OTALGIE
I – Définition-Généralités :
L’otalgie est un symptôme se définissant comme étant « une
douleur ressentie au niveau de l’o...
II Rappel anatomique :
L’innervation sensitive de l’oreille moyenne et externe dépend des V,
VII,IX et X paires crâniennes...
III – Diagnostic positif :
A) L’interrogatoire : Il doit préciser :
-La date d’apparition de l’otalgie, son contexte (post...
B) Examen physique : l’examen physique doit suivre l’ordre suivant :
B-1) : Examen otologique :
-----Pavillon, CAE, tympan...
C) Examens complémentaires : Orientés par la clinique car
nombreux :
C-1) Biologie :
-NFS :Hyperleucocytose en cas d’infec...
C-2) « Imagerie :
-Incidence de Schuller : peu spécifique, en cas de mastoidite,
sauf en cas d’image lacunaire avec flou d...
C-4) Explorations instrumentales
-Nasofibroscopie (ex : Kc du Cavum…)
-Fibroscopie naso-pharyngo-laryngée :(ex :Dc
des Kc ...
IV Dc différentiel :
1- La maladie de Horton :
Atteint surtout le sujet âgé ( 55ans) :débute par
un sd grippal ou infectie...
2-Arthrose cervicale haute ou dislocation cervicale post-
traumatique.
3-Sd de l’artère temporale superficielle : avec dou...
V Diagnostic étiologique :
A Otodynies :
A-1-Oreille externe :
1* la plaie du pavillon de l’oreille :
- plus ou moins soui...
2 * l'othématome :
- c'est un épanchement sanguin entre le cartilage
et le périchondre, développé, le plus souvent à la
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3* la périchondrite :
- c'est une atteinte infectieuse du
cartilage de l'oreille ; elle succède
presque toujours à un trau...
4* le nodule douloureux du pavillon :
- il se voit surtout après 50 ans .
- c'est un petit nodule gris rosé du bord
libre ...
6* - la surinfection d'une fistule congénitale
préhélicéenne ;
7* - les kystes sébacés surinfectés sous le lobule ;
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12* Otite externe diffuse
* C'est une dermo-épidermite aiguë :
- la traction du pavillon est douloureuse .
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* Les causes favorisantes sont :
- la présence d'une otorrhée purulente chronique
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13*Otite externe maligne
A vrai dire, il s'agit d'une ostéite nécrosante du
tympanal susceptible de s'étendre à la mastoïd...
14*Furoncle du conduit
Il se situe dans le tiers externe du conduit.
* Il cause une otalgie très vive qui disparaît quand ...
15*Zona auriculaire
* L'otalgie est violente à type de cuisson.
* Il existe une éruption érythémato-
vésiculeuse dans la z...
16*Otite externe phlycténulaire (ou myringite virale
ou otite grippale) :
* elle survient habituellement dans un contexte
...
17*Piqûre d'insecte
* L'otalgie souvent violente s'accompagne
d'acouphènes.
* A l'otoscopie le conduit est
inflammatoire ;...
A-1-Oreille moyenne :
1*Otite aiguë purulente
* Plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte, soit elle
est isolée, soit...
2*Mastoïdite aiguë
Complication de l'otite aiguë, elle est moins fréquente
actuellement.
Elle survient essentiellement che...
3*Otite aiguë barotraumatique
Elle est liée à un dysfonctionnement de la trompe
auditive ; le contexte de survenue est évo...
* A l'otoscopie, selon la sévérité du barotraumatisme, on
décrit cinq stades, allant de la simple hyperhémie le long du
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4*Otite moyenne chronique
* L'otite chronique n'est habituellement pas douloureuse.
* La survenue d'une otalgie doit faire...
*5 Cancer de l'oreille moyenne
* Rare et de pronostic redoutable, il survient
volontiers sur une otite chronique.
* L'appa...
6* Otalgie par instillations de gouttes
auriculaires :
Correspond souvent à une perforation
tympanique, la douleur est cau...
B - OTALGIES REFLEXES
L'otoscopie est normale,
L'examen ORL recherche une cause extra auriculaire qui peut
siéger à plusie...
