Tumeurs de la loge parotidienne

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Tumeurs de la loge parotidienne

  1. 1. INTRODUCTION RAPPEL:anatomique embryologique histologique DIAGNOSTIC: positif différentiel étiologique TRAITEMENT CONCLUSION
  2. 2. INTRODUCTION  La parotide, glande la plus impt du système salivaire et aussi la plus féq atteinte par toutes les variétés tumorales, à tout age et quelque soit le sexe.  La loge parotidienne est une région où les Tm sont extrêmement polymorphes et trompeuses : Tm faussement rattachées à la parotide et Tm parotidiennes méconnues prenant naissance sur les prolongements de la glande.  Le DC est clinique, facilement posé dans les formes nodulaires et extensives la chirurgie de la région est une chirurgie délicate à cause de présence des éléments nerveux et vasculaires
  3. 3. Rappel Anatomique La loge parotidienne : La région parotidienne correspond cliniquement à une dépression  entre la branche montante de la mandibule en avant,  la mastoïde en arrière, le conduit auditif externe et l'articulation temporo-mandibulaire en haut,  la partie supérieure de la région sterno-cléido-mastoïdien en bas. Elle est limitée :  en dehors par la peau.  en dedans par l'oropharynx.
  4. 4. LE CONTENU DE LA LOGE PAROTIDIENNE : 1/ LA  GLANDE PAROTIDE  ET SES PROLONGEMENTS Sa forme est modelée par la loge, mais elle présente en outre de nombreux prolongements : en avant : l'un situé à la face externe du masséter, l'autre, le plus rare, faisant issue par la boutonnière rétrocondylienne. en arrière : en dehors du sternocléidomastoïdien, et entre les éléments du rideau stylien  en haut : en avant du conduit auditif externe. en bas : le long de la carotide externe. en dedans : le prolongement pharyngien
  5. 5. LES VAISSEAUX ET NERFS INTRAPAROTIDIENS LES NERFS : le nerf facial, émergeant du trou stylo-mastoïdien, va pénétrer dans la loge parotidienne, et se diviser dans la parotide en deux branches (temporo- faciale et cervico-faciale). Comme un "feuillet de livre", le facial va diviser artificiellement la glande en deux portions : superficielle et profonde. le nerf AT : branche du plexus cervical superficiel. Le plan veineux : situé en dedans du nerf facial, il est constitué de la veine jugulaire externe et de ses branches. Le plan artériel : plus profond que le plan veineux, il est représenté par l‘ACE et ses branches de terminaison (maxillaire interne, temporale superficielle). Les lymphatiques : ils sont nombreux au niveau de la loge parotidienne et se drainent vers la chaîne jugulaire interne et la chaîne spinale.
  6. 6. EMBROLOGIE L’ébauche de la parotide naît vers la 7eme semaine intra-utérine sous la forme d’un bourgeon de l’épithélium buccal qui se ramifie autour des premiers arcs branchiaux,plus précisément à la jonction du 1 er arc branchial et de son appendice
  7. 7. HISTOLOGIE C'est une glande lobulée faite d'acinis sécrétoires, des canaux excréteurs, de tissu de soutien. Les acinis sont composés de cellules séreuses, muqueuses, et myoépithéliales (contractiles). Les canaux représentent le système excrétoire, composés des canaux intercalaires, puis des canaux striés, et enfin des canaux excréteurs. Le tissu interstitiel se compose de tissu conjonctif avec quelques fibres élastiques, des filets nerveux, des vaisseaux lymphatiques, des plages lymphoïdes, et de quelques éléments plasmocytaires sécrétant des IgA.
