Dyspnée laryngée deDyspnée laryngée de
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le planle plan
I.I. Définition et généralitésDéfinition et généralités
II.II. Rappel anatomophysiologiqueRappel anatomophy...
I.I. Définition et généralitésDéfinition et généralités
On définit sous le nom de dyspnée laryngée ,un troubleOn définit s...
Rappel anatomophysiologiqueRappel anatomophysiologique
Caractéristiques anatomiquesCaractéristiques anatomiques
Comparé à ...
PhysiologiePhysiologie
Au cours de l’inspiration normale, il existe uneAu cours de l’inspiration normale, il existe une
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DiagnosticDiagnostic
Diagnostic positifDiagnostic positif
Il est généralement facile,le tableau comprenant ;Il est général...
Examen cliniqueExamen clinique
L’examen clinique ne sera réalisé qu’en l’absence de signes deL’examen clinique ne sera réa...
Diagnostic de la gravitéDiagnostic de la gravité
•• l’âge de l’enfant : plus il est jeune, plus sa dyspnée est grave ;l’âg...
Les signes de gravité de la dyspnée sont àLes signes de gravité de la dyspnée sont à
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Diagnostic différentielDiagnostic différentiel
•• les dyspnées obstructives supralaryngées :les dyspnées obstructives supr...
Diagnostic étiologiqueDiagnostic étiologique
A.Enfant de plus de 6 moisA.Enfant de plus de 6 mois
1.Corps étranger1.Corps ...
2.Laryngites aiguës dyspnéisantes2.Laryngites aiguës dyspnéisantes
2.A)Laryngite sous-glottique aiguë oedémateuse2.A)Laryn...
L’auscultation bronchopulmonaire recherche une bronchite ouL’auscultation bronchopulmonaire recherche une bronchite ou
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2.B)Laryngite striduleuse ou spasmodique2.B)Laryngite striduleuse ou spasmodique
C’est la laryngite la moins grave. un spa...
2.C)Laryngite sus-glottique ou épiglottite2.C)Laryngite sus-glottique ou épiglottite
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TRT:TRT:
L’enfant doit être hospitalisé, en extrême urgence,pourL’enfant doit être hospitalisé, en extrême urgence,pour
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2.D)Laryngo-trachéo-bronchite bactérienne2.D)Laryngo-trachéo-bronchite bactérienne
sont des affections rares mais graves. ...
2.E)Laryngites spécifiques2.E)Laryngites spécifiques
•• La laryngite diphtériqueLa laryngite diphtérique. La laryngite est...
2.f)OEdème laryngé allergique2.f)OEdème laryngé allergique
Il s’agit d’une allergie respiratoire alimentaire, médicamenteu...
3.Dyskinésies laryngées3.Dyskinésies laryngées
Il s’agit d’une dysfonction périodique qui correspondIl s’agit d’une dysfon...
4.Traumatismes laryngés4.Traumatismes laryngés
4.a)Traumatismes externes4.a)Traumatismes externes
dus aux accidents de la ...
5.Tumeurs laryngées5.Tumeurs laryngées
5.a)Papillomatose laryngée5.a)Papillomatose laryngée
C’est une affectation rare.Le ...
B.Étiologies avant 6 moisB.Étiologies avant 6 mois
1.Malformations congénitales1.Malformations congénitales
1.a)Laryngomal...
1.b)Sténoses1.b)Sténoses laryngées congénitaleslaryngées congénitales
L’atrésie laryngée par défaut de recanalisation du l...
1.c)Diastème laryngé postérieur1.c)Diastème laryngé postérieur
Cette malformation estCette malformation est
secondaire à u...
2.Tumeurs laryngées2.Tumeurs laryngées
2.a)Hémangiome sous-glottique2.a)Hémangiome sous-glottique
C’est la première cause ...
2.b)Kystes laryngés et juxtalaryngés2.b)Kystes laryngés et juxtalaryngés
anomalies rares, Il s’agit de kystes épiglottique...
3.Paralysies laryngées3.Paralysies laryngées
Elles sont congénitales ou acquises.Elles sont congénitales ou acquises.
La p...
ConclusionConclusion
Les dyspnées laryngées sont des urgences pédiatriquesLes dyspnées laryngées sont des urgences pédiatr...
Dyspnée laryngée de l'enfant
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Dyspnée laryngée de l'enfant

  1. 1. Dyspnée laryngée deDyspnée laryngée de l’enfant.l’enfant.
  2. 2. le planle plan I.I. Définition et généralitésDéfinition et généralités II.II. Rappel anatomophysiologiqueRappel anatomophysiologique III.III. Diagnostic positifDiagnostic positif IV.IV. Diagnostic de gravitéDiagnostic de gravité V.V. Diagnostic différentielDiagnostic différentiel VI.VI. Diagnostic étiologiqueDiagnostic étiologique A.Enfant de plus de 6 moisA.Enfant de plus de 6 mois 1.Corps étranger1.Corps étranger 2.Laryngites aiguës dyspnéisantes 3.Dyskinésies2.Laryngites aiguës dyspnéisantes 3.Dyskinésies laryngéeslaryngées 4.Traumatismes laryngés4.Traumatismes laryngés 5.Tumeurs laryngées5.Tumeurs laryngées B.Étiologies avant 6 moisB.Étiologies avant 6 mois 1.Malformations congénitales1.Malformations congénitales 2.Tumeurs laryngées2.Tumeurs laryngées 3.Paralysies laryngées3.Paralysies laryngées VII.VII. conclusionconclusion
  3. 3. I.I. Définition et généralitésDéfinition et généralités On définit sous le nom de dyspnée laryngée ,un troubleOn définit sous le nom de dyspnée laryngée ,un trouble ventilatoire obstructif secondaire a une diminutionventilatoire obstructif secondaire a une diminution de la filière laryngée au niveau de l ’un des 3 étagede la filière laryngée au niveau de l ’un des 3 étage du larynxdu larynx  C’est une dyspnée inspiratoireC’est une dyspnée inspiratoire  Elle est fréquente chez l ’enfant en raison deElle est fréquente chez l ’enfant en raison de l’étroitesse de La filière laryngéel’étroitesse de La filière laryngée  Elle constituée une urgence pouvant mettre en jeuElle constituée une urgence pouvant mettre en jeu le pronostique vitalele pronostique vitale
