FokusEntrepreneur_092016

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FokusEntrepreneur_092016

  1. 1. PHILIP CRACCO« Tout le monde ne doit pas devenir entrepreneur, mais saisissez votre vie à deux mains et exploitez toutes les possibilités de façon optimale. » START-UP A-t-on besoin de plus d'incubateurs? ACADEMY Créez votre avenir, (in)formez-vous! www.ihecs-academy.be Les spécialistes de la formation en communication CE DOSSIER EST PUBLIÉ PAR SMART MEDIA ET N'ENGAGE PAS LA RESPONSABILITÉ DES ÉDITEURS NI DE LA RÉDACTION DU VIF/L'EXPRESS Capital Ne perdez pas votre argent International Repousser ses limites Connaissance Se former est « business » LA FORCE D'ENTREPRENDRE SEP 2016 KATHYVANCROMBRUGGEN Apprendre tout au long de sa vie, c'est entreprendre KRIS PEETERS Sautons dans le train de l'économie digitale Découvrez-en plus sur fokus-wallonie.be #fokusentrepreneur REAL LIFE. REAL STORIES. REAL IMPACT. GETFLOWBOX.COM
  2. 2. 2 pologie. Elles devraient dès lors être proposées de façon flexible, dans le cadre de l’épanouissement personnel et des aspirations individuelles. Out of the box thinking est donc une condition de base pour l’implémentation de la formation au sein des organisations. UNE ENTREPRISE EST innovante et active lorsqu’elle stimule ses collaborateurs à apprendre au-delà de l’apprentissage classique du travail et à se pencher sur des thèmes actuels. Un tel environ- nement de travail stimulant qui tient compte des besoins individuels a un impact positif sur les prestations et le bien-être des collaborateurs. Les efforts d’apprentissage individuels ne sont pas uniquement une affaire personnelle: l’application et le partage de connaissances actuelles au travail constituent réellement une plus-value pour toute l’organisation. L’APPRENTISSAGE OFF-THE-JOB a donc un lien positif direct avec la performance on-the-job. Il est possible de motiver à suivre des formations qui consti- tuent un enrichissement personnel et professionnel. Cela exige également une approche innovante de la part des enseignants. Une offre flexible à la mesure des personnes exerçant un travail est très importante. Nous n’aimons pas l’approche scolaire qui comporte stress ou crainte de l’échec. Nous optons pour une approche plus adulte avec des certificats attestant. Le plaisir d’apprendre est dès lors le mot magique que nous souhaitons mettre en exergue. ÉDITO KATHY VAN CROMBRUGGEN Customer Care Solutions Webcare Solutions Communication Platform Engineering Solutions Telesales Telemarketing Customer Acquisition Retention Social Media CHARMING THE CUSTOMER ALL THE WAY! WWW.N-ALLO.BE ÉQUIPE Country Manager: Ruben Lancksweerdt Rédacteur en chef: Elke Ramsdonck, redactie@smartmediaagency.be Équipe éditoriale: Frédéric Vandecasserie, Frederic Petitjean, Niels Rouvrois Photo en couverture: Nico Van Dam Layout: Baïdy Ly Impression: Roularta Smart Media Agency BE Leysstraat 27, 2000 Anvers, Tel +32 3 289 19 40, meerinfo@smartmediaagency.be À PROPOS DE SMART MEDIA Smart Media est un acteur de renom en matière de content marketing et de native advertising. Nos campagnes paraissent sous forme numérique mais également en format print dans les journaux majeurs. Une priorité mise sur le sujet, des médias créatifs: ce sont nos ingrédients pour vous assurer une visibilité percutante auprès de votre groupe cible. Grâce à nos contenus qualitatifs, nous veillons à ce que vos clients, nos lecteurs, passent à l'action. Entreprendre, cela signifie apprendre tout au long de sa vie La créativité et l’innovation sont les conditions essentielles pour le maintien de notre niveau de prospérité actuelle et pour notre développement futur. Il en va de même pour les entreprises. AU COURS DES dernières décennies, la psychologie de l’apprentissage nous a amené pas mal de nouvelles idées intéressantes. Les théories relatives à la motivation au travail nous offrent également une compréhension de ce qui pousse certaines personnes à réaliser des choses. Faire participer les gens à des programmes de formation qu’ils trouvent eux-mêmes intéres- sants et qui leur correspondent, n’aug- mente pas seulement leur implication dans l’organisation, mais débouche également sur une plus grande poly- valence. Par ailleurs, le choix d’une formation est surtout dirigé par les questions auxquelles les personnes sont confrontées dans leur quotidien, au travail ou à la maison. LORSQUE L’ON PARLE d’apprentissage tout au long de la vie, les entreprises ne doivent pas uniquement penser à des formations techniques et instrumen- tales, mais également à des formations en psychologie, philosophie et anthro- TEXTE KATHY VAN CROMBRUGGEN, MANAGER EN COMMUNICATION BACKGROUND EDUCATIONS L es entrepreneurs doivent s’adap- ter et continuer à se former pour que le succès reste au rendez-vous. Et avec eux, aussi leurs collaborateurs et tous les membres de leur organisation, qui est en fait un centre de connaissances spécialisées. Investir dans la formation est une par- tie inhérente d’une bonne gestion du personnel. L’importante participation actuelle à l’enseignement pour adultes est surtout due à l’offre publique bien étayée. Les statistiques montrent notamment que la vie d’entreprise présente encore des lacunes en ce qui concerne la formation des travailleurs. Nous n'aimons pas l'approche scolaire qui comporte du stress Bonne Lecture Dries Van Den Kieboom, Project Manager dries.vandenkieboom@smartmediaagency.be FOKUS-WALLONIE.BE 04 Un coup de pouce 05 Le nerf de la guerre 06 Repousser ses limites 08 Interview: Philip Cracco 10 La connaissance: la clé du business 11 Sautons dans le train de l'économie digitale CONTENU... 04 06 05 10 DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR #FOKUSENTREPRENEUR FOKUS-WALLONIE.BE