2 Oropharynx
*Toute la pathologie de la région amygdalienne peut
donner une otalgie (IX) :
- amygdalite, angine, pharyngit...
* Les cancers du voile du palais.
* A part, citons les stylalgies (syndrome de la
styloïde longue) :
- il s'agit d'une dou...
3* Larynx et hypopharynx
La laryngoscopie indirecte doit être systématique dans le bilan
étiologique de toute otalgie réfl...
4* Cavum ou rhino-pharynx
* L'otalgie peut révéler un cancer du cavum au
même titre qu'une otite séreuse unilatérale chez
...
5* Articulation temporo-mandibulaire
* Les troubles de l'articulé dentaire peuvent être
responsables de douleurs irradiant...
A part
Névralgies essentielles
* Elles sont particulières du fait :
- du caractère de la douleur : intense,
fulgurante, en...
1* Névralgie du glosso-pharyngien (IX) :
- la douleur siège au niveau de la région
amygdalienne et de la base de la langue...
2* Névralgie du trijumeau (V) :
- la douleur irradie vers l'oreille lorsque la névralgie
intéresse la branche mandibulaire...
3* La névralgie du pneumogastrique peut donner
des douleurs de la région auriculaire (rameau
auriculaire du vague).
Algies...
VI Conclusion
Il faut insister sur le fait que toute otalgie de
l'adulte sans cause otologique doit faire rechercher
un ca...
Références :-L’ O.R.L pour le
praticien
-La revue du praticien
-Impact Internat
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furoncle
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Otalgie

  1. 1. OTALGIE
  2. 2. I – Définition-Généralités : L’otalgie est un symptôme se définissant comme étant « une douleur ressentie au niveau de l’oreille ». Elle constitue un motif fréquent de consultation on O.R.L. Cependant, son origine peut être -réellement auriculaire (Oreille externe, OM)  « otodynie » -ou alors douleurs réflexes et rapportées relevant de causes très diverses extra-auriculaires qu’il faut connaître  : « otalgie réflexe ». L'innervation sensitive de l'oreille externe et de l'oreille moyenne dépend des V, VII, IX et X paires crâniennes et des plexus sympathique et cervical superficiel. Ces connexions nerveuses expliquent qu'une otalgie puisse être symptomatique de la pathologie d'un organe siégeant à distance de l'oreille, en particulier : - l’hypopharynx ; - la cavité buccale et les dents ; - l'articulation temporo-mandibulaire. * Il est donc essentiel, devant une otalgie sans cause otologique évidente, de s'attacher à rechercher une lésion à distance. Chez l'adulte il faut avoir la hantise du cancer pharyngo-laryngé, car l'otalgie y est un signe fréquent, parfois révélateur.
  3. 3. II Rappel anatomique : L’innervation sensitive de l’oreille moyenne et externe dépend des V, VII,IX et X paires crâniennes et des plexus sympathique et cervical superficiel  ---- Innervation du pavillon et du CAE: -La partie antérieure de la conque et du CAE, la partie supérieure du tympan sont innervés par l’auriculo-temporal (branche du V). - Le reste de la conque et du CAE est innervé par le rameau sensitif du CAE (branche du VII) composé en réalité de 2 sortes de fibres : -les unes appartenant au VII bis (Int de Wrisberg) : Zone de Ramsay- Hunt -les autres appartenant au X innervant la partie profonde du CAE et le tympan. -Le plexus cervical superficiel par sa branche auriculaire : la plus grande partie de l’hélix + antitragus + tout le lobule + la face interne du pavillon. ----Innervation de l’oreille moyenne : -Caisse : l’innervation sensitive est assurée par le nerf tympanique -TA :Plexus pharyngien provenant de branches du IX, X et du sympathique Branche pharyngienne du gg ptérygo-palatin Rameaux du nerf tenseur du voile (une branche du V) Branche du tympanique provenant du IX pour le protympanum.