  8. 8. DIAGNOSTIC positifINTERROGATOIRE  La date,mode d’apparition de la tuméfaction  Le mode d’évolution:brutal ou progressif,associé des signes inflammatoires,par poussées successives,de façon uni_ou bilatérale,rechercher des récidives  L’apparition de tuméfaction lors des repas  L’association à des signes généraux(fièvre,arthralgie,asthénie…)ou des signes locorégionaux(sécheresse oculaire,buccale,PF,douleur spontanée ou provoquée par l’alimentation)  Rechercher d’une pathologie générale (trouble endocrinien,cirrhose,TBC,sarcoïdose,VIH,intoxications diverses,trt en cours)  ANTCD chirurgicaux,radiothérapie  Profession,régime alimentaire
  9. 9. CLINIQUE INSPECTION ET PALPATION DE LA RÉGION PAROTIDIENNE: L’examen doit être bilatérale et comparative,il va préciser:  Les caractères de la tuméfaction:son étendue et ses limites,son siège,sa consistance(dure,ferme,molle,fluctuante ou rénitente),une douleur spontanée ou à la palpation,sa mobilité par rapport aux plans superficiels et profonds.  L’état de la peau:inflammatoire, ulcérée .la présence d’une cicatrice.  La palpation du canal de STENON à la face externe du masséter  Rechercher d’une douleur ou une hypertrophie localisée RECHERCHER D’UNE PARALYSIE F +++
  10. 10. EXAMEN DE LA RÉGION AURICULAIRE: Il viendra compléter l’examen de la région parotidienne et montrera généralement un soulèvement du lobule de l’oreille.  La présence d’ADP prétragiennes ou rétro auriculaires sera recherchée systématiquement.  Examen du conduit auditif externe : (tuméfaction,inflammation,fistule,bride myringienne évoquant une fistule de la première fente branchiale) et du pavillon de l’oreille(malformation)  la palpation de l’articulation temporo-mandibulaire
  11. 11. EXAMEN CERVICAL:  Rechercher des ADPs  Une tuméfaction des autres glandes salivaires  Une cicatrice cervicale. EXAMEN DE LA CAVITÉ BUCCALE +++:  Examen du canal de STÉNON:inflammation,présence d’un écoulement clair,purulent ou sanglant faisant issue lors la pression manuelle de la parotide.  Un bombement de la paroi latéro-pharyngée repoussant l’amygdale en bas et en dedans.  L’état dentaire et gingival.  Éxistance d’une sécheresse buccale Cet examen est difficile en cas du trismus  rechercher l’enceinté et les circonstance d’apparition
  12. 12. SIGNES CLINIQUES ÉVOQUANT LA MALIGNITÉ:  Présence d’une paralysie faciale.  Douleurs  Tumeur irrégulière,dure,fixée aux éléments de voisinage. Croissance rapide
  13. 13. EXAMENS PARACLINIQUES Le dgc des tuméfactions parotidiennes est le plus souvent évident cliniquement. les examens complémentaires seront utiles en cas de doute dgc,ou lors d’un bilon préopératoire pour tumeur parotidienne. ECHOGRAPHIE: va préciser :le nombre des lésions. leur caractère solide ou liquide. leur taille et leur localisation. Elle peut parfois montrer une lithiase de la glande. Elle sera habituellement effectuée comme premier examen complémentaire en cas de suspicion de tumeur parotidienne
  14. 14. SCANNER :  Il est utilisé en coupe axiales,une injection du produit de contraste sera habituellement effectuée afin de différencier les structures vasculaires intra- parotidienne et de noter une éventuelle prise de contraste tumorale.  Le scanner est d’ordinaire utilisé en cas de tumeur unilatérale,volumineuse,suspecte de malignité.  Il va permettre l’exploration du lobe profond de la parotide et de son prolongement parapharyngé,ce qui n’est pas réalisable avec l’échographie.  L’extension dans les tissus de voisinage et l’envahissement osseux seront détectés en cas de tumeur maligne
  15. 15. SIALOGRAPHIE: c’est l’opacification des canaux éxtréteurs et de la glande par voie rétrograde. Elle permet d’etudier le systeme canalaire et le parenchyme. Elle n’a actuellement plus d’indication dans les tumeurs unilatérales mais peut aider au diagnostic en cas de parotidite chronique,récidivante ou lithiasique. IRM Elle a l’avantage par rapport au TDM de mieux différencier les parties molles.
