TUBERCULOSE AURICULAIRE
I -DEFINTION GENERALITES
C’est la localisation du BK à l’oreille
Il s’agit presque tjrs de l’OM
l’atteinte de l’OE est trè...
-II -EPIDE MIOLOGIE
La tbc de l’oreille reste une maladie relativement rare mais son incidence augmente
depuis une dizain...
III- PHYSIOPATHOLOGIE
 Les voies de contamination sont nombreuses et d’importance diverse mais la contamination hématogèn...
IV- ANATOMOPATHOLOGIE
La muqueuse est souvent la première atteinte, l’infection se transmettant
secondairement à l’os
Les ...
VI- ETUDE CLINIQUE
TDD: otite moyenne chronique tuberculeuse
Signes d’appel
L’otorrhée chronique : reste le symptôme le pl...
L’examen clinique
L’aspect otoscopique est lui aussi très trompeur, pouvant mimer une OMC perforée
banale mais souvent évo...
LES FORMES CLINIQUES
1. tbc.aur avec paralysie faciale
Elle est décrite dans 15 à 30 %des cas avec une susceptibilité part...
2. Mastoïdite Tuberculeuse
Les mastoïdites tuberculeuses sont volontiers insidieuses . Elles se manifestent
cliniquement p...
3. Tbc.aur et d’autres foyers
La coexistence d’une tbc.aur et d’une tbc pulmonaire le + svt, reste fqte mais non
systémat...
V- DIAGNOSTIC POSITIF
 La présentation clinique étant très variable,
 Le dg est difficile. Même dans les pays développés...
Bactériologie
La difficulté du dg bactériologique repose sur le fait que la mise en évidence des
BK à l’ex microscopique ...
•Anatomopathologie
 L’histologie reste actuellement le moyen le plus fiable pour faire la preuve de la
maladie . L’étude ...
VI- Evolution et Complications
 S/TRT adapté, l’otorrhée se tarit en 2 mois en moyenne et une fermeture « spontanée » de ...
VII- Traitement
But : éradiquer le BK et d’éviter les complications
Moyens et indications
•Traitement médical
Le trt de la...
Traitement chirurgical
La chirurgie peut être indiquée pour une exploration d’oreille à visée dg ou pour
réaliser des pré...
VIII- Conclusion
La tbc.aur reste une maladie relativement rare ,
la présentation clinique étant très variable ,une
attitu...
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Tuberculose auriculaire

  1. 1. TUBERCULOSE AURICULAIRE
  2. 2. I -DEFINTION GENERALITES C’est la localisation du BK à l’oreille Il s’agit presque tjrs de l’OM l’atteinte de l’OE est très rare l’atteinte de l’OI n’est jamais isolée s’observe au cours de l’otite moyenne Affection rare dont la fréquence et la gravité ont diminué de nos jours grâce aux mesures de prophylaxie, et aux médications spécifiques La Tb.Aur pose esslt des problèmes de dc et de prise en charge IIaire des séquelles auditives et/ou faciales qu’elle peut engendrer alors que sa prise en charge thérapeutique est maintenant bien codifiée, malgré l’apparition depuis qlqs années de souches chimiorésistantes.
  3. 3. -II -EPIDE MIOLOGIE La tbc de l’oreille reste une maladie relativement rare mais son incidence augmente depuis une dizaine d’années, surtout dans les populations , âgées, malnutries, défavorisées ou porteuses du virus VIH Incidence faible, inférieure à 0,1 % parmi les OMC. Il reste variable selon les pays et dépend étroitement des conditions socioéconomiques locales et des efforts réalisés dans la prévention et le trt
  4. 4. III- PHYSIOPATHOLOGIE  Les voies de contamination sont nombreuses et d’importance diverse mais la contamination hématogène semble prépondérante à partir d’un foyer tbc à distance  L’atteinte auriculaire peut également se faire par le biais de la trompe d’Eustache, par contamination au niveau du nasopharynx et propagation par voie tubaire. Ce mode de transmission était fréquent chez l’enfant en début de siècle par reflux de BK à partir de lait non pasteurisé sur des trompes d’Eustache larges et courtes  La contamination directe par le CAE reste possible mais rare sur une OM normale, pouvant se concevoir, notamment à travers une perforation tympanique préexistante  La tbc.aur congénitale résulte d’une contamination foetale in utero,  soit par voie hématogène transplacentaire,  soit par inhalation ou aspiration de liquide amniotique infecté à l’accouchement ou lors du passage de la filière en cas de tuberculose génitale maternelle,
