L’humanité sort-elle
de la violence ?
Regard historique
Étienne Godinot 10.10.2016
Précision
Les images présentées dans ce diaporama nous
ont été fournies par des sources diverses.
Ne pouvant nous assurer ...
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Regard historique
Sommaire
Introduction : Quelle part de notre nature voulons-nous c...
Quelle part de notre nature
voulons-nous choisir et développer ?
L’être humain est un mammifère omnivore, à tendance
sexue...
L’homme est-il améliorable ?
Les règles du savoir-vivre, l’engagement dans le
mariage, l’entraide, le respect consenti des...
L’humanité sort-elle de la violence ?
1 - On peut dire "Non" !
La violence guerrière
Les armes pour tuer l'autre en temps ...
La violence guerrière
- puis le fusil, la mitraillette, la dynamite, le char d'assaut, la
guerre aérienne et sous-marine, ...
Un 20ème siècle de feu et de sang
Au 20ème siècle, l’unité de compte de la violence a été le
million de morts. Ce siècle a...
Dictatures, massacres et génocides
Les dictatures générées par les idéologies de la "race
aryenne", de la "société sans cl...
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Dictatures, massacres et génocides (suite)
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Hutus solidaires des Tutsis),
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Le néolibéralisme économique et la mondialisation
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2 - Et pourtant…
Et pourtant, si l’on observe l’histoire humaine avec un
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Les sacrifices humains
Les sacrifices humains étaient des rites religieux
pratiqués par d’anciennes civilisations, général...
Les jeux de mort du cirque
Les empereurs romains offraient au peuple des spectacles
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Les pratiques meurtrières
de discipline militaire
La décimation (décime : 1/10ème) était une peine que
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Les croisades
Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés,
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L’esclavage
L’esclave était un travailleur ou serviteur non libre et
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Le servage
À la différence de l’esclave de l’antiquité, le serf, au
Moyen Âge, jouissait d’une personnalité juridique,
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La torture judiciaire
et les exécutions publiques
Pendant des siècles, la torture a été utilisée comme moyen
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Les guerres de religion
En France, on appelle "guerres de religion" une série de
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Les violences entre adversaires politiques
à l’intérieur d’un pays
Ces violences ont opposé des hommes politiques dans la
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Le duel
Le duel était un combat par les armes, soumis à des
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Le suffrage restreint
Pendant des siècles, le pouvoir politique a été exercé par
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Les conquêtes, la conquista, la colonisation
La conquista (après 1492) et la colonisation étaient des
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La conquête (suite)
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La ségrégation raciale
La ségrégation raciale était la séparation physique de
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Les châtiments corporels
Les châtiments et sévices corporels dans le domaine de
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La vendetta et le kanun
Dans les régions méditerranéennes, la vendetta était la
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Les mutilations sexuelles rituelles
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La peine de mort
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1- Les déclarations des droits humains
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2 - L’ingérence internationale
L’interventionnisme international, qui se présentait jadis
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L’ingérence humanitaire et le droit d’ingérence
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2.2 – La responsabilité de protéger
En 2005, l’ONU entérine le principe de la responsabilité de...
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2.3 - Les tribunaux internationaux
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Pour mener tous ces combats, nous disposons, depuis
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Quelle part de notre nature voulons-nous choisir et développer ? Les violences du 20ème siècle : dictatures, guerres, massacres et génocides. La violence du système économique actuel.
Les violences que l'humanité a abolies depuis deux millénaires, celles qu'elle est en train d'abolir.

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L'humanité sort-elle de la violence ?

  1. 1. L’humanité sort-elle de la violence ? Regard historique Étienne Godinot 10.10.2016
  2. 2. Précision Les images présentées dans ce diaporama nous ont été fournies par des sources diverses. Ne pouvant nous assurer qu’elles ne sont pas soumises au régime des droits d’auteur, nous prions leurs ayants-droit éventuels de nous préciser s’ils souhaitent que nous les retirions.