  4. 4. III – Diagnostic positif : A) L’interrogatoire : Il doit préciser : -La date d’apparition de l’otalgie, son contexte (post-traumatique ou non) -Son caractère : uni ou bilatérale -Son rythme et sa durée (continu, en éclair ou en chapelet) -Les éléments déclenchant de la douleur :-Traction sur le pavillon -Pression sur le tragus -Mastication –Déglutition -Les signes accompagnateurs : otorragie, otorrhée, surdité, vertiges, prurit, éruption au niveau de la conque, craquements lors de la mastication, dysphagie, dysphonie, rougeur de la face ou de l’œil, rhinorrhée, glossodynie, obstruction nasale, douleur à l’ouverture de la bouche ou dentaire, cervicale. - signes généraux :Fièvre, amaigrissement, asthénie. -Les antécédents chirurgicaux locaux ou régionaux. -Age ; -Terrain :Diabète, intoxication alcoolo-tabagique.
  5. 5. B) Examen physique : l’examen physique doit suivre l’ordre suivant : B-1) : Examen otologique : -----Pavillon, CAE, tympan : inspection, vérifier si ces manœuvres n’influencent pas la douleur (à noter les difficultés d’interprétation chez l’enfant). Parfois un examen sous microscope s’impose : aspiration de débris, examen plus attentif du CAE et du tympan. -----Simultanément, un bilan auditif rapide (au diapason) recherchant une éventuelle surdité associée à l’otalgie. B-2) Examen O.R.L complet : -Région péri auriculaire : Parotide, ATM, région parotidienne et sous digastrique. Enfin et surtout si l’examen otologique est normal : -Cavité buccale : Dent, gencives, langue et plancher buccal. -Oropharynx : avec inspection et palpation des amygdales palatines -Larynx et hypopharynx à l’aide d’une laryngoscopie indirecte au miroir inspectant particulièrement les sinus piriformes et la base de la langue -Cavum au miroir ou à l’optique -Palpation des aires ganglionnaires. Un examen des paires crâniennes : minutieux incluant : -Troubles de la sensibilité du goût au niveau des 2/3 ant de la langue (VII Bis) -Disparition de l’amer en arr du V lingual (IX) -PFP débutante.
  6. 6. C) Examens complémentaires : Orientés par la clinique car nombreux : C-1) Biologie : -NFS :Hyperleucocytose en cas d’infection bactérienne de l’oreille ext ou moy -Prélèvements bactériens dans la mesure du possible. -Glycémie à jeun (diabète) :furoncle récidivant du CAE. -Isolement du virus : *Paramyxovirus (oreillon) dans la salive, le LCR, urines en cas de parotidite ourlienne. *Virus VZV d’une vésicule en cas de zona du conduit auditif externe. *Amylasémie-amylasurie (parotidite ourlienne) la lipasémie aussi. *serologie Ac IgM: Deux prélèvements à 15 j d’intervalle l’EBV (ex :Kc du cavum) et les oreillons.
  7. 7. C-2) « Imagerie : -Incidence de Schuller : peu spécifique, en cas de mastoidite, sauf en cas d’image lacunaire avec flou des cellules et destruction des parois inter-cellulaires. -Clichés centrés sur l’apophyse styloïde en cas de sd le la styloïde longue. -TLT + Scintigraphie osseuse (kc du cavum) de même que l’échographie abdominale. -Panoramique dentaire -Rx centrées sur les ATM (2 clichés comparatifs) -TDM : Surtout si pathologie tumorale (Kc du cavum ou du larynx) : interet dc, bilan d’extension… C-3) Explorations fonctionnelles : -ATL :si hypoacousie associée ( ex otite aigue barotraumatique…) -Impédancemetrie :tympanogramme pour le Dc des épanchements rétrotympaniques (OSM, Kc du cavum)…
  8. 8. C-4) Explorations instrumentales -Nasofibroscopie (ex : Kc du Cavum…) -Fibroscopie naso-pharyngo-laryngée :(ex :Dc des Kc des VADS). -LDS -Arthroscopie des ATM : But Dc et Tc C-5) Etude anatomo-pathologique des biopsies :pour les éventuelles pathologies tumorales Kc du cavum, larynx, OM.
