Finances d'entreprise

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Finances d'entreprise

  1. 1. FINANCE D’ENTREPRISE ð VALÉRIE KINON MANON CUYLITS 2012 – 2013
  2. 2. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 2 PARTIE 1: LES EQUI L IBRES FINANCIERS DE L ’ENTREPRISE PLAN DE L’EXPOSE 1. Introduction 2. La trésorerie d’exploitation La trésorerie d’exploitation s’obtient en faisant la différence des flux monétaire entrant et les flux monétaires sortant. Elle provient du core business de la société. La trésorerie d’exploitation permet de calculer le Besoin en Fond de Roulement de différentes manières. Les différentes manières de calculer le BFR vont avoir une incidence sur la société. 3. La trésorerie d’investissement Le plus important lorsqu’on parle de trésorerie d’investissement, c’est de calculer les returns sur investissements. Il existe plusieurs types d’investissements. Il existe l’investissement classique, mais il y a aussi la rentabilité d’un investissement dans un nouveau stock. 4. La trésorerie de financement Permet de voir la rentabilité des fonds propres investis. è Qu’elles sont les dividendes qu’on a reçus par rapport à ce qu’on a investi ? Importance des intérêts notionnels dans la trésorerie de financement. Les intérêts notionnels permettent de récompenser les entreprises qui se financent par leur fonds propres. 5. Le tableau de financement Après avoir calculer les différentes trésorerie il sera possible de réaliser un tableau de financement. Ce qui permettra de calculer la situation financière de l’entreprise. Ensuite on pourra calculer le tableau de financement.
  3. 3. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 3 1. INTRODUCTION Objectif: Comprendre la situation financière (le bilan et le compte de résultats) de l’entreprise au travers du tableau des flux financiers. La comptabilité pure est différente de la gestion de flux de trésorerie : ce qui entre réellement et sort réellement, sorties effectives de cash et entrées effectives de cash. Achat d’une machine : cas de figure ou on achète une machine qui coute 20 ð Compta : amortissements dans le compte de résultat. Je vais avoir une nouvelle immobilisation corporelle à l’active. Au passif on peut avoir un emprunt et les dettes à LT vont passer petit à petit en dettes à CT. ð Au niveau du tableau de Cash Flow, on va avoir une sortie effective de 20. Si on la finance par un crédit on aura -­‐20 pour l’achat de la voiture et si on fait un emprunt de 15 on aura une rentrée effective de +15 quand on recevra le prêt. FONDS DE ROULEMENT & BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT Regarder d’abord le dessus du slide puis le dessous. Ca permet de retenir ce qu’est le BFR. La trésorerie va me permettre d’acheter des matières premières. Les matières premières vont me permettre de réaliser des produits finis (en passant par les produits en cours). Les produits finis vont être vendus et cela va permettre de renflouer la trésorerie.
  4. 4. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 4 FONDS DE ROULEMENT -­‐ FR Les Fonds de roulement sont les moyens dont l’entreprise dispose pour financer son cycle d’exploitation ( ? remplacer par outil de production ?), mettre en place son business. Ce sont des moyens à LT : Le capital fourni par les actionnaires et les dettes à LT. FONDS DE ROULEMENT = CAPITAL + DETTES A LT – IMMOBILISES (ACHAT DES MACHINES) L’idée c’est de dire : est ce que je dispose d’assez d’argent à LT pour acheter mes machines ? Pour qu’une entreprise soit viable il faut absolument qu’elle ait un Fond de roulement positif. Un Fond de roulement négatif signifierait qu’on n’a même pas assez d’argent pour acheter des machines (= l’outil d’exploitation) à LT. Dans ce cas il n’y a aucune chance qu’on ait assez d’argent pour financer le cycle d’exploitation, l’activité de l’entreprise au jour le jour. Si on n’a pas assez d’argent à LT pour financer les immobilisés, il faudrait les financer avec des dettes à CT. Or on ne peut pas financer les machines avec un crédit de caisse ! Ce qui me reste quand j’ai acheté mes machines c’est mon Fond de roulement, et ce qui me reste va me permettre de financer mon cycle d’exploitation. Ca c’est le BFR. Si on a un Fond de Roulement négatif, l’entreprise n’est pas viable. Néanmoins c’est parfois gérable d’avoir un Fond de Roulement négatif : dans le cas des entreprises qui font partie d’un plus grand groupe et qui ont mis les capitaux ailleurs (c’est la maison mère qui gère ca). Ce n’est pas tenable d’avoir un fond de roulement négatif pour une entreprise (examen : pourquoi ? savoir expliquer). Certaines entreprises ont des Fonds de Roulement négatifs, quand elles font beaucoup d’investissements ou font partie d’un grand groupe, c’est possible. Sinon ce n’est pas viable sur le LT (on parle bien du LT ici, pas sur 1 an). BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT -­‐ BFR BFR = Deuxième partie du slide. Ce dont on a besoin pour faire tourner la boutique. -­‐ Stock -­‐ Dettes fournisseurs (délais de payement accordés par nos fournisseurs) -­‐ Créances accordées aux clients BFR = STOCKS + CREANCES CLIENTS – DETTES FOURNISSEURS, FISCALES & SOCIALES
  5. 5. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Ca c’est ce dont on a besoin pour faire tourner la boutique ce sont les 3 gros postes ci-­‐ dessus. Pourquoi est il très important de gérer son BFR convenablement ? Si on doit payer nos fournisseurs alors que nos clients ne nous ont pas encore payé et que c’est toujours comme ca, on va se retrouver coincés. La plupart des entreprises ont un BFR positif, or un BFR négatif, ce qui est très bien, ca veut dire qu’on n’a pas de BESOINS. Un BFR positif ca signifie un réel besoin à financer ! D’un côté ca signifie que l’entreprise est en croissance mais il faut pouvoir gérer cette croissance. BFR : pour financer le cycle d’exploitation, faire tourner la boutique. Besoin d’argent pour l’achat des matières premières, payer les salaires, etc. Si c’est un BESOIN, quand j’ai un besoin POSITIF, ca veut dire que j’ai besoin de quelque chose. Donc c’est mieux d’avoir un BFR négatif, ca veut dire que je n’ai besoin de rien. Si mon BFR augmente ca veut dire que j’ai de l’argent qui sort dans ma trésorerie. 5 EXEMPLE Client qui accordait 120 jours de délais de payement à ses clients. Ses fournisseurs lui accordaient 30 ou 45 jours de délais de payement. Problème : C’était lui qui jouait le rôle de banquier pour ses clients. On doit accorder des délais de payement, pas le choix, mais pendant ce temps là on joue le banquier pour ses clients de la même manière que notre fournisseur joue le banquier pour nous. Quand l’entreprise croit, grandit, elle joue de plus en plus le banquier pour ses clients puisqu’elle vend de plus en plus à ses clients. De plus en plus de créances clients mais également de dettes fournisseurs. Le trou devient de plus en plus grand donc. Le client a dit : plus la société grandit plus je m’enfonce, il faut vendre la société ! Ce n’est pas logique mais en fait il devait financer de plus en plus de délais de payement à ses clients et donc c’était la catastrophe. REMARQUES Les crédits à Court Terme sont relativement chers (plus que les crédits à LT) car on finance du vent, des trous de trésorerie, et non des investissements en actifs, dans quelque chose de concret. Le risque est donc plus important et donc le taux d’intérêt est plus élevé. Il n’est pas toujours facile de gérer sa croissance. Si quelqu’un nous achète 5000 pizzas pour demain, on va être content mais on va vite être embarrassé, comment produire 5000 pizzas pour demain ? Acheter pleins de nouveaux fours ? è La croissance doit se gérer à différents niveaux. EXEMPLE
  6. 6. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 On engage du nouveau personnel : on ne peut pas engager un ingénieur par exemple uniquement 2 jours par mois. 6 Stock = Les stocks coutent cher, c’est de l’argent qui dort donc il faut essayer de le réduire un maximum mais on ne peut pas non plus travailler sans. Il faut les gérer au mieux mais on ne sait pas avoir zéro stocks dans la grande distribution. Toyota n’a pas de stocks par exemple. L’entreprise attend la demande avant de produire. Il existe donc des secteurs qui ne doivent pas nécessairement travailler avec des stocks. L’entreprise a : ð Un besoin de financement lié à l’outil de production (immobilisé). Elle doit acheter son immobilisé. Fonds de Roulement. (FR) ð Un besoin de financement lié au cycle d’exploitation. Faire tourner la boutique. Besoins en Fonds de Roulement (BFR). De ceci découlent les questions suivantes : -­‐ Quelle est l’importance respective de ces besoins ? -­‐ Comment les financer ? -­‐ La rentabilité des capitaux mis en oeuvre est-­‐elle suffisante ? QUELLE EST L’IMPORTANCE RESPECTIVE DE CES BESOINS ? Quels sont les besoins liés au financement de l’outil de production et ceux liés au cycle d’exploitation ? Attention : déterminer des besoins n’est pas une science exacte, c’est une estimation pour voir si on ne lance pas une activité qui va nous couler. Ce n’est pas toujours facile à faire, il faut émettre des hypothèses et déterminer l’importance des différents besoins. COMMENT LES FINANCER ? Alternatives de financement è comment financer tout ce qu’on a vu (cours plus tard dans l’année) ? Il existe toute une série de financements, comme par exemple : -­‐ Auto financement, -­‐ subventions, -­‐ crédits (factoring, crédit documentaire), -­‐ l’introduction en bourse,
  7. 7. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 -­‐ les placements privés (investisseurs institutionnels qui prennent des participations 7 dans le capital de l’entreprise è Investisseurs institutionnels en opposition aux investisseurs privés comme vous et moi, les investisseurs institutionnels ont pour job d’investir). NB : Introduction en bourse et placements privés = capital & crédits = dettes On va voir le coût de ces différents plans de financement. Il existe plusieurs types d’investisseurs institutionnels : -­‐ Les venture capitalists -­‐ Les private equity -­‐ (Les business angels) -­‐ Les corporate investors VENTURE CAPITALISTS Capital à risque è on parle de capital à risque dés qu’on investit dans du capital, pourquoi est ce plus risqué qu’un crédit ? En cas de faillite les actionnaires sont remboursés en dernier (?), et en investissant en capital on espère toucher des dividendes et on espère faire une plus-­‐value sur les actions mais rien n’est sur. PRIVATE EQUITY (PE) Un fond de Private Equity au départ c’est comme si c’était un pot vide dans lequel toutes sortes d’investisseurs vont mettre de l’argent pour constituer un fond. Une fois que c’est fait, ce fond va prendre des participations dans différentes entreprises et au bout de quelques années il va revendre ces participations en espérant faire une plus-­‐value et cette dernière ira aux gens qui ont participé au début. C’est vraiment du capital à risque puisque si on ne fait pas de plus-­‐value on a perdu notre temps et notre argent ! La société Private Equity est une société à part entière dont c’est l’activité de faire des investissements de ce genre dans le but d’en tirer une plus-­‐value. BUSINESS ANGELS On les met un peu entre parenthèses parce que ce sont des investisseurs qui ont réussi dans le métier. C’est quelqu’un qui a constitué sa société il y a plusieurs années, ca a super bien marché et puis il a revendu sa société et maintenant il est riche. Il fait profiter des entreprises des capitaux dont il dispose et de son expérience. Il aura sa place au conseil d’administration, ce qui lui permettra de prendre des décisions stratégiques pour l’entreprise afin de gérer l’utilisation des capitaux. On les met entre parenthèse parce que ce n’est pas vraiment une institution au sens premier du terme, ce sont des personnes isolées. Il existe des réseaux de business angels (exemple : b-­‐angels). Wealthy individuals = individuels en bonne santé financière, quelqu’un qui a bien réussi et a des fonds à investir.