  4. 4. Rappel anatomophysiologiqueRappel anatomophysiologique Caractéristiques anatomiquesCaractéristiques anatomiques Comparé à celui de l’adulte, le larynx de l’enfant est plus étroit et siège enComparé à celui de l’adulte, le larynx de l’enfant est plus étroit et siège en position plus haute. Il va descendre progressivement pour acquérir sa positionposition plus haute. Il va descendre progressivement pour acquérir sa position définitive vers l’âge de 13 ans.définitive vers l’âge de 13 ans. •• À l’étage sus-glottique, l’épiglotte du nourrisson est flaccide. Sa formeÀ l’étage sus-glottique, l’épiglotte du nourrisson est flaccide. Sa forme tubulaire peut gêner l’exposition glottique lors des manoeuvrestubulaire peut gêner l’exposition glottique lors des manoeuvres d’intubation..d’intubation.. •• L’étage glottique est plus ovalaire. La souplesse des cartilages laryngés etL’étage glottique est plus ovalaire. La souplesse des cartilages laryngés et la laxité de leurs articulations favorisent l’aspiration de la margelle au coursla laxité de leurs articulations favorisent l’aspiration de la margelle au cours d’efforts inspiratoires majeurs liés à une obstruction sousjacente.d’efforts inspiratoires majeurs liés à une obstruction sousjacente. Cette aspiration crée un collapsus de la margelle qui majore la dyspnée.Cette aspiration crée un collapsus de la margelle qui majore la dyspnée. •• L’étage sous-glottique représente la zone la plus étroite du larynx duL’étage sous-glottique représente la zone la plus étroite du larynx du nourrisson et du jeune l’enfant. L’anneau cricoïdien est un manchonnourrisson et du jeune l’enfant. L’anneau cricoïdien est un manchon rigide et inextensible La muqueuse qui le recouvre est faite d’un tissurigide et inextensible La muqueuse qui le recouvre est faite d’un tissu conjonctif très lâche, ce qui favorise le développement de l’oedème.conjonctif très lâche, ce qui favorise le développement de l’oedème.
  5. 5. PhysiologiePhysiologie Au cours de l’inspiration normale, il existe uneAu cours de l’inspiration normale, il existe une diminution du calibre des voies aériennesdiminution du calibre des voies aériennes extrathoraciques et une dilatation des voiesextrathoraciques et une dilatation des voies intrathoraciques. C’est l’inverse qui se produit àintrathoraciques. C’est l’inverse qui se produit à l’expiration.l’expiration.  La réactivité de la muqueuse laryngée du nourrissonLa réactivité de la muqueuse laryngée du nourrisson est sensible ,elle répond à toute stimulation locale parest sensible ,elle répond à toute stimulation locale par un spasmeun spasme  chez le nouveau-né , la réponse à l’hypoxie estchez le nouveau-né , la réponse à l’hypoxie est différente : il se produit une augmentation brève suiviedifférente : il se produit une augmentation brève suivie d’une dépression prolongée de la ventilation.d’une dépression prolongée de la ventilation. Chez le nouveau-né , la réponse ventilatoire (ouChez le nouveau-né , la réponse ventilatoire (ou sensibilité au CO2) est plus faible.sensibilité au CO2) est plus faible.
  6. 6. . Physiopathologie. Physiopathologie dans la dyspnée laryngée. L’accentuation de la dépressiondans la dyspnée laryngée. L’accentuation de la dépression endothoracique est assurée par la mise en jeu des musclesendothoracique est assurée par la mise en jeu des muscles respiratoires principaux et accessoires, ce qui se traduitrespiratoires principaux et accessoires, ce qui se traduit cliniquement par le tirage. Si cette dépression thoraciquecliniquement par le tirage. Si cette dépression thoracique ne suffit pas à assurer un débit inspiratoire suffisant, elle doit alorsne suffit pas à assurer un débit inspiratoire suffisant, elle doit alors durer plus longtemps et la dyspnée inspiratoire devient unedurer plus longtemps et la dyspnée inspiratoire devient une bradypnée inspiratoirebradypnée inspiratoire dans sa forme typique.dans sa forme typique.  La bradypnée peut être remplacéeLa bradypnée peut être remplacée parpar une tachypnéeune tachypnée chez le nouveau-né ou le petit nourrisson. Unechez le nouveau-né ou le petit nourrisson. Une telle respiration superficielle à un rythme supérieur à 60telle respiration superficielle à un rythme supérieur à 60 cycles/min est peu efficace et risque de conduire à unecycles/min est peu efficace et risque de conduire à une décompensation respiratoire si elle se prolonge.décompensation respiratoire si elle se prolonge.  La bradypnée inspiratoire peut être remplacée chez leLa bradypnée inspiratoire peut être remplacée chez le prématuré ou le nouveau-né parprématuré ou le nouveau-né par une apnée,une apnée,
  7. 7. DiagnosticDiagnostic Diagnostic positifDiagnostic positif Il est généralement facile,le tableau comprenant ;Il est généralement facile,le tableau comprenant ; une bradypnée inspiratoire:une bradypnée inspiratoire:allongement du temps inspiratoireallongement du temps inspiratoire  Le tirageLe tirage Il concerne d’abord le creux sus-sternal puis, selon la gravité, ilIl concerne d’abord le creux sus-sternal puis, selon la gravité, il s’étend aux creux sus-claviculaires, aux espaces intercostauxs’étend aux creux sus-claviculaires, aux espaces intercostaux puis au creux épigastrique.puis au creux épigastrique. Recherche de signes spécifique d ’une atteinte larygé:Recherche de signes spécifique d ’une atteinte larygé: Deux bruits respiratoireDeux bruits respiratoire : le stridor ( un bruit aigue) Il est présent dans les: le stridor ( un bruit aigue) Il est présent dans les anomalies glottique ou susglottique et le cornage ( un bruit plus grave) Il estanomalies glottique ou susglottique et le cornage ( un bruit plus grave) Il est présent dans les pathologies glotto-sous-glottiques.présent dans les pathologies glotto-sous-glottiques. Une dysphonieUne dysphonie peut être associée et aidée à localiser l’atteinte. Une voix rau-peut être associée et aidée à localiser l’atteinte. Une voix rau- que, bitonale ou voilée est en faveur d’une atteinte glotto-sous-glottique. Uneque, bitonale ou voilée est en faveur d’une atteinte glotto-sous-glottique. Une voix étouffée oriente vers une atteinte sus-glottique.voix étouffée oriente vers une atteinte sus-glottique. DesDes troubles de la déglutitiontroubles de la déglutition (odynophagie, dysphagie, fausses routes)(odynophagie, dysphagie, fausses routes) peuvent également être présents et orientent vers l’étage sus-glottiquepeuvent également être présents et orientent vers l’étage sus-glottique..
