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Paré à innover numéro 60

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Retrouvez-nous en page 12 du numéro 60 de "Paré à innover", le magazine de la région BRETAGNE dédié à l'innovation dans notre région.

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Paré à innover numéro 60

  1. 1. Paréà innover# 60Janvier 2015 le journal de l’innovation réseau p 5 Développement technologique en Bretagne : ils sont à vos côtés ! investissement P 4 Legulice à fond sur le champignon Cyriaque Lair, Hallou Escaliers L'invité de marque p 12 L’innovation est une affaire de science et de technologie construite sur des questionnements. parole (S) d’innovateur p 3 Valorex Pierre WeillPierre Weill
  2. 2. Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr2 Jeune pousse Vous n’avez pas encore accosté, vous savez pourtant déjà tout du port  : les places disponibles, les services portuaires, les relevés de vent, mais aussi les restaurants et commerces ouverts, les spectacles, les prome- nades sympas, la qualité des eaux de baignade… Via une application mobile gratuite, ces informations sont arrivées directement sur votre smartphone à l’approche du port, diffusées par le drapeau connecté qui flotte à son entrée. Celui-ci vous indique de façon simple et ludique la direction et la force du vent grâce à un code couleur sur lequel se déplace un curseur. Ce pavillon connecté appelé Windcursor est une innovation 100 % bretonne, conçu par Alain Daoulas, lieutenant de vaisseau de l’École Navale, et Yvon Daoulas de YDOuest, en partenariat avecdeuxentreprisesfinistériennes : bookBeo, et E-mage-in 3D*. « Nous avons conçu un produit qui répond à un réel besoin des usagers et des gestionnaires de ports, et qui permet de booster l’activité économique, portuaire et touristique, explique l’officier. Windcursor intéressera également les promeneurs.Il peut devenir un formidable outil de communication pour les collectivités et tous les acteurs du tourisme et de l’économie. C’est une hôtesse présente 24   h sur 24 ! Cette innovation en développement depuis trois ans est une première mondiale, et va dans le sens des besoins exprimés par Nautisme en Finistère et Nautisme en Bretagne. » *bookBeo est spécialiste des solutions mobiles de réalité augmentée, YD Ouest est concepteur et fabricant d’équipements portuaires innovants, E-mage-in 3D est spécialisée dans la scannérisation et l’impression 3D numérique à vocation industrielle ou culturelle. WINDCURSOR : le drapeau connecté qui dit tout du port Attractivité et image de la Bretagne ENQUÈTE Les secteurs d’avenir • Le tourisme est placé comme le 1er secteur d’avenir (par le grand public et les entreprises), suivi des énergies marines renouvelables (grand public). • Les industries agroalimentaires (IAA) arrivent en 2e position auprès des entreprises non bretonnes (en 4e position seulement pour les entreprises bretonnes). •Aucunedespopulationsinterrogéesneclasselenumérique dansles5principauxsecteursd’avenirdelaBretagne. L’optimismequantàl’aveniréconomiquedelaBretagne • 76 % des entreprises bretonnes sont « tout à fait ou plutôt optimistes » sur l’avenir économique de la Bretagne. Ce taux s’élève à 79 % pour les entreprises non bretonnes. • 78 % du grand public est « tout à fait ou plutôt optimiste » sur l’avenir économique de la Bretagne Les critères d’attractivité de l’économie bretonne • pour le grand public : > La qualité de la main-d’œuvre > L’accessibilité routière > La qualité de l’enseignement secondaire et supérieur • pour les entreprises (bretonnes et non bretonnes) : Le dynamisme du tissu des entreprises Le potentiel technologique et d’innovation La richesse des ressources naturelles Les points faibles • L’accessibilité aérienne (pour le grand public) • La taille du marché (pour les entreprises) • L’ouverture à l’international Comment l’économie bretonne est-elle vue par les entreprises (bretonnes et non bretonnes) ? Par le grand public ? Une enquête, menée d’avril à juin 2014 par Bretagne Développement Innovation et le Comité régional du tourisme, avec l’appui de l’Université de Bretagne Sud, montre que la réalité économique du territoire est différemment perçue, selon la nature du répondant. Cette enquête, tel un baromètre, fait notamment l’inventaire des atouts et des faiblesses de l’économie bretonne et révèle malgré tout un certain optimisme. Contact : Yvon Daoulas 06 22 39 25 91 www.ydouest.fr Alain Daoulas, 06 63 28 50 47 Sophie Deniel www.bookbeo.com 06 63 03 26 20 David Pliquet dpliquet@free.fr 06 08 35 45 10 Retrouvez les résultats de cette enquête en janvier 2015 sur www.bdi.fr et sur www.tourismebretagne.com
