Les indicateurs de croissance économique

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Croissance économique - indicateurs macroéconomiques

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Les indicateurs de croissance économique

  1. 1. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 1 Partie 2 : les indicateurs de croissance économique CONCEPTS è Cela a une implication pour les marchés financiers (pas juste le marché des actions ici) Croissance économique Quand l’activité économique progresse Ralentissement de la croissance économique Moindre croissance de l’activité économique Récession Dépression Exemple : ce qu’on a eu en 2008-­‐2009 INDICATEURS PRECURSEURS Comment anticiper les concepts ci-­‐dessus ? Consommateur Chefs d’entreprise Divers • Secteurs d’activité • Matières premières • Etc. Secteurs d’activité : surtout le secteur de la construction et de l’intérim (ex : augmentation ou diminution du nombre de constructions) • Intérim : on n’est sur de rien. Plutôt que d’embaucher & virer sans cesse, on va préférer prendre des intérimaires. D’un côté, si l’intérim redémarre, cela signifie qu’on a besoin de personnel. Matières premières : on regarde l’évolution des prix. Surtout pour les matières premières industrielles (pas celles agricoles parce qu’elles dépendent principalement des conditions météo) è ex : prix du pétrole, gaz, zinc, cuivre, etc. réagissent fort aux données économiques : leur prix augmente ou diminue en fonction. INDICATEURS DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE INDICATEURS DE L’OFFRE INDICATEURS DE LA DEMANDE • Production industrielle • Taux d’utilisation des capacités de production (TUC) è dans le secteur financier • Emploi • Etc. • ISM (Institute of Supply Management) • Revenus des consommateurs • Dépenses des consommateurs o Ventes au détail et biens durables, construction, etc. • Exportations • Etc. Principaux agents économiques : • Les autorités publiques • Les consommateurs • Les entreprises Ils réagissent globalement aux mêmes variables mais à des degrés divers. Ex : en général, les autorités publiques dépensent + d’argent quand les entreprises et les consommateurs ont le moral bas è quand l’activité économique est en berne, pour la soutenir ou la relancer.
  2. 2. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 2 PRINCIPALES COMPOSANTES DE LA CROISSANCE Déficit public Si on a une forte hausse du déficit public, parfois c’est positif parce que l’Etat a beaucoup donné pour la relance de l’activité économique. Le déficit public est un élément qui peut être différé dans le temps. • Les recettes peuvent être importantes en période de croissance économique • Les coûts peuvent être importants en période de récession Pouvoir d’achat Le pouvoir d’achat comprend les revenus nets de taxes & de prélèvements fiscaux Exportations On parle d’exportations nettes ici (= exportations – importations) Croissance La croissance économique doit être la + élevée possible Emploi On compte en milliers d’emplois créés ou en taux de chômage Consommation + la consommation est importante, mieux c’est Investissement + les investissements sont importants, + cela montre une croissance de l’activité économique Diverses approches peuvent être retenues pour la mesure de l’activité économique Ø Indicateurs précurseurs Ø Analyse de cycles : repose sur des séries et donne des fluctuations de l’activité économique Il existe de nombreux autres indicateurs Ø Transports : pour transporter des choses, il faut une demande, ce qui signifie une reprise de l’activité économique Ø Travail intérimaire Ø Matières premières Ø Etc.
  3. 3. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 3 CONCEPTS CROISSANCE ECONOMIQUE Croissance économique mondiale L’activité économique mondiale dans les pays industrialisés a tendance à devenir + homogène è corrélation. SAUF pour le Japon On constate une volatilité persistante de la croissance économique mondiale Japon 3 caractéristiques : Ø Endettement public super important, détenu par les Japonais Ø Vieillissement de la population : c’est un problème parce qu’il n’y a pas de naissances Ø Pays très exportateur dans le secteur de l’automobile et de la technologie qui sont des secteurs très spécifiques et peu diversifiés. Le secteur de la technologie est très cyclique & fin. Volatilité du PIB des pays développés • Pays développés = USA, Allemagne, Japon, France et Royaumes Unis è pays ayant déjà une certaine maturité • Volatilité = écart-­‐type du PIB sur les dernières années • On voit une diminution de la volatilité du PIB des pays développés car quand on voit que quand l’activité économique augmente/diminue trop, on peut la faire diminuer/augmenter. è On contrôle mieux l’anticipation de l’activité économique au niveau des pays développés qu’avant. C’est pareil pour les pays émergents mais dans une moindre mesure Volatilité du PIB des pays émergents • Pays émergents : Brésil, Mexique, Inde & Chine • On constate également une diminution de la volatilité du PIB dans les pays émergents mais elle est moins forte que dans le cas des pays développés. Le niveau de volatilité du PIB de ces pays reste très élevé par rapport à la volatilité du PIB des pays industrialisés/développés. RECESSION Récession conventionnelle • = Décroissance de l’activité économique • Contraction du PIB durant au moins deux trimestres consécutifs Récession technique • Période de quelques trimestres de contraction/progression du PIB è on n’a pas 2 trimestres consécutifs mais une hausse puis une baisse puis un hausse etc. du PIB è Volatilité Récession de type « NBER » • NBER = organisme privé fondé en 1920 (récent) è il est officiellement habilité à dater les points de retournement du cycle économique aux Etats-­‐Unis (depuis 1960). Il analyse les cycles conjoncturels depuis 1854. • analyse de type « business cycle » : déclin significatif & répandu dans l’économie durant plus que « quelques mois » • Prise en considération de données mensuelles sur l’emploi, les revenus réels, la production industrielle, le volume des ventes réelles (de détail et de gros) è pas que le PIB ! • Souplesse & précision MAIS publication tardive è dans les marchés financiers, une fois que c’est publié, il est déjà trop tard. • Une récession NBER peut être concomitante avec une récession d’un autre type Dépression • Récession significative tant en amplitude qu’en durée è soit très forte & courte ou bien moins forte & longue
  4. 4. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 4 PIB AMERICAIN principales composantes Consommation privée • Biens durables >3ans • Biens non durables • Services Consommation privée = +/-­‐ 70% du PIB américain (toujours). On consomme principalement des services (soins de santé, école, etc.) : 47% du PIB US. è Aux Etats-­‐Unis, ils consomment quasi tout, le taux d’épargne est très faible. Slide 104 on voit l’évolution du PIB en glissement annuel : on voit que c’est la variable qui bouge le moins alors qu’on constate parfois une volatilité importante de la consommation privée (en % par rapport à l’année précédente). Ex : en 2008-­‐2009 la consommation privée a perdu 15% par rapport à l’année précédente. è 70% du PIB = 70% d’un montant en valeur absolue, si le PIB baisse, la consommation privée reste de 70% du PIB mais en valeur absolue elle diminue. Investissements • Fixes • Non résidentiels • Résidentiels • Structures • Bien d’équipement & logiciels Investissements = 13% du PIB américain • Fixes = investissements durables (usines, grosses machines, etc.) • Non résidentiels = bureaux, entrepôts, etc. • Résidentiels = maisons, appartements, etc. • Structures = chaussées, ponts, mais surtout : prisons, autoroutes, etc. • Bien d’équipement & logiciels = IT global au niveau des entreprises è Les sociétés investissent quand ça va bien. C’est la composante la + cyclique du PIB. Dépenses publiques Dépenses publiques = 20% du PIB américain è ce montant bouge énormément. Les dépenses publiques sont un peu contra-­‐cycliques. • Période de croissance économique : les dépenses publiques ont tendance à diminuer • Période de ralentissement économique : les dépenses publiques ont tendance à augmenter On travaille en parts relatives è double impact sur les dépenses publiques : Sachant que la consommation privée reste stable (70%) aux USA : Ø Ex : si les 2 autres composantes du PIB américain baissent (investissements & commerce extérieur baissent en général quand ça va mal), è les dépenses publiques vont augmenter = aides de natures diverses (par ex : au secteur de la construction : chaussées, etc. ou en donnant des primes à l’emploi, des bonus fiscaux, etc.) è rôle de contrebalancier. è Quand la conjoncture est mauvaise, les gouvernements ont tendance à augmenter leurs dépenses pour soutenir l’activité économique (si ils en ont les moyens financiers) On voit que les dépenses publiques sont relativement stables avec quelques écarts un peu + importants (slide 104) Commerce extérieur • Exportations • Importations Commerce extérieur = -­‐4% du PIB américain è exportations – importations • Si <0 : imports > exports • Si >0 : exports > imports è contribution des exportations positive au PIB US Le commerce extérieur est très cyclique. Aujourd’hui on remarque une grande dépendance par rapport à la Chine. Le commerce extérieur dépend de la demande extérieure.