  3. 3. APPROFONDIR START-UP4 Jelle Volckaerts indique toutefois deux règles attrayantes pour tous les starters. « Elles se rapportent essentiellement au financement. Les banques étant à présent plus réti- centes à prêter de l’argent, ces aides sont vraiment intéressantes. » IL ATTIRE PAR exemple l’attention sur l’emprunt Win-Win. Il permet d’officialiser par le biais d’un contrat l’emprunt d’un starter auprès d’amis ou de membres de la famille. Les personnes qui mettent leur argent à disposition en tirent aussi des avantages: elles reçoivent un crédit d’impôt de 2,5 % sur le montant prêté. Qu’en est-il si l’emprunt ne peut, malheureusement, pas être remboursé? Il est alors possible de récupérer 30 % via les impôts. UNE AUTRE MESURE intéressante est l’emprunt Startlening Plus; les entreprises débutantes peuvent ainsi se financer sans avoir besoin de grandes garanties. « Cet emprunt est prévu pour les starters ayant moins de quatre ans d’expérience et est de maximum 100 000 euros », explique J. Volckaerts. « Le taux d’intérêt s’élève à 3 %. » BIEN ENTENDU, une entreprise n’a pas uniquement besoin de soutien financier. Elle a également besoin de conseils, d’encouragements et d’accès aux réseaux. Le secteur de la technologie l’a bien compris. Le professeur Omar Mohout de l’Antwerp Management School suit depuis des années la scène des start-up belges avec attention et a vu naître à un rythme effréné espaces de coworking, start-up vil- lages, accélérateurs et autres incu- bateurs, regroupant ce type de so- ciétés. La tendance joue également un grand rôle. « J’estime qu’il y en a bien 60 en Belgique », dit-il. « Certains spécialistes trouvent que cinq initiatives semblables seraient suffisantes pour la Belgique. » IL S’AVÈRE AUSSI qu’il est tout à fait possible de lancer une start-up sans l’aide d’un tel incubateur. « Cette année, environ 1.025 entreprises d’Europe et d’Israël ont pu aller chercher plus d’un million de dollars auprès d’investisseurs », affirme O. Mohout. « Seuls 5 % de ces sociétés ont fait partie d’un incubateur, en Europe ou quelque part ailleurs. » Ce n’est donc absolument pas nécessaire pour évoluer? Non. « Mais, malgré tout, cela peut être un levier important pour l’entrepreneuriat. Et nous en avons besoin dans notre pays. » ET SI, en tant qu’entreprise, vous souhaitez faire partie d’un incubateur, comment faire le bon choix? « La raison principale devrait surtout être le track record », estime O. Mohout. « Qu’ont-ils fait par le passé et quelles entreprises en pleine croissance en sont issues? Le problème est évidemment qu’il n’y a souvent pas de track record en Belgique (rires). » La qualité des mentors joue également un grand rôle dans ce track record. Un coup de pouce Créer une entreprise n’est pas simple. Heureusement, les autorités proposent pas mal de mesures de soutien pour aider ces entrepreneurs débutants. Les start-up du secteur des technologies peuvent ainsi choisir entre de nombreux incubateurs et tech hubs. TEXTE FREDERIC PETITJEAN ©ASHIMD’SILVA Une personne qui crée aujourd’hui une entreprise a besoin d’une demi-journée pour répertorier tous les subventions, bonus, réductions, avantages fiscaux et primes auxquels elle pourrait avoir droit. Il est presque impossible d’en avoir un aperçu correct. Jelle Volckaerts, conseiller starters chez UNIZO en Flandre, connaît le problème. « Il existe en effet beaucoup de subventions. UNIZO n’est dès lors pas partisan d’en créer encore de nouvelles », dit-il. « Il vaut mieux d’abord veiller à ce que les entrepreneurs aient un bon aperçu de toutes les mesures existantes. » IL EST IMPOSSIBLE de dire simplement à quelles subventions une entre- prise a droit. Dans quelle région se trouve-t-elle? S’agit-il d’un starter pur ou d’une société déjà existante? Dans quel secteur la société est-elle active? Quelle est l’aide souhaitée? Formations ? Exportations ? Me- sures environnementales? Tout cela joue un rôle. « Vous trouverez un aperçu complet sur la banque de données en ligne des subventions de l’agence flamande à l’innovation et l’entreprise ‘Agentschap Innove- ren en Ondernemen’ » (en Flandre, en Wallonie: Agence pour l'Entreprise l'Innovation, ndlr.), explique J. Volckaerts. Outre les subventions communales, on y trouve à peu près toutes les mesures de soutien possibles qui existent. Beaucoup de recherches en perspective donc pour un jeune entrepreneur. C’est surtout le track record d’un incubateur qui est important - Omar Mohout FOKUS-WALLONIE.BE
