LES ALGIESLES ALGIES
CRANIOFACIALESCRANIOFACIALES
PLAN DU COURSPLAN DU COURS::
I.I. GENERALITES/ DEFINITION.GENERALITES/ DEFINITION.
II.II. RAPPEL ANATOMIQUE.RAPPEL ANATOMI...
I.I. Définition/ Généralités:Définition/ Généralités:
Les algies craniofaciales regroupent les douleurs du crâne etLes alg...
II.II. Rappel anatomique:Rappel anatomique:
A.A. Les structures sensibles de la tête et de la face :Les structures sensibl...
III.III. Diagnostic positif:Diagnostic positif:
A.A. Interrogatoire :Interrogatoire :
c’est le temps essentiel au diagnost...
B.B. Examen clinique:Examen clinique:
-étude de la sensibilité dans le territoire du trijumeau avec respect de-étude de la...
C.C. Examens complémentaires:Examens complémentaires:
Le diagnostic étiologique de la céphalée ou algie faciale est alors ...
IV.IV. Diagnostic différentiel:Diagnostic différentiel:
-Céphalées psychotiques.-Céphalées psychotiques.
-Céphalées liées ...
V.V. Diagnostic étiologique:Diagnostic étiologique:
A.A. Névralgies craniofaciales:Névralgies craniofaciales:
1.1. Névralg...
-L’examen neurologique est normal, il n’y a pas d’altération de la sensibilité-L’examen neurologique est normal, il n’y a ...
-Traitement:-Traitement:
 Traitement médical:Traitement médical:
--Carbamazépine (Tégrétol):Carbamazépine (Tégrétol): en ...
2.2. névralgies symptomatiques (secondaires) du trijumeau :névralgies symptomatiques (secondaires) du trijumeau :
Elles pe...
Le diagnostic est facile devant se riche cortège de signesLe diagnostic est facile devant se riche cortège de signes
neuro...
-les étiologies :-les étiologies :
 atteintes intra-axiales :atteintes intra-axiales :
-lésions bulboprotuberentielles : ...
3.3. névralgie essentielle du glossopharyngien (IX) :névralgie essentielle du glossopharyngien (IX) :
De fréquence très fa...
La névralgie peut se compliquer d’une lipothymie ou d’une syncope parLa névralgie peut se compliquer d’une lipothymie ou d...
4.4. La névralgie du nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis):La névralgie du nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis):
La...
B.B. Les migraines:Les migraines:
La migraine semble être une prédisposition constitutionnelle du systèmeLa migraine sembl...
1.1. Clinique:Clinique:
a.a. Migraines sans aura:Migraines sans aura:
-la crise est souvent précédée par des prodromes : t...
b.b. Migraines avec aura:Migraines avec aura:
L’aura est l’ensemble des signes neurologiques focaux qui précédent ouL’aura...
2.2. Traitement:Traitement:
a.a. Traitement de la crise:Traitement de la crise:
-les antalgiques aspécifiques : paracétamo...
C.C. Algies vasculaires de la face:Algies vasculaires de la face:
1.1. Algie vasculaire de face: Cluster headeache (céphal...
a.a. Clinique:Clinique:
-douleur strictement unilatérale, maximale dans la région oculaire ou-douleur strictement unilatér...
b.b. Évolution:Évolution:
une aggravation s’observe au fil des années, si la fréquence des accèsune aggravation s’observe ...
2.2. Hémicrânie paroxystique chronique:Hémicrânie paroxystique chronique:
Affection rare, survenant chez la femme.Affectio...
D.D. Céphalées de tension:Céphalées de tension: Aussi fréquentes que les migraines.Aussi fréquentes que les migraines.
1.1...
- Le traitement :- Le traitement : une bonne hygiène de vie, une mise en œuvre de momentsune bonne hygiène de vie, une mis...
E.E. Céphalées ou algies faciales associées à des affections ORL,Céphalées ou algies faciales associées à des affections O...
F.F. Céphalées inhabituelles:Céphalées inhabituelles:
Sont caractérisées par le mode de déclanchement singulier. AvantSont...
VI.VI. Conclusion:Conclusion:
L’interrogatoire est l’élément essentiel du diagnostic d’une douleurL’interrogatoire est l’é...
Algies crâniofaciales
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Algies crâniofaciales

  1. 1. LES ALGIESLES ALGIES CRANIOFACIALESCRANIOFACIALES
  2. 2. PLAN DU COURSPLAN DU COURS:: I.I. GENERALITES/ DEFINITION.GENERALITES/ DEFINITION. II.II. RAPPEL ANATOMIQUE.RAPPEL ANATOMIQUE. A.A. Les structures sensibles de la tête et de la face.Les structures sensibles de la tête et de la face. B.B. Innervation sensitive de la tête et de la face.Innervation sensitive de la tête et de la face. III.III. DIAGNOSTIC POSITIF.DIAGNOSTIC POSITIF. A.A. Interrogatoire.Interrogatoire. B.B. Examen clinique.Examen clinique. C.C. Examens complémentaires.Examens complémentaires. IV.IV. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL.DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL. V.V. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE.DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE. A.A. Les névralgies craniofaciales.Les névralgies craniofaciales. B.B. Migraines.Migraines. C.C. Algies vasculaires de la face.Algies vasculaires de la face. D.D. Céphalées de tension.Céphalées de tension. E.E. Céphalées ou algies faciales associées à des affections ORL,Céphalées ou algies faciales associées à des affections ORL, ophtalmologiques ou stomatologiques.ophtalmologiques ou stomatologiques. – Céphalées inhabituelles.Céphalées inhabituelles. I.I. CONCLUSIONCONCLUSION..
