E-­‐business 
: 
stratégie 
marketing 
et 
développement 
2012-­‐2013 
Manon 
Cuylits
Manon 
Cuylits 
Master 
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2012-­‐2013 
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PARTIE 
1 
: 
DEVELOPPEMENT 
DE 
SYSTEMES 
E-­‐BUSINESS 
PLAN 
• Projet 
de 
dé...
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2012-­‐2013 
Le 
développement 
d’un 
système 
e-­‐business 
suit 
un 
processus 
de 
développe...
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Master 
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En 
général 
on 
trouve 
4 
grandes 
phases 
: 
Réflexion 
préalable 
au 
comme...
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• encourager 
la 
réutilisation 
des 
composantes 
Thierry 
Van 
den 
Berghe 
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Parallèle 
avec 
la 
construction 
d’une 
maison 
: 
tracer 
des 
plans 
pour 
le ...
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Thierry 
Van 
den 
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• Processus 
adaptatifs 
o planification 
réduite 
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PREMIERE 
PRESENTATION 
DES 
ACTIVITES 
CLES 
Il 
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SPECIFICITES 
DES 
PROJETS 
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Thierry 
Van 
den 
Berghe 
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Beaucoup 
de 
systèmes 
de 
l’internet 
sont 
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mondiale. 
Il 
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3. 
CYCLE 
DE 
DEVELOPPEMENT 
D’UN 
LOGICIEL 
• le 
développement 
d’un 
logic...
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1. Ce 
cycle 
en 
cascade, 
en 
une 
seule 
séquence 
n’est 
pas 
très 
réaliste, ...
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Possible 
de 
combiner 
ces 
deux 
approches 
mais 
il 
n’y 
a 
pas 
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L’idée 
du 
cycle 
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système 
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On 
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et 
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et, 
par 
exemple, 
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Master 
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16 
2. 
LANCEMENT 
DU 
PROJET 
Développement 
de 
systèmes 
e-­‐business 
Un 
proj...
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1 
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17 
1. 
DEFINITION 
DE 
LA 
PORTEE 
DU 
SYSTEME 
E-­‐BUSINESS 
Thierry 
Van 
den 
...
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Développement 
de 
systèmes 
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On 
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Dans 
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système 
va 
contribuer 
à 
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La 
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maitriser 
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par 
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Ici 
on 
va 
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de 
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projeter 
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système. 
On 
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EXEMPLE 
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Van 
den 
Berghe 
Ici 
on 
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par 
exemple, 
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EXEMPLE 
D’UNITES 
DE 
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on 
va 
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Thierry 
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Berghe 
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multimédia 
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points 
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bien 
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Manon 
Cuylits 
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L’effort 
exprimé 
en 
mois 
homme 
est 
proportionnel 
a 
des 
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de 
lign...
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2012-­‐2013 
Qualité 
de 
l’équipe 
IT 
: 
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très 
fort 
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le 
temps 
de 
développemen...
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Thierry 
Van 
den 
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è 
On 
va 
nous 
facturer 
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projet 
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Manon 
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EXEMPLES 
D’APPLICATION 
: 
WINDOWS 
NT 
EXERCICE: 
MAXIMAT 
Développement 
de...
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Cuylits 
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Thierry 
Van 
den 
Berghe 
Solution 
:
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• L'entreprise 
de 
restauration 
industrielle 
Cuisigros 
souhaite 
informatiser ...
Manon 
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SOLUTIONS 
Thierry 
Van 
den 
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1. Analyse 
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l’énoncé 
: 
Enoncé 
Poi...
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E-business - développement

  1. 1. E-­‐business : stratégie marketing et développement 2012-­‐2013 Manon Cuylits
  2. 2. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 2 PARTIE 1 : DEVELOPPEMENT DE SYSTEMES E-­‐BUSINESS PLAN • Projet de développement d’un système e-­‐business o Processus de développement o Spécificités des projets e-­‐business o Cycle de développement • Lancement du projet o Définition de la portée du système o Gestion des acteurs o Gestion du projet • Etude d’opportunité • Spécification o Définition de la spécification o Diagramme de cas d’utilisation o Diagramme d’activité o Diagramme de contenu o Diagramme d’interface o Etude de cas Développement de systèmes e-­‐business • Réalisation o Conception et mise en oeuvre o Outils de développement § Outils de développement classiques § Générateurs de sites § Package et content management o Techniques clés § Pages dynamiques § Interopérabilité des systèmes • Mise en production • Test • Exemple : Rational Unified Process • Maintenance et promotion • Sécurité o Etat et enjeux o Solutions o Exemple de procédure de sécurité
  3. 3. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Le développement d’un système e-­‐business suit un processus de développement organisé et constitue un projet pour l’organisation. On souhaite créer un système e-­‐business dans notre organisation, (exemple 3 1. PROJET DE DEVELOPPEMENT D’UN SYSTEME D’E-­‐BUSINESS ð Processus de développement ð Spécificités des projets e-­‐business ð Cycle de développement PROJET DE DEVELOPPEMENT E-­‐BUSINESS Thierry Van den Berghe : site de vente en ligne, site communautaire, etc.) il faut que ce projet soit motivé, qu’on puisse démontrer que ce projet produit de la valeur ajoutée. Tout projet doit s’inscrire dans une stratégie et être cohérent. Le développement d’un système e-­‐business suit un processus organisé selon des étapes principales. On construit par étapes. La règle est de réfléchir avant d’agir, essayer d’adopter une approche industrielle dans le développement d’un logiciel. (Cf. ingénierie logicielle plus bas). Le développement d’un système e-­‐business constitue un projet pour l’organisation : -­‐ opérationnaliser la stratégie -­‐ gérer les ressources -­‐ gérer les contraintes de résultat, de budget et de délai L’INGENIERIE LOGICIELLE : DEFINITION & DEMARCHE L’ingénierie logicielle consiste à « appliquer une démarche systématique, disciplinée et quantifiable pour le développement d’un logiciel, un système e-­‐business ». è élaboration de processus de développement. Un projet de développement suit un processus qui est généralement organisé en phases successives. Démarche générique :
  4. 4. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 4 En général on trouve 4 grandes phases : Réflexion préalable au commencement du projet : Développement de systèmes e-­‐business 1. comprendre le problème Par exemple : quels sont les besoins au niveau logistique pour construire un nouveau bâtiment 2. planifier des solutions. Réalisation concrète de ce qui a été imaginé au préalable : 3. exécuter le plan. 4. Evaluer le résultat : phase de retour sur expérience : quand le projet est terminé on fait un bilan de ce qui a fonctionné ou non On distingue 4 phases et lors de ces phases on réalise une série d’activités (exemple : interview des utilisateurs pour connaître leurs besoins). Certaines activités peuvent avoir lieu à des phases différentes. Les tests de qualité interviennent en permanence par exemple. Ce sont des activités transversales qui ont lieu tout au long du projet. PRINCIPES DE BASE DE L’INGENIERIE LOGICIELLE • L’intention première d'un système est de donner de la valeur aux utilisateurs Un système est souvent développé pour une autre personne è collaborer, communiquer et documenter. Un système, développé par des informaticiens, qui n’est pas directement en connexion avec la demande des utilisateurs ce n’est pas une bonne chose. Tout le projet est guidé par une demande des utilisateurs. Ce n’est pas le cas pour la production d’autres types de bien mais c’est typique du logiciel. • garder le système simple = ligne de conduite intellectuelle Un système simple est plus facile à développer, à maintenir et à utiliser. Néanmoins, travailler à la simplification d'un système prend du temps et est ardu. • rester ouvert au futur et intégrer la flexibilité Les besoins des utilisateurs évoluent è le système doit pouvoir être adapté facilement! Les systèmes informatiques doivent suivre les attentes des utilisateurs et dans le business la manière dont on traite les affaires évolue constamment. Il faut pouvoir évoluer en proportion. Exemple du bug de l’an 2000 : en 1999 les informaticiens se sont rendu compte qu’il fallait gérer le fait qu’on allait passer de 2 chiffres à 4 chiffres, gérer le siècle. Les systèmes informatiques de l’époque étaient très mal prévus pour intégrer des changements. Ce n’est pas facile de construire un système qu’on peut faire évoluer. Un logiciel on le modifie encore une fois qu’il est « fini », ce n’est pas le cas des voitures par exemple.