  8. 8. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 8 CORPORATE INVESTORS Quand on fait des placements privés on peut aussi aller voir des corporate investors. Qu’est ce que c’est ? Une entreprise du même secteur qui pourrait prendre une participation dans le chef de la société qui cherche des fonds. REMARQUES Placement privé Un placement privé ca veut dire que c’est une opération qui n’est pas à caractère publique. Ca ne s’adresse pas aux investisseurs privés. On ne s’adresse pas à l’ensemble du public et donc on ne doit pas soumettre l’opération à une autorité qui contrôle. C’est du bilatéral entre une entreprise qui cherche des capitaux et un private equity par exemple, et donc on ne va pas protéger le PE, c’est son job ! Une opération à caractère privé ne s’adresse pas au public et une opération à caractère publique ne s’adresse pas au privé ! è Une opération à caractère privé c’est par exemple entre deux entreprises. Opération à caractère public Une opération à caractère publique c’est par exemple une introduction en bourse. Lors d’opérations à caractère public il y a une nécessité d’un prospectus approuvé par la FSMA. FSMA = Autorité de contrôle qui protège les investisseurs et qui intervient lors des opérations à caractère public. Elle ne fait pas un audit de la société, un audit des comptes (audit fait au moment de l’introduction en bourse = Due Diligence : c’est une analyse en profondeur de la société), la FSMA contrôle que toutes les informations se trouvent dans le prospectus lors de l’introduction en bourse, de l’opération à caractère public. Elle ne donne pas son avis. Dans le prospectus lors d’une introduction en bourse il y a des dizaines de page sur les facteurs de risque, si la FSMA n’était pas derrière, ces sociétés ne feraient pas ces dizaines de pages. La FSMA est la pour protéger l’épargne publique lors d’une introduction en bourse. LA RENTABILITE DES CAPITAUX MIS EN OEUVRE EST-­‐ELLE SUFFISANTE ? è Comment déterminer le coût des fonds empruntés ? Via les intérêts demandés par la banque. On regarde quelles sont les charges financières que l’entreprise paye par rapport à sa dette.
  9. 9. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 9 Coût des fonds propres (Cost of Equity) : Cout pour celui qui le paye et taux de rendement attendu pour celui qui le touche. 푘! = 푅푓 + 훽(푅! − 푅푓) Ø Ke = taux de rendement attendu par les actionnaires. Ø Rf = Taux sans risque Ø Β = Risque propre à l’entreprise Ø Rm = Rendement du marché Je veux au moins le taux sans risque + la prime de risque (pour rémunérer le risque qu’on prend). Je veux une prime de risque (= excess return en anglais => rendement que j’ai en plus du taux sans risque si j’investis dans un portefeuille de marché) RM c’est Return of the Market, le rendement du marché. On multiplie cela par le bêta qui est le risque propre à l’entreprise. Un β de 1 signifie que mon entreprise évolue comme le marché. Le marché se casse la gueule, mon entreprise aussi. Un β de zéro signifie que mon entreprise est indépendante du marché. Un β de zéro signifie que quoi qu’il se passe dans le marché cela n’a pas d’influence sur mon entreprise, c’est donc normal qu’on ne reçoive pas de prime de risque (voir formule). è Comment trouver le β ? Je regarde si je ne peux pas trouver le β du secteur avant tout. Si je ne le trouve pas parce que par exemple mon entreprise est dans une niche, je vais constituer un échantillon d’entreprises comparables à la mienne et faire une moyenne. On va se servir du cout des fonds propres pour actualiser les flux de revenu futurs et donc ca va avoir un impact considérable sur la valeur de l’entreprise. è Si on vend notre entreprise, comment va t on calculer la valeur de l’entreprise ? En actualisant les Cash Flow futurs. On fait un tableau de CF et on actualise les flux de revenus que l’on va générer dans le futur. Si on actualise au mauvais taux on n’aura pas la bonne valeur. On doit avoir un taux d’actualisation qui correspond au niveau de risque des projets dont on parle. è Comment vais-­‐je me financer ?
  10. 10. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Les Fonds Propres et les fonds empruntés ne coutent pas la même chose. Je vais regarder comment je vais financer mes besoins, il faut regarder le cout de chacun des deux et les possibilités. Lequel des deux est le moins cher en général ? Les fonds empruntés. Pourquoi ? Les 10 fonds propres coutent en général plus cher que les fonds empruntés à cause du risque. Les actionnaires prennent plus de risques que les banquiers. Fonds empruntés : argent qui vient de la banque, on le rembourse au fur et à mesure avec un intérêt. Le rendement des actionnaires est un rendement ESPERE, pas assuré (sinon on n’appellerait pas cela du capital à risque). è Pourquoi un banquier ne veut pas prendre de risque, financer une entreprise qui commence ? Pour accorder du crédit, la banque regarde l’historique, les flux de trésorerie effectivement réalisés, pas les potentiels, les futurs. Si on nous accorde un crédit à du 4% et que ca se passe super bien, qu’on explose en quelques sortes les scores, on va quand même donner 4% au banquier, pas 15% parce que tout à coup on est devenu riche. Si on se plante au contraire, on va donner 0% au banquier. Le banquier ne prend donc pas de risque parce qu’il n’est pas rémunéré pour, si on se plante il ne gagne rien, il perd même à la limite alors que si on gagne, il ne recevra pas plus que prévu. è Que me coutent mes fonds empruntés et que me coutent mes fonds propres ? Ø Les fonds propres me coutent le prix du cost of equity (Ke). Ø Les fonds empruntés me coutent le prix du cost of debt (Kd), l’intérêt. Une entreprise qui a assez de flux de trésorerie peut négocier son taux. NB : Quand on a un crédit hypothécaire sur une maison en tant que personne physique, on peut le déduire à raison d’un certain pourcentage mais pas en totalité tandis qu’en entreprise on peut le déduire en totalité. Pour cette raison il est intéressant d’acheter avec des crédits car on peut ensuite profiter de la déductibilité fiscale. è Pourquoi ne peut on plus prendre des fonds empruntés à partir d’un moment donné malgré qu’ils coutent moins cher ? Pour mes ratios financiers, si on a un niveau d’endettement très élevé on ne voudra plus nous prêter.
  11. 11. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 11 1. LA TRESORERIE D’EXPLOITATION Trésorerie d’exploitation : Tout ce qui est lié à l’activité de l’entreprise. On va voir différentes manières de calculer le Besoin en Fonds de Roulement (BFR). 4 METHODES DE CALCUL DU BFR : -­‐ Décaissements réalisés – encaissements réalisés -­‐ Méthode des délais -­‐ Méthode comptable -­‐ Méthode faisant le lien entre le bilan et le compte de résultat 1. DECAISSEMENTS REALISES – ENCAISSEMENTS REALISES Différence entre les décaissements réalisés et les encaissements réalisés. EXERCICE Soit une entreprise caractérisée par les opérations d’exploitation suivantes : Ø Achats mensuels : 4 millions payables à 30 jours fin de mois Ø Salaires mensuels : 1 million Ø Ventes mensuelles : 5 millions payables à 60 jours fin de mois o La vente est réalisée durant le mois qui suit celui de l’achat Faire un tableau avec les décaissements et les encaissements pour la première année, sur base mensuelle.
  12. 12. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 12 PLAN DE TRESORERIE Janvier Février Mars Avril Mai à décembre Décaissements Achats +4 +4 +4 +4 Salaires +1 +1 +1 +1 +1 Encaissements Ventes -­‐5 -­‐5 VAR BFR 1 5 5 0 0 BFR 1 6 11 11 11 Au niveau des achats : décaissements à partir de février. Pourquoi pas à partir de Janvier ? On n’est pas en comptabilité, si cela avait été le cas, on aurait eu une facture mensuelle en janvier mais ce n’est pas le cas, on paye nos achats en février. NB : 30 jours fin de mois = Si on achète le 1er par exemple il faut payer 30 jours à partir de la fin du mois. Nos salaires on les paye en janvier, si on les payait en février ca voudrait dire que les employés ne sont pas payés en janvier. Les salaires sont donc pris en compte dés janvier. Les ventes sont à partir d’Avril car 60 jours fin de mois et 1 mois après l’achat. Quand j’achète en janvier il y a de l’argent qui rentre qu’à partir d’Avril. Sur base des décaissements et encaissements on tente de déterminer le besoin qu’on doit financer. Ici je calcule le besoin que j’ai. Si j’ai un besoin de 4 (millions), ce sera 4 (millions) qui sort de ma « poche ». BFR = cumul de mes variations de BFR puisque c’est la première année. è Pourquoi prend on la variation du BFR et pas juste le BFR ? Pour éviter de compter 2 fois. Si on doit acheter 10 paquets de spaghettis pour constituer notre stock à la maison (qui doit rester à 10 par la suite), si chaque paquet coute 1, on va avoir un besoin de 10. Si il nous en reste 7 parce que la première année on en utilise que 3, on va avoir un besoin de 3 pour en avoir 10, on ne va pas devoir en racheter 10, on utilise donc la variation.