  3. 3. entreprises 3Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr Parole (S) d’innovateur Paré à Innover : le lin serait donc l’allié de notre santé ? Pierre Weill  : en abandonnant pro- gressivement les cultures mineures comme la luzerne, le lupin, la féve- role au profit du maïs et du soja, les éleveurs ont privé leurs animaux d’apports bénéfiques. Le lin est la graine la plus riche en Oméga 3, en fibres, en anti-oxydants. En cher- chant à comprendre les raisons pour lesquelles les vaches et les truies nourries au lin étaient plus fertiles, nous avons découvert que leurs lait et viande étaient de meilleure qua- lité, puis que les consommateurs qui mangeaient cette viande ou ce beurre se portaient mieux. Forts de ce constat validé en 1999 par une étude clinique, nous avons breveté un pro- cédé de cuisson du lin, par thermo- extrusion, pour détoxifier la graine, la rendre digeste et conserver ses qualités. Nous avons alors développé l’usage du lin en nutrition animale. PAI : Valorex s’est ensuite intéres- sé à la nutrition humaine… Pierre Weill  : Pourquoi passer par l’animal si l’homme peut digérer directement la graine de lin ? C’était une suite logique, pas facile à mettre en œuvre. En fait les deux voies sont complémentaires. Dès 2002, nous avons consacré une étude clinique à ceconcept.Nousavonsensuiteconçu un processus adapté, puis dédié en 2006 une ligne à la production de ces farines Tradilin® au sein de Valorex Alimentation Animale. Enfin, en 2010 uneunitédeproductionpropreàValo- rex Alimentation Humaine a vu le jour pour le marché de la boulangerie, de la meunerie, de la biscuiterie, ainsi que la vente au détail. Valorex est la seule entreprise française à proposer des mélanges de graines cuites (dont le lin) pour l’agroalimentaire. À partir de ces graines françaises, tracées et détoxifiées, nous produisons 1 000 tonnes par an et espérons ouvrir l’an prochain une 2e ligne de production pour atteindre 3 000 tonnes dans les 5 ans. Le marché à créer sera long à mettre en place. Valorex Alimentation Humaine est une aventure com- merciale et scientifique. PAI : quelle place tient l’innovation chez Valorex ? Pierre Weill : Une place essentielle. L’innovation est une affaire de science et de technologie construite sur des questionnements. Valorex a vu le jour parce qu’on s’est demandé pourquoi vaches et truies étaient en meilleure santé quand elles mangeaient du lin. Il nous a fallu 10 ans pour apporter une réponse, dont découle toute l’aventure. Aujourd’hui, sur 120 col- laborateurs, 30 font de la RD. Nous travaillons avec des instituts de recherche (INRA, CNRS, CERNh*) Valorex, promoteur du lin santé Valorex a lancé en 1992 une gamme d’alimentation animale à base de graines de lin qui profite aux animaux comme aux consommateurs. La société dirigée par Pierre Weill propose aussi, depuis 2010, des farines de lin pour l’alimentation humaine. dans un souci constant d’innovation, comme la mesure par infrarouge des Omega 3 des graines. Afin de perfec- tionner nos process, nous avons ins- tauré une ligne pilote dans notre site de production. PAI  : quelle est la vision du pré- sident du pôle de compétitivité Valorial que vous êtes sur le déve- loppement des entreprises agroa- limentaires bretonnes ? PierreWeill :Je suis optimiste, mais c’est dur. Si elles ont des atouts, les entreprises agroalimentaires sont souvent exsangues. Il est très diffi- cile d’innover quand la recherche du 1er prix est le principal objectif qui nous est assigné. Comme si la baisse du budget alimentaire des Français était le seul but politique ! Nos entreprises ont besoin de soutien, de fléchage, de reconnais- sance. On devrait interdire la com- munication sur les prix toujours plus bas, pas celle sur la nutrition santé. C’est une affaire de santé publique et d’environnement qui nécessite une vraie volonté politique. *Centre National de la Recherche Scientifique, Institut National de la Recherche Agronomique, Centre d’Enseignement et de Recherche en Nutrition Humaine. Le groupe produit 220 000 tonnes d’aliments pour les animaux de 12 000 éleveurs par an. 3 sites de production en propre et plusieurs lignes au sein de sites agroalimentaires français et étrangers. Ses produits sont disponibles dans 26 pays. CA 2014 : 80 millions d’€ Valorex en chiffres Pierre Weill La farine de lin est conditionnée dans la sacherie de l’usine qui assure une DLC de 9 mois. Gros plan sur l’extrudeur, un des maillons du process de cuisson de la farine de lin breveté par Valorex.
