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Note d'analyse : CSA décrypte le vote de 1er tour - avril 2012

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Note d'analyse : CSA décrypte le vote de 1er tour - avril 2012

  1. 1. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 1NOTE D’ANALYSE DU DÉPARTEMENT OPINIONCSA décrypte…Le vote au 1er tour de l’élection présidentielle 2007-2012 : DES ÉLECTORATS EN MOUVEMENT L’ÉLECTORAT DE FRANÇOIS HOLLANDE électorale composée des soutiens de Ségolène Royal viennent donc s’ajouter des En tête au 1er tour, le candidat socialiste « bayrouistes » de 2007 qui, pourtant de s’appuie sur un électorat particulièrement gauche, avaient manifesté une certaine interclassiste. Il réalise en effet des scores inquiétude quant à la stature présidentielle relativement comparables parmi les cadres de la candidate socialiste et lui avaient par et professions libérales (27%, soit +3 par conséquent préféré le représentant de l’UDF. rapport à Ségolène Royal en 2007), les professions intermédiaires (31%, -1), les Par rapport à Ségolène Royal, François employés (30%, +1) et les ouvriers (31%, +6). Hollande obtient en particulier de meilleurs S’agissant de l’âge, François Hollande réussit scores dans le centre de l’hexagone (+13.2 notamment à davantage convaincre les 65 en Corrèze, +6.8 dans le Cantal, + 5 dans la ans et plus (30%) que ne l’avait fait la Creuse et +4.8 dans l’Indre), en Ile-de-France représentante du PS en 2007 (25%) avec un (avec notamment + 4.65 dans le Val-d’Oise style de campagne sans doute un peu et +4.55 en Seine-Saint-Denis) et dans le Nord déroutant pour ce segment de l’électorat. Le (+5.6 dans le Pas-de-Calais). A l’inverse, toute candidat du PS rassemble en outre 74% des la partie Sud de la France (à part les électeurs de Ségolène Royal en 2007, mais Pyrénées-Atlantiques) le voit réaliser des également 25% de ceux de François Bayrou. gains nettement plus faibles voire des scores plus réduits que ceux de Ségolène Royal. Cette trajectoire d’un vote Bayrou en 2007 à un vote Hollande cinq ans plus tard est d’ailleurs décisive pour comprendre la hausse du résultat du Parti socialiste de près de 3 points entre les deux scrutins. Au niveau cantonal, la corrélation entre le vote PS de 2012 et le vote PS de 2007 est très élevée (0.93), ce qui signifie que le premier a les mêmes zones de force et de faiblesse que le second. Autrement dit, François Hollande réalise ses meilleurs scores sur les terres les plus favorables à Ségolène Royal en 2007. Mais il existe également une légère corrélation négative (- 0.31) entre le vote Hollande 2012 et l’évolution des scores de François Bayrou de 2007 à 2012. Les résultats du candidat socialiste ont ainsi tendance à être d’autant plus élevés que le candidat du MoDem a perdu des voix. A une base Evolution des scores de François Hollande en 2012 par rapport à ceux de Ségolène Royal en 2007 (au niveau départemental) Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  2. 2. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 2 L’ÉLECTORAT DE NICOLAS SARKOZY 9.51 points de mieux que Jean-Marie Le Pen en 2007, et dans l’Oise, où Nicolas Sarkozy Son électorat est nettement moins « attrape perd 6.31 points quand Marine Le Pen en tout » que celui de François Hollande. Si le gagne 10.15 par rapport à son père. Malgré candidat de l’UMP a été soutenu par 50% sa campagne, le chef de l’Etat a donc eu des artisans, commerçants et chefs du mal à limiter l’hémorragie d’une partie d’entreprise et 39% des cadres et de ses électeurs de 2007 vers Marine Le Pen. professions libérales, il n’obtient que 14% parmi les ouvriers, soit 6 points de moins Il semble néanmoins avoir réussi à éviter qu’en 2007. Il pâtit ainsi d’un fort déficit dans une participation différentielle, cest-à-dire les catégories populaires. Il est à cet égard une démobilisation de l’électorat de droite, révélateur que le vote Sarkozy soit qui était l’un des enjeux du scrutin. En effet, fortement corrélé avec le niveau de non seulement