  5. 5. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 5 • encourager la réutilisation des composantes Thierry Van den Berghe o Exemple : construire un système en assemblant des composants existants Dans certaines industries, comme celle de l’automobile, on essaye de standardiser les composantes, les intégrer dans des ensembles plus vastes, mais dans le cas des logiciels cette standardisation a du mal à s’imposer et cela représente un cout significatif. 1. PROCESSUS DE DEVELOPPEMENT Le Processus de développement: c’est un canevas qui structure et guide les informaticiens dans la production de logiciels, montre les différentes étapes à parcourir. Si on souhaite construire une maison on va suivre différentes étapes claires et structurées, c’est pareil. La production de la plupart des biens matériels et immatériels suivent un processus d’ingénierie bien précis. Processus Ø Quelles phases & tâches ? Ø Quels délivrables ? Ø Quels rôles ? Ø Etc. Tâches managériales Ø Planification Ø Gestion des ressources Ø Gestion des risques Ø Gestion de la qualité Ø Etc. Tâches techniques Ø Spécification du système Ø Modélisation Ø Programmation Le processus c’est un ensemble d’étapes réalisées pour atteindre un but précis. Dans les processus de développement de système e-­‐business on distingue deux grandes dimensions : une dimension managériale et technique. • Tâches managériales : L’aspect managérial englobe tout ce qui concerne la gestion de projet, on va le retrouver dans les projets de toute nature. On retrouve là dedans des taches de planification, de gestion des risques, de gestion des ressources, et de gestion de la qualité, entre autres. Exemple de tâches managériales : planification des activités, constitution d’une équipe • Tâches techniques : Elles contribuent directement à la production du produit final. On y retrouve par exemple la spécification du système, la modélisation et la programmation.
  6. 6. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Parallèle avec la construction d’une maison : tracer des plans pour le bâtiment, le gros oeuvre, etc. sont des taches techniques mais au niveau managérial, on réalise plutôt des activités comme le suivi budgétaire etc. Autrement dit, un processus est un ensemble d’activités coordonnées (tâches techniques et managériales/de gestion de projet) pour atteindre un but : le projet informatique (application d’un processus donné pour développer un système d’information). Le processus va spécifier : • les phases du projet et son cycle de développement ; • les tâches à réaliser au sein de chacune des phases et leur enchaînement dans le 6 Exemple de tâches : modélisation du système à construire, programmation Développement de systèmes e-­‐business temps ; • les produits à produire et fournir et • les différents rôles à assumer TYPES DE PROCESSUS • Processus inexistant Just do it ! Certains projets sont réalisés sans processus. Par exemple si on doit développer un petit site web, on ne va pas mettre en activité un processus long, on va directement produire le site. Dés qu’on s’engage dans un projet plus important, 2 manières de travailler : processus prescriptif ou adaptatif. • Processus prescriptifs o planification complète des activités puis exécution du plan o les activités sont réalisées une seule fois en séquence o vue globale du projet dès le départ mais travail de révision potentiel en cas de changements Analogie avec le blocus: si on travaille selon un processus prescriptif, on va planifier notre blocus et session d’examen de manière précise et jusqu’au bout, on sait combien de temps d’étude on a prévu pour chaque cours, chaque jour. On connait toutes les tâches à réaliser, l’objectif à atteindre, mais ce processus n’intègre pas facilement le changement. Si on est malade et qu’on ne sait pas travailler le 3ème jour, on doit tout re-­‐planifier pour s’adapter au changement.
  7. 7. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 7 Thierry Van den Berghe • Processus adaptatifs o planification réduite et gestion intégrant le changement o des itérations répètent certaines activités plusieurs fois § Exemple : plusieurs prototypes successifs sont construits et évalués jusqu'à répondre correctement à la demande de l'utilisateur § Exemple : méthodes Agile C’est la tendance ces dernières années. On va avoir une planification générale et peu détaillée, les grandes phases sont détaillées mais la planification détaillée n’intervient qu’à très court terme, pour quelques jours. On se dit qu’on ne sait pas tout connaître dés le départ. C’est donc de la planification à court terme. Pour développer des sites web ca marche super bien car c’est très compliqué d’anticiper précisément les attentes de l’utilisateur, elles se précisent au fur et à mesure. CONTREPIED DE LA PLANIFICATION : METHODES AGILE Principe des méthodes Agile: les besoins des utilisateurs, le processus de développement et le logiciel à produire émergent progressivement au cours du projet • planification peu détaillée • cycles courts • système découpé en différents modules • collaboration étroite avec les utilisateurs et feedback immédiat è accent très important sur la collaboration entre l’utilisateur et l’informaticien • livraison régulière de parties du système (exemple : développement du module « présentation des produits », puis du module « prise de commande », puis du module « suivi des commandes », etc.) http://www.agilealliance.org, http://www.extremeprogramming.org PHASES & ACTIVITES TYPIQUES DE DEVELOPPEMENT
  8. 8. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 8 PREMIERE PRESENTATION DES ACTIVITES CLES Il y 4 grandes phases qu’on retrouve dans tous les cycles de développement : 1. Comprendre le problème 2. Planifier une solution 3. Exécuter le plan 4. Evaluer le résultat On va détailler les activités pour chacune de ces phases: 1) comprendre le problème : Développement de systèmes e-­‐business • lancer le projet : préciser/déterminer les objectifs principaux du système qu’on veut construire, les contraintes, les ressources et la planification du projet è cadrer le projet • étudier l'opportunité : réfléchir à l’opportunité qu’il y aurait de lancer le projet : retours supérieurs aux investissements è évaluer les apports et décider de la réalisation du projet • spécifier le système (de manière assez détaillée): décrire les facilités attendues du système à partir de besoins exprimés par les utilisateurs 2) Planifier une solution & 3) Exécuter le plan • concevoir et mettre en oeuvre le système (plus technique) : réaliser le système en concevant d'abord la solution technique puis programmant le système (choisir les techniques les plus adaptées) • mettre en production : transférer le système aux utilisateurs (réaliser le système, programmer, le mettre en production) 4) Evaluer le résultat : • tester le système : vérifier la qualité et corriger les défauts (en réalité, cette activité est faite en permanence)
  9. 9. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 9 2. SPECIFICITES DES PROJETS E-­‐BUSINESS Thierry Van den Berghe • application e-­‐business o logiciel de traitement de données accessible par Internet. Visent à produire et transformer de l’information. § exemple : Web-­‐banking, enregistrement de commandes • site e-­‐business o ensemble de contenus relativement stables accessibles par Internet § exemple : site de présentation d'une entreprise (site vitrine) • système e-­‐business o ensemble de composants accessible par Internet. Ces systèmes visent à diffuser de l’information. Par contre les applications e-­‐business visent à produire et transformer de l’information. § exemple : système combinant un site vitrine et une application de vente EXEMPLES D’EXIGENCES SPECIFIQUES DES APPLICATIONS E-­‐BUSINESS 1. Rendre une application attractive Surtout pour les applications de commerce électronique. Il est très important d’avoir un système attractif. Il faut que les accès soient adaptés à des profils d’utilisateurs variés • Exemple : le designer (ou un graphiste) développe des maquettes de site • Exemple : l'ergonome améliore la facilité d'utilisation d'une application è ergonomie = facilité d’utilisation Exemple ci-­‐dessus : Site a gauche peu attirant et a droite beaucoup plus dynamique, mieux foutu, l’effort d’ergonomie et plus important que pour le site de gauche.