  4. 4. Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr4 La formule est imagée. Elle résume pourtant bien le travail de fourmi effectué par Breizh Phenix. Des tonnes d’invendus, alimentaires ou non, sont jetés chaque année, notamment dans la grande distribution. « Avec de l’organisation, près de la moitié pourrait pourtant être sauvés,  » affirme Nicolas Perrin, directeur de la startup. On ne peut pas continuer à gaspiller. Ce n’est tenable ni économiquement, ni moralement. « Nous proposons d’optimiser et de systématiser la valorisation des invendus, explique le dirigeant. Breizh Phenix est un intermédiaire entre les producteurs, les vendeurs, et les associations comme la Croix Rouge, les Restos du Cœur, le Secours populaire… Ces associations n’ont ni le temps, ni les ressources, ni les outils pour faire un travail de prospection, d’analyse indispensable au passage d’une collecte “artisanale” et à l’organisation d’un circuit logistique efficace et pérenne ». Breizh Phenix intervient également en amont, dans les magasins alimentaires par exemple, « pour mettre en place un vrai système de tri. En identifiant ce qui peut être récupéré, en formant le personnel à cette démarche, nous permettons à l’entreprise de faire de substantielles économies d’impôts (les entreprises peuvent défiscaliser 60  % de la valeur du don)et de frais d’enlèvement, de fédérer les employés autour d’une action valorisante, de communiquer auprès des clients. » Breizh Phenix espère intéresser la quasi-totalité des grandes surfaces de son territoire (Bretagne, Normandie, Pays de Loire), et devenir un référent pour les entreprises. Pour atteindre ses objectifs, la société mise sur son travail de terrain, son expertise, ses outils comme la plate-forme web de mise en relation donateurs- récepteurs ou la formation des personnels. Et sur une prise de conscience générale. entreprises Responsabilité sociétale des entreprises Legulice à fond sur le champignon Une champignonnière de 10  000  m2 pousse à Poilley (35). 2 500 tonnes de champignons de Paris en sortiront dès 2015, avec une capacité totale à court terme de près de 4 500 Tonnes. Porté par la société Légulice, n° 2 français en grande distribution sur le champignon frais, le projet vise à répondre aux attentes des consommateurs qui aspirentàmangerlocal :« laproduction hexagonale ne couvre que 27  % des besoins, explique Emmanuelle Roze, co-fondatrice de Légulice dont elle est la directrice marketing. Le reste est importé majoritairement de Hollande, dePologne,etenmoinsgrandequantité d’Irlande. Depuis la création de notre société il y a 5 ans, nous travaillons avec ces pays, faute d’avoir pu trouver des producteurs français avec qui travailler. Nous avions la volonté depuis nos débuts de construire notre propre outil pour produire et conditionner local ; mais l’investissement nécessaire était très important…  » La rencontre avec la Communauté de communes de Louvigné-du-désert a permis de concrétiser le projet : sur un terrain lui appartenant, la collectivité construit un bâtiment de 4,5 millions d’€. Légulice prend en charge son aménagement, estimé à 2 millions d’€, et remboursera la Communauté de communes via un loyer. 80 postes équivalents temps plein sont à pourvoir, dans un premier temps. Car Légulice vise plus haut  : « les 5 000 tonnes que nous importons et les 2 500 que nous produirons nous feront devenir leader sur le marché français. Nous augmenterons alors notre activité à Poilley. Lancée il y a 18 mois, notre gamme de légumes cuisinés fabriquée près de Nantes, en sous-traitance, pourrait elle aussi y être hébergée si elle monte en puissance. » Bpifrance Bretagne s’est portée caution des prêts bancaires de Légulice, à hauteur de 50 %. La Région Bretagne accompagnel’entrepriseviauneavance remboursable à l’investissement matériel de 150 K€, et une aide à la création de 50 K€ en subvention. Léguliceconditionnedeschampignonsfrais(champi- gnonsdeParis,portobellos,shiitakés,pleurotes…)sous lamarque« Lou,leslégumessansseprendrelechou ! » INVESTISSEMENT BREIZH PHENIX trouve des trésors dans les poubelles des entreprises « Pour identifier ce qui pourrait être récupéré et recyclé, il faut mettre la tête dans les poubelles » Contact : Nicolas Perrin, 07 88 51 92 41 www.wearephenix.com facebook.com/wearephenix Contact : 02 99 50 97 05 – www.lou-legumes.com Le credo de Breizh Phenix : la lutte anti-gaspi Les 3 cofondateurs de LEGULICE - Fabrice Chapuzet, Benoît Roze et Emmanuelle Roze
  5. 5. 5Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr réseau L’innovation est un facteur clé du développement économique. En Bretagne, 13 centres ont fait du volet technologique de l’innovation leur spécialité. Organisées en réseau pour favoriser fluidité des échanges, réactivité, et cohérence, ces structures sont complémentaires de la recherche publique et se singularisent par quelques mots-clés : connaissance des entreprises et des filières, projetsderecherchetechnologique, pilotage par le marché, labels nationaux et ancrage territorial. Maillant tout le territoire régional, les CIT accompagnent au quotidien les entreprises dans leurs projets d’innovation technologique, dans toutes les filières clés de la région : l’agriculture, l’agroalimentaire, les biotechnologies, l’automobile, le naval et la mer, la santé, l’énergie, les TIC, la construction… Leurs 200 collaborateurs expé- rimentés disposent de plateaux technologiques et sont de véritables interprètes entre le monde de l’entreprise et celui des laboratoires publics. Leur professionnalisme est attesté par des labels délivrés par l’État (CRT, ITAI, CDT) et ils participent