  8. 8. Examen cliniqueExamen clinique L’examen clinique ne sera réalisé qu’en l’absence de signes deL’examen clinique ne sera réalisé qu’en l’absence de signes de gravité. deux principes sont a rappeler:gravité. deux principes sont a rappeler: •• l’interdiction formelle d’imposer le décubitus à un enfant ayantl’interdiction formelle d’imposer le décubitus à un enfant ayant adopté spontanément la position assise (risque d’arrêtadopté spontanément la position assise (risque d’arrêt respiratoire) ;respiratoire) ; •• la présence d’une équipe entraînée à l’endoscopiela présence d’une équipe entraînée à l’endoscopie pédiatrique des voies aérodigestives supérieurespédiatrique des voies aérodigestives supérieures lors de la prise en charge des dyspnées laryngées sévères.lors de la prise en charge des dyspnées laryngées sévères. Examen complémentairesExamen complémentaires la laryngotrachéoscopie surtout chez le nouveau-né et lela laryngotrachéoscopie surtout chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 6 mois afin d’éliminer une malformationnourrisson de moins de 6 mois afin d’éliminer une malformation sténosante ou une tumeur obstructive.sténosante ou une tumeur obstructive.  La nasofibroscopie est réservée aux formes les mieux toléretLa nasofibroscopie est réservée aux formes les mieux toléret Les autres examens complémentaires seront orientés selonLes autres examens complémentaires seront orientés selon l’étiologie et toujours réalisés après le traitement d’urgence et lal’étiologie et toujours réalisés après le traitement d’urgence et la libération des voies aériennes supérieures.libération des voies aériennes supérieures.
  9. 9. Diagnostic de la gravitéDiagnostic de la gravité •• l’âge de l’enfant : plus il est jeune, plus sa dyspnée est grave ;l’âge de l’enfant : plus il est jeune, plus sa dyspnée est grave ; •• les circonstances d’apparition de la dyspnée :les circonstances d’apparition de la dyspnée : •• le mode de début : brutal, progressif ;le mode de début : brutal, progressif ; •• l’ancienneté des symptômes : quelques minutes, quelques heures ;l’ancienneté des symptômes : quelques minutes, quelques heures ; •• l’évolution : amélioration, stationnaire, aggravationl’évolution : amélioration, stationnaire, aggravation •• les antécédents ORL et généraux : stridor, atopie, rhinopharyngite récente,les antécédents ORL et généraux : stridor, atopie, rhinopharyngite récente, papillomatose laryngée, angiome sous-glottique...papillomatose laryngée, angiome sous-glottique... •• l’existence de troubles associés : modification de la voix, de la toux, troublesl’existence de troubles associés : modification de la voix, de la toux, troubles de la déglutitionde la déglutition •• les traitements déjà administrés (corticoïdes...).les traitements déjà administrés (corticoïdes...).
  10. 10. Les signes de gravité de la dyspnée sont àLes signes de gravité de la dyspnée sont à rechercher :rechercher : •• signes d’hypercapnie : sueurs, hypertension artérielle,signes d’hypercapnie : sueurs, hypertension artérielle, tachycardie, hypersialorrhée ;tachycardie, hypersialorrhée ; •• signes d’hypoxie : agitation et cyanose précédée de pâleur ;signes d’hypoxie : agitation et cyanose précédée de pâleur ; •• ancienneté de la dyspnée : une dyspnée qui ne s’est pasancienneté de la dyspnée : une dyspnée qui ne s’est pas améliorée 1 heure après le début du traitement est une dyspnéeaméliorée 1 heure après le début du traitement est une dyspnée grave ;grave ; •• signes d’épuisement :signes d’épuisement : L’enfant est pâle, a les yeux creux. leL’enfant est pâle, a les yeux creux. le rythme respiratoire devient irrégulier. lesrythme respiratoire devient irrégulier. les troubles de la conscience apparaissenttroubles de la conscience apparaissent la bradypnée est remplacée par une polypnée et les signes dela bradypnée est remplacée par une polypnée et les signes de lutte disparaissent.( Faussement rassurante)lutte disparaissent.( Faussement rassurante)
  11. 11. Diagnostic différentielDiagnostic différentiel •• les dyspnées obstructives supralaryngées :les dyspnées obstructives supralaryngées : chez le nouveau-né en cas d’obstacle nasal ou rhinopharyngé.chez le nouveau-né en cas d’obstacle nasal ou rhinopharyngé. un tirage typiquement haut situé ( sous-mandibulaire ouun tirage typiquement haut situé ( sous-mandibulaire ou latérocervical).dans ce cas une nette amélioration se vois dés delatérocervical).dans ce cas une nette amélioration se vois dés de l ’enfant ouvre sa bouche.l ’enfant ouvre sa bouche. Lorsqu’il existe un obstacle oropharyngé ou hypopharyngé, leLorsqu’il existe un obstacle oropharyngé ou hypopharyngé, le tirage est également haut situé La ventilation est rapidementtirage est également haut situé La ventilation est rapidement améliorée par la mise en place d’une sonde nasopharyngée ;améliorée par la mise en place d’une sonde nasopharyngée ; •• les dyspnées trachéales :les dyspnées trachéales : elles sont présenteselles sont présentes aux deux temps de la respiration. La voix est normale ;aux deux temps de la respiration. La voix est normale ; •• les dyspnées d’origine bronchiqueles dyspnées d’origine bronchique : elles sont à: elles sont à prédominance expiratoire et s’associent à un wheezing ;prédominance expiratoire et s’associent à un wheezing ; •• les dyspnées d’origine cardiaque, pulmonaire ou métaboliqueles dyspnées d’origine cardiaque, pulmonaire ou métabolique sont des polypnées.sont des polypnées.
