PLAN:
I- Définition
II- Epidémiologie
III- Rappels
IV- Physiopathologie - Etiopathogénie
V- Étude Clinique: TDD: lithiase ...
DÉFENITION - GÉNÉRALITÉS
C’est une affection fréquente caractérisée par la
présence de calculs dans le système sécréto-
ex...
ÉPIDÉMIOLOGIE:
Fréquence: C’est la plus fréquente des affections salivaires chez
l’adulte, devancée par les oreillons chez...
RAPPEL ANATOMIQUE:
La parotide: la plus volumineuse des glandes
salivaires, située au niveau de la loge
parotidienne.
** l...
RAPPEL HISTOLOGIQUE:
 Les glandes salivaires sont
des glandes exocrines
constituées d’une portion
sécrétrice faite de plu...
PHYSIOLOGIE DE LA SALIVE:
 La salive est un liquide dilué dont l’osmolarité < plasma.
 Volume : 500-1200 ml/j. dont la s...
ETIOPATHOGÉNIE
-La composition de la salive est variable selon la glande
considérée, séreuse pour parotide, muqueuse pour ...
-Les lithiases des glandes salivaires
les plus fréquentes sont les
lithiases sous-mandibulaires.
-L’étiologie est inconnue...
FACTEURS FAVORISANT LA FORMATION DES LITHIASES:
1 - Précipitation de la salive à cause de la dilatation du canal
salivair...
ÉTUDE CLINIQUE: TDD: LITHIASE DE LA GLANDE
SOUS-MANDIBULAIRE.
Symptomes:
Le patient se présent en urgence avec:
1- une dol...
2- un gonflement rapide de la glande.
C’est la manifestation la plus
fréquente de la lithiase salivaire.
La hernie salivai...
L’examen clinique
Inspection: tuméfaction sous-
mandibulaire, et/ou dans le
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Cette tuméfaction est occasio...
Palpation:
Le palper bidigital du plancher entre
un doigt endobuccal et un doigt sus
hyoïdien latéral, permet le plus
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EXAMENS COMPLÉMENTAIRES:
Radiographie:
1-Un film occlusal antérieur : explore les 2/ 3 antérieurs du canal.
2-Un film occl...
Echographie :
proposée par certains pour visualiser
les petits calculs et guider le geste
thérapeutique approprié.
CHU BEN...
La sialographie : est d’un usage
beaucoup plus systématique à
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permettant une analyse fine...
FORMES CLINIQUES:
1- Lithiase parotidienne:
Beaucoup moins fréquente que la lithiase
s/mandibulaire
Caractérisée par des c...
Parotidite : ( la manifestation plus fréquente )
- Glande augmentée de volume et douloureuse
- La peau en regard est éryth...
2/ Lithiase sublinguale :
Exceptionnelle
-Tableau clinique d’une lithiase du canal de Wharton avec des signes
inflammatoir...
DIAGNOSTIC:
1- Diagnostique positif:
Repose sur:
- l’anamnèse évocatrice.
- l’examen clinique mettant en évidence le calcu...
2- DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL :
Devant une hernie ou colique salivaire :
* Les mégacanaux constitutionnels
* un aphte doulour...
Devant une sous-mandibulite aiguë :
* Cellulite sous mylohyoïdienne d’origine dentaire.
* Rarement une adénite.
* Une calc...
EVOLUTION-COMPLICATIONS:
En l’absence de traitement ou d’expulsion spontanée
du calcul,
surviennent les accidents infectie...
TRAITEMENT:
1- Buts:
1. Soulager le patient.
2. Prévenir la survenue des complications.
3. Éviter les récidives.
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LE TRAITEMENT MÉDICAL:
Se résume dans les ‘’4 anti’’:
1- Anti-douleur ‘’anatalgique’’, (paracétamol, paracétamol-codéine)....
TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE - PHYSIOTHÉRAPIE:
Cette technique nécessite l’emploi d’un endoscope
dédié à cela, à fibres optique...
TRAITEMENT CHIRURGICAL:
L’expulsion spontanée d’un petit calcul sous pression peut se faire ;
elle évite l’acte chirurgica...
3- INDICATIONS THERAPEUTIQUES
En cas de calcul antérieur: on essaye d’abord
l’extraction manuelle, et si échec, une
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Sous-mandibulectomie :
* Calculs à la fois postérieurs et petits.
* Plusieurs calculs canalaires et
glandulaires.