  5. 5. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 5 PIB AMERICAIN (autres informations) Les stocks Les stocks peuvent être considérés comme un indicateur précurseur au niveau de l’évolution de l’activité économique. L’analyse de l’évolution des stocks permet de voir 2 choses : 1. Voir si les directeurs d’achat ont bien anticipé les phases de croissance/décroissance en constituant leurs stocks. 2. Quand on est dans une situation de morosité économique prolongée, les stocks sont en général au + bas è les entreprises ne doivent pas financer de gros stocks et donc leurs coûts sont bas. MAIS si il y a une reprise de l’activité économique, cela peut créer une volatilité assez importante de l’activité économique à la hausse è si la demande devient importante, il faut faire tourner la machine + vite : ré-­‐ engager, racheter des matières premières etc. è Une mauvaise estimation des stocks (trop bas) peut générer une inflation temporaire. Selon les secteurs, ça va +ou-­‐ vite de relancer l’outil de production. • Dans les périodes de forte activité économique : si on a des stocks trop importants, cela peut freiner l’inflation car il y a les réserves nécessaires pour faire face à la demande. PIB américain & Fed Funds On constate une croissance relativement parallèle entre le PIB nominal américain et les taux Fed Funds. En période de croissance économique, quand le PIB augmente, les taux Fed Funds ont tendance à augmenter aussi, et vice versa quand le PIB diminue en période de décroissance économique : les taux Fed Funds ont tendance à diminuer. Cependant, on peut constater des écarts entre les deux. Par exemple une hausse de l’activité économique mais avec des taux bas è c’est du au fait que la Fed a 2 autres missions, outre de celle qui consiste à réguler l’inflation : elle doit faire un arbitrage à un moment donné et décider quelle mission privilégier. LE NIVEAU D’ENDETTEMENT AUX ETATS UNIS Actuellement Suite à la crise de 2008-­‐2009 La forte hausse du niveau d’endettement global aux USA était essentiellement due : • Aux ménages • Aux institutions financières è Normal puisque c’est une conséquence de la crise immobilière Au contraire, l’endettement des entreprises et des autorités fédérales n’a pas fortement augmenté ATTENTION : autorités fédérales & Etat ≠ Fed è la Fed est indépendante de tout pouvoir politique Suite à la crise de 1929 On avait aussi constaté une forte hausse de l’endettement global aux USA ; mais la structure de l’endettement était tout à fait différente : la hausse de l’endettement était surtout due : • Surtout aux entreprises • Dans une moindre mesure : aux ménages
  6. 6. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 LES INDICATEURS PRECURSEURS DE CROISSANCE AUX USA = Leading indicators Grâce à une analyse de + en + pertinente des paramètres précurseurs, on est parvenu à mieux anticiper & contrôler l’évolution future de l’activité économique. On anticipe mieux et on peut prendre des mesures. Les indicateurs précurseurs c’est de l’attente future. C’est de l’émotion rationnelle parce que basé sur le passé (ISM, PMI, Indices de confiance des consommateurs – CB) Concept de récession NBER On est parvenu à réduire la volatilité, l’ampleur des récessions et à augmenter les expansions. è 6 Durée moyenne des expansions : ü Avant 1945 : 29 mois ü Depuis 1945 : 58 mois è Temps passé en récession : ü De 1854 à 1945 : 41% du temps ü De 1945 à 2007 : 14% du temps ü Depuis 1982 jusqu’à aujourd’hui : 5% du temps Indicateurs de confiance Tous ces indicateurs sont calculés par des organismes indépendants & on les retrouve dans la presse économique, sur internet, etc. ENTREPRISES CONSOMMATEURS Etats-­‐Unis (les + suivis) ISM Manufacturier & non Manufacturier Conférence Board Zone Euro PMI IFO (Allemagne) + BNB (Zone Euro) CE ZEW (Allemagne) Japon Tankan Tokyo • ISM o ISM manufacturier o ISM non manufacturier: uniquement les services § Si > 50 points : croissance économique § Si < 50 points : décroissance économique (récession) • Conférence Board • PMI : indicateur calculé par pays et pour l’ensemble de la Zone euro • IFO : cet indicateur est important car l’Allemagne = 1/3 des statistiques de la Zone Euro (NB : la France & l’Italie sont 2 autres pays importants) • BNB : indicateur assez précurseur au sein de la Zone euro parce que la Belgique est une économie ouverte (elle exporte beaucoup) • IFO & BNB : ce sont les 2 indicateurs les + probants pour la Zone euro • CE : indice de confiance des chefs d’entreprise • ZEW : Indicateur de confiance allemand • Tankan : l’évolution est calculée pour les grandes villes et puis de manière globale pour le Japon • Tokyo : calcul de l’évolution des attentes du consommateur pour essayer d’avoir une indication pour l’ensemble du Japon
  7. 7. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 7 CONFERENCE BOARD (Examen) LEADING INDICATORS AUX USA LAGGING INDICATORS AUX USA Indice calculé par le Conference Board & considéré comme un baromètre de l’activité économique pour les 3 à 6 prochains mois (en général moins que 6) : intéressant pour déterminer les points de retournement de la conjoncture. Ces indices clés essayent d’anticiper l’évolution de l’activité économique. Indice « après coup » calculé par le Conference Board. Il prend en considération des indicateurs « en retard ». L’indice est composé des 10 indicateurs suivants : (lire) 1. Heures de travail prestées sur une semaine en moyenne 2. Nouveaux demandeurs de travail sur une semaine (moyenne) 3. Carnet de nouvelles commandes dans l’industrie 4. Ventes des fournisseurs 5. Dépenses en biens de consommation (durables et non durables) 6. Demandes de permis de bâtir 7. Indices boursiers 8. Masse monétaire M2 9. Indice de confiance (attentes futures) 10. Différentiel de taux d’intérêt è on touche un peu à tous les niveaux : on essaye d’anticiper l’évolution de l’activité économique par rapport à un paramètre relativement large. L’indice est composé des 10 indicateurs suivants : 1. Pertes d’emplois 2. Coûts salariaux 3. Ratio « stocks/ventes » 4. Taux d’intérêt 5. Prêts 6. Ratio « crédits/revenus » 7. Inflation Il est également composé de 10 indicateurs, comme le leading indicator. Ce ne sont pas les mêmes indicateurs mais il y a des similitudes. Savoir qu’il existe 2 types d’indices (leading/lagging) et qu’ils sont tous les 2 composés de 10 indicateurs On voit que les leading indicators fonctionnent assez bien ! Quand on anticipe une hausse de l’activité économique, on voit par après, avec les lagging indicators, qu’on a effectivement eu une hausse de l’activité économique par exemple. On a un parallélisme entre les leading et lagging indicators avec un décalage dans le temps (3 à 6 mois minimum)