  12. 12. Diagnostic étiologiqueDiagnostic étiologique A.Enfant de plus de 6 moisA.Enfant de plus de 6 mois 1.Corps étranger1.Corps étranger L’inhalation d’un corps étranger est la première éventualité à envisager face àL’inhalation d’un corps étranger est la première éventualité à envisager face à un enfant apyrétique avec une dysphonie et une dyspnée laryngée.un enfant apyrétique avec une dysphonie et une dyspnée laryngée. . Le diagnostic est évoqué par la notion de syndrome de pénétration. Celui-ci. Le diagnostic est évoqué par la notion de syndrome de pénétration. Celui-ci survient le plus souvent en pleine journée, chez un enfant en bonne santé, Lasurvient le plus souvent en pleine journée, chez un enfant en bonne santé, La dyspnée obstructive est brutale, avec accès de suffocation, quintes de touxdyspnée obstructive est brutale, avec accès de suffocation, quintes de toux expulsives entrecoupées d’apnées avec cyanose.expulsives entrecoupées d’apnées avec cyanose. .L’accident.L’accident peut être dramatique d’emblée,( peut aussi être partiellement obstructif),peut être dramatique d’emblée,( peut aussi être partiellement obstructif), conduit à un geste de sauvetage : intubation ou trachéotomie.conduit à un geste de sauvetage : intubation ou trachéotomie. .Mais le.Mais le plus souvent, l’obstruction cède complètement par migration distale du corpsplus souvent, l’obstruction cède complètement par migration distale du corps étranger. se manifester plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard parétranger. se manifester plusieurs jours, voire plusieurs semaines plus tard par une pneumopathie systématisée, l’auscultation et la radiographie pulmonaireune pneumopathie systématisée, l’auscultation et la radiographie pulmonaire font alors le diagnostic et imposent une endoscopie pour l’extractionfont alors le diagnostic et imposent une endoscopie pour l’extraction
  13. 13. 2.Laryngites aiguës dyspnéisantes2.Laryngites aiguës dyspnéisantes 2.A)Laryngite sous-glottique aiguë oedémateuse2.A)Laryngite sous-glottique aiguë oedémateuse C’est la plus fréquente desC’est la plus fréquente des laryngites aiguës dyspnéisantes.Elle survient de façon préférentielle chez lelaryngites aiguës dyspnéisantes.Elle survient de façon préférentielle chez le garçon entre 1 et 3 ans. Elle est liée à une inflammation de la région sous-garçon entre 1 et 3 ans. Elle est liée à une inflammation de la région sous- glottique. Les virus impliqués sont les myxovirus, les virus parainfluenzae 1 etglottique. Les virus impliqués sont les myxovirus, les virus parainfluenzae 1 et 3, le rhinovirus, l’adénovirus et l’échovirus.3, le rhinovirus, l’adénovirus et l’échovirus. La forme du jeune nourrisson peut être due au virusLa forme du jeune nourrisson peut être due au virus respiratoire syncytial (VRS) tandis que l’étiologie bactérienne est rare.respiratoire syncytial (VRS) tandis que l’étiologie bactérienne est rare. . Le. Le diagnostic est clinique : typiquement,la dyspnée s’installe la nuit,diagnostic est clinique : typiquement,la dyspnée s’installe la nuit, progressivement.La bradypnée inspiratoire s’accompagneprogressivement.La bradypnée inspiratoire s’accompagne d’un tirage et d’un cornage. La toux est rauque, La voix est normale ou grave.d’un tirage et d’un cornage. La toux est rauque, La voix est normale ou grave. La déglutition est normale, l’état général conservé. La fièvre est modérée (38La déglutition est normale, l’état général conservé. La fièvre est modérée (38 °C, 38,5 °C) .°C, 38,5 °C) . L’examen pharyngé retrouve parfois des signes de rhinopharyngite et élimineL’examen pharyngé retrouve parfois des signes de rhinopharyngite et élimine un abcès rétropharyngé.un abcès rétropharyngé.
  14. 14. L’auscultation bronchopulmonaire recherche une bronchite ouL’auscultation bronchopulmonaire recherche une bronchite ou une pneumopathie surajoutée qui viendrait aggraver le pronosticune pneumopathie surajoutée qui viendrait aggraver le pronostic respiratoire immédiat.respiratoire immédiat. ÀÀ ce stade, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Lece stade, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Le traitement doit être entrepris au plus tôt. Il repose sur latraitement doit être entrepris au plus tôt. Il repose sur la corticothérapie orale (bétaméthasone) 0,3 mg/kg renouvelée surcorticothérapie orale (bétaméthasone) 0,3 mg/kg renouvelée sur quelques jours.quelques jours. Une nouvelle prise est donnée aprèsUne nouvelle prise est donnée après 30 minutes si la dyspnée persiste,L’absence d’amélioration rapide30 minutes si la dyspnée persiste,L’absence d’amélioration rapide signe la gravité de la dyspnée. Elle impose une hospitalisation ensigne la gravité de la dyspnée. Elle impose une hospitalisation en urgenceurgence La récidive d’une laryngite sous-glottique est fréquente mais lesLa récidive d’une laryngite sous-glottique est fréquente mais les épisodes seront de moins en moins sévères au fur et à mesure deépisodes seront de moins en moins sévères au fur et à mesure de la maturation du larynx. Cependant, la répétition des épisodesla maturation du larynx. Cependant, la répétition des épisodes impose la recherche de facteurs favorisants locauximpose la recherche de facteurs favorisants locaux (malformation, tumeur) ou irritatifs (reflux gastrooesophagien(malformation, tumeur) ou irritatifs (reflux gastrooesophagien