  16. 16. RADIOGRAPHIE : Elle permet essentiellement de visualiser un calcul radio-opaque(moins fréquent qu’une lithiase radio-claire dans la pathologie parotidienne) ou des calcifications orientant vers une origine tuberculeuse. Une radiographie pulmonaire permettra de visualiser des ADPs médiastinales,des lésions tuberculeuse.,des localisations secondaires de tumeurs malignes de la parotide SCINTIGRAPHIE Elle apprécie le fonctionnement glandulaire mais n’est que peu utilisé actuellement.(seuls le cystadénolymphome et l’oncocytome fixent le traceur toutes les autres tumeurs apparaissent « froides » ARTÉRIOGRAPHIE Elle sera réservée à l’exploration des tumeurs vasculaires ayant un prolongement parotidien(angiome) ou pour préciser l’anatomie de la carotide intra parotidienne en cas de tumeur localisé au lobe profond.
  17. 17. BILAN BIOLOGIQUE : NFS (hémopathie), Une sérologie VIH, Une IDR à la tuberculine. BIOPSIE : elle n'est actuellement plus réalisée du fait du risque de lésion du nerf facial, et d'essaimage d'une tumeur maligne. PONCTION À L'AIGUILLE FINE : Elle présente les mêmes inconvénients que la biopsie, bien qu'avec une fréquence moindre. Elle est actuellement utilisée pour le diagnostic et la surveillance des lésions lympho-épithéliales bénignes observées au cours du SIDA.
  18. 18. DGC DIFFERENTIEL  TUMÉFACTION PAROTIDIENNE NON TUMORALE: TUMÉFACTION UNILATÉRALE DANS UN CONTEXTE INFLAMMATOIRE TUMÉFACTION BILATÉRALE  TUMÉFACTION HORS LA LOGE PAROTIDIENNE
  19. 19. 1/ PAROTIDITE AIGUE SUPPURÉE : Elle survient habituellement chez les sujets fragilisés (opérés, déshydratés, immunodéprimés, diabétiques, alcooliques, agés). SIGNES CLINIQUES: Une altération sévère de l'état général Une fièvre élevée, Une tuméfaction de la loge parotidienne unilatérale, diffuse, recouverte d'une peau rouge et oedématiée. La douleur est importante, et la possibilité des zones fluctuantes (abcédation). L'examen endobuccal retrouve une inflammation du canal de Sténon avec issue de pus. Un prélèvement de celui-ci pour examen bactériologique est systématiquement effectué. Le traitement curatif fait appel à une antibiothérapie à forte dose +AINS+ bains de bouche. I/ TUMÉFACTIONS UNILATÉRALES DANS UN CONTEXTE INFLAMMATOIRE
  20. 20. 2/ PAROTIDITE LITHIASIQUE : C'est un accident de survenue brutale par blocage d'un calcul au niveau du canal de Sténon.  L'état général est peu altéré, les signes cliniques sont réduits à une tuméfaction douloureuse de la parotide.  La palpation recherche une induration le long du canal de Sténon sur la face externe du masséter. L'INTERROGATOIRE: recherche des coliques salivaires lors des repas traduisant des blocages passagers, ainsi que des antécédents. Le diagnostic positif peut être aidé par l'imagerie : LES RADIOGRAPHIES: simples peuvent montrer un calcul opaque. - en cas de calcul radiotransparent la sialographie est plus intéressante (lacune ou blocage sur le trajet du canal de Sténon). LE TRAITEMENT associe une antibiothérapie et des anti-inflammatoires, avec parfois l'extraction chirurgicale du calcul par voie endobuccale
  21. 21. 3/ PAROTIDITE PIERREUSE OU CALCINOSE : C'est une pathologie rare qui touche essentiellement la femme. Elle se manifeste par des poussées de parotidite uni- ou bilatérale, parfois à bascule. LE TRAITEMENT sera symptomatique lors des poussées (antibiotiques, anti-inflammatoires ), parfois chirurgical en cas de récidives nombreuses et invalidantes. L'examen de la pièce opératoire montrera des concrétions calcaires diffuses péri-acineuses, qui étaient le plus souvent non visibles à la sialographie.