  3. 3. L’humanité sort-elle de la violence ? Regard historique Sommaire Introduction : Quelle part de notre nature voulons-nous choisir et développer ? L’homme est-il perfectible ? 1 - On pourrait dire que Non L’évolution des armes; les dictatures, guerres, massacres et génocides du 20ème siècle; la violence du système économique 2 - Et pourtant, l’humanité a aboli (ou abolit peu à peu)… les sacrifices humains, les jeux du cirque, l’esclavage, le servage, la torture judiciaire, l’élimination des adversaires politiques, le duel, le pouvoir absolu de droit divin, le suffrage restreint, la colonisation, la ségrégation raciale, les châtiments corporels, la vendetta, les mutilations sexuelles, la peine de mort 3 - Les progrès contemporains 1 - Les déclarations des droits humains; 2 - L’ingérence internationale; 3 – La lutte contre diverses formes de violence; 4 - La résolution non- violente des conflits.
  4. 4. Quelle part de notre nature voulons-nous choisir et développer ? L’être humain est un mammifère omnivore, à tendance sexuelle erratique, grégaire, égoïste et batailleur, la seule espèce vivante capable de haïr et de torturer. Chacun de nous est capable du meilleur et du pire. Mais l’être humain ressent aussi qu’il peut être bon de réfréner ou dépasser sa nature animale pour manifester une dimension supérieure, celle qui lui a valu le nom d’homo sapiens.
  5. 5. L’homme est-il améliorable ? Les règles du savoir-vivre, l’engagement dans le mariage, l’entraide, le respect consenti des lois pour le bien public, l’aide aux plus faibles et aux plus démunis, etc., sont des manifestations de cet engagement dans une voie d’humanité. L’homme est-il améliorable ? Perfectible ? - Ne pas le croire mènerait au désespoir et serait démobilisateur. - Le croire naïvement, sans vigilance permanente sur les objectifs et sur les moyens d’une amélioration de l’homme et de la société, amène des désillusions cruelles.
  6. 6. L’humanité sort-elle de la violence ? 1 - On peut dire "Non" ! La violence guerrière Les armes pour tuer l'autre en temps de guerre sont de plus en plus anonymes, lâches et destructrices : - Après la massue, l’épée, l'arc et les flèches, la masse d’armes et les batailles terrestres, sont venus - la guerre navale, l'arbalète et l’arquebuse,
  7. 7. La violence guerrière - puis le fusil, la mitraillette, la dynamite, le char d'assaut, la guerre aérienne et sous-marine, les gaz asphyxiants et autres armes chimiques, - puis la bombe atomique, la toxine botulique et autres armes bactériologiques, les mines antipersonnel, la bombe à neutrons, la guerre dans l’espace.
  8. 8. Un 20ème siècle de feu et de sang Au 20ème siècle, l’unité de compte de la violence a été le million de morts. Ce siècle a été celui des guerres de colonisation et de décolonisation. Deux guerres mondiales ont eu lieu en l'espace de 21 ans (guerres provoquées, comme la Conquista, comme l’esclavage et le commerce triangulaire, comme la colonisation, par les nations dites "chrétiennes"…). Le bilan de la deuxième guerre mondiale est de 25 millions de morts militaires et de 24 millions de morts civils, dont 9 millions en camps de concentration.