les sondages indiquent que revenus, passant de 39% parmi les l’électorat de droite s’est autant mobilisé personnes disposant de revenus supérieurs à que celui de gauche, mais en plus la 4 500 euros par mois à 18% parmi celles dont corrélation au niveau cantonal entre le vote les revenus mensuels sont inférieurs à 1 000 Sarkozy 2012 et l’évolution de l’abstention euros. Le candidat de l’UMP résiste entre 2007 et 2012 est nulle, ce qui signifie néanmoins particulièrement bien chez les que les résultats du président sortant n’ont 65 ans et plus (avec 41%, soit la même pas tendance à être d’autant plus faibles proportion qu’en 2007). que l’abstention a augmenté. D’autre part, si Nicolas Sarkozy conserve les trois quarts de son électorat de 2007, Marine Le Pen parvient à lui ravir plus de 10% de ses anciens électeurs. Au niveau géographique, le Président de la République a certes réussi à limiter ses pertes dans une partie de ses bastions électoraux à l’Ouest de la France, et ce pour différentes raisons, dont une pratique du catholicisme qui limite l’influence du Front National (+3.17 en Vendée, -1.04 dans le Maine-et-Loire, -1.43 dans la Mayenne, - 1.6 dans les Deux-Sèvres). Avec un coefficient de corrélation de 0.94 au niveau cantonal entre ses scores de 2007 et de 2012, son électorat présente les mêmes zones de force et de faiblesse que lors de la dernière présidentielle. Mais une légère corrélation négative existe au niveau cantonal (-0.28) entre le vote Le Pen de 2012 et l’évolution du vote Sarkozy de 2007 à 2012. Autrement dit, le score de la candidate du FN a tendance à être Evolution des scores de Nicolas Sarkozy en 2012 par rapport à ses d’autant plus élevé que Nicolas Sarkozy a scores de 2007 (au niveau départemental) perdu des voix entre les deux scrutins. Cette situation est particulièrement flagrante dans les Bouches-du-Rhône, où Nicolas Sarkozy perd 6.74 points alors que Marine Le Pen fait Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  3. 3. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 3 L’ÉLECTORAT DE MARINE LE PEN baissé que Marine Le Pen engrange les gains les plus forts par rapport à 2007, et en L’un des faits marquants de ce 1er tour particulier dans les départements du Sud- concerne l’électorat de Marine Le Pen : Est de l’hexagone. Sa poussée, bien que celui-ci s’est considérablement féminisé par réelle, est plus limitée dans l’Ouest. rapport à celui de Jean-Marie Le Pen en 2007. Il est ainsi composé à 53% de femmes et à 47% d’hommes, alors que celui de son père était constitué à 64% d’hommes et à seulement 36% de femmes. Le fait que les idées du FN soient désormais portées par une femme a visiblement facilité la « dédiabolisation » de ce mouvement politique auprès d’une partie des électrices. En pénétration, Marine Le Pen a attiré autant d’hommes que de femmes (18%), alors que Jean-Marie Le Pen avait réalisé en 2007 14% parmi les premiers et 7% parmi les secondes. La candidate du FN a en outre obtenu son meilleur score dans la pyramide des âges chez les 35-49 ans, sans doute les plus touchés par la crise Evolution des scores de Marine Le Pen en 2012 par rapport économique et les plus inquiets pour leur aux scores de Jean-Marie Le Pen en 2007 (au niveau départemental) avenir, avec 24%, contre seulement 9% parmi les 65 ans et plus. D’autre part, plus l’on descend dans la L’ÉLECTORAT DE JEAN-LUC MELENCHON hiérarchie sociale, plus les scores de Marine Le Pen sont élevés. Elle réalise ainsi Arrivé en quatrième position au 1er tour, 8% chez les cadres et professions libérales Jean-Luc Mélenchon a attiré un électorat (soit le même niveau que son père en assez différent de celui auquel il s’est 2007), 14% chez les professions adressé durant sa campagne. En effet, s’il a intermédiaires (+5), 19% chez les employés séduit 16% des 18-24 ans, contre seulement (+7) et 28% parmi les ouvriers (+7). Cette 8% des 65 ans et plus, il réalise des scores observation se confirme d’ailleurs au quasiment comparables parmi les CSP+ regard de l’auto-positionnement