  10. 10. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Beaucoup de systèmes de l’internet sont à diffusion mondiale. Il est très important de contrôler l’information diffusée sur les sites web, surtout quand on a une construction collaborative de contenu, comme dans le cas des forums. Pour les sites de diffusion d’informations, il faut définir des mécanismes de validation des contenus, de contrôle des différents messages etc. La qualité d’un système Web dépend en grande partie de son contenu 10 2. prévoir des mécanismes de contrôle collaboratifs des données Développement de systèmes e-­‐business • Exemple : le gestionnaire de contenu met à jour les news d'une page d'accueil • Exemple : le modérateur contrôle le ton des messages postés sur un forum 3. assurer la sécurité L’Internet est un espace public accessible à des hackers. è Au départ les technologies de l’internet n’ont pas été conçues pour être correctement sécurisées. Il existe une série de mécanismes qui sécurisent jusqu’à un certain point les infos qui circulent sur le net mais on est encore loin de la perfection. Internet : on est la cible potentielle de milliers de hackers qui n’ont que ca à faire : attaquer les systèmes etc. On n’a pas droit à l’erreur, si un pirate rentre sur notre système les effets peuvent être désastreux. • Exemple : un expert sécurité met en place des protections contre le piratage 4. assurer la performance Dans le cas des systèmes orientés réseau et massivement multi-­‐utilisateurs, la charge d’un système est imprévisible et peut être très variable au cours du temps, surtout dans le cas d’un site de vente en ligne. On ne sait pas dire combien d’utilisateurs vont utiliser notre système en même temps. Cela peut lancer des problèmes de performance critiques (exemple : on lance une super promo, des tonnes de clients prennent le site d’assaut et cela crée des problèmes, parfois même pour une durée très courte). Faut il investir en infrastructure pour faire face à cela ? Le débat n’est pas évident. • Exemple : un web master adapte l’infrastructure en fonction du trafic
  11. 11. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 11 3. CYCLE DE DEVELOPPEMENT D’UN LOGICIEL • le développement d’un logiciel est progressif o la complexité impose une découpe o un projet est souvent organisé en phases o une phase est le lieu d’activités Thierry Van den Berghe Le développement est progressif. Pourquoi ? Aujourd’hui les demandes des utilisateurs et les technologies qu’on veut mettre en place sont tellement complexes qu’on doit structurer en différentes phases. • le cycle de développement précise les interrelations entre les phases : o dans quel ordre et à quelle fréquence exécuter les phases? o quels critères pour passer d’une phase à l’autre? o quels délivrables pour chaque phase? Le cycle de développement précise les interrelations entre les différentes phases. Dans quel ordre enchainer les phases ? Faut-­‐il exécuter les phases plusieurs fois ? Qu’est ce qui déclenche le passage d’une phase à l’autre, etc. CYCLE DE DEVELOPPEMENT EN CASCADE Cycle de développement en cascade : On enchaine les différentes phases, une seule fois : l’output est déversé en tant qu’input dans la phase suivante. On enchaine de manière linéaire Ø la spécification du système Ø la conception du système Ø la mise en oeuvre du système Ø le test du système Ø la mise en production du système
  12. 12. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 1. Ce cycle en cascade, en une seule séquence n’est pas très réaliste, essentiellement parce que la spécification du système (= la description des attentes de l’utilisateur) n’a lieu qu’à la première étape puis qu’on n’y retourne pas. Cela suppose que l’utilisateur connaît exactement ses attentes et qu’elles n’évoluent pas, ça ne se passe pas comme cela dans la réalité. Il est difficile pour les utilisateurs et les spécialistes de cerner les besoins, en outre, dans un environnement changeant, ces besoins sont instables. Pour finir, les systèmes à construire sont complexes. • lourdeur des tests concentrés en fin de cycle • les risques restent présents très tard dans le projet, car peu de tests en début de 12 EVALUATION DU CYCLE EN CASCADE 2. Mise en production selon un mode "big bang" Développement de systèmes e-­‐business projet 3. Limité aux projets réduits en taille et en durée de développement PLUSIEURS APPROCHES POUR MAITRISER LA COMPLEXITE Pour maitriser la complexité d’un développement, il existe plusieurs approches possibles. Ø Diviser le problème : Le projet est subdivisé en sous-­‐projets portant sur le développement d'une partie du système (module). Les modules sont développés dans le cadre d’une itération. è Cycles de développement itératifs. è Quand le problème a résoudre est très ardu, on peut essayer de diviser le système e-­‐ business en différents modules : un module de vente, un module de suivi de commande, un module de facturation, etc. Ensuite on développe ces modules les uns derrières les autres. On parle de cycle de développement itératif : on re-­‐parcours. Ø Résoudre le problème en plusieurs passes : Deuxième approche pour maitriser la complexité : retravailler plusieurs fois le système ou des parties du système. Jusqu’au moment ou on obtient un système ou sous système qui donne satisfaction. Le système est construit en plusieurs passes jusqu’à être utilisable. è Prototypage (très bien) Ø le choix de l’approche dépend de la complexité du problème mais des coûts s’ajoutent en termes de gestion de projet
  13. 13. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 13 Possible de combiner ces deux approches mais il n’y a pas d’approche figée, universelle. Thierry Van den Berghe è Adaptation en fonction des particularités etc. ITERATION L’application du cycle en cascade sur un module produit un délivrable testable et dure typiquement 2 à 6 semaines. Itération : c’est le parcours de quelques phases clés è ce parcours peut être répété a chaque itération. Les itérations sont répétées un certain nombre de fois en fonction de la complexité et l’importance du système. Les premières itérations portent sur les aspects les plus risqués du système Si je divise mon système en différents modules je vais avoir une itération par module è peuvent être répétées si on veut construire le système morceau par morceau ou le construire en plusieurs passes (parce que super compliqué) Exemples d’activités reprises dans une itération : -­‐ analyse (étude des besoins) + conception + mise en oeuvre (programmation) ou -­‐ collecte des besoins + analyse + conception + mise en oeuvre + test On répète ces phases au sein d’une itération MAITRISE PROGRESSIVE DES RISQUES Idée : en travaillant par itération on maitrise mieux les risques.
  14. 14. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 L’idée du cycle itératif est de ne pas développer tout le système en une fois, mais de le découper en plusieurs modules et de le livrer en plusieurs fois 14 CYCLE ITERATIF Développement de systèmes e-­‐business è développement modulaire : • le système est décomposé en modules • les modules sont produits et testés à sein d’une itération • les modules sont intégrés progressivement dans le système final Les itérations sont organisées en cascade et durent peu de temps, ce qui assure une certaine stabilité. PROTOTYPAGE
  15. 15. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 On peut combiner décomposition et prototypage et, par exemple, faire travailler des équipes en parallèle. 15 DECOMPOSITION + PROTOTYPAGE Thierry Van den Berghe è Exécution parallèle des itérations, etc. c’est très bien mais cela a un cout en terme de gestion de projet.
  16. 16. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 16 2. LANCEMENT DU PROJET Développement de systèmes e-­‐business Un projet est souvent initié par les utilisateurs qui éprouvent un nouveau besoin ou qui identifient une opportunité d’affaire. Par exemple, suite à un besoin de communication en interne on lancera un projet intranet ou encore suite à l’identification d’une opportunité de vente à distance, on lancera un projet de boutique Web. èEn général la plupart des initiatives proviennent des collaborateurs de l’entreprise qui trouvent qu’une automatisation complémentaire serait bénéfique. Il faut vérifier si le projet réalise la vision et la stratégie de l’entreprise. Par exemple, si l’objectif stratégique de l’entreprise est la maximisation des compétences internes, un projet qui rentre dans le cadre serait celui d’un intranet sur lequel partager les connaissances. è L’initiateur du projet va devoir le défendre devant un décideur. L’alignement stratégique est important dans ce cadre. Qu’est ce qu’implique les taches managériales de gestion de projet ? Le lancement d’un projet implique 3 choses : Ø cadrer le système (QUOI) è définition de la portée du système : Que veut on exactement ? Ø identifier les ressources (QUI) è gestion des acteurs : Qui va être impliqué dans le développement à tous les niveaux ? Ø planifier les tâches (QUAND et COMMENT) è gestion du projet è La planification des tâches va déterminer l’ordonnancement du projet Les activités liées au lancement de projet se retrouvent dans des projets d’autre nature que projet de développement e-­‐business
  17. 17. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 17 1. DEFINITION DE LA PORTEE DU SYSTEME E-­‐BUSINESS Thierry Van den Berghe Objectifs : Ø Montrer comment le projet rencontre les préoccupations de l’entreprise, comment le système réalise les objectifs stratégiques de l’organisation en fonction des contraintes Ø Positionner le futur système dans la chaine de valeur de l’organisation On a le département vente et on estime qu’un site de vente en ligne pourrait améliorer la valeur apportée par ce département. Ø Elaborer une description suffisante du système pour une première estimation de l’effort de développement è Imaginer le futur système (allure du futur site de vente ou autre) pour pouvoir déterminer une estimation de cout (combien cela coute et rapporte ?) Activités : Ø Décrire le contexte et la motivation du système (métier de l’organisation, objectifs stratégiques, etc.) Ø Identifier les objectifs, les contraintes, les fonctions et la cible du système Ø Identifier la valeur apportée par le système EXEMPLE : EM2 Document de cadrage de projet, on veut motiver notre idée è on va spécifier le contexte et la motivation Contexte et motivation: Ø un détaillant d’électroménagers, EM2, gère son service après-­‐vente (SAV) manuellement et sans procédures claires. EM2 fournit peu d’informations aux clients après la vente (conseils d’utilisation, etc.) Ø EM2 a pour objectif stratégique de fidéliser sa clientèle. Pour cela, elle souhaite augmenter la valeur de son SAV en proposant une meilleure information à sa clientèle et en coordonnant le travail de l’équipe SAV è projet de développement d’un système e-­‐business pour le SAV Ici : idée d’automatisation d’un service après vente (SAV) pour une chaine de magasin qui vend de l’électroménager. On précise l’objectif qui est augmenter la valeur du service après vente en proposant une meilleure information a la clientèle et en coordonnant mieux le travail de l’équipe. Cette motivation s’inscrit dans un objet de l’entreprise qui pourrait être de fidéliser la clientèle. Un SAV de meilleure qualité va contribuer à rendre le client plus content (è fidélisation).