  22. 22. 4/ PAROTIDITE RÉCURRENTE :  Elle survient essentiellement chez l'enfant âgé de 3 à 5 ans. Il s'agit des poussées de parotidite récidivantes, évoluant dans un contexte inflammatoire.  Ces poussées sont généralement unilatérales, parfois à bascule.  La régression de la symptomatologie est de règle à la puberté.  L'évolution caractéristique suffit habituellement au diagnostic, qui peut être aidé par la sialographie (image de "pommier en fleurs" typique).  Cette image se retrouve également dans les parotidites récidivantes de la jeune femme, dont l'évolution est possible vers un syndrome sec.  La guérison de ces poussées est généralement acquise avec un traitement antibiotique et anti-inflammatoire.
  23. 23. 5/ PAROTIDITE SPÉCIFIQUE : La majorité des cas observés actuellement est due à la tuberculose qui donne une tuméfaction parotidienne d'allure pseudo-tumorale.  L'échographie montre des opacités multi nodulaires.  L'évolution se fait spontanément vers la fistulisation.  Le diagnostic est aidé par la réalisation d'une IDR à la tuberculine.  Le traitement : association antibiotique antituberculeuse, mais une chirurgie peut être nécessaire en cas de persistance des lésions malgré un traitement médical bien conduit. La syphilis peut aussi donner une parotidite.
  24. 24. TUMÉFACTION BILATÉRALE A/CHEZ L'ENFANT ESSENTIELLEMENT : LA PAROTIDITE VIRALE :  la parotidite ourlienne : il s'agit le plus souvent d'un enfant présentant, dans un contexte infectieux, une tuméfaction douloureuse et inflammatoire parotidienne, de façon uni- puis bilatérale, recouverte d'une peau tendue, rouge, chaude et luisante, cette tuméfaction est douloureuse spontanément ou à la palpation. - l'examen endobuccal retrouve un orifice de Sténon inflammatoire .On note également une augmentation du volume des glandes sous-maxillaires et sublinguales, et fréquemment la présence d'adénopathies prétragiennes et sous-maxillaires.  le diagnostic positif repose sur la clinique, la notion de contage (incubation de 21 jours), la NFS(leucopénie), les tests sérologiques. D'autres virus :Coxsackie, Myxovirus, Cytomégalovirus et MNI. Le traitement est symptomatique : AINS, antibiothérapie, repos.
  25. 25. B/CHEZ L'ADULTE : 1/MALADIES Du SYSTÈME : Syndrome de Herrfordt : il associe une tuméfaction parotidienne bilatérale et chronique, une paralysie faciale périphérique ainsi qu'une uvéite bilatérale. Ce syndrome est spécifique de la sarcoïdose. Syndrome de Mikulicz : - il est caractérisé par une tuméfaction bilatérale progressive des glandes salivaires, en particulier parotidiennes et des glandes lacrymales, sans signe fonctionnel. - il s'agit d'une infiltration lymphocytaire et conjonctive péri acineuse, aboutissant à une sclérose. - ce syndrome doit faire rechercher une sarcoïdose, une collagénose ou une leucémie. Syndrome sec : - il associe une sécheresse oculaire et des autres muqueuses . - il existe une tuméfaction inconstante des glandes salivaires et lacrymales. - le diagnostic se fera à l'aide d'une biopsie des glandes salivaires accessoires. Mucoviscidose
  26. 26. 2/DANS LE CADRE D'UNE SÉROPOSITIVITÉ VIH : tuméfactions chroniques uni- ou bilatérales survenant précocement dans la maladie. Elle ne s'accompagne en principe pas de signes inflammatoires ni de sécheresse buccale. Elle semble plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte. * Il s'agit essentiellement d'hyperplasie lymphoïde kystique bénigne. Les lésions sont le plus souvent multiples, bilatérales, avec des kystes dépassant parfois 10cm de diamètre. * Les signes cliniques associent des douleurs, une xérostomie, une xérophtalmie, ainsi que des arthralgies.
  27. 27.  Le trt chir n'est effectué que dans un but esthétique le plus souvent (en dehors des formes malignes) :  les corticoïdes à forte dose donnent des résultats mitigés.  les traitements antirétroviraux.  les ponctions itératives, la radiothérapie , et la chirurgie sont suivies de récidives. Le diagnostic sera évoqué sur une sérologie VIH positive, des images intraparotidiennes kystiques au scanner, S'il existe une hypertrophie diffuse ou des images solides au scanner, une biopsie est indiquée car on retrouve 40% de formes malignes.