  8. 8. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 8 Indice précurseur de confiance du consommateur américain : Conference Board (slide 115 à 133) Conférence Board & Consommation : L’indice précurseur de confiance du consommateur au niveau du Conférence Board se décline en 3 composantes : -­‐ Present Situation : la situation actuelle -­‐ Expectations : les attentes à 6 mois (le + important : leading indicator) -­‐ Le Conférence Board : mix des 2 è Attentes à 6 mois : la corrélation avec les dépenses futures des ménages américains est forte en principe. Il y a une corrélation assez forte entre les attentes futures & les marchés boursiers. è On part du principe que si les attentes futures sont bonnes, ça a un impact sur les consommateurs et donc un impact positif sur les marchés boursiers. Corrélation forte entre les attentes futures et la consommation réelle en volume. 2 éléments peuvent expliquer une discordance : 1. Parfois on peut mal interpréter l’évolution de l’activité économique et se planter dans les attentes futures 2. Il peut y avoir des imprévus (ex : fermetures d’entreprises, attentats, problèmes géopolitiques, etc.). On a constaté des écarts par exemple lors de l’intervention de l’Irak au Koweït en 1990, on constate aussi souvent des écarts liés à des problèmes au niveau du pétrole. Les anticipations reposent plus du psychologique que sur des faits concrets. -­‐ Ex : USA = vague d’optimise par rapport à l’évolution de l’activité économique au 2ème semestre è on s’attend à une reprise de l’activité économique aux USA et dans les pays émergents -­‐ Ex : Europe = perte de 15.000 emplois è grosses vagues de licenciement régulières. Impact négatif sur le consommateur et donc sur ses attentes de consommation à 6 mois, alors que cela pourrait être terminé demain. Conférence Board et S&P500 : On constate une corrélation très forte entre les attentes futures du CB et le S&P500. ATTENTION : cette analyse a une faiblesse : on interroge le consommateur AMERICAIN alors que les entreprises dans le S&P500 son de nationalité américaine mais n’ont pas d’office toutes leurs activités uniquement aux USA (ex : Caterpillar). è On compare quelque chose 100% américain avec autre chose qui ne l’est pas à 100%. Il faut regarder la part des bénéfices réalisée en fonction de la géographie (aux USA pour les entreprises américaines par ex). L’emploi constitue une variable importante : L’emploi est un indicateur clé (parmi les 10) : 3 critères principaux : 1. Création nette d’emplois 2. Taux de chômage 3. Taux de participation Création nette d’emploi aux USA : Aux USA (uniquement) on travaille par unité è cela peut fausser les résultats. Perte d’un emploi temps plein = -­‐1, trouver 2 temps plein = +2 è résultat de +1 mais le travailleur n’est pas spécialement plus riche in fine. On ne tient pas compte des emplois dans l’agriculture car c’est trop cyclique è on essaye d’avoir une donnée +/-­‐ lissée dans le temps, hors effets climatiques, etc.
  9. 9. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 On regarde la création nette d’emploi aux USA parce que le taux d’épargne est faible et donc on consomme plus qu’on n’épargne (>< Europe : une partie est épargnée) è 9 impact sur la consommation privée. Il faut environ 170.000 créations nettes d’emplois (annuel) pour stabiliser la situation. Taux de chômage aux USA : Récession è baisse de l’emploi -­‐ Des variations importantes du taux de chômage aux USA montrent (slide 121) qu’avant on anticipait moins bien les périodes de récession à venir. -­‐ è Avant : le taux de chômage augmentait quand on était déjà en récession (limite quand elle se terminait) -­‐ >< Maintenant : on a un taux de chômage qui augmente beaucoup plus rapidement è prouve que les entreprises anticipent beaucoup mieux l’évolution de l’activité économique et licencient donc de manière proactive pour faire des économies. On constate une corrélation inversée entre la confiance du consommateur et le taux de chômage aux USA : -­‐ Quand la confiance du consommateur baisse, le taux de chômage a tendance à augmenter è un ralentissement économique justifie que les entreprises doivent ajuster leur niveau d’emploi. -­‐ Quand la confiance du consommateur augmente, le taux de chômage a tendance à diminuer. Il y a un décalage temporel : les entreprises ne commencent pas à licencier directement, il y a un certain délai : le temps pour les chefs d’entreprise de constater que la marche des affaires est moins bonne. Il faudrait que ce délai soit le + court possible, mais qu’il existe quand même (réflexion). è + le délai est court, + il illustre les faits d’anticipation des chefs d’entreprise en ce qui concerne l’évolution de l’activité économique. Taux de participation (en %) : (surtout important aux USA, moins en Europe) Prend en compte le nombre de gens qui travaillent sur la totalité de la population active, de personnes en âge de travailler. Aujourd’hui, 64% des personnes en âge de travailler travaillent vraiment. Les autres (36%) continuent des études, s’occupent de leurs enfants, etc. en attendant que la conjoncture soit meilleure, ou bien prennent une pause carrière, etc. Il n’y a pas que des chômeurs dans les 36% de gens qui ne travaillent pas. Emplois & récessions (NBER) aux Etats-­‐Unis : On voit (slide 125) que parfois le chômage continue à augmenter après les périodes de récession è plutôt pour les récessions de très courte durée. On constate qu’en période de récession, le taux de chômage augmente et la qualité d’emploi diminue : le temps partiel subi augmente (= perte partielle de travail). En outre, les temps partiels subis ne sont pas repris dans les statistiques de chômage parce que les personnes ont toujours un travail MAIS leurs revenus ont diminué ! è Impact négatif du chômage et des temps partiels subis sur les revenus et donc sur la consommation privée. Aux USA & en Europe : Comment prendre en compte les intérimaires ? • Aux USA, il y a une flexibilité de l’emploi beaucoup plus importante qu’en Europe : les employeurs peuvent licencier beaucoup plus vite & à moindre cout. • En Europe : il y a des syndicats très présents, le poids des législations, le cout de financement des licenciements (= préavis aux ouvriers/employés) è moins flexible • Allemagne : on parle de meilleure compétitivité parce que se rapproche fort de la structure de l’emploi aux USA è beaucoup d’intérimaires, notamment dans le secteur automobile è la structure de l’emploi est aussi plus précaire !