  13. 13. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 La variation du BFR est de 0 à partir d’avril car on a enfin des rentrées (qui annulent les sorties). 13 è Première année : Total des décaissements 56 millions = (12 x 1) + (11 x 4) -­‐ Total des encaissements -­‐45 millions = (9 x 5) = Variation du BFR = 11 millions = BFR (parce que c’est la première année) è Durant toute autre année : Total de décaissements 60 millions -­‐ Total des encaissements -­‐60 millions = Variation du BFR 0 million Difficulté : Apprécier le BFR d’une entreprise en activité depuis plus d’une année Pour connaître une situation de trésorerie positive, il faut un Fonds de Roulement (FR) supérieur au Besoin en Fonds de Roulement (BFR) è FR – BFR = Situation de Trésorerie è Δ FR – Δ BFR = Δ de la Situation de Trésorerie
  14. 14. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Si on en un Fond de Roulement de 12 millions, on voit qu’il est mangé petit à petit par le BFR. On voit donc que FR – BFR = Situation de trésorerie 14 2. METHODE DES DELAIS LES TROIS VARIABLES CLES DU BFR Ø la date de survenance de la charge (a) – Date a laquelle on fait nos achats Ø la date de paiement de la charge (b) – date a laquelle on paye nos achats Ø la date de recouvrement de la charge (c) – quand on a vendu et que le client nous paye LES TROIS DELAIS INTERVENANT DANS LE BFR -­‐ le délai entre la date de survenance de la charge et la date de la vente (1) On appelle ce délai le stock. Délai entre les achats et les ventes. C’est un délai qui est défavorable à l’entreprise puisque c’est de l’argent qui dort dans l’entreprise. J’ai acheté des marchandises mais je ne les ai pas encore vendues. -­‐ le délai entre la date de la vente et la date de l’encaissement du produit de la vente (2)
  15. 15. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 On appelle ce délai le délai de payement client/ le délai client. C’est un délai qui est défavorable à l’entreprise. 15 -­‐ le délai entre la date de la survenance de la charge et la date de son paiement (3) On appelle ce délai le délai fournisseur, c’est le délai entre l’achat des marchandises et le moment où on paye le fournisseur, c’est donc favorable à l’entreprise. è Il faut essayer de diminuer les stocks et les délais de payement client et d’augmenter les délais fournisseurs. Mais tout n’est pas négociable, il faut négocier dans une norme raisonnable. DELAI DE STOCK + DELAI PAYEMENT CLIENT – DELAI PAYEMENT FOURNISSEUR La somme de ces 3 délais donne le temps pendant lequel l’entreprise doit supporter la charge. Elle doit la supporter pendant toute la durée du stock et pendant le temps ou les clients n’ont pas encore payé mais tout ca c’est un peu réduit par le délai accordé par le fournisseur. C’est le cycle financier. (>< Cycle physique = le stock).
  16. 16. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 On a ramené l’acte d’achat de manière moyenne au 15 du mois. Les achats on peut les faire à tout moment donc on ramène l’acte d’achat de manière moyenne au 15 du mois. Si je ramène l’acte d’achat de manière moyenne au 15 du mois je vais alors faire l’acte de vente de manière moyenne au 15 du mois suivant (achat le 15/01 16 è vente le 15/02). Si les gens payent à 60 jours alors ils payent le 30, 2 mois plus tard (è payement le 30/04). On a un stock d’un mois. On doit supporter 4 millions pendant 2 mois ca nous fait donc un BFR de 8 millions. 2,5 : si on achète le 15 janvier, on va vendre à partir du 15 février et les gens vont payer le 30 avril et donc ca fait bien 2 mois et demi. Mon BFR devrait être de 11, pourquoi on n’a que 8 ? Il manque les salaires. On doit supporter 1 million de salaire pendant 3 mois (on ramène également l’acte de « travail » de manière moyenne au 15 du mois). Si les gens commencent à travailler le 1er janvier, le 2, le 31 etc. et donc on ramène l’acte de manière moyenne au 15 du mois. C’est comme si les gens nous accordaient 1 demi mois de délai de payement. (Cf. slide suivant)
  17. 17. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Il y a des gens qui vont bosser le 1 janvier, le 2 janvier, le 30 janvier, je vais donc leur accorder un délai de 0,5 mois. Ici on est dans le chef du fournisseur de travail. On ne réalise pas cette méthode dans les sociétés car il faut le faire pour tous les postes de coûts. Donc impossible de mettre ça en place. Ici c’est pour montrer les charges que l’entreprise supporte. On ramène le salaire au 15 du mois. Ici on doit supporter 1 million de salaire pendant 1 mois + 2 mois et demi – 1 demi moi (délai que les travailleurs nous accordent puisque 15 du mois). 17 3. METHODE COMPTABLE Capitaux nécessaires pour financer les besoins liés aux : ð Terrains ð Locaux ð Matériel ð Stocks (dû au décalage entre le moment de l’achat et le moment de la vente) ð Clients (dû au décalage entre le moment de la vente et le paiement de la vente) Ces besoins sont diminués des : ð Fournisseurs (dû au décalage entre le moment de l’achat et le paiement de l’achat) ð Dettes salariales, sociales et fiscales (dû au décalage entre le moment de la survenance de la charge et le paiement de celle-­‐ci)
  18. 18. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 18
  19. 19. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 19 LA VUE COMPTABLE DU BFR Le bilan d’une entreprise nous restitue l’image de son équilibre (déséquilibre) financier par le biais de ses trois composantes : (1) Le fonds de roulement (2) Le besoin en fonds de roulement (3) La situation de trésorerie L’erreur résulte du caractère approximatif de la méthode comptable du calcul du BFR.
  20. 20. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Les stocks et les créances d’exploitation recoupent les charges non encore recouvrées, tandis que les dettes d’exploitation renseignent les charges qui n’ont pas encore été payées. 20 L’estimation ainsi faite du BFR peut se révéler erronée car : ð en raison des méthodes d’évaluation admissibles, les stocks ne sont pas nécessairement évalués au prix de revient complet ð les créances d’exploitation incluent un bénéfice et surévaluent d’autant les charges non encore recouvrées. 4. METHODE FAISANT LE LIEN ENTRE LE BILAN ET LE COMPTE DE RESULTATS L’évolution du bilan étant décrite par le compte de résultats, voyons l’information complémentaire qui peut être obtenue par l’analyse de ce dernier. LIAISON DU COMPTE DE RESULTATS ET DU BILAN
  21. 21. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 21
  22. 22. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 22
  23. 23. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 23 Trésorerie d’exploitation : tout ce qui est lié à l’activité de l’entreprise. Comment est-­‐ce que je finance mon entreprise, quels sont les moyens de se financer dans une entreprise (différents types de crédit) en fonctions de caractéristiques données. (Attention : tombé à l’examen). Rappel : Placements privés : pour les investisseurs institutionnels (>< investisseurs privés). Rappel : exemple Soit une entreprise caractérisée par les opérations suivantes: Ø Achats mensuels : 4 millions payables à 30 jours fin de mois Ø Salaire mensuels : 1 millions Ø Ventes mensuelles : 5 millions payables à 60 jours fin du mois (la vente est réalisé durant le mois qui suit celui de l’achat) Vente réalisée dans moi qui suit celui de l’achat = c’est un stock que je dois supporter, le stock c’est de l’argent qui dort. Ici on doit avoir un BFR de 11. Problème de la méthode numéro 1: on repart du BFR de la première année et on regarde la variation entre les années successives. Si notre entreprise existe depuis 20 ans ce n’est pas possible de faire ca, de repartir de la première année pour voir les variations. Situation de trésorerie : fond de roulement – BFR = situation de trésorerie. Rappel sur la Méthode des délais. Permet de voir la durée pendant laquelle l’entreprise doit supporter la charge, le poids du stock. L’entreprise donne à ses clients X mois de délais de payement, donc l’entreprise doit supporter la charge pendant ces 2 mois là, etc.
  24. 24. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 IL EXISTE 4 METHODES DE CALCUL DU BESOIN DE FOND DE ROULEMENT 24 1. Décaissements réalisés – encaissement réalisés 2. Méthode des délais 3. Méthode comptable 4. Méthode faisant le lien entre le bilan et le compte de résultats 3. LA METHODE COMPTABLE Capitaux nécessaires pour financer les besoins liés à des achats de matériel. Besoin de capitaux pour financer les stocks, les clients, etc. : Ø Terrains Ø Locaux Ø Matériel Ø Stocks (dû au décalage entre le moment de l’achat et le moment de la vente) Ø Clients (dû au décalage entre le moment de la vente et le paiement de la vente) Ces besoins sont diminués des : Ø Fournisseurs (dû au décalage entre le moment de l’achat et le paiement de l’achat) Ø Dettes salariales, sociales et fiscales (dû au décalage entre le moment de la survenance de la charge et le paiement de celle-­‐ci)
  25. 25. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 25 Ce slide sert à remettre en mémoire le tableau emploi/ressources. Structure d’un bilan et d’un compte de résultat par exemple pour une holding de participation (holding au dessus d’une série de participations financières.) On reçoit des intérêts et dividendes sur les actifs financiers qu’on détient à l’actif du bilan dans une holding de participation. NB : Les Fonds Propres ne coutent pas moins cher que les Fonds Empruntés. Comment calculer le cout des Fonds Propres ? Taux sans risque + Beta x (Taux du marché – taux sans risque) Cout des fonds propres = rendement attendu par les actionnaires. C’est un synonyme, l’un est pour celui qui le paye (cout) et l’autre pour celui qui le gagne (rendement).
  26. 26. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Structure d’une société active dans le secteur immobilier. Société immobilière qui détient des immeubles à l’actif et qui va en retirer des loyers (produits dans compte de résultat). On ne sait pas comment on va rémunérer les capitaux propres. Ils ne sont rémunérés que si l’entreprise fait du bénéfice. 26 LA VUE COMPTABLE DU BFR Le bilan d’une entreprise nous restitue l’image de son équilibre (déséquilibre) financier par le biais de ses trois composantes : (1) Le fonds de roulement (2) Le besoin en fonds de roulement (3) La situation de trésorerie Ici on a une notion plus comptable du BFR. Ici 3 composantes pour nous donner une image précise de l’équilibre ou déséquilibre financier d’une entreprise (1), (2) et (3).