social des (11%) et les CSP- (13%). Sur le plan politique, électeurs. La représentante du Front le candidat du Front de Gauche rassemble National obtient en effet 8% parmi les 80% des électeurs de Marie-George Buffet personnes déclarant appartenir aux classes en 2007, mais aussi 40% de ceux d’Olivier privilégiées et aisées, 15% parmi celles qui Besancenot, 32% de ceux d’Arlette estiment appartenir aux classes moyennes Laguiller et 24% de ceux de José Bové. La et 26% parmi celles qui considèrent corrélation au niveau cantonal entre le appartenir aux classes populaires et vote Mélenchon 2012 et le vote Buffet 2007 défavorisées. D’un point de vue politique, est de 0.73. Avec un niveau beaucoup plus on a vu plus haut que Marine Le Pen avait élevé, le vote Front de Gauche a donc réussi à capter une partie des électeurs tendance à avoir géographiquement les sarkozystes de 2007. Près de 20% de mêmes zones de force et de faiblesse que l’électorat lepéniste est ainsi composé de le vote communiste lors de la dernière personnes qui avaient voté en faveur de présidentielle. Nicolas Sarkozy cinq ans plus tôt. Logiquement, c’est en grande partie dans les territoires où le président sortant a le plus Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  4. 4. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 4 Mais surtout, le coefficient de corrélation L’ÉLECTORAT DE FRANÇOIS BAYROU entre le vote Mélenchon 2012 et l’évolution du vote d’extrême-gauche entre 2007 Enfin, passant de 18.57% en 2007 à 9.13% en (Besancenot, Laguiller et Schivardi) et 2012 2012 (soit une chute de 9.4 points), François (Poutou et Arthaud) est de -0.38, ce qui Bayrou ne conserve que 36% de ses signifie que les scores de Jean-Luc électeurs de 2007. Avec la rétractation de Mélenchon sont d’autant plus élevés que son électorat sur son noyau centriste, il perd ceux de l’extrême-gauche sont en baisse. notamment une grande partie des soutiens Le leader du Front de Gauche est ainsi en provenance de la gauche d’une part parvenu à étendre son influence bien au- et des sans proximité partisane d’autre part delà de la base électorale du Parti qu’il avait pu attirer cinq ans plus tôt. Il n’est communiste, en rassemblant une partie en effet soutenu que par 2% des importante de l’électorat de la gauche sympathisants de gauche (contre 15% en radicale. C’est en particulier dans le Sud-Est 2007) et par 12% des sans préférence que Jean-Luc Mélenchon progresse le plus partisane (contre 23% en 2007). Il passe en comparativement à Marie-George Buffet outre de 24% à 9% chez les 18-24 ans, de en 2007, avec une forme de résurgence du 24% à 13% parmi les cadres et professions « Midi rouge » apparu au milieu du 19ème libérales, de 20% à 10% parmi les professions siècle. Mais le fait que le leader du Front de intermédiaires, de 16% à 10% parmi les Gauche ait été nettement devancé par employés et de 15% à 6% parmi les ouvriers. Marine Le Pen dans leur match pour la Les pertes de François Bayrou s’élèvent à troisième place et le leadership sur le vote 13.9 points dans les Pyrénées-Atlantiques, protestataire fait de ce succès un demi- 12.9 dans les Hautes-Pyrénées et 11.5 dans échec. le Finistère et en Ille-et-Vilaine. La stratégie d’autonomisation pour laquelle a opté le leader centriste depuis 2007 est un échec. A défaut d’accord électoral, les législatives de juin risquent d’être très compliquées pour le Mouvement Démocrate. Evolution des scores de Jean-Luc Mélenchon en 2012 par rapport aux scores de Marie-George Buffet en 2007 (au niveau départemental) Evolution des scores de François Bayrou en 2012 par rapport à ses scores en 2007 (au niveau départemental) Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  5. 5. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 5 QUELLES SPÉCIFICITÉS POUR CE PREMIER TOUR ? UNE CRISTALLISATION DES CHOIX moins de deux semaines avant le 1er tour. MOINS TARDIVE Le vote tardif a surtout profité à François Plus d’un votant sur trois (37%) déclare s’être Hollande et, dans une mesure moindre, à décidé depuis moins d’un mois sur le choix Marine Le Pen, 25% et 18% des électeurs de son candidat dimanche dernier. Ce s’étant décidés durant les derniers jours chiffre, certes non négligeable, enregistre avant le 1er tour ayant porté leurs suffrages un recul puisqu’ils étaient 47% au premier sur leurs noms. En revanche, moins de 15% tour de 2002 et 41% en 2007. d’entre eux déclarent s’être tournés vers l’actuel chef de l’Etat. Alors que les scrutins présidentiels avaient été caractérisés depuis 1981 par un nombre de plus en plus important d’électeurs tardifs UNE PLUS FAIBLE CROYANCE DANS LA (se décidant dans les derniers jours avant CAPACITÉ DU FUTUR PRÉSIDENT À l’élection), le 1er tour de 2007 avait donné un coup d’arrêt à cette progression, AMÉLIORER LES CHOSES conforté dimanche dernier. Si seulement Le vote de dimanche dernier a aussi été 10% environ des électeurs s’étaient décidés marqué par le faible espoir qu’il puisse moins de deux semaines avant les 1ers tours contribuer à améliorer les choses, que ce de scrutin en 1981 et 1988, cette proportion soit pour sa situation personnelle ou pour le est passée à 28% en 1995, 39% en 2002 et pays. 34% en 2007. Le 22 avril 2012, 28% des électeurs déclarent avoir pris leur décision Alors qu’en 2007, une majorité relative de moins de deux semaines avant l’élection votants estimait que l’élection de son favori (dont 12% le jour même et 16% quelques permettrait d’améliorer sa situation jours avant). personnelle (50%, contre 43% qui pensaient le contraire), ils ne sont plus que 33% à avoir Les électeurs se sont donc décidés un peu cet espoir (contre 50%). Tout se passe plus longtemps à l’avance, surtout en ce qui comme si, sur ce sujet, on observait un concerne le vote pour les candidats qui ont retour au scepticisme qui prévalait le 21 avril recueilli les scores les plus importants : 2002, avec des résultats quasiment respectivement 61%, 50% et 44% des équivalents à l’époque. électeurs de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Marine Le Pen déclarent ainsi Il est néanmoins intéressant de noter que les avoir toujours su pour qui ils voteraient, pour votes contestataires semblent miser plus 41% en moyenne. que les autres sur une amélioration de leur sort personnel en cas de victoire de leur A l’opposé, la majorité des électeurs de candidat. Ainsi, les électeurs de Jean-Luc François Bayrou disent s’être décidés depuis Mélenchon et de Marine Le Pen sont les moins d’un mois (56%), tout comme 51% de seuls à penser majoritairement que si leur ceux de Jean-Luc Mélenchon. Le vote en candidat est élu, leur situation personnelle faveur des plus petits candidats a été arrêté s’améliorera (respectivement 56% et 51%), très tardivement, ces derniers ayant sans seuls 37% et 25% de ceux de François doute attendu de bénéficier d’une égalité Hollande et Nicolas Sarkozy faisant le même totale en termes de visibilité à la télévision pronostic. et à la radio pour convaincre certains électeurs. Ainsi, 63% et 80% des électeurs de Philippe Poutou et de Nicolas Dupont- Aignan affirment avoir pris leur décision Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  6. 6. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 6 Pour cet électorat du bloc antisystème, qui Au-delà de ce constat d’ensemble, la exprime dans les sondages des critiques hiérarchie des raisons varie fortement selon particulièrement vives à l’égard des élites les différents électorats. Certains électorats en général et du personnel politique en disent ainsi privilégier le projet : c’est le cas particulier, et qui a plus que les autres le des électeurs de Jean-Luc Mélenchon sentiment d’être délaissé par celles-ci, tout (44%), François Bayrou (44%) et Eva Joly se passe comme si le vote était un moyen (52%). L’électorat de François Hollande de se réapproprier une place dans la déclare quant à lui privilégier l’attachement société et représentait à cet égard un à un parti (30%, contre 29% pour le projet), espoir de changement à titre personnel. tandis que celui de Nicolas Sarkozy