  9. 9. IV Dc différentiel : 1- La maladie de Horton : Atteint surtout le sujet âgé ( 55ans) :débute par un sd grippal ou infectieux avec température et arthralgies, et apparition d’algies temporales à types de paresthésies, de picotement et de brûlures. Sur un fond douloureux permanent, se greffent des paroxysmes atroces empêchant le sommeil .Il existe une induration non battante de l’artère temporale, la VS est très augmentée, le dc est confirmée par la biopsie artérielle qui montre une panartérite granulomateuse à cellules géantes. Le traitement repose sur la corticothérapie en urgence.
  10. 10. 2-Arthrose cervicale haute ou dislocation cervicale post- traumatique. 3-Sd de l’artère temporale superficielle : avec douleurs centrées sur le trajet de l’artère temporale qui diminue lorsque l’on comprime la carotide ou lorsque le sujet se couche. L’artère est turgescente pdt les crises les douleurs disparaissent aussi par l’infiltration ou la résection de l’artère temporale superficielle. 4-Sd du nerf auriculo- temporal de Frey : Bouffées vasomotrices avec hypersudation de la région pré auriculaire parotidienne survenant après une parotidectomie ou lors des repas. 5-Otalgies par contraction prolongée des muscles du cou : conducteur de machines, dactylographes. 6-Equivalents migraineux au niveau de la région péri auriculaire
  11. 11. V Diagnostic étiologique : A Otodynies : A-1-Oreille externe : 1* la plaie du pavillon de l’oreille : - plus ou moins souillée, avec ou sans perte de substance ; - la désinfection et la réparation doivent être soigneuses . - la surveillance du pansement est importante, guettant une complication (hématome, infection) souvent annoncée par l'otalgie .
  12. 12. 2 * l'othématome : - c'est un épanchement sanguin entre le cartilage et le périchondre, développé, le plus souvent à la face externe du scapha sous forme d'une tuméfaction rouge violacé sous-cutanée ; - l'évolution spontanée aboutit assez souvent à l'organisation fibreuse de l'hématome avec destruction cartilagineuse partielle inesthétique . - l'hématome peut se surinfecter provoquant une chondrite qui deviendra dans ce cas extremement douloureux surtout la nuit. - le traitement consiste à vider l'épanchement complètement et à appliquer un pansement moulant et compressif pour éviter les récidives, antibiothérapie de couverture (antistaphylococcique de préférence) .
  13. 13. 3* la périchondrite : - c'est une atteinte infectieuse du cartilage de l'oreille ; elle succède presque toujours à un traumatisme accidentel ou chirurgical . - le pavillon est épaissi, tuméfié, très douloureux avec disparition des contours du cartilage . - la fièvre plus ou moins marquée manque rarement . - le risque évolutif est la fonte cartilagineuse de l'oreille ; - le traitement consiste en une antibiothérapie adaptée par voie parentérale, associée à la résection chirurgicale des foyers de nécrose .
  14. 14. 4* le nodule douloureux du pavillon : - il se voit surtout après 50 ans . - c'est un petit nodule gris rosé du bord libre de l'hélix ; - le traitement est chirurgical . 5 * le cancer du pavillon : - il s'agit d'un épithélioma, plus souvent spinocellulaire que basocellulaire . - l'apparition de douleurs signe l'atteinte cartilagineuse ; - la présence d'une adénopathie assombrit le pronostic - le traitement est radio-chirurgical
  15. 15. 6* - la surinfection d'une fistule congénitale préhélicéenne ; 7* - les kystes sébacés surinfectés sous le lobule ; 8* - l'eczéma impétiginisé qui sourd du méat. 9* Bouchon de cérumen 10* corps étranger 11* De vives douleurs peuvent évoquer le rare bouchon épidermique du conduit auditif externe macéré ou surinfecté.