  27. 27. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 27 Ici on retrouve les chiffres du slide précédent à coté de différents postes. Au niveau de l’actif, des emploirs : Stocks, créances commerciales et autres créances d’exploitation font partie du BFR, les Immobilisés font partie du FR et les avoirs financiers à court terme font partie de la situation de trésorerie. Idem pour les ressources. (cf. numéros à coté des postes). Encaissements et décaissements encore à effectuer. Cf. exemple plus haut. Je vends pour 5 millions par mois et j’accorde 2 mois de délais de payement donc ca fait bien 10 millions en Clients.
  28. 28. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 28 Etc. Ici on a un BFR de 10 millions or il devrait être de 11 millions. L’erreur résulte du caractère approximatif de la méthode comptable du calcul du BFR. Les stocks et les créances d’exploitation recoupent les charges non encore recouvrées, tandis que les dettes d’exploitation renseignent les charges qui n’ont pas encore été payées. L’estimation ainsi faite du BFR peut se révéler erronée car (l’erreur peut provenir de 2 raisons) : ð en raison des méthodes d’évaluation admissibles, les stocks ne sont pas nécessairement évalués au prix de revient complet 1ère erreur : Les stocks ne sont pas toujours évalués au prix de revient. Ici on a mis les 4 millions d’achat de stocks en stocks. Que manque t il dans le stock pour tenir compte d’un prix de revient complet ? Les salaires d’1 million. Ici on a pris 4 millions alors qu’on aurait du prendre 5 millions pour évaluer le stock au prix de revient complet. La méthode comptable est approximative, en prenant les stocks comme on l’a fait, on a sous estimé le besoin que l’entreprise doit financer qui est de 11 millions et non pas 10 pcq on a pas tenu compte des salaires. On doit faire une correction qui consiste à prendre les stocks au prix de revient complet. Ca ne nous a pas couté que 4 millions mais bien 5 pcq ca nous a aussi couté le salaire. STOCKS + SALAIRES. Si on loue une un local pour entreposer nos stocks on devra aussi le prendre en compte. Tout ce qui correspond aux besoins de l’entreprise. ð les créances d’exploitation incluent un bénéfice et surévaluent d’autant les charges non encore recouvrées. 2ème erreur : (pas le cas ici mais important à comprendre) Créances d’exploitation incluent parfois un bénéfice. Ici on est dans le cas d’une société qui ne fait ni gain ni perte mais on verra dans les exercices futurs qu’on doit prendre les
  29. 29. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 créances client sans la marge commerciale. Pourquoi calculer un BFR en prenant les créances clients sans la marge commerciale ? Ca n’a pas de sens de dire que l’entreprise doit financer sa marge. On se prend une marge si la situation financière le permet. On ne va pas prendre un crédit à CT pour financer sa marge. On ne va pas payer du crédit court terme pour financer le bénéfice qu’on veut prendre. Dans cet exemple ci, l’E ne fait donc ni gain ni perte mais si elle avait vendu pour 6 millions, elle aurait une marge de 2. Ca n’aurait pas été juste, j’aurais du faire la correction et corriger le 12 en 10 même si j’ai vendu pour 10. Je ne vais pas calculer le BFR en tenant compte de la marge que je vais me mettre dans la poche. On calcule le BFR pour savoir ce que l’on doit financer, on ne va pas financer notre marge. On va pas aller à la banque et dire qu’on a besoin de 13 millions pour faire tourner notre activité (plutôt que 11) pcq on souhaite faire 2 millions de marge, c’est insensé. Il est donc normal de prendre les créances commerciales hors marge. Il faut donc faire les corrections nécessaires. ð Stocks bien pris en compte au cout de revient complet ? ð Créances commerciales bien prises en compte hors marge ? 1. METHODE FAISANT LE LIEN ENTRE LE BILAN ET LE COMPTE DE 29 RESULTATS Ici on va faire le lien entre le bilan et le CdR et cette méthode va nous donner le bon résultat avec certitude ! La méthode des délais aussi nous donne le bon résultat si on prend bien tous les postes mais ce n’est pas réalisable dans la réalité car il faudrait faire cela pour tous les comptes de charge, dans une entreprise réelle ce serait le bad. Pas réaliste. Méthode comptable donne la bonne réponse à condition de faire 1 ou 2 corrections. L’évolution du bilan étant décrite par le compte de résultats, voyons l’information complémentaire qui peut être obtenue par l’analyse de ce dernier.
  30. 30. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 1ère année ventes pour 55 millions (11 factures de 5 millions sur la première année puisqu’on vend durant le mois qui suit le mois de l’achat). Dans le CdR on encode les factures quand elles apparaissent. Pour toute autre année on a les 12 factures (60 millions). 30 Différence entre la situation de trésorerie et la comptabilité. Ici je suis en comptabilité, c’est un Compte de Résultat. J’encode des factures au moment ou elles apparaissent et dans cet exemple on achète en janvier et on commence à vendre en février. On a bien 11 factures de vente. En trésorerie ce n’est que 9x5 millions qui rentrent car on accorde un délai de payement mais en comptabilité ont fait 11 factures de vente. En trésorerie on donne 2 mois de délai de payement donc on ne touche que 9 fois 5 millions puisqu’on commence à toucher en avril. C’est la différence entre la comptabilité et la trésorerie qui sont des rentrées effectives de cash. La compta ce sont des enregistrements de facture. Ca donne une indication de notre bénéfice mais pas d’indication sur notre situation de trésorerie. Un compte de résultat n’est pas la même chose qu’un tableau de flux de trésorerie. Pour gérer une entreprise on a donc besoin de faire des tableaux de flux de trésorerie pour voir de combien d’argent on a besoin etc. Le compte de résultat n’est pas suffisant à gérer une entreprise.
  31. 31. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Dans un compte de résultat on a les factures encodées au moment ou elles rentrent. On a vendu 11 mois la première année (55 millions). En tableau de flux de trésorerie ce n’est pas vrai étant donné le délai de payement accordé aux clients, on a donc 9 x 5 millions (45 millions). 31 Achats : on a 11 x 4 millions. Ici on a acheté 12 fois mais on n’a pas encore payé 12 fois. En flux de trésorerie on avait 1 mois de délai de payement et donc 44 millions et non 48. Variation des stocks : stock final – stock initial. A la fin de la première année on avait 4 millions. Autres années : 4 millions – 4 millions. On se retrouve avec un excédent brut d’exploitation de MOINS 1 million, ce n’est PAS possible ! (EBDITA) EBITDA Négatif ce qui n’est pas possible puisque l’entreprise ne fait ni gain ni perte. RAPPEL SUR L’EBITDA : EBIT = Résultat d’exploitation = Earnings Before Interests and Taxes. Résultat avec taxes et intérêts. EBITDA = Langue commune à tous les financiers, à connaître ! EBIT mais aussi avant les amortissements ! Avec un compte de résultat, on fait le résultat d’exploitation + les amortissements pour trouver l’EBITDA puisque BEFORE amortissements c’est qu’il faut ajouter les amortissements. Si on fait – amortissements on enlève les amortissements 2 fois puisque EBIT c’est DEJA sans les amortissements. Quand on compare 2 entreprises on préfère le faire par rapport à l’EBITDA parce que les méthodes d’amortissement diffèrent d’une entreprise à l’autre (dégressif ou linéaire, dans le premier cas, l’amortissement est plus important au début, etc.). En prenant des ratios qui comprennent l’EBITDA on prend en compte le fait que les méthodes d’amortissements sont différentes en fonction des entreprises.
  32. 32. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Private Equity veut racheter une entreprise. Il regarde d’abord à la grosse louche à quel multiple de l’EBITDA on vend l’entreprise et il peut voir par rapport au secteur si c’est cher ou non. 32 LIAISON DU COMPTE DE RESULTATS ET DU BILAN Idée : aller voir un des postes qui nous intéressent au CdR et voir son équivalent au bilan. Ici : Ventes au niveau du compte de résultat : on a 11 x 5 (55). Poste qui correspond aux ventes au niveau du bilan : variation de mes créances d’exploitation (Attention : variation = final – initial). Photo finale de mes créances d’exploitation : j’ai donné combien de délais de payement à mes clients ? 10 et photo initiale : 0. Donc on a bien 10 en variation. Stocks : ð CdR : 4 ð Bilan : photo finale : 4 – photo initiale : 4 donc on a 0. Achats : 12 x 4 = 48 Variation fournisseurs : 44 Salaires : 12 x 1 = 12 Variations dettes salariales = 0 Chaque fois on a regardé le compte de résultat et sa contrepartie dans le bilan (Variation, donc photo finale – initiale).
  33. 33. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 33 Excédent de trésorerie d’exploitation : 11 millions = Excédent brut d’exploitation (= EBITDA) -­‐ Variation des actifs d’exploitation + Variation des dettes d’exploitation (dettes fournisseurs) Variation des actifs d’exploitation
  34. 34. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Dans cette 4ème méthode on a regardé le CdR => EBITDA de -­‐1 et pour trouver le bon BFR on doit faire le lien avec le bilan. 34 Ca revient au même que faire la formule suivante : Excédent de trésorerie d’exploitation : 11 millions = Excédent brut d’exploitation (= EBITDA) -­‐ Variation des actifs d’exploitation + Variation des dettes d’exploitation (dettes fournisseurs) NB : 14 = 10 + 4 de stocks On ne trouve pas une réponse correcte si on calcule le BFR de manière rapide, il y a des corrections à faire etc. Cette méthode est correcte. Ici on a l’EBITDA et en dessous la variation du BFR. Selon qu’on met un point à un endroit ou l’autre, on aura un EBITDA > ou < que la variation du BFR.