  9. 9. Dictatures, massacres et génocides Les dictatures générées par les idéologies de la "race aryenne", de la "société sans classe", de la "dictature du prolétariat", de la "révolution culturelle", de "l’homme nouveau", de l’"uniformisation idéologique", de la "purification ethnique" ont provoqué tueries, massacres et génocides : - en Turquie, 1,3 millions de victimes du génocide arménien (1915-1916), - en Europe, entre 1939 et 1945, génocide de plus de 6 millions de Juifs (72 % de la population juive d’Europe) et de Tsiganes, Photos : Enver Pacha (génocide arménien) Adolf Hitler (Shoah)
  10. 10. Dictatures, massacres et génocides (suite) - en URSS sous le régime soviétique, 28 millions de détenus, 1 million de personnes exécutées, 1,5 milllion mortes au Goulag ou en déportation, 11 millions mortes de faim, - en Chine, 1 million de morts sous la "révolution culturelle" (1966-1968) et 30 millions d’affamés par les conséquence de la politique de Mao Zédong, - au Tibet, 1,2 million de morts du fait des combats, des tortures, de l’internement et de la faim suite à l’invasion chinoise, - au Cambodge, sous le régime des Khmers rouges, plus d’1,5 million de morts, Photos : Joseph Staline, Mao Zedong, Pol Pot
  11. 11. Dictatures, massacres et génocides (suite) - au Rwanda en 1994 (800 000 victimes, Tutsis et Hutus solidaires des Tutsis), - en ex-Yougoslavie (98 000 morts Bosniaques, Serbes de Bosnie et Croates pendant la seule guerre de Bosnie), - en République démocratique du Congo (4,5 millions de massacrés ou affamés), au Darfour (300 000 morts), etc.
  12. 12. La violence du système économique Le néolibéralisme économique et la mondialisation des échanges se conjuguent à la puissance technique et à d’autres facteurs de fuite en avant : crédit à la consommation, obsolescence program- mée des produits vendus, publicité qui exacerbe les désirs. Le tout provoque : - une explosion de la spéculation et la financiarisation de l’économie, - des délocalisations, des crises économiques, le chômage de masse au Sud et au Nord,
  13. 13. La violence du système économique (suite) - la ruine de l’agriculture vivrière locale du Sud par les importations de produits alimentaires et produits avec d’énormes moyens mécaniques et souvent subventionnés par les pays riches, des crises alimentaires , - l’épuisement rapide des ressources naturelles, la pollution de la terre, de l’eau, de l’air, la baisse de la biodiversité.
  14. 14. L’humanité sort-elle de la violence ? 2 - Et pourtant… Et pourtant, si l’on observe l’histoire humaine avec un peu de hauteur, on constate que la culture de la violence recule peu à peu - dans les mentalités,dans les coutumes et les pratiques des peuples, - et dans le droit, ensemble des règles qui régissent la vie des hommes en société.
  15. 15. Les sacrifices humains Les sacrifices humains étaient des rites religieux pratiqués par d’anciennes civilisations, généralement de cultivateurs sédentaires, pour s’attirer les faveurs des dieux, par exemple pour conjurer la sécheresse. Celtes, Cananéens, Chine jusqu’à la dynastie Chang, Égypte ancienne, Israélites de l’époque du premier Temple, Grèce antique, empires aztèque, maya, inca, Dogons en Afrique.
  16. 16. Les jeux de mort du cirque Les empereurs romains offraient au peuple des spectacles sanglants dans les arènes : - combats de gladiateurs (prisonniers de guerre, condamnés, professionnels, aventuriers), - combats d’hommes avec des animaux (ours, lions, taureaux, crocodiles), - exécution des condamnés à mort, par les bêtes ou par un bourreau, - courses de chars, et même des combats nautiques sur les fleuves ou en mer.
  17. 17. Les pratiques meurtrières de discipline militaire La décimation (décime : 1/10ème) était une peine que les Romains infligeaient aux soldats qui avaient abandonné leur poste ou qui avaient manifesté une opposition ou une sédition pendant une campagne militaire. Les noms des coupables étaient mis dans un casque ou dans une urne, et, selon la nature de la contestation, le général tirait de l’urne 1/5ème, 1/10ème ou 1/20ème des noms. Les soldats ainsi désignés étaient exécutés, et leurs corps restaient généralement sans sépulture.