  15. 15. 2.B)Laryngite striduleuse ou spasmodique2.B)Laryngite striduleuse ou spasmodique C’est la laryngite la moins grave. un spasme laryngé pouvant êtreC’est la laryngite la moins grave. un spasme laryngé pouvant être déclenché par des causes multiples : phénomènesdéclenché par des causes multiples : phénomènes inflammatoires, allergiques , psychologiques ou RGO .inflammatoires, allergiques , psychologiques ou RGO . Elle se manifeste par de brèves crises de dyspnée laryngée, leElle se manifeste par de brèves crises de dyspnée laryngée, le plus souvent nocturnes.La crise est résolutive spontanément enplus souvent nocturnes.La crise est résolutive spontanément en quelques minutes . La récidive de l’épisode dyspnéique estquelques minutes . La récidive de l’épisode dyspnéique est fréquente.fréquente. Une corticothérapie orale sera prescrite pendant 3 à4 jours per osUne corticothérapie orale sera prescrite pendant 3 à4 jours per os (bétaméthasone 0,125 mg/kg/j) ou bien localement avec une(bétaméthasone 0,125 mg/kg/j) ou bien localement avec une humidification de la chambre.humidification de la chambre. La laryngite spasmodique peut accompagner l’énanthème de laLa laryngite spasmodique peut accompagner l’énanthème de la rougeole ou bien s’associer à une varicelle. Elle constitue unrougeole ou bien s’associer à une varicelle. Elle constitue un facteur de mauvais pronostic,facteur de mauvais pronostic,
  16. 16. 2.C)Laryngite sus-glottique ou épiglottite2.C)Laryngite sus-glottique ou épiglottite L’épiglottite aiguë est une septicémie à Haemophilus influenzaeL’épiglottite aiguë est une septicémie à Haemophilus influenzae de type B dont le point de départ est la région sus-glottique.de type B dont le point de départ est la région sus-glottique. * Elle survient préférentiellement entre 3 et6 ans* Elle survient préférentiellement entre 3 et6 ans * Dans sa forme typique, la laryngite s’installe rapidement chez un* Dans sa forme typique, la laryngite s’installe rapidement chez un enfant présentant une rhinopharyngite très fébrile. La dyspnéeenfant présentant une rhinopharyngite très fébrile. La dyspnée laryngée et le tirage deviennent rapidement impressionnants .laryngée et le tirage deviennent rapidement impressionnants . * L’enfant adopte spontanément la position assise, tête* L’enfant adopte spontanément la position assise, tête penchée en avant. la bouche ouverte et laisse s’écouler la salivepenchée en avant. la bouche ouverte et laisse s’écouler la salive * La voix est couverte, lointaine. L’état général est très altéré.* La voix est couverte, lointaine. L’état général est très altéré. Tout examen clinique, en dehors de l’inspection, est proscrit deTout examen clinique, en dehors de l’inspection, est proscrit de même que les tentatives de décubitus.même que les tentatives de décubitus. **** Des formes incomplètes, peu dyspnéisantes sont possibles.Des formes incomplètes, peu dyspnéisantes sont possibles. Dans ce cadre, la nasofibroscopie, permettra de faire leDans ce cadre, la nasofibroscopie, permettra de faire le diagnostic.diagnostic.
  17. 17. TRT:TRT: L’enfant doit être hospitalisé, en extrême urgence,pourL’enfant doit être hospitalisé, en extrême urgence,pour restaurer la liberté des voies aériennes supérieures en intubant l’enfant.restaurer la liberté des voies aériennes supérieures en intubant l’enfant. Ce geste sera réalisé au bloc opératoire,Ce geste sera réalisé au bloc opératoire,  Une antibiothérapie parentérale par céfotaxime à la dose de 200 mg/kg/j . LaUne antibiothérapie parentérale par céfotaxime à la dose de 200 mg/kg/j . La corticothérapie,inefficace, est inutile.corticothérapie,inefficace, est inutile.  Les examens bactériologiques: prélèvement pharyngolaryngés,Les examens bactériologiques: prélèvement pharyngolaryngés, hémocultures, recherche d’antigènes solubles dans le sang et le liquidehémocultures, recherche d’antigènes solubles dans le sang et le liquide céphalorachidien (LCR) sont faits secondairement.céphalorachidien (LCR) sont faits secondairement.
  18. 18. 2.D)Laryngo-trachéo-bronchite bactérienne2.D)Laryngo-trachéo-bronchite bactérienne sont des affections rares mais graves. Elles se caractérisent par un oedèmesont des affections rares mais graves. Elles se caractérisent par un oedème sous-glottique ,auquel s’ajoutent des ulcérations,des lésionssous-glottique ,auquel s’ajoutent des ulcérations,des lésions pseudomembraneuses diffuses et des sécrétions mucopurulentes épaissespseudomembraneuses diffuses et des sécrétions mucopurulentes épaisses tapissant tout l’arbre respiratoire. Les germes rencontrés sont :tapissant tout l’arbre respiratoire. Les germes rencontrés sont : Staphylococcus aureus et Haemophilus influenzae principalement ;Staphylococcus aureus et Haemophilus influenzae principalement ; LeLe tableau s’installe en 24-48 heures au décours d’une banale laryngite sous-tableau s’installe en 24-48 heures au décours d’une banale laryngite sous- glottique. La dyspnée s’aggrave dans un contexte septique sévère. Initialementglottique. La dyspnée s’aggrave dans un contexte septique sévère. Initialement inspiratoire,elle devient mixte du fait de l’obstruction laryngotrachéale par lesinspiratoire,elle devient mixte du fait de l’obstruction laryngotrachéale par les fausses membranes.fausses membranes. Cette dyspnée résiste au traitement classique de la laryngite sous-glottique etCette dyspnée résiste au traitement classique de la laryngite sous-glottique et impose l’hospitalisation.impose l’hospitalisation. L’endoscopie laryngotrachéale permet le diagnosticL’endoscopie laryngotrachéale permet le diagnostic en visualisant des fausses membranes croûteuses adhérentes qui envahissenten visualisant des fausses membranes croûteuses adhérentes qui envahissent la trachée.Au cours de l’endoscopie, les prélèvements bactériologiques serontla trachée.Au cours de l’endoscopie, les prélèvements bactériologiques seront faits pour orienter l’antibiothérapie.faits pour orienter l’antibiothérapie. L’intubation et l’antibiothérapie sont indispensables jusqu’à la guérison desL’intubation et l’antibiothérapie sont indispensables jusqu’à la guérison des lésions.lésions.