  28. 28. 3/ HYPERTROPHIE PAROTIDIENNE D'AUTRE ORIGINE :  Endocrinienne : hypothyroïdie, ménopause.  Nutritionnelle : carences vitaminiques, protéiques, grande malnutrition anorexie.  Métabolique : obésité, diabète, goutte, cirrhose.  Iatrogénique : psychotropes, anti-inflammatoires (phénylbutazone), isoprénaline.  Toxique : saturnisme, insecticides, esters phosphoriques.
  29. 29. TUMÉFACTION SITUÉ HORS DE LA LOGE PAROTIDIENNE:  Superficielle:ADPs préaponevrotiques,angiome,kyste sébacé  Musculaire:muscle sterno-cléido-mastoïdien  Osseuse:apophyse transverse de l’atlas chez un sujet maigre apophyse styloïde anormalement langue  Tumeurs des vaisseaux(chémodectomes,phlebectasie de la veine jugulaire,anévrisme carotidien….)  Tumeurs nerveuses des nerfs craniens et du sympatique.  lipomatose
  30. 30. DGC ÉTIOLOGIQUE Il existe une très grande variété histologique des tumeurs de la parotide. On distingue:  les tumeurs épithéliales bénignes  Les tumeurs malignes  les tumeurs développées aux dépens des éléments de la loge parotidienne.
  31. 31. 1/ TUMEURS ÉPITHÉLIALES BÉNIGNES : A/ ADÉNOME PLÉOMORPHE OU TUMEUR MIXTE : L'adénome pléomorphe est la plus fréquente des tumeurs de la parotide (50 à 60%).  Il touche plus fréquemment la femme (4 femmes pour 3 hommes) avec un maximum de fréquence à 40 ans, il est rare avant 20 ans.  Il est caractérisé par la présence simultanée d'éléments épithéliaux et mésenchymateux, d'ou sa dénomination de tumeur "mixte". Cliniquement il s'agit d'une tuméfaction isolée et unilatérale de la loge parotidienne, de consistance ferme (pseudo-cartilagineuse), arrondie, bien limitée, indolore. En principe cette tumeur est mobile sur le plan profond et superficiel.
  32. 32. -L'évolution peut se faire par poussées évolutives brusques, -La tumeur siège le plus fréquemment (90% des cas) au niveau du lobe superficiel de la parotide. Le reste de l'examen clinique est sans particularité. Le bilan d'extension comprendra une échographie voire un scanner ; ils préciseront l'étendue exacte de la lésion, ses prolongements au niveau du plan profond et plus rarement une multifocalité. Évolution et pronostic : l'adénome pléomorphe est une tumeur bénigne caractérisée par une grande tendance à la récidive, notamment lorsque la résection chirurgicale est limitée.
  33. 33. B/ ADÉNOME MONOMORPHE : Il représente 10 à 15% des tumeurs parotidiennes, et survient surtout après l'age de 50 ans. L'évolution est lente, il s'agit le plus souvent de petites tumeurs bien encapsulées, dont les limites sont nettes. C/ADÉNOLYMPHOME TUMEUR DE WARTHIN OU CYSTADÉNOLYMPHOME : C'est une tumeur toujours bénigne qui se localise essentiellement à la parotide et représente environ 10% des tumeurs parotidiennes.  Elle atteint préférentiellement l'homme (5 hommes pour 1 femme en moyenne), de race blanche, entre 40 et 60 ans.  Il existe des formes bilatérales et des formes multiples.  Son siège est presque toujours polaire inférieur, sa consistance est molle, sa surface lisse ou bosselée.
  34. 34.  La tumeur est de couleur jaune chamois caractéristique, elle contient un liquide visqueux et brunâtre.  L'évolution se fait progressivement ou par poussées, avec parfois un contexte inflammatoire. L'ÉCHOGRAPHIE peut aider au diagnostic en montrant une masse kystique contenant parfois des végétations intra kystiques très évocatrices. LA PAROTIDECTOMIE polaire inférieure permettra le diagnostic de certitude et le traitement dans un même temps. Des récidives peuvent être notées, surtout dans les formes multiples.