  18. 18. Les croisades Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés, prêchés par le pape (Urbain II en 1095 à Nicolas IV en 1289) pour libérer la Terre Sainte, occupée par les Arabes depuis 638. On y inclut la Reconquista espagnole (reconquête des royaumes musulmans de la péninsule ibérique par les souverains chrétiens) et toutes les guerres contre les "Infidèles" et les "hérétiques" sanctionnées par le pape, qui y attache des Indulgences (rémission totale ou partielle des peines du Purgatoire). Photos : - "Saint" Bernard de Clairvaux prêchant la 2ème croisade, à Vézelay, en 1146. - L’incendie et le saccage de Constantinople . Pour permettre son financement, la 4ème croisade (1202-1204), appelée par le pape Innocent III, est déviée, à l’instigation des Vénitiens, vers la riche Constantinople, capitale de l’empire byzantin, c’est-à-dire des Chrétiens de rite grec-orthodoxe.
  19. 19. L’esclavage L’esclave était un travailleur ou serviteur non libre et non rémunéré, qui était juridiquement la propriété d’une autre personne et donc négociable (achat, vente, location) au même titre qu’un objet ou un animal domestique. Les traites négrières orientales et transatlantiques sont les plus emblématiques des pratiques esclavagistes - par leur durée (plusieurs siècles), - par leur ampleur (plusieurs dizaines de millions d’esclaves), - et par leur impact historique (notamment aux États- Unis et sur l’Afrique)
  20. 20. Le servage À la différence de l’esclave de l’antiquité, le serf, au Moyen Âge, jouissait d’une personnalité juridique, mais il était attaché à une terre, à un fief. Il travaillait sur les terres du seigneur et lui devait fidélité, et une partie de sa récolte. En l’absence d’héritier, ses biens revenaient au seigneur. En contrepartie de la protection du seigneur, il devait entretenir le château, les douves et les bois, il était enrôlé dans les effectifs militaires en cas de guerre.
  21. 21. La torture judiciaire et les exécutions publiques Pendant des siècles, la torture a été utilisée comme moyen de rendre la justice : - soit pour chercher la vérité * l’ordalie par le fer rouge, l’eau bouillante ou glacée pour connaître "le jugement de Dieu", * la question, l’aveu étant considéré comme "la reine des preuves", - soit pour exécuter les peines (crucifixion, roue, empalement, bûcher, écartèlement, pilori, etc.)
  22. 22. Les guerres de religion En France, on appelle "guerres de religion" une série de huit conflits qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du 16ème siècle et où se sont opposés Catholiques et Protestants, jusqu’à l’édit de Nantes, un texte de tolérance pris par Henri IV en 1498. Après la révocation de cet édit par Louis XIV (édit de Fontainebleau, 1685), les Protestants déjà réduits en nombre depuis un siècle, sont obligés de se convertir ou de s'exiler. La tolérance religieuse est reconnue en 1787 avec l'édit de Versailles et en 1789 avec la déclaration des droits de l’homme. Photos : - Le massacre de la St Barthélémy (23 au 24 août 1572) : 3 000 Protestants assassinés à Paris, puis des centaines d’autres à Meaux, Orléans, Lyon, etc. - Marie Durand (1711-1776), emprisonnée durant 38 ans dans la tour de Constance à Aigues-Mortes pour avoir refusé d’abjurer sa foi protestante. Une autre femme, Marie Robert, a été enfermée 41 ans.