  19. 19. 2.E)Laryngites spécifiques2.E)Laryngites spécifiques •• La laryngite diphtériqueLa laryngite diphtérique. La laryngite est secondaire à une angine. La laryngite est secondaire à une angine diphtérique.L’enfant est fébrile, son état général est altéré. Il est tachycarde etdiphtérique.L’enfant est fébrile, son état général est altéré. Il est tachycarde et présente un coryza sérosanglant souvent unilatéral.présente un coryza sérosanglant souvent unilatéral. La dyspnée se manifeste par une toux rauque associée à uneLa dyspnée se manifeste par une toux rauque associée à une voix éteinte qui caractérise ces laryngites à fausses membranes.voix éteinte qui caractérise ces laryngites à fausses membranes. LaLa laryngoscopie retrouve les fausses membranes adhérentes que l’onlaryngoscopie retrouve les fausses membranes adhérentes que l’on prélève pour identifier le germe (bacille de Klebs-Loeffler).prélève pour identifier le germe (bacille de Klebs-Loeffler). •• La rougeole.La rougeole. La dyspnée est tardive et sévère. Parfois aggravée par uneLa dyspnée est tardive et sévère. Parfois aggravée par une pneumopathies, cette dyspnée est liée à des lésions ulcéronécrosantes etpneumopathies, cette dyspnée est liée à des lésions ulcéronécrosantes et pseudomembraneuses laryngées et trachéobronchiques diffuses.pseudomembraneuses laryngées et trachéobronchiques diffuses. •• Les laryngites caustiques et les brûlures laryngéesLes laryngites caustiques et les brûlures laryngées.. Ils sont dus à l’inhalation de gaz toxique, à l’ingestion d’acides ouIls sont dus à l’inhalation de gaz toxique, à l’ingestion d’acides ou de bases caustiques, à la brûlure du larynx par ingestion de liquide bouillant.de bases caustiques, à la brûlure du larynx par ingestion de liquide bouillant. L’endoscopie permet de faire le bilan lésionnelL’endoscopie permet de faire le bilan lésionnel les lésions sont plus graves, car elles sont responsables de synéchies ou deles lésions sont plus graves, car elles sont responsables de synéchies ou de sténoses difficiles à traiter. Lasténoses difficiles à traiter. La fréquence de lésions digestives hautes est un facteur pronostique aggravant.fréquence de lésions digestives hautes est un facteur pronostique aggravant.
  20. 20. 2.f)OEdème laryngé allergique2.f)OEdème laryngé allergique Il s’agit d’une allergie respiratoire alimentaire, médicamenteuseIl s’agit d’une allergie respiratoire alimentaire, médicamenteuse ou à un venin. La dyspnée laryngée est en règle associée à unou à un venin. La dyspnée laryngée est en règle associée à un rash cutané. *rash cutané. * Devant un tel tableau , un retentissementDevant un tel tableau , un retentissement cardiovasculaire(hypotension, choc) est à redouter.cardiovasculaire(hypotension, choc) est à redouter. * le diagnostic est oriente par les antécédents familiaux et* le diagnostic est oriente par les antécédents familiaux et personnels, les circonstances d’apparition et l’association àpersonnels, les circonstances d’apparition et l’association à l’urticaire . * lel’urticaire . * le TRT est base sur les antihistaminiques et les corticoïdes , mais leTRT est base sur les antihistaminiques et les corticoïdes , mais le recours à l’injection d’adrénaline en sous-cutané est parfoisrecours à l’injection d’adrénaline en sous-cutané est parfois nécessaire.nécessaire. 2.g)OEdème angioneurotique héréditaire2.g)OEdème angioneurotique héréditaire C’est une pathologie héréditaire, transmise sur le modeC’est une pathologie héréditaire, transmise sur le mode autosomique dominant. Elle est liée à un déficit en C1q estérase.autosomique dominant. Elle est liée à un déficit en C1q estérase. Elle se manifeste le plus souvent chez l’adolescent, à la faveurElle se manifeste le plus souvent chez l’adolescent, à la faveur d’un traumatisme ou d’un stress, par un oedème de localisationd’un traumatisme ou d’un stress, par un oedème de localisation diffuse : peau, larynx et intestins.diffuse : peau, larynx et intestins. L’oedème laryngé est responsable d’une dyspnée obstructiveL’oedème laryngé est responsable d’une dyspnée obstructive sévère, pouvant nécessiter l’intubation, voire une trachéotomie ensévère, pouvant nécessiter l’intubation, voire une trachéotomie en urgence, car elle ne répond ni aux corticoïdes ni à l’adrénaline.urgence, car elle ne répond ni aux corticoïdes ni à l’adrénaline.
  21. 21. 3.Dyskinésies laryngées3.Dyskinésies laryngées Il s’agit d’une dysfonction périodique qui correspondIl s’agit d’une dysfonction périodique qui correspond à un mouvement paradoxal des cordes vocalesà un mouvement paradoxal des cordes vocales qui vont se fermer lors de l’inspiration..qui vont se fermer lors de l’inspiration.. L’élément clé duL’élément clé du diagnostic est la totale réversibilité de la dyspnéediagnostic est la totale réversibilité de la dyspnée lorsque l’attention du sujet est détournée de celle-ci.lorsque l’attention du sujet est détournée de celle-ci. Le traitement est essentiellement comportementalLe traitement est essentiellement comportemental et doit éviter les interventions médicales intempestives.et doit éviter les interventions médicales intempestives.
  22. 22. 4.Traumatismes laryngés4.Traumatismes laryngés 4.a)Traumatismes externes4.a)Traumatismes externes dus aux accidents de la voie publique. Quelle que soit l’importance dudus aux accidents de la voie publique. Quelle que soit l’importance du traumatisme, l’enfant doit être hospitalisé en raison du risque d’emphysèmetraumatisme, l’enfant doit être hospitalisé en raison du risque d’emphysème ou d’un hématome secondaire.ou d’un hématome secondaire. Ces lésions peuvent se révéler par une dyspnée ou une dysphonie.Ces lésions peuvent se révéler par une dyspnée ou une dysphonie. L’examen recherche un hématome sous-muqueux laryngé ou pharyngé quiL’examen recherche un hématome sous-muqueux laryngé ou pharyngé qui peut s’étendre à la trachée.peut s’étendre à la trachée. 4.b)Traumatismes internes4.b)Traumatismes internes Il s’agit le plus souvent de traumatismes iatrogènes lors d’une intubationIl s’agit le plus souvent de traumatismes iatrogènes lors d’une intubation laryngotrachéale. Deux situations cliniques peuvent se rencontrer :laryngotrachéale. Deux situations cliniques peuvent se rencontrer : •• au décours immédiat d’une extubation, l’enfant présente une dyspnéeau décours immédiat d’une extubation, l’enfant présente une dyspnée laryngée nécessitant une réintubation en urgence.laryngée nécessitant une réintubation en urgence. L’endoscopie révèle un oedème d’origine mécanique qui prédomine au niveauL’endoscopie révèle un oedème d’origine mécanique qui prédomine au niveau des bandes ventriculaires et de la sous-glotte.des bandes ventriculaires et de la sous-glotte. •• plusieurs semaines après une extubation, Elles réalisent des sténosesplusieurs semaines après une extubation, Elles réalisent des sténoses glottiques ou sous-glottiques , qui répondent mal à la corticothérapie.glottiques ou sous-glottiques , qui répondent mal à la corticothérapie.