  16. 16. 12* Otite externe diffuse * C'est une dermo-épidermite aiguë : - la traction du pavillon est douloureuse . - la peau du conduit est très inflammatoire, œdématiée, rendant l'otoscopie difficile et douloureuse (tympan peu ou non visible). * Le conduit est rétréci et encombré par une sérosité plus ou moins suspecte. * Il peut exister de la fièvre et une adénopathie souvent prétragienne. * L'extension peut se faire dans la région rétro- auriculaire comblant le sillon avec accentuation des plis physiologiques dans cette région (élément de diagnostic différentiel important avec la mastoïdite extériorisée qui fait disparaître ces mêmes plis
  17. 17. * Les causes favorisantes sont : - la présence d'une otorrhée purulente chronique - les lésions traumatiques répétées (coton-tige) - l'humidité et la stagnation d'eau dans le conduit (nageur) - l'eczéma chronique. * Le traitement : - est essentiellement local : après nettoyage du conduit, instillations de gouttes auriculaires 3 à 4 fois par jour. Il est bon de disposer d'un "Pope Oto-wick" : petit tampon de matière synthétique aéré,à introduire dans le CAE pour optimiser l’absorption et la diffusion des gouttes. Les différentes présentations d'antibiotiques locaux (associations antibiotique-corticoïde) sont à utiliser - en cas de résistance au traitement, un prélèvement bactériologique est indispensable ; il faudra penser à la possibilité d'une mycose. Lorsque les signes inflammatoires auront disparu, il faudra s'assurer de l'intégrité du tympan.
  18. 18. 13*Otite externe maligne A vrai dire, il s'agit d'une ostéite nécrosante du tympanal susceptible de s'étendre à la mastoïde et aux méninges, avec participation du bacille pyocyanique . - elle se rencontre aux deux extrémités de la vie : nourrissons en état de souffrance physiologique ou vieillards de préférence diabétiques, sujets immunodéprimés . - l'otalgie est intense, la paralysie faciale est fréquente et volontiers précoce . - le pronostic peut être fatal (20 à 50%) et une lourde antibiothérapie s'impose sous hospitalisation pour préparer un geste chirurgical important.
  19. 19. 14*Furoncle du conduit Il se situe dans le tiers externe du conduit. * Il cause une otalgie très vive qui disparaît quand le bourbillon est éliminé. * Le diagnostic : - n'est pas toujours facile au début et l'on peut s'aider de la palpation au porte-coton qui retrouve un point douloureux exquis . - à un stade plus avancé, il existe une tuméfaction rouge à pointe blanche. * Rarement l'évolution peut se faire vers une staphylococcie maligne de la face. * Le traitement est local et général (anti -staphylococcique). * Il est classique de rechercher un diabète, en cas de récidive.
  20. 20. 15*Zona auriculaire * L'otalgie est violente à type de cuisson. * Il existe une éruption érythémato- vésiculeuse dans la zone de Ramsay-Hunt (conque et conduit auditif externe). * Elle peut précéder ou accompagner une paralysie faciale et parfois une atteinte labyrinthique (zona otitique complet). *la phase pré eruptive peut porter a confusion ; l’isolation du virus sur une vesicule pssible. * trt:antiseptiques;antalgiques;acyclovir.
  21. 21. 16*Otite externe phlycténulaire (ou myringite virale ou otite grippale) : * elle survient habituellement dans un contexte grippal ; - l'otalgie est aiguë et violente . - après plusieurs heures apparaît spontanément un écoulement séro-hématique qui ne soulage pas la douleur ; * à l'examen, on constate la présence d'une ou de plusieurs bulles hémorragiques à la face externe du tympan (myringite) qui débordent parfois sur les parois du conduit. Il peut s'y associer un épanchement dans la caisse . * le traitement consiste à prescrire des antalgiques, des gouttes auriculaires (antibiotiques et corticoïdes). L'antibiothérapie par voie générale permet d'éviter l'évolution vers une otite moyenne suppurée. On peut percer les phlyctènes pour soulager le patient, mais la paracentèse est contre-indiquée.
  22. 22. 17*Piqûre d'insecte * L'otalgie souvent violente s'accompagne d'acouphènes. * A l'otoscopie le conduit est inflammatoire ; parfois l'insecte piqueur est encore présent. (Il est souhaitable de placer un petit coton imbibé d'éther à l'entrée du conduit avant de procéder à son ablation.) * Un traitement local anti-inflammatoire, avec ou sans antibiotique, suffit. 18* Tumeur maligne du CAE ;tumeur glandulaire, céruminome.