  5. 5. IV- ANATOMOPATHOLOGIE La muqueuse est souvent la première atteinte, l’infection se transmettant secondairement à l’os Les lésions muqueuses : il existe des tubercules blancs jaunâtres constitués par plusieurs follicules typiques centrés par une cellule géante et des cellules épithéliales, les follicules peuvent siéger sur la muqueuse de la caisse ,sur le tympan ,dans les cellules mastoïdiennes ,ils subissent la transformation caséeuse et s’ulcèrent et forment des perforations multiples an niveau du tympan et des véritables cavernes à l’intérieur de l’os Les lésions osseuses :simple réaction de condensation ,ou nécrosantes par oblitération vasculaire réalisant des séquestres volumineux
  6. 6. VI- ETUDE CLINIQUE TDD: otite moyenne chronique tuberculeuse Signes d’appel L’otorrhée chronique : reste le symptôme le plus constant, parfois incoercible et d’abondance très variable. Les douleurs :l’otorrhée est classiquement indolore, mais les douleurs restent relativement fréquentes dans la littérature, à type d’otalgies sourdes et lancinantes, surtout quand il existe une atteinte mastoïdienne L’hypoacousie :est d’importance très variable, de la surdité de transmission modérée à la cophose, mais souvent plus importante que ne le laisserait supposer l’aspect otoscopique Selon le stade évolutif de la maladie, on peut retrouver une surdité de transmission ou de perception, ou assez souvent une surdité mixte Des acouphènes et des vertiges peuvent être également notés.
  7. 7. L’examen clinique L’aspect otoscopique est lui aussi très trompeur, pouvant mimer une OMC perforée banale mais souvent évolutive. Les perforations tympaniques multiples en « pomme d’arrosoir » qui restent classiques, sont rares (5 %des cas au maximum) même au stade initial de la maladie . Actuellement, l’aspect le plus souvent retrouvé est une perforation centrale, voire subtotale avec une muqueuse du promontoire polypoïde et un aspect rebelle d’oreille « humide » Fréquemment, des formations polypoïdes du CAE et/ou de la caisse du tympan peuvent être observées Parfois, un aspect de tympan épaissi et hyperhémié, sans perforation, peut être observé voire un banal aspect d’otite séreuse masquant un tissu de granulation rétrotympanique. une fistule postauriculaire, des adénopathies préauriculaires peuvent également être retrouvées
  8. 8. LES FORMES CLINIQUES 1. tbc.aur avec paralysie faciale Elle est décrite dans 15 à 30 %des cas avec une susceptibilité particulière chez l’enfant La tbc de l’oreille moyenne doit être le 1er dg à évoquer en présence d’une PF et d’une OMC non cholestéatomateuse , Ces paralysies sont classiquement de mauvais pronostic en raison du long délai dg, de la lenteur d’action de la thérapeutique et des difficultés dans le choix du trt . L’association de cette paralysie à un syndrome labyrinthique destructif doit immédiatement faire suspecter une tuberculose dans le cadre d’un syndrome labyrinthofacial.
  9. 9. 2. Mastoïdite Tuberculeuse Les mastoïdites tuberculeuses sont volontiers insidieuses . Elles se manifestent cliniquement par une otorrhée séreuse, ou purulente en cas de surinfection, qui évolue depuis plus de 1 an et qui tient en échec les cures d’antibiothérapie communes. La fièvre est absente. La région mastoïdienne est parfois tendue, mais modérément douloureuse. À l’otoscopie, le conduit est très fréquemment obstrué par des polypes et le tympan est épaissi avec une perforation centrale. L’association d’une ADP parotidienne avec une fistule rétroauriculaire est très évocatrice. La PF est un signe évocateur de l’origine tuberculeuse d’une mastoïdite, elle est plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte.
  10. 10. 3. Tbc.aur et d’autres foyers La coexistence d’une tbc.aur et d’une tbc pulmonaire le + svt, reste fqte mais non systématique.  Elle serait retrouvée dans 50 %des cas environ .  Cette tbc extra-auriculaire peut être découverte de façon concomitante ou secondairement.  Pfs, des antécédents de primo-infection tuberculeuse peuvent être notés quelques années auparavant.  D’autres localisations associées sont possibles mais plus rares ,comme au niveau pharyngé, osseux ou génito-urinaire.  Une tbc pulmonaire est hautement suggestive du dg chez un sujet présentant une otite chronique traînante.