  23. 23. Les violences entre adversaires politiques à l’intérieur d’un pays Ces violences ont opposé des hommes politiques dans la course au pouvoir, par exemple : - batailles entre Jules César et une partie du Sénat soutenue par les armées de Pompée, - élimination d’adversaires par la strangulation, la dague ou l’empoisonnement, notamment en Italie sous Cesare Borgia. Le débat et le combat démocratiques sans violence s’y sont substitués, mais l’assassinat politique existe encore (Jean Jaurès, M.K. Gandhi, J.F. Kennedy, M.L. King, Itzaak Rabin, Anna Politkovskaïa, etc.) Photos : Le conflit entre César et Pompée César Borgia
  24. 24. Le duel Le duel était un combat par les armes, soumis à des règles précises, qui opposait deux adversaires, l’un demandant à l’autre réparation d’une offense ou d’un tort, pour des raisons souvent futiles Le génial mathématicien français Évariste Galois meurt en 1832, à l’âge de 20 ans, après un duel au pistolet L’écrivain russe Alexandre Pouchkine meurt en 1837, à 37 ans, d’un duel avec un officier alsacien qui courtisait sa femme. Il constituait en quelque sorte un droit pénal contractuel. Le dernier pays à avoir interdit le duel fut l’Uruguay dans les années 1980.
  25. 25. Le pouvoir absolu "de droit divin" Le suffrage restreint Pendant des siècles, le pouvoir politique a été exercé par des empereurs, tsars, rois, despotes ou tyrans, très longtemps considérés comme désignés par "les dieux" ou par "Dieu". Certains ont été éclairés, ou ont pu s’entourer de conseillers avisés, mais le système politique ne donnait pas voix aux habitants de la nation ou de la cité. Les élections ont été longtemps réservées - aux plus riches (suffrage censitaire), - aux plus instruits (suffrage capacitaire), - ou aux mâles (suffrage masculin).
  26. 26. Les conquêtes, la conquista, la colonisation La conquista (après 1492) et la colonisation étaient des processus expansionnistes qui consistaient à conquérir militairement un pays, l’occuper et l’exploiter, à le mettre sous tutelle, à le dominer sur les plans politique, économique, culturel, religieux. La colonisation avait pour but l’exploitation des avantages d’un territoire (matières premières minérales, produits agricoles tropicaux, main d’œuvre, position stratégique, espace vital, etc.) au profit de sa métropole. Elle invoquait pour prétexte des notions telles que "le développement de la civilisation".
  27. 27. La conquête (suite) Ce processus a duré de l’antiquité jusqu’aux annés 1950-60, et se poursuit aujourd’hui sous une forme plus subtile, notamment par le remboursement de la dette. En effet, les pays colonisateurs font payer aux anciens pays colonisés le remboursement des infrastructures qu’ils avaient créées en vue de l’extraction et du transport des matières premières qu’ils ne payaient pas (mines, voies ferrées, ports, routes, etc.). Cette dette “odieuse” n’est pas fondée en droit international puisque les populations n’étaient pas consentantes
  28. 28. La ségrégation raciale La ségrégation raciale était la séparation physique de personnes de couleur de peau différentes, dans la vie quotidienne (quartiers urbains, bancs publics, toilettes, écoles, restaurants, cinémas), au nom de la prétendue supériorité d’une race sur une autre. Si la ségrégation par la loi est abolie presque partout dans le monde, la ségrégation de fait subsiste largement… Ex. : Ségrégation raciale aux États-Unis jusqu’aux campagnes de M.L. King, apartheid en Afrique du Sud jusqu’à l’élection de Nelson Mandela.
  29. 29. Les châtiments corporels Les châtiments et sévices corporels dans le domaine de l’éducation ont longtemps été habituels et normaux dans nos sociétés occidentales. Ils sont désormais interdits et passibles de poursuites pénales, mais subsistent dans beaucoup d’autres sociétés. La maltraitance au cours de la petite enfance a des conséquences graves sur le comportement de la personne devenue adulte, qui aura tendance à traiter les autres comme elle a été traitée elle-même.