  10. 10. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 10 ATTENTION : ceux qui ont toujours le travail à temps plein peuvent voir leur salaire diminuer. Cet indicateur n’est pas un indicateur de revenu (sauf quand on a perdu son travail) mais bien un indicateur d’emploi. Les revenus peuvent diminuer à cause de la conjoncture économique, mais on ne le voit pas sur le graphe. NB : on prend les récessions NBER dans le cadre de l’emploi car elles permettent de mieux montrer les vraies périodes d’activité économique. De manière générale, on constate une corrélation inversée entre les dépenses de consommation & le taux de chômage è quand le chômage augmente, les dépenses de consommation sont moindres. Taux d’épargne aux Etats-­‐Unis : (environ 4% ajd) Taux d’épargne = ce qu’on épargne sur notre revenu disponible. 2 taux d’épargne existent : • Taux d’épargne avant remboursement des dettes • Taux d’épargne après remboursement des dettes (meilleur è pas toujours évident, il peut y avoir des emprunts de type bullet, pour lesquels on rembourse le capital à l’échéance et on paye uniquement les intérêts de manière régulière) Création d’emploi & PIB aux Etats Unis : On constate une corrélation étroite entre l’évolution du PIB et celle de la création nette d’emploi aux USA. En général quand on a une activité économique soutenue, on crée + d’emplois et quand elle est moins soutenue, on crée – d’emplois (ou perte d’emplois). On remarque un décalage temporel entre l’évolution des 2 : (slide 128) • Ce n’est pas parce que l’activité économique reprend qu’on a envie d’engager directement • Problème de délocalisation : la création d’emploi concerne uniquement les USA mais on peut fermer des usines, même quand le PIB augmente. Emploi & salaire aux Etats-­‐Unis : On constate une corrélation entre la création d’emploi et les salaires horaires. En principe : (valable pour les USA ou les économies assez ouvertes) • Quand il y a + d’emplois, les salaires ont tendance à augmenter selon le principe de la pénurie. • Quand il y a des problèmes d’emplois, on constate des moindres taux de rémunération è C’est de moins en moins vrai pour 2 raisons : 1. Il faut tenir compte du degré de spécialisation, tous secteurs confondus. Par exemple : manque de spécialistes dans un domaine : les employeurs vont offrir des salaires plus élevés à ces spécialistes (rares) et éventuellement baisser celui d’autres travailleurs 2. Il faute tenir compte de la délocalisation : cela provoque une baisse de l’emploi et des salaires Emploi et utilisation des capacités de production aux Etats-­‐Unis : TUC = Taux d’Utilisation des Capacités de production On constate un parallélisme entre l’évolution des TUC et l’évolution du chômage è plus on utilise les capacités de production, plus on emploie (et moins il y a de chômage).
  11. 11. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 11 Coûts unitaires du travail & risque inflationnistes aux USA : On remarque que depuis le début des années 70, il y a de nouveau une corrélation assez forte entre l’évolution du coût unitaire du travail pour l’employeur et l’évolution de l’inflation. è Adéquation inflation-­‐coûts salariaux è Si on a une baisse ou une absence de hausse de salaires, il ne devrait pas y avoir d’inflation sous-­‐jacente. Problème : Effet de second tour ou Effet boule de neige: A partir du moment où il y a une augmentation des salaires, il y a une augmentation potentielle de l’inflation è le coût de la vie augmente pour les travailleurs è ils vont demander une augmentation. è Effet de second tour = spirale inflationniste. è Cela joue surtout en Belgique & au Luxembourg ou on a une indexation automatique des salaires : il y a des pivots, dés qu’on les franchit : augmentation des salaires. Gains de productivité aux Etats-­‐Unis : (pas super important) Gains de productivité : c’est la capacité pour une entreprise de produire plus à moyens mis en oeuvre constants è produire + avec les mêmes unités de production ou bien produire la même chose avec moins de moyens de production. On constate que les gains de productivité ont toujours tendance à augmenter après chaque crise économique. è But : économiser des moyens de production pour produire la même chose. PIB & demande intérieure : On constate une corrélation assez forte entre le PIB américain et la demande intérieure (= consommation domestique) è 70% de PIB représentés par la consommation privée. è Quand la consommation privée augmente, cela a un impact important sur le PIB. Il y a des zones d’incertitude è Problématique des stocks : parfois on produit beaucoup et ce n’est pas consommé, les stocks augmentent et ca représente un cout important pour les entreprises. Il faut regarder l’impact au niveau des stocks dans le PIB. L’idéal c’est d’avoir une consommation forte avec des niveaux de stocks faibles.
  12. 12. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 12 INDICE ISM aux Etats Unis -­‐Indice précurseur de confiance des Chefs d’entreprise aux Etats Unis (slides 134 à 145) Avant : NAPM è Maintenant : Indice ISM L’indice ISM comprend une composante manufacturière et une composante non manufacturière (= activités de service). Il ne se base que sur le moral des directeurs d’achat aux Etats-­‐Unis. è Enquête sur ≠ variables et leur évolution attendue au cours des 6 prochains mois : • Les nouvelles commandes • La production • L’emploi • Les stocks L’indice est donc calculé par secteur d’activité pour être ensuite consolidé au niveau global sur base de la moyenne pondérée des réponses è 3 niveaux : • Secteurs • Manufacturier & Non Manufacturier (cf. slide 135 & 136) La moyenne pondérée donne l’indice global : • > 50 points : économie en expansion • < 50 points : économie en contraction L’indice ISM manufacturier est beaucoup + cyclique que l’indice ISM non Manufacturier, ce qui est logique puisque l’industrie est beaucoup + cyclique que les services. ISM & PIB américain : L’ISM est un bon proxy pour essayer de déterminer l’évolution du PIB (= indicateur précurseur) mais cela ne peut pas continuer comme ça pour toujours. On voit qu’une divergence apparaît (slide 137) è le poids de l’industrie manufacturière a tendance à diminuer au niveau du PIB alors que le poids de l’industrie des services a fort augmenté è c’est du au principe de la délocalisation : le poids de l’industrie est passé de 30% des activités globales, fin des années 80, à 15% environ aujourd’hui. ISM & Production manufacturière : On constate une corrélation assez forte entre la production manufacturière et l’ISM au niveau de la production. USA : Commandes & gestion des stocks (ISM) : Les nouvelles commandes sont très regardées. Entre le moment ou le PIB monte ou descend, il y a des choses qui se produisent : le directeur d’achat commande è nouvelles commandes. Une fois que les nouvelles commandes sont passées, il y a la gestion des stocks, cela fait partie de la chaine opérationnelle entre le moment ou on a un indice précurseur et le moment où le PIB monte ou descend éventuellement. Evolution favorable quand : • Nouvelles commandes augmentent • Les stocks diminuent (soit parce que vendus, soit parce que problème de gestion financière) Quand le niveau de commande augmente, il faut livrer et donc les stocks diminuent (mais mauvaise gestion du directeur d’achat qui aurait du garder son niveau de stocks). Il faut augmenter la production quand le niveau de commande augmente. è L’idéal est de garder un niveau de stocks stables quand les commandes augmentent. ISM non Manufacturier & emploi :