  18. 18. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 18 Développement de systèmes e-­‐business è On voit comment ce projet de développement rentre dans ces préoccupations de haut niveau de l’entreprise Objectifs du système : Qu’est ce qu’on attend de ce système dans les grandes lignes ? Ø informer le client après l’achat Ø formaliser la gestion des réparations è Objectifs qui restent assez génériques mais on va les détailler Les contraintes du projet : Ø budget: 26000€/délais: 6mois Ø ressources internes : limitées au responsable du SAV Après on peut passer dans une description plus détaillée de ce qu’on attend du système, ici on reste vague. Les fonctions du système : Ø publier les modes d’emploi des appareils vendus Ø publier des FAQ alimentés par les réparateurs Ø automatiser la planification des demandes de réparation chez le client Ø tracer les étapes des réparations en magasin Cible : Ø réparateur SAV Ø clients è On veut connaitre la cible du système : ici les clients et les réparateurs du SAV sont ceux qui vont exploiter cette plateforme. Il faut ensuite identifier des catégories de clients pour un site de vente en ligne è Clients dans la catégorie professionnelle etc. C’est important pour personnaliser le système par rapport aux segments de clientèle. La valeur du système est attendue à 2 niveaux : Ø client : accompagnement après l’achat, rapidité et transparence dans l’organisation des réparations Ø réparateurs SAV : partage et centralisation de la connaissance en interne, meilleure coordination des réparations
  19. 19. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Dans quelle mesure le système va contribuer à apporter de la valeur pour le client et l’entreprise. Exemple : au niveau des réparateurs meilleure organisation dans la planification des réparations. 19 Thierry Van den Berghe è Grâce à des fiches de suivi dans les réparations. 2. GESTION DES ACTEURS Objectifs : maximiser les chances de réussite du projet en mobilisant et en gérant les ressources les plus adaptées Réfléchir sur les acteurs : Le projet va être pris en charge par une équipe. Même dans un projet de haute technologie, les personnes sont souvent un problème è il est crucial (Facteur Clé de Succès) de constituer une équipe compétente qui fonctionne bien. Pour ce, il y a des tâches à réaliser : Ø identifier les compétences et rôles (lister les compétences nécessaires, elles sont multiples è Impose des profils techniques très variés) Ø désigner les acteurs du projet et constituer une équipe (une fois les rôles à remplir listés, les assigner à des personnes disponibles) Ø gérer l’équipe du projet (une fois l’équipe constituée il faut la gérer) L’EQUIPE DE PROJET : UN FACTEUR CLE DU SUCCES La dimension humaine est importante dans un projet e-­‐business Ø la technologie n'est qu'une des composantes d'un projet informatique Ø les problèmes humains sont souvent plus intenses que les problèmes techniques Les relations humaines doivent être soigneusement gérées Ø construire un esprit d'équipe et une relation de confiance Ø veiller à la bonne communication entre utilisateurs et informaticiens Ø gérer pro-­‐activement les conflits Le courant doit passer, l’équipe doit fonctionner etc. è La dimension humaine est vraiment cruciale. On tente de gérer pro-­‐activement l’équipe, gérer les conflits, etc. Une gestion proactive des ressources humaines est tout à fait essentielle.
  20. 20. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 nombreux rôles et équipe La particularité des développements e-­‐business c’est que pour qu’un site de vente en ligne soit attractif par exemple, on a besoin de beaucoup de compétences. Des spécialistes en Base De Données, en sécurité, des ergonomes sont des besoins. Exemple : conception de la charte graphique, design d'un site, 20 EQUIPE D’UN PROJET E-­‐BUSINESS Un projet e-­‐business comporte de nombreuses dimensions è pluridisciplinaire. Par exemple, un site de vente doit être attractif è besoins de compétences artistiques etc. Développement de systèmes e-­‐business Catégories d'acteurs : Ø utilisateurs : spécialistes métier Ø informaticiens : spécialistes des TIC Ø experts : apport ponctuel de compétences de pointe Ø sponsor : apport du financement ACTEURS PRINCIPAUX D’UN PROJET E-­‐BUSINESS
  21. 21. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 21 Catégories d’acteurs qu’on retrouve dans la plupart des projets e-­‐business : Thierry Van den Berghe Ø Utilisateurs : Compétences : ils connaissent parfaitement leur métier. On les appelle les spécialistes du domaine d’application (métier, situation concrète pour lequel on utilise la technologie de l’information) Ø Sponsors : C’est celui qui libère les fonds, pas d’implication directe dans le projet, mais il donne son aval pour l’engagement de budget. Ø Informaticiens : Ce sont les spécialistes des technologies. On a pleins de déclinaisons : chef de projet, analyste, programmeurs, designer, ergonome, etc. Ø Experts Ils apportent une compétence pointue à un moment donné. L’expert en sécurité, par exemple, s’assure du niveau de sécurité raisonnable du système. Le qualiticien est responsable qualité, c’est quelqu’un qui aide le chef de projet à gérer la qualité. Quel peut être le niveau d’intervention d’un juriste dans un projet e-­‐business ? Si on développe des sites qui collectent des données à caractère personnel par exemple, un juriste sera nécessaire. Le juriste sera également utile lors de la rédaction d’un contrat de service è par exemple dans le cas de développement IT fait en extérieur, il est important de rédiger un contrat en bonne et due forme. CHEF DE PROJET Le chef de projet conduit le projet Ø Il planifie, désigne les personnes et assigne les responsabilités Ø Il surveille le déroulement et prend des mesures correctives Ø Il rapporte au management Le chef de projet dispose de compétences managériales plutôt que techniques Ø gestion d'équipe, coordination d’équipe Ø facultés d'écoute et de compréhension Ø esprit de décision Ø sens de l'organisation Ø autorité Ø culture générale de la technologie
  22. 22. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 22 EXEMPLE DE PROFILS DE CHEF DE PROJET 3. GESTION DE PROJET Objectif: fournir un support organisationnel à la réalisation d'un projet Tâches Développement de systèmes e-­‐business principales: Ø préparer le projet o identifier et planifier les tâches du projet o assigner les ressources o déterminer les contraintes du projet Ø suivre le projet (pendant les phases ultérieures) o contrôler l’avancement de projet et éventuellement prendre des mesures correctives o capitaliser l’expérience RESULTAT SOUS CONTRAINTES Un projet doit fournir un système de qualité fixée sous contraintes.