à de nombreux projets collaboratifs avec les entreprises notamment en lien avec les pôles de compétitivité. Les CIT sont mobilisés pour leur expertise technologique sur tous les projets stratégiques régionaux. Ils apportent ainsi leur contribution à la conception et à la déclinaison de la stratégie régionale de développement économique et d’innovation (Glaz Économie), au fonctionnement des pôles de compétitivité, au Pacte d’Avenir pour la Bretagne… Partenaires des autres acteurs du développement économique, les CIT unissent leurs efforts pour aider la Bretagne à relever les défis d’une économie compétitive. Serge Mabeau Directeur de Vegenov représentant des CIT au directoire de Bretagne Développement Innovation Développement technologique en Bretagne. Ils sont à vos côtés ! Le réseau des Centres d’innovation technologique (CIT) : le premier acteur du transfert de technologie au service de l’économie bretonne
  6. 6. Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr6 Centres d’innovation technologique Peu de techniques existent pour conserver le vin à l’abri de toute varia- tion brutale de température. Le casier en argile brute en est une. La trou- vaille est à mettre au crédit de l’entre- prise de céramique Josse, basée à Plancoët (22). L’inertie thermique du matériau est connue. Quand la température aug- mente, l’eau contenue dans l’argile absorbe la chaleur par évaporation. Quand la température baisse, l’eau se condense dans la terre et restitue la chaleur stockée. L’argile fait office de climatiseur naturel. Pourvu d’un bou- chon, le casier en terre crue stabilise la température et l’humidité à un niveau idéal pour conserver les vins de garde. Autre atout ? Le matériau est sain, naturel et facilement recyclable. « Nous savions d’expérience que notre produit était bon, relève Philippe Josse, le dirigeant. Mais nous voulions une validation scientifique. Un test dans un laboratoire indépendant est un argu- ment commercial de taille  ». C’est ainsi que l’entreprise Josse a contacté le Pôle Cristal, à Dinan (22). Spécialiste de la thermodynamique, le centretechniqueaaidélaPMEàconce- voir un protocole d’essais sur mesure. Le test en chambre climatique a duré une semaine durant laquelle des bou- teilles de vin, placées dans des casiers en argile crue, ont été soumises à de fortes variations de température - de 10° à 30°C. « Nous les avons martyri- sées pour valider les performances du casier », résume Maher Eddé, conseil- ler technologique du Pôle Cristal. L’opération a donné entière satisfac- tion.Surlemarchédepuisleprintemps dernier, les casiers Argicru© visent désormais les caves à vin des particu- liers comme des professionnels de la restauration, y compris à l’export. Josse prend de la bouteille 13 structures à votre service Contact : Entreprise Josse Tél. : 02 96 84 23 52 - www.argicru.com Pôle Cristal Tél. : 02 96 87 20 00 - www.pole-cristal.fr Centres d’innovation technologique Expertises ACTALIA produits laitiers Transformation laitière ADRIA Sécurité sanitaire des aliments et innovation CBB CAPBIOTEK Biotechnologie et chimie fine CEVA Production et valorisation d’algues et végétaux marins CRT MORLAIX Métrologie, expertise et contrôle 3D ID2SANTE Technologies pour la santé humaine ID.MER Valorisation et transformation des produits et co-produits de la mer INSTITUT MAUPERTUIS Productique et mécatronique MEITO Électronique TIC PHOTONICS BRETAGNE / PERFOS Fibres et systèmes optiques PÔLE CRISTAL Génie frigorifique et climatique VEGENOV Biotechnologies et productions végétales ZOOPOLE DEVELOPPEMENT Productions animales, alimentation santé 13structures LabelsCRT, CDT, ITAI, agrément CIR… Chaque année : 1200 rencontres -d’entreprises 1000 journées de -formation vers -les entreprises 400 événements -de diffusion -technologique 9,5M€de contrats avec les entreprises 100 collaborations -contractuelles avec -la Recherche Publique LESCITEnchiffres 200collaborateurs
  7. 7. Réseau | Développement technologique en Bretagne - Ils sont à vos côtés 7 Technopoles et incubateur Le développement des énergies renouvelables - dont la production intermittente est très dépendante de la météo - se heurte à un obs- tacle bien connu. Celui du stockage de l’électricité. La jeune entreprise Ionwatt aurait-elle trouvé la parade ? Sa batterie à électrolytes circulants - de type « redox » - est née dans un laboratoire de l’Institut des sciences chimiques de Rennes. Protégée par quatre brevets de l’université de Rennes 1 et du CNRS, elle veut offrir une solution technologique inédite au stockage stationnaire de l’élec- tricité dans le domaine industriel. « Pour se connecter à des fermes éoliennes et des parcs photovol- taïques de plusieurs mégawatts  », anticipe François Huber, le président de la société. Conçue avec des com- posants chimiques durables, selon desprocédéssimplesetpeuonéreux, cette batterie de nouvelle génération serait aussi précieuse pour faciliter la gestion des réseaux électriques intelligents (smart grids). À Rennes, l’incubateur d’entreprises de technologie innovante Emergys a évalué favorablement le potentiel de l’innovation avant d’accompagner les porteurs de projet dans leur création d’entreprise. « Emergys nous a aidés à définir les contours juridiques et comptables de la société, puis à fina- liser notre business plan avant d’en- trerencontactavecdesclientsetdes partenaires RD potentiels », appré- cie François Huber. Soutenu par la SATT Ouest Valorisation, entrée au capital de l’entreprise après une pre- mière levée de fonds fructueuse (800 000 €), Ionwatt prépare actuellement son premier prototype pré-commer- cial avec le recrutement