. L’expression d’une solidarité de proximité Les associations constatent que les aidants agissent d’abord en raison d’un lien affectif avec la personne aidée, et c’est cette affection qui est la source de leur implication. Sous cet angle, on peut lire dans le comportement des aidants l’expression d’une solidarité de proximité qui se manifeste au sein de la famille, mais aussi dans le cercle amical, le voisinage, et auprès de tous ceux qui connaissant la personne aidée, se sentent concernés par sa situation et qui décident de prendre leur part de responsabilité. Confrontésàlaperted’autonomiedeleurproche, les aidants sont sensibilisés sur ce risque, et aux côtés des associations qui mettent en place des actions de soutien, les acteurs de l’assurance ont probablement un rôle à jouer pour informer les aidants et les accompagner dans une réflexion sur la prévention. Mais leur rôle peut aller encore au-delà si on s’interroge sur l’articulation entre les solidarités de proximité et la solidarité collective qui actuellement ne couvre pas le besoin de répit. En reconnaissant l’importance de ce besoin non pas pour les aidants mais dans l’accompagnement des personnes aidées, les compagnies d’assurance pourraient contribuer à financer et à faciliter le recours aux professionnels, dont l’intervention permet de soulager les aidants.
  14. 14. RéalisationllETHANE

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