  4. 4. 5#FOKUSENTREPRENEUR CASHFLOW TENDANCE penser aux promos que l’on appli- quera lors des périodes plus creuses. Bilan: une gymnastique compliquée, mais c’est surtout la garantie de ne pas avoir de mauvaises surprises. TOUTEFOIS, CE TRAVAIL en amont ne sera peut-être pas suffisant. Car ces fameuses « mauvaises surprises » peuvent venir d’autres horizons. Et notamment des factures impayées, la plaie que redoute tout entrepre- neur. Car ceci génère un manque de liquidités. Et donc l’impossibi- lité de se payer soi-même. Et de payer… ses fournisseurs! « Dans le cas de mon business, les impayés sont rares, car les clients paient au plus tard à leur départ », explique Véronique Weghsteen. « Mais ce n’est évidemment pas pareil pour la majorité des autres entreprises. Des indépendants ou des petites PME ont parfois le couteau sur la gorge à cause de factures qui n’ont pas été honorées. Avec risques de faillite à la clé. » FACE À CES impondérables, une solution, peut-être, qui se révèle assez efficace face à un client distrait ou lent dans ses démarches: la facturation électronique. Car celle-ci possède un avantage certain: son envoi est acté et le client ne pourra jamais prétexter ne pas l’avoir reçue. « La facturation électronique est souvent une excellente option », conclut Marie- Anne De Temmerman. PAR AILLEURS, la facture par voie digitale offre d’autres avantages qu’une sécurité accrue du paiement. Dont le principal tient évidemment au coût de la transaction. Selon un récent rapport publié par KPMG, la facturation électronique par rapport à une facturation papier permet une économie de 3,24 euros par facture envoyée et 5,77 euros par facture reçue. Au rayon des autres avantages, on citera encore un fameux gain de temps lors de la création, l’envoi, le traitement, et l’archivage d’une facture. Seul bémol: la facturation électronique ne pourra rien face à un client de mauvaise foi et de mauvaise volonté! Là, c’est le talent, les contacts et le flair de l’entrepreneur qui resteront ses meilleurs alliés afin de détecter les potentiels mauvais payeurs. Le nerf de la guerre De bonnes idées c’est bien. Mais, quand on y couple un bon business, c’est encore mieux! L’entrepreneur en herbe ne doit donc négliger ni l’aspect innovation de son projet, ni ses lignes de rentabilité qui assureront des rentrées d’argent. TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE Tout candidat entrepreneur le sait: à côté de l’idée qui sous- tend son projet, il est également im- pératif de soigner son businessplan. En répondant à des questions simples. Du genre: qu’apporte-t-on de nouveau au marché, et quelle est la capacité de croissance à plus ou moins long terme? « Effectivement, en Belgique, on ne manque pas d’idées », pointe Marie-Anne De Temmerman, qui vient de fon- der la société Once Upon a Brand, conseillant des sociétés en matière de storytelling. « Mais encore faut-il prendre le temps de tester celles-ci avant de les concrétiser. Dans cette optique, de nombreuses structures existent pour aider le candidat entrepreneur. Il faut user et abuser de ces facilités. » « BEAUCOUP D’ENTREPRENEURS polissent leurs idées, mais négligent trop souvent les moyens de transformer celles-ci en espèces sonnantes et trébuchantes », confirme Véronique Weghsteen. Qui, après une longue carrière en tant que salariée, vient de lancer sa propre affaire sous la forme du ma- gnifique BB SintNik, à Bruges. « Dans le cas de ma spécialité, l’hô- tellerie et l’hébergement, il importe de calculer très précisément le prix des nuitées. » Car l’objectif est bien entendu d’arriver à gagner de l’argent sans être au-dessus des prix du marché, ce qui aura pour consé- quence de faire baisser le taux de réservation. De même, il faudra aussi On ne manque pas d'idées, mais il faut prendre le temps de les tester - Anne-Marie De Temmerman Des indépendants ou des PME ont parfois le couteau sur la gorge à cause de factures qui n’ont pas été honorées. - Véronique Weghsteen
  5. 5. 6 FUTUR INTERNATIONALISATION coûts. « Vous pouvez par exemple faire appel à l’expertise de la Silicon Valley, mais également profiter des coûts salariaux faibles en Pologne. » UNE ENTREPRISE FAMILIALE qui se consacre corps et âme à l’exportation est la société DCM Meststoffen de Grob- bendonk, Flandre. Elle exporte dans quarante pays et plus de la moitié de son chiffre d’affaires provient de l’étranger. « Nous avons débuté au milieu des années 80 aux Pays-Bas, parce qu’il s’agit du pays de l’horticul- ture par excellence », déclare le CEO Tom De Ceuster. « C’était par ailleurs un pays frontalier dont nous parlions la même langue. » DCM est arrivée Repousser ses limites Des entreprises saines en pleine croissance et florissantes se heurtent à un moment donné (presque littéralement) aux frontières nationales et sont confrontées à un choix: s’exporter à l’étranger ou pas? Il y a certainement de bonnes raisons de le faire, mais il convient de procéder de façon bien réfléchie. TEXTE FREDERIC PETITJEAN Ni IKEA ni Nestlé ni McDonald’s ni Coca-Cola. Il faut bien être honnête: les entreprises belges qui travaillent réellement à l’échelle mondiale peuvent se compter sur les doigts d’une main. AB-InBev, qui est en grande partie brésilienne, est plus ou moins la seule. Le professeur d’économie, Filip Abraham de la KU Leuven, l’a également remarqué. « La Belgique est, depuis longtemps déjà, un pays typique de PME », explique-t-il. « Nos entreprises ont des difficultés à se positionner à l’échelle mondiale de leurs propres moyens. Le parochialisme nous joue des tours. Et lorsqu’une entreprise prometteuse voit le jour, les propriétaires choisissent souvent de passer à la caisse et la vendent à des étrangers. » CELA DURE SOUVENT aussi des années avant que l’on ne remarque les faits de l’internationalisation dans les résultats de l’entreprise et c’est un effort assez couteux. « Cela exige des investisse- ments supplémentaires, il faut engager plus de personnel, ouvrir des filiales à l’étranger, etc. », raconte F. Abra- ham. « En Belgique, il est difficile de trouver du capital à cet effet auprès de financiers, de banques ou en bourse. » TOUTEFOIS, LES AVANTAGES ne sont pas négligeables. « L’avantage principal étant bien entendu l’agrandissement de votre marché potentiel », explique le professeur. « La Belgique est un petit pays, si vous voulez vraiment évoluer, il faut regarder au-delà de nos frontières. Par ailleurs, vous obtenez également des avantages d’échelle: vos coûts informatiques, de marketing et de production sont répartis sur un chiffre d’affaires nettement plus important. » Les entreprises actives au niveau international ont, selon F. Abraham, plus de facilités à regrou- per des compétences internationales. Et l’entreprise peut vraiment mieux exploiter les différences au niveau des sur le marché néerlandais en collabo- rant avec un importateur local, qu’ils ont repris après quelques années. En France et en Allemagne, ils ont suivi la même stratégie: une collaboration (fructueuse) avec un acteur local, qui a débouché sur une reprise complète de ce dernier. « Hormis ces trois pays importants, nous disposons égale- ment d’importateurs dans lesquels nous n’avons aucune participation », explique T. De Ceuster. « Il s’agit par exemple de la Scandinavie, des États- Unis et de quelques pays asiatiques. » POUR DCM, une étape cruciale dans l’aventure de l’exportation était donc de trouver un bon partenaire. « Il doit avoir de l’expérience, connaître le marché, être crédible et nous devons bien nous entendre », dit le CEO. « Nous fabriquons des produits high-tech, nous ne cassons pas les prix. Les importateurs doivent suivre cette philosophie. » Lorsque nous nous intéressons à un pays particulier, nous suivons toujours la même procédure, qui commence par une analyse détaillée du marché. Tom De Ceuster explique encore: « Si un pays n’est pas demandeur de vos services, l’histoire s’arrête, bien entendu. Ensuite, regardez à quel prix vous pouvez vendre. Il y a, par exemple, de la demande pour nos produits sur des marchés émergents, mais beaucoup de consommateurs ne peuvent pas se permettre de les acheter. » LES SOCIÉTÉS QUI s’exportent doivent bien entendu également satisfaire aux règles et législations locales et disposer de toutes les autorisations nécessaires. Pour les produits de DCM, il s’agit souvent de lois locales spécifiques et pas d’une législation européenne. Cela signifie qu’il faut obtenir des autorisations pour chaque pays séparément et que tous les conditionnements doivent être adaptés. Cela représente donc du travail et des coûts supplémentaires. ÊTRE PRÉSENT DANS de nombreux pays est toutefois bon pour les ventes et cela aide également à conserver sa position en Belgique. « Dans un monde globalisé, il faut vraiment tâter le terrain », selon T. De Ceuster. « Les pays lointains nous permettent d’accumuler connaissances et expé- riences pour les marchés locaux et européens. Comment procèdent-ils là-bas? Quelles solutions adoptent-ils pour certains problèmes? Ce sont des connaissances à ne pas sous-estimer que nous pouvons également utiliser ici. » BILAN COMMERCIAL POSITIF POUR LA BELGIQUE Au cours des trois premiers mois de l’année 2016, les entreprises belges ont exporté pour 88,2 milliards d’euros de marchandises, comme le montrent les chiffres de l’Agence pour le Commerce extérieur. Ce chiffre est composé de près d’un quart de produits chimiques, viennent ensuite les équipements de transport (11,5 %) et les machines et équipements (10,7 %). Près de 77 % de nos exportations sont destinés aux pays européens, environ 11 % à l’Asie et 7,6 % à l’Amérique. Face aux 88,2 milliards d’exportations, nous notons 82,09 milliards d’importations. EXXONMOBIL EN TÊTE ExxonMobil à Anvers est la plus grande entreprise de notre pays avec un peu moins de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, comme on peut le voir dans le Top 30.000 du Trends. Un an plus tôt, le chiffre d’affaires était encore un demi-milliard plus élevé. Total, du même secteur, se place en deuxième position avec 23,7 milliards d’euros. Viennent ensuite Toyota Motor Europe (19,7 milliards) et Engie Elec- trabel (12,4 milliards). Sur la base de ce chiffre d’affaires, ExxonMobil peut se targuer de 1,41 milliard d’euros de gain. Un beau chiffre, juste trop peu pour décrocher la première place, qui revient à Philips Lightning Belgium avec 1,46 milliard d’euros. LE BREXIT, UNE MAUVAISE NOUVELLE POUR LA BELGIQUE La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une mauvaise nouvelle pour les entreprises belges écrivait le bureau de rating Moody’s dans un rapport. Pire encore, en raison des relations commerciales étroites avec la Grande-Bretagne, la Belgique est un des pays de l’Union européenne qui sera le plus durement touché. C’est encore plus grave pour l’Irlande, mais l’Espagne et Chypre sentiront aussi rapidement les conséquences négatives de cette décision, parce qu’il s’agit de destinations touristiques importantes pour de nombreux Britanniques. Ces pays ne disposent en outre pas d’une grande marge de manœuvre pour faire face à cette épreuve, étant donné qu’ils ont déjà de lourdes dettes. La Belgique est un petit pays, si vous voulez vraiment évoluer, vous devez regarder au-delà de nos frontières - Filip Abraham FOKUS-WALLONIE.BE