annoncé de six ingénieurs. Satimo amarine la 4G au large Ionwatt charge ses batteries Pôles de compétitivité La VHF et les systèmes satelli- taires ont révolutionné la pêche, la plaisance, la sécurité et le confort en mer. Voici venue l’heure de la 4G-LTE. Depuis Brest, la société technolo- gique Satimo travaille à acclimater le très haut débit mobile à la navi- gation en mer. Le résultat tient dans un petit boîtier, encadré de deux antennes puissantes, à fixer sur le toit des embarcations. Ce « terminal marine stabilisé  » (TMS) assure la connexion sans fil des navires aux antennes relais implantées sur la côte à une distance maximale de vingt miles nautiques. Il garantit à ses utilisateurs un accès fiable, rapide et peu coûteux aux services Internet habituels, via les fré- quences des opérateurs français ou étrangers. Lors de la dernière Route du Rhum, l’entreprise a testé avec succès son terminal embarqué sur les bateaux officiels qui assuraient la sécurité du départ. Son premier exemplaire industriel sera présenté en février au grand public lors du salon Euro- maritime de Paris. Le marché de la plaisance est le premier visé. Mais les secteurs de la défense, de la sécurité et de la course en mer sont une autre cible. Le projet TMS a reçu la labellisa- tion conjointe des pôles de compé- titivité Images Réseaux et Mer Bretagne Atlantique il y a deux ans. « Ils nous ont aidé à monter un consortium avec des partenaires d’envergure - dont Alcatel Lucent et Thalès Communications - puis à présenter avantageusement notre projet pour convaincre les finan- ceurs  », commente Yann Toutain, responsable RD de Satimo. Le pôle Images Réseaux a mis à dis- position de l’entreprise son réseau d’expérimentation LTE à l’époque où la 4G balbutiait encore. Le pôle Mer Bretagne Atlantique fait la promo- tion active de son innovation dans les salons professionnels. «  Du début à la fin, on nous suit. Le TMS est l’histoire d’une belle réussite collaborative ». Contact : Ionwatt fhr@iowatt.com - Tél. : 06 34 48 29 76. Emergys www.incubateur-emergys.fr
  8. 8. Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr8 Des laboratoires aux marchés, l’État accompagne les acteurs de l’innovation en région via la Délégation régionale à la recherche et à la technologie (DRRT). Rencontre avec Arnaud Devillez qui occupe les fonctions de DRRT en Bretagne depuis le 1er octobre 2014. Qu’est-ce que la DRRT ? C’est un service décon- centré de l’État, placé sous l’autorité conjointe de la direction générale de la recherche et de l’innova- tion (DGRI) et du secré- tariat général aux affaires régionales (SGAR). Nous sommes chargés de suivre et de mettre en œuvre la politique du gouvernement sur ces sujets. Nous sommes le point d’interface avec les collectivités locales. Quels sont vos principaux leviers d’action ? Nous finançons directement de nombreux projetsderechercheetd’innovation,notamment par le Contrat de projets État-Région et le programme des investissements d’avenir - dont relèvent par exemple l’IRT B-Com et la SATT Ouest Valorisation. Nous organisons aussi le financement des centres de ressources et des plates-formes technologiques. L’expertise fait partie de nos missions. Nous validons tous les projets de convention CIFRE qui facilitent le rapprochement des universités et des entreprises. Nous suivons aussi les projets de l’incubateur Emergys. À la demande des services fiscaux, nous analysons enfin les projets soumis par les entreprises au titre des crédits impôt recherche (CIR) ou jeune entreprise innovante (JEI). Quelle est votre « philosophie » ? Nous nous intéressons à la fois à la recherche amont et au transfert de technologie. Ce qui nous offre une vision globale de la chaîne d’innovation, de la RD à la mise en marché. Nous œuvrons à mettre en cohérence les dynamiques locales et les enjeux nationaux. L’État partage ainsi l’intérêt porté par la Région Bretagne au développement de la cybersécurité, des sciences de l’univers, de l’agroalimentaire, des énergies marines renouvelables… Malgré le contexte de prudence budgétaire, l’État a encore les moyens d’agir. Mais nos critères de subvention ont changé. Nous privilégions l’excellence au service de la singularité scientifique ou technologique. Dans un contexte international ultra compétitif, c’est LE critère de choix. Plug in labs Ouest : la recherche en ligne L’Université européenne de Bretagne, la SATT Ouest Valorisation et Bretagne Déve- loppement Innovation viennent de lancer un nouveau moteur de recherche Plug in labs Ouest. Objectif  : faciliter et accélérer les mises en relation entre les entreprises et les laboratoires de recherche publics de Bretagne. Avec cet outil, unique en France, les entre- prises peuvent cartographier simplement et rapidement les compétences scientifiques et technologiques du territoire, au service de leurs projets innovants. L’outil recense 130 offres de technologies, 123 laboratoires, 327 équipes de recherche et 155 plates-formes technologiques en Bretagne (soit plus de 3 500 chercheurs). Avec ses fonctionnalités et son ergonomie Plug in labs Ouest multiplie les chances de faire naître des coopérations durables entre les laboratoires publics et les entreprises. Naviguez sur http://pluginlabs-ouest.fr * Plug in labs Ouest est un projet financé par la Région Bretagne, Bretagne Développement Innovation, la délégation régionale à la recherche et à la technologie et la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consom- mation, du travail et de l’emploi de Bretagne (DIRECCTE). La DRRT, l’avis expert du national Délégation régionale à la recherche et à la technologie Réseau | Développement technologique en Bretagne - Ils sont à vos côtés La Fédération des 7 technopoles de Bretagne, qui accompagne la création d’entreprises innovantes et facilite leur implantation en Bretagne. 