  30. 30. La vendetta et le kanun Dans les régions méditerranéennes, la vendetta était la vengeance d’un meurtre ou d’une simple offense, qui impliquait tous les parents et engendrait l’affrontement meurtrier de deux familles sur une longue période. Des personnes se sentant offensées décidaient de se faire justice elles-mêmes sans faire appel au système judiciaire. En Albanie sévissait le code d’honneur du kanun. Le 1er mai 1990, à l’initiative d’Anton Cetta, 500 000 Albanais provenant d’Albanie, du Kosovo, de Macédoine et de Serbie du Sud se sont réunis pour une grande cérémonie de rejet du kanun et de réconciliation. Photo : Anton Cetta et Ibrahim Rugova
  31. 31. Les mutilations sexuelles rituelles Les mutilations génitales féminines (excision, infibulation, introcision), déjà pratiquées par les Égyptiens, les Phéniciens, les Hittites, etc. consistaient à enlever, par des moyens chirurgicaux souvent rudimentaires, tout ou partie des organes génitaux externes féminins. Bien qu’encore pratiqués dans quelques pays d’Afrique, elles sont désormais illégales dans la plupart des pays du monde.
  32. 32. La peine de mort La peine de mort consiste à exécuter une personne ayant été jugée coupable d’une infraction grave ou très grave. C’est un meurtre avec préméditation et de sang froid, c’est à dire un assassinat exécuté par l’État. Elle est contraire au respect de la vie que doit faire respecter l’autorité publique, elle est irrévocable et, de l’avis des spécialistes, elle n’a pas d’effet dissuasif. En 1977, 16 pays avaient aboli la peine de mort. Plus de 100 l’ont abolie aujourd’hui. Elle subsiste notamment dans les dictatures et dans les pays imprégnés de culture de violence : Chine, Iran, Corée du Nord, Yémen, USA, etc.
  33. 33. Les hymnes nationaux guerriers Les hymnes nationaux, généralement des chants patriotiques choisis par les gouvernements, sont souvent issus de circonstances historiques. Parmi les plus guerriers, l’hymne francais, La Marseillaise, les hymnes d’Italie, de Cuba, du Mexique. La grande majorité des hymnes nationaux *, surtout depuis 1945, est pacifique et célèbre la beauté du pays, l’amour de la patrie. Les plus pacifiques sont ceux de la Suisse, du Québec, du Chili, de l’Estonie. * Le livre de Jean-Marc Cara Le concert des nations, étudie 198 hymnes nationaux Photo du bas : des jeunes Chiliens chantent leur hymne national
  34. 34. L’humanité sort-elle de la violence ? 3 – Les progrès contemporains 1- Les déclarations des droits humains La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948 est généralement reconnue comme le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme. Elle affirme : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits". Elle est le fondement de notre avenir commun.
  35. 35. Les déclarations des droits humains (suite) La DUDH a été complétée par des traités relatifs aux droits civils et politiques, aux droits économiques, sociaux et culturels, par des dispositions contre la discrimination raciale, la torture, les disparitions forcées, et sur les personnes handicapées, les droits de femmes, des enfants, des migrants, des minorités et peuples autochtones. Bien sûr, la réalité, très souvent, n’est pas conforme au droit. Mais le droit est posé, et il indique le chemin.
  36. 36. 2 - L’ingérence internationale L’interventionnisme international, qui se présentait jadis sous la forme de la colonisation ou des coups d’État pour renverser des gouvernements anticoloniaux, a aujourd’hui des formes plus aimables : 2.1 – Le droit d’ingérence humanitaire La famine provoquée par la guerre du Biafra (1967-1970) suscite l’action de volontaires européens (Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde) alors que les États restent silencieux. Le concept d’ingérence humanitaire a été théorisé à la fin des années 1980, notamment par le professeur de droit Mario Bettati et l'homme politique Bernard Kouchner. Photos : Mario Bettati et Bernard Kouchner (années 1980)
  37. 37. L’ingérence internationale L’ingérence humanitaire et le droit d’ingérence L'ingérence humanitaire consiste à envoyer des secours humanitaires pour venir en aide à des populations victimes de catastrophes naturelles ou de violations des droits de l‘homme, sans l'assentiment de l'État concerné. L'objectif est de porter secours, d'assister, d'aider et de protéger les populations en danger. Cette ingérence n'est légitime que lorsqu'elle est motivée par une situation catastrophique et encadrée ou cautionnée par une instance supranationale.