  3. 3. I.I. Définition/ Généralités:Définition/ Généralités: Les algies craniofaciales regroupent les douleurs du crâne etLes algies craniofaciales regroupent les douleurs du crâne et celles de la face. Elle sont un motif de consultation extrêmementcelles de la face. Elle sont un motif de consultation extrêmement fréquent et relèvent de causes multiples.fréquent et relèvent de causes multiples.
  4. 4. II.II. Rappel anatomique:Rappel anatomique: A.A. Les structures sensibles de la tête et de la face :Les structures sensibles de la tête et de la face : sont représentées par ; la peau, les artères, les muscles, lessont représentées par ; la peau, les artères, les muscles, les articulations, les cavités de la face, la dure-mère et la base duarticulations, les cavités de la face, la dure-mère et la base du crâne. Le cerveau lui-même n’engendre pas de douleurs.crâne. Le cerveau lui-même n’engendre pas de douleurs. B.B. Innervation sensitive de la tête et de la face :Innervation sensitive de la tête et de la face : 1.1. Nerf trijumeau (V);Nerf trijumeau (V); 2.2. Nerf glosso-pharyngien (IX) et le nerf vague (X);Nerf glosso-pharyngien (IX) et le nerf vague (X); 3.3. C1, C2, C3;C1, C2, C3; 4.4. Nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis);Nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis); 5.5. Plexus cervical superficiel.Plexus cervical superficiel.
  5. 5. III.III. Diagnostic positif:Diagnostic positif: A.A. Interrogatoire :Interrogatoire : c’est le temps essentiel au diagnostic. Il doit être complet,c’est le temps essentiel au diagnostic. Il doit être complet, réalisé avec patience, précisant les caractères sémiologiquesréalisé avec patience, précisant les caractères sémiologiques de la douleur :de la douleur : -le siège.-le siège. -l’intensité et son retentissement sur le quotidien.-l’intensité et son retentissement sur le quotidien. -le type de la douleur.-le type de la douleur. -les causes déclenchantes.-les causes déclenchantes. -la durée de la douleur.-la durée de la douleur. -les signes d’accompagnement.-les signes d’accompagnement. -le terrain et le mode évolutif de la douleur.-le terrain et le mode évolutif de la douleur. -les moyens de soulagement.-les moyens de soulagement.
  6. 6. B.B. Examen clinique:Examen clinique: -étude de la sensibilité dans le territoire du trijumeau avec respect de-étude de la sensibilité dans le territoire du trijumeau avec respect de l’encoche massétérine (plexus cervical superficiel).l’encoche massétérine (plexus cervical superficiel). -recherche du réflexe cornéen.-recherche du réflexe cornéen. -recherche d’une parésie masticatrice et/ou d’une atrophie du-recherche d’une parésie masticatrice et/ou d’une atrophie du masséter.masséter. -palpation de la face et du cou à la recherche de points douloureux-palpation de la face et du cou à la recherche de points douloureux électifs, palpation des artères temporales superficielles et des globesélectifs, palpation des artères temporales superficielles et des globes oculaires.oculaires. -otoscopie, rhinoscopie, examen de la cavité buccale, du pharynx.-otoscopie, rhinoscopie, examen de la cavité buccale, du pharynx. -recherche d’une éruption cutanée.-recherche d’une éruption cutanée. -auscultation du crâne et du cou.-auscultation du crâne et du cou. -étude des nerfs crâniens et examen du fond d’œil.-étude des nerfs crâniens et examen du fond d’œil. -examen général complet avec prise de la T.A et de la T°.-examen général complet avec prise de la T.A et de la T°.
  7. 7. C.C. Examens complémentaires:Examens complémentaires: Le diagnostic étiologique de la céphalée ou algie faciale est alors leLe diagnostic étiologique de la céphalée ou algie faciale est alors le plus souvent fait. Ainsi en dehors des urgences neurologiques, lesplus souvent fait. Ainsi en dehors des urgences neurologiques, les examens complémentaires (TDM cérébrale et/ou IRM et/ou PL) neexamens complémentaires (TDM cérébrale et/ou IRM et/ou PL) ne sont indiqués que lorsque l’examen neurologique n’est pas normal,sont indiqués que lorsque l’examen neurologique n’est pas normal, qu’il existe un œdème papillaire ou que la présentation d’une céphaléequ’il existe un œdème papillaire ou que la présentation d’une céphalée ou algie faciale dite essentielle bénigne n’est pas typique.ou algie faciale dite essentielle bénigne n’est pas typique.
  8. 8. IV.IV. Diagnostic différentiel:Diagnostic différentiel: -Céphalées psychotiques.-Céphalées psychotiques. -Céphalées liées à une HTA, anémie, polyglobulie.-Céphalées liées à une HTA, anémie, polyglobulie. -Céphalées liées à une hypercapnie.-Céphalées liées à une hypercapnie. -Céphalées liées aux traumatismes crâniens, AVC, hémorragies-Céphalées liées aux traumatismes crâniens, AVC, hémorragies cérébrales ou méningées.cérébrales ou méningées. -Céphalées liées à une HIC: processus expansif, hydrocéphalie.-Céphalées liées à une HIC: processus expansif, hydrocéphalie.