  35. 35. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 35 Si EBITDA > Variation du BFR : Zone de création de liquidités Si < alors zone de consommation de liquidités
  36. 36. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 36 1. LA TRESORERIE D’INVESTISSEMENT Tout ce qui est lié aux investissements de l’entreprise (achat machines, etc.) ce n’est plus ce qui est lié à l’activité d’exploitation de l’entreprise. -­‐ investissement dans les stocks -­‐ investissement dans la politique des crédits (ce que ca nous rapporte et nous coute d’accorder des délais de payement et d’en recevoir de la part des fournisseurs) -­‐ investissement dans l’immobilisé (p.m.) -­‐ Levier d’investissement INVESTISSEMENT DANS LES STOCKS Ø Une entreprise envisage d’augmenter son stock dans une gamme de produits nouveaux, soit un investissement de 12 500 euros Ø La rotation annuelle du nouveau stock est de 4 Ø Les achats et les ventes sont payés au grand comptant Ø La marge commerciale par rapport au prix d’achat s’élève à 40 % On parle d’un investissement dans un nouveau stock. Est ce que cet invest est rentable ? Ici on veut voir ce que les stocks vont nous rapporter. Ici on va calculer un ROI. Mode d’emploi : • d’abord faire un petit compte de résultat :
  37. 37. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 37 PRODUITS CHARGES Chiffre d’affaires : 12.500 x 4 (stock tombe 4 fois par an) + marge commerciale de 40% 70.000 – 50.000 = Marge commerciale = 20.000 = Résultat d’exploitation • Ensuite on va faire un petit bilan Stocks pour 12.500. On ne met pas 12.500 x 4 dans le bilan, on a 12.500 pendant toute l’année. Besoin financier de 12.500 donc. • On va ensuite calculer le ROI : Combien cela me rapporte t il par rapport à ce que ca m’a couté. Examen : le ROI est tombé 6 fois sur 9 à l’examen !!! Savoir le calculer 1ère manière :
  38. 38. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 38 Résultat d’exploitation sur investissement. => 20.000/12.500 = 160% 2ème manière de calculer le ROI : Taux de marge commerciale X les ventes sur les investissements (prendre les ventes au prix d’achat ! pour pas mettre 2 fois la marge). 40% x 4 INVESTISSEMENTS DANS LA POLITIQUE DE CREDIT Si je lance une activité dans laquelle j’octroie des délais de payement, est ce que cet investissement est potentiellement rentable ? Est ce que ca vaut la peine de lancer cette activité avec de tels délais de payement ? On est dans le cadre d’une bonne gestion d’entreprise. Une entreprise correctement gérée est une entreprise dans laquelle on sait à l’avance si nos investissements vont être rentable. Forcément on ne peut pas tout prévoir par en tous cas en calculant à l’avance le ROI on peut directement se rendre compte si notre investissement n’a aucune chance d’être rentable. 2ème exemple : cf slide. (Presque un énoncé d’examen, ce sera pareil mais avec d’autres chiffres) Ø Soit une entreprise qui achète pour 50 000 euros par mois Ø Les ventes se font, en moyenne, 1 mois après l’achat Ø Les clients paient, en moyenne, 2 mois après la vente Ø Les fournisseurs sont payés, en moyenne, 45 jours après l’achat. Ø Le taux de marge commerciale est de 20 % Ø Calculez les besoins financiers d’une telle entreprise. Calculer le ROI dans ce cas ci. • Entreprise qui achète pour 50.000 par mois • Les ventes se font, en moyenne, 1 mois après l’achat • Les clients paient, en moyenne, 2 mois après la vente • Les fournisseurs sont payés, en moyenne, 45 jours après l’achat • Le taux de marge commerciale est de 20% • Calculez les besoins financiers d’une telle entreprise
  39. 39. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Attention, on calcule le ROI sur une année de croisière, donc 12 mois complets, pas pour la première année car ce n’est pas représentatif du Return On Investment ! 39 Achats : 12 x 5 = 600.000 Ventes : 12 x (50.000 + 20% de 50.000) Ventes : 720.000 -­‐ Achats : -­‐ 600.000 = Marge commerciale = 120.000 = Résultat d’exploitation BILAN
  40. 40. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 40 Immobilisés : 0 Stocks : 50.000 (stock d’un mois puisque les ventes se font en moyenne 1 mois après l’achat) Crédits octroyés : 100.000 (2 mois de délais) Il ne faut pas mettre la marge commerciale dedans !!! Crédits obtenus : 75.000 (1,5 mois) => Besoins financiers : 75.000 Ou 50.000 x (2 + 1 – 1,5 = 1,5 mois) 1,5 mois : délai. C’est comme si j’avais une charge de 50.000 euros à supporter pendant 2 mois de délai, + 1 mois de stocks mais c’est diminué un peu grâce au 1,5 mois que le fournisseur m’octroie. Il ne reste plus qu’à calculer le ROI. Combien cela m’a t il rapporté et couté ? 120.000/75.000 = 160% Le cycle financier d’exploitation a donc une durée de 1,5 mois (délai ente la date du décaissement et la date de l’encaissement), tandis que le cycle physique d’exploitation a une durée d’1 mois (délai entre la date de l’achat et la date de la vente). L’investissement est par conséquent alourdi de 25 000 euros (0,5 mois) et, toutes choses étant égales par ailleurs, sa rentabilité est affaiblie. CYCLE PHYSIQUE ici c’est 1 mois, c’est le cycle réel. On a 1 mois entre le moment ou on achète et ou on vend. CYCLE FINANCIER ici c’est 1 mois et demi. Ca sort d’ou ? 2 mois de délai de payement client + 1 mois de stock – 1,5 mois de délai octroyé par le fournisseur. Investissement : besoin financier que j’ai déterminé en faisant un petit bilan pour savoir ce que je dois investir dans un projet ou dans le lancement d’une nouvelle activité…
  41. 41. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 41 ET LES CREDITS OBTENUS – CAS DU GRAND MAGASIN (SLIDE) • Un grand magasin a un stock constant de 100 bouteilles d’un même alcool. En moyenne, il en vend 10 par jour. • Le fournisseur est payé un mois après l’achat • Prix d’achat : 10,00 euros • Prix de vente : 10,05 euros • Taux de marge commerciale : 0,50% Sur prix d’achat • Le magasin est ouvert 300 jours par an, soit 25 jours par mois. Marge commerciale : 25 x 10 x 0,05 Ventes : 300 x 10 x 10,05 30.150 (1 an)
  42. 42. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 42 Achats : 300 x 10 x 10,00 … BILAN : Immobilisés : 0 Stocks : 1000 (10 jours) Crédits octroyés : 0 Crédits obtenus : 2.500 (25 jours par mois) Besoin financier : -­‐ 1500. Je dois supporter une charge de 100 pendant -­‐15 jours. Comment calculer le ROI de ce machin là ? Je n’ai pas de besoin à financer ici, je ne vais donc pas calculer le rendement de quelque chose dans lequel on n’investit pas. On a un BFR négatif donc pas besoin d’investir donc on ne calcule pas de ROI. SURTOUT PAS mettre un ROI négatif. Ici c’est une activité rentable, avec un BFR négatif. PLAN FINANCIER cf slide
  43. 43. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Encaissements ? On vend 10 bouteilles par jour, 25 jours dans 1 mois, donc 10 x 25 x 10,05 pour chaque mois. Pq faire un plan financier ? Parce qu’on ne sait pas calculer la rentabilité de cet investissement en calculant le ROI donc on fait un plan financier. 43 Décaissements ? • Premier mois c’est 0 car le fournisseur est payé 1 mois après l’achat. (ici Plan Financier donc pas bilan ou compte de résultat, ici entrées et sorties effectives de cash). • 2eme mois : 3500 = je dois d’abord constituer mon stock de 100 bouteilles à 10 euros donc ca fait 1000 euros + 25 jours x 10 bouteilles x 10 euros = 2500 donc 1000 + 2500 = 3500. • Autres mois : on ne doit plus constituer le stock donc juste 2500 (voir calcul ci dessus) Variation d’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE). EBE = excédent brut d’exploitation = EBITDA Ici EBIT = EBITDA puisque pas d’amortissement. Ici tableau de plan financier pcq pas d’invest donc on sait pas calculer un ROI donc en faisant ce tableau on peut avoir une idée de l’excédent de trésorerie d’exploitation que cette activité, ce projet va dégager.