13 centres d’innovation technologique (cf. p. 6). Ils soutiennent les entreprises depuis le diagnostic de leurs besoins technologiques jusqu’à l’externalisation de leur activité RD. Les plates-formes technologiques, adossées à des établissements d’enseignement, permettent aux entreprises d’accéder à des installations techniques et technologiques de pointe et des compétences. La SATT Ouest Valorisation simplifie l’accès des entreprises aux laboratoires de recherche pour leur permettre de nouer de bons projets collaboratifs ou avoir accès à des compétences et équipements scientifiques de haut niveau. Les pôles de compétitivités favorisent le développement de projets collaboratifs de recherche et développement (RD) particulièrement innovants. Au nombre de 4 rayonnant sur la Bretagne**, les pôles reposent sur un ancrage territorial fort tout en s’appuyant sur les structures existantes (tissu industriel, campus, infrastructures collectives, etc.). Contacts sur le Portail de l’innovation en Bretagne www.bretagne-innovation.fr * Technopole Anticipa Lannion-Trégor, Lorient Technopole Innovation, Pays de Vannes Technopole, Rennes Atalante, Technopôle Brest-Iroise, Technopole Quimper Cornouaille et Zoopôle Saint- Brieuc-Ploufragan. ** Images Réseaux (vocation mon- diale) ; Pôle Mer Bretagne Atlantique (vocation mondiale) ; Valorial, l’aliment de demain ; iDforCAR Qui et pourquoi ? Nouvel outil
  9. 9. en bref 9Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr rendez-vous CONCOURS Le pôle d’excellence cyber, initié par le ministère de la Défensedébut2014etsoutenuparleConseilrégionalde Bretagne, sera présent à la 7e édition du FIC, au Grand Palais à Lille, sur un stand de 150m2. Ancré en Bretagne et porté par des acteurs reconnus de la cyberdéfense basés sur ce territoire, le pôle a une portée nationale et un objectif de rayonnement international. À l’issue du Forum, les partenaires du pôle vont pouvoir illustrer leurs savoir-faire via des démonstrations concrètes et des participations à des conférences. 12 entreprises, 5 centres de recherche et écoles supérieures, accompagnés par la MEITO et Bretagne Développement Innovation, exposeront aux côtés du Pôle d’excellence cyber. forum-fic.com/2015 Dans le cadre du programme d’événements Phoenix 2014, Lannion Trégor Communauté, en partenariat avec la technopole Anticipa et Côtes d’Armor Développement, organisent la deuxième édition du concours Durabili-ty sur le thème « Performance énergétique : en transition vers les usages de demain ». Durabili-ty 2.0 a pour objectif de stimuler l’initiative et de favoriser l’émergence ainsi que le développement de l’innovation pour répondre aux défis de la transition énergétique. Leconcoursàvocationéconomiques’adresseauxporteurs deprojetsdumondeéconomiqueouestudiantinproposant des solutions nouvelles pour maîtriser et optimiser les énergies dans les domaines les plus variés : éco- conception ; éco-construction ; énergies renouvelables ; réseaux intelligents ; mobilité durable. Leconcours,ouvertjusqu’au15février2015,récompensera 4 projets (80 000 € de dotations). www.technopole-anticipa.com L’École navale, avec le soutien de DCNS, organise la 10e édition de la JSN sur le thème des « Systèmes navals embarqués » et des notions de passerelle du futur et d’innovation dans les aides à la conduite et l’exploitation des navires. Vitrine de l’École Navale et élément majeur du calendrier de la formation des futurs officiers de la marine nationale, cet événement ouvert à tous est un lieu de rencontre, de partage et d’échange qui accueille chaque année plus de 300 personnes. journee-sciences-navales.fr Forum international de la cybersécurité 21 et 22 janvier 2015 à Lille Concours DURABILI-TY Journée Sciences navales Jeudi 12 février 2015 à l’École navale de Lanveoc-Poulmic Congrès Gen2Bio Jeudi 26 mars 2015 à La Baule Le fil rouge des conférences plénières sera «  AgroBiotech  » : les biotechnologies au service de l’agronomie… Comme chaque année plus d’une vingtaine d’ateliers technologiques seront proposés, ainsi qu’une session posters. biogenouest.orgDepuis maintenant 4 ans, Bretagne Développement Innovation et Valorial, en partenariat avec le Pôle Cristal, Bretagne Commerce International, l’ADRIA, Zoopole Développement et Agrocampus animent l’espace collectif «  Usine Agroalimentaire du Futur  ». Sur un stand de 112 m², et la présentation de 4 démonstrateurs, l’Usine agroalimentaire du futur s’intéressera cette année à l’efficacité énergétique. Retrouvez l’Usine agroalimentaire du futur Hall 10A CFIA 2015 : l’Usine agroalimentaire du futur Du 10 au 12 mars 2015, parc des expositions Rennes - Saint-Jacques