  9. 9. V.V. Diagnostic étiologique:Diagnostic étiologique: A.A. Névralgies craniofaciales:Névralgies craniofaciales: 1.1. Névralgie essentielle du V: « Tic douloureux de Trousseau »:Névralgie essentielle du V: « Tic douloureux de Trousseau »: -terrain: c’est une affection de l’age moyen et de la sénescence (plus-terrain: c’est une affection de l’age moyen et de la sénescence (plus de 50 ans). Plus fréquente chez la femme que chez l’homme.de 50 ans). Plus fréquente chez la femme que chez l’homme. -siège: toujours unilatérale, localisée à une branche du V. Dans la ½-siège: toujours unilatérale, localisée à une branche du V. Dans la ½ des cas dans le territoire du V2, dans un ¼ des cas celui du V3.des cas dans le territoire du V2, dans un ¼ des cas celui du V3. La névralgie du V1 est plus rare.La névralgie du V1 est plus rare. A chaque accès, la douleur atteint le même territoire, la diffusion versA chaque accès, la douleur atteint le même territoire, la diffusion vers les territoires voisins ne survient que progressivement au coursles territoires voisins ne survient que progressivement au cours de l’évolution.de l’évolution. -la douleur éclate en crises fulgurantes et intenses (sensation-la douleur éclate en crises fulgurantes et intenses (sensation d’élancements atroces, de broiement, de torsion, de décharged’élancements atroces, de broiement, de torsion, de décharge électrique).électrique). -les crises sont brèves, de qq secondes jusqu’à une minute. Immobilise-les crises sont brèves, de qq secondes jusqu’à une minute. Immobilise le patient et s’accompagne de véritables clonies de la face « ticle patient et s’accompagne de véritables clonies de la face « tic douloureux de la face » (Trousseau).douloureux de la face » (Trousseau).
  10. 10. -L’examen neurologique est normal, il n’y a pas d’altération de la sensibilité-L’examen neurologique est normal, il n’y a pas d’altération de la sensibilité dans le territoire du V, ni d’atteinte des muscles masticateurs.dans le territoire du V, ni d’atteinte des muscles masticateurs. -Après la crise, peuvent se produire qq phénomènes vasomoteurs.-Après la crise, peuvent se produire qq phénomènes vasomoteurs. -La sédation est complète et ne persiste aucun fond douloureux continu.-La sédation est complète et ne persiste aucun fond douloureux continu. -Les crises se répètent à intervalles variables (une 10aine à plusieurs-Les crises se répètent à intervalles variables (une 10aine à plusieurs 10aines de j).10aines de j). -Les facteurs déclenchants: l’attouchement ou la pression de certaines-Les facteurs déclenchants: l’attouchement ou la pression de certaines parties du territoire cutané et muqueux de l’hémiface, c’est la zoneparties du territoire cutané et muqueux de l’hémiface, c’est la zone « gâchette » (trigger zone) : pli nasogénien, lèvre sup, houppe du« gâchette » (trigger zone) : pli nasogénien, lèvre sup, houppe du menton. Une excitation indirecte : l’élocution, le rire ou l’alimentationmenton. Une excitation indirecte : l’élocution, le rire ou l’alimentation provoque les accès.provoque les accès. -Après la crise, il existe une période réfractaire, de durée variable, au cours-Après la crise, il existe une période réfractaire, de durée variable, au cours de laquelle l’excitation de la zone «gâchette » est inefficace.de laquelle l’excitation de la zone «gâchette » est inefficace. -L’évolution-L’évolution est discontinue, de gravité variable. Les périodes douloureusesest discontinue, de gravité variable. Les périodes douloureuses deviennent de plus en plus importantes, les crises plus fréquentes etdeviennent de plus en plus importantes, les crises plus fréquentes et la topographie douloureuse a tendance à s’étendre.la topographie douloureuse a tendance à s’étendre.
  11. 11. -Traitement:-Traitement:  Traitement médical:Traitement médical: --Carbamazépine (Tégrétol):Carbamazépine (Tégrétol): en 1en 1ee intention, à doses progressive.intention, à doses progressive. --Diphénylhydantoïne (Di-Hydan):Diphénylhydantoïne (Di-Hydan): en cas d’intolérance ou d’inefficacité deen cas d’intolérance ou d’inefficacité de la Carbamazépine.la Carbamazépine. --Clonazépan (Rivotril):Clonazépan (Rivotril): lors des accès douloureux intenses.lors des accès douloureux intenses.  Traitement neurochirurgical:Traitement neurochirurgical: --Thermocoagulation percutanée du trijumeau.Thermocoagulation percutanée du trijumeau. -Compression percutanée, par ballon, du ganglion de Gasser.-Compression percutanée, par ballon, du ganglion de Gasser. -Décompression vasculaire microchirurgicale.-Décompression vasculaire microchirurgicale.