  35. 35. 2/ TUMEURS MALIGNES : A/ CARCINOME MUCO-ÉPIDERMOÏDE : Il peut se retrouver à tout age avec un maximum de fréquence entre 50 et 60 ans. Il touche l'homme et la femme. C'est la tumeur maligne des glandes salivaires la plus fréquente, même chez l'enfant. Le plus souvent il s'agit d'une masse ferme, indolore, de croissance lente. En cas de douleurs, de croissance rapide, de paralysie faciale associée, le diagnostic de tumeur maligne est alors fortement suspecté. Ces tumeurs sont classées en trois groupes histologiques en fonction de la différenciation cellulaire. Le pronostic sera fonction de ce grade histologique, de l'envahissement local, de la présence d'éventuelles métastases ganglionnaires. La survie moyenne à 5 ans est de 88%.
  36. 36. B/ CARCINOME ADÉNOÏDE KYSTIQUE OU CYLINDROME :  Il représente 3 à 6% des tumeurs des glandes salivaires, leur fréquence est plus élevée au niveau de la glande sous-maxillaire ou des glandes salivaires accessoires. Il est plus fréquemment diagnostiqué entre 50 et 60 ans. La prédominance féminine est nette.  Il se présente sous la forme d'une masse arrondie de croissance lente, avec une propension marquée et caractéristique de ce type de tumeur à envahir les gaines nerveuses, cela ayant pour résultat de fréquentes douleurs voire une paralysie faciale.  Le traitement sera une parotidectomie totale avec sacrifice du nerf facial en cas d'envahissement de celui-ci et une radiothérapie sera systématiquement effectuée en postopératoire.  L'évolution est marquée par la survenue de récidives locales, par l'apparition de métastases ganglionnaires ou viscérales souvent tardives.
  37. 37. C/CARCINOME À CELLULES ACINEUSES : Cette tumeur était autrefois classée comme tumeur à potentialité maligne.  C'est une tumeur rare, qui représente 1 à 2% de l'ensemble des tumeurs des glandes salivaires.  Elle touche essentiellement la femme,entre 50et 60 ans, mais peut parfois survenir chez le jeune enfant.  les récidives seront fréquentes en cas de chirurgie inadaptée (parotidectomie exo faciale limitée).  Des métastases ganglionnaires ou viscérales sont présentes dans 5 à 10% des cas. La survie est de l'ordre de 80% à 5 ans.
  38. 38. D/ADÉNOCARCINOMES, CARCINOMES ÉPIDERMOÏDES ET INDIFFÉRENCIÉS  Ils représentent environ 10% des tumeurs parotidiennes, et surviennent généralement chez l'adulte après 50 ans.  Ils se présentent sous deux formes cliniques : - la forme nodulaire isolée et peu suspecte sur le plan clinique. - la forme infiltrante avec fixité de la tumeur, croissance rapide, douleurs, paralysie faciale et adénopathies cervicales métastatiques. L'évolution se fait dans ce cas par envahissement local des différentes structures (peau, muscle, os) ainsi que des métastases à distance (poumon, foie, os).  Le traitement de ces tumeurs sera essentiellement chirurgical avec conservation ou non du nerf facial, associé à une radiothérapie postopératoire.  La survie à 5 ans est de 20 à 30%.