met plus souvent en avant un vote Par ailleurs, 56% des Français pensent que le d’attachement à un candidat (25%) ou en résultat de l’élection présidentielle ne faveur d’un bilan (18%). Pour finir, assez permettra pas ou peu d’améliorer les logiquement, les électeurs de Philippe choses en France, 37% étant d’un avis Poutou ou de Marine Le Pen affirment contraire. Il y a toutefois des différences de majoritairement avoir voté pour marquer perception sur ce point, la croyance dans leur opposition aux autres candidats le volontarisme politique à l’échelle (respectivement 45% et 44%). collective est ainsi plus forte à gauche qu’à droite : 61% des électeurs de François Quant à l’impact voulu de ce vote, plus de Hollande croient à une amélioration des la moitié des Français (51%) affirme avoir choses en France suite à l’élection, tout voté pour que son candidat soit élu comme 51% de ceux de Jean-Luc Président de la République, 24% souhaitant Mélenchon. Cet optimisme ne se retrouve simplement que son influence dans la vie pas chez les électeurs de Marine Le Pen politique soit plus importante et 10% que son (34%) ou de François Bayrou (22%), ceux de camp soit présent au 2nd tour, même si ce Nicolas Sarkozy étant eux assez divisés (48% n’était pas son candidat préféré. Si les contre 48%). Il semble donc que le camp électeurs des deux finalistes ont très dont la victoire paraît aujourd’hui la plus majoritairement voté pour que leur probable ait mis plus d’espoir dans son vote, candidat soit élu (76% pour François la perspective d’un retour au pouvoir Hollande et 85% pour Nicolas Sarkozy), ceux suffisant pour l’instant à nourrir son des challengers mettent majoritairement optimisme. tous en avant la plus grande influence de leur courant dans la vie politique. C’est le cas particulièrement des électeurs d’Eva DES MOTIVATIONS DE VOTE QUI Joly (72%) mais aussi de Jean-Luc DIFFÈRENT SELON LE CANDIDAT CHOISI Mélenchon (62%), de François Bayrou (52%) et de Marine Le Pen (45%, 36% ayant voté Si l’on en vient aux motivations même du en sa faveur pour qu’elle soit élue vote, les Français mettent en avant aussi présidente). Notons que 16% de l’électorat bien le projet (26%) que l’opposition aux de François Hollande a voté pour que son autres candidats (25%), largement devant camp soit présent au 2nd tour, même si ce l’attachement à un parti ou à un candidat n’était pas son candidat préféré, ce qui (14% et 12%), ou encore le bilan (7%). Là témoigne de l’importance du vote utile en encore, ce 1er tour de scrutin n’est pas sans sa faveur. rappeler le 1er tour de 2002 et se différencie largement de l’élection de 2007, les électeurs ayant alors largement voté en faveur d’un projet (40% de citations), et beaucoup moins par opposition à d’autres candidats (24%). Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  7. 7. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 7 Enfin, les enjeux du vote ont sans surprise Cette hiérarchie des préoccupations est été centrés sur les thématiques bien entendue très différente selon les économiques et sociales. Ainsi, le pouvoir électorats. Ceux de Jean-Luc Mélenchon d’achat (45% de citations) et l’emploi (38%) et François Hollande ont ainsi voté en arrivent, comme en 2007, en tête des tenant compte en premier du pouvoir préoccupations des Français, rejoint cette d’achat, de l’emploi et des inégalités année par la dette de l’Etat (30%), assez sociales, tandis que ceux de François faiblement citée à l’époque (15%) puis par Bayrou et Nicolas Sarkozy l’ont fait en les inégalités sociales (29%). premier pour la dette de l’Etat et, dans une moindre mesure, l’avenir de l’euro. Autres Les événements de Toulouse et de spécificités, les électeurs de Marine Le Pen Montauban n’ont donc pas permis aux ont très majoritairement voté en prenant en thématiques de l’immigration ou de la compte l’immigration (66%), tandis que sécurité de regagner la tête du classement ceux d’Eva Joly ont surtout considéré la des enjeux (elles recueillent respectivement protection de