  10. 10. Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr10 Wics Naval : sécuriser les chantiers navals Marinelec était présente au salon Euronaval cet automne. Lors de l’édition précédente de ce salon spécialisé dans la défense navale, la sécurité et la sûreté maritime, l’entreprise finistérienne avait été distinguée pour ses colonnes lumineuses d’information utilisant la technologie du courant porteur en ligne (CPL). Un système qui consiste à faire circuler dans un même câble l’énergie électrique et les signaux. L’innovation utili- sée par les chantiers navals STX s’étend à d’autres champs d’appli- cation. «  Cette technologie s’em- ploie dans le domaine des navires de croisière et dans l’offshore pétrolier, indique Pascal Citeau, le PDG de l’entreprise. Dans la mesure où elle apporte une réduc- tion de câblage, elle intéresse indifféremment tous les domaines maritimes qui, par ce gain de poids sur le bateau, y voient un intérêt environnemental et financier. » PourMarinelec,2014estl’annéede lancement effectif d’une nouvelle centrale de détection incendie, qui permettra grâce à une confi- guration en réseau de répondre à une large gamme de navires, plus longs et aussi plus complexes à équiper. Selon Pascal Citeau, l’in- novation est pour l’entreprise « un moyen de se diversifier mais aussi d’élargir son domaine d’interven- tion et de réduire ses coûts de pro- duction  ». En veille permanente sur l’innovation, la société, accom- pagnée depuis de nombreuses années par la Région Bretagne, n’hésite pas à s’investir dans des projets nationaux, tels que Navires du futur (programme Investisse- ment d’avenir). En quelques années, l’entreprise s’est fortement internationalisée, comme l’explique le dirigeant  : « Sans négliger le marché fran- çais qui reste significatif, nous dégageons beaucoup d’efforts sur l’export* qui représente 50  % de notre CA en 2014 ». marinelec.com * Europe, Asie du sud-est (un bureau à Singa- pour), Chine, Turquie et Brésil. L’innovation : un courant porteur chez Marinelec LasociétéWicsNaval,baséeàBrest, est spécialisée dans la prévention des risques et la coordination HSE (Hygiène Sécurité Environnement) de travaux en milieux maritimes (chantiers de construction et répa- ration navale) et industriel. Dirigée par Vincent Droff, l’entre- prise de 18 salariés propose des prestations de sécurité clé en main à ses clients. Pour limiter les risques lors d’inter- ventions sur les navires, Wics Naval développe des solutions où les don- nées utiles à l’opérateur sont infor- matisées. En partenariat avec la société Ino- vadys, Wics Naval a récemment développé une application innovante qui permet de visualiser l’intérieur du navire. La visite virtuelle a été conçue en réalité augmentée à partir de cartographies, de pho- tos sphériques, d’infographies, de vidéos et intègre toutes les données de sécurité pour assurer une pres- tation dans les meilleures condi- tions. Cette application va permettre aux opérateurs de mieux préparer leurs interventions, se diriger en toute sécurité dans l’antre du navire, de saisir des données en temps réel pour un meilleur suivi de chantier au quotidien et faciliter la prise de décisions. wics.eu Électronique navale Sécurité navale Arrêt technique d’un navire de pose d’éoliennes, le MPI Résolution, à Dunkerque La colonne lumineuse d’information développée par Marinelec utilise le courant porteur en ligne.
  11. 11. à la croisée des filières 11Paré à innover I janvier 2015 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr HDS Designsous vents portants Est-il possible de grimper sur les trois marches d’un même podium ? Non ? Pourtant HDS Design l’a fait. C’était à l’arrivée de la dernière édition de la Route du Rhum. Mais précisons que le bureau d’études brestois avait travaillé avec la moitié de la flotte Imoca et Multi 50 - et même 100 % des Ultimes… Créée il y a vingt ans, la société s’est taillé une solide réputation internationale dans la conception de structures composites pour la course au large et la grande plaisance. Quilles, safrans, mâts… En lien avec des architectes, des chantiers ou les équipes de course, ses ingénieurs mécaniciens peuvent imaginer, calculer, dimensionner et prototyper un bateau dans sa quasi- intégralité. « Le nautisme représente 80 % de notre activité - et pour moitié àl’export »,détailleSébastienGuého, l’un de ses responsables. Attentive à une diversification potentielle, l’entreprise fait aussi valoir son savoir-faire dans l’industrie. Pour dessiner des simulateurs de vol ou des antennes radar, par exemple. « Mais la voile sportive nous oblige à innover sans relâche car les bateaux sont toujours en recherche de performance ». Récemment, HDS Design a collaboré avec son homologue suisse Hydros pour concevoir la structure d’une maquette réduite (1/2) d’un yacht atypique, moins énergivore. Grâce à ses foils rétractables, le HY-X flotte un mètre au-dessus de l’eau. Le transfert de portance réduit la traînée de la coque - et donc la puissance nécessaire à la vitesse de croisière.« Lesappendicessontdans l’ère du temps, confirme Sébastien Guého. En prévision de la prochaine America’s Cup, nous développons un logiciel de calcul des interactions fluides/structures  ». Après Pointe- à-Pitre, le vent portera HDS Design jusqu’aux États-Unis. www.hds-design.com Spécialiste des lasers à fibre optique, la société Keopsys a racheté cet automne l’entreprise 3S Photonics. Les deux sociétés voisines de Lannion (22) étaient concurrentes de longue date sur de nombreux marchés, notamment à l’export. Une page se tourne. Le monde de la photonique, soumis à une forte compétition économique, est en pleine consolidation. En changeant de propriétaire, 3S Photonics a changé de nom. La nouvelle entité s’appelle LEA Photonics. Quarante salariés composent ses effectifs. «  Ce rachat met fin à une concurrence frontale inconfortable, souligne Marc Le Flohic, le PDG de Keopsys. Mais l’opération nous permet de proposer à nos clients une gamme plus étendue de produits et d’applications. Elle nous offre aussi une masse critique qui nous fait gagner en visibilité ». La création de LEA Photonics ne changera pas le périmètre de ses activités historiques. L’entreprise a gagné sa réputation avec la production d’amplificateurs et de lasers à fibre optique dans les domaines de la dermatologie, des télécoms et des semi-conducteurs. De quoi compléter avec succès le catalogue de solutions déjà bien fournies du groupe Keopsys, très actif dans les secteurs du guidage de véhicule, de la défense, de la topographie mais aussi de l’énergie, de l’éolien, des polluants ou des laboratoires scientifiques. « Notre objectif est de contrôler la chaîne de conception, puis de fabrication du composant à l’instrument avec la garantie qualité du made in France », complète Marc Le Flohic. L’autre ambition est de renforcer encore - et toujours - la capacité d’innovation de l’entreprise grâce à des produits différenciateurs à forte valeur ajoutée. «  LEA Photonics nous offre une base technologique plus forte pour ce faire ». www.keopsys.com LEA Photonics en pleine lumière Voile de compétition Ingénierie Contact : HDS Design Tél. : 02 98 80 16 69 Contact : Keopsys, Tél. : 02 96 05 08 00  Numérique