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La parotidectomie:
* Si le calcul est proche de l’ostium, on tente
l’ablation par incision muqueuse .
* Si le calcul n’est...
La lithiase de la glande salivaire est une pathologie fréquente
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BIBLIOGRAPHIE:
1- Cawson’s Essential of oral pathology and oral medicine, chuchill livingstone.
2- Mosby medical text book...
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Lithiase salivaire

  1. 1. PLAN: I- Définition II- Epidémiologie III- Rappels IV- Physiopathologie - Etiopathogénie V- Étude Clinique: TDD: lithiase de la glande sous-mandibulaire VI- Formes cliniques VII- Diagnostics VIII- Evolution-complications IX- Traitement X- Conclusion XI- Bibliographie CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  2. 2. DÉFENITION - GÉNÉRALITÉS C’est une affection fréquente caractérisée par la présence de calculs dans le système sécréto- excréteur salivaire. Elle correspond à la formation de dépôts (calculs) dans le système canalaire des glandes salivaire. La lithiase des glandes salivaires est souvent associée à une pathologie chronique. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  3. 3. ÉPIDÉMIOLOGIE: Fréquence: C’est la plus fréquente des affections salivaires chez l’adulte, devancée par les oreillons chez l’enfant. Cette pathologie touche environ 1% de la population Européenne. Sexe: 2:1 Age: s’observe à tout âge ( 30 et 40 ans ++ ), des cas ont été reportés chez l’enfant. Siège: par tout, du hile de le glande à tout le canal Le calcul est retrouvé : - 79 % au niveau de la glande sous-mandibulaire. - 19 % au niveau de la parotide. - 1 % au niveau de la glande sublinguale et des glandes salivaires accessoires. Elle est le plus souvent unilatérale, rarement bilatérale. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  4. 4. RAPPEL ANATOMIQUE: La parotide: la plus volumineuse des glandes salivaires, située au niveau de la loge parotidienne. ** le canal excréteur (Sténon): fait 5 cm de long, 2 mm de diamètre, il suit un trajet en baïonnette pour s’ouvrir dans la bouche en regard de la 2° molaire supérieure * La sous-mandibulaire: elle occupe la loge sous mandibulaire, qui correspond à la partie latérale de l’espace compris entre le bord inferieur de la mandibule et l’os hyoïde. ** Le canal excréteur (Wharton): fait 7 cm de long, 3 mm de diamètre, se dirige en avant sous la muqueuse du plancher buccal pour s’ouvrir dans la cavité buccale à coté du frein de la langue. * La sublinguale: la plus petite des glandes salivaires principales, située sous la muqueuse du plancher buccal, sa face postérieure étant en contact avec l’extrémité antérieure de la loge sous maxillaire, son canal excréteur se réunit avec celui de la glande sous maxillaire. * Glandes salivaires accessoires: disséminés dans la muqueuse de la cavité buccale sauf dans la gencive et la région antérieure du palais. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  5. 5. RAPPEL HISTOLOGIQUE:  Les glandes salivaires sont des glandes exocrines constituées d’une portion sécrétrice faite de plusieurs lobes organisés en lobules, eux même formés de plusieurs acini muqueux, séreux ou mixtes, entourés de cellules myoépithéliales, et d’une portion excrétrice.  L’acinus est constitués d’un amas de cellules sécrétrices regroupés autours d’un canal collecteur appelé canal intercalaire CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  6. 6. PHYSIOLOGIE DE LA SALIVE:  La salive est un liquide dilué dont l’osmolarité < plasma.  Volume : 500-1200 ml/j. dont la sécrétion est assurée à 70% par les glandes sous mandibulaires, 25% par les parotides, et le reste (5%) est assuré par les sublinguales et accessoires.  Viscosité: - Aqueuse : parotide. - Filante : sous mandibulaire - Visqueuse : sublinguale, et glandes accessoires.  pH: est acide dans les âges extrêmes. - Le pH de l’ostium de Stenon : 5.5 - Le pH de l’ostium de Wharton: 6  Composition: - Ions : Na+, K+, HCO3¯, et Ca++,PO4¯. - Protéines : Albumine, IgA, IgG. - Enzymes : amylase, lysosymes, kallikréine. - Mucines.  Contrôle de la sécrétion salivaire: : - Parasympathique : abondante. - Sympathique : visqueuse, riche en mucines. - ADH : diminution de la sécrétion. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  7. 