  12. 12. 2.2. névralgies symptomatiques (secondaires) du trijumeau :névralgies symptomatiques (secondaires) du trijumeau : Elles peuvent se présenter cliniquement comme une névralgie facialeElles peuvent se présenter cliniquement comme une névralgie faciale essentielle et doivent être évoquées lorsque les crises douloureusesessentielle et doivent être évoquées lorsque les crises douloureuses surviennent chez un adulte jeune.surviennent chez un adulte jeune. -les douleurs peuvent subir des exacerbations, laissent persister,-les douleurs peuvent subir des exacerbations, laissent persister, après les crises, un fond douloureux ou paresthésique permanant.après les crises, un fond douloureux ou paresthésique permanant. -il n’y a pas de « zone gâchette ».-il n’y a pas de « zone gâchette ». -les 3 branches du V sont parfois concernées et, en cas d’atteinte-les 3 branches du V sont parfois concernées et, en cas d’atteinte partielle, le territoire de V1 est plus souvent concérné.partielle, le territoire de V1 est plus souvent concérné. -surtout, un examen neurologique anormal : hypoesthésie de-surtout, un examen neurologique anormal : hypoesthésie de l’hémiface ou d’une partie de l’hémiface, abolition ou diminution dul’hémiface ou d’une partie de l’hémiface, abolition ou diminution du réflexe cornéen, amyotrophie unilatérale des muscles masséter etréflexe cornéen, amyotrophie unilatérale des muscles masséter et temporal.temporal. -des signes de souffrance des nerfs topographiquement proches sont-des signes de souffrance des nerfs topographiquement proches sont associés : syndrome de l’ange pontocérébelleux (surdité et syndromeassociés : syndrome de l’ange pontocérébelleux (surdité et syndrome vestibulaire), paralysie du III, syndrome de Reader (sydrome devestibulaire), paralysie du III, syndrome de Reader (sydrome de Claude Bernard-Horner et atteinte de V1), syndrome de la fenteClaude Bernard-Horner et atteinte de V1), syndrome de la fente sphénoïdale, de la paroi externe du sinus caverneux ou de l’apexsphénoïdale, de la paroi externe du sinus caverneux ou de l’apex orbitaire (ophtalmoplégie).orbitaire (ophtalmoplégie).
  13. 13. Le diagnostic est facile devant se riche cortège de signesLe diagnostic est facile devant se riche cortège de signes neurologiques. Dans le cas contraire, la démarche clinique est aidéeneurologiques. Dans le cas contraire, la démarche clinique est aidée par l’étude du réflexe de clignement trigéminofacial.par l’étude du réflexe de clignement trigéminofacial. La névralgie symptomatique ainsi suspectée, impose des examensLa névralgie symptomatique ainsi suspectée, impose des examens neuroradiologiques : TDM, IRM et selon les cas, une PL et uneneuroradiologiques : TDM, IRM et selon les cas, une PL et une artériographie.artériographie.
  14. 14. -les étiologies :-les étiologies :  atteintes intra-axiales :atteintes intra-axiales : -lésions bulboprotuberentielles : tumeurs, AVC.-lésions bulboprotuberentielles : tumeurs, AVC. -SEP.-SEP.  angle pontocérébelleux :angle pontocérébelleux : - tumeurs : neurinome de l’acoustique, méningiome, choléstéatome,- tumeurs : neurinome de l’acoustique, méningiome, choléstéatome, épendymome…épendymome… -lésions vasculaires : dissection de la CI, malformations vasculaires, atteinte-lésions vasculaires : dissection de la CI, malformations vasculaires, atteinte de l’a. méningée moyenne…de l’a. méningée moyenne…  étage moyen :étage moyen : -syndrome de la « pointe du rocher » ou syndrome de Gradenigo.-syndrome de la « pointe du rocher » ou syndrome de Gradenigo. -syndrome de Raeder.-syndrome de Raeder. -ophtalmoplégie douloureuse (syndrome de Tolosa-Hunt).-ophtalmoplégie douloureuse (syndrome de Tolosa-Hunt). -syndrome du sinus caverneux.-syndrome du sinus caverneux. -syndrome de la fente sphénoïdale.-syndrome de la fente sphénoïdale.  lésions des branches terminales du V :lésions des branches terminales du V : -infectieuses : zona ophtalmique, SIDA, CMV, syphilis, cryptococcose.-infectieuses : zona ophtalmique, SIDA, CMV, syphilis, cryptococcose. -tumorales : méningites néoplasiques, leucoses aigues, lymphome méningé,-tumorales : méningites néoplasiques, leucoses aigues, lymphome méningé, myélome.myélome. -inflammatoires : syndrome de Gougerot-Sjögren, sarcoïdose, sclérodermie,-inflammatoires : syndrome de Gougerot-Sjögren, sarcoïdose, sclérodermie, lupus et connectivites.lupus et connectivites.
  15. 15. 3.3. névralgie essentielle du glossopharyngien (IX) :névralgie essentielle du glossopharyngien (IX) : De fréquence très faible par rapport à la névralgie du trijumeau.De fréquence très faible par rapport à la névralgie du trijumeau. Le terrain est le même, l’interrogatoire permet de faire le diagnostic,Le terrain est le même, l’interrogatoire permet de faire le diagnostic, l’examen clinique ne montre aucun signe neurologique déficitaire.l’examen clinique ne montre aucun signe neurologique déficitaire. Les douleurs débutent dans la région de la base de la langue et deLes douleurs débutent dans la région de la base de la langue et de l’amygdale, et irradient vers l’angle de la mâchoire et vers l’oreille. Ellesl’amygdale, et irradient vers l’angle de la mâchoire et vers l’oreille. Elles sont intenses, brèves et restent unilatérales.sont intenses, brèves et restent unilatérales. La « zone gâchette » est la muqueuse pharyngée et la régionLa « zone gâchette » est la muqueuse pharyngée et la région amygdalienne. La douleur est déclanchée par la déglutition ( et non laamygdalienne. La douleur est déclanchée par la déglutition ( et non la mastication), plus rarement par la parole, l’ouverture de la bouche.mastication), plus rarement par la parole, l’ouverture de la bouche. Après la crise, qui ne dure que qq secondes, apparaît une périodeAprès la crise, qui ne dure que qq secondes, apparaît une période réfractaire.réfractaire.