l’environnement (65%) mais 20% et 17% des citations, se situant à des aussi le nucléaire (26%). niveaux moindres qu’en 2007 et, a fortiori, en 2002). Les finalistes du 2nd tour se retrouvent donc devant une équation difficile. Il s’agit en Quant aux questions environnementales, effet de rassembler des électorats qui, par elles chutent en fin de classement par nature, sont sensibles à des enjeux rapport à 2007, la protection de différents. Et de convaincre les Français de l’environnement ou encore le nucléaire l’impact de leur vote à venir, alors même n’ayant constitué des enjeux prioritaires que ceux-ci apparaissent plus que jamais que pour 5% et 2% des électeurs en cette sceptiques quant au pouvoir du politique période de crise économique, ce qui de changer le cours des choses. explique sans doute en partie les difficultés rencontrées par Eva Joly tout au long de sa campagne. Agnès Balle, Directrice des études au département Opinion Christophe Piar, Chargé d’études au département Opinion Méthodologie Sondage exclusif CSA / Direct Matin réalisé en ligne le 22 avril 2012. Echantillon national représentatif de 5969 personnes âgées de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales, constitué daprès la méthode des quotas : sexe, âge et profession de l’individu après stratification par région et catégorie d’agglomération. Sondage Sortie des Urnes réalisé le 21 avril 2002 par CSA pour France3 / Radio France / Orange / Le Parisien / Aujourd’hui en France effectué à la sortie des bureaux de vote auprès dun échantillon national représentatif de 5352 personnes venant de voter au premier tour de lélection présidentielle. Sondage Sortie des Urnes réalisé le 22 avril 2007 par CSA - CISCO pour France3 / France Info / France Inter / Le Parisien / Aujourd’hui en France effectué à la sortie des bureaux de vote auprès d’un échantillon national représentatif de 5 009 personnes venant de voter au premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats de nos enquêtes sont disponibles sur www.csa.eu Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu
  8. 8. NOTE D’ANALYSE – avril 2012 8 Retrouvez sur www.csa.eu nos précédentes notes d’analyse Des primaires populaires ? Analyse de la participation à la primaire socialiste (nov. 2011) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2011/opi20111031-des-primaires-populaires.pdf Bilan 2011 de la popularité du Chef de l’Etat (décembre 2011) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2011/opi20111231-bilan-de-l-annee-2011-pour-nicolas-sarkozy.pdf Le vote des catégories populaires (janvier 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120111-note-d-analyse-vote-des-categories-populaires.pdf Le vote d’extrême-gauche(janvier 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120201-note-d-analyse-vote-de-l-extreme-gauche.pdf La WebCampagne 2012 (février 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120217-note-d-analyse-la-webcampagne-2012.pdf Le vote en faveur de François Bayrou (mars 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120312-note-d-analyse-l-electorat-de-francois-bayrou.pdf Elections présidentielles et audience des émissions de télévision (mars 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120313-note-d-analyse-audiences-tv-et-elections-presidentielles.pdf La peur de la mondialisation (avril 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120403-note-d-analyse-la-peur-de-la-mondialisation.pdf L’heure du choix : dans la boîte noire du vote (avril 2012) http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2012/opi20120419-note-d-analyse-l-heure-du-choix.pdf NOUS CONTACTER DIRECTION DE LA COMMUNICATION DÉPARTEMENT OPINION Hélène TABOURY Jérôme SAINTE-MARIE, Directeur 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu jerome.sainte-marie@csa.eu Agnès BALLE, Directrice des Etudes agnes.balle@csa.eu Christophe PIAR, Chargé d’Etudes christophe.piar@csa.eu Contact presse - Hélène TABOURY 01 44 94 34 02 • helene.taboury@csa.eu

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