  23. 23. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 23 TECHNIQUES DE PLANIFICATION Ø Intention : planifier et synchroniser plusieurs tâches interdépendantes Thierry Van den Berghe réalisées par des acteurs Ø Diagramme de Gantt (1917) è présentation graphique des tâches dans un calendrier Ø PERT : Program Evaluation and Review Technique (US-­‐ Navy, 50') o présentation graphique des relations entre tâches o marge totale : intervalle de temps pendant lequel une tâche peut être différée sans différer la date de fin du projet o chemin critique : séquence de tâches pour lesquelles une modification de durée entraîne une modification de la durée du projet EXEMPLE DE GANTT AVEC CHEMIN CRITIQUE
  24. 24. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 ne peuvent être rallongées ou différées sous peine de ces tâches ont une marge. Prenons le cas d’une tâche avec une marge importante, on pourra la réaliser plus loin dans le processus par exemple, sans que la date de fin du projet ne soie impactée. 24 Tâches en rouge : tâches critiques è retarder l’ensemble du projet. Les tâches critiques n’ont aucune marge. Tâches en bleu : tâches non-­‐critiques è EXEMPLE D’ALLOCATION ETUDE DE CAS : SPORTS D’HIVERS Développement de systèmes e-­‐business
  25. 25. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 25 Thierry Van den Berghe Contexte et motivation: Ø la promotion et la prise d'inscription aux SH prennent beaucoup de temps car ces deux opérations sont complètement manuelles. Chaque année, il faut recommencer les mêmes actions sans pouvoir réutiliser les acquis des années précédentes (affichage, etc.) Ø le cercle des étudiants s'est fixé comme objectif stratégique de soutenir davantage les étudiants en difficulté (scolaire, financière, etc.). Comme le cercle connait des problèmes de recrutement récurrents, il compte sur davantage d'automatisation pour soutenir sa stratégie et recentrer l'équipe sur des projets où les personnes ont une valeur ajoutée importante Ø l'organisation des SH est actuellement manuelle et consomme beaucoup de main d'oeuvre è lancement d'un projet de développement d’un système e-­‐business pour la gestion des SH Objectifs du système : Ø présenter l'offre de SH du cercle Ø promouvoir l'offre de SH du cercle Ø suivre les inscriptions des étudiants participants Les contraintes du projet : Ø budget: 1000€/délais: 6 mois Ø ressources internes : l'équipe du cercle et, ponctuellement, le service informatique de l'école Les fonctions du système : Ø présentation de l'offre o publication des informations détaillées sur le voyage (Exemple : destination, prix, service, etc.) o publication des conditions générales / responsabilité (Exemple : modalités de paiement, désistement, assurance, etc.) o publication du nombre de places disponibles et de la liste des inscrits Ø promotion de l'offre o publication électronique de l'affiche d'annonce o mailing de prospection auprès des étudiants non inscrits Ø suivi des inscriptions des étudiants participants o enregistrement d'une inscription o enregistrement d'un désistement o suivi des paiements o envois de mails de confirmation d'inscription et de rappel de paiement
  26. 26. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 26 Développement de systèmes e-­‐business Cible : Ø étudiants Ø gestionnaires du voyage La valeur du système est attendue à 2 niveaux : Ø étudiants : o disponibilité de l'information o disponibilité de la procédure d'inscription/désistement o validation et confirmation de l'inscription Ø gestionnaires du voyage : o automatisation de la gestion de l'inscription o suivi centralisé et organisé des désistements et des paiements o automatisation de la communication o réutilisation du système d'année en année Rôles et compétences : Ø chef de projet o coordonne le projet et rapporte au sponsor o sens de l'organisation, disponibilité, maîtrise de MS-­‐Project Ø analyste/programmeur o collecte les besoins des utilisateurs, conçoit et met en oeuvre le système o maîtrise des langages de modélisation et des outils de développement Ø représentant utilisateur o formule les attentes des utilisateurs o expérience dans l'organisation des SH Ø sponsor o veille à l'alignement stratégique du projet et décide de la libération des fonds Ø hébergeur o déploie le système dans une infrastructure WEB o compétences techniques dans la gestion de serveurs et réseaux Equipe : Ø chef de projet : Sophie souhaite s'investir dans le cercle et a une expérience de coordination de projets (mouvement de jeunesse) Ø analyste/programmeur : Nabil est bachelier en informatique et adore la programmation
  27. 27. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Ø représentant utilisateur : Magali a organisé les SH les deux années précédentes Ø sponsor : Arnaud est le président du cercle des étudiants Ø hébergeur : Eric gère l'infrastructure WEB de l'école et est prêt à héberger 27 Thierry Van den Berghe gratuitement le système Planification : Etude de cas : sports d’hiver è Petite synthèse : On va voir ce qu’on doit produire comme infos pour définir une première idée du projet. Ici, on est chef du projet et responsable d’un site d’inscription en ligne. Ø 1ère étape : Lancement du projet Essayer de motiver le projet par rapport aux intentions et objectifs stratégiques de l’entreprise (ici le cercle des étudiants) Ø Priorité du cercle : Aider les étudiants qui ont des difficultés Par rapport à cet objectif, on veut automatiser certaines activités du CDE pour que toute une série de taches qui étaient réalisées manuellement puissent être automatisées. On va développer une plateforme d’enregistrement en ligne pour les sports d’hivers. On voit un alignement stratégique du projet par rapport aux objectifs du cercle. Ø Objectifs du système : Rappel : un projet est un exercice de maximisation du résultat et de sa qualité sous contrainte (contraintes cf. slide è les plus évidentes sont celles de budget et de délai, mais il y a également des contraintes légales, etc.)
  28. 28. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 On va essayer d avoir une première description de l’équipe et du planning On va détailler les fonctions du système, quelles sont les facilités attendues de ce système web. Un aspect super important des projets e-­‐business est l’aspect humain. Les problèmes les plus fréquents proviennent de la gestion des personnes. De ce fait, l’identification des rôles et personnes nécessaires est préconisée. Une fois qu’on a listé les rôles et compétences associées, on peut essayer de constituer notre équipe. Une fois qu’on a identifié les différents rôles on peut passer a la planification avec un logiciel. On part d’une série de taches interdépendantes dans le temps et planifiées. On a assigné les différentes taches aux membres de l’équipe. On a décomposé le système en différents modules on fait souvent cela en informatique car le développement d’un système en un coup c'est trop compliqué, donc on le découpe en différents modules, on le découpe dans l’espace, et si certains modules sont complexes à mettre au point on applique une technique de prototypage construction du système par 28 Ø Cible (à préciser) : à qui s’adresse le système ? -­‐ Aux étudiants -­‐ Aux responsables du CDE qui gèrent le voyage Il faut motiver la valeur qu’apporte ce système dans la chaine de valeur. è è Développement de systèmes e-­‐business itérations successives. Ø 2eme étape : L’étude d’opportunité (voir chapitre suivant)
  29. 29. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 29 3. ETUDE D’OPPORTUNITE Thierry Van den Berghe Objectifs -­‐ prendre la décision d'engager ou non le projet (pass or fail), d’engager des fonds dans le projet en considérant : o l'apport du projet è voir si il est supérieur aux investissements o la faisabilité du projet Tâches -­‐ 1ère étape : réaliser une critique de l'existant pour identifier les lacunes que le futur système pourrait combler. Si il y a un système déjà existant, la première chose à faire pour motiver le nouveau projet est d’identifier les lacunes du système existant. La critique doit être constructive, l’objectif est de mettre des lacunes en évidence qu’on évitera de reproduire dans un futur système. -­‐ 2ème étape : essayer de réaliser une étude pour évaluer l'apport du futur système o calcul du retour sur investissement (ROI) o évaluation en terme de bénéfices intangibles -­‐ 3ème étape : évaluer la faisabilité face aux risques 1. RETOURS D’UN SYSTEME RENTABILITE D’UN PROJET DE DEVELOPPEMENT Plusieurs techniques purement financières • ROI = bénéfices annuels / coûts annuels • valeur actuelle nette – VAN, taux de rentabilité interne – TRI, etc.
  30. 30. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 La difficulté c'est que l’évaluation d’un retour purement financier est souvent défavorable parce que souvent l’IT participe aux frais de structure, des activités, etc. C’est comme la GRH, le département IT n’a pas un apport direct au chiffre d’affaires. è exemple) ce ne sera souvent pas un 30 Si on utilise les techniques habituelles (le ROI par argument prédominant pour motiver le projet. Il y a une série de bénéfices indirects ou intangibles à considérer aussi Développement de systèmes e-­‐business : • les bénéfices intangibles o Exemple : amélioration de l’image de marque après un redesign d’un site • les opportunités offertes par l'application des TIC o Exemple : apports de clients étrangers grâce à la vente en ligne Exemple : on a une nouvelle plateforme intranet, on peut espérer a terme augmenter la compétence et productivité des collaborateurs. è Ce n’est pas mesurable purement financièrement. On va quand même calculer un ROI, même si il est négatif mais on va compléter grâce à une argumentation qui liste tous les bénéfices intangibles ou indirects qu’on espère retirer du projet. Ex-­‐post, une fois le système déployé, on pourra vérifier après une période de mise en production, le gain en chiffre d’affaires, etc. au niveau global. è Il faut essayer d’identifier les couts pcq c'est la première chose qu’on demande : combien cela coute et combien ca rapporte. RETOUR SUR INVESTISSEMENT : COUTS Coûts directs è ce sont les coûts identifiables, liés directement au SI Il faut intégrer les couts de développement et de maintenance lorsque le système est en exploitation. • CAPEX (capital expenditure) : développement logiciel, matériel, déploiement, formation • OPEX (operational expenditure) : maintenance, hébergement, support cf. métrique d'évaluation d'ampleur et d'efforts. Coûts indirects è ce sont les coûts difficilement identifiables et peu prévisibles Exemple : correction d'erreurs, perte de productivité due à l'apprentissage d'un nouveau système, etc.