  16. 16. La névralgie peut se compliquer d’une lipothymie ou d’une syncope parLa névralgie peut se compliquer d’une lipothymie ou d’une syncope par bradycardie du fait de la participation du X.bradycardie du fait de la participation du X. Le traitement de 1ère intention est médical (Carbamazépin), le traitementLe traitement de 1ère intention est médical (Carbamazépin), le traitement neurochirurgical se justifie en cas d’échec, la décompression vasculaireneurochirurgical se justifie en cas d’échec, la décompression vasculaire microchirurgicale est maintenant le traitement de choix.microchirurgicale est maintenant le traitement de choix.
  17. 17. 4.4. La névralgie du nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis):La névralgie du nerf intermédiaire de Wrisberg (VII bis): La douleur siège au niveau du conduit auditif externe (zone de Ramsay-La douleur siège au niveau du conduit auditif externe (zone de Ramsay- Hunt) qui est la zone cutanée dont l’innervation est l’une des plusHunt) qui est la zone cutanée dont l’innervation est l’une des plus complexes de l’organisme.complexes de l’organisme. Le traitement est médical (Carbamazépine).Le traitement est médical (Carbamazépine). 5.5. La névralgie du nerf occipital d’Arnold:La névralgie du nerf occipital d’Arnold: La névralgie intéresse la C2. Elle réalise une douleur fulgurante,La névralgie intéresse la C2. Elle réalise une douleur fulgurante, unilatérale, partant de l’émergence du nerf, 2cm en dehors et en dessousunilatérale, partant de l’émergence du nerf, 2cm en dehors et en dessous de la protubérance occipitale externe et irradiant jusqu’au sommet dude la protubérance occipitale externe et irradiant jusqu’au sommet du crâne. Survenant volontiers par accès, elle peut être déclanché par lecrâne. Survenant volontiers par accès, elle peut être déclanché par le contact le la coiffure, le passage du peine ou certains mouvement de lacontact le la coiffure, le passage du peine ou certains mouvement de la tête.tête. L’étiologie la plus courante en est l’arthrose cervicale, plus rarement unL’étiologie la plus courante en est l’arthrose cervicale, plus rarement un traumatisme, un anévrysme vertébral.traumatisme, un anévrysme vertébral. Parmi les nombreux traitements décrits, on note l’intérêt de l’infiltrationParmi les nombreux traitements décrits, on note l’intérêt de l’infiltration locale qui apporte parfois une solution efficace et rapide.locale qui apporte parfois une solution efficace et rapide.
  18. 18. B.B. Les migraines:Les migraines: La migraine semble être une prédisposition constitutionnelle du systèmeLa migraine semble être une prédisposition constitutionnelle du système neurovasculaire à réagir de façon excessive à des stimuli internes ouneurovasculaire à réagir de façon excessive à des stimuli internes ou externes par une hyperactivité du système trigéminovasculaire. Il estexternes par une hyperactivité du système trigéminovasculaire. Il est admis que se produisent, pendant la crise de migraine, des modificationsadmis que se produisent, pendant la crise de migraine, des modifications vasomotrices allant dans le sens d’une vasoconstriction pendant l’aura,vasomotrices allant dans le sens d’une vasoconstriction pendant l’aura, puis d’une vasodilatation pendant la céphalée.puis d’une vasodilatation pendant la céphalée. La prédominance féminine est importante ; 3-4 F/1H.La prédominance féminine est importante ; 3-4 F/1H. L’âge : max 30-40 ans, nette régression après 60 ans.L’âge : max 30-40 ans, nette régression après 60 ans.
  19. 19. 1.1. Clinique:Clinique: a.a. Migraines sans aura:Migraines sans aura: -la crise est souvent précédée par des prodromes : troubles de l’humeur,-la crise est souvent précédée par des prodromes : troubles de l’humeur, somnolence, sensation de faim.somnolence, sensation de faim. -la céphalée est d’intensité progressive, réveillant parfois le patient,-la céphalée est d’intensité progressive, réveillant parfois le patient, durant de quelques heures à plusieurs jours.durant de quelques heures à plusieurs jours. -la topographie est classiquement unilatérale, fronto-orbitaire, le-la topographie est classiquement unilatérale, fronto-orbitaire, le changement de côté d’une crise à l’autre est caractéristique maischangement de côté d’une crise à l’autre est caractéristique mais inconstant.inconstant. -l’intensité est variable, souvent importante, obligeant à interrompre toute-l’intensité est variable, souvent importante, obligeant à interrompre toute activité, aggravée par la lumière, le bruit, calmée par le décubitus etactivité, aggravée par la lumière, le bruit, calmée par le décubitus et l’obscurité.l’obscurité. -il s’agit souvent d’une douleur pulsatile, plus rarement continue.-il s’agit souvent d’une douleur pulsatile, plus rarement continue. -les symptômes associés sont évocateurs : photophobie, phonophobie,-les symptômes associés sont évocateurs : photophobie, phonophobie, troubles digestifs, nausée et vomissement, asthénie, pâleur du visage,troubles digestifs, nausée et vomissement, asthénie, pâleur du visage, obstruction nasale ou au contraire catarrhe muqueux.obstruction nasale ou au contraire catarrhe muqueux. L’évolution des crises est très variable d’un sujet à l’autre, leur disparitionL’évolution des crises est très variable d’un sujet à l’autre, leur disparition est habituelle chez les sujets âgés, chez la femme, la vie hormonaleest habituelle chez les sujets âgés, chez la femme, la vie hormonale influence la fréquence est la qualité des crises.influence la fréquence est la qualité des crises.