7. ETIOPATHOGÉNIE -La composition de la salive est variable selon la glande considérée, séreuse pour parotide, muqueuse pour la sous-mandibulaire et la sublinguale. -La salive joue un rôle de protection pour la muqueuse de la cavité buccale et également un rôle digestif. -Les calculs des glandes sublinguales et accessoires sont exceptionnels et passent souvent inaperçus. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  8. 8. -Les lithiases des glandes salivaires les plus fréquentes sont les lithiases sous-mandibulaires. -L’étiologie est inconnue mais il y a plusieurs facteurs qui favorisent la formation des lithiases. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  9. 9. FACTEURS FAVORISANT LA FORMATION DES LITHIASES: 1 - Précipitation de la salive à cause de la dilatation du canal salivaire (eg. sialoadenitie). 2 - foyer inflammatoire dans les canal à cause d’un traumatisme de l’épithélium canalaire. 3 - Le trajet du canal de Wharton est curviligne donc l’évacuation de la salive est lente. 4 - la nature muqueuse de la salive de la glande sous-mandibulaire. 5 - L’infection microbienne ascendante et la stase salivaire en amont de l’obstacle. 6 - tabagisme. 7 - pH alcalin de la salive de la glande sous-mandibulaire. 8 - Maladies métaboliques, eg. Goutte. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  10. 10. ÉTUDE CLINIQUE: TDD: LITHIASE DE LA GLANDE SOUS-MANDIBULAIRE. Symptomes: Le patient se présent en urgence avec: 1- une doleur sous mandibulaire irradiant vers la langue, le plancher de la bouche ou même l’oreille, Cette douleur évoque une obstruction complète de l’écoulement salivaire par le calcul et/ou par un spasme du canal de Wharton. La colique salivaire de Morestin : traduit la rétention totale de la salive et le spasme du canal, la douleur intense survient brutalement et siège dans le plancher de la bouche, la langue, et irradie vers l’oreille ; douleur et tuméfaction disparaissent rapidement à la suite d’une brève sialorrhée. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  11. 11. 2- un gonflement rapide de la glande. C’est la manifestation la plus fréquente de la lithiase salivaire. La hernie salivaire de Garel peut survenir, et c’est le signe le plus révélateur de l’obstacle salivaire. Lors d’un repas, une tuméfaction s’installe rapidement sous le bord salivaire de la mandibule, en avant de l’angle, puis à la fin du repas, la tuméfaction disparaît alors que le patient ressent un écoulement de la salive dans la bouche. Ces hernies et coliques se reproduisent à chaque repas pendant une période variable. En l’absence de traitement ou d’expulsion spontanée de calculs, surviennent les accidents infectieux. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  12. 12. L’examen clinique Inspection: tuméfaction sous- mandibulaire, et/ou dans le plancher buccal. Cette tuméfaction est occasionné par la rétention de la salive en amont du calcul. Parfois, du pus au niveau l’ostium du canal de Wharton qui signe la sialodochite. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  13. 13. Palpation: Le palper bidigital du plancher entre un doigt endobuccal et un doigt sus hyoïdien latéral, permet le plus souvent de sentir un corps dur, sur le trajet du canal, ou juste une douleur provoquée quand le calcul est petit. Parfois, issue de pus à la pression de la glande ou du canal. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  14. 14. EXAMENS COMPLÉMENTAIRES: Radiographie: 1-Un film occlusal antérieur : explore les 2/ 3 antérieurs du canal. 2-Un film occlusal postérieur : permet de connaître l’existence d’un calcul postérieur. 3-Un cliché de profil strict ou orthopantomographie : pour préciser la position et le nombre des calculs postérieurs. A noter qu’il y a des calculs radio-transparents qui n’apparaissent pas à la radiographie, et il faut savoir que 20 % des calculs sous-mandibulaires et 40 % des calculs parotidiens ne sont pas calcifiés. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  15. 15. Echographie : proposée par certains pour visualiser les petits calculs et guider le geste thérapeutique approprié. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 TDM : Cas exceptionnels, lors de la présence d’une tuméfaction de la glande sous mandibulaire (suspicion de tumeur).