  38. 38. L’ingérence internationale 2.2 – La responsabilité de protéger En 2005, l’ONU entérine le principe de la responsabilité de protéger une population contre le génocide, les crimes de guerre, le "nettoyage ethnique" et les crimes contre l’humanité, y compris contre son propre gouvernement. Au cas où les moyens pacifiques - notamment diplomatiques, humanitaires et autres - sont insuffisants et où les autorités nationales échouent manifestement à protéger la population, la communauté internationale peut agir collectivement en temps utile et de manière résolue, par l’entremise du Conseil de sécurité des Nations Unies et en conformité avec la Charte de l’ONU. Photos du bas : Les Casques Bleus mandatés par l’ONU
  39. 39. L’ingérence internationale 2.3 - Les tribunaux internationaux La Cour pénale internationale (CPI), créée en 2002 et installée à La Haye (Pays-Bas), est une juridiction permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité et de crimes de guerre. Dans un jugement du 27 septembre 2016, la CPI qualifie de crime de guerre les destructions du patrimoine culturel. En octobre 2011, sur 193 États reconnus par l’ONU, 119 acceptent l’autorité de la CPI. Des tribunaux pénaux internationaux temporaires et à compétence limitée ont été crées pour juger des crimes commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Sierra Leone et au Liban. Photos : Logo de la CPI et siège de la CPI à La Haye
  40. 40. 3- La lutte contre diverses formes de violences Des collectivités publiques, des entreprises, des organismes et des associations, nombreux et actifs, se mobilisent - contre le chômage de masse et pour l’emploi, contre l’ouverture inconsidérée des frontières et pour la relocalisation des activités économiques - contre la misère et l’exclusion, et pour l’insertion par l’activité économique, par l’éducation, par la culture, - contre le mal-logement et pour de nouvelles normes et modalités d’habitat social, - contre les violences faite aux femmes et pour l’égalité réelle hommes-femmes (rémunérations, présence au Parlement, dans les Conseils d’administration, etc.),
  41. 41. La lutte contre diverses formes de violences (suite) - contre la violence routière et pour la prévention des accidents de la route par l’éducation et la répression, - contre la violence faite aux hommes, aux sols, aux cours d’eau, aux nappes phréatiques, etc. par l’agriculture intensive et chimique, pour une agriculture biologique et le respect de la biodiversité, - contre les violences faites aux animaux, notamment par l’élevage industriel, et pour un autre type d’élevage - contre la corruption, la spéculation, les paradis fiscaux, et pour la transparence, la taxation des transactions financières,
  42. 42. La lutte contre diverses formes de violences (suite) - contre le brevetage du vivant et pour la libre circulations des semences, - contre le matraquage publicitaire et pour une information intelligente, - contre les choix technologiques aventureux et dangereux (nucléaire, OGM) et pour des énergies et technologies alternatives, - contre les armes nucléaires et les ventes d’armes, pour le désarmement et la promotion d’alternatives de défense, - etc.
  43. 43. 4 – La résolution non-violente des conflits Pour mener tous ces combats, nous disposons, depuis Gandhi, de la non-violence. Celle-ci est à la fois - une philosophie, une sagesse, une manière d’être qui donne sens à la vie de chacun d’entre nous et à l’histoire collective de l’humanité, - une stratégie, un mode d’action politique efficace, qui n’exclut ni la pression ni la contrainte pour obliger l’adversaire à céder et à négocier, mais dans le respect du vis-à-vis, en dialogue permanent avec lui, avec une visée de justice et de réconciliation. Photos : Gandhi, Martin Luther King, Rajagopal P.V. ■

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