  6. 6. VOTRE ENTREPRISE DISPOSE-T-ELLE D’UNE BONNE FORMULE D’ASSURANCE? En tant que chef d’entreprise, ce qui compte, c’est que vos affaires soient florissantes, n’est-ce pas? Vous souhaitez que votre entreprise soit saine, rentable et qu’elle se développe. C’est pour ça que vous êtes avant tout un entrepreneur. Mais, quid des risques éventuels et des assurances? Le monde des assurances est encore généralement méconnu et passe souvent au second plan. De ce fait, trop d’entreprises continuent à prendre des risques élevés sans le savoir. FORMULE DE BASE EN ASSURANCES Si on se limite à la base des polices d’assurances auxquelles une entreprise devrait souscrire, on se retrouve devant une longue liste, mais elle est indispensable. Votre entreprise dispose-t-elle des polices suivantes? • Responsabilité civile entreprise – couvrez-vous contre les dégâts aux clients ou aux tiers que les em- ployés causent. • Incendie et bris de machines – couvrez votre matériel, bâtiment et autres contre les dégâts d’un incen- die, d’une inondation… L’assurance « Pertes d’exploitation » permet en outre de compenser une perte financière importante à la suite d’un arrêt des activités de l’entreprise à cause de tels dégâts. • Responsabilité civile pour les véhicules – cette assurance est obligatoire pour les entreprises qui uti- lisent des véhicules dans le cadre de leurs activités commerciales. Elle permet d’éviter de grands coûts après un accident de la route en tort ou en l’absence de tiers civilement responsable. • Accidents du travail – cette assurance est également légalement obligatoire et protège les collabora- teurs contre une perte financière s’ils se trouvent dans l’incapacité de travailler de manière temporaire ou définitive à la suite d’un accident du travail. Cette obligation n’existe pas pour les dirigeants d’entre- prise, mais il peuvent limiter les risques encourus à l’aide d’autres produits d’assurance. UN COURTIER D’ASSURANCE PROFESSIONNEL Il est donc indispensable qu’une entreprise dispose d’une formule d’assurances sur mesure avec un bon rap- port qualité-prix. Cette formule doit d’ailleurs être régulièrement révisée et adaptée pour répondre aux chan- gements sociétaux et légaux. C’est la raison pour laquelle vous avez intérêt à faire appel à un courtier d’assurances professionnel. Dans la pratique, ce n’est pas toujours possible d’employer les services de quelqu’un qui connait bien et suit le marché. En collaborant avec un intermédiaire, vous pouvez ainsi continuer à vous concentrer sur vos activités princi- pales. Bonne chance! VIVIUM collabore avec des courtiers indépendants. Votre meilleure garantie pour des conseils professionnels et indépendants, et une assistance en assurances. L’AVENIR EST PASSIONNANT . MAIS PAS SANS RISQUES. Deviendras-tu notre nouveau collègue? Consulte notre site smartmediaagency.be ou contacte-nous par mail via vacature@smartmediaagency.be
  7. 7. 8 plus, car le service militaire obliga- toire approchait. » De quoi vous rappelez-vous de cette période à l’armée ? « Je ne voulais pas occuper un poste peinard à la frontière est-allemande. Je voulais être actif et je me suis donc dirigé vers les paracommandos. L’ar- mée a en fait été ma première véri- table école. C’est là que j’ai appris que l’on ne peut jamais abandonner. Il n’est pas nécessaire de mesurer 2 mètres de haut et 1,5 mètres de large pour réussir. Avez-vous un jour pensé faire carrière à l’armée ? « J’ai de nouveau voulu très vite progresser. De préférence, à l’armée. J’aurais voulu devenir sous-officier, mais pour cela je devais échanger mon beau béret de parachutiste bordeaux pour un képi brun et je ne voulais pas (rires). J’ai donc recom- mencé à peindre des bus. » À l’époque, vous n’aviez pas encore le microbe de l’entrepreneuriat. Quand avez-vous été contaminé ? « Je devais avoir 28 ans. Entre temps, j’étais retourné à l’école. Je suis en fait le champion des formations, surtout à la Vlerick School. Mar- keting, comptabilité, management général, management avancé… Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses formations que j’ai suivies. Jusqu’il y a 5 ans, j’ai chaque année suivi l’un ou l’autre cours. Même aujourd’hui, j’aime toujours apprendre. Je conseille aussi à tout le INTERVIEW PHILIP CRACCO FOKUS-WALLONIE.BE Dirigeant d’entreprise… une profession de plus en plus exposée ! Ces dernières années, de nouveaux risques sont apparus qui- menacent la sécurité, la sérénité et le patrimoine personnel des dirigeants d’entreprise, des indépendants et des professions libérales. Il est établi qu’aujourd’hui trois risques personnels majeurs menacent les dirigeants d’entreprise: 1. une atteinte à leur e-reputation 2. des poursuites pénales, 3. un contrôle fiscal Or, ces risques ne sont aujourd’hui jamais assurés par les diri- geants d’entreprise ! 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Une protection juridique en cas de poursuites pénales Si vous êtes poursuivi pénalement pour une infraction aux lois, arrêtés, décrets ou règlements, en qualité de dirigeant d’entre- prise, l’assurance collective souscrite par IZEO vous garantit la prise en charge des honoraires et frais d’avocat, d’huissier de justice, d’expert ou de médiateur, ainsi que les frais de procé- dure judiciaire ou administratives à hauteur de 25.000 € par an et par sinistre, avec libre choix de votre avocat. Une protection en cas de contrôle fiscal Si vous ou votre société subissez un contrôle fiscal et que vous n’êtes pas d’accord avec le redressement,l’assurance en protec- tion juridique fiscale souscrite par IZEO vous garantit la prise en charge des honoraires d’un comptable ou d’un expert-comp- table,et/ou d’un avocat fiscaliste,pour vous défendre aussi bien en phase administrative qu’en phase judiciaire, jusque 20.000 € par exercice fiscal. Pour en savoir plus : www.izeo.be | Miguel Van Keirsbilck, Secrétaire Général IZEO. « La passion, voilà la clé » Ambitieux, flamboyant et le prototype du