  31. 31. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Les couts indirects sont plus délicats à évaluer. On peut s’attendre à une perte de productivité les premiers jours ou semaine de la mise en service des nouveaux systèmes parce que l’utilisateur doit se familiariser etc. 31 è pas facile à évaluer. RETOUR SUR INVESTISSEMENT : BENEFICES Thierry Van den Berghe Bénéfices tangibles è quantifiables • réductions des coûts ou augmentation des bénéfices o Exemple : réduction du coût des transactions commerciales ou nouveau canal de vente par Internet Bénéfices intangibles è difficilement quantifiables • bénéfices pour l'organisation o Exemple : meilleure communication entre les collaborateurs, meilleures sources d'information pour la prise de décisions, meilleure ergonomie • bénéfices pour le client o Exemple : meilleure disponibilité de l'entreprise, meilleure information sur les produits et services è On va avoir des bénéfices chiffrables ou tangibles, par contre on va en avoir des intangibles, difficilement chiffrables, ils doivent être mentionnés mais on ne peut pas les chiffrer précisément. Exemple : L’avantage pour un client est un bénéfice intangible EXEMPLES D’APPORTS ATTENDUS è Quelques arguments classiques pour motiver un projet e-­‐business. Ces arguments permettent de convaincre que le projet apporte vraiment de la valeur Améliorer l’efficience opérationnelle • réduire les coûts de production des biens vendus o Exemple : vente de musique en ligne • réduire les coûts de vente et d’administration o Exemple : suppression des documents papier pour les transactions commerciales • réduire les coûts de gestion des services o Exemple : self-­‐banking
  32. 32. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 32 Augmenter la compétitivité • disponibilité 7/7 et 24/24 • améliorer les interactions avec le client Développement de systèmes e-­‐business o Exemple : informer et conseiller en ligne • augmenter la rapidité de la mise sur le marché o Exemple : outil de production largement paramétrable Améliorer la gestion des données • augmenter la fiabilité des données • réduire les redondances • améliorer la diffusion d'information o Exemple : intégration électronique des commandes client dans le système du fournisseur Réduire les risques • améliorer la surveillance de l’activité o Exemple : tableaux de bord de gestion produits de manière largement automatisée o Exemple : état des stocks en temps réel _ moins de risque de rupture ð Augmenter la valeur des actionnaires en profitant de l'ensemble des bénéfices apportés par le système 2. FAISABILITE D’UN PROJET L’étude de faisabilité d’un projet est la 2ème chose à faire dans le cadre de l’étude d’opportunité. Parfois le projet n’est pas réaliste. Ø Exemple 1 : un système de correction automatique des examens pour les professeurs, ce n’est pas réaliste, les technologies ne suivent pas. Ø Exemple 2: se faire soigner par un robot, on n’est peut être pas encore prêt pour cela, même si on peut démontrer que cela fonctionne.
  33. 33. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 On doit montrer qu’on peut maitriser les risques liés au déroulement du projet, les risque 33 FAISABILITE FACE AU RISQUE Le projet est faisable si les risques peuvent être raisonnablement maîtrisés. Il est important de voir si on peut maitriser les risques, même si l’idée est bonne, etc. è techniques, les risques liés à la viabilité du logiciel. Maîtriser les risques liés au déroulement du projet Ces risques impactent le plan du projet Ø Exemple : comment gérer une absence de longue durée d’un acteur? Maîtriser les risques techniques Ces risques impactent la qualité du logiciel Ø Exemple : faible qualité d’un système de correction automatique d'examens Ø Exemple : faible performance d’un système de distribution de vidéos en ligne Maîtriser les risques business liés à la viabilité du logiciel Thierry Van den Berghe (à la volonté des utilisateurs de mettre le logiciel en utilisation) Ces risques impactent la valeur attendue du logiciel Ø Exemple : excellent système mais que personne n'utilise Ø Exemple : digitaliser toute la communication via email, forum et WiKi Ø Exemple : vote électronique (typique) : Techniquement, le vote électronique est plus ou moins au point, il existe mais n’est toujours pas accepté pour des raisons indépendantes des 2 risques ci-­‐dessus (risques techniques et risques liés au déroulement du projet) è manque d’adhésion des utilisateurs. ARTICLE SUR LE VOTE ELECTRONIQUE "Le vote électronique a-­‐t-­‐il du plomb dans l’aile ? Selon nos informations, le ministre de l’Intérieur a toutes les peines du monde à convaincre ses partenaires de poursuivre dans la voie initiée en 1991, lorsque les premières machines furent installées dans notre pays.... Aux dernières élections, le vote automatisé a concerné 44 % des électeurs, soit 100 % à Bruxelles, 22 % en Wallonie et 49 % en Flandre. Depuis son introduction, le vote électronique n’a cessé de susciter réserves et critiques. Censé rendre le vote plus fiable, le dépouillement plus rapide et le scrutin moins onéreux, il n’a pas fait la preuve de son efficacité jusqu’ici. ... De l’aveu même du ministre de l’Intérieur, il coûte
  34. 34. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 trois fois plus cher (4,5 euros par électeur contre 1,5 pour le vote papier). Aux législatives de 2007, on a enregistré 400 incidents. Quantaugaindetemps... «A Liège ou Bruxelles, totalement informatisés, on a eu les résultats après minuit», rappelle Michel Staszewski, de l’association Pour Eva (Pour une éthique du vote automatisé), qui milite pour un retour au vote papier, seul garant à ses yeux de transparence et de contrôle démocratique. Tel est le problème majeur, selon les détracteurs : « L’exemple est célèbre de cet élu schaerbeekois qui a obtenu plus de voix de préférence qu’il n’y avait de votants. Il y en a eu d’autres, et encore ces cas ne sont-­‐ils que la partie émergée de l’iceberg, puisque sans contrôle humain, les erreurs peuvent passer inaperçues ». D’autres ont fait machine arrière. Les Pays-­‐Bas, les plus avancés d’Europe, ont été contraints par la justice d’abandonner le vote électronique. Et l’Irlande y a renoncé malgré de lourds investissements”. Par exemple, on souhaite développer un site pour gérer les sports d’hivers du CDE. Combien cela va-­‐t-­‐il couter ? Comment dégager un ordre de grandeur ? Il existe un grand nombre de techniques pour estimer les couts de main d’oeuvre liés au développement. • 1ère estimation : effort * coût moyen mensuel d’une ressource • 2ème estimation : calcul du coût de chaque tâche en fonction des ressources • pour déterminer précisément les coûts, le système doit être au moins la suite : présentation simplifiée et adaptée de la métrique des points de fonction et du modèle 34 3. EVALUATION DU COUT D’UN SYSTEME ESTIMATION DES COUTS DE DEVELOPPEMENT But: dégager des ordres de grandeur pour décider de la faisabilité affectées (cf. planification) complètement décrit Utilisation de métriques et modèles pour : • on va essayer d’estimer le volume du système à développer • estimer les ressources humaines à allouer au projet • dans Développement de systèmes e-­‐business COCOMO. Pour une discussion complète : Donald J. Reifer, Estimating Web Development Costs: There Are Differences, http://www.reifer.com/ ; http://sunset.usc.edu/csse/research/COCOMOII/cocomo_main.html, On saura si le système va couter 5000, 500000 ou 20000000 euros. On pourra déjà trancher sur l’opportunité du projet. Cette estimation n’est pas précise parce qu’on en est qu’à l’avant-­‐projet, on n’a pas encore décrit complètement le système. Il faut aller plus loin pour
  35. 35. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 cela, par exemple avoir une idée de toutes les tâches a déployer pour faire un calcul très précis, une estimation plus précise du cout du développement. Exemple : construction d’une maison. Grosso modo on sait ce qu’on veut, on va faire un premier dessin avec l’architecte mais sans trop de détails. On va dégager une surface (volume du système). Par exemple : maison de 150 mètres carrés. A partir de cela, on va regarder par rapport a des projets antérieurs (par exemple) le cout moyen 35 Thierry Van den Berghe è règle de trois. On va obtenir un budget (ordre de grandeur, estimation). On va d’abord estimer le volume du système puis les ressources allouées au projet. On a besoin de deux outils : le point de fonction et les ressources à allouer au projet Ici on va voir des versions simplifiées des modèles qu’on trouve sur le terrain. On va voir les grands principes pour voir qu’il est possible de déterminer une estimation de cout d’un système même si on n’est pas informaticien. è Objectif du cours : faciliter le dialogue entre le gestionnaire et le spécialiste. ANALYSE PAR POINTS DE FONCTION (FP) Principe : identifier les éléments de l'application à construire (paramètres) et les pondérer en fonction de leur complexité Objectif : dégager une estimation a priori du volume de l'application