  44. 44. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 44 EBE – VAR BFR = ETE (ici : 1650) COLRUYT – SITUATION DE TRESORERIE TESSENDERLOO – SITUATION DE TRESORERIE
  45. 45. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Dans le cadre de la trésorerie d’investissement on peut analyser … en analysant le bilan de manière intelligente. 45 COLRUYT TESSENDERLOO Capitaux Propres 1252 (98,6%) 708 (98,3%)
  46. 46. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 46 Dettes > 1 an 18 (1,4%) 12 (1,7%) On peut aussi comparer les capitaux propres aux dettes commerciales COLRUYT TESSENDERLO Capitaux Propres 1252 (60%) 708 (66%) Dettes commerciales 832 (40%) 363 (34%) On regarde à chaque fois ce que représente l’un par rapport au total. Ø 1252/1270 = 98,6% Ø 708/720 = 98,3% Idée : comment analyser les comptes d’une société de manière intelligente ? ð Combien l’entreprise a de fonds propres ? ð Combien l’entreprise a de dettes à LT ? ð Combien l’entreprise a de dettes commerciales ? Je regarde le pourcentage. Ici c’est quasiment pareil, quand c’est différent on voit bien que l’un ne fait pas beaucoup appel au crédit à LT (Colruyt l’année passée). Pourquoi Colruyt ne fait pas beaucoup appel au crédit à LT ? Car il se finance via le délai fournisseur. Ø Analyse verticale : je reste dans la même colonne et donc je compare un poste par rapport à un autre poste. Ici par exemple on a comparé les Capitaux Propres (CP) et les fonds empruntés. Ø Analyse horizontale : on compare sur la même ligne, donc d’une année sur l’autre. INVESTISSEMENT DANS L’IMMOBILISE (P.M.) C’est plus classique, on décide d’acheter une nouvelle machine et on regarde ce que ca va couter en plus et rapporter en plus. Soit l’investissement dans un nouveau robot qui implique les variations suivantes :
  47. 47. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Ici on souhaite calculer la rentabilité de ce nouveau robot. On isole la rentabilité d’un nouvel investissement, mais on pourrait l’inclure dans le plan financier global de l’entreprise. Ici on trouve cela plus parlant de le calculer à part. Ø Frais de personnel : - 40.000 parce que le robot va remplacer le personnel, on 47 va les virer. Ø + Ventes : 26.000 = 2000 x 13 Ø - Achats : - 16.000 = 2000 x 8 o Marge de fabrication : 10.000 = 26.000 – 16.000 Ø - Biens et services divers : - 6000 (donné) Ø - Frais de personnel : - 40.000 (donné) o EBE : 44.000 = 10.000 – 6000 + 40.000 Ø - Dotation aux amortissements : - 25.000 = 125.000/5000 (pendant 5 ans) o Résultat d’exploitation : EBE – dotation aux amortissements Ø + Produit exceptionnel : 1250 (année 8 - valeur de l’immobilisé donnée) o Résultat brut : Résultat d’exploitation + Produit exceptionnel Ø - ISOC (33,99% du résultat brut) o Résultat net : Résultat brut - ISOC
  48. 48. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Dans un tableau de flux financier (tableau avec entrées et sorties effectives de cash) on aurait mis les frais de personnel, car c’est une économie. On voit qu’on aura 40.000 euros de flux de trésorerie supplémentaires grâce à cette économie de frais de personnel. 48 Ø On peut calculer un ROI (Return On Investment) Cela revient à calculer ce que le projet rapporte par rapport à ce que cela a couté. Résultat d’exploitation/Investissement Ø On peut aussi calculer la Payback Period (Période de remboursement): Durée de recouvrement sans prendre en compte la valeur temps de l’argent. On ne tient pas compte de l’actualisation, de la valeur temps de l’argent, or les euros dans 5 ans ≠ les euros maintenant. On ne tient pas compte du risque puisqu’il est compris dans le taux d’actualisation. En outre, il y a des flux qui arrivent plus tard, après les 5 ans par exemple, or on a décidé qu’on voulait des projets rentables après 5 ans, et donc on peut laisser tomber des projets qui auraient été intéressants. C’est bien pour les petits projets, mais c’est tout. Ø On peut calculer la VAN (Valeur Actuelle Nette) VAN = - l’investissement + la somme des flux actualisés. 푉퐴푁 = − 125.000 + 12.542 + 25.000 1,12 + ⋯ Ici 12% est une hypothèse ! 12542 : Résultat Net Je ne prends que les projets avec une VAN positive car les projets avec une VAN négative ne sont pas rentables. Dans quels cas je pourrais accepter des projets à VAN négative ? Quand on fait des investissements obligatoires. Quand les banques doivent par exemple s’adapter à quelque chose, parfois elles doivent faire des investissements obligatoires, par exemple des mises en place de normes de sécurité, etc. Des choses rendues obligatoires par des législations etc. Ex : normes incendies, on n’a pas le choix, c’est un investissement. Ø On peut calculer le Taux Interne de Rentabilité (TIR ou TRI)
  49. 49. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Taux qui annule la VAN. Si on n’actualise pas à du 12% mais à un taux qui serait notre TIR, la VAN serait égale à zéro. C’est la marge de sécurité dont on dispose dans l’entreprise. Parfois on en trouve plusieurs, parfois on n’en trouve pas du tout. Dans ce cas là c’est une méthode qui ne convient pas. Le 12% dont on parle plus haut, qui est le taux d’actualisation, c’est le taux de rendement attendu par les actionnaires pour un projet de ce niveau de risque. Si ma VAN est positive avec ce taux de rendement attendu par les actionnaires, alors on accepte le projet. Le TIR c’est le taux qui annulerait la VAN. Si c’est 25% on peut en tirer comme conclusion qu’on a une belle marge de manoeuvre. 49 LEVIER D’INVESTISSEMENT Levier d’investissement ≠ levier financier !! -­‐ Levier financier (cfr. trésorerie de financement) : Lié au niveau d’endettement. Quand on parle de levier financier ca veut dire qu’on a financé par fonds empruntés. On a gagné plus en empruntant parce qu’on a fait quelque chose de plus rentable avec nos Fonds Propres. On va gagner plus que si on avait financé par FP, on a mieux rentabilisé nos fonds. -­‐ Levier d’investissement : Lié aux amortissements Selon la méthode d’amortissement choisie, l’entreprise disposera, chaque année, d’un levier d’investissement plus ou moins élevé. Nettement moins courant que le levier financier. Quand on parle de levier d’investissement c’est qu’on parle d’amortissement. En fonction de la méthode d’amortissement qu’on va choisir on va bénéficier d’un levier d’investissement plus ou moins élevé. Dans les premières années si on amortit en dégressif on va amortir des plus gros montant et donc diminuer la base imposable. On peut donc faire un levier par le biais de la méthode d’amortissement qu’on va choisir. Un levier d’investissement c’est un levier dont on bénéficie grâce aux investissements et si on investit plus vite on a un levier plus important qui va générer une économie d’impôt plus importante. Dans le cas de l’amortissement linéaire, si on amortit 10.000 par an on va pouvoir mettre de l’argent de coté grâce à l’amortissement, car on va payer moins d’impôt.
  50. 50. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 En dégressif on amortit 20.000 la première année, c’est plus que dans le cas du linéaire, on soustrait 20.000 de notre base imposable et donc on fait une plus grosse économie d’impôt. Cf. exemples ci-­‐dessous 50 AMORTISSEMENT LINEAIRE – INFLATION NULLE
  51. 51. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 51 AMORTISSEMENT DEGRESSIF – INFLATION NULLE
  52. 52. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 NB : Levier d’investissement/d’amortissement : tableau avec amortissement dégressif et linéaire : Ici on parle de levier d’invest (lié aux amortissements). Ces tableaux viennent d’exemples plus complexes. Ne pas aller plus loin que madame Kinon en étudiant. On achète 5 camions, 1 par an. Au temps T je n’amortis qu’un seul camion. Comme j’amortis en linéaire ca fait 10.000 par an. Donc chaque année l’amortissement augmente de 10.000. En T+5 j’ai suffisamment d’amortissements rien que sur l’année pour acheter un nouveau camion complet. Levier d’investissement influencé par la politique d’amortissement. 52
  53. 53. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 53 2. LA TRESORERIE DE FINANCEMENT Ici on reparle des fonds propres et empruntés et ici on parlera du return on equity (rendement sur les fonds propres investis). Cb de FP on a investis dans l’E ou dans un projet et combien ca rapporte. Dans cette troisième partie, nous allons voir : -­‐ La rentabilité des Fonds Propres (Return On Equity – ROE) -­‐ Le coût des Fonds Propres (Cost of Equity -­‐ Ke) -­‐ Le levier financier (référence à l’endettement) o Illustration du levier d’investissement et du levier financier par le certificat Immo-­‐Beaulieu -­‐ Le coût des Fonds Empruntés (Cost of Debt-­‐ Kd) LA RENTABILTE DES FONDS PROPRES (ROE) 1ERE SITUATION : FINANCEMENT ENTIEREMENT PAR FONDS PROPRES Ici on va calculer la rentabilité des fonds propres investis. NB : % d’intérêt : si il y avait de la dette ce serait à du 10% mais ici pas de dette. Comment calculer l’impôt ? 33,99% de … ? Il y a des intérêts notionnels ici. Il faut en tenir compte car ils ont un impact sur l’impôt. Les intérêts notionnels à la base c’est un « cadeau fiscal », ils ont décrété qu’on allait donner un cadeau à ceux qui se finançaient par fonds propres et non par fonds empruntés. Si on se finance par FP on ne peut rien déduire de la base imposable. L’idée c’est aussi d’inciter les entreprises à avoir des FP car c’est un gage de santé financière. La troisième idée c’est d’attirer des entreprises étrangères car pour une entreprise qui hésite entre s’installer dans 2 pays, elle choisira probablement celle avec les intérêts notionnels. Beaucoup d’entreprise ont profité du système en s’installant pour profiter des intérêts notionnels mais n’ont pas créé d’emploi malheureusement. Le taux d’intérêt notionnel : 3% pour les grandes entreprises et 3,5% pour les PME (pour 2012 à 2014). Ce taux a été fortement réduit, l’année passée c’était 3,8% et 4,3%. Notionnel = Fictif. On fait un calcul de manière fictive mais après ca devient du sonnant et trébuchant.
  54. 54. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Le calcul est fait sur les FP. 3,5% des FP. 12.500 x 3,5% = 437. Ce montant va venir en déduction de notre base imposable. Elle est de 20.000, elle va devenir 20.000 – 437 = 19.563 19.563 x 33,99% nous donne l’impôt : 6.649,29. Attention : pour avoir mon résultat net il faut bien repartir de 20.000 et pas de 19.563 ! Je dois donc repartir de mon résultat imposable !!! 19.563 ne m’a servi qu’à calculer le bon impôt mais cela s’arrête la ! Return on equity : consiste à regarder combien cela m’a couté et combien cela m’a couté. Ici 80,10%. 2EME SITUATION : FINANCEMENT A MOITIE PAR FONDS PROPRES ET A MOITIE PAR 54 FONDS EMPRUNTES Colonne de gauche. J’ai maintenant la moitié de mon projet financée par FP et l’autre moitié par fonds empruntés. Charges financières : 625 : 10% de 6.250. 6250 x 3,5% = 218,5 19.375 – 218,5 = montant qui va nous servir à calculer l’impôt = 19.156,5 Et donc l’impôt (33,99%) est de 6.511,21 et on déduit cet impôt de 19.375. Return on equity de 154,37% car moins de dividendes mais la moitié de FP par rapport à tantôt. 3EME SITUATION : FINANCEMENT ENTIEREMENT PAR FONDS EMPRUNTES (On lit toujours de droite à gauche) Ici pas des Fonds Propres donc pas d’intérêt notionnel ! Ici c’est un nouveau projet et on calcule la rentabilité des fonds propres investis dans ce projet. On ne va pas financer une entreprise à 100% par fonds empruntés et pas du tout par fonds propres, c’est comme cela qu’on voit qu’on est dans le cas d’un projet.
  55. 55. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Le bon ROE est de 5,84%. On regarde quel est le montant de dividende qu’on va toucher en plus en investissant dans ce projet là et en le finançant par fonds empruntés ou fonds propres. Quand on compare la colonne 1 à la colonne 2, combien de dividendes va t on toucher en plus ? 9.647,84 – 9.282,66 = 365,18 de dividendes en plus. 6250 investis en plus (FP). = 5,84%. Pour passer de la colonne 2 à la colonne 3, on a 365,18 de dividendes en plus. Rentabilité : si on investit plus de fonds propres, le montant qu’on investit en plus nous rapporte des dividendes en plus. Pour passer de la colonne 1 à la colonne 3 on a 2 x 365,18 (730,36) de dividendes en plus et on a investit 12.500 en Fonds propres (et 0 en fonds empruntés). Rentabilité sur nos fonds propres. 730,36/12.500 = 5,84% Donc la rentabilité réelle des FP investis dans ce projet là est de 5,84%. Donc ce qu’on a fait avant de faire le 5,84% n’aurait été juste que si on avait l’entreprise dans sa globalité, mais ici ce n’est pas le cas car on aurait une entreprise qui se finance uniquement par fonds empruntés ce qui n’est pas possible ! 55 LE COUT DES FONDS PROPRES Ici on va calculer le cout des fonds propres pour l’entreprise. Si on veut distribuer un dividende net de 8 à nos actionnaires, quel est le résultat d’exploitation qu’on va devoir générer ? 10,67. (IPP 25% = précompte) => On fait 10,67 x 0,75 pour trouver 8. Donc 8/0,75 pour trouver 10,67. On veut essayer de généraliser. Pour distribuer 8 de dividende, le résultat d’exploitation à générer, avec les taux d’intérêt notionnels actuels, il faudra générer un revenu de 14,36 (un peu moins du double). In fine ce que je voudrais faire c’est pouvoir remplacer 8 par n’importe quel chiffre, isoler le 8 pour avoir une formule qui nous permettrait de partir de n’importe quel dividende. Comment calculer de 8 à 14,36 ? Il y a les intérêts notionnels donc ce n’est pas facile. Si il n’y avait pas les intérêts notionnels on ferait 8/0,6601 et on trouverait le bon résultat. Le dividende net = dividende brut x 75% car on paye 25% de précompte. Le dividende brut = résultat avant impôt – impôt des sociétés (ISOC).