  23. 23. A-1-Oreille moyenne : 1*Otite aiguë purulente * Plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte, soit elle est isolée, soit elle constitue un épisode de surinfection d'une otite séreuse préexistante. Elle vient généralement compliquer une infection rhino-pharyngée. * L'otodynie est souvent révélatrice. * L'otoscopie fait le diagnostic : - au stade de début, otite congestive ; le tympan est rosé avec disparition du triangle lumineux. Les reliefs tympaniques sont conservés - au stade d'otite collectée, la douleur est au premier plan, continue, pulsatile. La fièvre manque rarement. Le tympan apparaît bombé, rouge sombre. Le bombement est soit localisé à la partie postérieure, soit global, effaçant les reliefs ; - au stade d'otite suppurée à tympan ouvert, soit par paracentèse, soit par perforation spontanée, la douleur disparaît avec la survenue de l'otorrhée.
  24. 24. 2*Mastoïdite aiguë Complication de l'otite aiguë, elle est moins fréquente actuellement. Elle survient essentiellement chez le nourrisson et le jeune enfant au décours d'une otite purulente. * La douleur, l'altération de l'état général et l'aspect otoscopique permettent le diagnostic : - il existe classiquement une petite perforation située au sommet d'une voussure "en pis de vache" à la partie postérieure du tympan . - l'association à la chute de la paroi postéro-supérieure du conduit est un signe très caractéristique de mastoïdite aiguë. * Chez le nourrisson, la mastoïdite est toujours bilatérale. * Les signes cliniques ne sont pas toujours aussi francs et le diagnostic est actuellement souvent difficile. Il faut y penser devant toute otite aiguë qui traîne malgré un traitement bien conduit et savoir hospitaliser l'enfant pour surveiller sa courbe de poids, sa température et ses tympans après suppression de tout traitement antibiotique.-
  25. 25. 3*Otite aiguë barotraumatique Elle est liée à un dysfonctionnement de la trompe auditive ; le contexte de survenue est évocateur : plongée sous-marine ou vol en avion, lors de la descente. * L'otodynie est le signe majeur, allant de la simple gêne à la douleur syncopale : - elle s'accompagne d'une surdité avec sensation d'oreille bouchée ; - les acouphènes sont fréquents . - l'autophonie, la sensation de liquide dans l'oreille et l'hypoacousie variant selon les positions de la tête évoquent la présence d'un épanchement dans la caisse. * La présence d'une otorragie signe la rupture du tympan (rare). * L'existence de vertiges traduit l'atteinte de l'oreille interne.
  26. 26. * A l'otoscopie, selon la sévérité du barotraumatisme, on décrit cinq stades, allant de la simple hyperhémie le long du manche du marteau jusqu'à la rupture tympanique, en passant par la myringite associée à un épanchement séreux ou séro-hématique de la caisse. * L'impédancemétrie confirme le dysfonctionnement tubaire. * L'audiogramme retrouve une surdité de transmission de 20 à 30 dB prédominant sur les frequences graves, rarement une surdité mixte. * La thérapeutique comporte : - l'arrêt momentané des vols ou de la plongée ; - la prescription d'un anti-inflammatoire par voie générale, associé à un antibiotique en cas d'épanchement ; vasoconstricteurs par voie nasale encas d'inflammation rhino-pharyngée . - en cas de persistance d'un épanchement une paracentèse peut être indiquée ; - en cas de récidive de l'épanchement la pose d'un aérateur transtympanique peut s'avérer nécessaire.
  27. 27. 4*Otite moyenne chronique * L'otite chronique n'est habituellement pas douloureuse. * La survenue d'une otalgie doit faire rechercher une complication infectieuse ou veineuse : - Thrombophlébite du sinus latéral :Douleur rétro- auriculaire, mastoïdienne. -Thrombophlébite du sinus pétreux : évoqué devant l’association otalgie + névralgie du V - Périostite du rocher( en particulier sur une oreille opérée) :doit être suspectée devant un écoulement tenace et fétide , des douleurs temporo-parietales, faciales, frontales, oculaires, voire une paralysie du VI (Sd de Gradnigo) - Méningite, abcès du cerveau d’origine otitique ( céphalées au devant de la scène) Le plus souvent il s'agit d'une poussée de réchauffement avec apparition d'une otorrhée purulente. *Otite choléstéatomateuse *otite+ostéite.