  13. 13. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Dans le cadre de l’indice ISM, on pose plusieurs questions aux directeurs des achats, y compris au niveau de l’emploi : « au cours des prochains mois, comptez vous augmenter 13 ou diminuer l’emploi ? ». On constate un certain parallélisme entre l’évolution de la création nette d’emploi mensuelle et celle l’indice ISM non manufacturier au niveau de l’emploi. ISM & ajustement des stocks aux USA : (slide 142) On constate un certain parallélisme entre l’évolution de l’ISM et l’évolution de tout ce qui concerne les stocks & livraisons. ISM & Conférence Board aux USA (Question d’examen) On compare 2 choses qui n’ont à priori rien à voir : • L’indice ISM non Manufacturier • Le Conférence Board = confiance du consommateur On voit un certain parallélisme dans l’évolution de ces 2 indices précurseurs. L’indice ISM Manufacturier et Non Manufacturier est relativement corrélé au PIB et c'est également le cas du Conférence Board ! Si les chefs d’entreprise sont positifs, cela aura un impact positif sur le PIB et donc sur le salaire des travailleurs, des consommateurs. Au niveau de l’emploi c’est positif, les consommateurs gagneront plus d’argent et dépenseront plus. La consommation privée augmente et du coup le PIB aussi. ATTENTION : En Europe, il y a une différence : en Allemagne, il peut y avoir une distorsion entre ce que les entreprises et les consommateurs pensent parce que l’Allemagne est une économie très ouverte (// Belgique) et que donc ce qu’on produit en Allemagne est généralement exporté. Il peut donc toujours y avoir un élément de différenciation : • Conférence Board = américains qui vivent et consomment aux USA • ISM = s’adresse à des chefs d’entreprise qui peuvent avoir des activités manufacturière ou non en dehors des USA et donc les exporter. La confiance des chefs d’entreprise ne dépend donc pas uniquement des consommateurs américains. è L’ISM pourrait s’améliorer (optimisme des chefs d’entreprise) alors que le Conférence Board ne s’améliore pas. Raisons : Globalisation de l’activité économique : • La chine produit à moindres couts : on a tendance à délocaliser, produire là où cela coute moins cher • Il y a moins de barrières commerciales aux importations/exportations qu’avant è monde de libre échange beaucoup plus marqué qu’avant (taxes)
  14. 14. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 14 LES INDICATEURS PRECURSEURS DE LA ZONE EURO ISM aux USA & PMI en Europe • PMI: Indice précurseur Européen : on calcule le PMI pays par pays pour ensuite faire la somme et obtenir l’indice Européen. • ISM: Indice précurseur Américain o Manufacturier o Non Manufacturier (services) Ici (slide 144) on compare globalement la Zone Euro et les Etats Unis. On constate un certain parallélisme entre les deux, il est du à : 1. La globalisation de l’activité économique au niveau des pays industrialisés 2. Globalement, on constate un effet anticipateur aux USA : l’économie américaine est un précurseur de l’économie de la zone euro avec un décalage temporel de 3 à 6 mois è c’est de + en + remis en question car avec la globalisation qui augmente, l’écart temporel entre les 2 diminue. (Un écart peut se justifier si un événement majeur se produit, par ex les attentats du 11 septembre en 2001). Nouvelles commandes dans l’industrie : On a pris les nouvelles commandes dans ≠ pays è meilleur exemple de la globalisation économique (slide 145). On voit que les nouvelles commandes ont baissé sur presque tous les continents de manière quasi systématique : la crise se répercute un peu partout à des degrés divers, y compris en Chine, etc. Production industrielle aux USA : On essaye d’anticiper la production industrielle aux USA avec l’ISM Manufacturier. En 2008, on constate une baisse de la production industrielle énorme suite à la crise (bien plus importante que les autres baisses cf. slide 146). La crise de 2008 est une crise financière et n’aurait en principe pas du beaucoup toucher l’industrie, mais : • La crise financière a surtout été présente en Europe et moins aux USA • Le problème provenait du secteur immobilier à la base, et donc de la construction è crise de confiance du consommateur au niveau de l’immobilier qu’il faut construire (bois, briques, etc. à fabriquer). La production industrielle a baissé suite à la faiblesse de la demande au niveau immobilier, au niveau de la construction : un pan de l’économie américaine est au ralenti pendant un moment. Taux d’utilisation des capacités de production : Schéma : si S (stocks), E (emplois) et TUC (taux d’utilisation des capacités de production augmentent, en général c’est assez bon signe. Examen : Pourquoi est-­‐il rare d’avoir des stocks en baisse et des TUC en hausse ? Les TUC sont une moyenne : on calcule les TUC secteur d’activité par secteur d’activité avant de faire la moyenne des résultats. Il y a des discordances entre les secteurs d’activité (= bémol). On compare des choses non comparables, par exemple, pendant la crise l’informatique de pointe a continué à super bien fonctionner alors que d’autres
  15. 15. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 secteurs allaient très mal. Certains secteurs sont très cycliques et d’autres moins, et dans le cas des TUC ils sont tous confondus. 15 è écart types très importants. Les TUC sont très cycliques. On passe de 80% à 65% (slide 147), cela veut dire qu’on utilise l’usine à 2/3 de ses capacités. On utilise rarement une usine à + de 75% ou 80% de ses capacités. Il arrive que les TUC soient à + de 100%, c’est possible techniquement parlant, mais c’est mauvais car cela provoque de l’usure (on produit plus que ce qui est prévu) et on arrive rarement à 100% car il y a des entretiens & réparations à faire. Aujourd’hui, le TUC se rapproche de 80% : cela signifie qu’on anticipe une reprise de l’activité économique au second semestre. NB : aux USA on fait encore de tout au niveau de l’industrie, par contre en Europe, il y a des industries qui disparaissent (ex : la sidérurgie). Production industrielle et TUC aux USA : (slide 148) On constate un parallélisme entre la production industrielle et les TUC aux USA. Quand la production industrielle a tendance à diminuer, le taux d’utilisation des capacités de production a tendance à diminuer également, ce qui est logique. Examen : On peut avoir une baisse d’un côté et une hausse de l’autre, pourquoi ? Parfois, on augmente la production industrielle en se disant qu’on va augmenter le taux d’utilisation des capacités de production : les entreprises continuent à investir mais on ne tourne qu’à 80% au niveau des TUC parce qu’il y a des erreurs, des réglages à faire, etc. PMI de la zone euro PMI : Indice manufacturier : L’indice PMI en Europe est l’équivalent de l’indice ISM aux USA. Presque 70% des statistiques de la zone euro sont produites par 3 pays : • L’Allemagne • La France • L’Italie On constate un grand parallélisme dans l’évolution de l’indice ISM des différents pays contributeurs de la zone euro, malgré un petit décalage temporel ou une différence d’ampleur de temps à autres. PMI : Indice des services : C’est la même chose que le point précédent sauf que l’ampleur et le décalage temporel diffèrent un peu, mais les bases de calcul, les modalités sont les mêmes pour l’indice PMI manufacturier et l’indice PMI des services. NB : l’Allemagne est plus proche des USA. Indices précurseur de confiance au sein de la Zone Euro L’Allemagne a un énorme avantage : Elle parvient à réorienter ses exportations dans des délais courts. Ils parviennent à changer de zone géographique, à réorienter leurs exportations vers les différentes zones en fonction des crises économiques, etc. Ils ont la faculté de sentir vers où le vent va