self-made-man. L’entrepreneur Philip Cracco (53 ans), propriétaire de la marque de montres Rodania et connu du programme télévisé flamand The Sky is the Limit, a un parcours plutôt inhabituel. « Tout le monde est champion du monde en quelque chose. » TEXTE NIELS ROUVROIS PHOTO NICO VAN DAM P hilip Cracco a suivi son propre chemin. Philip Cracco a com- mencé à travailler à 16 ans, a découvert qu’il avait le sens des affaires, a suivi pas mal de for- mation et en 2016, il peut se targuer d’être un des plus grands entrepre- neurs du pays. En 1995, notre homme âgé de 53 ans, originaire de Flandre occidentale, a créé Accent Jobs qu’il a entre temps revendu. Aujourd’hui, il est le propriétaire du Montebi Group, dont l’étendard est la marque de montres Rodania. Vous n'avez pas toujours eu l’esprit d’entreprise. « J’ai vécu une jeunesse relative- ment normale, rien de spectaculaire. J’ai grandi dans un milieu salarié. D’abord, seul avec ma mère pendant 8 ans, avant que mon beau-père ne nous rejoigne. Nous habitions dans une maison modeste dans un des moins beaux quartiers de Roulers. » Comment s’est déroulé le passage de l’école au travail ? « Bien. J’ai commencé à travailler dans une fabrique de tapis lorsque j’avais 16 ans. Un peu plus tard, j’ai atterri dans l’industrie des autobus. Je réparais des carrosseries, j’appliquais des couches de base et de finition, je réalisais des réparations de peinture ainsi que des dessins. Mais une cabine de peinture mesure 20 mètres de long et a une seule petite fenêtre de 40 sur 60 centimètres. Et on y est entière- ment seul. J’ai rapidement compris que je n’exercerais pas ce job toute ma vie. Ce n’était pas nécessaire non monde de continuer à se former en permanence. Les jeunes devraient en fait consacrer 2 % de leurs revenus à des formations supplémentaires. » En 1995, vous avez alors créé Accent Jobs. D’où vous est venue cette idée ? « À 29 ans, j’ai eu envie de créer ma propre entreprise. Mais je n’en avais ni l’argent ni les moyens. En combi- nant deux jobs – je travaillais pendant la semaine dans une grande entreprise d’intérim et pendant le week-end, je vendais des nouvelles construc- tions, – j’ai pu constituer un certain capital. En 1995, j’ai alors lancé mon propre bureau d’intérim. J’ai été à la tête de l’entreprise pendant environ 19 ans et j’ai terminé avec un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros. À ce moment-là, nous travaillions avec 1.100 collaborateurs et disposions d’un réseau de 270 agences. » Vous décidez tout de même de la vendre. Pourquoi ? « L’entreprise a évolué, mais mon partenaire et moi-même n’étions pas d’accord et ambitionnions une straté- gie différente. Je déteste les conflits et j’ai donc décidé de quitter la société. » L’an passé, vous avez relevé un nouveau défi. Rodania était-il un choix logique ? « La marque se positionne dans un secteur passionnant qui recèle de nombreux défis. C’est une marque magnifique, mais un renouveau était indispensable. Rodania, c’est un peu une Belle au bois dormant qui se « Les jeunes devraient en fait consacrer 2 % de leurs revenus
  8. 8. 9#FOKUSENTREPRENEUR PHILIP CRACCO INTERVIEW réveille. Nous présentons à nouveau la marque aux gens d’une façon aussi sexy que possible. Nous y travaillons avec une équipe jeune et motivée. » Avez-vous aussi connu des mo- ments difficiles ? « Tout ce que vous touchez en tant qu’entrepreneur ne se change pas en or. Mais, en tant qu’entrepreneur, ce n’est pas le nombre d’erreurs qui compte, mais le nombre de fois où vous vous relevez. C’est l’art de l’en- trepreneuriat. Sans être bête, aveugle ou naïf. En cas de revers, il faut tout simplement continuer. C’est ce que j’ai appris à l’armée: ne pas céder. » C’est aussi ce message que vous avez voulu faire passer dans The Sky is the Limit. « J’ai vraiment foi en la jeunesse. Je veux motiver les jeunes à prendre leur vie en main. Regardez et pensez positivement, et cela ira mieux. Vous voulez travailler pour Médecins Sans Frontières? Faites-le. Tout le monde ne doit pas devenir entrepreneur, mais saisissez votre vie à deux mains et ex- ploitez toutes les possibilités de façon optimale. Je dis toujours que tout le monde est champion du monde en quelque chose. » En participant au programme, vous vous êtes dévoilé. « C'est vrai. Mais l’époque de pour vivre heureux vivons cachés date d’il y a plus de 30 ans. Aujourd’hui, la situation est complètement différente. Big brother is watching you everyday. Je suis aussi actif sur les médias sociaux. Un entrepreneur ne peut pas passer 75 % de son temps étendu sur une plage à Hawaï Si Philip Cracco n’était pas PDG, que ferait-il? « Je ne peux pas m’imaginer cela. C’est difficile à prédire, mais de toute manière un job avec des responsabi- lités. Un manager d’une division ou dans une entreprise. » GETFLOWBOX.COM SMART FACTS Comment pouvez-vous collaborer avec des jeunes si vous n’êtes pas au courant vous-même? Et puisqu’il est impossible de nier leur existence, pourquoi alors ne pas participer à un tel programme pour faire de la publi- cité pour l’entrepreneuriat? » Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui ambitionnent une carrière similaire à la vôtre ? « Faites quelque chose avec passion. Et je ne parle pas uniquement d’une carrière ou d’entreprendre, mais d’un style de vie. Votre père est docteur, mais vous préfèreriez élever des lapins? Il ne faut pas hésiter. Vous élè- verez les plus beaux lapins du monde si vous le faites avec passion. » Autre chose ? « Travailler dur. Si, demain, vous connaissez un travail ou un sport dans lequel vous pouvez remporter beau- coup de succès sans devoir travailler dur, faites-le-moi savoir (rires). Cela vaut pour tous les secteurs. En tant qu’entrepreneur, vous ne pouvez pas passer 75 % de votre temps étendu sur une plage à Hawaï. Vous devez évoluer dans votre équipe. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous obtien- drez des résultats. » NOUVEAU STATUT POUR LES ÉTUDIANTS ENTREPRENEURS Il ressort des chiffres de la Caisse d’al- locations familiales ADMB que la Belgi- que compte aujourd'hui 5 089 étudiants ayant une entreprise propre. Vu les nombreux seuils sociaux et financiers, l’Union des Entrepreneurs indépendants UNIZO plaide dès lors pour un nouveau statut d’étudiants entrepreneurs, avec des conditions plus souples. À l’heure actuelle, l’étudiant entrepreneur ayant un revenu net imposable inférieur à 1 439,42 euros ne doit pas payer de co- tisations sociales. UNIZO souhaite que ce montant soit fixé à 6 505,33 euros. HAUSSE DU NOMBRE D’ENTREPRISES INDIVIDUELLES Le nombre d’entreprises individuelles qui était de 502.901 en 2013 est passé à 517.514 en 2014. Cela ressort du rapport consacré aux PME d’UNIZO, Graydon et UCM. En 2015, 45.311 entreprises individuelles se sont encore ajoutées. Ce qui représente une augmentation de 2,7 %. On remarque toutefois une diminution de 1 % en Wallonie et à Bruxelles. En Wallonie, c’est la province de Hainaut qui arrive en tête. Le nombre de starters a augmenté de 9 % pour atteindre le chiffre de 7.266. à des formations supplémentaires. »
  9. 9. 10 PANEL D'EXPERTS FORMATIONS La connaissance, clé du business Celui qui sait comptera toujours un avantage sur celui qui ne sait pas! C’est valable dans une banale discussion quotidienne comme dans le milieu professionnel. Les entrepreneurs belges participent-ils au mouvement? TEXTE FRÉDÉRIC VANDECASSERIE « Vu que le monde bouge sans arrêt, il est essentiel de se mettre à niveau en continu, et d’adapter sa so- ciété aux besoins du moment. La petite ou moyenne entreprise qui ne fait pas ça se voit condamnée à mort à court ou à moyen terme. Nous acquérons le plus souvent la majeure partie de notre connaissance par la pratique concrète sur le terrain… Le secteur des relations publiques change constamment de visage, ce qui fait que les formations ou briefings valables hier ne le seront souvent plus aujourd’hui! Bref, si les bases du métier s’apprennent par la théorie, c’est par la pratique que nous nous mettons constamment à jour! » Pourquoi est-ce si important d’acquérir constam- ment de nouvelles connais- sances ? Les en- treprises belges in- vestissent- elles assez dans ces nouvelles connais- sances ? Organi- sez-vous, ou sui- vez-vous, des forma- tions dans ce but ? « Nous essayons de suivre de très près le marché et ses évolutions. Mais, pour être tout à fait franche, je pense que seules les grosses sociétés ont le temps et les moyens d’organiser de grands symposiums internationaux et de parcourir toutes les nouvelles publications qui sortent sur un domaine précis! Nous privilégions une approche nettement plus pragmatique. Nous sommes par exemple de fervents utilisateurs du web. Qui offre, généralement au jour le jour, des comptes rendus des séminaires qui se tiennent partout dans le monde au sujet de nos secteurs de prédi- lection. De même, les leaders d’opinion dans les domaines qui nous intéressent possèdent souvent un blog personnel qui se transforme en mine d’informations et d’inspiration pour nous! » « Nous n’organisons pas de formations propres. Comme nous sommes très peu nombreux, les connaissances exigées doivent être très pointues. Et puis, je ne crois pas que quelque chose qui pourrait nous satisfaire existe pour le moment sur le marché. Enfin, une petite entreprise comme la nôtre ne peut pas se permettre le luxe, surtout au niveau de l’em- ploi du temps, de permettre à nos collaborateurs de s’absenter longtemps pour suivre des formations qui seraient uniquement de toute façon trop générales. Par contre, nous suivons, bien entendu, des cours en informatique et en langues. » « Les secteurs des médias et du divertissement, dans lesquels nous sommes actifs, restent des branches très dynamiques. Où tout bouge et se développe très vite. Il importe donc de se mettre continuellement à niveau au sujet de tous les développements et de toutes les tendances au sujet desquelles Disney est appelé à réagir de manière adéquate. Voilà pourquoi il est fondamental pour nous de continuer à acquérir des connaissances nouvelles chaque jour. Car ce sont elles qui nous font avancer… » « Chaque société investit selon ses moyens et ses ambitions. Quant à nous, Disney Benelux suit un programme Learning Development centré sur l’amélioration des prestations et le bien-être des employés, tant en groupe qu’individuellement, en phase avec notre vision générale. Il s’agit d’un processus éducatif par lequel nous tentons toujours d’améliorer les compétences de tous nos collabo- rateurs. De plus, grâce à ce programme, nous élar- gissons leur champ de connaissances, et favorisons les collaborations et les interactions positives entre eux. De sorte que la compagnie dans son ensemble bénéficie de tout cela. » « Disney ne se contente pas des traditionnels pro- grammes LD évoqués par ailleurs, mais développe aussi d’autres événements propres, notamment à travers l’organisation de la Disney Learning Expo. Où nous invitons des orateurs intéressants et pertinents pour qu’ils