  28. 28. *5 Cancer de l'oreille moyenne * Rare et de pronostic redoutable, il survient volontiers sur une otite chronique. * L'apparition d'une otalgie, souvent intense, la modification de l'otorrhée qui devient sanglante sont hautement suspectes. * L'otoscopie révèle, au fond du conduit, la présence de bourgeons, de polypes ou de granulations, saignant au contact. L'examen histologique affirme le diagnostic. Il s'agit, le plus souvent, d'un épithélioma malpighien. *bilan d’xtension: TDM ; IRM. * Le traitement est radiochirurgical.
  29. 29. 6* Otalgie par instillations de gouttes auriculaires : Correspond souvent à une perforation tympanique, la douleur est causée par l’intolérance à l’excipient. *7 Tumeurs bénignes de l’oreille moyenne : Schwanome du VII, tumeur glomique.
  30. 30. B - OTALGIES REFLEXES L'otoscopie est normale, L'examen ORL recherche une cause extra auriculaire qui peut siéger à plusieurs niveaux. 1 Cavité buccale * Les dents : - une carie profonde une péricoronarite, de la dent de sagesse notamment ou une dent de sagesse incluse ;et qui peuvent s'accompagner d'une otalgie homolatérale. * La langue mobile : - le cancer de la langue est souvent responsable d'une otalgie intense, parfois révélatrice ; - l'inspection et la palpation recherchent une ulcération à fond induré ; la localisation marginale est la plus fréquente. * Les glandes salivaires : - les parotidites aiguës (ourliennes ou non) s'accompagnent d'une otalgie - l'inspection et la palpation de la région parotidienne et de l'orifice du canal de Sténon permettent facilement de retrouver la cause de l'otalgie
  31. 31. 2 Oropharynx *Toute la pathologie de la région amygdalienne peut donner une otalgie (IX) : - amygdalite, angine, pharyngite aiguë, suites immédiates de l'amygdalectomie donnent souvent une otalgie bilatérale et une odynophagie, majorées par la déglutition ; - les phlegmons périamygdaliens ; - le cancer de l'amygdale ou du sillon amygdalo-glosse. * L'otalgie est un signe précoce. L'examen doit être méticuleux, en déplissant bien le sillon amygdalo-glosse et en refoulant le pilier antérieur. Il ne faut pas omettre la palpation au doigt et à l'aide d'un porte-coton * La base de la langue : le cancer de la base de la langue et/ou de la vallécule peut se révéler par une otalgie. L'examen au miroir est indispensable, couplé à la palpation.
  32. 32. * Les cancers du voile du palais. * A part, citons les stylalgies (syndrome de la styloïde longue) : - il s'agit d'une douleur située dans la région amygdalienne, irradiant vers l'oreille . - on peut reproduire la douleur lors de la rotation- extension forcée de la tête du côté opposé à la douleur . - la palpation endobuccale de la styloïde longue, derrière l'amygdale, est douloureuse ; - un cliché centré sur l'apophyse styloïde confirme ce diagnostic rare . - un traitement anti-inflammatoire sera prescrit. En cas d'échec, abord direct endobuccal et résection de la styloïde .
  33. 33. 3* Larynx et hypopharynx La laryngoscopie indirecte doit être systématique dans le bilan étiologique de toute otalgie réflexe recherchant un cancer du sinus piriforme ou du larynx. 3-1 Cancer du sinus piriforme : * On examine tout particulièrement le fond, l'angle antérieur et la face externe des sinus. * La lésion bourgeonnante, ulcérée ou infiltrante n'est pas toujours évidente à l'examen. Il faut accorder une grande importance à : - l'asymétrie d'un des deux sinus - la stase salivaire dans un sinus - la présence d'un bourrelet d'œdème - la diminution de la mobilité d'un hémilarynx. • La pharyngo-laryngoscopie directe en suspension, sous anesthésie générale, permet de mieux apprécier l'étendue de la lésion et de faire des prélèvements biopsiques dirigés. 3-2 Cancer du larynx : * L'otalgie est tardive. * Cancer de la margelle ou cancer envahissant tout le larynx. *LDS :extension locale et biopsie
  34. 34. 4* Cavum ou rhino-pharynx * L'otalgie peut révéler un cancer du cavum au même titre qu'une otite séreuse unilatérale chez l'adulte d’une adp cervicale ou un sd d’obstruction nasale unilaterale - la rhinoscopie postérieure (ou la fibroscopie naso-pharyngée) est systématique l’Algérie est considérée comme pays à risque intermédiaire de Kc du cavum avec 8 à 12 cas pour 100 000 habitants * L'otalgie réflexe est fréquente dans les suites immédiates de l'adénoïdectomie, surtout chez l'adulte. Dans les suites d'une adénoïdectomie isolée, se méfier de la possibilité d'une otite véritable.