  16. 16. La sialographie : est d’un usage beaucoup plus systématique à distance d’un épisode infectieux permettant une analyse fine des images canalaires et parenchymateuses. Elle retrouve parfois la lacune due au calcul, et surtout une dilatation du canal en amont de l’obstacle. Sur les clichés en évacuation, l’arrêt du produit de contraste avec rétention en amont est évocateur. Cependant, elle a beaucoup d’inconvénients. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 Normal bilatérale sialographie Vue latéral sialographie montre un calcul dilatation du canal en amont de la calcul
  17. 17. FORMES CLINIQUES: 1- Lithiase parotidienne: Beaucoup moins fréquente que la lithiase s/mandibulaire Caractérisée par des calculs plus petits Le mode de révélation est le plus souvent infectieux que mécanique : - Parotidite - Sténonite - Cellulite massétérine CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 sialogram. Contrast was injected into the parotid duct and shows the “tree in bud” appearance of Sjogren’s disease. Note the multiple tiny collections (arrows) throughout the gland including the accessory parotid gland
  18. 18. Parotidite : ( la manifestation plus fréquente ) - Glande augmentée de volume et douloureuse - La peau en regard est érythémateuse - La palpation appuyée entraine l’émission de pus au Sténon - ADP cervicales CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 Sténonite : - Douleur et œdème jugaux - Fièvre modérée - palpation bidigitale: calcul et oedème périlithiasique - Emission de pus à l’ostium du Sténon. Cellulite massétérine : - Complique souvent une sténonite - Douleurs de la région parotidienne + trismus + fièvre - La joue est oedèmatiée - Palpation de la région parotidienne retrouve un cordon inflammatoire et induré du Sténon et ramène du pus à l’ostium.
  19. 19. 2/ Lithiase sublinguale : Exceptionnelle -Tableau clinique d’une lithiase du canal de Wharton avec des signes inflammatoires plus externes. -La sialographie du Wharton montre un calcul situé entre celui-ci et la table externe de la mandibule. 3/ Lithiase des glandes salivaires accessoires : Exceptionnelle -Se manifeste par un nodule inflammatoire sous muqueux qui suppure et s’écoule par un petit pertuis qui est le canal de la glande CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  20. 20. DIAGNOSTIC: 1- Diagnostique positif: Repose sur: - l’anamnèse évocatrice. - l’examen clinique mettant en évidence le calcul par un palper bi- digital du plancher. - la radiographie qui doit confirmer la réalité, le siège et le nombre des calculs. - Et aussi autres moyens d’imagerie: échographie, TDM si nécessaire CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  21. 21. 2- DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL : Devant une hernie ou colique salivaire : * Les mégacanaux constitutionnels * un aphte douloureux du plancher, une blessure par une prothèse traumatisante. * Un carcinome du plancher près de l’ostium peuvent entraîner des phénomènes de rétention inflammatoires. Devant des périwhartonites : * Grenouillettes infectées. * Une sublingualite. * Une cellulite sous mylo-hyoïdienne d’origine dentaire, la constatation d’un sillon libre entre la tuméfaction et la mandibule et du pus à l’orifice du canal en cas d’origine lithiasique. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  22. 22. Devant une sous-mandibulite aiguë : * Cellulite sous mylohyoïdienne d’origine dentaire. * Rarement une adénite. * Une calcinose sous-mandibulaire en période inflammatoire. Devant une sous-mandibulite chronique : * Une adénopathie sous-mandibulaire. * Un cylindrome. * Un angiome de la loge sous-mandibulaire. Devant une parotidite: il faut éliminer les parotidites d’autres origines (ourlienne, bactérienne…..). Devant une image radiologique: il faut éliminer: * Ganglion calcifié. * Angiome calcifié. * Dent luxée dans le plancher buccal. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  23. 23. EVOLUTION-COMPLICATIONS: En l’absence de traitement ou d’expulsion spontanée du calcul, surviennent les accidents infectieux : -La sialodochite du canal de Wharton (Whartonite). -L’abcès péricanalaire du plancher (périwhartonite). -La sialadénite (sous-mandibulite) avec risque de passage à la chronicité. - Cellulite cervicale: complication grave possible d’une sous-maxillite aiguë, elle est favorisée par la prise de corticoïdes. Le tableau clinique comprend une extension de la tuméfaction inflammatoire à la région cervicale, trismus, signes de choc septique, et la sclérose de la glande au stade ultime CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  24. 24. TRAITEMENT: 1- Buts: 1. Soulager le patient. 2. Prévenir la survenue des complications. 3. Éviter les récidives. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 2- Moyens: Traitement médical Traitement endoscopique ou physiothérapie Traitement chirurgical