  16. 16. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 tourner et à bien se positionner en fonction pour profiter du potentiel de croissance économique. On constate un fort parallélisme entre l’évolution de l’indice de confiance au niveau de l’industrie et celle de l’indice de confiance au niveau des services au sein de la zone euro. 16 PMI composite et PIB de la zone euro : (// ISM & PIB aux USA) PMI composite = • PMI services (par secteur de services) • PMI manufacturier (industrie) o Chimie o Etc. On voit une corrélation (slide 152) entre l’évolution du PMI composite et celle du PIB et on constate une anticipation. Le PMI est un indicateur précurseur du PIB qui lui est un élément statistique réalisé. Attention l’anticipation ne fonctionne pas à tous les coups, il peut y avoir des imprévus. PIB & indicateur avancé au sein de la zone euro : Indice Eurocon : indice précurseur de 3 mois calculé par la Commission Européenne. Il est peu utilisé (mais il faut savoir qu’il existe). C’est un indice semblable au PMI mais il est un peu politique parce que plus diversifié au niveau géographique ; il tient compte d’une certaine pondération qui ne tient pas vraiment compte de la réalité économique. Zone euro : PMI composite et politique monétaire (BCE) : NB : lien étroit entre la politique monétaire menée aux USA et l’évolution de l’activité économique aux USA (notamment). Cf. introduction : PIB & évolution des taux d’intérêt ; les 3 missions de la Fed. Ici (slide 154) on a l’évolution du PMI composite : c’est un bon proxy par rapport à l’évolution de l’activité économique dans la zone euro. En parallèle, on a l’évolution de la politique monétaire : l’évolution des taux d’intérêt dans la zone euro, qui évoluent en fonction de la mission de la BCE : la gestion de l’inflation. Est-­‐il normal que la BCE n’ait que la gestion de l’inflation comme objectif dans le cadre d’une économie de plus en plus globalisée? Sa mission unique n’est elle pas obsolète ? On voit au niveau de l’indice PMI les zones d’expansion (>50 points) et de contraction (<50 points) de l’économie et on voit que les taux d’intérêt bougent en fonction (slide 154). Quand l’activité économique va trop bien, on augmente les taux pour juguler la croissance, et donc l’inflation. Il n’est pas bon d’avoir une croissance de l’activité économique très forte puis trop faible. On tente d’avoir une stabilité en jouant sur les taux. Quand la croissance de l’activité économique est anticipée trop forte, les autorités monétaires augmentent les taux pour calmer le jeu. è Augmenter les taux d’intérêt = tenter de freiner l’activité économique è les investissements diminuent car le cout de financement augmente, la consommation diminue et l’épargne augmente. Quand on augmente les taux d’intérêt, c’est aussi parce qu’il y a de l’inflation. Une forte croissance de l’activité économique provoque en général de l’inflation. (Question d’examen)
  17. 17. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Quels sont les éléments de différenciation qu’il peut y avoir entre la Fed et la BCE (qui ont respectivement 3 missions et 1 unique mission) 17 ? (Examen) Quand il y a une croissance de l’activité économique, il n’y a pas d’office une augmentation de l’inflation. On peut également avoir de l’inflation sans croissance économique (augmentation du prix des matières premières, etc.) Exemples : • Guerre au Moyen Orient : le prix du pétrole augmente è on a une récession économique mais il y a quand même de l’inflation due à l’augmentation du prix du pétrole. • Lors d’hivers très rudes, ou d’inondations, on peut avoir une explosion du prix des produits agricoles è ils font partie du panier utilisé pour calculer l’indice des prix à la consommation, l’inflation. On aura donc une augmentation de l’inflation. Quand on est dans le cadre d’une croissance de l’activité économique, en général il y a une augmentation des prix à la consommation. Par exemple, dans le cas d’une croissance économique, en général on constate une augmentation de la consommation des matières premières, leur prix augmente et donc l’inflation augmente. Il y a cependant des cas de figure anormaux : • Aspects géopolitiques • Evènements climatiques Donc on peut avoir une baisse/hausse des taux d’intérêt qui ne vont pas en parallèle avec l’évolution de l’activité économique : • hausse des taux quand l’activité est mauvaise parce qu’il y a quand même de l’inflation en Europe • baisse des taux quand l’activité économique est bonne NB : dans ses statuts, la BCE ne peut faire que de la gestion de l’inflation (mission unique), mais en réalité, depuis une dizaine d’années, on constate que la BCE a plusieurs fois baissé ses taux d’intérêt pour des raisons économiques et pas uniquement inflationnistes. Zone Euro : PMI composite & attentes bénéficiaires : Une fois que le PIB a augmenté ou diminué, on va regarder les attentes bénéficiaires (EPS = Earnings Per Share). Cf. schéma. On voit une évolution relativement parallèle des anticipations des dirigeants d’entreprise (PMI composite) et des anticipations des analystes (attentes bénéficiaires). è Un bon analyste essaye de contacter les entreprises à suivre et de rencontrer le management pour ressentir comment les directeurs de ces entreprises voient l’évolution des choses. Indice de la BNB C’est l’indice de la Banque Nationale Belge, c’est un indice fort, assez utilisé en Europe. La BNB publie un indicateur précurseur de l’évolution de l’activité économique pour la Belgique mais il fonctionne bien au sein de la Zone Euro car la Belgique est une économie ouverte : on importe, transforme & exporte, cela permet de donner une bonne idée du niveau d’activité économique en Europe du coup.
  18. 18. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 18 IFO Allemand (= climat des affaires) L’IFO Allemand est un des indicateurs les plus utilisés dans la Zone Euro. C’est un indicateur important, c’est celui qu’on utilise le plus au niveau des marchés financiers. Il donne une image assez forte de l’évolution de l’activité économique dans la Zone Euro (Allemagne = 1/3 de la zone euro au niveau de l’économie + pays très exportateur, pays très ouvert). On constate un parallélisme assez important entre l’évolution de l’IFO et du PIB Allemand en glissement annuel (slide 157). L’IFO utilise la même méthode qu’aux USA. Dans le cadre de l’IFO, on est dans le climat des affaires (entreprises): l’IFO composite reprend • La situation actuelle • L’évolution future attendue par les chefs d’entreprise (perspectives d’activité). IFO Allemand & production industrielle : Quand les chefs d’entreprise Allemands sont positifs, la production industrielle a tendance à évoluer positivement, et vice versa. L’évolution des 2 est proche, cela signifie qu’il y a une corrélation entre ce que les chefs d’entreprise disent et ce qu’ils font vraiment par après. Il peut y avoir des évolutions contradictoires cependant. IFO Allemand & intention d’achat : Ici on compare l’indice IFO (attentes des directeurs d’achat) à la volonté d’achat des consommateurs (indice GFK). On constate une corrélation entre les 2. (// Comparaison ISM & volonté d’achat des consommateurs aux USA – on constate que c’est la même chose). En Allemagne, on peut constater un écart important par rapport aux USA. C’est du au fait que dans le cas de l’indice IFO, les chefs d’entreprise allemands sont principalement axés vers l’exportation puisque l’Allemagne est une économie très ouverte. Les écarts entre l’IFO allemand et les intentions d’achat des consommateurs allemands peuvent provenir du fait que les consommateurs Allemands peuvent broyer du noir, leurs intentions d’achat seront donc impactées à la baisse. A côté de cela, les chefs d’entreprise peuvent continuer à exporter énormément. Examen : Expliquer que parfois on a l’indice IFO qui explose temporairement mais celui de la confiance des consommateurs qui est très mauvais (implose) ? Réponse possible : Problème de gestion des stocks : les chefs d’entreprise peuvent déstocker et donc avoir des frais de gestion des stocks moindres. C’est bon pour les entreprises à CT mais mauvais pour l’activité économique. IFO Allemand & indice boursier européen : Ici on compare (slide 161) une composante future (IFO) et une composante indice boursier. On voit une corrélation entre les 2 : quand l’IFO monte, l’indice boursier européen (actions européennes) monte, cela permet d’anticiper les cycles économiques. NB : DAX = équivalent du BEL20 mais pour l’Allemagne.