  35. 35. 5* Articulation temporo-mandibulaire * Les troubles de l'articulé dentaire peuvent être responsables de douleurs irradiant vers l'oreille. La douleur siège en avant de l'oreille et augmente à la mastication. - Elle s'accompagne de craquements et parfois d'un trismus. - Il faut palper les articulations temporo-mandibulaires (ATM), étudier l'articulé dentaire et demander des clichés comparatifs des ATM. Citons le développement récent de l'arthroscopie de l'ATM à but diagnostique et thérapeutique. * le classique syndrome de Costen qui associe otalgie, vertiges, acouphènes, céphalées, hypoacousie, des sensations d’oreille bouchée, des brûlures de la langue et du pharynx déclenchées par le froid et la mastication.... et qui serait lié à un dysfonctionnement de l'ATM. 6* Les parotidites sont de diagnostic évident avec tuméfaction parotidienne sensible à la palpation. 7* Une atteinte cervicale par adénopathie inflammatoire de la région sous-digastrique entraîne souvent une otalgie.
  36. 36. A part Névralgies essentielles * Elles sont particulières du fait : - du caractère de la douleur : intense, fulgurante, en éclair, durant moins d'une minute, à début et à fin brusques, suivie d'une période réfractaire ; - de l'existence d'une zone gâchette ; - de la négativité de l'examen neurologique.
  37. 37. 1* Névralgie du glosso-pharyngien (IX) : - la douleur siège au niveau de la région amygdalienne et de la base de la langue, et irradie vers l'oreille - la zone gâchette est retrouvée dans la région amygdalo-glosse. La mastication, la déglutition, la phonation peuvent déclencher la douleur - la fréquence des crises est variable ; - la carbamazépine (Tégrétol*) est souvent efficace.
  38. 38. 2* Névralgie du trijumeau (V) : - la douleur irradie vers l'oreille lorsque la névralgie intéresse la branche mandibulaire du V (nerf auriculo temporal) ; - on décrit une phase motrice contemporaine de la douleur, inconstamment suivie d'une phase vasomotrice à la fin de la crise - la zone gâchette est située dans le territoire de la douleur. La mimique, la parole peuvent déclencher la douleur - elle atteint, le plus souvent, la femme de plus de 50 ans - le Tégrétol* est souvent efficace au début. Parfois le recours à la thermo coagulation du ganglion de Gasser est nécessaire.
  39. 39. 3* La névralgie du pneumogastrique peut donner des douleurs de la région auriculaire (rameau auriculaire du vague). Algies neuro-vasculaires de la face: Elles peuvent intéresser la région auriculaire : * il s'agit de douleurs violentes, pulsatiles, survenant par accès de quelques minutes à 1 heure, plusieurs fois par jour et pendant plusieurs jours * la crise douloureuse s'accompagne volontiers de phénomènes vasosécrétoires (rhinorrhée, larmoiement...) ; * il n'y a pas de zone gâchette ; * elles atteignent, le plus souvent, l'homme. Les crises commencent vers l'âge de 30 ans * le traitement est comparable à celui de la migraine (dihydroergotamine, antisérotonine, voire bêta-bloquants).
  40. 40. VI Conclusion Il faut insister sur le fait que toute otalgie de l'adulte sans cause otologique doit faire rechercher un cancer débutant, en particulier de l'amygdale, du sinus piriforme, de la langue ou du cavum. Cela impose un examen ORL soigneux et complet.
  41. 41. Références :-L’ O.R.L pour le praticien -La revue du praticien -Impact Internat MERCI
  42. 42. Péri chondritePéri chondrite
  43. 43. furoncle

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