  36. 36. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Ici on va essayer de décrire, projeter le futur système. On va identifier des grands composants du système. L’utilisateur doit faire une démarche pour imaginer le système auquel il pense. 36 Ici on va projeter le système auquel on pense en différents paramètres Développement de systèmes e-­‐business -­‐ les entrées : les lots d’informations rentrant dans le système. Ex : un écran de saisie, un écran pour enregistrer le descriptif du voyage, un autre pour enregistre les données de l’élève qui souhaite participer au voyage, etc. -­‐ Les sorties Exemple : rapport, facture, graphe sur écran. -­‐ Les requêtes : une extraction des données avec une certaine valeur ajoutée. -­‐ Les fichiers ou tables : grappes principales de données. Exemple : séjour, réservations, des étudiants qui veulent participer, des payments -­‐ Les fichiers multimédias : Exemple : page d accueil, page statique etc. -­‐ Les composants Web réutilisables à intégrer : è importés en tant que composants dans le système qu’on est en train de développer. Exemple : On doit développement un écran de login : L’écran de login est un écran avec 2 zones : Ø le login Ø le password. Pour un informaticien professionnel, ce n’est pas beaucoup de travail. Ce sera quelque chose de très simple à construire. Par contre, un écran de commande avec le calcul de livraison, de TVA etc., c'est plus compliqué à construire parce qu’il y a des calculs, de nombreuses zones, etc. Dans un premier temps on va surtout se concentrer sur le principe et pas la complexité. Chaque valeur de paramètre aura un certain poids, à calculer en fonction des différents poids et éléments identifiés, un nombre de points de fonction, unité qui représente l’ampleur du système.
  37. 37. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 37 EXEMPLE Thierry Van den Berghe Ici on a, par exemple, un écran de saisie client, c’est simple. Un écran de saisie de facture, ou de saisie produit c’est déjà plus compliqué, plus élaboré. Ici on a une valeur abstraite de 106 points de fonction. Avec cela on n’est pas très avancé. Ca représente un certain nombre de points de fonction mais qu’est ce que ca représente en terme d’hommes/mois au niveau du développement? PARAMETRES • la liste des paramètres peut évoluer è La liste des paramètres n’est pas figée, il y a des variations des points de fonction. è autres paramètres possibles: communication inter-­‐systèmes, intégration de composants, données à récupérer, etc. è Cela peut aussi mobiliser de l’énergie des développeurs et donc faut les considérer. Ici ce sont des exemples parmi d’autres. • un besoin d’un utilisateur peut conduire à plusieurs valeurs de paramètres o Exemple : une facture peut nécessiter un travail de mise en forme important et la construction d’une requête complexe. Si je demande au développeur d’écrire un système qui va me permettre d’encoder des factures =>… les données enregistrées a travers écran vont devoir être enregistré dans des tables (2eme paramètre) et il y aura peut être une sortie… • des corrélations peuvent exister dans l’évaluation des paramètres (souvent il y a des corrélation au niveau des points de fonction, des paramètres, et souvent on retrouve ces paramètres) o Exemple : une table a souvent un équivalent écran de saisie
  38. 38. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 38 EXEMPLE D’UNITES DE PARAMETRES Ici on va voir quelques indications qui permettent dévaluer la difficulté de tel ou tel écran. Développement de systèmes e-­‐business • entrée : écran de saisie è permet de créer de l’information, de l’éditer o évaluation de la complexité : § nombre de zones de saisie/affichage – nombre de zones qui doivent être saisies par l’utilisateur. Si j’ai juste un nom d’utilisateur et un mot de passe, ce n’est pas un écran qui va demander beaucoup de travail de programmation. Un écran avec beaucoup de zones calculées contribue à la complexité de l’écran (ex : calcul du total d’une facture ou autre). § importance des contrôles de validité des données. § importance de l’automatisme dans la saisie (remplissage automatique, proposition de données à l’utilisateur, etc.) o unité alternative : messages digitaux en provenance d’autres systèmes • sortie : rapport à imprimer è si on doit programmer des rapports papier ou écran avec beaucoup de calculs différents, ou graphiques, alors cela représente beaucoup de travail, et cela fait monter la complexité du rapport. o évaluation de la complexité : § difficulté de la mise en page § variété de l’information à représenter § construction de graphiques o unité alternative : messages digitaux à envoyer vers d’autres systèmes • requête : interrogation d’une base de données è il y a des requêtes plus simples que d’autres et parfois une requête peut impliquer plusieurs requêtes successives. o évaluation de la complexité : § nombre de tables et de champs à accéder § importance des calculs à réaliser (agrégation, etc.) o unité alternative : outil de recherche textuelle • table ou fichier : table d’une base de données relationnelle o évaluation de la complexité : § nombre de champs – nombre de colonnes § importance des contraintes
  39. 39. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 39 Thierry Van den Berghe • fichier multimédia : conception d’un page Web type è un peu comme les écrans de saisie, le nombre de zones à indiquer à l’écran induit une lourdeur. o évaluation de la complexité : § nombre d’éléments d’information à présenter § difficulté de la mise en forme Exemple : une page d'accueil avec des menus est plutôt complexe – il y a des modules qu’on intègre, c'est toujours complexe Exemple : une page avec des graphiques est plutôt de difficulté moyenne • composant Web à intégrer o évaluation de la complexité : § complexité de paramétrage du composant § interactions avec le site Web -­‐ interaction entre les composants Exemple : passage de paramètre vers un module de paiement est plutôt complexe Exemple : saisie d'information par le composants (News, forum, etc.) est plutôt complexe EXEMPLES DE COMPOSANTS WEB
  40. 40. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Ce modèle n’a pas des points de fonction comme entrée mais bien un certain nombre de lignes de code. 40 CONVERSION EN LIGNES DE CODE Développement de systèmes e-­‐business è 35 lignes de code en Access. è 106 points de fonction, développés avec le langage java par exemple, on va faire 106 x 63 et on va arriver a un nombre de lignes de code. Il y a rien de plus qu’une simple conversion d’unité là derrière. Une fois qu’on a ca, on peut appliquer des métriques d’estimation d’effort. ESTIMATION DE L’EFFORT DE DEVELOPPEMENT
  41. 41. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 L’effort exprimé en mois homme est proportionnel a des milliers de lignes de code avec un exposant c relativement proche de 1 (a & b sont des constantes) Cf. graphe : évolution de l’effort en fonction de la taille 41 è Thierry Van den Berghe Légèrement exponentiel et non linéaire pcq gérer complexité gros systèmes. Il y a des facteurs qui sont ici multiplicatifs qui sont des facteurs d’ajustement qui tiennent compte de propriétés générales du système et son environnement. COCOMO : CONSTRUCTIVE COST MODEL SIMPLIFIE Modèle d’estimation d’effort : COCOMO (un modèle parmi d’autres) Ø Effort – durée – nombre de ressources à affecter au projet Ø Série de constantes : a ; b, c, d Ici : hypothèse d’un projet organique simple et maitrisé Légère exponentielle du nombre de lignes de code On a les formules, on les applique (on va le faire dans des exemples ici)
  42. 42. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 Qualité de l’équipe IT : impact très fort sur le temps de développement et l’effort de 42 EFFORT ADJUSTEMENT FACTORS – EAF (EXEMPLES) Premièrement : exemples de facteurs d’ajustement qui sont ici multiplicatifs ! è Développement de systèmes e-­‐business développe • Pénalité de 46% pour des mauvais • Gain de près de 30% pour des gens très compétents. EXEMPLES D’APPLICATION Ø Programme organique de 32 KLOC : o E = 2,4 x 321,05= 91 hommes-­‐mois o D = 2,5 x 910,38 = 14 mois o N = !" !" = 6,5 hommes Imaginons qu’on veut développer un programme organique pour une PME. On arrive vite a 32000 lignes de code si on applique la technique des points de fonction (FP) ce qui va nous donner un effort de 91 homme mois. Si on connaît le salaire moyen d’un informaticien, on le multiplie par le nombre d’homme-­‐ mois et on a une première estimation du budget. Si on fait appel à un informaticien extérieur, combien cela va-­‐t-­‐il nous couter ? Tarif journalier ? Il travaille 8h, ca va couter environ 400-­‐600 euros par jour.