  19. 19. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 ZEW Allemand Zone Euro, point de vue consommateurs. Le ZEW est un indice de confiance des institutionnels qui investissent dans les marchés boursiers ou financiers (actions, obligations, compagnies d’assurance, fonds de pension, holding, etc.) en Allemagne. On leur demande si ils ont l’intention d’investir ou de désinvestir & leurs impressions. Le ZEW Allemand est un bon indicateur précurseur de l’évolution de l’EuroStoxx 50 (= valeur des actions de la Zone Euro). On peut faire un parallélisme entre ce que les institutionnels pensent et ce qu’ils font. Indices précurseur de confiance dans l’industrie : USA VS Zone Euro On va comparer l’évolution de l’indice ISM (USA) et de l’indice PMI (Zone euro) dans l’industrie. (Indice Euroland : indice de confiance dans l’industrie) On constate un fort parallélisme du à la globalisation de l’activité économique. 19
  20. 20. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 20 Les grandes composantes de l’activité économique Les moyens d’action Entreprise Consommateur Secteur public Les taux d’intérêt • Financement de l’investissement • Financement de l’immobilier • Endettement Les impôts • Résultat net • Investissement • Pouvoir d’achat • Budget (+ ou -­‐) Les prix • Déstockage • « Pricing Power » • Pouvoir d’achat • Inflation • Indexation (salaires, accises, etc.) Il y a 3 manières essentielles d’intervenir pour juguler un peu l’activité économique : • Les taux d’intérêt • Les impôts • Les prix è certains ne peuvent pas être décidés (ex : frais d’hospitalisation, frais scolaires, etc.) Jouer sur les prix peut avoir des répercussions positives/négatives sur les principaux agents économiques. Effet d’un changement des prix au niveau des entreprises : • Déstockage : toute évolution positive ou négative des prix fait que les entreprises vont jouer sur le déstockage. o Si les entreprises anticipent une baisse des prix, elles vont essayer de déstocker parce que sinon elles vont faire des pertes de valeur • « Pricing power » : c’est la capacité ou non d’une entreprise à pouvoir changer ses prix en fonction d’une situation de marché. Ex : relever ses prix si elle subit une augmentation du prix de ses matières premières ou de ses couts de production. Quand le prix des matières premières augmente et que l’entreprise est incapable d’augmenter ses prix de vente en conséquence, pour des raisons de concurrence par exemple, cela peut avoir des effets très néfastes pour elle. Effet d’un changement des prix au niveau des consommateurs : Une augmentation des prix pour le consommateur joue directement au niveau du pouvoir d’achat, lié à la problématique de l’inflation. Effet d’un changement de prix au niveau du secteur public : Une augmentation des prix peut provoquer une indexation des salaires pour le secteur public, et parfois une indexation des accises. Effet d’un changement des impôts au niveau des entreprises : Si les impôts augmentent ou diminue, cela peut jouer sur le résultat net des entreprises, et donc sur leurs investissements. Effet d’un changement des impôts sur les consommateurs : Une augmentation de l’impôt diminuera le pouvoir d’achat des consommateurs & une diminution de l’impôt augmentera son pouvoir d’achat. NB : si consommateurs reçoivent un package fiscal ou si leurs impôts diminuent, leur consommation va normalement augmenter et leur taux d’épargne diminuer (slide 165 à 172 : pour mémoire) Effet d’un changement des impôts sur le secteur public : Un changement au niveau des impôts a un impact sur le budget des secteurs publics : si les impôts augmentent, normalement leur budget augmente également, et vice versa.
  21. 21. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 CONCLUSIONS : PIB : Anticipations selon consensus (slide 173) Ici il s’agit de comparer le PIB à la tendance des anticipations selon le consensus et d’analyser les écarts qu’il peut y avoir. 21 INDICATEURS Leading Indicator of Financial Trend Tracking (LIFTT) Il existe des indicateurs propres à des banques & des analystes, ici, le LIFTT est un indicateur de Goldman Sachs par exemple. Il permet d’anticiper l’évolution des marchés financiers. Observed Global Risk Indicator (OGRI) L’OGRI (indice) montre l’optimisme & le pessimisme excessif. On voit qu’il fonctionne relativement bien (slide 176) et qu’il est fort corrélé à l’indice MSCI World en glissement annuel. Le marché réagit parfois de manière assez significative à cet indice. ELIT (Exane Leading Indicator of Trade) L’ELIT c’est la même chose que l’OGRI mais il est surtout utilisé par rapport au commerce mondial. C’est un indicateur de l’ensemble de l’activité économique à l’échelle mondiale. On calcule également l’indice ELIT par région. Récessions & marchés financiers (important) Slide 179 on voit les récessions économiques aux Etats Unis depuis 1950. Ce sont les récessions normales, de type académique ici (>< NBER). On voit que les crises ont duré en moyenne 2,5 trimestres. On voit l’évolution du S&P500 : Le S&P 500 et le Dow Jones sont 2 indices phares aux USA : • S&P500 = indice international qui reprend les 500 premières valeurs américaines (cotées aux USA). Il est assez diversifié point de vue sectoriel et est donc beaucoup plus représentatif de la réalité économique que le Dow Jones. • Dow Jones = reprend les 30 premières valeurs industrielles aux USA. C’est un indice assez limité : sectoriellement parlant il ne reprend que l’industrie, quasi pas de prise en compte des valeurs financières. Il permet uniquement d’avoir un reflet de l’activité industrielle des valeurs américaine. NB : pas juste américaines point de vue sensibilité parce que les entreprises ne sont pas uniquement présentes aux Etats Unis. • NB : le STOXX 600 concerne l’Europe, pas la Zone Euro. On constate qu’en général sur les marchés boursiers on avait déjà une baisse avant que la récession ne commence (-­‐ x%). On voit l’évolution des indices boursiers entre le + haut et le + bas. Quand on a des chiffres positifs pour les marchés malgré la récession, c’est lié à des évènements géopolitiques imprévus, par exemple l’invasion du Koweït par l’Irak, qui explique une performance boursière positive malgré le fait qu’on allait rentrer en récession. • En principe (sauf en cas événement géopolitique ou exceptionnel), les marchés boursier (>< obligations) anticipent une entrée en récession entre 3 et 6 mois. • Ensuite, dans la première partie de la récession (= au moins 3 mois puisque récession = 2 trimestres consécutifs minimum) les marchés boursiers continuent à baisser • Ensuite, les marchés boursiers anticipent la reprise économique, à tort ou à raison et recommencent à monter 3 mois avant la reprise. è Les marchés boursiers baissent min. 3 mois avant la récession, continuent à baisser pendant au moins le 1er trimestre de récession, et recommencent à monter 3 mois avant la reprise.
