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  1. 1. Les Nouvelles Calédoniennes http://www.lnc.nc/pages/impression.html 1 sur 3 06/08/2008 11:45 Imprimer la page Nouvelle-Calédonie > Mines - 06/08/2008 L’usine du Nord creuse son chenal Avec près de deux mois de retard, le dragage du chenal de Vavouto a débuté hier. Long de 4,2 kilomètres et profond de 12 mètres, il permettra de réaliser un port en eau profonde pour l’usine du Nord. Ecologistes et coutumiers sont inquiets mais le chantier n’a pas encore suscité de polémiques. Les travaux devraient durer près de seize mois. Consciente que le dossier est sensible, Koniambo Nickel SAS a largement communiqué sur le sujet en amont. Et aujourd’hui, on y est. Les opérations de dragage du chenal de Vavouto sont bel et bien lancées. Elles permettront, au terme de seize mois de travaux, de réaliser un port en eau profonde destiné à desservir les installations industrielles de l’usine du Nord. Une infrastructure qualifiée, par KNS, d’ «indispensable pour permettre aux navires de haute mer d’acheminer les matériaux de construction, les modules et les équipements durant la phase de construction de l’usine du Nord » et d’ « essentielle, en phase d’exploitation, à l’alimentation en charbon de la centrale électrique et à l’exportation du ferronickel ». Le chenal, d’une longueur de 4,2 kilomètre, d’une largeur de 150 mètres et de 12 mètres de profondeur, va être réalisé par la société belge Jan de Nul, spécialiste de ce genre de chantier pharaonique. « Afin de respecter le calendrier, les bateaux de la société emprunteront la passe de Ronfleur durant les quatre premiers mois de travaux », précise encore KNS. Et ce jusqu’à la mise en place effective de la drague excavatrice qui arrivera en Nouvelle-Calédonie fin août et qui aménagera un passage à l’entrée d’un chenal actuellement encombré de protubérances rocheuses. En fait, les deux dragues devaient arriver en même temps, l’une ouvrant un passage à l’autre, mais la drague excavatrice a dû rester en Europe pour des travaux de maintenance complémentaires. « Afin de respecter le calendrier, les bateaux de la société emprunteront la passe de Ronfleur durant les quatre premiers mois de travaux. » Concrètement, quatre bateaux sont mobilisés pour extraire les quelque sept millions de m3 de sédiments qui reposent actuellement dans le lagon : une drague aspiratrice, une drague excavatrice et deux barges à fond ouvrant. La première, appelée aussi drague à élingue traînante, est équipée d’une tête pour racler les fonds marins et récolter les sédiments meubles. « Elle aspire en une seule fois l’équivalent du contenu de 250 camions de rouleurs, soit 3 700 m3 », souligne Sylvain Capo, coordinateur environnement de KNS. La seconde drague dispose d’un godet d’une capacité de 40 m3 et est maintenue en position fixe, en cours d’opération, par trois pieux fichés sur le fond marin. Utilisée essentiellement pour enlever les matériaux lourds, elle va effectuer 70 % des travaux de dragage. Les déblais recueillis par ces deux gigantesques machines seront déversés dans d’énormes barges à fond ouvrant (100 m de long pour une capacité de 3 700 m3) qui largueront leur chargement au large, dans la zone dite de dépôts de sédiments. Le chantier va mobiliser soixante-dix personnes et divers autres navires qui travailleront en soutien durant toute la durée des opérations, 24 heures sur 24, sept jours sur sept : un bateau spécialisé dans les relevés bathymétriques, un navire remorqueur pour aider les plus grosses unités à manœuvrer, un bateau chargé de transporter le personnel et un bateau dédié à la surveillance de l’environnement. Parallèlement, le sous-traitant s’est engagé à surveiller en continu et quotidiennement la turbidité, notamment dans les panaches sédimentaires. Un plan d’urgence maritime a par ailleurs été conçu pour prévenir les déversements accidentels d’hydrocarbures. Christine Ragaj Sur le même sujet Pas d’hostilité ouve... A la une Une femme dans le co... Le « classique » cal... La tendance Gomès sa... La chasse aux tacots... La vingtième promoti... L’incontournable gam... Le fabuleux destin d...
  2. 2. Les Nouvelles Calédoniennes http://www.lnc.nc/pages/impression.html 2 sur 3 06/08/2008 11:45 Repères 7 C’est le nombre de millions de m3 de sédiments (au lieu des 8 millions prévus initialement) qui vont être prélevés et rejetés dans une zone d’un kilomètre carré située à 5,7 km du récif et à 11,5 km de la pointe de Gatope, sur des fonds de 1 000 à 1 500 m de profondeur. Cette zone a été choisie par les spécialistes parce que, selon KNS, « elle a la particularité d’avoir des sédiments ayant quasiment les mêmes caractéristiques physiques que ceux du chenal ». Zone de sécurité Les bateaux pourront circuler librement dans la zone et la population sera toujours autorisée à pêcher. Toutefois, pour des raisons évidentes de sécurité, ils ne pourront s’approcher à moins de 500 mètres devant, 300 m derrière et 200 m sur les côtés des bateaux mobilisés pour le dragage. Transplantation Avant que le dragage ne commence, près de 2 000 colonies de coraux de la baie de Vavouto ont été transplantés dans la baie de Gatope. Pour Denis Poignonec, l’ingénieur en environnement chargé de superviser l’opération, il s’agissait à la fois de « préserver les colonies en bonne santé et d’améliorer l’habitat de la baie de Gatope ».
  3. 3. Les Nouvelles Calédoniennes http://www.lnc.nc/pages/impression.html 3 sur 3 06/08/2008 11:45

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