  25. 25. LE TRAITEMENT MÉDICAL: Se résume dans les ‘’4 anti’’: 1- Anti-douleur ‘’anatalgique’’, (paracétamol, paracétamol-codéine). 2- Anti-inflammatoire non-steroidiens (Ibuprofin). ( les corticoïdes sont contre-indiqués)! 3- Anti-spasmodiques, (hoyscine). 4- Anti-biotiques, pour la flore endobuccale, l’ampicilline est favorable, ou bien la macrolides. - On peut utiliser les sympathomimétiques : dihydroergotamine (Séglor®). Cependant l’association avec les macrolides est déconseillée (risque d’ergotisme). CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  26. 26. TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE - PHYSIOTHÉRAPIE: Cette technique nécessite l’emploi d’un endoscope dédié à cela, à fibres optiques, de diamètres variables allant de 0,75 à 2,3 mm avec un ou plusieurs canaux afin de faire pénétrer des instruments dans les voies salivaire. Cette technique permet :  Cathétérisme canalaire, et l’ablation du calcul par aspiration.  Cathétérisme du canal et extraction du calcul par une micro sonde à panier.  Lithotripsie intracorporelle avec lithotripteur à laser sous contrôle endoscopique et sous anesthésie locale.  Lithotripsie extracorporelle par onde de choc piézoéléctrique associée à un système de visée à ultrasons. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  27. 27. TRAITEMENT CHIRURGICAL: L’expulsion spontanée d’un petit calcul sous pression peut se faire ; elle évite l’acte chirurgical. L’intervention chirurgicale est faite selon la localisation du calcul :  Extraction par pression manuelle du calcul ‘’milking’’.  Exérèse après dissection et incision du canal par voie endo- buccale.  Sous-mandibulectomie.  Parotidectomie.  Drainage d’un abcés collecté. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  28. 28. 3- INDICATIONS THERAPEUTIQUES En cas de calcul antérieur: on essaye d’abord l’extraction manuelle, et si échec, une incision muqueuse endobuccale sous anesthésie locale est faite. En cas de calcul du 1/3 moyen, l’abord est aussi endobuccal mais avec attention pour les rapports avec la nerf lingual qui passe juste sous cette région. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009 En cas de calcul postérieur, ablation d’un calcul postérieur par voie endobuccale, sous anesthésie générale Cette intervention nécessite deux aides opératoires afin de faire saillir le calcul au plus près de la muqueuse buccale. Normalement la glande sous-mandibulaire est preservée.
  29. 29. Sous-mandibulectomie : * Calculs à la fois postérieurs et petits. * Plusieurs calculs canalaires et glandulaires. Ne pas passer à côté des complications : * Atteinte du rameau inférieur du nerf facial, évitée grâce à une incision sous-mandibulaire basse. * Section du nerf lingual : surtout si la sous mandibulite est insuffisamment refroidie. * Oubli d’un calcul dans le plancher, évitée par ablation de la portion antérieure du canal par voie endo-buccale après vérification radiographique de la pièce opératoire. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  30. 30. La parotidectomie: * Si le calcul est proche de l’ostium, on tente l’ablation par incision muqueuse . * Si le calcul n’est pas repérable, on pratique une parotidectomie superficielle extra faciale (avec conservation du facial). * La parotidectomie totale devient nécessaire si le calcul n’est pas dans la parotide extra faciale. La sublingualectomie: * Indiquée en cas de complications infectieuses de lithiase . CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  31. 31. La lithiase de la glande salivaire est une pathologie fréquente touchant préférentiellement la glande sous mandibulaire, moins souvent la parotide et exceptionnellement les glandes salivaires accessoires et la sublinguale. Il faut toujours penser à une pathologie sous-jacente qui a occasioné la lithiase, et préciser les antécédents du patient. C’est une affection relativement bénigne dont le diagnostic est clinique, confirmé par l’imagerie notamment l’échographie. Le traitement fait appel aux moyens médicaux en espérant une extraction spontanée de la lithiase et au stade ultime, a un traitement chirurgical et si indiqué le sialoscopie. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009
  32. 32. BIBLIOGRAPHIE: 1- Cawson’s Essential of oral pathology and oral medicine, chuchill livingstone. 2- Mosby medical text book of ENT. 3- Encyclopédie Médico-Chirurgicale, EMC. 4- Salivary gland disorders – springer’s text book. 5- New England journal of Medicine. ‘’NEJM’’. 6- Lippincott ‘’Head_and_Neck_Surgery-Otolaryngology_3rd_ed’’ 7- Current Diagnosis ‘’Treatment_in_Otolaryngology’’. 8- Orl Marseille web site, CHU de marseille. CHU BENI-MSSOUS FEV.-2009

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