  56. 56. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Je transforme l’ISOC en (résultat avant impôt – intérêts notionnels) x ISOC Je fais donc dividendes nets – (Intérêts notionnels x 0,3399 x 0,75) = Résultat avant impôt x (1 – 0,3399) X 0,75. J’aurai besoin de mon résultat avant impôt. Je commence à changer les trucs pour isoler mon résultat avant impôt dans l’équation. Je déplace les intérêts notionnels, mais ils sont multipliés par 0,3399 et 0,75. Il me reste résultat avant impôt x 0,75 – résultat avant impôt x 0,75 x 0,3399 ( ?????). Je mets résultat avant impôt en évidence, ensuite je l’isole. Résultat avant impôt = 56 퐷푖푣푖푑푒푛푑푒푠 푛푒푡푠 − (푖푛푡é푟ê푡푠 푛표푡푖표푛푛푒푙푠 푥 0,3399 푥 0,75) 0,75 푥 0,6601 Si l’actionnaire souhaite une rémunération nette de X%, combien il en coute à l’entreprise ? (cf slide). Pour distribuer du 8 euros je dois générer du 14,36 euros de résultat. Si on veut mettre cela en %, si on veut distribuer du 8% alors… Morceau qui correspond à l’économie due aux intérêts notionnels : 1,8021% Grâce aux intérêts notionnels, l’entreprise ne doit pas générer du 16 mais seulement du 14 pour pouvoir distribuer un dividende de 8. En % parce qu’on veut in fine définir un pourcentage de dividende distribué. Sur une base 100, pour distribuer un dividende 8, je dois générer un résultat qui est un peu moins que le double de 8. L’économie due aux intérêts notionnel est considérable, sans ce on aurait du générer un résultat de 16 pour pouvoir distribuer du 8 ! Intérêts notionnels à calculer sur base de 100. LE LEVIER FINANCIER Si je finançais cette histoire intégralement par fonds empruntés au taux d’intérêt de 10%, qu’est ce que cela changerait ? Pas d’intérêts notionnels donc 14,36 – charges financières de 10. Résultat imposable de 4,36. Etc. Pas d’intérêt notionnel donc aucun problème pour aller du bas vers le haut. Si je place mes FP en dehors de l’entreprise (0% de FP investis), donc même quand on ne met pas du tout de FP ca nous rapporte quand même qqch. Si on peut placer les FP en dehors de l’E au même taux que le taux de dividende que l’entreprise nous donnerait (ici
  57. 57. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 8%), au final ca nous rapporte plus que d’investir en FP, car on aurait du 8% + 2,16 (et ce malgré les 10 de charges financières). Si on emprunte 100% ca nous rapporte quand même un dividende, même avec des charges financières de 10, car l’argent emprunté va quand même permettre de générer un résultat d’exploitation de 14,36. A montant égal (100) que les 100 vienne de notre poche ou de la banque ca générera le même résultat d’exploitation, ca ne change rien pour l’activité de l’entreprise. Si je trouve un endroit ou je peux placer à du 8% (impossible actuellement), on a en plus les 2,16 et donc c’est intéressant. Amélioration de 27% de la rentabilité de mes fonds propres. Principe de l’effet de levier : est ce que je peux avec mes fonds empruntés avoir un rendement ( ?) plus intéressant ? 57 NB : La proportion économisée est toujours la même. ILLUSTRATION DU LEVIER D’INVESTISSEMENT ET DU LEVIER FINANCIER PAR LE CERTIFICAT IMMO-­‐BEAULIEU Immo-­‐Beaulieu est une SA qui émet des certificats immobiliers. Plutôt que d’investir en direct dans l’immobilier (acheter un immeuble), ce qui demande beaucoup de capitaux et fait qu’on met « tous nos oeufs dans le même panier » et qu’on ne diversifie donc pas notre risque, on peut investir dans des certificats immobiliers. Cela nous permet d’investir de manière indirecte dans plusieurs bâtiments. Papier qui nous donne le droit de bénéficier d’une partie des loyers, etc. bénéfices que la société va faire sur les loyers, etc. (Marché peu liquide.). NB : on n’est pas actionnaire de la société, acheter des certificats immobiliers c’est comme prêter de l’argent à Immo-­‐Beaulieu pour investir dans des immeubles. SICAV : Panier d’action, on peut rentrer/sortir quand on veut. Capital augmente/diminue selon achats ou ventes de participations dans la SICAV. Comme c’est une société on est actionnaire. On n’est pas actionnaire des différentes sociétés composant le panier, on est actionnaire de la SICAV. But d’investir dans une SICAV: diversifier le risque. C’est plutot un produit bancaire que boursier, c’est plus souvent composé par la banque, même si coté. Il existe énormément de SICAV. SICAF : à capital fixe. Ici on ne peut pas rentrer et sortir comme on veut. SICAFI : Capital Fixe Immobilier. Toujours coté en bourse. Société Immobilière : ≠ SICAFI mais société anonyme qui a émis des certificats immobiliers. Ici dans l’exemple on parle de milliers de francs belges.
  58. 58. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Fonds Propres : mis par les actionnaires. Ici 1.250.000 BEF investis. Les détenteurs de certificats immobiliers ne sont PAS des actionnaires donc on ne leur paye pas de dividendes. Les fonds empruntés au détenteurs de certificats : 3.519.000.000 BEF. 58 ð 351.900 titres émis à 10.000 FB/titre. Les actionnaires mettent les FP et avec ca ils peuvent constituer une SA et récolter 3 milliards de BEF. C’est énorme. Avec ces 3 milliards ils vont acheter des terrains, construire des bâtiments, etc. qui vont rapporter de l’argent. On a donc d’une part les actionnaires et d’autre part les détenteurs de certificats immobiliers qui ont prêté de l’argent à la société. Ici c’est en FB et plus en milliers. On se retrouve avec un montant à répartir de presque 277 millions de FB.
  59. 59. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 59 L’idée c’est qu’on va rétribuer les détenteurs de certificats immobiliers chaque année avec un montant qui vient des amortissements. La seule inconnue est le montant de l’intérêt. On connaît tout le reste donc on peut déduire ce montant en faisant le calcule ð Montant à répartir vient du compte de résultat. ð Les 2 lignes suivantes viennent des amortissements. ð Montant à donner aux actionnaires = 3% du montant à répartir, c’est une donnée contractuelle. Ø 73.388.724/351.900 = 209 BEF Amortissement sur les constructions/nombre de certificats émis : on rétribue les détenteurs en fonction des amortissements donc ce qu’ils reçoivent c’est 209. Ø 92.040.510/351.900 = 262 BEF Ø 99.418.770/351.900 = 283 BEF Ø 209 + 262 + 283 = 754 BEF Chaque année, quelqu’un qui a investi 10.000 va toucher 754 BEF, ce qui donne du 7,5%, c’est un bon rendement ! Ce ne sont pas les amortissements qui arrivent dans la poche, mais c’est le mode de calcul. Rétribution sur base +/-­‐ du montant des investissements. Dans ce genre de société, on a intérêt à ce qu’il y ait des achats de nouveaux bâtiments pour les détenteurs de certificat (car augmentation des amortissements du coup). On n’a pas encore parlé de ce qui se passait quand les détenteurs revendent leurs titres. Que vont toucher les actionnaires ? On dit que 8.308.701 BEF vont aux actionnaires, mais ce n’est pas du net, il faut payer l’impôt et le précompte mobilier. 8.308.701
  60. 60. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 60 -­‐ 40% (ISOC de l’époque) = 4.985.220 -­‐ 25% (précompte mobilier) = 3.738.915 Ca donne quand même presque du 300% de rendement. NB : Ici on est dans l’exemple d’une année puisque compte de résultat. La plus-­‐value va venir de la revente du bâtiment. Cette revente permet de rémunérer (Notes Schocky) Savoir expliquer, par exemple sur base d’un exemple chiffré, ce qu’est un levier financier (ou levier d’investissement). Trackers : (≠SICAV) (pas sujet d’examen pour ce cours) Il existe des produits financiers particuliers, ce sont des montages financiers. Produit financier coté en bourse, manière de diversifier. Acheter un tracker = acheter un produit qui représente par exemple un panier d’action. On peut acheter un tracker sur le BEL20 : micro-­‐morceaux … Tracker : équivalent d’un morceau de titre. Mais on ne peut pas passer un ordre de bourse pour acheter une demi action, mais on peut acheter un tracker qui va nous donner un portefeuille dans lequel il y a l’équivalent d’une demi action, ou autre. ≠ SICAV car le tracker c’est un titre à part entière, il représente un portefeuille mais c’est coté en continu en bourse. On suit un indice donc c’est de la gestion passive alors qu’une SICAV c’est de la gestion active, on doit payer un suivi ( ?). On peut acheter et vendre des tracker sur le marché secondaire. Intérêt ? On veut un portefeuille diversifié comme le BEL20, comment faire sans tracker ? Si on achète une action de chaque, on n’a pas un portefeuille diversifié comme le BEL20 car pas la même pondération, il faut tenir compte du poids de chaque action dans le BEL20 => Garder la proportion. Principe de souscription et rachat ? Tracker coté en bourse, on peut acheter et vendre sur le marché secondaire. MAIS le tracker suit le niveau de l’indice, c’est +/-­‐ garanti. Comment faire pour que ca suive l’indice ? Si c’est coté en bourse, cours de bourse vient de l’offre et la demande et ce niveau n’a rien à voir avec le niveau de l’indice. Si beaucoup de trackers mis en vente, diminution du prix, pas lié à l’évolution de l’indice ! Comment corréler le niveau du
  61. 61. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 tracker avec le niveau de l’indice ? Système adressé aux professionnels qui vient en plus du marché secondaire : système de souscription et rachat. Rachat 61 : Tracker coté 10 euros en fonction de l’offre et la demande. Niveau du tracker = fraction du niveau de l’indice, ainsi c’est moins cher et donc plus liquide. Si l’indice vaut 1000 points on va par exemple mettre des trackers à 10 euros sur le marché. Donc tracker à 10 euros, et on voit que l’indice est à 1200 points, donc 12. Donc le tracker n’est pas cher puisque cote 10 mais représente un indice qui vaut 12. Professionnels vont donc acheter des trackers à 10 sur le marché secondaire puis retourne sur le marché primaire et échangent leurs trackers contre les actions sous-­‐jacentes de l’indice (BEL20 par exemple). Donc le pro n’a plus les trackers mais les actions sous-­‐jacentes. Il va les vendre à 12 sur le marché secondaire (puisque indice à 1200 points). Que se passe t il si tous les pro achètent des trackers à 10 ? Le prix monte. Le prix des actions lui diminue lorsqu’ils revendent les titres, et donc on va retrouver un équilibre entre 10 et 12. Souscription : Indice à 12, mais trackers à 13. Que se passe t il ? Le professionnel va acheter des actions (toujours ce qui est le moins cher des 2). Il va sur le marché primaire et échanger les actions contre des trackers, il va souscrire à des trackers pour ensuite les revendre à 13 sur le marché des trackers. Cours des actions monte de 12 vers 13 et cours des trackers diminue de 13 vers 12 et on retrouve un équilibre. Un indice évolue en fonction de l’évolution de ses composantes. Si on achète en masse toutes les actions du BEL20, le cours de ces actions va monter et donc l’indice va monter. Marché primaire : marché de l’émission des titres. Une société y retourne pour une nouvelle émission de titres. Soulte = cash. Ca ne tombe pas exactement juste. Si on a un seul tracker sur le BEL20, ca représente donc 20 titres. On ne va pas nous donner 20 titres, ca ne tombe pas juste. Si on a 100 trackers, ca correspond à des virgules, ex : 13,… et donc on va nous donner un nombre entier d’actions et un reste en cash. … LE COUT DES FONDS EMPRUNTES On a vu le cout des fonds propres, l’effet levier (rentabilité des fonds empruntés), maintenant on va voir le cout des fonds empruntés.