  43. 43. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 43 Thierry Van den Berghe è On va nous facturer un chef de projet jusque 800 à 900 euros par jour et pour des spécialistes pointus, réputés, ca peut monter à 2000 ou 3000 euros par jour + les frais genre hébergement etc. (Carrière informatique = assez rémunératrice). Ø Claroline : 460 KLOC o E = 1500 hommes-­‐mois o D = 40 mois o N = 37 hommes Ø Développement d’un OS de 35 millions de lignes è Système d’exploitation (OS) qui fait 35 millions de lignes de code. o E = 1.021.372 hommes-­‐mois o D = 210 mois = +/-­‐ 17 ans o N = 4878 hommes Effort de plus de 1 million d’homme-­‐mois = 17 ans de travail pour 5000 personnes pour 1 seul système d’exploitation, c'est énorme… è Par exemple, chez SAP, l’équipe de développement est d’environ 8000 personnes et ils existent depuis plus de 25 ans. Chiffres concernant les équipes affectées par Microsoft tous des versions antérieurs des Windows : Exemple : pour le développement, faire évoluer, Windows XP à Windows server 2003 : 4400 personnes pour produire 50 millions de lignes de code. Windows existe depuis plus de 20 ans et a été conçu à partir de systèmes plus anciens … ces ordres de grandeurs ne sont donc pas si délirant que ca. Très difficile de trouver des chiffres… Ø Productivité implicite du modèle : 16 LOC par jour par personne Si on calcule la productivité implicite de ce modèle, par exemple : 32000 lignes de code, on divise ca par 91 x 20 (on fait travailler nos personnes 20 jours par mois) on arrive a une productivité d’environ 16 lignes de code par jour, c'est faisable, même confortable de produire 16 lignes de code par jour, mais pas réaliste, les efforts dont on parle incluent la programmation mais aussi la gestion de projet etc. tout rentre en ligne de compte dans l effort de travail, on ne fait pas que programmer.
  44. 44. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 44 EXEMPLES D’APPLICATION : WINDOWS NT EXERCICE: MAXIMAT Développement de systèmes e-­‐business Enoncé :
  45. 45. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 45 Thierry Van den Berghe Solution :
  46. 46. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 • L'entreprise de restauration industrielle Cuisigros souhaite informatiser le suivi de • L'intranet affichera des informations utiles pour les employés, à savoir : une page dédiée à l'organigramme, une page dédiée aux consignes à respecter sur le lieu de travail, et une page d'accueil reprenant un module de news, un module météo et le menu revoyant aux pages de l'intranet et aux fonctions de l'application de suivi. • L'entreprise prépare des repas qu'elle livre à des entreprises de plusieurs zonings industriels. Elle compte une centaine de clients et livre près de 2500 repas par jour. Les repas sont essentiellement livrés le midi, mais Cuisigros organise également des réceptions en soirée, ce qui implique des prestations supplémentaires de son personnel. • L'application à développer doit supporter les concepts suivants: • les fournisseurs et les commandes fournisseur. Les informations à gérer sur les fournisseurs sont assez traditionnelles et nécessitent un écran d'encodage assez simple. Le système doit proposer à l'écran une liste de commandes fournisseur basée sur les repas à préparer; cette liste est confirmée par un opérateur. Les bons de commande doivent être envoyés électroniquement, bien que cela soit potentiellement compliqué vu la diversité des systèmes informatiques des fournisseurs; • les clients et les commandes client. La structure de la clientèle de Cuisigros est complexe: le système doit gérer plusieurs catégories de clients et maintenir de nombreuses données, comme les habitudes alimentaires et culturelles. Par contre, les commandes client sont très classiques et comportent en moyenne 15 lignes articles (menus et boissons); • les matières premières et leur stockage. La gestion des matières premières consiste simplement à maintenir un descriptif de base, des quantités en stocks, des dates de péremption et des mouvements entrants et sortants. Des inventaires réguliers doivent être imprimés. • les produits finis. Cuisigros gère un petit nombre de produit finis (correspondant à des menus type) mais leur description est relativement complexe: elle inclut la composition d'un menu, i.e., ses différentes matières premières et leurs quantités respectives, une tarification par quantité et des recommandations de fabrication. L'expédition, elle, n'est pas automatisée; • le planning de production. Il est établi chaque semaine en fonction des commandes client. Cette partie de l'application est la plus complexe, puisqu'il faut anticiper les commandes fournisseurs et préparer l'horaire des employés. La réalisation du planning inclut l'édition (1) d'horaires de travail pour les employés, (2) d'un tableau de production et (3) d'une liste de propositions de commandes fournisseur; • les employés et le suivi des prestations. Le système gère des données de base concernant les employés et enregistre les prestations de chacun en distinguant les heures régulières des heures supplémentaires. Un listing de comparaison entre les horaires de travail issus du planning de production et les prestations réelles est à édité chaque fin de mois. Un récapitulatif des toutes les prestations est envoyé chaque semaine à un secrétariat social pour préparer le calcul des salaires. 46 EXERCICE : CUISIGROS son activité avec une application web greffée à son Intranet. Développement de systèmes e-­‐business
  47. 47. Manon Cuylits Master 1 2012-­‐2013 47 SOLUTIONS Thierry Van den Berghe 1. Analyse de l’énoncé : Enoncé Points de fonction L'intranet affichera des informations utiles pour les è employés, à savoir : une page dédiée à l'organigramme, une page dédiée aux consignes à respecter sur le lieu de travail, et une page d'accueil reprenant un module de news, un module météo et le menu revoyant aux pages de l'intranet et aux fonctions de l'application de suivi. page organigramme (fichier multimédia moyen car graphique) è page consignes (fichier multimédia simple) è page d'accueil (fichier multimédia difficile car menu et modules) è module de news (composant moyen car saisie de données) è module météo (composant simple) Les informations à gérer sur les fournisseurs sont assez traditionnelles et nécessitent un écran d'encodage assez simple è saisie fournisseur (entrée simple – rien n'indique du cet écran soit particulièrement difficile à construire) è table fournisseur (table simple – les données saisie à l'écran doivent être enregistrées dans une structure de stockage) Le système doit proposer à l'écran une liste de commandes fournisseur basée sur les repas à préparer; cette liste est confirmée par un opérateur. è saisie commande fournisseur (entrée difficile – entrée car l'opérateur doit alimenter le système en données par sa confirmation, difficile car un travail de calcul de la liste des commandes fournisseurs doit être réalisé) Alternative : requête moyenne ou difficile pour calculer la liste des commandes fournisseur + écran de confirmation simple è table commande fournisseur (table simple – les données saisies à l'écran doivent être enregistrées dans une structure de stockage) è table repas (non prise en compte car correspond à un produit fini plus loin dans l'énoncé) Les bons de commande doivent être envoyés électroniquement, bien que cela soit potentiellement compliqué vu la diversité des systèmes informatiques des fournisseurs è bon de commande fournisseur (sortie difficile -­‐ travail technique d'envois de messages digitaux vers des systèmes différents) La structure de la clientèle de Cuisigros est complexe : le système doit gérer plusieurs catégories de clients et maintenir de nombreuses données, comme les habitudes alimentaires et culturelles. saisie client (entrée difficile)

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