apprennent de nouvelles choses à notre personnel et échangent avec lui. Tant au niveau du business qu’à celui du développement personnel. Dernier de nos projets en date: le Disney Intrapreneur’s Challenge. Un défi, auquel chaque employé peut participer, consistant à concrétiser les bonnes idées et les concepts les plus prometteurs. C’est un excellent moyen de rentabiliser le temps des employés en formation! Car il en sort généralement des projets concerts très intéressants! » « Parce que nous vivons dans un monde très globa- lisé ! La notion de connaissance fait d’ailleurs partie intrinsèque de l’existence de Jet Import. Nous nous orientons en continu sur l’enrichissement de notre personnel, sur la recherche de nouvelles évolutions des tendances au sein du marché, et sur le suivi des changements dans l’évolution de la société. C’est ain- si que nous avons observé une évolution importante dans le secteur des cocktails à base de gin tonic. Suite à cela, la plupart de nos employés devront se montrer capables de faire de bons cocktails à base de Fever-Tree, le nouveau-né de chez Red Bull. Cela aus- si, c’est de la connaissance dans notre secteur. (rires) » « La Belgique est un pays d’export par excel- lence. Et cette tendance se vérifiera encore de plus en plus dans le développement futur de notre économie. Les coûts salariaux extrêmement élevés qui sont d’application dans notre pays font que nous ne sommes bien entendu pas un territoire de prédilection pour des activités de production. Par contre, c’est sur le terrain de l’innovation que nous pouvons marquer des points! » « Jet Import est une entreprise dynamique, peu- plée de jeunes talents aux dents longues. Qui ont tous faim de nouvelles connaissances, ainsi que de développement personnel et professionnel. Voilà pourquoi nous offrons un large éventail de forma- tions, tant en interne qu’en externe. Où nous allions la théorie à la pratique de notre champ d’activités. L’entrepreneuriat est également une valeur à laquelle nous accordons beaucoup d’importance. Ce qui fait aussi de Jet Import un tremplin idéal pour des jeunes qui en veulent. » ANN LOMANS FONDATRICE DE LA SOCIÉTÉ DE COMMUNICATION PRAVDA PRESSROOM PRISCILLA VAN DER LEK HR MANAGER DE THE WALT DISNEY COMPANY POUR LE BENELUX STEFAAN BETTENS CEO DE JET IMPORT, L’UN DES PLUS GRANDS IMPORTATEURS DE BOISSONS EN BELGIQUE FOKUS-WALLONIE.BE
  10. 10. 11 Rack IT TE 8000 — Efficace et rentable. Permet le développement rapide et sûr des environnements informatiques. Rittal nv/sa Industrieterrein E17/3206 - Stokkelaar 8 - 9160 Lokeren T 09 353 91 11 - F 09 355 68 62 - info@rittal.be - www.rittal.be www.rittal.be CHRONIQUE KRIS PEETERS Sautons dans le train de l’économie digitale L’économie numérique est un train à grande vitesse que nous ne pouvons ignorer. Il serait bête de ne pas le prendre. Oui, nous devons sauter dans ce train en marche. Nous devons veiller à être de la partie. TEXTE KRIS PEETERS, VICE-PREMIER MINISTRE ET MINISTRE DE L'EMPLOI, DE L'ECONOMIE ET DES CONSOMMATEURS, CHARGÉ DU COMMERCE EXTÉRIEUR L es opportunités de travail dans le secteur de la haute technologie ont augmenté en Belgique de 22,3 % entre 2000 et 2011, alors que les autres secteurs n’ont crû que de 8,6 %. Il est donc évident que l’avenir de notre économie sera numérique. NOUS DEVONS ABSOLUMENT investir en la matière. Les gens doivent avant tout se sentir bien dans le monde numérique. 13 % des personnes âgées de 16 à 74 ans en Belgique n’ont jamais utilisé Internet. Ce fait étant souvent à mettre en relation avec un revenu plus faible, les smartphones et les abonnements Internet toujours moins chers offrent certainement des opportunités. Par ailleurs, les autorités doivent investir dans les aptitudes numériques de base. En Belgique, seuls 60 % des personnes disposent de telles compétences pour 72 % aux Pays-Bas et 66 % en Allemagne. Les autorités doivent y accorder de l’importance, par exemple dans l’enseignement et les offices de placement. Même en période d’économies, les investissements dans des services informatiques accessibles demeurent indispensables. NOUS DEVONS ENSUITE veiller à ce que les entreprises aient également la possibilité de faire face à la concurrence numérique. S’en tenir à un système trop rigide pourrait nous coûter cher. Nous avons déjà vu dans l’e-commerce que l’on peut rapidement afficher un grand retard si l’on réagit trop tardivement. C’est pourquoi le gouvernement fédéral a adapté les règles en matière de travail de nuit. Cela permet aux entreprises d’e- commerce de rattraper ce retard, mais tous les acteurs doivent s’investir à 100 %. POUR CONCLURE, il est important de prendre conscience que l’entre- prise numérique n’est pas la seule affaire de grandes entreprises et de multinationales. Au contraire, ce sont surtout les petites entre- prises à qui profite une stratégie numérique. C’est la façon par excellence de se démarquer de la masse. Nous devons continuer à convaincre les gens d’ouvrir des canaux de vente numériques. Il ne s’agit pas uniquement d’un complément à leur canal de vente physique, c’est également un moyen important d’attirer des clients. Les gens qui recherchent un magasin spécifique procèdent actuellement surtout en ligne. Un site Internet attrayant est vraiment incontournable. C’est le point de départ pour chaque entrepreneur numérique. Ce sont surtout les petites entreprises à qui profite une stratégie numérique FOKUS-WALLONIE.BE
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