  39. 39. E/CARCINOMES SUR ADÉNOME PLÉOMORPHE : Ils correspondent à la présence d'un ou plusieurs foyers carcinomateux au sein d'un adénome pléomorphe d'histologie bénigne. La fréquence de transformation maligne des adénomes pléomorphes est estimée entre 2 et 12%. Cette dégénérescence est plus fréquente lorsque l'évolution a été prolongée, et lorsque les récidives après traitement chirurgical ont été fréquentes
  40. 40. 3/TUMEURS NON ÉPITHÉLIALES : Ce sont des tumeurs développées à partir des éléments de la région parotidienne. On peut trouver : Des tumeurs nerveuses : neurinome du nerf facial, neurofibrome. Des tumeurs vasculaires : hémangiome de l'enfant, tumeur molle le plus souvent bénigne, le lymphangiome kystique. Des lipomes Des sarcomes : rhabdomyosarcome embryonnaire de l'enfant, angiosarcome, fibrosarcome, liposarcome, sarcome de Kaposi. Des kystes et fistules de la première fente branchiale. Tumeurs développées aux dépens des ganglions situés à l'intérieur de la région parotidienne. Ces ganglions peuvent être l'objet de métastases satellites d'un cancer cervico-facial. De même sont décrites au sein de la parotide des localisations de lymphomes hodgkiniens ou non hodgkiniens.
  41. 41. TRAITEMENT A/ TRAITEMENT CHIRURGICAL : PAROTIDECTOMIE La totalisation de cette parotidectomie sera décidée en fonction du type de la tumeur et de son siège. Pour cela, un examen anatomopathologique en extemporané est nécessaire. - En cas de tumeur maligne, une parotidectomie totale est systématique, un curage ganglionnaire est dans ce cas systématiquement réalisé. Les récidives locorégionales sont de l'ordre de 60% en cas de chirurgie isolée, de 40% en cas d'association radio-chirurgie. - En cas de tumeur bénigne, on se contentera d'une parotidectomie partielle sauf dans le cas ou celle-ci se localise en dedans du nerf facial.
  42. 42. La conservation du nerf facial : elle sera en fonction de:  l'existence d'une parésie  une paralysie préopératoire  caractère plus ou moins invasif de la tumeur  degré de malignité. - En cas d'envahissement, une résection sera nécessaire ; il en est de même en cas d'une trop grande intimité entre la tumeur et le nerf. Dans le cas des cylindromes, s'il existe un envahissement du nerf, il faut le réséquer largement.
  43. 43. SÉQUELLES DE LA CHIRURGIE : PARALYSIE FACIALE : soit une simple parésie avec récupération totale en quelques semaines, soit une paralysie définitive par section du nerf facial, qui peut alors être améliorée par une greffe nerveuse. ANESTHÉSIE DU LOBULE DE L'OREILLE ESTHÉTIQUE : dépression de la région parotidienne. SYNDROME DE FREY (environ 25%) : sudation abondante avec rougeur de la région parotidienne lors des stimulations gustatives, due à une repousse nerveuse aberrante qui va innerver les glandes sudoripares
  44. 44. B/Radiothérapie :  Elle est indiquée dans certains types de tumeur à haute malignité : les carcinomes adénoïdes kystiques, les adénocarcinomes, les carcinomes épidermoïdes, les carcinomes sur adénomes pléomorphes, les tumeurs muco-épidermoïdes de grade élevé.  Elle sera de plus utilisée en cas de tumeur jugée inopérable, si l'exérèse semble insuffisante, ou s'il existe histologiquement un envahissement lymphatique cervical.  Certains utilisent la radiothérapie dans les adénomes pléomorphes en cas de récidives multiples, multiopérées, multifocales et infiltrantes
  45. 45. C/CHIMIOTHÉRAPIE : Son intérêt semble se limiter aux tumeurs "récidivées" ou métastatiques ayant résisté au traitement chirurgical et radiothérapie. Son efficacité n'a pour le moment jamais été démontrée.
  46. 46. CONCLUSION  LES TM DE LA LOGE PAROTIDIENNE SONT FREQUENTES  ELLES SONT BÉNIGNE OU MALIGNES  LE DIAGNOSTIC EST PUREMENT CLINIQUE  LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES ONT UN INTERET DANS L’EXTENSION DE LA TUMEUR  LE TRAITEMENT EST PUREMENT CHIRURGICAL  ETUDE ANAPATH DE PIECE OPERATOIRE EST INDISPENSABLE
  47. 47. BIBLIOGRAPHIE EMC ORL CAHIER D’ANATOMIE(WALIGORA) PRÉCIS D’ORL (PORTMAN) ORL pathologie cervico_faciale(legent) SITES D’INTERNET

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