  23. 23. 5.Tumeurs laryngées5.Tumeurs laryngées 5.a)Papillomatose laryngée5.a)Papillomatose laryngée C’est une affectation rare.Le signe d’appel est la dysphonie persistante quiC’est une affectation rare.Le signe d’appel est la dysphonie persistante qui survient entre 2 et 4 ans. La dyspnée laryngée est tardive.survient entre 2 et 4 ans. La dyspnée laryngée est tardive. L’endoscopieL’endoscopie retrouve une prolifération d’éléments grisâtres ou rosés, exophytiques,retrouve une prolifération d’éléments grisâtres ou rosés, exophytiques, développés aux dépens de la muqueuse laryngée.développés aux dépens de la muqueuse laryngée. L’examenL’examen anatomopathologique est indispensable pour confirmer le diagnosticanatomopathologique est indispensable pour confirmer le diagnostic et éliminer une dégénérescence maligne.et éliminer une dégénérescence maligne. LeLe traitement des formes bénignes est local. Il repose sur la vaporisation au lasertraitement des formes bénignes est local. Il repose sur la vaporisation au laser des lésions.des lésions. , la gravité de la papillomatose est liée à son caractère récidivant et extensif, la gravité de la papillomatose est liée à son caractère récidivant et extensif justifiant le contrôle de la guérison.justifiant le contrôle de la guérison. DansDans les formes sévères, les injections locales de cidofovir représentent uneles formes sévères, les injections locales de cidofovir représentent une thérapeutique prometteuse.thérapeutique prometteuse. 5.b)Tumeurs malignes du larynx5.b)Tumeurs malignes du larynx sont exceptionnelles .Les rhabdomyosarcomes sont les plus fréquentssont exceptionnelles .Les rhabdomyosarcomes sont les plus fréquents peuvent se développer à tous les étages du larynx.peuvent se développer à tous les étages du larynx.
  24. 24. B.Étiologies avant 6 moisB.Étiologies avant 6 mois 1.Malformations congénitales1.Malformations congénitales 1.a)Laryngomalacie1.a)Laryngomalacie Il s’agit de l’anomalie laryngée congénitale la plus fréquente.Il s’agit de l’anomalie laryngée congénitale la plus fréquente. .* Il apparaît au cours des 15 premiers jours, Le plus souvent, il va.* Il apparaît au cours des 15 premiers jours, Le plus souvent, il va disparaître progressivement vers l’âge de 1 an.disparaître progressivement vers l’âge de 1 an. .*Le symptôme majeur est le stridor..*Le symptôme majeur est le stridor. .*la dyspnée laryngée en cas.*la dyspnée laryngée en cas de La laryngomalacie sévèrede La laryngomalacie sévère .. Le pectus excavatum signe une dyspnée chronique.Le pectus excavatum signe une dyspnée chronique. *sur laryngoscopie directe Plusieurs types sont décrits et vont*sur laryngoscopie directe Plusieurs types sont décrits et vont orienter la stratégie chirurgicale.orienter la stratégie chirurgicale. Une laryngomalacie simple mérite une surveillanceUne laryngomalacie simple mérite une surveillance pédiatrique régulière pour s’assurer de la bonne évolutionpédiatrique régulière pour s’assurer de la bonne évolution staturopondérale et de l’absence de dyspnée.staturopondérale et de l’absence de dyspnée. Le RGO doit être traitéLe RGO doit être traité médicalement (facteur aggravant),médicalement (facteur aggravant),
  25. 25. 1.b)Sténoses1.b)Sténoses laryngées congénitaleslaryngées congénitales L’atrésie laryngée par défaut de recanalisation du larynx primitifL’atrésie laryngée par défaut de recanalisation du larynx primitif pendant la vie embryonnairependant la vie embryonnaire  elle est létale à la naissance.elle est létale à la naissance.  L’imagerie foetale par échographie et IRM permet deL’imagerie foetale par échographie et IRM permet de diagnostiquer l’atrésiediagnostiquer l’atrésie Les diaphragmes ou les palmures laryngées sontLes diaphragmes ou les palmures laryngées sont les formes mineures de ces atrésies.les formes mineures de ces atrésies. La dysphonie domine la symptomatologieLa dysphonie domine la symptomatologie Le diagnostic est endoscopique La prise en charge estLe diagnostic est endoscopique La prise en charge est chirurgicalechirurgicale
  26. 26. 1.c)Diastème laryngé postérieur1.c)Diastème laryngé postérieur Cette malformation estCette malformation est secondaire à un défaut de fusion de la lame dorsale du cartilagesecondaire à un défaut de fusion de la lame dorsale du cartilage cricoïde ou du septum trachéooesophagien.cricoïde ou du septum trachéooesophagien. Les formes mineures se résument à une fenteLes formes mineures se résument à une fente interaryténoïdienne. Celle-ci donne des troubles de déglutitioninteraryténoïdienne. Celle-ci donne des troubles de déglutition mineurs et peut longtemps passer inaperçue. Lorsque le diastèmemineurs et peut longtemps passer inaperçue. Lorsque le diastème s’étend au cricoïde ou plus bas à la trachée, un stridor et un cris’étend au cricoïde ou plus bas à la trachée, un stridor et un cri faible accompagnent les fausses routes dès la naissance.faible accompagnent les fausses routes dès la naissance.  Les complications bronchopulmonaires font la gravité de cetteLes complications bronchopulmonaires font la gravité de cette malformation.malformation.  la dyspnée laryngée n’est pas au premier plan. Elle est liée à lala dyspnée laryngée n’est pas au premier plan. Elle est liée à la redondance de la muqueuse pharyngo-oesophagienne quiredondance de la muqueuse pharyngo-oesophagienne qui faisant hernie dans le larynx.faisant hernie dans le larynx. Le diagnostic endoscopiqueLe diagnostic endoscopique Le traitement est chirurgical le plus souvent . Seules les formesLe traitement est chirurgical le plus souvent . Seules les formes mineures peuvent s’améliorer sans chirurgie, grâce à unemineures peuvent s’améliorer sans chirurgie, grâce à une alimentation épaissie.alimentation épaissie.