  62. 62. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 62 Prime : annuité. Montant emprunté = 퐴푛푛푢푖푡é 푥 1 − (1 + 푖)!! 푖
  63. 63. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 63 3. LE TABLEAU DE FINANCEMENT Savoir faire un tableau de financement à l’examen ! Résultat d’exploitation (EBIT) lié au core business de l’E, aux activités de base + Amortissements = Excédent Brut d’Exploitation (EBITDA) -­‐ Variation du BFR (lié à l’exploitation de base de l’entreprise, stocks, clients, etc.) = Variation Trésorerie d’Exploitation On fait – variation du BFR car c’est un besoin. Variation positive = besoin de plus d’argent, plus de stocks par exemple, donc sortie de cash dans mon entreprise. Donc – une variation positive, c’est bien une sortie de cash, mais si c’est – une variation négative, c’est une entrée de cash. -­‐ Acquisitions + Cessions = Variation Trésorerie d’investissement Sorties : acquisitions & Entrées : cessions Variation du capital + Variation Dettes à plus d’un an -­‐ Charges financières -­‐ ISOC -­‐ Dividendes = Variation Trésorerie de financement Ici on va avoir des variations du capital d’une année à l’autre. La première année on va avoir le capital, puis si augmentation du capital ou diminution du capital influencera « variation du capital ».
  64. 64. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Variation => je veux voir CHAQUE ANNEE le montant dont je dispose/dont j’ai besoin. Variation Dettes > 1 an : 1ère année je met la totalité du crédit, ensuite je met la totalité moins ce qui a été remboursé avant. Charges financières : intérêts payés sur le crédit, c’est bien une sortie de cash. ISOC c’est bien une sortie de cash. NB : Il n’y a pas d’office des dividendes. 64 Variation Trésorerie d’Exploitation + Variation Trésorerie d’Investissement + Variation Trésorerie de Financement = Variation situation de trésorerie Je fais la somme des 3 et j’ai la variation de la situation de trésorerie globale dans l’entreprise, on peut aussi calculer cela comme ci-­‐dessous : Situation de trésorerie fin d’exercice -­‐ Situation de trésorerie début d’exercice = Variation situation de trésorerie EXERCICE Vous avez décidé de créer, fin 2012, une Société Privée à Responsabilité Limitée ( S.P.R.L.) au capital entièrement libéré de 18 600 € pour réaliser des activités de services à d’autres entreprises. Vous bénéficiez, en outre pour ce faire, d’un crédit bancaire sur notoriété de 15 000 €, consenti au taux nominal de 7 % l’an pour une durée de cinq ans et remboursable par amortissement constant du capital tous les trimestres. (=> 15000/5 = 3000/an et 3000/4 = 750/trimestre) La création de la S.P.R.L. oblige à des frais de constitution estimés à 800 €. Des aménagements des locaux loués (40 m2) sont nécessaires et évalués à 2 500 € (hors T.V.A.).
  65. 65. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 65 Divers mobiliers et matériel de bureau sont acquis : • bureau, table, chaises, console... 2500 € • ordinateur 1250 € • imprimante 350 € • photocopieuse 700 € • téléphone, fax, répondeur 350 € • G.S.M. 350 € Un véhicule à usage mixte de 20 000 € (hors T.V.A.) sera acheté et livré fin 2012, une taxe de mise en circulation de 500 € sera alors payée. Les charges récurrentes suivantes sont à envisager : • l’assurance du véhicule ( R.C., vol, incendie), 700 € par an et payable le premier janvier par anticipation • la taxe de circulation, 400 € par an, payable le premier janvier • le gasoil routier, 150 € (hors T.V.A.) par mois • l’entretien du véhicule, 125 € (hors T.V.A.) tous les six mois • le loyer mensuel de 600 € par mois, et payable pour la première fois le premier janvier 2013 • l’assurance incendie, 125 €, payable le premier janvier • le gasoil de chauffage, de l’ordre de 600 € (hors T.V.A.) l’an et payable en janvier • la consommation d’électricité, 125 € (hors T.V.A.) par trimestre et payable par avance trimestrielle en mars, en mai, en août et en octobre • la consommation d’eau, 50 € (hors T.V.A.) par an et payable une fois l’an en février de l’année qui suit l’année de consommation (compte de régularisation ! fait partie du besoin en fond de roulement ou BFR) • les fournitures de bureau, 60 € (hors T.V.A.) par mois • les abonnements divers, 250 € par trimestre et payable au début de chaque trimestre • l’abonnement et les communications de téléphone et de fax, 150 € tous les deux mois • l’abonnement au réseau et les communications G.S.M., 100 €, par mois • les frais de représentation (repas d’affaires), 100 € par mois • la cotisation annuelle de 400 €, payables à l’I.N.A.S.T.I. le premier juillet de chaque année • la publication légale, 150 € (hors T.V.A.), payable le sixième mois qui suit la clôture de l’exercice. Il convient encore de noter qu’il a été choisi d’amortir les frais d’aménagement des locaux ainsi que les frais d’acquisition du mobilier, des matériels de bureau et du véhicule sur cinq années et ce de manière linéaire.
  66. 66. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 66 Il vous est demandé d’établir, en omettant l’incidence de la T.V.A. : • les prévisions de trésorerie mensuelles pour le premier exercice • les comptes de résultats des premier et second exercices • les bilans à la fin des premier et second exercices • les tableaux de financement à la fin des premier et second exercices. TABLEAU DE REMBOURSEMENT DE 15.000 € Part Capital SRD Part intérêts Prime ou Annuité Intérêts/an 1 750 15.000 262,51 soit 263 1.0132 / (1 trim) 2 750 14.250 249,375 soit 249 999 / (2trim) 3 750 13.500 236 986 / (3 trim) 4 750 12.750 223 973 9713 5 750 12.000 210 960 6 750 11.250 197 947 7 750 10.500 184 934 8 750 9.750 171 921 761 9 750 9.000 158 908 10 750 8.250 144 894 11 750 7.500 131 881 12 750 6.750 118 868 551 13 750 6.000 105 855 14 750 5.250 92 842 1 0,07/4 = 0,0175 => 0,0175 x 15.000 = 262,5 2 750 + 263 3 263 + 249 + 236 + 223 = 971
  67. 67. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 67 15 750 4.500 79 829 16 750 3.750 66 816 341 17 750 3.000 53 803 18 750 2.250 39 789 19 750 1.500 26 776 20 750 750 13 763 131 PREVISIONS DE TRESORERIES MENSUELLES
  68. 68. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Il faut faire le bilan ci-­‐après à la fin, parce que « valeurs disponibles » sort du tableau de financement qui est le tout dernier tableau. 68
  69. 69. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 69 Ces chiffres viennent du tableau de financement (derniers ligne ( ???)) Perte reportée : On trouve la perte à reporter au compte de résultat. Raison de plus pour faire le bilan à la fin. On a des pertes puisque pas de CA. Vient dans le compte de résultat. 25.066+23…. De l’année précédente = 48.623
  70. 70. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 Charges fiscales d’exploitations : 1300 = qu’est ce qu’on met dedans ? Taxe de mise en circulation (on la paye que la première année), taxe de circulation (400) et INASTI (400). 70
  71. 71. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 71 Perte à reporter qui va aller au bilan.
  72. 72. Finance d’entreprise (FIN1) Manon Cuylits 2012-­‐2013 -­‐200 = 50 et 150 dans compte de régularisation. En fait c’est –(-­‐200) donc on n’a pas sorti ces 200. –( -­‐ variation du BFR) => correction. Concerne l’année 2013 mais ne sera payé qu’en 2014. CdR année 2013, Résultat d’exploitation subit l’impact de l’eau et des publications légales parce que en compta on enregistre les factures quand elles arrivent. Correction de 200 liée au fait que ce n’est pas une sortie effective de cash cette année là. 72 28/11/12 : … Quelle est l’info du tableau d’invest qu vient dans le bilan ?

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