  12. 12. L'invité de marque 2000. Après 70 ans d’existence sans nuage, la société Hallou est dans la tourmente. Les ventes succes- sives de l’entreprise et l’absence de capitaine l’ont conduite en 2011 au redressement judiciaire. Pour Cyriaque Lair, «  cette marque à la belle notoriété, au savoir-faire ancestral, à l’outil de production neuf –une usine a été construite en 2008 à St Aubin du Cormier- et qui s’appuie sur le travail de compagnons amou- reux de leur métier ne pouvait pas couler. » Face à plusieurs candidats à la reprise, épaulé par son ami Lau- rent Duffay, il convainc le Tribunal de Commerce. Le duo devient en juin le nouveau patron de l’entreprise dans laquelle il injecte 1 million d’€. Après un an de travail, une centaine d’esca- lierssortentdesatelierschaquemois contre 40 au moment de la reprise. Le “tout bois” n’est plus la norme : l’acier, l’inox et bientôt le verre sont mariés au hêtre, au frêne, au chêne : « nous avons travaillé sur le design, de nouveaux matériaux, de nouvelles formes, explique le dirigeant. Notre bureau d’études est passé de 2 à 4,5 personnes, ce qui nous a rendus autonomes,créatifsetréactifs.Onne dit jamais non à un client. Nos seules limitessontlesnormesdesécurité. » Parallèlement au travail du bureau d’études, le duo s’attelle à la refonte du site internet de la société et à son référencement, s’offre des pages de pub dans les magazines, participe aux foires et aux salons. Une double stratégie payante. Hallou Escaliers sort de la Bretagne, sa zone de travail historique, et décroche de nouveaux et beaux marchés. Hal- lou, escaliéteur de standing ? « Nous fabriquons toujours pour des parti- culiers aux budgets serrés, rectifie le chef d’entreprise. Nous garantissons la même qualité de travail que pour des réalisations très ambitieuses. Nous avons besoin de ces clients. » Un grand écart qui n’est pas simple à vivre au quotidien, « ni dans la stra- tégie marketing, ni dans la mise en œuvre en atelier, reconnaît Cyriaque Lair. Il nous faut être innovants, sexy, audacieux pour nous positionner sur le marché parisien des architectes d’intérieur, sans faire peur aux constructeursdepavillonsquiciblent le primo-accédant. » La marque Bretagne porteuse de valeurs «NotrecandidatureàlamarqueBre- tagne a procédé de cette stratégie de visibilité hors des frontières bre- tonnes, dit le dirigeant. Dès qu’elle a été lancée, j’ai adoré l’idée de mar- keterlenomdelaBretagne ; j’ai très vite postulé, en 2011, et j’ai été très ému que la marque nous accorde sa confiance alors que nous étions encoredanslesremousdelareprise. Ça a été également émouvant pour nos salariés, fiers de faire partie du même club que les grands noms de l’économie bretonne. » Hors de la région, la marque Bretagne renforce le discours marketing de la société : « elle est perçue comme un gage de sérieux, note Cyriaque Lair. À tra- vers elle, nos clients associent notre société aux valeurs qu’ils prêtent aux Bretons  : authentiques, opiniâtres, fiers, debout, attachés aux valeurs socialesetaurespectdelanature… » Cyriaque Lair fait aujourd’hui partie du comité marque Bretagne et a la charge, avec les autres membres, de se prononcer sur les candida- tures. «  Ça m’intéresse de lire ces dossiers dans lesquels les collè- gues chefs d’entreprises se mettent un peu à poil pour dire pourquoi ils veulent adhérer, explique-t-il. Ça me permet en même temps de voir comment la marque peut être mise en valeur dans d’autres secteurs que le mien via des initiatives mar- keting intéressantes. C’est enfin une façon de réseauter,àl’occasiondes réunions de comité et de séances business speed dating organisées par la marque. » www.hallou.fr Près de Rennes, l’entreprise Hallou Escaliers crée des escaliers sur mesure depuis 1930. Ses maîtres mots ? Savoir-faire, qualité, mais aussi audace et créativité… Rencontre avec Cyriaque Lair, à la barre depuis 2011. Directeur de la Publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen I Crédits photos : Emmanuel Pain, Wics Naval I Création et réalisation : hippocampe.com - 800031 I Bretagne Développement Innovation, 1 bis route de Fougères - 35 510 Cesson Sévigné I Tél. 02 99 84 53 00 I mail : redaction@bdi.fr I Tirage : 7 000 exemplaires Cyriaque Lair, HALLOU Escaliers Tout savoir sur la marque BRETAGNE : www.marque-bretagne.fr Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional La société Hallou est membre d’ABIBOIS, réseau des professionnels du bois en Bretagne et utilise au maximum du bois local en circuit court. Elle est lauréate du Trophée de la Construction 2014, catégorie « métiers d’art », pour son travail sur l’escalier monumental d’un château près d’Orléans. Contact : Saint Aubin du Cormier (35) Tél. 02 99 45 11 45 – contact@hallou.fr

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