  20. 20. b.b. Migraines avec aura:Migraines avec aura: L’aura est l’ensemble des signes neurologiques focaux qui précédent ouL’aura est l’ensemble des signes neurologiques focaux qui précédent ou accompagnent une crise. Elle marque généralement le début des crises, ilaccompagnent une crise. Elle marque généralement le début des crises, il s’agit souvent d’un trouble visuel à type de scotome scintillant, s’étendants’agit souvent d’un trouble visuel à type de scotome scintillant, s’étendant progressivement, associé parfois à des paresthésies ou à une aphasie.progressivement, associé parfois à des paresthésies ou à une aphasie. Cette extension en « tache d’huile » est caractéristique. La céphaléeCette extension en « tache d’huile » est caractéristique. La céphalée s’installe progressivement lors de la décroissance de l’aura, lorsqu’elles’installe progressivement lors de la décroissance de l’aura, lorsqu’elle est unilatérale, elle siège le plus souvent du côté opposé à l’aura. Dansest unilatérale, elle siège le plus souvent du côté opposé à l’aura. Dans quelques cas l’aura n’est pas suivie de céphalée. Les crises sontquelques cas l’aura n’est pas suivie de céphalée. Les crises sont beaucoup plus espacées que lors des migraines sans aura.beaucoup plus espacées que lors des migraines sans aura. La migraine basilaire est une variété rare, la céphalée précédée deLa migraine basilaire est une variété rare, la céphalée précédée de symptômes inquiétants évoquant l’atteinte vertébrobasilaire : paresthésiessymptômes inquiétants évoquant l’atteinte vertébrobasilaire : paresthésies bilatérales, ataxie, dysarthrie, diplopie, vertige, troubles de la vigilancebilatérales, ataxie, dysarthrie, diplopie, vertige, troubles de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma.pouvant aller jusqu’au coma.
  21. 21. 2.2. Traitement:Traitement: a.a. Traitement de la crise:Traitement de la crise: -les antalgiques aspécifiques : paracétamol, aspirine, amidopyrine,-les antalgiques aspécifiques : paracétamol, aspirine, amidopyrine, propoxyphène…propoxyphène… -les AINS.-les AINS. -dérivés d’ergot de seigle : le tartrate d’ergotamine, trt électif.-dérivés d’ergot de seigle : le tartrate d’ergotamine, trt électif. -la dihydroergotamine : en s/cutanée ou spray nasal, quand le tartrate-la dihydroergotamine : en s/cutanée ou spray nasal, quand le tartrate d’ergotamine est mal toléré.d’ergotamine est mal toléré. -les agonistes sérotoninergiques spécifiques des récepteurs 5-HT1.-les agonistes sérotoninergiques spécifiques des récepteurs 5-HT1. b.b. Traitement de fond:Traitement de fond: dont le but est d’espacer et de réduire l’intensité desdont le but est d’espacer et de réduire l’intensité des crises, il s’adresse donc à des migraines fréquentes et invalidantes.crises, il s’adresse donc à des migraines fréquentes et invalidantes. -la dihydroergotamine : 10mg/j.-la dihydroergotamine : 10mg/j. -le pizotifène (Sanmigran).-le pizotifène (Sanmigran). -le méthylsergide (Désernil-Sandoz).-le méthylsergide (Désernil-Sandoz). -les bétabloquants : propranolol, métoprolol.-les bétabloquants : propranolol, métoprolol. -inhibiteurs calciques.-inhibiteurs calciques. -les psychotropes : l’imipramine et ses dérivés.-les psychotropes : l’imipramine et ses dérivés.
  22. 22. C.C. Algies vasculaires de la face:Algies vasculaires de la face: 1.1. Algie vasculaire de face: Cluster headeache (céphalée enAlgie vasculaire de face: Cluster headeache (céphalée en « grappe »):« grappe »): AuAu même titre que les migraines, elle fait partie des céphalées bénignesmême titre que les migraines, elle fait partie des céphalées bénignes chroniques.chroniques. Beaucoup plus rare que la migraine, avec une nette prédominanceBeaucoup plus rare que la migraine, avec une nette prédominance masculine (80%).masculine (80%). Pathologie de l’homme jeune, dans 2/3 des cas, elle débute entre 10-30Pathologie de l’homme jeune, dans 2/3 des cas, elle débute entre 10-30 ans.ans.
  23. 23. a.a. Clinique:Clinique: -douleur strictement unilatérale, maximale dans la région oculaire ou-douleur strictement unilatérale, maximale dans la région oculaire ou périoculaire, siège pratiquement toujours du même côté d’une période àpérioculaire, siège pratiquement toujours du même côté d’une période à l’autre.l’autre. - irradie souvent de façon homolatérale vers la tempe, le front, la joue et- irradie souvent de façon homolatérale vers la tempe, le front, la joue et la gencive sup.la gencive sup. -l’accès débute brutalement, sans prodrome. La douleur, très violente,-l’accès débute brutalement, sans prodrome. La douleur, très violente, devient maximale en qq min, continue, à type de brûlure, dedevient maximale en qq min, continue, à type de brûlure, de transpercement, de déchirement, d’écrasement. Le patient est agité,transpercement, de déchirement, d’écrasement. Le patient est agité, incapable de se tenir en place.incapable de se tenir en place. -la crise dure 15-180 min (90 min en moy). puis la douleur diminue-la crise dure 15-180 min (90 min en moy). puis la douleur diminue d’intensité pour disparaître complètement en qq min.d’intensité pour disparaître complètement en qq min. -les crises se répètent habituellement une à trois fois par jour-les crises se répètent habituellement une à trois fois par jour -des symptômes associés, vasomoteurs homolatéraux, sont quasi-des symptômes associés, vasomoteurs homolatéraux, sont quasi constants : larmoiement, rougeur conjonctivale, congestion nasale…constants : larmoiement, rougeur conjonctivale, congestion nasale… -chez 90% des patients, les accès sont épisodiques, pendant une période-chez 90% des patients, les accès sont épisodiques, pendant une période de 3-15 semaines, les crises se produisent quotidiennement etde 3-15 semaines, les crises se produisent quotidiennement et surviennent à heures fixes pour un même patient.surviennent à heures fixes pour un même patient.