  11. 11. V- DIAGNOSTIC POSITIF  La présentation clinique étant très variable,  Le dg est difficile. Même dans les pays développés  Bien souvent, il n’est évoqué et confirmé qu’en période per- ou postopératoire.  Différentes circonstances doivent absolument faire évoquer le dg comme une otite moyenne chronique récalcitrante ou labyrinthisée, une otorrhée intarissable, une PF, une ostéite nécrosante  La Clinique, l’audiométrie et le bilan radiologique restent peu spécifiques et insuffisants pour porter un dg formel • L’IDR est utile mais seulement évocatrice. • Une radiographie pulmonaire normale n’exclut pas le dg. • Seule l’analyse bactériologique et/ou anatomopathologique apporte la preuve dg nécessaire.
  12. 12. Bactériologie La difficulté du dg bactériologique repose sur le fait que la mise en évidence des BK à l’ex microscopique après coloration est rarement positive et les cultures sur milieu de Löwenstein-Jensen souvent négatives , nécessitant de plus un délai de 3 à 4 semaines.  L’examen direct du pus auriculaire n’est positif que dans un 1/3 des cas. La faible concentration de bacilles dans les tbcs extrapulmonaires, en général paucibacillaires, rend leur mise en évidence difficile.  La mise en culture est la méthode de référence nécessaire mais pose le problème du délai dg (3 à 6 semaines)  méthodes de détection radiométrique de culture en milieu liquide permettent actuellement une détection précoce avec une bonne fiabilité et de raccourcir ce délai à 1 ou 2 semaines.  Les nouvelles méthodes d’amplification génique comme la PCR restent une alternative intéressante en raison de leur rapidité dg et de leur fiabilité
  13. 13. •Anatomopathologie  L’histologie reste actuellement le moyen le plus fiable pour faire la preuve de la maladie . L’étude du tissu de granulation de la cavité tympanique ou mastoïdienne et/ou de polypes permet de retrouver au sein de la muqueuse des lésions de follicules tuberculeux typiques avec nécrose caséeuse, qui suffisent pour affirmer le dg.  L’absence de nécrose caséeuse rend ce dg plus hasardeux.  L’examen anapath reste la meilleure procédure dg et semble le plus fiable, même si lui aussi n’est pas toujours positif  La mise en évidence directe des bacilles et leur mise en culture peuvent également se faire à partir de prélèvements biopsiques
  14. 14. VI- Evolution et Complications  S/TRT adapté, l’otorrhée se tarit en 2 mois en moyenne et une fermeture « spontanée » de la membrane tympanique peut parfois s’observer .  La précocité du trt semble efficace sur le pronostic de récupération d’une PF semble avoir un effet plus imprévisible sur la surdité induite Complications En dehors de l’atteinte du VII, d’autres évolutions sont possibles, mais restent peu fréquentes et souvent liées à la durée d’évolution de la maladie.  syndrome labyrinthofacial :est très évocatrice de l’origine tuberculeuse et signe la propagation à l’oreille interne, ce qui assombrit lepronostic de récupération  pétrosite : L’extension dans le rocher peut conduire à une véritable ostéomyélite ou pétrosite tuberculeuse de la base du crâne.  L’ulcération carotidienne : sont exceptionnelles de nos jours.  Les complications endocrâniennes : et les méningites associées restent rares .  ADPs périauriculaires : voire cervicales n’est pas rare, et l’invasion des tissus mous avec risque de fistule postauriculaire reste assez classique
  15. 15. VII- Traitement But : éradiquer le BK et d’éviter les complications Moyens et indications •Traitement médical Le trt de la tbc.aur est essentiellement médical et ne diffère pas de la prise en charge classique d’un foyer tuberculeux. Le schéma appliqué est celui d’une tbc extra pulmonaire 2 mois RHZ /4 mois RH. R (10 mg/kg/j), H(4 à 5 mg/kg/j) Z (25 mg/kg/j)
  16. 16. Traitement chirurgical La chirurgie peut être indiquée pour une exploration d’oreille à visée dg ou pour réaliser des prélèvements biopsiques en cas de suspicion préopératoire Certaines cpcs comme la mastoïdite, un abcès sous-périosté, une fistule postauriculaire peuvent être justiciables d’emblée d’une prise en charge chirurgicale En cas de PF, une décompression chirurgicale peut être nécessaire en l’absence de signes cliniques et électromyographiques de récupération, Une chirurgie de « nécessité » est également possible en cas de zones d’ostéite nécrosante ou séquestrante  Chirurgie fonctionnelle, secondairement pour prendre en charge les séquelles de OM à distance de la fin du trt médical
  17. 17. VIII- Conclusion La tbc.aur reste une maladie relativement rare , la présentation clinique étant très variable ,une attitude suspicieuse doit être adoptée devant ce manque de spécificité .

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