  27. 27. 2.Tumeurs laryngées2.Tumeurs laryngées 2.a)Hémangiome sous-glottique2.a)Hémangiome sous-glottique C’est la première cause de dyspnée laryngée chezC’est la première cause de dyspnée laryngée chez le nourrisson de moins de 6 mois,le nourrisson de moins de 6 mois,  prédominante chez la fille.prédominante chez la fille. se manifeste, après un intervalle libre de quelques semaines, par des accèsse manifeste, après un intervalle libre de quelques semaines, par des accès dyspnéiques répondants aux corticoïdes.dyspnéiques répondants aux corticoïdes. L’évolution récidivante, par poussées,L’évolution récidivante, par poussées,  évoquent le plus souvent des accès de laryngite aiguë sous-glottique. Cependant laévoquent le plus souvent des accès de laryngite aiguë sous-glottique. Cependant la sévérité de la dyspnée, la rareté des laryngites virales avant 6 mois et la fréquencesévérité de la dyspnée, la rareté des laryngites virales avant 6 mois et la fréquence d’une seconde localisation cutanée doivent évoquer cet angiome.d’une seconde localisation cutanée doivent évoquer cet angiome.  La laryngotrachéoscopie fait le diagnostic en visualisant une tuméfaction molle de typeLa laryngotrachéoscopie fait le diagnostic en visualisant une tuméfaction molle de type vasculaire. . Levasculaire. . Le traitement de première intention repose sur la corticothérapie à fortes doses, en règletraitement de première intention repose sur la corticothérapie à fortes doses, en règle trèstrès efficace. /Lesefficace. /Les formes corticorésistantes bénéficient d’un traitement chirurgical.formes corticorésistantes bénéficient d’un traitement chirurgical.
  28. 28. 2.b)Kystes laryngés et juxtalaryngés2.b)Kystes laryngés et juxtalaryngés anomalies rares, Il s’agit de kystes épiglottiques, aryépiglottiquesanomalies rares, Il s’agit de kystes épiglottiques, aryépiglottiques ou sous-glottiques.ou sous-glottiques. La symptomatologie apparaît précocement, dèsLa symptomatologie apparaît précocement, dès les premiers jours de vie et s’aggrave rapidement.les premiers jours de vie et s’aggrave rapidement. Ces anomalies peuvent justifier une intubation,Ces anomalies peuvent justifier une intubation, voire une trachéotomie en salle de naissance tant lavoire une trachéotomie en salle de naissance tant la dyspnée obstructive peut être majeure. En dehorsdyspnée obstructive peut être majeure. En dehors de ces situations extrêmes, la nasofibroscopie permet lede ces situations extrêmes, la nasofibroscopie permet le diagnostic en visualisant une voussure sous-muqueuse, rempliediagnostic en visualisant une voussure sous-muqueuse, remplie d’un liquide épais, mucoïde.d’un liquide épais, mucoïde. La marsupialisation perendoscopique est la première étapeLa marsupialisation perendoscopique est la première étape thérapeutique Elle permet le plus souvent la guérison. L’exérèsethérapeutique Elle permet le plus souvent la guérison. L’exérèse par voie cervicale est réservée aux récidives.par voie cervicale est réservée aux récidives.
  29. 29. 3.Paralysies laryngées3.Paralysies laryngées Elles sont congénitales ou acquises.Elles sont congénitales ou acquises. La paralysieLa paralysie bilatéralebilatérale se manifeste par une dyspnée laryngéese manifeste par une dyspnée laryngée avec tirage et stridor permanent,aggravés par les effortsavec tirage et stridor permanent,aggravés par les efforts parfois laparfois la symptomatologie se résume à des accès de cyanose ou dessymptomatologie se résume à des accès de cyanose ou des apnées répétées.apnées répétées. Chez le nouveau-né, la paralysie laryngéeChez le nouveau-né, la paralysie laryngée unilatéraleunilatérale donne si ladonne si la corde vocale est en abduction. des difficultés alimentaires,unecorde vocale est en abduction. des difficultés alimentaires,une dyspnée mal tolérée du fait de hypotonie de larynxdyspnée mal tolérée du fait de hypotonie de larynx  l’intubation à la naissance est parfois nécessaire.l’intubation à la naissance est parfois nécessaire. Une nasofibroscopie permetUne nasofibroscopie permet l’étude de la mobilité laryngée de l’enfant éveillé. L’endoscopiel’étude de la mobilité laryngée de l’enfant éveillé. L’endoscopie sous anesthésie générale complète le bilan lésionnel à lasous anesthésie générale complète le bilan lésionnel à la recherche d’une anomalie trachéobronchique associée.recherche d’une anomalie trachéobronchique associée.  La récupération est habituelle dans les forme traumatiqueLa récupération est habituelle dans les forme traumatique En l’absence de récupération, une cordotomieEn l’absence de récupération, une cordotomie laser ou bien unelaser ou bien une
  30. 30. ConclusionConclusion Les dyspnées laryngées sont des urgences pédiatriquesLes dyspnées laryngées sont des urgences pédiatriques fréquentes. Il faut savoir les reconnaître et apprécier leur gravitéfréquentes. Il faut savoir les reconnaître et apprécier leur gravité afin d’adapter la prise en charge.afin d’adapter la prise en charge. le diagnostic étiologique repose sur l’interrogatoire et l’examenle diagnostic étiologique repose sur l’interrogatoire et l’examen pédiatrique.pédiatrique. Dans les formes bien tolérées, la nasofibroscopi est une aideDans les formes bien tolérées, la nasofibroscopi est une aide précieuse au diagnostic. Lesprécieuse au diagnostic. Les formes sévères doivent être prises en charge dans un hôpitalformes sévères doivent être prises en charge dans un hôpital disposant d’une équipe entraînée à la laryngologie pédiatrique.disposant d’une équipe entraînée à la laryngologie pédiatrique.

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