  24. 24. b.b. Évolution:Évolution: une aggravation s’observe au fil des années, si la fréquence des accèsune aggravation s’observe au fil des années, si la fréquence des accès reste inchangée, la durée a tendance à augmenter. Le début tardif et lereste inchangée, la durée a tendance à augmenter. Le début tardif et le sexe féminin sont des facteurs de mauvais pronostic.sexe féminin sont des facteurs de mauvais pronostic. c.c. Traitement:Traitement: -traitement de la crise:-traitement de la crise: -inhalation d’oxygène : 5-8L/min. pendant 10min.-inhalation d’oxygène : 5-8L/min. pendant 10min. -Sumatriptan : agoniste sérotoninergique ; 6mg par voie s/cutanée.-Sumatriptan : agoniste sérotoninergique ; 6mg par voie s/cutanée. -anesthésiques locaux : dans les cas réfractaires ; lidocaïne à 4% ou-anesthésiques locaux : dans les cas réfractaires ; lidocaïne à 4% ou cocaïne à 33%.cocaïne à 33%. -traitement préventif:-traitement préventif: - les dérivés de l’ergot de seigle : tartrate d’ergotamine.- les dérivés de l’ergot de seigle : tartrate d’ergotamine. -le méthysergide.-le méthysergide. -les bétabloquants.-les bétabloquants. -les inhibiteurs calciques.-les inhibiteurs calciques. -le lithium.-le lithium. -les corticoïdes.-les corticoïdes.
  25. 25. 2.2. Hémicrânie paroxystique chronique:Hémicrânie paroxystique chronique: Affection rare, survenant chez la femme.Affection rare, survenant chez la femme. C’est une forme très particulière d’algie vasculaire de la face, au cours deC’est une forme très particulière d’algie vasculaire de la face, au cours de laquelle les accès douloureux sont brefs (quelques minutes à 15 minutes)laquelle les accès douloureux sont brefs (quelques minutes à 15 minutes) et se répètent plusieurs fois au cours d’une même journée. Elle estet se répètent plusieurs fois au cours d’une même journée. Elle est soulagée de façon spectaculaire par la prescription d’indométhacine.soulagée de façon spectaculaire par la prescription d’indométhacine. 3.3. Artérite temporale de Horton:Artérite temporale de Horton: Elle doit être évoquée devant toute algie faciale et/ou céphaléeElle doit être évoquée devant toute algie faciale et/ou céphalée d’apparition récente chez un sujet de plus de 60 ans. La douleur estd’apparition récente chez un sujet de plus de 60 ans. La douleur est présente dans 60 à 90% des cas de maladie de Horton et est leprésente dans 60 à 90% des cas de maladie de Horton et est le symptôme révélateur le plus fréquent. Elle est typiquement de siègesymptôme révélateur le plus fréquent. Elle est typiquement de siège temporal, superficielle et profonde avec hyperesthésie au contacttemporal, superficielle et profonde avec hyperesthésie au contact (aggravée par le port de lunettes, d’un chapeau ou par le contact avec(aggravée par le port de lunettes, d’un chapeau ou par le contact avec l’oreiller la nuit). L’association avec les autres symptômes et signes de lal’oreiller la nuit). L’association avec les autres symptômes et signes de la maladie de Horton (troubles visuels, fièvre, altération de l’état général,maladie de Horton (troubles visuels, fièvre, altération de l’état général, claudication intermittente de la mâchoire, douleurs rhizoméliques, artèresclaudication intermittente de la mâchoire, douleurs rhizoméliques, artères temporales indurées, non battantes et douloureuses...) oriente letemporales indurées, non battantes et douloureuses...) oriente le diagnostic. La recherche d’un syndrome inflammatoire en urgence et ladiagnostic. La recherche d’un syndrome inflammatoire en urgence et la réalisation d’une biopsie de l’artère temporale (du côté des céphalées)réalisation d’une biopsie de l’artère temporale (du côté des céphalées) confirment le diagnostic.confirment le diagnostic.