  22. 22. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 22 C’est important pour 2 raisons : • Cela montre l’importance des indicateurs de croissance • A partir du moment où on a beaucoup d’indicateurs qui vont +/-­‐ dans le même sens, cela permet d’anticiper On voit la même chose avec les récessions de type NBER sur le slide 180. Ici, cela permet une analyse assez fine, stricte & académique de la notion de récessions puisque ne prend pas uniquement en compte l’évolution du PIB mais aussi d’autres paramètres. Cependant, le processus de publication est assez lent. Sur le slide 181, on compare des choses non comparables : • La confiance des consommateurs américains • Le MSCI Europe = indice boursier européen On constate une corrélation de plus en plus forte entre 2 types d’activités économiques aux USA et en Europe : c’est du à la globalisation. On voit que quand la confiance du consommateur américain baisse, il y a un impact sur les marchés boursiers européens. Causes : • La globalisation • Le fait que certaines entreprises américaines sont dépendantes de l’activité économique en Europe ET • Le fait que certaines entreprises européennes sont dépendantes de l’activité économique aux USA En général, la croissance économique et les marchés boursiers ont tendance à réagir d’abord aux USA et puis en Europe (décalage temporel entre 3 & 6 mois). Comportement sectoriel durant la crise (important) Ici on voit l’évolution de l’activité économique en fonction du temps (slide 182). On va analyser le comportement sectoriel. Aux USA et en Europe, le comportement des ≠ secteurs d’activité est fondamentalement différent en fonction du moment ou on se situe : récession, crise ou expansion de l’activité économique.
  23. 23. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Dans quel secteur investir en fonction de l’évolution de l’activité économique attendue ? 23 (en relatif, pas en absolu è par rapport aux autres secteurs) A è B On passe d’une période de croissance (peak) à une contraction de l’activité économique. Période de décroissance, de ralentissement de l’activité économique Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Energie Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Services Financiers • Informatique (hardware) B è C On est dans une phase de décroissance ou de faiblesse de l’activité économique Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Utilities (+ou-­‐ la même chose) C è D On est dans une phase de reprise économique Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Finance • Informatique (Hardware) Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Utilities A è D Que s’est il passé entre A et D ? Quels sont les secteurs qui ont bien performé ? Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Alimentation • L’alimentation : si le marché monte, le secteur de l’alimentation surperformera les autres secteurs. On voit que de A à D, l’alimentation a bien performé, c’est normal car on continue à se nourrir malgré le fait que l’activité économique baisse. • L’énergie : on voit que le secteur de l’énergie surperforme quand on a un ralentissement de l’activité économique • Les services financiers et l’informatique : on voit qu’ils performent moins bien que les autres secteurs d’activité quand on a un ralentissement de l’activité économique : o Secteur financier : la demande de crédit est moindre quand l’activité économique ralentit, les marges d’intermédiation perçues par le secteur sont donc moindres puisqu’il y a moins de transactions o Informatique : si les entreprises voient une réduction potentielle de l’activité économique arriver, la première dépense qu’elles vont couper c’est celle de l’informatique (hardware). Par contre on constate que quand on est dans une phase de reprise de l’activité économique, la finance et l’informatique (hardware) performent mieux que les autres secteurs. On parle bien du hardware et pas des software ici : les software ne varient pas trop parce qu’en période de crise, les entreprises continuent à acheter des softwares pour essayer de réduire leurs couts. • Les Utilities (= services publics) performent de manière plus ou moins égale aux autres secteurs dans une phase de décroissance ou de faible activité économique. Quand on est dans une phase de reprise économique, les utilities performent moins bien que les autres secteurs car c’est un secteur moins cyclique généralement, un secteur assez défensif (surtout dans le passé, c’est moins vrai maintenant).
  24. 24. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 24 Remarques : 1. Notons qu’il n’y a que des tendances, il n’y a pas de vérité : il y a des comportements assez divergents de certaines valeurs au sein de mêmes secteurs d’activité. Par exemple, toutes les valeurs pharmaceutiques ne vont pas réagir de la même manière lors d’une évolution de l’activité économique. 2. La reprise concerne tous les secteurs mais pas avec la même ampleur. 3. Notons également l’importance des événements et des décisions politiques (pétrole, pharmacie : problème des brevets qui viennent à expiration, mesures prises pendant la crise pour limiter le remboursement des médicaments, etc.) et des événements géopolitiques : leur impact est non négligeable. Raisonnement à retenir Les marchés boursiers dépendent de : • L’évolution des taux à LT • La croissance des bénéfices par action (donc des bénéfices des entreprises) Les bénéfices des entreprises dépendent de la croissance du PIB. La croissance du PIB dépend de : • La consommation privée (particuliers) è le seul investissement vraiment significatif que les particuliers peuvent faire = dépenses de logement • La consommation publique (Etat) • Les investissements (= le mode de dépense des entreprises è effet de levier) Les investissements dépendent de : • Le climat fiscal • Les TUC = taux d’utilisation des capacités de production • L’optimisme des chefs d’entreprise à l’égard de l’activité économique La consommation privée dépend de : • Le pouvoir d’achat des particuliers • L’emploi des consommateurs On peut faire le lien avec les principales composantes du PIB US vues en début de chapitre : consommation privée, dépenses publiques, investissements & commerce extérieur. Ici il manque le paramètre du commerce international (exports – imports).
  25. 25. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 25 Cycle économique & investissements (d’office à l’examen)
  26. 26. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 26 Ici on n’a pas le paramètre monétaire car cela ne servirait à rien. è Montre ce qu’il faut faire selon la période dans laquelle on se trouve au niveau de l’activité économique. Période de contraction de l’activité économique : En principe on assiste à une baisse des taux d’intérêt (examen : savoir dire pourquoi). A partir du moment où la croissance économique est faible, ou qu’on anticipe qu’elle va faiblir, on essaye de freiner la baisse en diminuant les taux d’intérêt, ce qui favorise le crédit et la consommation et diminue le taux d’épargne. On assiste également à une baisse de l’inflation en cas de contraction de l’activité économique : • è L’inflation naturelle normale & économique doit normalement baisser : la demande est moindre, la capacité de production des entreprises doit diminuer et il n’y a pas de surconsommation, donc les prix doivent tendre à diminuer parce que les entreprises doivent vendre pour se maintenir. • MAIS L’inflation peut augmenter dans une phase de contraction de l’activité économique suite à un événement géopolitique ou autre. Quand l’activité se contracte, en général il vaut mieux acheter des obligations : Quand on assiste à une baisse des taux directeurs, le cours des obligations s’apprécie. 2 paramètres font que le cours de l’obligation amplifie le mouvement des taux à la hausse ou à la baisse: • + l’obligation est longue, + elle est sensible à une variation de taux (le risque de variation significatif de taux est plus important sur une longue période) • + le coupon est élevé, moins l’obligation est sensible à une variation de taux (réinvestissement du coupon) Examen : que faut il faire en tant qu’investisseur obligataire quand on est dans une période de hausse des taux d’intérêt ? (On est obligé d’être investi en obligations). Il faut réduire la duration (la sensibilité au taux) : on va vendre les obligations avec les échéances les plus longues et racheter des obligations avec des échéances plus courtes. + Il faut savoir dire quelles obligations acheter. Il vaut mieux éviter les actions si l’activité économique n’est pas bonne, car en principe les actions ne seront pas bonnes non plus dans ce contexte là. Les matières premières sont également à éviter en période de contraction de l’activité économique puisque l’évolution de leur cours est en général assez corrélé avec l’activité économique (PIB), sauf dans le cas de l’or et du pétrole.

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