  26. 26. D.D. Céphalées de tension:Céphalées de tension: Aussi fréquentes que les migraines.Aussi fréquentes que les migraines. 1.1. Céphalées de tension épisodiques:Céphalées de tension épisodiques: lorsque le nombre de jours deslorsque le nombre de jours des céphalées est inférieur à 15 jours.céphalées est inférieur à 15 jours. La douleur est à type de pression ou de serrement, d’intensité moyenneLa douleur est à type de pression ou de serrement, d’intensité moyenne ou modérée, bilatérale, ne s’aggravant pas avec l’activité physiqueou modérée, bilatérale, ne s’aggravant pas avec l’activité physique courante, les nausées sont absentes mais la photophobie peut êtrecourante, les nausées sont absentes mais la photophobie peut être présente. Les épisodes récurrents durent qq min à plusieurs jours.présente. Les épisodes récurrents durent qq min à plusieurs jours. 2.2. Céphalées de tension chroniques:Céphalées de tension chroniques: les céphalées sont présentes plusles céphalées sont présentes plus de 15 jours par mois durant au moins 6 mois.de 15 jours par mois durant au moins 6 mois. La douleur est à type de sensation d’étau, de pesanteur, parfois deLa douleur est à type de sensation d’étau, de pesanteur, parfois de brûlures, de siège diffus, en « casque », parfois occipital ou du vertex.brûlures, de siège diffus, en « casque », parfois occipital ou du vertex. L’intensité est modérée.L’intensité est modérée. Des signes d’anxiété sont souvent associés : palpitation, oppressionsDes signes d’anxiété sont souvent associés : palpitation, oppressions thoraciques…thoraciques… Il importe de rechercher un abus médicamenteux antalgique (caféïne,Il importe de rechercher un abus médicamenteux antalgique (caféïne, codéïne).codéïne).
  27. 27. - Le traitement :- Le traitement : une bonne hygiène de vie, une mise en œuvre de momentsune bonne hygiène de vie, une mise en œuvre de moments de détente, de massages des muscles cervicaux associés à desde détente, de massages des muscles cervicaux associés à des anxiolytiques (benzodiazépines) et à de petites doses d’antidépresseurs.anxiolytiques (benzodiazépines) et à de petites doses d’antidépresseurs.
  28. 28. E.E. Céphalées ou algies faciales associées à des affections ORL,Céphalées ou algies faciales associées à des affections ORL, ophtalmologiques ou stomatologiques :ophtalmologiques ou stomatologiques : 1. Algies des affections nasosinusiennes :1. Algies des affections nasosinusiennes : Les douleurs sont essentiellement observées au cours des sinusitesLes douleurs sont essentiellement observées au cours des sinusites aiguës. De siège variables selon les sinus atteints. Elles disparaissent paraiguës. De siège variables selon les sinus atteints. Elles disparaissent par le traitement de la sinusite.le traitement de la sinusite. 2. Affections otologiques :2. Affections otologiques : otites externes, otite externe maligne, OMA,otites externes, otite externe maligne, OMA, mastoïdite, otites chroniques en périodes de réchauffement, tumeursmastoïdite, otites chroniques en périodes de réchauffement, tumeurs malignes de l’oreille moyenne.malignes de l’oreille moyenne. Il peut s’agir d’une otalgie réflexe.Il peut s’agir d’une otalgie réflexe. 3. Affections ophtalmologiques :3. Affections ophtalmologiques : -Glaucome aigu.-Glaucome aigu. -Troubles de la réfraction ou de la convergence.-Troubles de la réfraction ou de la convergence. 4. Affections stomatologiques :4. Affections stomatologiques : -Algie faciale d’origine dentaire.-Algie faciale d’origine dentaire. -Dysfonctionnement de l’ATM : entraîne des douleurs associées à 2 des-Dysfonctionnement de l’ATM : entraîne des douleurs associées à 2 des signes suivants au moins :signes suivants au moins : -déclanchement par le mouvement et/ou le serrement des dents.-déclanchement par le mouvement et/ou le serrement des dents. -diminution de la mobilité.-diminution de la mobilité. -craquement articulaire.-craquement articulaire. -anomalies radiologiques.-anomalies radiologiques.
  29. 29. F.F. Céphalées inhabituelles:Céphalées inhabituelles: Sont caractérisées par le mode de déclanchement singulier. AvantSont caractérisées par le mode de déclanchement singulier. Avant d’affirmer le caractère bénin, il importe d’éliminer une pathologied’affirmer le caractère bénin, il importe d’éliminer une pathologie intracrânienne (Tm du IIIe ventricule, malformation de la base,intracrânienne (Tm du IIIe ventricule, malformation de la base, hématomes sous-duraux).hématomes sous-duraux). -céphalées d’effort.-céphalées d’effort. -céphalées bénignes liées à la toux.-céphalées bénignes liées à la toux. -céphalées liées au froid.-céphalées liées au froid. -céphalées en « coup de poignard ».-céphalées en « coup de poignard ». -céphalées liées à l’activité sexuelle.-céphalées liées à l’activité sexuelle.
  30. 30. VI.VI. Conclusion:Conclusion: L’interrogatoire est l’élément essentiel du diagnostic d’une douleurL’interrogatoire est l’élément essentiel du diagnostic d’une douleur céphalique ou faciale. Il permet avant tout de déterminer si lacéphalique ou faciale. Il permet avant tout de déterminer si la douleur est une urgence neurologique en précisant son profildouleur est une urgence neurologique en précisant son profil évolutif, puis de différencier les différents types de céphalées/algiesévolutif, puis de différencier les différents types de céphalées/algies faciales essentielles bénignes.faciales essentielles bénignes. En dehors des urgences neurologiques, les examensEn dehors des urgences neurologiques, les examens complémentaires sont indiqués uniquement lorsqu’il existe unecomplémentaires sont indiqués uniquement lorsqu’il existe une atypie dans le tableau d’une céphalée/algie faciale essentielle. Ilsatypie dans le tableau d’une céphalée/algie faciale essentielle. Ils sont inutiles dans 90% des cas de consultation pour douleur.sont inutiles dans 90% des cas de consultation pour douleur. « C’est une tâche divine de soulager la douleur »« C’est une tâche divine de soulager la douleur » Hippocrate, 460 a. JCHippocrate, 460 a. JC

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